Tag: France

  • Budget : l’examen se poursuit, jusqu’à la censure ?

    Budget : l’examen se poursuit, jusqu’à la censure ?

    Le compte à rebours est lancé. Les députés poursuivent ce lundi matin l’examen du projet de loi de Finances pour 2026 par les articles 4, 11 et 12. Il s’agit respectivement des textes sur la prorogation en 2026 avec division par deux des taux de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, sur l’anticipation de la suppression progressive de la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises) et sur le renforcement des dispositifs fiscaux de soutien à la géographie prioritaire de la politique de la ville. À eux seuls, ces trois articles cumulent plus de 500 amendements.

    Cet ordre de priorité a été choisi par le gouvernement et annoncé par la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin ce samedi soir, prétextant « la présence aux bancs du ministre Roland Lescure [ministre de l’Économie, Ndlr] qui aura, dans le reste de la semaine, des obligations qui le retiendront loin de Paris ». Ce qui repousse, de fait l’examen de la taxe Zucman, à plus tard dans la semaine.

    « À quel moment vous fixez votre deadline pour voir si vous arrivez à vous mettre d’accord avec le Parti socialiste sur la taxe Zucman, pour qu’on puisse savoir à peu près à quel moment elle sera examinée dans l’hémicycle ? », assène le député LFI Manuel Bompard dans l’hémicycle samedi soir à l’adresse de la ministre, à l’issue de débats houleux. Le coordinateur national des insoumis accuse les socialistes de mener des tractations secrètes avec le gouvernement. Le Premier secrétaire du PS s’en est défendu le lendemain sur le plateau de LCI « les contacts existent avec Sébastien Lecornu et sont normaux (…) Pour l’instant, nous n’avons jamais réussi à conclure sur quoi que ce soit mais la discussion existe », déclare Olivier Faure. Et le leader des socialistes de menacer le Premier ministre : « S’il n’y a pas de marge de manœuvre pour corriger le projet de loi de Finances et la loi de financement de la Sécurité sociale, ce sera terminé. » L’ultimatum est fixé à la fin de la semaine, « si le budget tombe, il n’y aura pas d’autre choix que de censurer et ensuite d’aller à la dissolution », assure celui qui est également député de Seine-et-Marne.

    Le vote solennel sur la partie « recettes » du budget est prévu le 4 novembre.

    Larcher menace

    la réforme des retraites

    Les membres de la commission des Affaires sociales débuteront en parallèle l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) auquel une lettre rectificative a été ajoutée pour suspendre la réforme des retraites. Depuis l’annonce du Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale, de suspendre l’unique loi significative des macronistes, rejetée par les Français, le socle commun manifeste son agacement, la droite en tête.

    Cette fois, les menaces prennent une nouvelle tournure. « Le Sénat rétablira la réforme des retraites », fait savoir dans un entretien au Parisien le président de la chambre haute du Parlement Gérard Larcher. « Nous la votons depuis cinq ans. Je rappelle que son abandon, c’est 30 milliards de déficit en 2035 », justifie-t-il alors que la droite est majoritaire sur les bancs du palais du Luxembourg.

  • Passes d’armes sur le budget dans l’hémicycle

    Passes d’armes sur le budget dans l’hémicycle

    Fait rare, c’est le chef du gouvernement qui, à la tribune de l’Assemblée, a lancé l’ouverture de ces débats budgétaires. Symbole de la gravité du moment. « Le budget que vous propose le gouvernement est imparfait, vous le modifierez et le gouvernement le modifiera aussi pour (…) accompagner les débats », assène Sébastien Lecornu, face à la représentation nationale. « Notre histoire parlementaire a été faite de rapports de force, il est temps qu’elle soit faite de compromis », fait valoir le Premier ministre.

    Le locataire de Matignon s’est engagé à ne pas utiliser l’article 49.3 pour faire passer le texte en force. « Les débats devront aller jusqu’au bout », a-t-il affirmé. S’il ne décide pas, d’ici là, d’user d’une autre arme constitutionnelle, le Parlement pourra voter un projet de loi de Finances, la première fois depuis juin 2022. Le texte en question, qui ne convient à personne, a été rejeté à 11 voix pour et 37 contre en commission des Finances, seuls les députés Renaissance l’ont approuvé. La gauche, le RN et LR, qui a pourtant six ministres au gouvernement, ont voté contre. Les deux autres groupes macronistes, le MoDem et Horizons, ont choisi l’abstention. Une énième preuve, s’il en fallait, de l’implosion du « socle commun ».

    C’est pourquoi, lors de sa prise de parole, Sébastien Lecornu a pris soin de lancer des signaux à sa droite. évoquant « des mesures de valorisation du travail », il a annoncé vouloir travailler à l’instauration de « l’allocation sociale unique », mantra du patron du groupe LR, Laurent Wauquiez.

    Débat sur la taxe Zucman

    « Le PLF et le PLFSS [projet de loi de financement de la Sécurité sociale, Ndlr.] pour 2026 sont porteurs d’un recul terrible. Ce sont les classes modestes et moyennes à qui vous faites les poches : retraités, étudiants, apprentis, travailleurs, allocataires de minima sociaux et même les personnes handicapées », conspue le député communiste Nicolas Sansu. Ainsi, la gauche pousse pour des mesures de justice fiscale, parmi lesquelles figure la taxe Zucman, qui vise les ultrariches et devrait être débattu ce samedi. « Il est incompréhensible que, dans le même temps, on demande des efforts absolument terribles aux Français dans votre budget et qu’on exempte d’efforts ceux qui ont bénéficié de 65 milliards de baisse d’impôts ciblés sur les hauts patrimoines depuis 2017 », pousse le député socialiste Philippe Brun. Après avoir brandi la suspension de la réforme des retraites comme condition à une non-censure, le PS ajoute désormais cette taxation. « S’il n’y a pas d’évolution (…) d’ici lundi, les socialistes voteront contre et censureront », menace le Premier secrétaire des roses, Olivier Faure, sur X.

    Mais les macronistes et la droite font bloc contre cette taxe. « Avec vous, c’est toujours plus. D’abord le renoncement au 49.3, ensuite la suspension de la réforme des retraites et maintenant, vous voudriez nous obliger à voter une taxe Zucman qui frapperait l’outil de travail de nos chefs d’entreprise », proteste la députée Horizons, Félicie Gérard.

    Pour les insoumis, le débat est inutile. « ce texte était invotable lors de son dépôt à l’Assemblée et reste invotable », estime le président de la Commission des Finances, Éric Coquerel. LFI a tenté une motion de rejet préalable et la suppression de l’article liminaire du PLF, tout deux rejeté. Le mouvement mélenchoniste appelle à la censure du gouvernement, redoutant l’hypothèse bien réelle d’un recours aux ordonnances si le Parlement dépasse les délais constitutionnels pour se prononcer.

  • Richomme se lance sur la route du Café

    Richomme se lance sur la route du Café

    Avec une deuxième place au dernier Vendée Globe et à la dernière édition de l’Ocean Race Europe, Yoann Richomme, associé à Corentin Horeau, fait forcément figure de favori. Les deux marins de l’IMOCA Paprec Arkéa, vainqueurs de la Solitaire du Figaro (deux fois pour le Varois en 2016 et 2019 et une fois pour le Breton en 2023), prendront le départ de la Transat Café L’Or, ce dimanche depuis Le Havre, afin de rejoindre Fort-de-France, capitale de la Martinique. « C’est une route plus sympa et moins engagée que dans l’Atlantique Nord comme lors de la Route du Rhum par exemple. Cela fait penser au parcours de la Transat Paprec. On va laisser tout l’archipel des Canaries à tribord. Ça favorise une route dans les alizés même si certains pourraient tenter une route plus Nord », souligne Yoann Richomme, conscient que les conditions météorologiques seront plutôt clémentes au départ. « Ce sera musclé mais navigable. La sortie de la Manche sera rapide et on devrait être à la pointe bretonne en milieu ou en fin de nuit entre dimanche et lundi. La traversée du golfe de Gascogne s’annonce rapide aussi. En tous cas, il ne devrait pas y avoir de gros coups de vent dans les premiers jours comme lors des éditions précédentes », ajoute le skipper de 42 ans, originaire du Var.

    Dernière pour Richomme chez Paprec-Arkéa

    Le tandem Richomme-Horeau participe à sa troisième course de la saison. Leur expérience en commun leur donne un avantage certain sur la concurrence. « Cette saison nous a permis de maîtriser encore un peu plus les phases de vol et c’est un avantage très conséquent par rapport aux autres. On sent collectivement qu’on devient de plus en plus compétitifs. Que ce soit Corentin qui reprendra ensuite le bateau ou moi qui dispute ma dernière course à bord de Paprec Arkéa, on a très envie d’aller chercher la victoire ! », martèle le Fréjusien.

  • Le Grand JT des territoires du 25 octobre

    Le Grand JT des territoires du 25 octobre

    Cette semaine dans le Grand J.T. des Territoires de Cyril Viguier sur TV5 Monde

    Vendanges en Champagne: Sibylle Scherer, PDG de Moët & Chandon (LVMH) explique pourquoi le dérèglement climatique oblige les vignerons à adapter leurs pratiques.

    Dans une enquête de grande ampleur, 20 Minutes TV dénonce le fonctionnement de France Travail. Des dizaines de témoignages soulignent un système sous pression. Extrait dans cette édition, avec un ancien salarié.

    À seulement 10 ans, Jules est déjà champion de France… de puzzle ! Un véritable prodige de la discipline, qui résout chaque partie avec une vitesse déconcertante, loin devant des adultes. À ne pas manquer !

  • Le parcours de la 113e édition du Tour de France officiellement présenté

    Le parcours de la 113e édition du Tour de France officiellement présenté

    Avec un départ prévu de longue date à Barcelone, on pouvait se douter que cette 113e édition du Tour de France allait s’annoncer corsée. Le parcours de la Grande Boucle 2026, qui se tiendra du 4 au 26 juillet prochain, a été présenté ce jeudi. Le futur peloton devra remonter la région catalane pour rejoindre les Pyrénées, avant de mettre le cap vers la Gironde et la Dordogne, où les sprinteurs y trouveront leur compte. L’aventure se poursuivra dans le Massif Central, puis prendra la direction des Vosges et des Alpes, qui accueillera le seul contre-la-montre individuel de cette édition et d’une dernière journée folle à 5 600 mètres de dénivelé positif entre Le Bourg-d’Oisans et l’Alpe d’Huez.

    Passage féminin en Paca

    La célèbre montagne des Hollandais sera au menu deux jours de suite lors des 19e et 20e étapes. « J’avais très envie qu’on arrive par le col de Sarenne, mais on se disait qu’on ne pouvait pas aller à l’Alpe d’Huez sans passer par les 21 lacets. Les gens ne le comprendraient pas. Le seul moyen était donc de le faire deux fois », explique Christian Prudhomme, directeur du Tour, conscient qu’il y avait déjà eu deux arrivées deux jours de suite à l’Alpe d’Huez en 1979. « Les organisateurs s’étaient repliés sur l’Alpe. Cette fois, c’est complètement voulu et ça tombe 40 ans après la victoire de Bernard Hinault main dans la main avec Greg LeMond », insiste Prudhomme, qui espère entretenir le suspense jusqu’au bout avec cette « avant-dernière étape XXL ».

    Quelques jours après l’arrivée du peloton masculin sur les mythiques Champs-Élysées, la 5e édition du Tour de France femmes partira de Lausanne le 1er août, jour de fête nationale en Suisse. Parmi les neuf étapes au total, une seule sera un contre-la-montre individuel de 21 kilomètres en Côte d’Or. Mais la principale attraction de cette Grande Boucle 2026 restera l’ascension du Mont Ventoux, escaladé par Bédoin, son versant le plus dur. « Je suis très fière de pouvoir inscrire le Mont Ventoux dans notre jeune histoire du Tour. C’est un col emblématique. Difficile de faire plus majestueux », insiste Marion Rousse, directrice du Tour féminin. La région Paca sera à l’honneur jusqu’au bout, avec une dernière étape à Nice, où les cols d’Eze, de l’ajout et des Quatre-Chemins réserveront leur lot de surprises.

  • Tour de France : le parcours de la 113e édition a été dévoilé

    Tour de France : le parcours de la 113e édition a été dévoilé

    Avec un départ prévu de longue date à Barcelone, on pouvait se douter que cette 113e édition du Tour de France allait s’annoncer corsée. Le parcours de la Grande Boucle 2026, qui se tiendra du 4 au 26 juillet prochain, a été présenté ce jeudi. Le futur peloton devra remonter la région catalane pour rejoindre les Pyrénées, avant de mettre le cap vers la Gironde et la Dordogne, où les sprinteurs y trouveront leur compte. L’aventure se poursuivra dans le Massif Central, puis prendre la direction des Vosges et des Alpes, qui accueillera le seul contre-la-montre individuel de cette édition et d’une dernière journée folle à 5 600 mètres de dénivelé positif entre Le Bourg-d’Oisans et l’Alpe d’Huez.

    Le programme du Tour de France 2026 :

    * Etape 1 – samedi 4 juillet : Barcelone-Barcelone (CLM par équipes de 19 km)

    * Etape 2 – dimanche 5 juillet : Tarragone-Barcelone (182 km)

    * Etape 3 – lundi 6 juillet : Granollers-Les Angles (196 km)

    * Etape 4 – mardi 7 juillet : Carcassonne-Foix (182 km)

    * Etape 5 – mercredi 8 juillet : Lannemezan-Pau (158 km)

    * Etape 6 – jeudi 9 juillet : Pau-Gavarnie-Gèdre (186 km)

    * Etape 7 – vendredi 10 juillet : Hagetmau-Bordeaux (175 km)

    * Etape 8 – samedi 11 juillet : Périgueux-Bergerac (182 km)

    * Etape 9 – dimanche 12 juillet : Malemort-Ussel (185 km)

    * Repos – lundi 13 juillet

    * Etape 10 – mardi 14 juillet : Aurillac-Le Lioran (167 km)

    * Etape 11 – mercredi 15 juillet : Vichy-Nevers (161 km)

    * Etape 12 – jeudi 16 juillet : Circuit Nevers Magny-Cours-Chalon-sur-Saône (181 km)

    * Etape 13 – vendredi 17 juillet : Dole-Belfort (205 km)

    * Etape 14 – samedi 18 juillet : Mulhouse-Le Markstein Fellering (155 km)

    * Etape 15 – dimanche 19 juillet : Champagnole-Plateau de SolaisonRepos – lundi 20 juillet

    * Etape 16 – mardi 21 juillet : Evian-les-Bains-Thonon-les-Bains (CLM individuel de 26 km)

    * Etape 17 – mercredi 22 juillet : Chambéry-Voiron (175 km)

    * Etape 18 – jeudi 23 juillet : Voiron-Orcières-Merlette (185 km)

    * Etape 19 – vendredi 24 juillet : Gap-Alpe d’Huez (128 km)

    * Etape 20 – samedi 25 juillet : Le Bourg d’Oisans-Alpe d’Huez (171 km)

    * Etape 21 – dimanche 26 juillet : Thoiry-Paris (130 km)

    L’Alpe d’Huez, 40 ans après le sacre d’Hinault

    La célèbre montagne des Hollandais sera au menu deux jours de suite lors des 19e et 20e étapes. Si la journée du vendredi se terminera par l’ascension classique des 21 virages, celle du lendemain constituera l’étape-reine avec pas moins de 5 600 mètres de dénivelé positif. « J’avais très envie qu’on arrive par le col de Sarenne mais on se disait qu’on ne pouvait pas aller à l’Alpe d’Huez sans passer par les 21 lacets. Les gens ne le comprendraient pas. Le seul moyen était donc de le faire deux fois », explique Christian Prudhomme, directeur du Tour, conscient qu’il y avait déjà eu deux arrivées deux jours de suite à l’Alpe d’Huez en 1979. « Les organisateurs s’étaient repliés sur l’Alpe. Cette fois, c’est complètement voulu et ça tombe 40 ans après la victoire de Bernard Hinault main dans la main avec Greg LeMond », insiste Prudhomme, qui espère entretenir le suspense jusqu’au bout avec cette « avant-dernière étape XXL ».

    Le Mont Ventoux au cœur de la Grande Boucle féminine

    Quelques jours après l’arrivée du peloton masculin sur les mythiques Champs-Elysées, avec un passage sur la Butte Montmartre, la cinquième édition du Tour de France femmes partira de Lausanne le 1er août, jour de fête nationale en Suisse.

    Parmi les neuf étapes au total, une seule sera un contre-la-montre individuel de 21 kilomètres en Côte d’Or. Mais la principale attraction de cette Grande Boucle 2026 restera l’ascension du Mont Ventoux, escaladé par Bédoin, son versant le plus dur. « Je suis très fière de pouvoir inscrire le Mont Ventoux dans notre jeune histoire du Tour. C’est un col emblématique. Difficile de faire plus majestueux », insiste Marion Rousse, directrice du Tour féminin.

    Le programme du Tour de France femmes 2026 :

    * Étape 1 – 1er août 2026: Lausanne > Lausanne (137km)

    * Étape 2 – 2 août 2026: Aigle > Genève (149km)

    * Étape 3 – 3 août 2026: Genève > Poligny (157km)

    * Étape 4 – Gevrey-Chambertin > Dijon (21km)

    * Étape 5 – Mâcon > Belleville-en-Beaujolais (140km)

    * Étape 6 – Montbrison > Tournon-sur-Rhône (153km)

    * Étape 7 – La Voulte-sur-Rhône > Mont Ventoux (144km)

    * Étape 8 – Sisteron > Nice (175km)

    * Étape 9 – Nice > Nice (99km)

    Le Géant de Provence succède dans la série des ascensions légendaires intégrées au Tour femmes à la Super Planche des Belles Filles en 2022, le Tourmalet en 2023, l’Alpe d’Huez en 2024 et la Madeleine où Pauline Ferrand-Prévot avait construit son succès l’été dernier. La région Paca sera à l’honneur jusqu’au bout, avec une dernière étape à Nice, où les cols d’Eze, de l’ajout et des Quatre-Chemins réserveront leur lot de surprises. « La dernière étape est, pour moi, aussi une étape de montagne », souligne Marion Rousse. « Il y aura du suspense jusqu’au bout. Personne ne pourra dire en haut du Mont Ventoux que le Tour est joué. Si je devais résumer ce parcours par un mot c’est malicieux, car sur toutes les étapes il y a un piège. »

  • [Edito] Jours de vérité

    [Edito] Jours de vérité

    La période inédite d’instabilité sous la Ve République ouverte par la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron, à la demande du RN, est entrée dans une nouvelle phase.

    Une période qui va compter des jours de vérité. En l’absence de 49.3 et de majorité réelle parmi les députés et donc au sein de la commission des finances, seuls les votes compteront. Qu’importent les discours, les explications de texte, les postures médiatiques, les uns et les autres devront se positionner sur les sujets en débat en assumant les conséquences dans la vie concrète des Français.

    La seule issue à la crise, c’est le progrès social

    Plus ou moins de justice fiscale ? Taxe Zucman ou non ? Plus ou moins de services publics ? Gel des prestations sociales et des pensions de retraite ou non ?

    Les premiers votes montrent une extrême droite qui, à contre-courant de ses discours de campagne, vole au secours du bloc macroniste et libéral.

    Les socialistes devront démontrer que la non-censure n’est pas la porte ouverte à une pléiade de reculs sociaux.

    Toute la gauche devra obtenir des macronistes une lettre rectificative inscrivant dans le marbre la suspension de la réforme des retraites, premier pas vers son abrogation.

    Dans cette période de vérité, le monde du travail ne doit pas rester spectateur de la discussion parlementaire, mais exiger son dû.

    La seule issue à la crise, c’est le progrès social.

  • [Edito] Jours de vérité

    [Edito] Jours de vérité

    La période inédite d’instabilité sous la Ve République ouverte par la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron, à la demande du RN, est entrée dans une nouvelle phase.

    Une période qui va compter des jours de vérité. En l’absence de 49.3 et de majorité réelle parmi les députés et donc au sein de la commission des finances, seuls les votes compteront. Qu’importent les discours, les explications de texte, les postures médiatiques, les uns et les autres devront se positionner sur les sujets en débat en assumant les conséquences dans la vie concrète des Français.

    La seule issue à la crise, c’est le progrès social

    Plus ou moins de justice fiscale ? Taxe Zucman ou non ? Plus ou moins de services publics ? Gel des prestations sociales et des pensions de retraite ou non ?

    Les premiers votes montrent une extrême droite qui, à contre-courant de ses discours de campagne, vole au secours du bloc macroniste et libéral.

    Les socialistes devront démontrer que la non-censure n’est pas la porte ouverte à une pléiade de reculs sociaux.

    Toute la gauche devra obtenir des macronistes une lettre rectificative inscrivant dans le marbre la suspension de la réforme des retraites, premier pas vers son abrogation.

    Dans cette période de vérité, le monde du travail ne doit pas rester spectateur de la discussion parlementaire, mais exiger son dû.

    La seule issue à la crise, c’est le progrès social.

  • Sanctions contre les chômeurs : l’État attaqué en justice

    Sanctions contre les chômeurs : l’État attaqué en justice

    Dix associations, dont le Secours catholique, Emmaüs France et ATD Quart-Monde, ainsi que plusieurs syndicats (CFDT, CGT, Unsa, Solidaires), ont déposé quatre recours devant le Conseil d’État contre le décret du 31 mai 2025. Ce dernier instaure un nouveau régime de sanctions pour les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires du RSA.

    Ce texte, issu de la loi « plein emploi » de décembre 2023, prévoit notamment des suspensions d’allocations pouvant aller de 30 à 100%, pour une durée d’un à quatre mois, en cas de manquement aux obligations définies dans un « contrat d’engagement ». Un demandeur d’emploi doit, en effet, élaborer ou actualiser un contrat d’engagement prouvant qu’il recherche bien un travail.

    Les associations dénoncent une atteinte aux droits fondamentaux et une logique punitive qui fragilise les plus précaires. Le décret introduit le principe de « suspension-remobilisation », censé éviter les radiations automatiques. Mais, dans les faits, les sanctions peuvent être déclenchées pour des absences à des rendez-vous, des formations non suivies ou encore des démarches jugées insuffisantes. Cette disparité territoriale est pointée comme source d’inégalités.

    Lors d’une conférence de presse, Denis Gravouil, pour la CGT, a rappelé que « le non-recours aux droits est déjà considérable », indique Le Parisien. Elie Lambert, secrétaire national de l’union syndicale Solidaires, a accusé le gouvernement de provoquer « le découragement des allocataires, pour les dissuader de solliciter ce filet de survie », rapporte Le Parisien.

    « Une culture du contrôle »

    La « suspension-remobilisation » permet de sanctionner « plus, plus fort et plus vite », a dénoncé Lydie Nicol pour la CFDT, citée par Les échos. « Alors que ça devrait être une question de principe, ça devient une sorte de rétribution au mérite », a critiqué de son côté Nathalie Tehio, présidente de la Ligue des droits de l’homme.

    Le collectif argumente dans un communiqué que le décret porte « atteinte au droit et à des moyens convenables d’existence » avec la suppression du RSA. Il épingle un manque de proportionnalité et des inégalités entre les différents départements.

    Les Départements, compétents pour le RSA, disposent d’une large autonomie pour fixer les seuils de suspension ou déléguer cette tâche à France Travail.

    Luc Chevalier, syndiqué à Sud et agent à France Travail, a cité des cas de départements dans lesquels le taux de sanction était systématiquement maximal. « Il y a un arbitraire total au service de la volonté de la direction de France Travail d’instaurer une culture du contrôle », a-t-il critiqué après des échos.

    « L’objectif, c’est de viser l’abrogation »

    Une fois notifié, le demandeur d’emploi a dix jours pour contester la décision, « ce qui, par rapport à la difficulté de vie de ces personnes, paraît complètement inadapté », selon Isabelle Doresse, vice-présidente d’ATD Quart-Monde. « Les moyens n’ont pas été mis au regard de la charge de travail supplémentaire », a estimé Vincent Lalouette, représentant de la FSU et agent de France Travail, appuyé par Elie Lambert, lui aussi employé de l’opérateur public, qui a critiqué luis aussi « une culture du contrôle ».

    Cette mesure appauvrit encore plus les plus précaires, selon ces associations. « L’objectif, c’est de viser l’abrogation de ce décret », insiste auprès de Radio France Sophie Rigard, chargée de plaidoyer au Secours Catholique. Travail pointe, au contraire, un nouveau barème de sanctions plus juste et progressif.

  • La Bonne Mère équipée d’un paratonnerre de dieu !

    La Bonne Mère équipée d’un paratonnerre de dieu !

    La restauration de la statue de la Bonne Mère mobilise de nombreux corps de métiers. Il en est un méconnu et de première importance : l’installateur des paratonnerres. Olivier Heintz, 42 ans, dirigeant de la société Protibat Sud basée à Aubagne, a renouvelé le dispositif de paratonnerres qui équipe la couronne de la statue de la Vierge. Il a également équipé l’église des Réformés, la cathédrale de la Major et celle de Saint-Sauveur à Aix-en-Provence, mais aussi des usines, des administrations.

    L’homme connaît parfaitement la cinétique des orages, les variables de polarité, d’intensité et surtout le monument à protéger. « Depuis tout petit, je viens ici. J’ai eu la chance de pouvoir monter avec mon père dans la structure et de l’accompagner pour l’entretien régulier des paratonnerres. » L’entreprise familiale a installé, il y a 35 ans, le précédent modèle qui était doté d’antennes radioactives et de panneaux photovoltaïques. Les nouvelles normes interdisent cette présence de radium 226, qui était censée augmenter la conductivité électrique autour des pointes. La Bonne Mère est désormais dotée d’un Pulsar à dispositif d’amorçage de la société française AAB-Helita.

    « Tout se joue

    en 30 millisecondes »

    « La couronne est équipée de quatre pointes captrices de 30 cm, détaille Olivier Heintz. Quand le dispositif électronique interne détecte une montée du champ électrique ambiant, des générateurs s’activent et génèrent l’amorçage d’un arc ascendant, une impulsion électrique haute tension pour éviter le risque d’impact direct de la foudre sur la structure protégée. » Le paratonnerre central de 2 mètres, qui surmonte la couronne, anticipe la foudre et déclenche un rayon ionisant ascendant de protection qui va attirer le traceur descendant du nuage et canaliser la foudre à son point de rencontre. « Tout se joue en 30 millisecondes. La foudre, c’est une décharge de 100 000 à 200 000 ampères qui disparaît aussi vite. »

    Et la Bonne Mère prend régulièrement la foudre. En 30 ans, le compteur de l’ancien paratonnerre a dénombré 980 impacts sur la Vierge, soit 30 par an. La foudre, c’est une énergie soudaine et colossale. Des études ont montré qu’au point d‘impact, la température atteint 30 000 degrés, cinq fois la surface du soleil. « Il n’y a eu aucun dommage sur la statue, qui est entièrement en cuivre galvanisé et sert de conducteur. En retirant l’ancien paratonnerre, on a vu que les pointes étaient noircies avec des coulures de métal par endroits », explique Olivier Heintz.

    Toutes les pointes et masses métalliques en toiture sont interconnectées et raccordées entre elles avec des conducteurs de descente sur les façades et toute la croix du dôme pour écouler les courants dans le sol. « Mon père avait fait des maillages conducteurs périphériques en cuivre qui sont enterrés sur des centaines de mètres sous les parkings de la basilique car sur un sol rocailleux la conductivité est mauvaise. »

    Le réseau européen de détection de la foudre (ELDN) a décompté 46 131 éclairs, l’an dernier, en région Paca. La commune d’Arles a même été la plus foudroyée de France avec 489 impacts au sol (nombre d’éclairs nuage-sol par km² et par an) et un point d’orgue atteint le 21 juillet 2024 qui a concentré 165 éclairs en 24 heures. « Depuis une dizaine d’années, on voit des coups de foudre qui dépassent largement les 200 000 ampères », observe M. Heintz. « En juillet dernier, on a eu des coups de foudre sur le plateau de Signes de 320 000 et 450 000 ampères. C’est d’une intensité incontrôlable. Le moindre impact occasionne de très gros dégâts. »