Tag: France

  • Geoffroy Roux de Bézieux nommé président du Comité d’organisation des JO 2030

    Geoffroy Roux de Bézieux nommé président du Comité d’organisation des JO 2030

    Geoffroy Roux de Bézieux a été nommé président du Comité d’organisation d’Alpes 2030 ce jeudi par le bureau exécutif du Cojop (constitué de la ministre des Sports Marina Ferrari, Fabrice Pannekoucke pour Auvergne-Rhône-Alpes, Renaud Muselier pour Provence-Alpes-Côte d’Azur, la présidente du comité national olympique Amélie Oudéa-Castéra, la présidente du comité paralympique Marie-Amélie Le Fur, et l’ancien Premier ministre Michel Barnier).

    Ex-patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux avait déjà un pied dans le comité d’organisation des Jeux, puisqu’il est depuis avril président du comité des rémunérations. Il prend la suite d’Edgar Grospiron, qui avait démissionné le 10 septembre suite à une grave crise de gouvernance, et de Vincent Roberti, qui avait assuré l’intérim. À un peu plus de trois ans de l’évènement sportif, le chef d’entreprise devra faire basculer les JO dans leur phase opérationnelle tout en gérant la crise interne.

  • [Pétanque] La Batarelle et la Barquaise sur le toit de la France

    [Pétanque] La Batarelle et la Barquaise sur le toit de la France

    Au moins 11 000 licenciés dans le comité des Bouches-du-Rhône !

    Dans le détail, la jeunesse se comptabilise à un peu moins de 500 licenciés… Un score qui donne à réfléchir, car on semble oublier que l’avenir du sport bouliste passe par la jeunesse.

    Un constat s’impose, les dirigeants des groupes boulistes, dans une forte majorité, ne s’investissent pas, pour développer une activité tournée vers les jeunes.

    Dans le département des Bouches-du-Rhône, les « Écoles de boules » doivent à peine se comptabiliser sur les doigts des deux mains. Si l’on considère que l’on y recense pas loin de 160 groupes, nous pouvons écrire que le bébé est bien maigre… Et pourtant apporte de grosses satisfactions.

    Aujourd’hui alors qu’approche la fin de la saison et que se profile l’heure des bilans, force est de constater qu’au niveau des résultats qui apportent de belles satisfactions, c’est vers les jeunes qu’il faut se tourner.

    Quel honneur pour un club, un comité de voir des joueurs décrocher le Graal, le titre suprême.

    Au mois de juillet, lors des « France » à Blaye-les-Mines, les jeunes minimes de la Boule Batarelloise sont revenus avec un titre de champion de France.

    Ce week-end à Montluçon deux clubs, dont une nouvelle fois la boule Batarelloise avec ses cadets et la boule Barquaise avec ses juniors. Ses deux écoles de boules ont réalisé deux superbes carreaux. Deux formations qui se sont hissées au sommet, dans leur catégorie respective de la pétanque nationale.

    Reste à souhaiter qu’au-delà de ces résultats, naisse une dynamique, afin que d’autres Écoles de boules viennent rejoindre le contingent, avec les deux précitées des écoles du Smuc, Pélissanne, Amis de St-Julien, Pieds Tanqués Miramas, Peyrolles, Rognac, La Ciotat…

    Du côté de l’instance départementale, des efforts sont engagés, tout est mis en œuvre pour favoriser ce développement, reste aux groupes à porter une attention vers la catégorie « jeunes » …

  • Au championnat national des clubs, la Boule Barquaise Fuveau a franchi le palier 

    Au championnat national des clubs, la Boule Barquaise Fuveau a franchi le palier 

    Une remarque s’impose, il est bon de mettre en avant, dans ce superbe parcours, la diabolique performance de Joseph Torrens, qui s’est montré à son avantage dans toutes les oppositions auxquelles il a participé, dans la phase « tir de précision ».

    Leur parcours

    à la lettre…

    Composition de l’équipe : Joseph Torrens, Lucas Bitan, Tylan Kapfer, Fabio Marco, Gianni Seignouret, Enzo Alazay

    Coachs : Laurent Seignouret – Jacques Gomez

    Fiches techniques

    B. Barquaise – Pétanque Quimperle (29) 18-6

    Individuels : 4 victoires : Torrens à 12 – Marco à 10 -,Seignouret à 3 – Alazay à 6

    Doublettes : 1 victoire : Alazay – Bitan à 0 et 1 défaite Kapfer et Marco à 1

    Triplette : 1 nul 12-12 : Marco – Alazay – Seignouret

    Tir de précision : Torrens vainqueur 33 à 21

    B. Barquaise -,B. Moidieu (38) 22 -2

    Individuels : 3 victoires Torrens à 8 – Seignouret à 7 – Alazay à 5 et 1 défaite Marco battu à 8

    Doublettes : 2 victoires : Seignouret -Alcalay à 0 et Torrens – Marco à 6

    Triplette : 1 victoire : Bitan – Alazay – Marco à 6

    Tir de précision : Torrens vainqueur 37 -34

    B. Barquaise – ENT. C. Départ. (89) 14 -2

    Individuels : 3 victoires : Alazay à 4 – Seignouret à 6 – Torrens à 4 et 1 défaite Bitan à 5

    Doublettes : 2 victoires : Marco – Bitan à 6 – Torrens – Kapfer à 10

    Quarts de finale

    B. Barquaise – E.P. Cahors Sud (46) 16 – 0

    Individuels : 4 victoires : Torrens à 4 – Marco à 12 – Seignouret à 6, Alazay à 12

    Doublettes : 2 victoires : Alazay -Seignouret à 2 et Torrens – Kapfer à 4

    Demi-finales

    B. Barquaise – ENT. Vivy St Clément (49) 16 – 4

    Individuels : 2 victoires : Torrens et Seignouret vainqueurs à 6 et à 2. et 2 défaites Marco et Alazay battus à 5 et 12

    Doublettes : 2 victoires : Torrens-Marco et Seignouret – Alazay à 7

    Triplette : Partie arrêtée

    Tir de précision : Torrens vainqueur 27 -25

    Finale

    B. Barquaise – Le Caillar (30) 14 – 6

    Individuels : 3 victoires : Torrens à 9 – Seignouret à 0 – Alazay à 3 et 1 défaite: Marco à 6

    Doublettes : 1 victoire Torrens – Marco à 1 et 1 défaite Seignouret – Alazay à 9

    Triplette : ( Partie arrêtée )

    Tir de précision : Torrens vainqueur 36 à 32

  • [Pétanque] Fin de campagne en quart au championnat national des clubs

    [Pétanque] Fin de campagne en quart au championnat national des clubs

    Dans cette phase finale du championnat des clubs, ils vont bien démarrer, avant de sortir sur la route des quarts…

    Les Minimes

    de la B. Barquaise

    Meysson Herleman, Anthony Bajolle, Esaie Cortes, Milenzo Gonzalez, Santiago Gomez Thyron Sbrega

    Coachs : Evelyne Poggio, Emmanuel Molinas

    Les résultats

    B. Barquaise – SMPS Dunkerque (59) 16 – 8

    Mont sous Vaudrey (59) – B. Barquaise 12 – 12

    B. Barquaise – Entente de la Baie (22) 10 – 14

    Quart de finale

    Romans (26) – B. Barquaise 14 – 2

  • Un nouveau titre national pour la Boule Batarelloise

    Un nouveau titre national pour la Boule Batarelloise

    Cette fois ce sont les cadets dans le cadre du championnat des clubs, qui sont montés au firmament de la compétition nationale. Une grande satisfaction pour ce club, qui reste l’un des derniers du territoire Marseillais….

    Dans le détail leur chemin parcouru !

    E.Boules Batarelloise : Anthony Vierjon, Antonio Albert, Thibault Monjo, Alzerra Nathan, Liam Conti, Flavio Castellan

    Coachs : Yves Fouque, Anthony Duchein

    Fiches techniques

    La Batarelle – Salles (33) 24 – 0

    Individuels : 4 victoires :
    Alzerra à 12 – Conti à 8 – Castellan à 5 – Albert à 3

    Doublettes : 2 victoires :
    Conti – Castellan à 6 et Alzerra – Vierjon à 5

    Triplette : 1 victoire Albert – Monjo – Vierjon à 6

    Tir de précision : Victoire de Conti 40 à 21

    La Batarelle – Romans (26) 14 -2

    Individuels : 3 victoires – 1 défaite vainqueurs Alzerra à 12, – Albert à 11 – Castellan à 5 et battu Conti battu à 10

    Doublettes : 2 victoires : Alzerra – Albert à 6. – Conti – Castellan à 7

    La Batarelle – Entente 76 (76) 18 -6!

    Individuels : 3 victoires – 1 défaite

    vainqueurs Alzerra à 8 – Conti à 10 – Castellan à 4
    et battu Albert à 12

    Doublettes : 2 victoires Alzerra – Vierjon à 1 – Conti -,Monjo à 3

    Triplette : 1 victoire : Albert – Monjo – Vierjon à 5

    Tir de précision : Castellan battu 22 à 20

    Quarts de finale

    La Batarelle – Canaules (30) 16 -8

    Individuels : 2 victoires – 2 défaites : Vainqueurs Conti à 4 et Castellan à 6 et battus Alzerra à 12 et Albert à 6

    Doublettes : 1 victoire – 1 défaite : Conti -Castellan vainqueurs à 3 et Alzerra – Albert battus à 4

    Triplettes : 1 victoire : Alzerra – Castellan – Vierjon à 4

    Tir de Précision : Conti vainqueur 34 à 20

    Demi-finales

    La Batarelle – Salernes (83) 14 – 2

    Individuels : 3 victoires – 1 défaite : Alzerra et Castellan à 11 – Vierjon à 10 et Conti battu à 10

    Doublettes : 2 victoires : Alzerra – Albert et Conti- Castellan à 0

    Finale

    La Batarelle – Romans (26) 16 -8

    Individuels : 2 victoires – 2 défaites

    Vainqueurs Alzerra et Albert à 4 et Battus Conti et Castellan à 6 et à 1

    Doublettes : 1 victoire – 1 défaite : Castellan – Conti vainqueurs à 4 et Alzerra – Albert battus à 11

    Triplette : 1 victoire : Alzerra – Castellan – Vierjon à 8

    Tir de précision : Conti vainqueur 32 à 27 .

  • Le compte n’y est pas pour le syndicat Mouvement lycéen

    Le compte n’y est pas pour le syndicat Mouvement lycéen

    « Nous avons arraché un premier recul : celui des promesses. Mais le compte n’y est pas ! », tempête l’organisation syndicale Mouvement Lycéen dans un communiqué de presse, diffusé ce mardi.

    Une communication en réponse aux annonces faites la veille par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, à « certaines organisations de jeunesse » pour tenter de répondre aux revendications lycéennes. Laquelle fait suite à plusieurs critiques de la part de leurs homologues d’autres organisations sur le même sujet . Autant dire que l’organisation n’y va pas avec le dos de la cuillère puisqu’elle démonte une par une les mesures promises. « La limitation à 28 élèves par classe doit concerner tous les établissements. Les annonces ne répondent pas non plus aux besoins de recrutement et de formation des personnels éducatifs », explique le Mouvement Lycéen. Même principe pour la création à venir de 15 000 places dans les universités : « Elles restent insuffisantes pour répondre aux besoins. »

    Concernant la réforme de Parcoursup, le syndicat juge sa suppression « symbolique ». « Tant que les débouchés manqueront, notre origine sociale, notre genre et notre lycée d’origine continueront de peser sur nos parcours », tacle le Mouvement Lycéen. Avant de développer : « Nous proposons un service public de l’orientation, à commencer par une augmentation du nombre de psychologues de l’Éducation nationale. Nous voulons être accompagnés dès le collège et jusqu’à l’entrée dans le monde du travail, car l’école doit effacer les inégalités sociales. » L’organisation refuse aussi en bloc la proposition d’une « plateforme d’orientation par IA » qui « ne remplacera pas cet accompagnement ».

    « Macron ne tient pas

    sa plus grande promesse »

    Mais c’est surtout sur le fond des annonces que l’organisation se montre la plus critique : « Macron ne tient pas sa plus grande promesse : celle de nous offrir un avenir. Nous voulons la garantie de pouvoir vivre dignement en France. Chaque jeune doit pouvoir accéder à un travail utile à la société et émancipateur, sans subir les inégalités au travail, et pouvoir décider de l’avenir de notre pays ».

    D’où un appel à maintenir la pression sur le terrain avec une poursuite des mobilisations : « Sans réponses concrètes à nos revendications, la mobilisation se poursuivra. » À bon entendeur…

  • Parcoursup, touché mais pas encore coulé

    Parcoursup, touché mais pas encore coulé

    Comme bien des mesures annoncées lundi par le gouvernement pour répondre à la colère lycéenne et étudiante, le geste n’est pas engageant. Mais il a le mérite d’ouvrir la porte. Gage aux formations politiques siégeant au Palais Bourbon d’y porter la voix des revendications d’une jeunesse qui, depuis cinq semaines, affiche sa détermination à changer de monde.

    L’Assemblée nationale débat, ce mercredi à 17h, de l’avenir de Parcoursup et de l’accès à l’enseignement supérieur. Initié par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, sur la base de l’article 50-1 de la Constitution, ce débat sans vote, ce que contestent les oppositions de gauche qui réclament un scrutin pour abroger le système, donnera l’occasion à l’exécutif de détailler sa feuille de route.

    Si le gouvernement a acté le « remplacement » de la plateforme Parcoursup pour 2028, et s’est engagé à ce que la session de 2027 fasse l’objet d’une transition articulée autour de « onze mesures de rupture », il n’a pas répondu aux attentes.

    « Ouvrir les places qui manquent à l’université »

    « Faire plus de pédagogie et des commissions de transparence pour 2027 sont des éléments très cosmétiques », juge Samuel Tracol, membre de la commission exécutive de la CGT Éduc’Action des Bouches-du-Rhône, rappelant que l’élection présidentielle laisse en plus planer l’incertitude sur 2028. « C’est de la poudre aux yeux », abonde Marion Chopinet, cosecrétaire académique de la FSU 13 : « Une manière d’essayer d’éteindre le feu parce que Parcoursup fait partie des revendications fortes. Mais il n’y a rien de concret qui change le principe même de son fonctionnement ».

    Car au cœur de la contestation lycéenne se trouvent des enjeux structurels majeurs. Derrière la pression psychologique anxiogène et le manque de transparence de cette « boîte noire » aux algorithmes locaux opaques dénoncés par les lycéens, perce un système reproduisant les inégalités sociales et territoriales. « Changer Parcoursup n’a pas de sens si on ne change pas le bac Blanquer et si on ne met pas les places qui manquent à l’Université », reprend Samuel Tracol, soulignant que les créations de places annoncées dans le supérieur sont toutes hors cadre universitaire.

    Lundi, 15 000 ont été promises (les organisations de jeunesse en réclament 250 000) en priorité dans les filières techniques : 10 000 places en BTS tournées vers l’industrie et les sciences, 4 000 en IUT et 1 000 dans les formations de santé. Avec, derrière, une même logique dénoncée par les organisations syndicales.

    « On ne change pas le logiciel et la réflexion de base qui est : un tri social des élèves et des places ouvertes en fonction du marché de l’emploi. L’idée est de leur trouver une place qui corresponde à une formation où il y a de l’employabilité dans la région où ils se trouvent. Les ouvertures en BTS et en IUT ne suffiront pas à trouver des places pour tout le monde et correspondant aux envies de la jeunesse et à ce dans quoi elle se projette », poursuit Marion Chopinet. « Le changement de logique réclamé par les lycéens, les étudiants et les organisations enseignantes n’est même pas envisagé par le gouvernement. Changer de logique, c’est rappeler un principe simple : tout élève qui obtient son baccalauréat a droit à une place à l’université dans la filière de son choix. C’est ça qui a été supprimé par Parcoursup », appuie son camarade de la CGT Éduc’Action.

    Une marche arrière sur « les enjeux de démocratisation scolaire » contestée par les organisations syndicales dans les réformes des ministres successifs de Macron depuis Blanquer qui amènent à ce tri de plus en plus précoce des élèves. « Et puis ne pas s’occuper de l’enseignement professionnel, c’est le signe qu’on reste dans cette logique », reprend la représentante de la FSU, rappelant que même Parcoursup laisse des milliers d’élèves sur le carreau. « On ne cherche pas à amener le plus loin possible l’ensemble d’une génération, mais on veut juste trier les élèves le plus tôt possible pour ouvrir des places en fonction des besoins du marché et caler les jeunes selon des compétences et de méthodes plus ou moins obscures ».

    « Parcoursup, c’est l’histoire de la privatisation du marché de l’éducation », conclut Samuel Tracol, qui fait le lien avec le remplacement de seulement un professeur sur 2,5 depuis dix ans dans l’enseignement supérieur. « Quand on n’a pas de place à l’université publique, on doit solliciter des formations payantes mal référencées, avec en plus, des enseignants qui n’ont pas les qualifications exigées. C’est tout un marché qui a ouvert, on le voit d’ailleurs à Marseille, où fleurissent massivement dans le quartier de la gare de nombreux établissements privés. C’est cet écosystème qui a été sciemment créé par Parcoursup. »

    Derrière les revendications lycéennes, c’est aussi cette logique de privatisation qui est menacée et que le gouvernement s’efforce de sauver.

  • Ne pas lâcher la proie pour l’ombre

    Ne pas lâcher la proie pour l’ombre

    De quoi Parcoursup est-il le nom ? D’abord d’une grande opacité : depuis sa mise en place, l’avenir de nos enfants est confié à un algorithme obscur qui gère la pénurie des places dans l’enseignement supérieur. Ensuite, c’est aussi le nom d’une grande angoisse parmi les jeunes et dans les familles liée au sentiment de ne pas avoir de prise sur son destin quels que soient les efforts produits. Enfin, Parcoursup, c’est le nom d’une interface numérique qui masque le problème du manque de moyens dans l’enseignement supérieur français alors qu’on estime qu’entre 2004 et 2024, le nombre d’étudiants a augmenté de 33%, tandis que celui des enseignants titulaires du supérieur a diminué de 8%.

    Sous la pression du mouvement lycéen, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé que cette plateforme d’orientation post-bac sera remplacée en 2028, après une « évolution forte » vers plus de transparence l’an prochain.

    La jeunesse mérite mieux

    C’est le sens du débat sans-vote qui est programmé, ce mercredi, à l’Assemblée nationale.

    Les lycéens mobilisés comme les parlementaires ne doivent pas lâcher la proie pour l’ombre : si le gouvernement semble prêt à jeter symboliquement Parcoursup par-dessus bord pour tenter de trouver l’apaisement, c’est bien la politique qui est derrière cette plateforme qu’il faut abandonner. Une politique d’austérité et de gestion de la pénurie.

    La réalité est là : en plus des insatisfactions et des injustices produites par ce système, 126 500 candidats sont restés sans affectation cette année et 150 000 jeunes sont contraints de se tourner vers le privé, au prix de frais exorbitants et de l’endettement de leurs familles.

    La jeunesse mérite mieux.

  • Le coup de com’ après les coups de matraques

    Le coup de com’ après les coups de matraques

    Après cinq semaines de blocus et de mobilisation lycéenne et étudiante, largement soutenue par le corps enseignant, les fédérations de parents d’élèves ou les syndicats de travailleurs, le gouvernement a tenté d’éteindre lundi la colère d’une jeunesse qui irrigue la rentrée sociale. à Marseille le matin, Emmanuel Macron pour répondre aux « demandes légitimes à la racine du mouvement social », avait promis des « annonces fortes » et des « avancées » destinées à engager des « chantiers à très court terme ».

    « Les réseaux sociaux abîment notre démocratie »

    Des annonces qui devaient être dévoilées par Edouard Geffray, ministre de l’Éducation, et Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur. Ils ont été doublés par huit influenceurs et créateurs de contenu sur les réseaux sociaux, qui ont eu la primeur des mesures. Un coup de com’ grotesque, signe de l’inconsistance d’un pouvoir aux abois, faisant rire ceux qui ont entendu quatre heures plus tôt, le président de la République assurer, d’un ton presque martial au pied de l’hôtel de ville de Marseille, que « les réseaux sociaux abîment notre démocratie ». Hier, même les représentants lycéens de la macronie sont passés après…

    Dans le détail, il n’y avait de toute manière pas de quoi calmer les ardeurs de la jeunesse. Si les représentants lycéens ont reconnu à la sortie de leur entrevue à Matignon des avancées, ils ont surtout invité leurs camarades à poursuivre le mouvement. À l’agenda de l’intersyndicale jeunesse, la journée d’action des gilets jaunes du 31 octobre, puis la journée nationale de grèves et de manifestations du 5 novembre initiée par les syndicats de salariés.

    Concernant Parcoursup, la plateforme d’orientation pour les études supérieures vivement critiquée sur son aspect sélectif, son « remplacement » a été annoncé sur deux ans. Dès cette année, l’exécutif promet une plus grande transparence sur les critères de sélection sur la base du travail d’un comité de réforme, avant le lancement du « grand chantier » pour 2028. Un débat doit à ce sujet être engagé mercredi à l’Assemblée. Prévu au titre de l’article 50-1 de la Constitution, il donnera lieu à une déclaration du gouvernement suivie d’échanges avec les groupes parlementaires, mais d’aucun vote. Loin de son abrogation réclamée par les organisations de jeunesse, donc.

    Loin du compte

    Concernant le bâti scolaire, 4 milliards sont mis sur la table mais sous forme de prêts à taux préférentiel accordés aux Départements et aux Régions pour rénover les collèges et les lycées d’ici 2030. Une réunion est prévue jeudi avec les représentants des collectivités locales. Un milliard d’euros supplémentaire est débloqué pour rénover les universités. Loin des dix milliards réclamés par les organisations lycéennes et étudiantes.

    Concernant la surpopulation scolaire, des classes de secondes plafonnée à 28 sont évoquées. La mesure concernerait la moitié des lycées, prioritairement ceux accueillant les élèves les moins favorisés, à la rentrée 2027, avant d’être étendue à tous en 2028. La mesure sera accompagnée par la création de 530 postes en 2027 et la non-suppression de 836 postes dans le secondaire. Rien en revanche sur les personnels administratifs, de santé et d’orientation.

    Si la réforme Blanquer du lycée n’est pas évoquée, concernant les emplois du temps, le gouvernement assure vouloir revoir le contrôle continu du bac avec une suppression envisagée pour la classe de première, et se pencher sur les « choix des spécialités » et la « place des enseignements scientifiques et mathématiques ».

    Il s’est aussi engagé à sanctuariser une pause déjeuner d’une heure, promet une indexation des bourses d’étude sur l’inflation afin de lutter contre la précarité étudiante et prévoit la création de 15 000 places dans l’enseignement supérieur, en priorisant les filières techniques (10 000 places en BTS tournées vers l’industrie et les sciences, 4 000 en IUT et 1 000 dans les formations de santé).

    Les organisations de jeunesse réclament 250 000 places à l’université et souhaitent une hausse de 200 euros par mois des bourses versées sur douze mois. Des revendications figurant dans les « 10 mesures d’urgence » portées par l’Union étudiante, la Fage, l’Unef et l’Union syndicale lycéenne, devenues la feuille de route de la mobilisation de cette jeunesse.

    « Il faut que nos élèves retiennent qu’on va remplacer Parcoursup et que dès cette année, ils vont voir leur vie changer »

  • [Entretien] « Il faut l’égalité des chances dans l’éducation aux maths »

    [Entretien] « Il faut l’égalité des chances dans l’éducation aux maths »

    La Marseillaise : Pourquoi avoir créé Metmat ?

    Eliot Pimenta de Miranda : En France, c’est ce que j’ai observé dans mon parcours, les mathématiques sont l’outil de sélection numéro un, notamment quand on se dirige vers des voies scientifiques ou commerciales. J’ai fait ma scolarité à Toulon, je suis allé en classe préparatoire au lycée Henri IV, à HEC puis à Polytechnique. J’ai eu de la chance : mon père, était aussi passé par une classe préparatoire, et m’a transmis une méthode de travail efficace qui m’a permis d’obtenir de très bons résultats. De nombreux camarades n’avaient pas cette chance et travaillaient énormément sans succès. L’objectif derrière Metmat, c’est de rétablir une justice, une égalité des chances dans le système d’enseignement des mathématiques.

    Ça fait écho aux revendications lycéennes qui dénoncent l’injustice
    des systèmes de sélection…

    E.P. : Le problème n’est pas la sélection mais les disparités de niveau des élèves qui résultent de disparités sociales, qui peuvent conduire au sentiment d’être abandonné par le système. Tous les élèves n’ont pas la même méthode de travail, les mêmes ambitions et les mêmes moyens transmis par leurs parents.

    Comment cela fonctionne ?

    E.P. : La méthode tient en trois étapes : maîtriser les techniques classiques, reconnaître laquelle utiliser face à un énoncé, puis résoudre des exercices complets comme au contrôle. Le but de Metmat c’est de démocratiser une méthode de travail qui fonctionne en mathématiques, accessible de façon autonome en ligne, à très bas prix et gratuite pour les étudiants boursiers des plus grands échelons, afin de rétablir l’égalité d’accès aux grandes écoles.