Tag: Gard

  • À Nîmes, Pissevin poursuit sa transformation

    À Nîmes, Pissevin poursuit sa transformation

    À Nîmes, le quartier de Pissevin poursuit sa transformation entamée il y a quelques années dans le cadre du Nouveau projet de renouvellement urbain (NPNRU) de la métropole nîmoise – qui concerne également les quartiers Chemin Bas d’Avignon-Clos d’Orville et Mas de Mingue. L’objectif étant de rénover le parc social où logent 16 000 personnes. Une aubaine pour les riverains, excédés par le trafic de drogue pourrissant la vie du quartier. Bien que les travaux se dérouleront sur plusieurs années afin de remodeler totalement le site, le projet de la Porte des Arts devrait émerger en partie en 2026.

    22 logements attendus

    Porté par STS Promotion, le projet de la Porte des Arts comporte deux îlots. Le premier, à proximité de la RN 160, est composé de deux bâtiments. L’un concerne un programme d’habitations de 22 logements collectifs avec autant de places de parking, le second sera réservé pour douze commerces de proximité sur une surface de près de 1 000 mètres carrés. D’un coût de 3,7 millions d’euros, ce premier îlot devrait être livré au second semestre 2026.

    Dans un second temps, un îlot sera construit au croisement de l’avenue des Arts et la rue Daumier. Ici, il n’est pas question de logements mais de la création d’une maison de santé pluridisciplinaire de 800m² à laquelle il convient d’ajouter une pharmacie en rez-de-chaussée avec 30 places de parking. D’un coût estimé à 2,5 millions d’euros, ce chantier devrait être finalisé au second semestre 2027.

  • Le Dakar met à mal les pilotes provençaux

    Le Dakar met à mal les pilotes provençaux

    Le Dakar 2026 est bel et bien lancé ! Après trois jours de compétition, un classement général commence à se dessiner dans les catégories auto et moto. Plusieurs pilotes du sud de la France étaient au départ à Yanbu, au bord de la mer Rouge. Les destins sont divers, mais tous ont connu des problèmes mécaniques sur le prologue et les deux premières étapes.

    Le plus malheureux a sans doute été Neels Theric. Le motard aixois de 27 ans a eu le plus grand mal à boucler le prologue, samedi dernier. Sa machine a subi des ennuis majeurs. « La moto s’est arrêtée à 3 kilomètres de la fin et je n’ai pas pu la réparer, avec les moyens du bord. J’ai donc poussé la machine jusqu’à l’arrivée. J’espère ne pas avoir fait ça pour rien et que je pourrais repartir normalement demain. » Le jeune homme a perdu 2h43 sur une spéciale d’une dizaine de minutes pour la plupart des concurrents. En effet, les étoiles se sont un peu mieux alignées pour lui. 27 minutes perdues sur Edgar Canet, plus jeune vainqueur d’étape de l’histoire du Dakar (20 ans), et 18 minutes lâchées lors de l’étape 2, lundi. Theric est pointé au 64e rang à 3h28, temps qu’il a majoritairement perdu dès les premiers tours de roues. Sur ses réseaux sociaux, il se disait « heureux de partir dans le bon wagon pour la 3e étape ».

    Christian Lavieille

    sur la bonne voie

    Autre motard, du Var cette fois-ci, Thibault Boucherot avait surtout en tête de découvrir le Dakar, « de rouler à [s]on rythme et d’être finisher ». Pour le moment, son aventure se déroule correctement. 83e du prologue, 96e de la première étape et 71e de la suivante, il se situe en milieu de peloton. Des débuts encourageants pour le rookie de 41 ans.

    Lui en est à sa 23e participation au Dakar. Christian Lavieille est un habitué du désert et se trouve également dans une position correcte après trois jours. Il est 44e au classement général avec son co-pilote, pompier de métier, Valentin Sarreaud. 43e du prologue et 37e de la deuxième étape, il a connu des ennuis durant la première. Une 70e place à cause de problèmes moteur dès le 50e kilomètre. « On a limité la casse, malgré la poussière, pour perdre le moins de temps possible… C’est sûr que ce n’est pas la meilleure manière de commencer le Dakar, mais on va croiser les doigts pour que ça reparte dans le bon sens dès demain [lundi] », écrivait le pilote de 59 ans sur Instagram.

    Selon toute vraisemblance, il n’y aura pas de 15e succès sur un Dakar pour Stéphane Peterhansel. Aligné en compagnie du Gardois Michael Metge, « Monsieur Dakar » connaît certains désagréments depuis ce week-end. Près de trois heures de retard en si peu de temps, à cause d’ennuis mécaniques et de fuites à répétition sur la voiture des deux hommes. Leur rallye se déroule forcément moins bien que Nasser Al-Attiyah, leader auto, et Daniel Sanders en moto. Le roi sans couronne Sébastien Loeb se classe 5e, mais 10 jours de compétition, c’est encore long, surtout au milieu du sable, de la poussière et des rochers.

  • Gard : tourner la page des barons, unir les forces face à l’extrême droite

    Gard : tourner la page des barons, unir les forces face à l’extrême droite

    Vingt-cinq ans de Fournier à Nîmes, trente et un ans de Roustan à Alès : en 2026, deux villes clefs du Gard tournent la page de mairies verrouillées à droite. À Nîmes, Jean-Paul Fournier (LR) se retire après quatre mandats. La droite laisse un paysage en friche, fracturé entre les ambitions concurrentes de Julien Plantier, ancien premier adjoint, et de Franck Proust, patron de Nîmes Métropole, adoubé par LR, l’UDI… et plus récemment Horizons. À côté, Renaissance tente d’exister, au prix de combinaisons illisibles pour beaucoup de Nîmois. Quant au RN en embuscade, il laisse planer la rumeur Julien Sanchez.

    En face, la gauche a tiré les leçons de 2020. Avec Nîmes en Commun, Vincent Bouget (PCF) conduit une union large – PS, EELV, PP – nourrie par une démarche participative au long cours : des réunions de quartiers et un questionnaire où plus de 3 000 habitants ont pris la parole. Dans une ville où la droite a confisqué les décisions pendant un quart de siècle, le message est clair : redonner la ville à celles et ceux qui l’habitent.

    À Alès aussi, c’est la fin d’une époque. Max Roustan, figure de la droite locale depuis les années 1990, a passé la main à son fidèle compagnon de route, Christophe Rivenq. Une continuité revendiquée, au moment même où l’extrême droite engrange des victoires dans les circonscriptions alentour. Le RN rêve de transformer l’ancienne « capitale des Cévennes rouges » en vitrine de sa normalisation. La gauche, elle, tente de reconstituer un front commun pour « reprendre la maison » via le mouvement du Printemps alésien et son chef de file Paul Planque (PCF).

    Mais l’enjeu dépasse les seules préfecture et sous-préfecture. Dans les villages viticoles et les petites villes, le RN lorgne sur les mairies (Bagnols-sur-Cèze, Pont-Saint-Esprit, Vauvert…). Là où les services publics se retirent, où les loyers flambent et où les fins de mois se tendent, c’est aussi le terrain de jeu des discours de haine et des clientélismes opaques. En 2026, le Gard joue donc gros. Soit les forces de gauche et du mouvement social parviennent à transformer les colères en projets, les citoyens en contre-pouvoirs locaux. Soit l’extrême droite continue d’essaimer, de Beaucaire à Vauvert, d’Alès aux hameaux des Cévennes, profitant des divisions et des rancœurs personnelles.

  • Les médecins libéraux en grève dès le 5 janvier dans l’Hérault et le Gard

    Les médecins libéraux en grève dès le 5 janvier dans l’Hérault et le Gard

    Que l’on habite dans les Cévennes gardoises ou dans la plaine héraultaise, on sait combien il est long d’obtenir un rendez-vous chez un spécialiste. Dans les hauts cantons et de plus en plus en ville, il est parfois impossible d’obtenir un rendez-vous en moins d’une semaine chez son médecin généraliste.

    Du 5 au 15 janvier, cela risque d’être encore plus compliqué. Les six syndicats de médecins libéraux et internes appellent généralistes et spécialistes à reporter leurs rendez-vous et à fermer leurs cabinets. Un mouvement radical que certains prédisent « historique » destiné à protester contre la politique gouvernementale qui selon les syndicats met à mal la profession.

    Au-delà du grand rassemblement prévu le 10 janvier à Paris, des manifestations pourraient voir le jour dans le Gard et l’Hérault. Pour l’heure, on connaît la liste des griefs relatifs au budget de la Sécurité sociale adopté définitivement le 16 décembre 2025. Le dossier médical partagé (DMP) explique une partie du courroux des médecins libéraux. Ils s’insurgent contre la possibilité d’être sanctionnés par des amendes (en théorie jusqu’à 25 000 euros par médecin ou 100 000 euros par établissement) en cas de non alimentation ou de non consultation des fichiers jugés « trop complexes à utiliser et inefficaces ».

    Les syndicats dénoncent aussi la possibilité pour l’Assurance maladie de baisser de « manière unilatérale et autoritaire » les tarifs des consultations et actes en cas de rentabilité jugée « excessive ». Un point qui va à l’encontre de la négociation conventionnelle instaurée depuis 1971. Par ailleurs seraient supprimés les remboursements de l’Assurance maladie pour les ordonnances rédigées par les médecins non conventionnés pour les soins prescrits par ces médecins à titre gracieux pour eux ou leurs proches.

    Autre motif de colère, la possible mise sous objectifs de médecins qui prescrivent plus d’arrêts de travail que leurs confrères. Le but étant de les inciter à réduire leurs arrêts maladie ou dans le cas contraire à les pénaliser financièrement.

    Enfin, les six organisations syndicales réitèrent leur opposition frontale aux propositions des lois Garot et Mouillé. Toujours examinées aux Parlement, elles visent à lutter contre les déserts médicaux à réduisant le principe de totale liberté d’installation des médecins. En avril 2025, cette mesure qui semble de bon sens compte tenu de la pénurie de médecins, avait déjà suscité une levée de boucliers.

  • Le festival Itinérances déroule sa 44e édition

    Le festival Itinérances déroule sa 44e édition

    Depuis plus de quarante ans, le festival cinématographique s’attache à transmettre une passion du septième art accessible et profondément ancrée
    dans le territoire cévenol. En 2026, l’événement prendra une dimension particulière : les travaux du Cratère amènent une partie de la programmation au théâtre éphémère de la Prairie.

    Après une édition 2025 marquée par la présence de Sergi López et près de 43 000 entrées, Itinérances revient avec un programme ambitieux : hommages, invités, avant-premières, cartes blanches et la traditionnelle compétition de courts-métrages francophones. La grande rétrospective 2026, intitulée
    Les Magnifiques ! explorera toutes les formes d’itinérance : du voyage au long cours au cheminement intérieur. Fidèle
    à son identité, le festival mettra en lumière des cinématographies du monde entier. Le Pass 2026, proposé à tarif réduit jusqu’au 4 janvier, permettra d’accéder à l’ensemble des projections, confirmant la volonté du festival de rester ouvert et populaire.

  • Soulagement chez Perrier : trop tard pour sauver la verrerie de Vergèze ?

    Soulagement chez Perrier : trop tard pour sauver la verrerie de Vergèze ?

    Ils ont failli passer les fêtes la boule au ventre mais les salariés de Perrier ont finalement poussé un ouf de soulagement le 19 décembre. Si le groupe Nestlé Waters reste dans l’œil du cyclone en raison de la multiplication des épisodes de contamination de ses sources à Vergèze, la multinationale peut poursuivre sous conditions (des contrôles sanitaires renforcés avec suivi microbiologique hebdomadaire) ses activités dans le Gard.

    Suivant les recommandations de l’Agence régionale de santé (ARS), Jérôme Bonet, le préfet du Gard, a autorisé Perrier à continuer d’exploiter ses sources à Vergèze sous le label « d’eau minérale naturelle ». Lequel, fragilisé depuis la révélation du scandale de l’utilisation interdite de systèmes de microfiltration en 2024, semblait encore plus menacé ces dernières semaines.

    Début décembre, on apprenait via Radio France qu’un nouvel épisode de contaminations avait conduit l’entreprise, qui pèse un millier d’emplois directs et indirects, à suspendre l’exploitation des deux derniers puits de Vergèze entre le 23 et le 28 novembre. 4 millions de bouteilles étaient ainsi bloquées.

    Si Perrier reste donc en sursis, il pourrait être trop tardif pour relancer l’activité de la verrerie voisine d’Owens Illinois (164 salariés). Malgré un soutien massif, le four a été fermé à l’automne scellant, sauf miracle, le destin de ce fleuron industriel gardois.

  • Alès : un Cratère hors les murs dans un théâtre éphémère

    Alès : un Cratère hors les murs dans un théâtre éphémère

    Durant deux saisons, le temps des travaux de rénovation ambitieux qui ont débuté cet automne sur son site historique, le Cratère, scène nationale d’Alès, délocalise ses équipes et ses spectacles dans un théâtre éphémère mis à disposition par Alès Agglomération.

    Située dans le quartier de la Prairie, au sein du complexe sportif du même nom (face au centre nautique Le Toboggan), la structure, ouverte depuis le mois de septembre, peut accueillir selon la configuration entre 480 et 650 spectateurs dans une salle chauffée avec des places numérotées. De quoi assurer, le temps de ces longs travaux, la continuité de l’activité du Cratère.

    D’un montant de 12 millions d’euros, le chantier devrait durer 18 à 20 mois. La livraison du théâtre rénové est prévue en septembre 2027, pour pouvoir lancer la saison 2027/2028 dès le mois d’octobre 2027. Ces importants travaux visent à rénover et mettre aux normes la scène nationale du Cratère, construite en 1972. « On va refaire toute la partie scénique et technique de la salle, assez obsolète ; on va gagner 60 places au parterre [la jauge passera de 880 à 940 places, Ndlr] ; le hall va également être profondément réformé, on va aller vers quelque chose de plus moderne ; enfin la rénovation énergétique du bâtiment sera également au cœur du projet », détaille le directeur du lieu, Olivier Lataste.

  • [Rétro 2025] Disparition de Damien Alary (PS)

    [Rétro 2025] Disparition de Damien Alary (PS)

    7 ans député, le frêchiste gardois aura passé sa vie au service de la République. Carole Delga, qui lui a succédé à la Région en 2016, a salué celui qui avait « l’intérêt général et l’esprit de responsabilité chevillé au corps. Il aimait surtout la vie et les gens. Damien c’était une allure, un regard, une voix qui comptait dans le combat pour la République et contre l’extrême droite ».

  • [Rétro 2025] La verrerie de Vergèze à l’arrêt

    [Rétro 2025] La verrerie de Vergèze à l’arrêt

    « Rien ne justifie cette décision. L’année dernière, on a fini à plus 7% de bénéfices. Ici, nous sommes la quatrième usine sur les neuf de France  », indiquait Yohan Goupille, délégué CGT de la verrerie. Malgré de fortes mobilisations – 1 000 personnes le 1er-Mai, 3 000 en juillet – et le soutien de personnalités (Sophie Binet, François Ruffin, Vincent Bouget), la direction n’a rien voulu entendre et les négociations ont échoué. Le site a alors été bloqué par les grévistes en octobre avant qu’OI n’annonce la fermeture définitive du four, signant la fin d’un autre fleuron industriel gardois. Sans candidat sérieux, les chances d’un repreneur s’amenuisent de jour en jour. Un temps cité, Nestlé pourrait faire l’affaire. Mais empêtré dans ses scandales sanitaires avec Perrier, l’option semble incertaine.

  • [Rétro 2025] Drapeau palestinien hissé : Revol et André menacés

    [Rétro 2025] Drapeau palestinien hissé : Revol et André menacés

    Fin septembre, les gestes de soutien de plusieurs maires envers le peuple palestinien massacré ont suscité un déferlement de haine.

    A l’instar du maire LFI de Grabels, René Revol, ou de son homologue communiste de Cendras, Sylvain André, le drapeau palestinien a été hissé sur le fronton des mairies le 22 septembre, jour de la reconnaissance par la France de la Palestine.

    Un geste de solidarité aussitôt amalgamé par certains au Hamas et au terrorisme. Certes, de manière incompréhensible, les préfets de l’Hérault et du Gard avaient au préalable interdit cette symbolique. « On avait déjà mis le drapeau ukrainien et la banderole Ensemble pour la paix quand la guerre en Ukraine a commencé », s’étonnait Sylvain André.

    La seule provocation sera celle d’Alexandre Allegret-Pilot. Le député UDR s’est octroyé le pouvoir d’aller dans la nuit retirer le drapeau de la mairie de Cendras. Il n’a pas été inquiété depuis.