Tag: France

  • [Entretien] Julien Pontes : « C’est aux instances du football d’assumer leurs responsabilités »

    [Entretien] Julien Pontes : « C’est aux instances du football d’assumer leurs responsabilités »

    La Marseillaise : Quel constat établissez-vous au sujet de l’homophobie dans le football français ?

    Julien Pontes : On dénonce des faits d’homophobie dans les stades depuis 2016. Sur ces deux, trois dernières années, on n’a jamais eu autant de faits d’homophobie qu’on a pu matérialiser par des vidéos très explicites, où on entend des chants homophobes. Je rappelle qu’une injure homophobe est punie d’un an de prison et 45 000 euros d’amende, et certaines relève de la provocation à la haine et de l’incitation au meurtre. Ce sont des qualifications pénales très graves. Et, malgré notre travail de matérialisation accablante de ces faits d’homophobie systématique, il n’y a pas de sanction de la part de la Ligue de football professionnelle (LFP) comme elle devrait en application du règlement. La situation n’est pas tenable, en l’état, et on ne voit aucun signe de volonté de faire plus de la part de la LFP. C’est bien beau d’avoir des droits pour les minorités et pour les LGBT. Mais, si ces droits ne sont pas respectés, ça ne sert à rien. Il faut de l’effectivité dans les droits. Il ne faut pas juste que ce soit réservé au Code pénal ou au Code du sport, il faut que ce soit appliqué sur le terrain.

    Au terme de vos échanges avec la députée Danielle Simonnet (L’Après), cette dernière a décidé, en septembre dernier, de porter, avec 32 autres députés, une proposition de loi visant à responsabiliser les clubs pour mettre fin à l’homophobie dans le football. Pourquoi s’attaquer directement aux clubs et non aux supporters concernés ?

    J.P. : Il faut quand même bien distinguer deux responsabilités : la responsabilité individuelle pénale de l’auteur d’un chant homophobe et la responsabilité administrative d’un club à qui on confie l’organisation d’un événement sportif. On considère que c’est d’abord aux instances du football d’assumer leurs responsabilités, avant de s’en prendre à des supporters qui ne sont quelquefois même pas informés des conséquences pénales de leurs actes. Une fois que le travail de prévention et de sanction contre les clubs aura été fait, ça provoquera des prises de conscience parmi les supporters. À ce moment-là, quand le travail d’information, de prévention, aura été fait correctement, on pourra s’intéresser de plus près à la responsabilité pénale des auteurs de chants homophobes. Mais, en l’état actuel de la loi et du Code du sport, il n’y a pas, de manière explicite, une obligation de résultat des clubs par rapport à la bonne organisation et au bon déroulement des matches, ce qui concerne la sécurité des matches. Cette obligation de résultat est d’ailleurs affirmée par le Conseil d’état et qu’il faut simplement la codifier dans la loi.

    Est-ce que cette proposition de loi vaut également pour d’autres discriminations ?

    J.P. : Cette loi concerne les obligations de résultat des clubs par rapport à l’ensemble des discriminations. Mais il se trouve que les faits de racisme, les saluts nazis, donnent lieu plus systématiquement à des sanctions disciplinaires et à des poursuites en justice par les clubs, comme ça a été le cas pour Nancy ou pour l’OGC Nice. Il y a moins de problèmes à prendre position publiquement pour des faits de racisme que pour des faits d’homophobie. Je prends l’exemple de Benoît Payan, maire de Marseille et propriétaire du Stade Vélodrome. Il a pris la parole publiquement pour dénoncer l’odieux chant raciste « les rats » des supporters parisiens, mais n’a jamais pris la parole pour dénoncer l’homophobie dans le football.

  • Un outil pour s’émanciper socialement

    Un outil pour s’émanciper socialement

    Dans une société où la mobilité est communément une clé décisive pour l’insertion professionnelle, le permis de conduire ne devrait pas être un luxe. C’est un outil impératif. Cependant, en France, obtenir ce précieux sésame relève aujourd’hui du parcours du combattant.
    Trois mois d’attente en moyenne pour passer l’examen, parfois jusqu’à un an dans de grandes agglomérations, selon les professionnels du secteur, aujourd’hui en colère.

    Ce délai pénalise les jeunes, les demandeurs d’emploi et globalement et tous ceux pour qui un véhicule est le seul moyen d’accéder à un travail.

    Offrir une chance à chacun

    À cette attente s’ajoute l’obstacle financier. Entre les heures de conduite supplémentaires imposées par cette incertitude et diverses présentations à l’examen, l’addition devient lourde. Souvent inaccessible pour des jeunes déjà ancrés dans la précarité.

    Des aides, comme celle du CPF (compte personnel de formation), restent inaccessibles à la majorité d’étudiants et jeunes en formation, qui doivent financer seuls un permis, dont le coût peut dépasser les 1 200 euros. Un montant très compliqué à réunir à un moment charnière de leur vie, où le permis conditionne régulièrement l’accès à un emploi ou à une formation.

    Le permis de conduire est plus que jamais un outil d’émancipation sociale. Le rendre plus accessible, c’est offrir l’opportunité à chacun de s’engager sur le chemin de l’emploi et de l’indépendance.

    Il est temps que les pouvoirs publiques prennent toute la mesure de cet enjeu.

  • Combattre l’extrême droite et l’uniformisation

    Combattre l’extrême droite et l’uniformisation

    Alors que ces dernières années l’extrême droite a mis le grappin sur plusieurs médias – Cnews, Europe 1, Paris Match, etc. -, un phénomène bien documenté, on connaît moins sa bataille contre le monde de l’édition. À l’instar de Vincent Bolloré, milliardaire ayant racheté Hachette après avoir vendu Editis à Daniel Kretinsky. Au risque de mettre à mal le pluralisme. « Une profession, quand elle n’est pas organisée, pas structurée, pas consciente des enjeux de transformation des métiers, ne peut pas lutter contre toute politique de contamination qui arrive », précise Stéphanie Le Cam, maître de conférences en droit privé à l’Université Rennes 2 et directrice de la ligue des auteurs professionnels. Une contamination brune qui a déjà fait des victimes. Notamment la collection Fayard, qui vient de publier la biographie de… Jordan Bardella. « Un monument qui s’est écroulé », soupire David Demartis, éditeur aux Éditions du Murmure.

    Parallèlement à ces attaques de l’extrême droite, l’édition est également aux prises, depuis quelques années, avec un phénomène d’uniformisation, les grands distributeurs privilégiant ce qui fait vendre. « Le phénomène de best-sellerisation n’a jamais été aussi présent chez les gros éditeurs, qui veulent systématiquement faire des coups. Au début des années 90, nous étions à 3 500 nouveautés à l’année. Aujourd’hui, nous sommes passés à 60 000. Il y a donc une massification de la production, on sature l’espace. On ne sait pas vers quoi le public va se diriger mais si ça marche, les techniques d’impression permettront de faire un stock rapide », souligne David Demartis. Attirés par l’appât du gain, les distributeurs mettent à mal la diversité. « Il y a la volonté de prendre le moins de risques possibles, donc sur une publication très originale, singulière au point que le risque économique est beaucoup plus grand, on a tendance peut-être effectivement à chercher à atténuer tout ça », confirme Stéphanie Le Cam.

    « Prise de conscience »

    Deux phénomènes qui mettent à mal les petites structures. Au risque de définitivement les condamner ? « Il y a une prise de conscience. Aujourd’hui des structures sont de plus en plus capées et ont compris ces enjeux de transformation, de concentration, de politique et donc sont en mesure de répondre mais avec des moyens qui sont, soyons clairs, insuffisants financièrement », reprend Stéphanie Le Cam. Une résistance à l’œuvre qui passe notamment par les médiathèques et libraires, « nos alliés et en première ligne, puisque c’est eux qui vont recevoir par exemple ces bouquins à la vente ou à la prescription », fait valoir David Demartis. Le combat ne fait que commencer.

  • Budget : l’examen se poursuit, jusqu’à la censure ?

    Budget : l’examen se poursuit, jusqu’à la censure ?

    Le compte à rebours est lancé. Les députés poursuivent ce lundi matin l’examen du projet de loi de Finances pour 2026 par les articles 4, 11 et 12. Il s’agit respectivement des textes sur la prorogation en 2026 avec division par deux des taux de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, sur l’anticipation de la suppression progressive de la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises) et sur le renforcement des dispositifs fiscaux de soutien à la géographie prioritaire de la politique de la ville. À eux seuls, ces trois articles cumulent plus de 500 amendements.

    Cet ordre de priorité a été choisi par le gouvernement et annoncé par la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin ce samedi soir, prétextant « la présence aux bancs du ministre Roland Lescure [ministre de l’Économie, Ndlr] qui aura, dans le reste de la semaine, des obligations qui le retiendront loin de Paris ». Ce qui repousse, de fait l’examen de la taxe Zucman, à plus tard dans la semaine.

    « À quel moment vous fixez votre deadline pour voir si vous arrivez à vous mettre d’accord avec le Parti socialiste sur la taxe Zucman, pour qu’on puisse savoir à peu près à quel moment elle sera examinée dans l’hémicycle ? », assène le député LFI Manuel Bompard dans l’hémicycle samedi soir à l’adresse de la ministre, à l’issue de débats houleux. Le coordinateur national des insoumis accuse les socialistes de mener des tractations secrètes avec le gouvernement. Le Premier secrétaire du PS s’en est défendu le lendemain sur le plateau de LCI « les contacts existent avec Sébastien Lecornu et sont normaux (…) Pour l’instant, nous n’avons jamais réussi à conclure sur quoi que ce soit mais la discussion existe », déclare Olivier Faure. Et le leader des socialistes de menacer le Premier ministre : « S’il n’y a pas de marge de manœuvre pour corriger le projet de loi de Finances et la loi de financement de la Sécurité sociale, ce sera terminé. » L’ultimatum est fixé à la fin de la semaine, « si le budget tombe, il n’y aura pas d’autre choix que de censurer et ensuite d’aller à la dissolution », assure celui qui est également député de Seine-et-Marne.

    Le vote solennel sur la partie « recettes » du budget est prévu le 4 novembre.

    Larcher menace

    la réforme des retraites

    Les membres de la commission des Affaires sociales débuteront en parallèle l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) auquel une lettre rectificative a été ajoutée pour suspendre la réforme des retraites. Depuis l’annonce du Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale, de suspendre l’unique loi significative des macronistes, rejetée par les Français, le socle commun manifeste son agacement, la droite en tête.

    Cette fois, les menaces prennent une nouvelle tournure. « Le Sénat rétablira la réforme des retraites », fait savoir dans un entretien au Parisien le président de la chambre haute du Parlement Gérard Larcher. « Nous la votons depuis cinq ans. Je rappelle que son abandon, c’est 30 milliards de déficit en 2035 », justifie-t-il alors que la droite est majoritaire sur les bancs du palais du Luxembourg.

  • Passes d’armes sur le budget dans l’hémicycle

    Passes d’armes sur le budget dans l’hémicycle

    Fait rare, c’est le chef du gouvernement qui, à la tribune de l’Assemblée, a lancé l’ouverture de ces débats budgétaires. Symbole de la gravité du moment. « Le budget que vous propose le gouvernement est imparfait, vous le modifierez et le gouvernement le modifiera aussi pour (…) accompagner les débats », assène Sébastien Lecornu, face à la représentation nationale. « Notre histoire parlementaire a été faite de rapports de force, il est temps qu’elle soit faite de compromis », fait valoir le Premier ministre.

    Le locataire de Matignon s’est engagé à ne pas utiliser l’article 49.3 pour faire passer le texte en force. « Les débats devront aller jusqu’au bout », a-t-il affirmé. S’il ne décide pas, d’ici là, d’user d’une autre arme constitutionnelle, le Parlement pourra voter un projet de loi de Finances, la première fois depuis juin 2022. Le texte en question, qui ne convient à personne, a été rejeté à 11 voix pour et 37 contre en commission des Finances, seuls les députés Renaissance l’ont approuvé. La gauche, le RN et LR, qui a pourtant six ministres au gouvernement, ont voté contre. Les deux autres groupes macronistes, le MoDem et Horizons, ont choisi l’abstention. Une énième preuve, s’il en fallait, de l’implosion du « socle commun ».

    C’est pourquoi, lors de sa prise de parole, Sébastien Lecornu a pris soin de lancer des signaux à sa droite. évoquant « des mesures de valorisation du travail », il a annoncé vouloir travailler à l’instauration de « l’allocation sociale unique », mantra du patron du groupe LR, Laurent Wauquiez.

    Débat sur la taxe Zucman

    « Le PLF et le PLFSS [projet de loi de financement de la Sécurité sociale, Ndlr.] pour 2026 sont porteurs d’un recul terrible. Ce sont les classes modestes et moyennes à qui vous faites les poches : retraités, étudiants, apprentis, travailleurs, allocataires de minima sociaux et même les personnes handicapées », conspue le député communiste Nicolas Sansu. Ainsi, la gauche pousse pour des mesures de justice fiscale, parmi lesquelles figure la taxe Zucman, qui vise les ultrariches et devrait être débattu ce samedi. « Il est incompréhensible que, dans le même temps, on demande des efforts absolument terribles aux Français dans votre budget et qu’on exempte d’efforts ceux qui ont bénéficié de 65 milliards de baisse d’impôts ciblés sur les hauts patrimoines depuis 2017 », pousse le député socialiste Philippe Brun. Après avoir brandi la suspension de la réforme des retraites comme condition à une non-censure, le PS ajoute désormais cette taxation. « S’il n’y a pas d’évolution (…) d’ici lundi, les socialistes voteront contre et censureront », menace le Premier secrétaire des roses, Olivier Faure, sur X.

    Mais les macronistes et la droite font bloc contre cette taxe. « Avec vous, c’est toujours plus. D’abord le renoncement au 49.3, ensuite la suspension de la réforme des retraites et maintenant, vous voudriez nous obliger à voter une taxe Zucman qui frapperait l’outil de travail de nos chefs d’entreprise », proteste la députée Horizons, Félicie Gérard.

    Pour les insoumis, le débat est inutile. « ce texte était invotable lors de son dépôt à l’Assemblée et reste invotable », estime le président de la Commission des Finances, Éric Coquerel. LFI a tenté une motion de rejet préalable et la suppression de l’article liminaire du PLF, tout deux rejeté. Le mouvement mélenchoniste appelle à la censure du gouvernement, redoutant l’hypothèse bien réelle d’un recours aux ordonnances si le Parlement dépasse les délais constitutionnels pour se prononcer.

  • Richomme se lance sur la route du Café

    Richomme se lance sur la route du Café

    Avec une deuxième place au dernier Vendée Globe et à la dernière édition de l’Ocean Race Europe, Yoann Richomme, associé à Corentin Horeau, fait forcément figure de favori. Les deux marins de l’IMOCA Paprec Arkéa, vainqueurs de la Solitaire du Figaro (deux fois pour le Varois en 2016 et 2019 et une fois pour le Breton en 2023), prendront le départ de la Transat Café L’Or, ce dimanche depuis Le Havre, afin de rejoindre Fort-de-France, capitale de la Martinique. « C’est une route plus sympa et moins engagée que dans l’Atlantique Nord comme lors de la Route du Rhum par exemple. Cela fait penser au parcours de la Transat Paprec. On va laisser tout l’archipel des Canaries à tribord. Ça favorise une route dans les alizés même si certains pourraient tenter une route plus Nord », souligne Yoann Richomme, conscient que les conditions météorologiques seront plutôt clémentes au départ. « Ce sera musclé mais navigable. La sortie de la Manche sera rapide et on devrait être à la pointe bretonne en milieu ou en fin de nuit entre dimanche et lundi. La traversée du golfe de Gascogne s’annonce rapide aussi. En tous cas, il ne devrait pas y avoir de gros coups de vent dans les premiers jours comme lors des éditions précédentes », ajoute le skipper de 42 ans, originaire du Var.

    Dernière pour Richomme chez Paprec-Arkéa

    Le tandem Richomme-Horeau participe à sa troisième course de la saison. Leur expérience en commun leur donne un avantage certain sur la concurrence. « Cette saison nous a permis de maîtriser encore un peu plus les phases de vol et c’est un avantage très conséquent par rapport aux autres. On sent collectivement qu’on devient de plus en plus compétitifs. Que ce soit Corentin qui reprendra ensuite le bateau ou moi qui dispute ma dernière course à bord de Paprec Arkéa, on a très envie d’aller chercher la victoire ! », martèle le Fréjusien.

  • Le Grand JT des territoires du 25 octobre

    Le Grand JT des territoires du 25 octobre

    Cette semaine dans le Grand J.T. des Territoires de Cyril Viguier sur TV5 Monde

    Vendanges en Champagne: Sibylle Scherer, PDG de Moët & Chandon (LVMH) explique pourquoi le dérèglement climatique oblige les vignerons à adapter leurs pratiques.

    Dans une enquête de grande ampleur, 20 Minutes TV dénonce le fonctionnement de France Travail. Des dizaines de témoignages soulignent un système sous pression. Extrait dans cette édition, avec un ancien salarié.

    À seulement 10 ans, Jules est déjà champion de France… de puzzle ! Un véritable prodige de la discipline, qui résout chaque partie avec une vitesse déconcertante, loin devant des adultes. À ne pas manquer !

  • Le parcours de la 113e édition du Tour de France officiellement présenté

    Le parcours de la 113e édition du Tour de France officiellement présenté

    Avec un départ prévu de longue date à Barcelone, on pouvait se douter que cette 113e édition du Tour de France allait s’annoncer corsée. Le parcours de la Grande Boucle 2026, qui se tiendra du 4 au 26 juillet prochain, a été présenté ce jeudi. Le futur peloton devra remonter la région catalane pour rejoindre les Pyrénées, avant de mettre le cap vers la Gironde et la Dordogne, où les sprinteurs y trouveront leur compte. L’aventure se poursuivra dans le Massif Central, puis prendra la direction des Vosges et des Alpes, qui accueillera le seul contre-la-montre individuel de cette édition et d’une dernière journée folle à 5 600 mètres de dénivelé positif entre Le Bourg-d’Oisans et l’Alpe d’Huez.

    Passage féminin en Paca

    La célèbre montagne des Hollandais sera au menu deux jours de suite lors des 19e et 20e étapes. « J’avais très envie qu’on arrive par le col de Sarenne, mais on se disait qu’on ne pouvait pas aller à l’Alpe d’Huez sans passer par les 21 lacets. Les gens ne le comprendraient pas. Le seul moyen était donc de le faire deux fois », explique Christian Prudhomme, directeur du Tour, conscient qu’il y avait déjà eu deux arrivées deux jours de suite à l’Alpe d’Huez en 1979. « Les organisateurs s’étaient repliés sur l’Alpe. Cette fois, c’est complètement voulu et ça tombe 40 ans après la victoire de Bernard Hinault main dans la main avec Greg LeMond », insiste Prudhomme, qui espère entretenir le suspense jusqu’au bout avec cette « avant-dernière étape XXL ».

    Quelques jours après l’arrivée du peloton masculin sur les mythiques Champs-Élysées, la 5e édition du Tour de France femmes partira de Lausanne le 1er août, jour de fête nationale en Suisse. Parmi les neuf étapes au total, une seule sera un contre-la-montre individuel de 21 kilomètres en Côte d’Or. Mais la principale attraction de cette Grande Boucle 2026 restera l’ascension du Mont Ventoux, escaladé par Bédoin, son versant le plus dur. « Je suis très fière de pouvoir inscrire le Mont Ventoux dans notre jeune histoire du Tour. C’est un col emblématique. Difficile de faire plus majestueux », insiste Marion Rousse, directrice du Tour féminin. La région Paca sera à l’honneur jusqu’au bout, avec une dernière étape à Nice, où les cols d’Eze, de l’ajout et des Quatre-Chemins réserveront leur lot de surprises.

  • Tour de France : le parcours de la 113e édition a été dévoilé

    Tour de France : le parcours de la 113e édition a été dévoilé

    Avec un départ prévu de longue date à Barcelone, on pouvait se douter que cette 113e édition du Tour de France allait s’annoncer corsée. Le parcours de la Grande Boucle 2026, qui se tiendra du 4 au 26 juillet prochain, a été présenté ce jeudi. Le futur peloton devra remonter la région catalane pour rejoindre les Pyrénées, avant de mettre le cap vers la Gironde et la Dordogne, où les sprinteurs y trouveront leur compte. L’aventure se poursuivra dans le Massif Central, puis prendre la direction des Vosges et des Alpes, qui accueillera le seul contre-la-montre individuel de cette édition et d’une dernière journée folle à 5 600 mètres de dénivelé positif entre Le Bourg-d’Oisans et l’Alpe d’Huez.

    Le programme du Tour de France 2026 :

    * Etape 1 – samedi 4 juillet : Barcelone-Barcelone (CLM par équipes de 19 km)

    * Etape 2 – dimanche 5 juillet : Tarragone-Barcelone (182 km)

    * Etape 3 – lundi 6 juillet : Granollers-Les Angles (196 km)

    * Etape 4 – mardi 7 juillet : Carcassonne-Foix (182 km)

    * Etape 5 – mercredi 8 juillet : Lannemezan-Pau (158 km)

    * Etape 6 – jeudi 9 juillet : Pau-Gavarnie-Gèdre (186 km)

    * Etape 7 – vendredi 10 juillet : Hagetmau-Bordeaux (175 km)

    * Etape 8 – samedi 11 juillet : Périgueux-Bergerac (182 km)

    * Etape 9 – dimanche 12 juillet : Malemort-Ussel (185 km)

    * Repos – lundi 13 juillet

    * Etape 10 – mardi 14 juillet : Aurillac-Le Lioran (167 km)

    * Etape 11 – mercredi 15 juillet : Vichy-Nevers (161 km)

    * Etape 12 – jeudi 16 juillet : Circuit Nevers Magny-Cours-Chalon-sur-Saône (181 km)

    * Etape 13 – vendredi 17 juillet : Dole-Belfort (205 km)

    * Etape 14 – samedi 18 juillet : Mulhouse-Le Markstein Fellering (155 km)

    * Etape 15 – dimanche 19 juillet : Champagnole-Plateau de SolaisonRepos – lundi 20 juillet

    * Etape 16 – mardi 21 juillet : Evian-les-Bains-Thonon-les-Bains (CLM individuel de 26 km)

    * Etape 17 – mercredi 22 juillet : Chambéry-Voiron (175 km)

    * Etape 18 – jeudi 23 juillet : Voiron-Orcières-Merlette (185 km)

    * Etape 19 – vendredi 24 juillet : Gap-Alpe d’Huez (128 km)

    * Etape 20 – samedi 25 juillet : Le Bourg d’Oisans-Alpe d’Huez (171 km)

    * Etape 21 – dimanche 26 juillet : Thoiry-Paris (130 km)

    L’Alpe d’Huez, 40 ans après le sacre d’Hinault

    La célèbre montagne des Hollandais sera au menu deux jours de suite lors des 19e et 20e étapes. Si la journée du vendredi se terminera par l’ascension classique des 21 virages, celle du lendemain constituera l’étape-reine avec pas moins de 5 600 mètres de dénivelé positif. « J’avais très envie qu’on arrive par le col de Sarenne mais on se disait qu’on ne pouvait pas aller à l’Alpe d’Huez sans passer par les 21 lacets. Les gens ne le comprendraient pas. Le seul moyen était donc de le faire deux fois », explique Christian Prudhomme, directeur du Tour, conscient qu’il y avait déjà eu deux arrivées deux jours de suite à l’Alpe d’Huez en 1979. « Les organisateurs s’étaient repliés sur l’Alpe. Cette fois, c’est complètement voulu et ça tombe 40 ans après la victoire de Bernard Hinault main dans la main avec Greg LeMond », insiste Prudhomme, qui espère entretenir le suspense jusqu’au bout avec cette « avant-dernière étape XXL ».

    Le Mont Ventoux au cœur de la Grande Boucle féminine

    Quelques jours après l’arrivée du peloton masculin sur les mythiques Champs-Elysées, avec un passage sur la Butte Montmartre, la cinquième édition du Tour de France femmes partira de Lausanne le 1er août, jour de fête nationale en Suisse.

    Parmi les neuf étapes au total, une seule sera un contre-la-montre individuel de 21 kilomètres en Côte d’Or. Mais la principale attraction de cette Grande Boucle 2026 restera l’ascension du Mont Ventoux, escaladé par Bédoin, son versant le plus dur. « Je suis très fière de pouvoir inscrire le Mont Ventoux dans notre jeune histoire du Tour. C’est un col emblématique. Difficile de faire plus majestueux », insiste Marion Rousse, directrice du Tour féminin.

    Le programme du Tour de France femmes 2026 :

    * Étape 1 – 1er août 2026: Lausanne > Lausanne (137km)

    * Étape 2 – 2 août 2026: Aigle > Genève (149km)

    * Étape 3 – 3 août 2026: Genève > Poligny (157km)

    * Étape 4 – Gevrey-Chambertin > Dijon (21km)

    * Étape 5 – Mâcon > Belleville-en-Beaujolais (140km)

    * Étape 6 – Montbrison > Tournon-sur-Rhône (153km)

    * Étape 7 – La Voulte-sur-Rhône > Mont Ventoux (144km)

    * Étape 8 – Sisteron > Nice (175km)

    * Étape 9 – Nice > Nice (99km)

    Le Géant de Provence succède dans la série des ascensions légendaires intégrées au Tour femmes à la Super Planche des Belles Filles en 2022, le Tourmalet en 2023, l’Alpe d’Huez en 2024 et la Madeleine où Pauline Ferrand-Prévot avait construit son succès l’été dernier. La région Paca sera à l’honneur jusqu’au bout, avec une dernière étape à Nice, où les cols d’Eze, de l’ajout et des Quatre-Chemins réserveront leur lot de surprises. « La dernière étape est, pour moi, aussi une étape de montagne », souligne Marion Rousse. « Il y aura du suspense jusqu’au bout. Personne ne pourra dire en haut du Mont Ventoux que le Tour est joué. Si je devais résumer ce parcours par un mot c’est malicieux, car sur toutes les étapes il y a un piège. »

  • [Edito] Jours de vérité

    [Edito] Jours de vérité

    La période inédite d’instabilité sous la Ve République ouverte par la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron, à la demande du RN, est entrée dans une nouvelle phase.

    Une période qui va compter des jours de vérité. En l’absence de 49.3 et de majorité réelle parmi les députés et donc au sein de la commission des finances, seuls les votes compteront. Qu’importent les discours, les explications de texte, les postures médiatiques, les uns et les autres devront se positionner sur les sujets en débat en assumant les conséquences dans la vie concrète des Français.

    La seule issue à la crise, c’est le progrès social

    Plus ou moins de justice fiscale ? Taxe Zucman ou non ? Plus ou moins de services publics ? Gel des prestations sociales et des pensions de retraite ou non ?

    Les premiers votes montrent une extrême droite qui, à contre-courant de ses discours de campagne, vole au secours du bloc macroniste et libéral.

    Les socialistes devront démontrer que la non-censure n’est pas la porte ouverte à une pléiade de reculs sociaux.

    Toute la gauche devra obtenir des macronistes une lettre rectificative inscrivant dans le marbre la suspension de la réforme des retraites, premier pas vers son abrogation.

    Dans cette période de vérité, le monde du travail ne doit pas rester spectateur de la discussion parlementaire, mais exiger son dû.

    La seule issue à la crise, c’est le progrès social.