Tag: France

  • Paul Seixas sort les griffes et se rapproche du podium

    Paul Seixas sort les griffes et se rapproche du podium

    Inaccessible, intouchable, impitoyable, Tadej Pogacar écrase encore et toujours la concurrence.

    Samedi comme dimanche, le porteur du maillot a de nouveau fait preuve d’une maîtrise absolue. En s’offrant une quatrième victoire d’étape au sommet du Markstein puis en terminant deuxième à Solaison – Brison, qui lui permet de se rapprocher un peu plus d’un cinquième succès final, dimanche prochain à Paris.

    Dans la partie finale du col du Haag, à 7,5 km de l’arrivée, dans les pentes les plus sévères de cet ancien chemin forestier transformé en piste cyclable, au menu du peloton pour la première fois, le champion du Monde a façonné une vraie merveille.

    Cette fois encore personne n’a réussi à le suivre. Néanmoins, le spectacle a été total derrière. Avec dans le rôle phare Paul Seixas, qui compte plus que jamais se mêler à l’affaire après une nouvelle démonstration de force absolument bluffante.

    Le coureur de la CMA/CGM bascule dans le top 5 du général et décroche le maillot blanc de meilleur jeune. De quoi entamer la dernière semaine dans les meilleures conditions possibles.

    Lourde chute

    de Vingegaard

    Dimanche, l’étape devant amener le peloton dans les Alpes a débuté très tôt. Avec des contrôles antidopage dès 2 heures du matin pour Jonas Vingegaard, et 5 heures pour Tadej Pogacar. « Comme je me couche toujours tard, ça a été un vrai choc pour moi de n’avoir dormi que quatre heures » a confessé le leader du général au quotidien L’équipe. « J’ai quand même passé une matinée plutôt sympa. Impossible de me rendormir, alors je me suis posé tranquillement, j’ai écouté quelques vieux classiques d’Eminem et je me suis préparé plusieurs cafés. Résultat, j’ai abusé de la caféine et je suis prêt à attaquer la journée. Ce n’était vraiment pas agréable d’être réveillé en plein milieu d’un beau rêve. »

    Sur la route, si l’états-unien Quinn Simmons s’est montré dans le Salève, c’est avant tout les malheurs de Jonas Vingegaard qui ont marqué les esprits. Le Danois a lourdement chuté à l’approche de la dernière difficulté du jour, le plateau de Solaison – Brison, alors que son équipe venait de lancer une attaque massive. Le dauphin de Tadej Pogacar n’a pas pu reprendre la route, contraint à l’abandon. Il est monté dans l’ambulance, le bras droit en écharpe, à 15 kilomètres de l’arrivée.

    Dans les derniers lacets, les attaques ont fusé. Le duo Pogacar – Seixas ne se lâchait pas d’un centimètre, tandis que Mauro Schmid faisait, seul, la course en tête. Derrière, Tadej Pogacar lançait la poursuite, au pied du col hors catégorie, aux côtés de Remco Evenepœl et toujours Paul Seixas.

    L’homme du jour, Quinn Simons, lançait un dernier baroud d’honneur, revenant sur le Suisse et le déposant à 9 kilomètres de l’arrivée. Néanmoins, l’attaque finale de Tadej Pogacar, que seuls deux équipiers du maillot jaune et Remco Evenepoel suivaient, lui était fatale. Le Belge qui s’offrait la victoire au sprint, devant Tadej Pogacar.

    Dernière journée de repos

    Les rescapés du peloton vont avoir droit à leur seconde journée de repos.

    Sur les bords du Leman, ils pourront de nouveau recharger les batteries, soigner les plaies et bosses d’une semaine éprouvante, et se projeter sur la dernière semaine, avant la grande arrivée, dimanche à Paris.

    Le rendez-vous de reprise sera un contre-la-montre individuel entre Evian et Thonon-les-Bains. Les coureurs serpenteront entre Leman et Dranse, sur un parcours de 26,1 kilomètres, dont la seule difficulté sera la Côte de Larringes, col de deuxième catégorie culminant à 799 mètres, au pied duquel ils franchiront le Pont de la Douceur. Les choses sérieuses débuteront mercredi.

  • 90 ansplus tard…

    90 ansplus tard…

    Des billets d’avion qui flambent, les prix des carburants qui jouent au yoyo, de semaine en semaine, selon les velléités guerrières des belligérants au Moyen-Orient. à cela s’ajoutent une inflation qui ne cesse de peser sur le pouvoir d’achat des Français et une incertitude grandissante, au prorata des plans sociaux et liquidations d’entreprises en cascade. Le ciel est décidément bien bas pour tous ceux et toutes celles qui voudraient profiter pleinement de leurs vacances. Si la Côte d’Azur et le littoral provençal connaissent une notoriété qui n’est plus à faire en période estivale, ils sont devenus cette année, comme il en a été à la sortie de la crise sanitaire, une destination « refuge ». Avec le système D qui va souvent avec : l’hébergement familial, les transports en commun ou groupés, les pique-niques sur la plage ou la tambouille maison.

    S’évader du quotidien

    Histoire de pouvoir s’évader de son quotidien quelques jours, quelques semaines, changer d’air, se vider la tête et partager des moments de convivialité très précieux. C’est tout le sens des congrès payés, cet acquis gagné de haute lutte, qui fête cette année ces 90 ans. Le droit élémentaire et fondamental à un temps libre rémunéré par son employeur. Cette avancée sociale et sociétale majeure, qui a permis à des générations de découvrir la montagne et la mer a, par voie de conséquence, construit le principe même et les rouages de l’économie du tourisme. Les grèves massives de 1936, soutenues à l’époque par la CGT, ont poussé le Front populaire à instaurer ces congés payés. Et 90 ans plus tard, ils sont toujours autant plébiscités et d’actualité.

  • Dans le Var, les restos réduits à la portion congrue

    Dans le Var, les restos réduits à la portion congrue

    Au port du Levant ou sur les plages sanaryennes, le français prend largement le pas sur les autres langues, dans un département qui revendiquait pourtant 32 % de touristes étrangers en 2025. S’il est trop tôt pour tirer des enseignements, on observe que la conjoncture économique pousse nos compatriotes à rester dans l’Hexagone. Car les prix de l’avion « sont inabordables », comme ce fut le cas pour Franck et Sandrine, qui ont repoussé leur projet de voyage aux États-Unis. « Ceux de l’essence aussi », relativise toutefois Anthony, venu de Haute-Savoie en voiture avec sa femme, Coline, et leurs deux enfants. « On aurait peut-être payé moins cher en train mais on avait besoin de la voiture sur place. »

    Certains postes de dépense sont scrutés : « On mange souvent à l’appartement. Les restaurants passent un peu à la trappe », avouent les premiers. Pareil pour les seconds : « À quatre, ça coûte cher. On fait souvent des pique-niques sur la plage pour profiter du cadre ».

    « Les étrangers sauvent

    les saisons »

    Et ça se ressent pour les restaurateurs comme Daniel, dont le chiffre d’affaires n’est pas celui espéré. « Ce n’est pas catastrophique mais il y a un manque à gagner », déplore-t-il. Il mise sur une recrudescence de touristes étrangers, dotés de « plus de pouvoir d’achat. Pour l’instant, j’ai l’impression qu’ils sont un peu moins présents ».

    « Il est vrai que l’hôtellerie marche mieux que la restauration, qui fait de plus face à des problèmes de recrutement [liés, entre autres, à la difficulté à loger les saisonniers, ndlr] », confesse Christiane Thibault, présidente du Groupement des hôtelleries & restaurants (GHR) Région Sud Var. Avec un constat qui rejoint celui du restaurateur : « La clientèle française est plus attentive à son budget. Les étrangers sauvent les saisons ». Et selon elle, ces derniers « sont bien présents », peut-être davantage dans l’est que dans l’ouest du département. Ils sont, en tout cas, attendus de pied ferme sur tout le littoral varois.

  • [C’est l’été] Lecture : « Le chat a tout vu », de Dolores Hitchens

    [C’est l’été] Lecture : « Le chat a tout vu », de Dolores Hitchens

    Préfacée par Joyce Carol Oates
    et traduite par Clément Baude,
    la première enquête de la septuagénaire Miss Rachel Murdock, inséparable de sa chatte Samantha, fut l’un des best-sellers américains des années 1930, et fit entrer son auteure, Dolores Hitchens, sur la scène mondiale où se commettent les meurtres. Pour sa first investigation, Rachel devra trouver l’assassin de sa nièce, tuée sous ses yeux, hélas fermés puisqu’elle s’est endormie. Peu importe, sa petite boule de poils noire
    a tout vu.
    Les Classiques sont de retour… qu’ils soient
    les bienvenus !

    Éditions Philippe Rey, 21 euros.

  • [Violences conjugales] Des coups plus nombreux à chaque vague de chaleur

    [Violences conjugales] Des coups plus nombreux à chaque vague de chaleur

    Une femme sur un écran avec un thermomètre en direct. Plus la température s’élève, plus son visage porte les stigmates de coups… Avec l’arrivée de la canicule, l’ONG Care France a lancé une campagne de sensibilisation le 7 juillet sur des panneaux répartis dans la capitale et sur le web. Elle s’appuie notamment sur les résultats d’une étude d’avril 2025, « Crises entrelacées : comment la crise climatique alimente la violence basée sur le genre », par le programme « spotlight initiative », porté par l’ONU pour « mettre fin à la violence contre les femmes ». À chaque degré supplémentaire, c’est 4,7% de violences en plus pour les filles et les femmes dans le monde, assure l’ONG.

    « Chaque vague de chaleur, c’est un risque de féminicide augmenté de 28% », poursuit Care France, rappelant que « lors du précédent épisode de canicule en juin, les violences faites aux femmes ont, elles aussi, battu des records : +30% de signalements de harcèlement de rue ». Pour Adea Guillot, directrice de l’Engagement au sein de l’ONG, « la canicule que nous vivons n’est pas qu’une question environnementale. Pour des millions de femmes dans le monde, c’est une question de survie. Rappelons qu’en France, le 3919 -numéro national d’écoute pour les femmes victimes de violences- reçoit des appels chaque jour de femmes qui n’ont nulle part où aller. »

    Des chiffres en hausse

    Les effets de la crise climatique ne sont pas sans rappeler ceux vécus lors de la pandémie de Covid 19. La mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains, notait dans son rapport publié en juillet 2020 que « les moyens de communication “silencieux”[avaient] connu un essor exceptionnel », « les tchats de la plateforme de signalement des violences sexistes et sexuelles “Arrêtons les violences” [avaient] été multipliés par 4,4 par rapport à 2019 » pour tous les faits de violences et par 17 pour les faits de violences intrafamiliales.

    Dans son dernier bilan « insécurité et délinquance » en date du 9 juillet, le ministère de l’Intérieur pointe justement une montée de ces dernières de 6% en 2025 quand 9,4% d’appels au 3919 sont en provenance de Paca selon Solidarité Femmes qui gère ce numéro. Et ce malgré une « volonté de changer d’échelle », assure le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, commentant les résultats obtenus entre 2017 et 2025. Les ordonnances de protection ont été multipliées par 3, le nombre de téléphones grave danger distribués est passé de 300 en 2019 à 5 609 en janvier 2026. De 8 millions en 2020, le budget annuel de l’aide aux victimes de ce type de violence atteint 26 millions d’euros en 2025. Mais visiblement le chemin à parcourir reste encore long…

  • [Coupe du Monde] Une petite finale sans intérêt selon Tuchel

    [Coupe du Monde] Une petite finale sans intérêt selon Tuchel

    Thomas Tuchel, le sélectionneur de l’équipe nationale d’Angleterre, s’est montré catégorique en ce qui concerne le match de la troisième place, samedi (à 23h) au Hard Rock Stadium, à Miami, face à l’équipe de France. « Aucun de nos joueurs ni aucun des joueurs français ne souhaite disputer ce match », a déclaré le coach anglais. « Ils veulent jouer la finale. Nous avons tout donné pour y parvenir. Tout le monde joue pour gagner la Coupe du monde, mais c’est ainsi. Nous avons un jour de récupération de moins que la France, mais nous le ferons avec professionnalisme », a-t-il ajouté. Championne du monde en 1966, l’Angleterre n’a depuis jamais retrouvé la finale de l’épreuve. Depuis 2018, elle se retrouve à chaque fois au minimum jusqu’au stade des quarts de finale. C’est d’ailleurs à ce tour fatidique que les Bleus leur avaient barré la route du dernier carré en 2022, où Olivier Giroud avait anéanti leurs espoirs de sacre.

    Mbappé vise un trophée individuel

    Si les hommes de Didier Deschamps peuvent encore repartir d’Amérique avec une médaille de bronze, Kylian Mbappé a, lui aussi, un objectif personnel. Le capitaine tricolore est en tête du classement des buteurs, à égalité avec le génie argentin Lionel Messi. Le Madrilène pourrait ainsi devenir le premier joueur, depuis le roi Pelé, à remporter deux éditions consécutives du Soulier d’or au Mondial.

  • [Tour de France] Jamais deux sans trois pour le roi Merlier

    [Tour de France] Jamais deux sans trois pour le roi Merlier

    Et de trois : le Belge Tim Merlier a remporté sa troisième victoire dans cette 113e édition du Tour de France en s’imposant au sprint lors de la douzième étape jeudi à Chalon-sur-Saône. « La présence de ma femme et de mon fils m’a bien sûr donné beaucoup de motivation. Même s’il est encore un peu jeune, je pense. Gagner pour eux, c’est spécial. Je suis très heureux de les avoir ici », lance-t-il.

    Le coureur de Soudal Quick-Step a devancé le Néerlandais Olav Kooij et le Belge Jasper Philipsen lors d’un sprint massif marqué par une violente chute dans les derniers mètres impliquant notamment le Colombien Fernando Gaviria et le Français Dorian Godon.

    « On a eu quelques problèmes de radio, la mienne était cassée. Il y avait pas mal d’attaques dans le final et je ne savais pas trop comment c’était devant. Il y a eu des petites montées et ça a bougé. J’ai un peu souffert, comme les derniers jours. Jasper Stuyven a eu une crevaison, il n’était pas sûr de pouvoir m’aider. Et finalement, il a pu être là. Ensuite, la communication entre nous deux a été meilleure. J’ai essayé de rester calme », souligne Tim Merlier.

    C’est la troisième victoire dans ce Tour de France pour Merlier, 33 ans, qui a une nouvelle fois réussi à déjouer les plans de l’équipe Alpecin de Philipsen.

    Veistroffer infatigable

    Le Slovène Tadej Pogacar conserve le maillot jaune avec une avance de 3 minutes et 36 secondes sur le Danois Jonas Vingegaard et 4 minutes et 6 secondes sur le Belge Remco Evenepoel.

    « Tout était calme et sous contrôle pour moi jusqu’à ce que la formation Lidl-Trek commence à attaquer. À partir de là, le final est devenu un peu difficile, mais tout s’est bien passé de notre côté. En revanche, j’ai vu combien de coureurs sont tombés dans le dernier kilomètre et j’espère vraiment qu’ils vont tous bien. Aujourd’hui, ma pièce était sur Fernando Gaviria, il roulait vraiment super bien et j’ai été très déçu de le voir lui aussi au sol. J’espère que tous les autres coureurs impliqués dans cette chute vont bien », glisse le leader du Tour de France.

    Kooij, vainqueur à Pau et deuxième la veille à Nevers, décroche, lui, un quatrième podium dans cette Grande Boucle.

    Les 25 derniers kilomètres ont été très animés avec plusieurs attaques de la part de petits groupes composés souvent de costauds à l’image d’un Quinn Simmons hyperactif avec ses coéquipiers de Lidl-Trek.

    Ces tentatives de guérilla ont donné énormément de travail aux équipes de sprinteurs, notamment dans la côte de Montagny-lès-Buxy où Simmons, alias Captain America, a roulé comme un bœuf, tout en prenant le temps de taper dans la main de son père posté en bord de route.

    À l’agonie, certains sprinteurs se sont accrochés tant bien que mal dans les roues de leurs coéquipiers, avant de devoir se remettre à l’ouvrage lorsque Kévin Vauquelin, Kasper Asgreen, Mattias Skjelmose ou le maillot vert Mads Pedersen, par deux fois, ont à leur tour accéléré sur le plat, en vain.

    Le Français Baptiste Veistroffer a une nouvelle fois passé la journée à l’avant.

    D’abord seul, puis à quatre lorsque Mattéo Vercher, Damiano Caruso et Ewen Costiou l’ont rejoint au kilomètre 57. à deux ensuite avec Costiou, un Breton comme lui, lorsque les deux autres se sont relevés. Et enfin à nouveau seul après que Costiou ait lâché à son tour la roue du « Sanglier de Fouesnant », à 49 km du but.

    Penché sur sa machine, le coureur de Lotto Intermarché a continué sans faiblir dans les vignobles chalonnais avant d’être repris, inexorablement, par le peloton à 33 bornes de l’arrivée. C’était déjà la troisième grande échappée du Finistérien dans ce Tour de France.

    Mais les équipes de sprinteurs n’allaient pas laisser échapper la dernière occasion de s’illustrer avant au plus tôt mercredi prochain.

    Car dès vendredi la pente va s’élever avec l’ascension du Ballon d’Alsace avant deux étapes de montagnes samedi dans les Vosges et dimanche dans les Alpes.

  • Briser l’emprise

    Briser l’emprise

    Les violences faites aux femmes ne commencent pas avec un coup et ne s’arrêtent pas avec une plainte. Elles s’inscrivent dans des rapports d’emprise, de peur et d’isolement dont il est très difficile de sortir. C’est tout l’intérêt du travail mené par l’association Une Voix pour Elles, qui aide concrètement les victimes à déménager, à récupérer leurs affaires et à franchir l’une des étapes les plus délicates de leur reconstruction.

    Cette réalité doit nous interpeller d’autant plus que les violences continuent de progresser. En France, les violences intrafamiliales enregistrées ont augmenté de 6% en 2025, tandis que les violences sexuelles ont progressé de 8%, selon les données du ministère de l’Intérieur. Derrière ces chiffres, ce sont des milliers de vies bouleversées et des services d’accompagnement qui restent soumis à une forte pression.

    La solidarité en première ligne

    L’autre enseignement est porté par l’ONG Care France, qui rappelle qu’à chaque degré supplémentaire de température, les violences visant les femmes augmentent dans de nombreux contextes
    à travers le monde. Sa campagne de sensibilisation montre que la crise climatique n’est pas qu’un défi environnemental : elle peut aussi aggraver les inégalités et les violences déjà existantes. Lorsque les tensions sociales, économiques ou familiales s’intensifient, les femmes figurent trop souvent parmi les premières victimes.

    Il faut cesser de considérer les associations comme un simple complément de l’action publique. Elles sont un maillon essentiel de la protection des victimes. Qu’il s’agisse d’une ligne d’écoute, d’un hébergement d’urgence ou d’un déménagement sécurisé, chaque dispositif compte.

  • [C’est l’été] Lecture : « Comment tuer son mari », de Sue Hincenbergs

    [C’est l’été] Lecture : « Comment tuer son mari », de Sue Hincenbergs

    Imaginez aussi deux époux (le mari de l’une n’étant plus de ce monde) qui commencent à être gênants, lorsque leurs chères et tendres apprennent qu’ils ont contracté des assurances-vie. Imaginez enfin un tueur à gages, non encore averti que les messieurs de ces dames risquent fort de lutter pour sauver leur peau. Humour et suspense garantis pour ce « soap » littéraire. Sue Hincenbergs peut se féliciter d’avoir Françoise-Anne Laporte pour traductrice.

    Editions Cherche Midi, 22,90 euros

  • [Coupe du monde] L’histoire agitée des Tricolores en petite finale

    [Coupe du monde] L’histoire agitée des Tricolores en petite finale

    Reste une dernière interrogation : les Bleus auront-ils la motivation nécessaire pour aller chercher la médaille de bronze ? Une chose est sûre, cette situation n’est pas inédite dans l’histoire de l’équipe de France. Sa première « petite finale » remonte à 1958, lorsqu’elle avait affronté la RFA après sa défaite en demi-finale face au Brésil d’un jeune Pelé, auteur d’un triplé contre les Bleus. Victorieux de l’Allemagne de l’Ouest, les Tricolores avaient alors décroché la troisième place, tandis que Just Fontaine entrait dans la légende. Avec un quadruplé, l’attaquant avait porté son total à treize buts durant cette édition, un record qui tient toujours 68 ans plus tard. La deuxième apparition française en « petite finale » a eu lieu en 1982. Mais après la cruelle élimination face à la RFA, marquée par l’épisode du 3-1 en prolongation avant le retour allemand, Michel Platini et ses coéquipiers n’avaient plus les ressources mentales pour disputer pleinement cette rencontre. Marqués par ce qui a été vécu comme une véritable catastrophe nationale, les Bleus avaient logiquement été battus par la Pologne.

    Quatre ans plus tard, l’équipe de France retrouvait ce même rendez-vous. Mais la génération des « coiffeurs », emmenée notamment par le futur Marseillais Jean-Pierre Papin, avait abordé cette rencontre avec davantage d’envie, bien décidée à conclure son parcours sur une note positive. Un état d’esprit dont les Bleus version 2026 pourraient bien s’inspirer.