Tag: France

  • [Entretien] Igor Zamichiei, PCF : « L’élection présidentielle est un moment de lutte de classe »

    [Entretien] Igor Zamichiei, PCF : « L’élection présidentielle est un moment de lutte de classe »

    La Marseillaise : Le 40e congrès du PCF s’ouvre ce vendredi à Lille. Avec quel état d’esprit l’abordez-vousj’ai relu et prolexisé, tu peux le prendre ?

    Igor Zamichiei : C’est un congrès très important :  dans la nouvelle étape de la crise du capitalisme, il ambitionne de redonner une perspective au pays et à la gauche. C’est le sens du texte que nous avons adopté, « Un communisme de conquête », qui vise à ouvrir un chemin politique pour la conquête de nouveaux pouvoirs par le monde du travail.

    Parmi les concepts clés au cœur
    du débat, il y a l’idée de défendre
    un socialisme aux couleurs de
    la France. Pourquoi cette idée fait-elle son retour
     ?

    I.Z. : On assume de reparler du socialisme, non comme une formule nostalgique, mais vraiment comme un processus de transformation sociale pour l’émancipation humaine, en prise avec les réalités du XXIe siècle. Le socialisme que l’on porte dans ce texte, c’est le pouvoir des travailleurs et des travailleuses sur l’économie, sur le travail, sur l’argent et sur l’avenir du pays, pour la réponse aux besoins, à l’écologie, à la nécessité de la paix. Pour cela, nous mettons en avant plusieurs piliers : la planification démocratique, l’appropriation sociale et publique des moyens de production, l’émancipation culturelle.

    Les militants ont fait le choix de la base commune qui défend la légitimité d’une candidature communiste. Pourquoi choisir ce chemin ?

    I.Z. : Nous abordons 2027 avec beaucoup de gravité. Pour battre l’extrême droite, renforcer la gauche et gagner des avancées pour la classe travailleuse. Ces élections, présidentielle et législatives, ne sont pas une parenthèse institutionnelle, c’est un moment de lutte de classe. C’est une des raisons de la candidature communiste. Nous voulons mettre à disposition du pays une candidature qui met au centre du débat les salaires, l’emploi, une nouvelle politique industrielle, sociale et écologique, la paix. Et une candidature qui serve aussi à préparer les législatives parce que l’enjeu c’est aussi de faire élire le plus grand nombre possible de députés de gauche, et parmi eux de députés communistes, qui seront utiles pour le monde du travail.

    Certains s’inquiètent d’une division de la gauche face à l’extrême droite…

    I. Z. : Notre réponse à l’extrême droite, c’est de reconstruire l’unité du monde du travail. Il faut unir celles et ceux que l’on cherche à diviser, sinon nous ne renforcerons pas la gauche qui aujourd’hui plafonne à 30% des intentions de vote. C’est tout le sens de la candidature communiste, on fera reculer l’extrême droite en répondant à la colère qui s’exprime dans le pays.

    Fabien Roussel avait dénoncé les ingérences de la France insoumise dans le débat des communistes.
    Le message a été entendu
     ?

    I.Z. : Notre boussole est simple : rassemblement, oui, effacement, non. Et le rassemblement doit toujours partir du réel, pas de discussions de sommet. Malheureusement, on constate que LFI a joué la division aux municipales et ne conçoit le rassemblement pour la présidentielle que derrière Jean-Luc Mélenchon. Nous continuerons à tendre la main à toutes et tous pour combattre l’extrême droite et pour gagner des avancées.

  • À Lille, les communistes tournés vers l’avenir

    À Lille, les communistes tournés vers l’avenir

    D’une extrémité à une autre. Trois ans après avoir été accueillis sur les hauteurs du Vieux-Port de Marseille, c’est dans les terres nordistes que se rassembleront les délégués des fédérations communistes à compter de ce vendredi. Pendant trois jours ce week-end, le Grand Théâtre de Lille accueillera ainsi les débats du 40e congrès du Parti communiste français, la conclusion de plusieurs mois d’échanges pour les plus de 37 000 militants. Mais si en 2023 les échanges se tenaient dans un contexte de mouvement social d’ampleur contre la réforme des retraites, cette fois les esprits se tournent de plus en plus vers les échéances électorales de l’année à venir, de la présidentielle aux législatives, et la volonté de présenter une candidature communiste sera au cœur des débats.

    Processus démocratique

    Deux mois après l’adoption, le 29 mars dernier, d’une base commune par le conseil national du PCF, les deux tiers des militants s’étaient déplacés pour choisir le texte qui servirait de base à leurs débats. Avec plus de 14 000 voix et les suffrages de 61,4% des votants, c’est cette base commune présentée par la direction sortante, « Pour un communisme de conquête », qui avait été choisie les 6 et 7 juin face aux trois textes alternatifs déposés. « Les communistes ont la culture du débat ! » expliquait dans nos colonnes le secrétaire national du PCF Fabien Roussel (notre édition du 23 mai), même s’il regrettait la multiplication de ces textes face au risque de division dans les rangs du parti « à un moment où, au contraire, nous avons besoin d’un parti solide pour défendre la classe ouvrière ». « J’ai entendu à travers les textes alternatifs les remarques, les manques, les doutes. Nous allons avoir tout le temps du congrès pour les intégrer », promettait-il deux semaines avant ce vote en espérant « un parti le plus uni possible dans la préparation de ce congrès ».

    Du 12 au 14 juin, c’est dans les sections qu’ont eu lieu ces débats, avant que ceux-ci ne remontent aux congrès départementaux une semaine plus tard, le week-end du 19 au 21 juin. L’occasion pour chaque fédération d’amender les textes mais aussi de renouveler son exécutif départemental. Désormais, tous les amendements qui ont été débattus dans chacune des sections arrivent dans l’enceinte lilloise, portés par les délégués des différentes fédérations, pour réécrire, enrichir cette base commune « largement amendable » soulignait Fabien Roussel, et ainsi dessiner les orientations du PCF pour les années à venir.

    Parmi celles-ci, la base commune réintroduit la notion d’un « socialisme aux couleurs de la France », qui avait été abandonnée lors du 29e congrès du parti, à La Défense. Et défend donc ce principe d’une transition vers le communisme, « marquée par la coexistence et la confrontation entre des logiques héritées du capitalisme et des formes nouvelles de production, de propriété et de pouvoir appelées à se développer », décrit le texte. Une notion qui a déjà largement animé les débats des congrès locaux.

    Quelle stratégie en 2027 ?

    Mais surtout, elle s’inscrit dans la continuité des deux précédents congrès en affirmant que « les communistes considèrent avoir toute légitimité pour porter une candidature de rassemblement issue de leur rang, pour l’élection présidentielle comme pour l’ensemble des scrutins locaux et nationaux du pays ». De quoi faire un premier pas vers une nouvelle candidature pour le scrutin de 2027, qui doit encore recevoir l’aval des militants en septembre (lire ci-contre) mais est déjà au cœur des débats. Sans attendre le résultat de la présidentielle, le PCF veut aussi « engager les discussions nécessaires avec le reste de la gauche afin de déterminer, dans toutes les circonscriptions menacées d’un succès de l’extrême droite ou de ses alliés, les candidatures disposant de la meilleure implantation et de la meilleure représentativité pour l’emporter ».

    Enfin, en conclusion des débats le dimanche 5 juillet, le congrès désignera aussi les membres de la nouvelle direction nationale du PCF. Avec une volonté de réduire le nombre de membres de son conseil national : la commission des candidatures propose ainsi de faire passer le nombre de sièges de 186 à 154, à parité, sélectionnés parmi les 250 noms proposés par les fédérations pour représenter toutes les sensibilités et la diversité du parti, en insistant sur le respect des orientations choisies. Si ce choix est avalisé, 30% des responsables nationaux seraient ainsi renouvelés. Et à sa tête, Fabien Roussel est proposé pour un nouveau mandat de secrétaire national, huit ans après le congrès d’Ivry-sur-Seine en 2018.

    ILS Y SERONT

    Un vote des militants du 3 au 6 septembre sur la présidentielle

    À l’issue du congrès de Lille, dimanche 5 juillet au matin, le nouveau conseil national élu et les délégués des fédérations se réuniront en « conférence nationale ». Objectif : définir une proposition et un bulletin de vote qui sera soumis au vote de l’ensemble des communistes pour se positionner sur la présidentielle. En effet, comme le prévoient les statuts du PCF, ce sont les adhérents qui ont le dernier mot.

    La conférence nationale fera part de l’option qu’elle défend en matière de stratégie et de candidature puis listera les autres options en présence afin que les communistes puissent trancher démocratiquement lors d’un vote national qui se tiendra du 3 au 6 septembre.

    Dans l’intervalle, les adhérents du PCF pourront s’approprier le texte de congrès et débattre dans leurs cellules, sections et fédérations, du choix qu’il leur semble le meilleur pour la présidentielle.

    Au regard du choix de la base commune de discussion, intitulée « communisme de conquête », l’option d’une candidature de Fabien Roussel semble tenir la corde.

    L.P.

  • L’Ifremer inquiète des effets des canicules marines sur la biodiversité

    L’Ifremer inquiète des effets des canicules marines sur la biodiversité

    Ils ont beau connaître et s’attendre aux effets néfastes du réchauffement climatique, des chercheurs réunis hier à Sète par l’Ifremer*, se disent « étonnés » par l’ampleur des phénomènes qu’ils observent déjà sur le terrain.

    Si la façade atlantique n’est pas épargnée, la Méditerranée constitue bel et bien un « hotspot du changement climatique et de biodiversité », pose d’emblée Nathaniel Bensoussan. Ce chercheur au Laboratoire d’océanographie physique et spatiale (LOPS) à l’Ifremer, rappelle que la Grande Bleue a gagné 1,5 degré depuis 1982 et qu’elle se réchauffe deux fois et demie plus vite que la moyenne des eaux.

    Ce phénomène dû à l’activité humaine qui produit des gaz à effets de serre, génère des « vagues de chaleur marines ». Lesquelles altèrent durablement le fonctionnement des écosystèmes côtiers et la biodiversité. Ainsi les tissus vivants des gorgones rouges, ces coraux mous qui « jouent le rôle des arbres dans les forêts », sont-ils nécrosés (calcaire blanc). Déjà les scientifiques s’inquiètent d’une « mortalité récurrente » notamment dans les calanques. Dès 2022, une floraison massive de posidonies a été observée. Loin d’être une bonne nouvelle, c’est le signe d’un « risque d’épuisement » de ces plantes aquatiques qui oxygènent l’eau et participent à la stabilité des fonds marins. « C’est un sujet majeur. Si des plantes comme les posidonies sont affectées, la séquestration du carbone est impactée », éclaire Nathaniel Bensoussan.

    Étang de thau en surchauffe

    Les écosystèmes fermés tels que les lagunes ou les lagons ne sont pas épargnés par le réchauffement des eaux. Sur l’étang de Thau, Vincent Ouisse, chercheur en écologie benthique à l’Ifremer, parle même d’un « effet loupe ».

    En raison des faibles profondeurs, les eaux sont déjà à 30-32 degrés et peuvent monter jusqu’à 36°. Les herbiers, plantes marines à fleurs, souffrent elles aussi. De même que les bénitiers et coraux jusque dans les lagons de Polynésie, ajoute Guillaume Mitta, chercheur en biologie des interactions. Du côté de la Bretagne et de la Manche, ce sont les laminaires (algues brunes) qui sont en « forte baisse d’abondance et de densité », constate Martial Laurans, spécialiste en écologie halieutique à l’Ifremer. Dans la baie de Grandville en Normandie, où les eaux se sont réchauffées de 1,5 degré en 40 ans, « les captures de bulots ont chuté de 80% », illustre Hubert du Pontavice, chercheur à l’Ifremer.

    Les moules en péril l’été

    À l’instar de la grande nacre ou des sardines, des poissons et coquillages sont aussi touchés. C’est notamment le cas des huîtres. L’an passé, « la canicule de juin a engendré des pontes précoces d’huîtres de 2 à 4 semaines partout en France », se souvient Franck Lagarde. Ce chercheur en biologie et écologie marines à l’Ifremer précise que les périodes de pontes sont désormais étendues de mi-mai à mi-septembre au lieu de mi-juillet à mi-août auparavant. Avec pour conséquence « des huîtres de meilleure qualité au printemps qu’à l’automne ». Si la Bretagne a vu ses taux de croissance des naissains chuter de 14 à 62% c’est tout l’inverse en Méditerranée avec des taux de croissance culminant à 143% « en raison d’eaux plus chaudes et de pluies plus abondantes qui amènent des sédiments ».

    La dynamique est tout autre pour les moules dont l’avenir est clairement menacé l’été en Méditerranée. « On observe un décrochage quand les eaux atteignent 27-28 degrés. Et à part aller plus au large, je ne vois pas ce qu’on peut y faire », confie Franck Lagarde. Le coordinateur du réseau Ecoscopa à Sète, révèle qu’en Corse la production de moules est déjà abandonnée à partir de juillet en raison d’eaux trop chaudes.

    Or, Nathaniel Bensoussan est catégorique. « On va vers la tropicalisation de la Méditerranée. » Face aux tergiversations des responsables politiques, Hubert du Pontavice presse. « En tant que scientifique, je suis dans une intranquillité. Il y a une urgence à agir face à un empilement d’événements. »

    * Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer.

  • La ligne stratégique du PCF affinée au congrès de Lille

    La ligne stratégique du PCF affinée au congrès de Lille

    Début juillet, on ne saura pas encore officiellement si Fabien Roussel est candidat à l’élection présidentielle 2027. Mais il sera possible de deviner si cette option tient ou pas la corde.

    Du 3 au 5 juillet, le 40e congrès national du PCF, qui se tient à Lille, va préciser la ligne du parti sur sa place dans la recomposition d’une gauche fracturée et bien sûr sa préférence en vue de l’élection reine d’avril 2027. Si Fabien Roussel a déjà laissé entendre qu’il serait si nécessaire « disponible » pour la présidentielle, ce congrès ne vise pas à désigner directement un candidat communiste mais à élire, via les délégués, le nouveau conseil national du PCF et donc sa direction.

    Si l’on se fie au vote des adhérents des 6-7 juin, la direction actuelle garde une longueur d’avance. Même si le plébiscite est moindre qu’en 2023 (24 608 suffrages contre 29 212) c’est bien le texte d’orientation porté par Fabien Roussel qui est majoritaire avec 61,38% des voix. Cette ligne devance le texte des « communistes à l’offensive » (25,35%) soutenu par Pierre Laurent ou Stéphane Peu, celui de « la lutte des classes comme boussole, le socialisme comme programme » (7,6%) et enfin le courant le plus minoritaire, « Résister et construire, une nouvelle page du communisme » (5,67%).

    C’est donc le texte d’orientation proposé par le conseil national qui sertde base commune de discussion. Reste à savoir dans quelles proportions il sera amendé. Le PCF préparera-t-il sa candidature autonome comme le souhaite l’actuelle direction ou bien laissera-t-il entrouverte l’hypothèse d’une candidature commune à gauche ?

    Dans la foulée du congrès les délégués se réuniront en conférence nationale pour proposer une option qui sera tranchée par le vote des adhérent début septembre.

  • [Pétanque] Rocher, Lacroix, Doerr et Feltain soupçonnés de paris truqués

    [Pétanque] Rocher, Lacroix, Doerr et Feltain soupçonnés de paris truqués

    Leurs domiciles ont fait l’objet de perquisitions par les policiers du service central des courses et jeux de la police judiciaire, selon des informations du Parisien et de TF1. Parmi eux figurent Dylan Rocher, Henri Lacroix, Jean Feltain et David Doerr, internationaux français de pétanque. Le résultat d’une enquête ouverte pour « escroquerie en bande organisée » et « corruption active et passive dans une manifestation sportive ouverte aux paris » par le parquet de Toulon. Lors de la 7e et ultime étape des Masters de Pétanque en septembre 2025, leur équipe, tenante du titre, avait été largement battue 13-4 par l’équipe locale de Levallois, en quarts de finale. Une alerte a alors été donnée par la plateforme nationale de lutte contre la manipulation des compétitions sportives, coordonnée par l’autorité nationale des Jeux après l’observation de mises anormalement élevées.

    Le montant des gains (60 000 euros dont un tiers a finalement été bloqué
    par l’un des sites de paris qui soupçonnait une fraude) aurait bénéficié à des proches de certains joueurs de l’équipe
    de France.

  • Des rencontres économiques très politiques

    Des rencontres économiques très politiques

    « Naviguer dans un monde sans repères. » C’est le thème de l’édition 2026 des rencontres économiques d’Aix-en-Provence qui se tient du 2 au 4 juillet. Avec le conflit au Moyen-Orient « qui sera très présent » et au sortir d’un épisode caniculaire historique en France, « la multiplication des tensions, des complexités du monde rend ces Rencontres d’Aix assez exceptionnelles », a estimé Jean-Hervé Lorenzi, président de ce forum organisé par le Cercle des économistes.

    Pourtant la boussole de la plupart des 400 intervenants et 8 000 participants attendus, du patron de Total Énergie, Carrefour, Veolia à celui de Suez, la boussole est claire : celle du profit. Au fil des débats, ce rendez-vous sera l’occasion notamment pour Patrick Martin, président du Medef, de reposer les bases : remettre la pression sur la réforme des retraites en remettant les 60-65 ans au boulot et démonter notre système de protection sociale en allégeant les cotisations patronales, explique-t-il à nos confrères de la Provence ce mardi 30 juin.

    Le monde de la finance ne manquerait évidemment cette sauterie pour rien au monde avec la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, une fidèle, le nouveau gouverneur de la Banque de France Emmanuel Moulin ou le président de l’Eurogroupe et ministre des Finances grec Kyriakos Pierrakakis. Le secteur bancaire et financier sera aussi très présent représenté notamment par Daniel Baal (Crédit Mutuel/CIC), Slawomir Krupa (Société Générale), Thomas Buberl (AXA) ou Nicolas Namias (BPCE).

    En face, les représentants de trois centrales syndicales, Sophie Binet pour la CGT, Caroline Chevé pour la FSU et Frédéric Souillot pour Force ouvrière, tenteront de remettre le concept du droit au travail et de dialogue social au cœur des débats. La première participera à une plénière sur le thème « produire français, gage de souveraineté » face à Patrick Martin, la deuxième interviendra sur « formation et révolution des métiers » et le dernier défendra le rôle des corps intermédiaires… savamment sapé par les quinquennats d’Emmanuel Macron. À moins d’un an de la présidentielle, justement, nombre de personnalités politiques et candidats, déclarés ou non, seront présentes dans ce temple du libéralisme.

    Hollande, Philippe

    et Tondelier de la partie

    On retrouve là le secrétaire général de Renaissance, Gabriel Attal, et son concurrent Édouard Philippe (Horizons), ou Marine Tondelier (Les Écologistes) et Dominique de Villepin, qui ne s’est pas encore déclaré mais regorge néanmoins d’idées sur un potentiel programme économique pour le pays. L’ex-président socialiste François Hollande, l’ex-Première ministre Élisabeth Borne, le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, le vice-président de la Commission européenne, Stéphane Séjourné, ou encore la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, seront également de la partie.

    Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, est lui attendu jeudi, quelques jours avant une réunion ou plutôt « un comité d’alerte » qu’il présidera le 7 juillet, pour faire un point d’étape, avec l’annonce attendue de nouvelles économies, avant la présentation à la mi-juillet des grandes lignes du budget 2027.

    « On a mis un énorme effort sur deux sujets, l’international, puisque nous avons 55 think tanks qui viennent du monde entier, et sur la jeunesse », avec plusieurs sessions qui lui seront consacrées, précise Jean-Hervé Lorenzi. Une jeunesse dont ce forum économique entend « mettre en lumière les attentes, les fragilités et aspirations », bien conscient qu’il va falloir « intégrer ceux qui seront les acteurs de demain » pour faire perdurer le système… Quelque 250 jeunes lanceront aussi une initiative, « Jeunesse 2027 », avec l’université d’Aix-Marseille, pour élaborer des propositions qu’ils souhaiteraient voir émerger dans le débat de la présidentielle (lire également ci-contre).

    En parallèle, dans la ville, se tiendront plus de 45 événements et ateliers couvrant toute une programmation pédagogique et culturelle (ciné-débats, expositions, représentations théâtrales) dans divers lieux d’Aix. L’objectif affiché : « faire descendre l’économie dans la rue ». En 2025, l’événement avait attiré près de 8 700 participants.

  • [Entretien] Fadwa Barghouti : « Marwan Barghouti est une figure fédératrice »

    [Entretien] Fadwa Barghouti : « Marwan Barghouti est une figure fédératrice »

    La Marseillaise : Quel est l’objet de votre déplacement en France ?

    Fadwa Barghouti : Depuis plus de vingt ans, la France est l’un des pays les plus actifs dans la campagne internationale pour la libération de mon époux, où elle recueille un large soutien. Plusieurs dizaines de communes lui ont décerné la citoyenneté d’honneur. Depuis le 7 octobre et l’attention croissante autour de la cause palestinienne, il est très important de veiller à poursuivre cette campagne, car Marwan incarne l’espoir pour le peuple palestinien.

    Vous avez prévu de nombreuses rencontres avec des personnalités politiques de gauche. Sont-elles les seules à soutenir votre combat ?

    F.B. : À chaque fois que je me rends en France ou dans n’importe quel autre pays, je veille à rencontrer différents partis, qu’ils soient de centre-droit ou de gauche. C’est très important de parler à tout le monde car nous ne voulons pas que ce soit un sujet de division, au contraire. Il y a quelques mois, le gouvernement français annonçait la reconnaissance de l’État de Palestine. Pour qu’elle ne soit pas purement symbolique, il faut prendre des mesures concrètes sur le terrain en faveur de la création d’un État palestinien vivant côte à côte avec Israël, conformément au droit international. La seule façon d’y parvenir est de soutenir les acteurs et les initiatives qui y contribueront. La libération de mon époux est en tête de liste, car c’est une figure fédératrice. C’est le dirigeant palestinien le plus populaire, qui a clairement affirmé partager les convictions du gouvernement français, à savoir la solution à deux États et le respect du droit international.

    Que savez-vous des conditions de détention de votre époux ?

    F.B. : Depuis le 7 octobre, une politique de punition collective est menée contre l’ensemble du peuple palestinien. Personne n’est à l’abri des attaques israéliennes. À Gaza, c’est la dévastation et le génocide. En Cisjordanie, on assiste au pillage des terres et au terrorisme des colons. Au sein d’Israël, les Palestiniens sont confrontés à une discrimination et à un racisme extrêmes. Dans ce contexte, ce que subissent les prisonniers politiques palestiniens est ce que j’appelle « l’arrière-cour du génocide ». Plus de 100 Palestiniens ont été tués en prison. Ce ne sont pas des combattants ni des personnes représentant une quelconque menace mais des détenus, tués à l’intérieur même de la prison. Nous disposons des rapports de l’ONU et du New York Times concernant les viols de prisonniers palestiniens et les mauvais traitements infligés aux prisonniers politiques palestiniens. Mon époux fait partie de ces victimes. Ils l’ont pris pour cible dès le 7 octobre, date à laquelle ils l’ont transféré en isolement cellulaire. Il s’y trouve depuis lors, et il est transféré de prison en prison. D’après les documents dont nous disposons, il a été agressé au moins dix fois. On lui refuse toute visite familiale. Je suis la dernière de ses proches à l’avoir vu et c’était il y a trois ans et demi. Il est donc très important que les gens comprennent que cette situation dure depuis longtemps, bien avant le 7 octobre. Son état de santé nous inquiète, il a perdu beaucoup de poids et a été blessé à plusieurs reprises. On craint réellement pour sa sécurité au sein d’un système pénitentiaire en pleine dérive dirigé par nul autre que Ben-Gvir [ministre israélien d’extrême droite, en charge de la Sécurité nationale, Ndlr], connu pour être un partisan du génocide et du nettoyage ethnique du peuple palestinien.

    Justement, en août 2025, Itamar Ben-Gvir a diffusé, sur les réseaux sociaux, une vidéo dans laquelle il menace votre époux dans sa cellule. Le gouvernement israélien craint-il votre époux ?

    F.B. : C’est une honte pour Israël de violer ouvertement le droit international. Mais la communauté internationale a aussi sa part de responsabilité pour ne pas avoir clairement dénoncé le fait qu’un député élu au Parlement palestinien, quelqu’un qui est, comme je l’ai dit, une figure qui rassemble, un militant pacifiste, soit humilié aux yeux du monde entier. C’est tout simplement révoltant. Cette scène entre Itamar Ben-Gvir et mon époux illustre parfaitement la lutte. Car on voit ici un dirigeant palestinien qui a été agressé et humilié, comme l’est son peuple. Il incarne en cela la lutte palestinienne. Et vous avez, en la personne d’Itamar Ben-Gvir, le visage du gouvernement israélien actuel et de sa politique. Connaissant mon époux, je pense qu’il a croisé des dizaines de Ben-Gvir au cours de sa vie et il reste résilient. Nous n’avons aucune crainte quant à son état mental, ses capacités intellectuelles et sa force d’esprit. Nous sommes en revanche vraiment inquiets pour sa santé.

    Marwan Barghouti est souvent comparé à Nelson Mandela. Quelles sont les similitudes entre les deux ?

    F.B. : Nelson Mandela et mon époux ont tous deux lutté contre le régime d’apartheid. En Palestine, malheureusement, cela s’ajoute au nettoyage ethnique, au génocide, à l’occupation et à de nombreux crimes de guerre. Marwan Barghouti se bat contre cela depuis plus de 50 ans. Ce qui les rapproche, c’est qu’ils sont tous deux des figures fédératrices pour leur peuple. Tous deux ont incarné l’espoir dans une période de désespoir. Si vous aviez dit à un Sud-Africain au début des années 1980 que dans dix ans, l’apartheid prendrait fin dans son pays, je ne pense pas qu’il vous aurait cru. C’est cet espoir que Nelson Mandela a insufflé au peuple. Ces figures historiques sont essentielles pour que les mouvements de libération gardent espoir. C’est précisément pour cette raison que le gouvernement israélien actuel tente de réduire mon époux au silence car il ne veut pas de quelqu’un qui incarne cet espoir. Le fait que Nelson Mandela ait été qualifié de terroriste par l’Occident et par le régime d’apartheid en Afrique du Sud constitue une autre similitude car le terrorisme est un terme colonial qui a toujours été utilisé pour désigner les opprimés qui tentent de lutter contre leur oppresseur.

    Mahmoud Abbas a annoncé la tenue d’élections législatives en novembre prochain et une présidentielle en début d’année 2027. Marwan Barghouti sera-t-il candidat ?

    F.B. : Il est encore trop tôt pour se prononcer là-dessus. C’est à lui de prendre cette décision, pas à nous. Néanmoins, nous saluons la décision d’organiser des élections car nous n’en avions pas eu depuis plus de vingt ans. Nous n’avons pas de conseil législatif opérationnel ce qui pose de nombreux obstacles à tout système politique. Nous saluons donc cette initiative et nous regardons vers l’avenir, pas seulement pour l’élection présidentielle mais pour l’ensemble du système politique qui a besoin d’un renouveau et qui va se renouveler. La vision politique de mon époux a toujours été axée sur la lutte contre la corruption ainsi que sur une plus grande participation des femmes et des jeunes au pouvoir. Cela ne peut se produire que si nous nous engageons dans un processus démocratique. Marwan croit en la démocratie et il est fier de n’avoir jamais occupé de poste sans avoir été élu. Je pense qu’il se réjouit de cette décision, de même que nous tous, en tant que peuple palestinien. Nous en avons désespérément besoin. Ainsi, l’Autorité palestinienne pourra se renforcer face aux défis et aux tentatives du gouvernement israélien visant à faire disparaître les institutions palestiniennes.

    Qu’a concrètement changé sur le terrain la reconnaissance de l’État de Palestine par la France ?

    F.B. : Honnêtement, sur le terrain, on ne perçoit aucun changement. La situation empire car, malheureusement, Israël agit en dehors du cadre de la loi. C’est ainsi qu’il fonctionne depuis des décennies. Notre rôle en tant que Palestiniens est d’essayer de trouver et de tisser des liens avec la communauté internationale pour nous assurer qu’elle comprenne qu’il existe un partenaire pour la paix du côté palestinien mais qu’il n’y en a pas côté israélien. Pour y parvenir, des mesures doivent être prises. Les élections constituent un grand pas en avant. Depuis le cessez-le-feu et jusqu’aujourd’hui, plus d’un millier de personnes y ont été tuées. Les souffrances n’ont malheureusement pas pris fin. Il faut veiller à ce qu’un véritable cessez-le-feu soit en place, à ce qu’il y ait un retrait total des forces israéliennes de Gaza et des territoires occupés en Palestine, et bien sûr, à ce que la reconstruction commence. C’est une priorité absolue pour les Palestiniens. Nous devons aller de l’avant, en réclamant la libération de mon époux et en faisant appel aux personnalités qui peuvent réellement contribuer à apporter la paix et la stabilité dans la région. Telles sont les mesures par lesquelles la communauté internationale, y compris la France, peuvent véritablement aider.

    L’ambassadeur de Palestine auprès de l’ONU a alerté, lundi, sur l’accélération de l’annexion de terres palestiniennes par Israël. Comment la stopper ?

    F.B. : Si l’expérience sud-africaine nous enseigne quelque chose, ce n’est pas que le régime de l’apartheid s’est réveillé un beau matin en décidant de traiter équitablement les populations autochtones, c’est la pression de la communauté internationale qui a permis de concrétiser cela. La seule façon pour qu’Israël cesse ses agissements et comprenne qu’un changement s’impose, c’est qu’il constate qu’il y a un prix à payer pour avoir violé le droit international. Nous ne demandons pas à la communauté internationale de prendre parti pour nous mais de prendre des mesures à l’encontre de tout pays et de tout État qui viole le droit international. Et Israël enfreint manifestement ce droit.

    Comment votre famille garde espoir ?

    F.B. : Nous puisons notre force dans mon époux et dans la résilience dont il a fait preuve au fil des années. Un jour, il a dit à notre fils Arab, que le désespoir est un privilège que nous, Palestiniens, ne pouvons pas nous permettre, et qu’il fallait rayer ce mot de notre vocabulaire. J’aimerais vraiment que notre famille soit la seule à traverser ce que nous vivons. Mais il y a des milliers de familles palestiniennes qui vivent la même souffrance. C’est ce qui nous rend plus forts ensemble, car nous savons que ce combat vise un grand objectif : la liberté des Palestiniens, pour que nos enfants puissent vivre en paix et en sécurité. L’ampleur des sacrifices que nous endurons ne signifie pas que nous devrions abandonner à un moment donné. D’un point de vue historique, ce n’est pas de cette façon que les peuples obtiennent leur libération et leur liberté.

    Son programme à Marseille

    Un comité d’accueil viendra saluer Fadwa Barghouti à la gare, à 14h30 jeudi. Une réception sera tenue en son honneur à l’espace Mistral de l’Estaque dès 18h30. Elle participera vendredi à 19h30, au Gyptis, à la diffusion du film Tomorrow’s Freedom. Elle sera présente samedi à 14h à un débat, sur le Vieux-Port, dans le cadre du festival Palestine United 2. Durant sa visite, elle rencontrera des responsables politiques dont le communiste Jérémy Bacchi et des syndicats, dont l’UD CGT 13.

  • [Entretien] Anne-Cécile Dubois : « La justice souffre d’un manque de moyens »

    [Entretien] Anne-Cécile Dubois : « La justice souffre d’un manque de moyens »

    La Marseillaise : Pourquoi étiez-vous mobilisée, lundi, contre le projet de loi sur la justice criminelle ?

    Anne-Cécile Dubois : Même si le garde des Sceaux a retiré son article phare, qui n’est autre que le plaider-coupable criminel, il reste quand même neuf autres articles qui sont une catastrophe pour les droits de la défense, y compris pour les victimes. Ce texte porte atteinte à la présomption d’innocence et va à l’encontre de nos principes essentiels qui fondent notre droit. Avec, entre autres, le SAS de détention et toutes les nullités qui seront purgées si on ne le fait pas dans le délai, qui, du reste est raccourci. C’est vraiment bafouer l’État de droit. Comme d’habitude, alors que la justice souffre d’un manque de moyens, tant humain que financier, on essaye de cacher la poussière sous le tapis en disant « regardez ce que nous allons faire, ça ira beaucoup plus vite, ce sera bien mieux et plus efficace », mais il n’y a pas plus de magistrats ni de greffiers.

    Est-ce une question de moyens ?

    A.-C.D. : On a le même nombre de magistrats qu’au siècle passé ! Sauf qu’en 1915, on n’était pas 68 millions d’habitants. C’est un problème de moyens, les juridictions souffrent. Ils souhaitent une justice rapide, sans avoir les moyens de cette rapidité. C’est comme le choc carcéral, l’idée première était que même les courtes peines devaient être effectives et effectuées. Un prévenu est condamné, il a 15 jours de prison et directement il est incarcéré. Mais il n’y a pas de place en prison ! On est à un taux d’occupation de 180% à Avignon avec des matelas par terre sous 39 degrés. Il faut cinq à six ans pour former un magistrat. Les greffiers, c’est du même acabit. L’administration pénitentiaire, c’est pareil. Même si on avait les structures, de toute façon, on n’aurait pas les moyens humains.

    Exigez-vous le retrait du texte ?

    A.-C.D. : Le retrait pur et simple. Il n’y a pas de négociation. Je ne vois pas comment on pourrait faire autrement. On est désormais dans une justice de flux. Sauf que là, on ne parle pas de boîtes de conserve, mais d’êtres humains. Il faut du temps pour la justice, pour un procès, surtout pénal. Tant pour les prévenus ou accusés – si on est devant une cour d’assises ou une cour criminelle départementale (CCD) – que pour les victimes, ça a un vraiment une fonction cathartique.

  • Les Bleus passent aux choses sérieuses face à la Suède

    Les Bleus passent aux choses sérieuses face à la Suède

    Contrairement à plusieurs prétendants au titre mondial, comme l’Angleterre, le Portugal, l’Espagne ou encore l’Allemagne, les Bleus ont survolé leur phase de poules sans véritablement être inquiétés. Mais désormais, tout repart à zéro : la moindre contre-performance peut mettre fin à l’aventure des qualifiés. Pour une sélection qui vise une place en finale le 19 juillet au MetLife Stadium, où elle pourrait notamment croiser les Scandinaves, un tel scénario tiendrait du fiasco, au regard des attentes suscitées par ses premières sorties et de la puissance offensive affichée par les hommes de Didier Deschamps.

    Face à la Suède, adversaire largement à sa portée, l’équipe de France aborde son huitième de finale avec une solide dose de certitudes. « Vous avez la confiance, vous avez été capables de faire de très bonnes choses. Il faut se nourrir de cette confiance sans en avoir à l’excès parce que, plus on avance, plus on monte la montagne, et en face on aura de plus en plus de répondant. Pensons déjà aux Suédois, ça vient vite. Mais on a encore beaucoup de choses à aller chercher », a rappelé Didier Deschamps à ses joueurs samedi, dans une vidéo diffusée par la Fédération française de football. Avec quatre buts chacun, le capitaine Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé ont lancé leur tournoi tambour battant.

    Rééquilibrer le onze

    Le premier, fidèle à son terrain de jeu favori, tentera de maintenir le rythme infernal de Lionel Messi, déjà auteur de six réalisations et qui le devance de trois unités au classement des meilleurs buteurs en phase finale (19). Mais la star française a aussi montré une autre facette de son registre, plus tournée vers le collectif, avec deux passes décisives contre la Norvège, balayée 4-1 vendredi. Les Suédois, troisièmes du groupe F après un parcours en montagnes russes (large victoire 5-1 contre la Tunisie, lourde défaite 5-1 face aux Pays-Bas, nul 1-1 contre le Japon), mesurent l’ampleur du défi. « Nous avons beau être outsiders, nous croyons en nous. Il faudra être à notre meilleur niveau, avec une organisation défensive quasi parfaite, et savoir convertir les occasions que nous aurons », a estimé l’attaquant vedette suédois Viktor Gyökeres, référence offensive de sa sélection.

    Avec le schéma en 4-2-3-1 introduit en mars 2025 dans le sillage de l’émergence de Michael Olise, la défense française apparaît plus exposée et la question de l’équilibre collectif reste en suspens. Didier Deschamps ne semble toutefois pas prêt à renoncer à cette philosophie plus offensive, conscient de disposer d’un potentiel offensif hors-norme. Même si Dayot Upamecano s’est montré fébrile face à la Norvège, le retour de William Saliba permet au sélectionneur de reconstituer une charnière centrale parmi les plus solides du monde. Les latéraux, en revanche, inspirent encore davantage de prudence, notamment dans leur capacité à gérer les espaces dans leur dos en transition.

    Sur le papier, toutefois, l’ensemble demeure largement supérieur à celui des Suédois. Encore faut-il le confirmer sur le terrain, dans un format où les certitudes accumulées en phase de groupes ne pèsent plus bien lourd face à l’exigence du très haut niveau.

    ET AUSSI

    Un mort dans une fanzone en Californie

    Une fusillade survenue samedi soir à San Jose, en Californie, a fait un mort et un blessé grave dans un secteur utilisé ces derniers jours comme une fan zone pour les supporters de la Coupe du Monde 2026. L’attaque s’est produite sur San Pedro Square, un quartier animé de la baie de San Francisco regroupant bars et restaurants et servant ponctuellement de fan zone durant le tournoi. La police de San Jose a précisé qu’aucun match n’était en cours au moment des faits.

    Une victime a été déclarée morte sur place tandis qu’une seconde a été transportée à l’hôpital dans un état critique.

    Les autorités ont immédiatement ouvert une enquête pour homicide.

    Démission du président Saoudien

    La seule équipe à avoir battu l’Argentine au Qatar est cette fois passée au travers de la Coupe du monde 2026, et Yasser al-Misehal a décidé d’en assumer les conséquences en démissionnant de son poste de président de la fédération saoudienne de football. « L’échec de l’équipe nationale à se qualifier pour le prochain tour de la Coupe du monde est un résultat en deçà de toutes nos ambitions, et j’en assume l’entière responsabilité. Je présente mes excuses à tous ceux qui espéraient voir notre équipe dans une meilleure position », a écrit M. Misehal sur X.

    France-Argentine en finale ?

    À l’issue de la phase de groupes de la Coupe du monde, les dynamiques de certaines nations ont changé en vue de la victoire finale. Selon les prédictions d’Opta, la France est désormais favorite pour remporter le trophée avec en adversaire principal l’Argentine.