Tag: Gard

  • Pour manger sain et local à Alès

    Pour manger sain et local à Alès

    Les équipes d’Alès c’est vous ont effectué un constat implacable : entre 2014 et 2024, « une surface comparable à 10 terrains de foot de terres agricoles et naturelles a été artificialisée ». Devant ce bilan mais aussi face aux conséquences du dérèglement climatique de plus en plus visibles dans la cité cévenole et face à des crises agricoles qui se succèdent, la liste de gauche veut présenter un programme ambitieux pour « bien manger, sain et local ». « L’autonomie alimentaire d’Alès Agglomération est de seulement trois jours. À Alès, c’est d’une demi-journée car il n’y a pas d’agriculture et pas de production », ajoute Béatrice Ladrange, élue d’opposition.

    Pour y remédier, l’élue souhaite la création d’une ferme pédagogique dont le coût d’achat du terrain a été estimé à 250 000 euros. « Il faut à la fois favoriser l’installation d’agriculteurs et créer une ferme municipale pour que la ville fournisse une alimentation saine aux publics prioritaires que sont les enfants des écoles, les Ehpad et les hôpitaux. Plein de villes le font en France donc c’est possible. À Barjac, Édouard Chaulet vient de créer une ferme municipale par exemple », précise Béatrice Ladrange qui veut aussi transformer cette ferme en outil pédagogique pour les scolaires. L’élue souhaite aussi « créer une ZAP qui est une Zone agricole protégée qui limiterait l’artificialisation des sols et aiderait l’installation d’agriculteurs ». Alès c’est vous, souhaite aussi la création d’un marché de producteurs pour mettre en lumière les agriculteurs locaux.

  • Alès : le pari de réunir une ville fracturée

    Alès : le pari de réunir une ville fracturée

    Il y a un peu moins d’un an, lorsque Max Roustan laissait son fauteuil de maire à l’omniprésent premier adjoint et président d’Alès agglomération Christophe Rivenq, la survie du « roustanisme » semblait assurée. Mais onze mois plus tard, rien n’est moins sûr tant les problèmes à Alès s’accumulent, bien loin de l’image du « sud ingénieux » vantée par Christophe Rivenq.

    Les fusillades liées au narcotrafic se succèdent ces derniers mois et viennent souligner l’abandon des quartiers populaires où les services publics disparaissent les uns après les autres à l’image de la fermeture du bureau de poste de Tamaris. Ces quartiers manquent aussi d’une réelle connexion avec le centre-ville qui aurait lui aussi à y gagner tant les fermetures de commerces y sont récurrentes. Touchée par un important taux de chômage (23,8% en 2022) notamment chez les jeunes (39,3% pour les 15-24 ans), la ville doit retrouver une économie florissante qui embauche, clé pour retrouver l’attractivité d’Alès. Un développement économique qui ne pourra se faire qu’en lien avec l’écologie car Alès sera la troisième ville de France la plus impactée par l’augmentation des températures due au dérèglement climatique.

    Face à tous ces enjeux, avec la liste « Alès, c’est vous ! » Paul Planque a lancé une initiative citoyenne de consultation de la population pour construire un projet au plus près des attentes des 46 000 habitants de la ville. Ingénieur architecte et ancien premier adjoint de la ville de Saint-Ouen en banlieue parisienne où il a lancé le plus vaste projet d’écoquartier d’Île-de-France, il souhaite désormais mettre son expérience au profit de sa ville natale. Pour cela, il mènera une liste soutenue par La France insoumise, L’Après, le Parti animaliste et des militants syndicaux et associatifs.

    Mais Planque n’aura pas réussi à réunir toute la gauche au premier tour puisque Basile Imbert (PS) soutenu par les Écologistes, est bien décidé à aller au bout. « Je vous remercie pour ce énième appel solennel à se ranger derrière le candidat du PCF et pour votre généreuse proposition sur votre liste, une méthode qui me confirme que vous n’avez toujours pas saisi pourquoi il y a aujourd’hui deux listes de gauche à Alès », a répondu le jeune socialiste à l’appel d’union lancé par « Alès c’est vous » fin janvier. S’il a dévoilé une partie de son programme, Basile Imbert n’a toujours pas communiqué sur sa liste et certains s’interrogent sur sa capacité à cocher la quarantaine de noms nécessaires pour se présenter.

    Le RN en embuscade

    À l’instar d’un Jean-Paul Fournier à Nîmes, Max Roustan parvenait à chaque élection à capter un électorat populaire habituellement acquis à la gauche. Pas sûr qu’il en soit de même pour Christophe Rivenq. S’il annonce dans tout Alès que des sondages le donnent large vainqueur au premier tour, sa popularité dans la deuxième ville du Gard reste largement à prouver tant les voix critiques sont nombreuses. « Tout le monde nous dit la même chose : Rivenq n’est pas Roustan. Rivenq n’est pas apprécié du tout car il a gardé ce côté directeur. Les gens attendent une alternance et une autre proposition », soutient Armand Crépin (LFI).

    D’autant que Rivenq devra faire face à deux listes sur sa droite. Le président de l’association Agir pour Alès et son Agglomération (AAA) Marc Infantès a en effet décidé de se lancer dans la bataille avec sa liste « Alès Moderne et Authentique ». Ce retraité de la gendarmerie a axé sa campagne sur la sécurité, ciblant là aussi une faiblesse de la municipalité sortante dans une ville gangrenée par le narcotrafic. Le Rassemblement National suit la même stratégie. Si le parti d’extrême droite n’a pas envoyé de poids lourd en Cévennes, il s’appuie lui aussi sur un fonctionnaire de police pour mener sa liste et compte marteler un discours sécuritaire. Anthony Bordarier, 40 ans, a en effet officialisé sa candidature le 6 février, entouré des députés Pierre Meurin et Yoann Gillet. Il confirme vouloir « créer la surprise ». Et dans une triangulaire, voire une quadrangulaire, au second tour, les chances de Christophe Rivenq de l’emporter sont tout sauf acquises. À Alès, tout reste donc ouvert.

  • L’Occitanie maintient le cap malgré les coups fourrés de l’État

    L’Occitanie maintient le cap malgré les coups fourrés de l’État

    Trois milliards et cinq cent quatre millions d’euros. Tel est le montant du budget 2026 pour l’Occitanie, voté jeudi 12 février par le conseil régional malgré l’opposition de la droite et du RN. Un montant stable comparé à l’an passé en dépit d’un nouveau mauvais coup de l’État.

    Par le jeu pervers de la baisse des dotations qui lui sont allouées, la Région a dû composer un budget à l’équilibre avec 144 millions d’euros de recettes en moins (-108ME au titre des dotations et -36,7ME au titre de la compensation de la taxe professionnelle supprimée par Nicolas Sarkozy). « Nous sommes la Région la plus impactée après les Hauts-de-France et la Normandie alors même que l’Occitanie est la région la plus enclavée et la plus touchée par le réchauffement climatique », peste Carole Delga. Depuis 2023, le manque à gagner s’élève à 500 millions d’euros.

    La présidente socialiste n’y va pas par quatre chemins et dénonce une loi de finances « injuste » votée par le gouvernement, qui pénalise deux fois plus l’Occitanie que d’autres quand on rapporte ces sommes au nombre d’habitants (6,12 millions ici). Un effort de 20% demandé aux collectivités jugé « inégalitaire », celles-ci ne représentant que 6,5% de la dette publique et contribuant pour 70% à l’investissement public. « Cette décision est grave », estime Carole Delga, qui s’est fendue d’un courrier au Premier ministre cosigné par les 14 autres présidents de Région.

    177€ investis par habitant

    Au prix de choix de mutualisation, d’économies par-ci par-là (-0,8% sur le fonctionnement) et grâce à la mobilisation de crédits européens, l’Occitanie parvient à maintenir le cap budgétaire. Avec sobriété et efficacité. La maîtrise de la dette régionale (7 ans pour rembourser, en deçà du seuil d’alerte de 9 ans) couplée à une capacité d’autofinancement satisfaisante (509 millions d’euros) permet à la collectivité de continuer à investir (1,15 milliard d’euros). Soit l’équivalent de 177 euros investis par habitant contre 152 euros en moyenne.

    Les principaux dispositifs liés au pouvoir d’achat des familles seront maintenus. Par exemple l’ensemble des mesures (Ordis, livres et cars Lio gratuits…) qui font que l’Occitanie propose « la rentrée la moins chère de France » pour les lycéens. La Chambre régionale des comptes ayant salué la hausse de fréquentation des TER de 68% depuis 2019, pas de raison de changer de stratégie ferroviaire. Les 14 millions de billets à 1 euro continueront à être proposés cette année.

    Malgré une tentative de désengagement de l’État sur le projet de TGV Toulouse-Bordeaux-Dax, pour lequel les travaux ont débuté, Carole Delga maintient son soutien total à l’autre ligne à grande vitesse (LGV) Montpellier-Perpignan mais ne cache pas son inquiétude. « Le recours à un Partenariat public privé (PPP) sur Bordeaux-Toulouse entraînerait un surcoût de 7,3 milliards d’euros. Sur le TGV, l’État est défaillant. »

    En 2026, la présidente socialiste compte recruter dans les maisons de santé d’Occitanie le 150e médecin. Là encore pour pallier les déserts médicaux et les errances de l’État, compétent en matière de santé publique. D’ici quelques jours sera présenté au salon de l’agriculture un « pacte de souveraineté agricole », qui sera soumis au vote en juin prochain. Afin de créer les 25 000 emplois annuels nécessaires pour contenir le chômage qui reste élevé (9,2% au 3e trimestre 2025), la Région promet aussi de maintenir ses aides à la formation et aux entreprises ainsi qu’un budget culture « volontariste ». Enfin, les « projets les plus urgents » pourront être subventionnés auprès des communes, exsangues. En juin, Carole Delga promet de s’entretenir avec les nouveaux maires élus.

  • [Entretien] Benoît Hamon à Nîmes : « L’économie sociale et solidaire est un modèle solide »

    [Entretien] Benoît Hamon à Nîmes : « L’économie sociale et solidaire est un modèle solide »

    La Marseillaise : Nîmes en commun souhaite faire de l’économie sociale et solidaire (ESS) un pilier de son programme. En quoi est-ce pertinent ?

    Benoît Hamon : Construire aujourd’hui ou donner une priorité au développement de l’économie sociale et solidaire c’est répondre à des besoins des populations qui ne sont pas satisfaits par l’économie conventionnelle ou les services publics. L’ESS se situe dans cet intervalle.

    L’ESS peut-elle répondre aux besoins de création d’emplois dans une ville comme Nîmes frappée par le chômage, la pauvreté ?

    B.H. : Souvent les villes et dans les élections municipales des candidats aux mairies font des grandes déclarations sur le développement économique, sur les grandes entreprises qui pourraient s’installer, etc. La réalité c’est qu’on met souvent beaucoup d’argent public pour des emplois qui peuvent partir aussi vite qu’ils sont arrivés. La force de l’économie sociale et solidaire, ce sont les emplois non délocalisables. Ils n’iront jamais à Singapour, en Chine ou aux États-Unis. Ce sont des emplois qui répondent à des besoins sur un territoire et qui sont portés par des entreprises privées de l’ESS mais qui ont un modèle non lucratif. Cela ne veut pas dire qu’elles perdent de l’argent mais tout simplement qu’elles ne distribuent pas d’argent aux actionnaires. Cet argent reste dans l’entreprise. C’est cela qu’il faut comprendre, la force de l’ESS.

    Un exemple ?

    On observera qu’il y a dans l’ESS des entreprises qui sont en concurrence avec d’autres, pas de l’ESS, par exemple les crèches. Vous avez des crèches lucratives avec des actionnaires et des crèches non lucratives. La différence c’est que la non lucrative ne distribue pas de dividendes donc l’argent reste dans la crèche, ce qui permet un meilleur taux d’encadrement des tout-petits.

    L’ESS est donc un modèle économique solide ?

    B.H. : En étudiant l’espérance de vie des entreprises en coopérative et celles en économie conventionnelle, sur un même marché, le ministère de l’économie et des finances a observé que les entreprises, comme les SCOP, avaient une espérance de vie plus longue que les entreprises conventionnelles. À partir du moment où les bénéfices sont réinvestis dans l’entreprise, la consolident, l’espérance de vie est plus longue. Et à partir du moment aussi où les décisions importantes de l’entreprise sont partagées et discutées, elles sont plus tempérantes, plus fiables, plus solides pour préparer l’avenir.

    L’ESS est victime d’idées reçues. Que répondez-vous ?

    B.H. : L’ESS, c’est 14% de l’emploi privé en France et contrairement à une idée reçue, ce n’est pas une économie subventionnée. La Cour des comptes a mis cela au clair : seulement 7% des aides publiques aux entreprises, dont les subventions aux associations, concernent l’ESS. Notre modèle, qui pourtant concourt à l’intérêt général, reçoit moins que les entreprises conventionnelles. Pour résumer : on fait 10% du PIB, 14% de l’emploi privé et 7% des aides publiques. L’économie la plus soutenue, c’est l’économie capitaliste.

    Nîmes est politiquement à la croisée des chemins avec la possibilité d’un changement avec Nîmes en commun, une droite divisée mais une extrême droite qui menace. Quel message avez-vous pour convaincre d’aller voter le 15 mars ?

    B.H. : L’extrême droite et le RN déposent des amendements pour supprimer l’économie sociale et solidaire. Ils ne comprennent certainement rien à ce que l’on fait mais en voulant supprimer ESS France, c’est leur obsession de mettre au pas l’économie sociale qui produit de l’intérêt général. C’est intéressant de regarder Trump, c’est l’extrême droite. Il avait un grand programme sur le pouvoir d’achat, d’emploi, de salaire. On observe qu’il est en échec sur tous ces sujets. La seule chose où il garde un lien fort avec sa base c’est qu’il leur propose de partager sa joie de faire mal à d’autres. C’est là-dessus que l’extrême droite « honore » son programme. Elle ne rate jamais une occasion de faire mal à une catégorie de la population. Là où vous élirez l’extrême droite, vous aurez le lendemain plus de désordre. On doit mettre en face des projets politiques qui revendiquent la joie au sens de la fête, de la culture !

    *Vendredi 13 février à .18h30, local des cheminots, 15 rue Benoît Malon, Nîmes.

    Les mesures

    Nîmes en commun propose la création d’une École de la coopération « Charles Gide ». Objectifs : créer un centre de recherche et d’innovation sociale. Autre mesure : créer un Fonds indépendant pour sécuriser les financements associatifs et faire des SCIC, qui est l’entreprise de la coopération, un outil de développement local pour les Places Communes (tiers-lieux de quartier), la gestion des Halles, la transition énergétique, la mobilité solidaire , l’ alimentation durable, la culture et l’éducation populaire.

  • [Entretien] Stéphane Audebeau : « Les collèges de l’Académie de Montpellier vont être les grands sacrifiés de la rentrée 2026 »

    [Entretien] Stéphane Audebeau : « Les collèges de l’Académie de Montpellier vont être les grands sacrifiés de la rentrée 2026 »

    La Marseillaise : Les collèges vont être particulièrement impactés par des suppressions de postes à la rentrée ?

    Stéphane Audebeau : Dans le second degré, on se retrouve, dans l’académie de Montpellier, avec une baisse de 73 ETP (équivalent temps plein, équivalents en termes de postes), répartis entre collèges, lycées, lycées pro, etc. C’est là que les choses vont faire mal : les collèges vont être les grands sacrifiés de la rentrée 2026. Ce sont eux qui vont absorber la quasi-totalité de la baisse des ETP, puisque l’Académie prévoit – 90 ETP dans les collèges. Les lycées, avec zéro suppression prévue, sont moins maltraités.

    Quelles vont être les répercussions sur les élèves ?

    SKA : Ces suppressions de postes dans tout un ensemble de disciplines vont entraîner des classes globalement un peu plus chargées. Et il y aura des profs qui vont manquer. Comme on ne crée pas non plus de titulaires remplaçants, ça veut dire qu’il faudra, au dernier moment, recruter des contractuels, si on arrive à les trouver… On s’attend à ce que la rentrée 2026 soit beaucoup plus compliquée pour les élèves que cette année.

    Le rectorat fait valoir une baisse démographique…

    S.A. : C’est un prétexte ! Il y a, selon nous, une instrumentalisation et une exagération de la baisse démographique. Il y a bien une petite inflexion, mais en réalité c’est une très légère baisse et non pas un effondrement, comme c’est dit partout. Au niveau académique dans le second degré, il y a 1 692 élèves de moins attendus. Rapporté au nombre total d’élèves dans l’Académie, ça fait -0,8 %… Et dans les lycées, on est sur une baisse de 270 élèves au niveau académique : ce n’est rien du tout. Il est vrai que la baisse attendue dans les collèges, d’environ 1 500 élèves, est plus forte. Mais c’est pareil, il faut relativiser : on est sur du 1,3%.

    Cet argument de la baisse démographique revient en permanence. La rectrice l’a repris lors du CSA, en disant : il y a une baisse démographique, donc on est obligé d’avoir un raisonnement comptable. Nous ne sommes pas d’accord. La baisse, on la connaît depuis 2017 : depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence, tous les ans il y a eu des baisses de postes, alors même qu’il y avait augmentation des effectifs. Et maintenant qu’on se dit qu’on va un peu plus respirer dans les classes, le gouvernement et les rectorats en profitent pour supprimer davantage de postes.

    Les difficultés socio-économiques particulièrement marquées dans certains territoires de l’Académie ne sont pas prises en compte ?

    S.A. : Hélas non… Au niveau de l’académie de Montpellier, on a pourtant quatre départements parmi les premiers, au niveau hexagonal, en termes de taux de pauvreté, de taux de boursiers et de taux de chômage, les Pyrénées-Orientales en tête. Nous avons dit à la rectrice qu’elle n’avait pas su faire valoir correctement au niveau ministériel la réalité de son académie. Notamment dans les collèges des PO, du Gard et de l’Hérault, très fortement soumis à la non-mixité sociale et très fortement concurrencés par le privé. Cette réalité n’est pas prise en compte à sa juste mesure.

    Cette dégradation des moyens risque d’ouvrir un boulevard à l’enseignement privé…

    S.A. : C’est certain… Le Rectorat assume de prévoir une baisse démographique quatre fois moins forte dans le privé que dans le public. Dans le Gard notamment, non seulement l’enseignement privé est déjà très favorisé par rapport au public, mais ce département va absorber 44 % de la baisse démographique académique, ce qui va favoriser encore davantage l’enseignement privé. La problématique de la fuite vers le privé existe aussi dans l’Hérault sur certains territoires : Montpellier, Béziers notamment. Ce sont les endroits où la concurrence du privé est la plus forte. Cela concerne les élèves les plus socialement favorisés, c’est pour ça qu’on parle de ségrégation sociale et scolaire.

  • Dans l’Académie de Montpellier, les équipements sportifs mis sur la touche

    Dans l’Académie de Montpellier, les équipements sportifs mis sur la touche

    Le sport à l’école, le grand oublié de l’Éducation nationale ? N’en déplaise à Emmanuel Macron, moins d’un an après les Jeux olympiques de Paris, la France n’est pas devenue le pays de sportifs que le Président souhaitait impulser. L’effet JO est retombé, tout comme la folle « parenthèse enchantée », chère au locataire de l’Élysée, pour tenter de faire oublier sa forte impopularité. Pire, l’état actuel des équipements sportifs est on ne peut plus dégradé. C’est ce qu’il ressort d’une enquête menée par les professeurs du Snep-FSU, dont les résultats ont été présentés le 30 janvier dernier.

    S’inspirant du Nutri-score, les enseignants ont évalué toutes les installations sportives en fonction des équipements disponibles (gymnases, pistes d’athlétisme, piscines, etc.) et de certains critères (qualité du sol, dimension, sécurité, etc.). Les résultats de ce « Gymnase score » sont accablants. « Sur les 284 établissements du second degré de l’Académie de Montpellier, 241 nous ont répondu. Et sur ces 241, plus de la moitié sont classés catégorie D ou E [les plus mauvaises, Ndlr]. Ce sont 50 % des collèges et 57 % des lycées », détaille Fabien Andrieu, responsable du dossier au Snep-FSU et enseignant à Perpignan. Seuls 23 établissements scolaires obtiennent la meilleure note, la A. Le Gard et l’Hérault ne dérogent pas à la règle et s’inscrivent dans la dynamique académique. 49% des collèges et lycées héraultais recueillent la note D ou E et 54% des établissements du Gard.

    La natation prend l’eau

    Si l’enquête témoigne d’une vétusté généralisée des équipements sportifs utilisés par les élèves, celle-ci met également en lumière les fortes inégalités territoriales au sein de l’Académie, induisant selon le syndicat « une rupture de service public ». Comme souvent, les établissements classés en Rep et Rep+ sont les plus défavorisés. « À Nîmes, la situation est déjà dégradée. 9 collèges sur les 10 ont une note D ou E, les lycées sont plutôt classés D ou C. Au niveau des Rep ou Rep +, sur 6 établissements, un seul est classé C, les autres sont D ou E. Les élèves cumulent les inégalités sociales et difficultés scolaires », observe Lise Chopinet, secrétaire Snep-FSU du Gard. Et ainsi d’établir une concordance avec l’Indice de position sociale – outil se basant sur le statut social des familles. Plus il est faible, plus les conditions d’apprentissage sont dégradées – et le résultat obtenu au Gymnase score est faible également. « Les Rep sont concentrées dans les grandes villes. Sur Montpellier, tous les gymnases datent des années 60. Le dernier date de 2008, il y a presque 20 ans. Or, en 20 ans, Montpellier a pris pratiquement 54 000 habitants. Mais les infrastructures ne suivent pas », fait valoir Claudie Vaufreydaz, secrétaire Snep-FSU héraultaise.

    L’autre point noir mis en avant concerne l’accès à la piscine. « Alors que c’est un enjeu de société, 20% des collégiens n’ont pas accès à une piscine et sont totalement dépourvus d’enseignement de natation, sachant qu’il y a un savoir-nager obligatoire au niveau ministériel. En comptant les lycées, ce sont 60 établissements qui n’ont pas accès à une piscine, soit 25% », reprend Fabien Andrieu. Ici, ce sont les établissements ruraux qui sont les plus touchés. Par exemple, dans l’Hérault, le collège Louise-Michel à Ganges, le collège Max-Rouquette à Saint-André-de-Sagonis ou encore le collège du Pic-Saint-Loup à Saint-Clément-de-Rivière n’ont pas accès à une piscine. Le syndicat est donc en contact avec les différentes collectivités afin de leur faire prendre connaissance de la situation et milite pour une rapide intervention en faveur des établissements les plus vétustes.

  • [Entretien] Marie Dufresne : « Seul un jeune sur 10 a un emploi dans le Gard »

    [Entretien] Marie Dufresne : « Seul un jeune sur 10 a un emploi dans le Gard »

    La Marseillaise : Comment jugez-vous la situation de l’emploi dans le Gard ces derniers mois ?

    Marie Dusfresne : C’est difficile, notamment à cause des fermetures de Solvay et maintenant de la Verrerie du Languedoc. On assiste à une désindustrialisation qui entraîne une perte de beaucoup d’emplois. La verrerie, c’est 164 emplois, c’est énorme. Ce sont 164 familles impactées. C’est une catastrophe pour le département, qui est déjà très sinistré au niveau de l’emploi. Les plans sociaux se multiplient donc l’état de l’emploi dans le Gard est catastrophique. On a un taux de chômage qui est important puisqu’il dépasse les 10% [contre 7,7% au niveau national, Ndlr.]. On assiste aussi à des licenciements déguisés sous forme de ruptures conventionnelles qui se multiplient et font baisser les chiffres des licenciements.

    Que pensez-vous des dernières propositions du Medef, qui veut créer un CDI pour les jeunes rappelant le CPE du gouvernement De Villepin de 2006 ?

    M.D. : C’est un contrat avec un sous-Smic qui est aussi plus facile à rompre. Le patronat veut également un nouvel assouplissement des conditions pour les recours au CDD. Je suis dans la même ligne que notre secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, qui a annoncé sur les plateaux de télévision que c’est une déclaration de guerre. Le Medef est revanchard de sa défaite subie il y a 20 ans avec le CPE. S’ils osent remettre le couvert, ils retrouveront les syndicats sur leur route pour s’y opposer fermement. Le gouvernement Lecornu prévoit encore 400 millions d’économies sur l’assurance chômage. Il y a deux thèmes qui sont sur la table des négociations : les droits après la rupture conventionnelle et le recours aux contrats courts. Clairement, le patronat joue le pourrissement pour faire échouer les négociations.

    Quel est l’état de l’emploi des jeunes dans le Gard ?

    M.D. : Les moins de 24 ans ne sont que 10% à avoir un emploi. Un jeune sur dix, c’est dingue… Si on ajoute ce nouveau CDI, ça sera encore pire. Ce nouveau contrat ne ferait que précariser encore plus la jeunesse et ajouter une violence sociale supplémentaire. Clairement, on n’est pas du tout dans une bonne dynamique.

    En quoi un fort taux de chômage influe-t-il sur les conditions de travail des salariés ?

    M.D. : Les conditions de travail sont plus difficiles pour les salariés car ils ont peur de perdre leur emploi, donc ils ne disent rien. C’est aussi plus difficile de négocier des augmentations de salaires. On le constate aussi sur la répression syndicale, de plus en plus forte. On dit aux salariés : « Si tu t’engages dans cette voie syndicale, tu risques d’être ciblé. » On est en plein recensement sur cette répression et on constate qu’il y a un nombre considérable de militants qui sont attaqués en justice. Mais la conséquence, c’est qu’on constate aussi que depuis deux ans, la CGT enregistre une augmentation des adhésions.

  • Sur l’Étoile de Bessèges, les jeunes coureurs ont pris le pouvoir

    Sur l’Étoile de Bessèges, les jeunes coureurs ont pris le pouvoir

    L’Étoile de Bessèges édition 2026 a offert une ribambelle de surprises. En l’absence des grosses formations World Tour, la course s’est ouverte, laissant la place à des coureurs moins huppés, moins habitués aux projecteurs. Concrètement, quatre des cinq vainqueurs d’étape n’étaient pas forcément attendus à pareille fête. Tom Crabbe, Mathieu Kockelmann et Louis Hardouin ont été impactant au moins une partie de la semaine et ont mérité leur mise en lumière.

    Tom Crabbe (Team Flanders Baloise)

    Son équipe a été la première animatrice de cette Étoile de Bessèges – Tour du Gard. La Team Flanders Baloise s’est glissée dans l’échappée matinale, lors de la 1ère étape, avec une certaine réussite. Victor Vercrouillie a bien failli l’emporter en haut de la côte de la Méditerranée, à Bellegarde. Le Belge, repris à 400 mètres, a ensuite vu surgir Tom Crabbe, son jeune coéquipier. Ce dernier a résisté à Lukas Kubis pour devenir le premier maillot corail de la 56e édition.

    Le coureur de 20 ans a été impressionnant, il a tenu le choc le lendemain jusqu’à Domessargues, avant de baisser le pied. Non-partant au matin de la quatrième journée, il a été l’un des visages découverts à l’occasion de l’épreuve gardoise. Une belle première surprise.

    Mathieu Kockelmann (Intermarché-Lotto)

    Ne pas vouloir spécialement gagner et le faire tout de même, c’est ce qu’a réalisé Mathieu Kockelmann. La 2e étape entre Saint-Gilles et Domessargues était sans doute la plus terrible d’un point de vue météorologique. Tout au long de l’après-midi, les coureurs ont lutté contre les conditions et face aux baroudeurs, excellents dans leur rôle. Dans le dernier kilomètre, le peloton a fondu sur le Suisse Arnaud Tendon, pour le croquer à 100 mètres de la ligne. Ce sprint désorganisé a profité à Kockelmann, qui a surgi en milieu de route pour se dresser face à Groenewegen et Moschetti. Le Luxembourgeois s’impose à la photo-finish, pour un demi-vélo. Il en était le premier surpris disant après la course que « je devais emmener Matys Grisel sur le sprint et je me suis retrouvé en position de gagner. »

    Sa 2e victoire chez les professionnels et une semaine globalement excellente. Il a résisté également lors du contre-la-montre pour boucler son Etoile à la 7e place au classement général. Le maillot de meilleur jeune lui échappe même pour 20 secondes par rapport à Maxime Decomble. La Lotto a trouvé un homme sur qui compter cette année.

    Louis Hardouin (Van Rysel Roubaix)

    Lancer sa carrière professionnelle de cette manière, il fallait le faire. Louis Hardouin disputait sa première semaine dans le grand monde. Déjà aligné sur le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise, le pensionnaire de l’équipe Van Rysel Roubaix s’est fait remarquer positivement lors de l’Étoile de Bessèges. L’incertitude était présente autour de ce coureur de 25 ans, encore amateur il y a quelques mois. Depuis, sa signature dans l’équipe nordiste a changé son statut. Le peloton mondial a découvert ce jeune homme, qui a réalisé une semaine pleine, étant notamment présent aux avant-postes sur deux étapes.

    Lors de la 3e étape très mouvementée autour de Bessèges, il s’est fait oublier dans le groupe de tête et a joué la victoire. Seulement battu par l’Allemand Henri Uhlig et le malheureux Lukas Kubis, Hardouin est monté sur son premier podium. Sans être complètement satisfait. « Je remercie les gars pour leur travail aujourd’hui, mais je suis un petit peu déçu de ne pas gagner. Je suis tout de même content », avait-il dit quelques instants après l’arrivée.

    Le lendemain, il terminait 5e à Vauvert, quelques mètres derrière son coéquipier Joppe Heremans, incroyable vainqueur du jour. Pour le premier chrono de sa carrière, dimanche, il a vécu un retour à la réalité. Une dernière étape loin de ses qualités, plus d’une minute 30 concédée, et finalement une 24e place au classement général. Il était encore 3e le matin du contre-la-montre. Mais avec un coureur de cette trempe, les tuniques roses ont de beaux jours devant elles. Il sera assurément un coureur à suivre durant les différentes courses appartenant au calendrier de la Coupe de France.

  • Costiou rafle le contre-la-montre et renverse l’Etoile de Bessèges

    Costiou rafle le contre-la-montre et renverse l’Etoile de Bessèges

    Lapeira, Costiou, Decomble, Izquierdo, Kubis… Si des favoris se détachaient avant ce contre-la-montre final, il était des plus difficiles de parier qui allait sortir vainqueur de l’étape et du classement général. Finalement, un jeune homme de 23 ans a fait coup double. Sous un temps digne de sa ville natale, Brest, Ewen Costiou a complètement renversé l’Etoile de Bessèges-Tour du Gard 2026. Encore 10e du général dimanche matin, le Breton a délivré une prestation remarquable en s’imposant sur le chrono. Très légèrement en retard au pied de la montée de l’Ermitage, le coureur de la Groupama – FDJ United a rattrapé tout son retard pour devancer son coéquipier Maxime Decomble de 5 secondes.

    L’Etoile est à lui pour deux petites secondes par rapport à Paul Lapeira, 3e du contre-la-montre (+6’’). C’est de ce dernier que l’ancien cycliste d’Arkea avait le plus peur avant la dernière étape. « Je me méfiais beaucoup de Lapeira sur un chrono comme ça. Sa bonification de la veille [à Vauvert, Ndlr.] l’a mis dans une bonne position et s’il avait gagné ça aurait été compliqué pour nous », détaille le vainqueur de la 56e édition.

    Pas récompensée de leurs efforts durant les quatre premiers jours de course, la Groupama – FDJ United n’a pas baissé les bras. Les attaques sur les routes de Domessargues, Bessèges et Vauvert n’ont pas payé, malgré un travail d’équipe structuré. « On a tout de même bien réussi à gérer la semaine, ensemble, donc c’est cool. » Surtout que ce classement général obtenu, dimanche, à Alès, correspond à la première victoire du jeune coureur avec sa nouvelle équipe. Une belle manière de débuter l’aventure en bleu et rouge : « Quand on change d’équipe, on a forcément envie de gagner rapidement. Là, ça s’est très bien passé, je savais que j’étais dans une très bonne spirale avant de commencer la saison. Il fallait juste assumer le statut », disait Costiou en rejoignant d’un pas décidé le bus de sa formation.

    Calendrier chargé

    En s’imposant à l’issue de cette Etoile de Bessèges, le Brestois remporte un 2e classement général dans sa jeune carrière, quelques mois après celui du Tour du Limousin. Un programme dense l’attend ce printemps, où il fera face au gratin mondial de la discipline. Après Paris-Nice dans un mois, Ewen Costiou sera aligné sur les mythiques Ardennaises, c’est-à-dire l’Amstel Gold Race, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. Un calendrier pour se jauger pour de bon et « pour se découvrir » face à l’élite du cyclisme.

    Le palmarès

    Ewen Costiou, maillot Corail

    Il était l’un des favoris pour la victoire finale. 11e (à 20’’) avant de prendre le départ de la dernière étape, le natif de Brest s’est imposé pour deux secondes sur le contre-la-montre de l’Ermitage devant son coéquipier de la Groupama – FDJ Suez, Maxime Decomble. La deuxième victoire professionnelle sur une course à étape de l’espoir français de 23 ans, après son sacre sur le Tour du Limousin l’année dernière, et une belle promesse pour le reste de la saison.

    Maxime Decomble, maillot Blanc

    Coup double pour la Groupama – FDJ United, qui récupère un deuxième maillot distinctif avec Maxime Decomble. 2e à Alès et 3e au général, le Ciotaden, professionnel depuis 2024, qui sort d’une belle saison (vice-champion d’Europe espoirs sur route, 3e des championnats du Monde de contre-la-montre espoirs), confirme sa belle progression et a tout pour devenir un nom qui compte dans le peloton français pour les années à venir.

    Lukas Kubis, maillot Jaune

    Il restera le grand perdant de la dernière étape. 2e sur les quatre premières, leader du classement général, le double champion de Slovaquie en titre n’a pu faire mieux qu’une 15e place sur le contre-la-montre final et perd le maillot corail pour 15 secondes. Il se console malgré tout avec le maillot jaune du classement par points, et aura, quoi qu’il en soit, fait étalage de son profil très complet, qui lui permettra sans doute de lever les bras dans un futur proche.

    Victor Papon, maillot Bleu

    Le coureur de Nice Métropole – Côte d’Azur avait déjà sécurisé son maillot de meilleur grimpeur à la veille de la dernière étape, grâce à ses 28 points pris lors de la 3e étape, à Bessèges, où il était passé en tête de quatre des six difficultés répertoriées du jour. Un joli coup pour le puncheur de 24 ans et son équipe continentale, qui s’offre également une honorable 22e place au classement général, après avoir achevé le contre-la-montre final en 25e position.

  • [Etoile de Bessèges] Le diablotin Joppe Heremans vole la vedette à Vauvert

    [Etoile de Bessèges] Le diablotin Joppe Heremans vole la vedette à Vauvert

    Une fusée belge peut en cacher une autre. Décidément, dès que la pente s’élève brusquement, les coureurs du plat pays répondent présents. Tom Crabbe, 20 ans, a été l’attraction du début d’Étoile en s’imposant, mercredi, à Bellegarde. Les surprises se succèdent, puisque samedi, à Vauvert, Joppe Heremans a déjoué les pronostics. Ce dernier a battu tous les favoris dans la raide montée finale pour sécuriser une victoire de prestige. Il a devancé Lukas Kubis, une énième fois 2e d’une étape dans le Gard.

    Paul Lapeira termine 3e, un 3e blasé et en colère après l’arrivée. Le cycliste de Decathlon – CMA CGM n’était pas content de se faire bloquer la route, d’après lui. « Je devais passer mille fois, il y avait un espace sur la droite quand je me suis lancé mais le gars de Roubaix a serré sur la droite. Je suis déçu car j’avais vraiment les jambes pour gagner, je pense que j’étais le plus rapide sur cette arrivée, mais c’est comme ça. » Les tuniques roses de Van Rysel Roubaix ont bien été mises en avant dans Vauvert avec la 5e place de Louis Hardouin. Enfermé mais bien placé dans ce final.

    Une dernière montée explosive

    Cette 4e et avant-dernière étape s’est courue en deux temps. Après 10 kilomètres, trois hommes se sont extirpés du peloton. Nous pouvions croire qu’ils allaient prendre large, mais le peloton n’a jamais donné le moindre air. Deux minutes grand maximum, mais pendant la moitié de la journée, l’écart s’est stabilisé sous la minute. Un étouffement et un contrôle parfaits pour être sûr de se battre pour la couronne dans les étroites rues de Vauvert. Cette chasse a affolé les chronos et l’étape a terminé bien plus tôt que prévu. 46 km/h de moyenne, un train d’enfer sur ce tracé roulant.

    Les équipes de favoris ont su gérer les échappées au sein du court circuit autour de la ville-arrivée. Valentin Retailleau (Total Energies) et Clément Davy (Nice Métropole Côte d’Azur) ont toujours gardé leur flamme et ont tout tenté pour arriver en tête dans les derniers hectomètres. En vain. Les deux Français ont été repris à moins de deux kilomètres de la ligne, après avoir bataillé toute l’après-midi. Les fuyards ont, globalement, eu leurs chances chaque jour sur cette édition de l’Étoile de Bessèges. Mais le peloton n’a rien laissé passer et aucun baroudeur n’a levé les bras, que ce soit à Vauvert, Domessargues ou Bellegarde.

    La dernière montée était courte, pas plus de 500 mètres à 5,5%, loin d’être un supplice pour les coureurs mais tout de même. Une rue peu large où trouver le placement idoine donnait un avantage certain. Les maillots de Decathlon CMA CGM ont dans un premier temps été aperçus. Andrea Mifsud a déclenché le premier et la course s’est affolée. Joppe Heremans a aussi lancé de loin, mais le Belge n’a pas pêché sous le brûlant soleil du Gard. En se plaçant à l’intérieur, Paul Lapeira n’avait plus aucun espace pour le doubler et le Belge s’est offert la victoire devant le leader du classement général.

    Toujours pas de succès pour Lukas Kubis, mais, avant le contre-la-montre final, ce dimanche, c’est bien le Slovaque qui avait l’avantage avec 13 secondes de marge sur Henri Uhlig.