Tag: Fos-sur-Mer

  • Des récifs artificiels à Fos-sur-Mer pour régénérer le milieu naturel

    Des récifs artificiels à Fos-sur-Mer pour régénérer le milieu naturel

    Depuis la capitainerie du port Claude-Rossi, la vue sur le golfe de Fos est imprenable. Les usines découpent l’horizon. Sur l’eau, les cargos qui attendent leur tour pour décharger leurs marchandises sont nombreux. L’un d’eux sort du lot. Près de la côte et immobile malgré la houle, seule sa grue orange opère des mouvements. « C’est un bateau spécialisé dans la pose précise, il a tout un tas de moteurs latéraux qui lui permettent de tenir sa position sans ancrage », explique Matthieu Lapinski, chef de projet chez Sea Boost, l’entreprise qui mène l’opération en cours sur le pont. Une vingtaine de travailleurs s’y affairent pour installer quinze récifs artificiels sur le sol marin, 7 mètres en dessous. Quinze autres seront placés au large du Cavaou.

    Un suivi scientifique

    Derrière ce programme porté par la municipalité fosséenne et subventionné à 80% par l’Agence de l’eau et la Région (pour un coût total de 570 000 euros), il y a Wafa Hechaichi. Chargée de mission pour la préservation des milieux aquatiques au sein de la Ville, elle a été chargée, fin 2022, de reprendre une première ébauche d’idée qui datait de 2016. « On a constaté que le golfe était en mauvais état écologique, surtout au niveau de l’herbier de posidonie », commence-t-elle.

    Souvent qualifiée de « poumon de la mer », cette plante endémique de la Méditerranée « produit 14 litres d’oxygène par m2 et par jour. Après sa mort, ses feuilles forment une banquette qui limite l’érosion des plages. Et elle fait office de nurserie pour les poissons et d’habitat pour les juvéniles », énumère la spécialiste. « On en a 80 ha, mais ils se portent mal à cause des pressions anthropiques : le mouillage des bateaux, les rejets industriels, mais aussi les apports du Rhône. Donc on s’est dit qu’il fallait agir et ne pas laisser le milieu se détériorer. »

    La chargée de mission le concède : la mise en place de ces récifs « a nécessité beaucoup de concertation avec les services de l’État et avec le Grand port maritime de Marseille, puisque le domaine maritime leur appartient ». Mais les récifs sont désormais installés et font office de « mesure compensatoire » des dégâts écologiques, bien que ni le port, ni les industriels, n’aient pris part à leur financement. « Nous avons obtenu une concession de dix ans et la publication d’un décret d’interdiction de mouillage », se réjouit Wafa Hechaichi.

    Un suivi scientifique devra maintenant dessiner le contour des améliorations apportées à la biodiversité marine. « On sait qu’on a des migrations d’espèces entre les lagunes, les ports et les petits fonds côtiers, donc on a une bonne idée de ce qu’on espère obtenir : typiquement, des sars, des loups, des daurades ou des langoustes, des poulpes, des crustacés, qui vivent plutôt dans des cavités », illustre Matthieu Lapinski.

    Des innovations inspirées du naturel

    De longs mois de recherche et développement ont précédé l’immersion des récifs artificiels. « On a eu une approche biomimétique dans la conception », commence Matthieu Lapinski, chef de projet chez Sea Boost. Les ingénieurs se sont inspirés de 13 rochers naturels situés sur six sites de la Côte Bleue grâce à la technique de la photogrammétrie. Les constructions ont été réalisées en béton biogène à partir de coquilles qui facilitent la fixation de micro-organismes. « On a aussi innové au niveau des ancrages pour réduire les pressions sur le milieu avec une réduction de la surface de l’objet, qui faisait 4 mètres au départ et qui en fait aujourd’hui 0,9. »

  • Notre Fos arpente le quartier des Carabins

    Notre Fos arpente le quartier des Carabins

    L’occasion de mettre en avant « une police municipale parmi les plus solides de France », des « écoles rénovées et modernisées » ou encore « un territoire industriel engagé dans la décarbonation ». Bilan sur lequel le candidat (DVG) à la succession de René Raimondi entend s’appuyer avant de proposer des mesures pour le mandat à venir. Parmi lesquelles la création du parc des Carabins, poumon vert doté d’un nouveau gymnase complétant l’existant, ou la création d’une halle commerçante ouverte place du Marché.

  • À Fos, Leroy porte un projet « en rupture » avec la gouvernance actuelle

    À Fos, Leroy porte un projet « en rupture » avec la gouvernance actuelle

    Il présente une candidature qu’il veut « en rupture totale avec la gouvernance actuelle ». Avec son programme, Jean-Michel Leroy (PS), ancien conseiller municipal de la majorité exclu suite à des dissensions sur le projet HyVence, veut se distinguer du successeur désigné de René Raimondi (ex-PS) Rémi Esnault.

    La protection des espaces naturels est l’une des principes divergences qu’il met en avant. « Nous militons pour la création d’un parc des étangs, mais nous nous positionnons aussi contre le barreau des étangs dont le tracé est prévu dans les collines, dans un espace qui sert aujourd’hui de lieu de loisirs et de poumon vert aux Fosséens. » Plutôt que des routes, le candidat plaide pour des « intermodalités innovantes ».

    Jean-Michel Leroy souhaite aussi mettre le paquet sur la jeunesse, avec un revenu minimum étudiant « qui consiste à attribuer 3 000 euros par an à chaque jeune en contrepartie d’une poursuite effective des études, d’un stage civique et d’un engagement bénévole ».

    Dans une commune où plus de 62% des voix sont allées au RN lors des dernières législatives, Jean-Michel Leroy dit « ne pas craindre l’extrême droite » pour les municipales qui sont « sur une autre dynamique » qu’un scrutin national. Le candidat compte sur le « travail de terrain et de proximité » pour endiguer le phénomène. Quant au second tour, il ne s’avance pas. « Voyons l’état des forces au premier tour, même si personne ne se trompe d’ennemi. »

  • À Fos, les salariés attendent un soutien politique fort à leur projet d’avenir

    À Fos, les salariés attendent un soutien politique fort à leur projet d’avenir

    La proposition de loi de nationalisation d’ArcelorMittal, votée par l’Assemblée nationale, construite avec les salariés de l’entreprise et leurs syndicats CGT, est « sans conteste une bonne nouvelle, réaffirme Stéphane Martins de Araujo, secrétaire CGT, mais elle concerne surtout Dunkerque ». À Fos, la situation reste « catastrophique », alertent les salariés, extrêmement déterminés à défendre, et leur santé, et les 4 000 emplois sur site et quelques dizaines de milliers d’emplois induits sur la place portuaire.

    Rien que pour 2025, un incendie s’était déclaré en avril, puis un autre octobre qui avait mis l’aciérie à l’arrêt durant deux mois… « C’est accident industriel sur accident, déplore le secrétaire CGT, sans compter que les travailleurs restent exposés quotidiennement à des risques majeurs liés à la présence d’amiante et aux agents CMR [Cancérogènes, Mutagènes et Reprotoxiques, Ndlr.] sans aucune protection adéquate. » Soutenu par Maitre Julie Andreu, du cabinet d’avocats TTLA, le dossier de demande de reconnaissance de l’amiante a pris la direction du ministère.

    Réinvestir sur 20 ans

    Dans cette bataille-ci, les chiffres pèsent : « Plus de 600 travailleurs bénéficient d’un suivi médical renforcé en lien avec l’amiante. Près de 400 ont des expositions quasi récurrentes au quotidien », précise Zidane Merabet. Ce responsable CGT au pôle juridique décrit « un climat d’angoisse dans l’usine où on a vu des collègues décéder, où on a des collègues d’à peine 40 ans qui développent des pathologies, des cancers. Ceux qui trouvent du travail ailleurs partent sans hésiter ».

    « Des outils dangereux, des départs à la retraite non remplacés », les motifs d’inquiétudes persistent sur le haut-fourneau. Car c’est aussi sur l’emploi que les menaces pèsent. Si un projet de four électrique géant, maintes fois reporté, a été annoncé pour décarboner le site ArcelorMittal France à Dunkerque, le plan Zénith du sidérurgiste prévoirait une coupe de 1 650 emplois dans l’Hexagone. Or, pour la zone de production du Sud « à Fos, c’est toujours zéro perspective » regrette Stéphane Martins de Araujo. D’autant plus amer, qu’il rappelle que « Mittal a refusé 850 millions de crédit de l’Europe pour investir dans l’infrastructure, protestant sur les frais d’énergie ».

    Un désengagement sur Fos représenterait « une perte de 7 milliards par an pour l’État avec les dizaines de milliers d’emplois supprimés », fait le compte le syndicaliste. Les salariés et leur syndicat travaillent depuis plus d’un an avec des experts à un projet alternatif de décarbonation dans lequel avec « 4,5 milliards d’investissements, on repart sur 20 ans ». La convergence de tous les groupes de gauche en leur faveur a permis une première victoire « mais on a besoin de conforter ce rapport de force » pour un coup de pression sur le gouvernement… et sur Mittal.

  • Du mieux dans la qualité de l’air, selon une étude d’Atmosud

    Du mieux dans la qualité de l’air, selon une étude d’Atmosud

    La qualité de l’air s’améliore. C’est la conclusion de l’étude Scenarii 2, menée par Atmosud dans le cadre d’un comité de pilotage rapproché avec l’Agence régionale de santé, la Dreal et Santé publique France pour évaluer l’efficacité des actions mises en œuvre au cours de la dernière décennie pour réduire le risque sanitaire d’exposition pour la population des 66 communes du pourtour de l’étang de Berre. « C’est un rebond du travail conduit il y a une dizaine d’années avec Scenarii 1, développe Dominique Robin, directeur d’Atmosud. Il a été mené dans le cadre du Plan santé environnement. »

    Au total, trente composés venant de différentes sources (industrie, transport routier, maritime, aérien, chauffage…) sont analysés dans ce deuxième volet, sur les 72 inventoriés par Atmosud. Parmi eux, quatre polluants réglementés présentent un risque sanitaire pour 100% de la population : l’ozone, le dioxyde d’azote, et les particules fines PM10 et PM2.5. En cause : une exposition dépassant les seuils (comme pour l’ensemble de la région).

    Un excès de risque

    Néanmoins, un excès de risque supplémentaire est identifié sur la zone dû à un cumul des expositions à des polluants cancérigènes, mutagènes et/ou reprotoxiques (CMR). En cause, des polluants principalement émis par l’industrie comme l’oxyde d’éthylène, le 1,2- dichloroéthane, le cobalt et le chlorure de vinyle monomère.

    « Dans un scénario d’exposition dit réaliste, ce qui correspond à trente ans d’exposition, environ 400 personnes sont exposées à un excès de risque cumulé, soit moins de 0,1% de la population », explique Edwige Révélat, directrice scientifique et technique à Atmosud. Dans le scénario majorant (70 ans d’exposition), 28 000 habitants sont concernés, soit 4,5% de la population, principalement à Port-de-Bouc, Martigues et Berre-l’Étang.

    Edwige Révélat note tout de même « une tendance à la baisse et à la stabilité des concentrations ». Si l’exposition aux particules fines et le dioxyde d’azote (des polluants multi-source) continue de dépasser les seuils, elle diminue tout de même de 30% entre Scenarii 1 et Scenarii 2. D’autres composés présentent une diminution de leur concentration, comme le benzène (30%), ou le 1,2 DCE, ou dichlorure d’éthylène (de -10 à -50%).

    Une conclusion qui n’a pas manqué de faire bondir les représentants des associations environnementales du secteur, à l’instar de Daniel Moutet, de l’Association de défense et de protection du littoral du golfe de Fos : « À aucun moment Fos-sur-Mer n’est cité, je ne comprends pas pourquoi elle ne fait pas partie des villes polluées. On est sous les vents de Lavéra et l’été sous les vents d’ouest qui nous amènent la pollution des usines. Ces résultats sont impossibles, sauf à travers le lissage des données que vous faites. » Yves Bidet, pilote du réseau climat énergie de FNE13, souligne : « Il y a des personnes qui viennent travailler dans la zone sans y habiter, l’étude ne les prend pas en compte. » Alain Collomb, médecin sur la zone, s’inquiète quant à lui des « effets cocktails » des polluants qui peuvent se « potentialiser », une donnée non considérée. Son collègue Patrick Courtin, docteur spécialisé en santé environnementale, pointe quant à lui l’absence des perturbateurs endocriniens, « qui ne sont pas pris comme des risques ».

    Ces limites, les instigateurs de Scenarii 2 en sont conscients. Cécile Morciano, responsable du service santé environnement de la délégation des Bouches-du-Rhône pour l’ARS, explique : « Ce n’est pas une étude qui permet de prédire l’apparition de maladie, on est sur du calcul théorique de risque sanitaire. »

  • Amiante à ArcelorMittal : la CGT maintient la pression à Fos-sur-Mer

    Amiante à ArcelorMittal : la CGT maintient la pression à Fos-sur-Mer

    Zidane Mirabet, responsable CGT au pôle juridique, l’affirme : « C’est la dernière ligne droite avant la réponse officielle du ministre du Travail, il ne faut rien lâcher. » Après avoir engagé une procédure pour faire classer l’usine fosséenne d’ArcelorMittal comme site amianté en mars 2025, la CGT attend désormais une décision.

    Sans rester dans l’inaction pour autant. Ce jeudi 12 février, le syndicat a invité les travailleurs du site à un rassemblement d’information en présence du cabinet d’avocats TTLA et des députés insoumis Alma Dufour et Louis Boyard pour maintenir « une pression politique », assume ce dernier.

    « Notre objectif est clair : faire reconnaître une réalité industrielle et sanitaire que les salariés vivent depuis des décennies », assène Stéphane Martins De Araujo, représentant CGT. Pour étayer sa requête, l’organisation syndicale met en avant le suivi médical renforcé de plus de 600 travailleurs en lien avec l’amiante et les nombreuses procédures de danger grave et imminent.

    Maitre Julie Andreu, du cabinet d’avocats TTLA en charge du dossier, affirme que les éléments produits par la CGT « apportent la preuve d’une exposition significative à des calorifuges en amiante ». « Arcelor n’a pas fait de cartographie des risques alors qu’elle en avait l’obligation. Arcelor devrait, avant chaques travaux, faire des repérages pour savoir s’ils vous exposaient ou pas. Arcelor ne le fait pas systématiquement. Nous avons donc estimé et démontré au ministère qu’il y avait non seulement une présence importante d’amiante après 30 ans d’interdiction, mais aussi une réelle négligence dans le cadre de l’information et donc une contamination qui risque de provoquer des maladies professionnelles. »

    Des conclusions suivies par l’Inspection du travail, qui a émis avis favorable au classement en juillet 2025, tout comme la Commission des accidents du travail et des maladies professionnelles. « Ces avis ne sont pas militants, ils sont administratifs, techniques, officiels », affirme Stéphane Martins De Araujo, qui estime qu’« il n’y a plus de débat sur les faits, il ne reste qu’un choix, et ce choix il est politique ». Maitre Julie Andreu prévient : « Si le ministre refusait l’inscription, on irait devant le tribunal administratif et on pourrait même envisager d’autres procédures devant le Conseil des Prud’hommes. » Pour Louis Boyard, « ArcelorMittal doit des comptes à la France ». « Il y a des centaines de millions d’euros d’argent public qui ont été donnés à cette entreprise, c’est pas pour qu’elle soit incapable d’assurer la sécurité des travailleurs. »

  • Rémi Esnault présente liste et programme à Fos-sur-Mer

    Rémi Esnault présente liste et programme à Fos-sur-Mer

    C’est faire d’une pierre deux coups. Mardi soir, le théâtre Jean-Hetsch de Fos-sur-Mer s’est rempli pour l’annonce du programme et de la liste de Rémi Esnault (DVG), candidat présenté comme le successeur du maire René Raimondi. Près de 80 mesures en 12 points sont avancées par le chef de file de la liste « Notre Fos », accompagné de 34 colistiers, avec un fort renouvellement par rapport à 2020.

    De nouveaux visages à l’image de Romain Trolliet, connu pour son engagement à la CGT sur le golfe de Fos. « Le renouveau de l’équipe donne un nouvel élan, avec des jeunes comme moi au sens politique », estime le candidat, soulignant tout de même qu’« on ne pourrait pas avancer sans le socle solide laissé par les élus d’avant, qui savent comment gérer la ville et honorer nos engagements ».

    Les engagements seront nombreux. Les trois priorités de Rémi Esnault sont la sécurité, la santé et le pouvoir d’achat. « Nous avons un policier pour 380 habitants, mais il nous faut une police municipale plus forte. Nous créerons un nouveau central de police municipale et un poste mobile sur les événements et les plages pour assurer la sécurité au plus près », annonce le candidat.

    Un complexe médical

    « Il n’y a pas une ville où on n’en parle pas, mais nous, on peut le faire », assure Rémi Esnault au sujet de son projet de complexe médial pluridisciplinaire aux Vallins. Le projet serait même « déjà entamé ». Dans la même thématique, Monique Potin, cheffe d’entreprise, défend la création d’une plateforme de répit pour les aidants : « Pour les patients d’Alzheimer ou de maladies chroniques qui veulent rester chez eux, la plateforme permet de donner du répit à l’aidant. On prend en charge le malade la journée pour que l’aidant puissent avoir des loisirs. »

    Concernant le pouvoir d’achat, le candidat Cédric Carian, commerçant, revient sur les chèques proposés par la Ville : « Pour aider le porte-monnaie des familles et dynamiser le commerce local, on veut aller plus loin avec deux nouveaux chèques de 100 euros, un pour le sport car les clubs coûtent vite cher, et un pour la culture, le cinéma ou le théâtre. » Rémi Esnault complète ce volet en mentionnant une autre mesure phare : « Notre cantine de qualité, déjà accompagnée par le pass restauration, passera à 0,50 euro pour tous les enfants, quels que soient les revenus des parents, et le prix du temps périscolaire sera réduit de moitié. »

    Sur le terrain social, Rachel Tarantino annonce l’implantation d’une ressourcerie à la Mériquette. « Un lieu de rencontre et d’échanges qui permet de donner », afin de favoriser « une économie circulaire et la réinsertion de personnes éloignées de l’emploi depuis longtemps », complète-t-elle.

    Parmi les autres annonces figurent un complexe aqualudique, un lycée industriel, trois nouvelles plages, un festival de musique et de nouveaux loisirs à Parsemain. Un programme « budgétisé et planifié », affirme le candidat au fauteuil de maire.

  • Les frères Popov attendus au tournant aux championnats de France à Caen

    Les frères Popov attendus au tournant aux championnats de France à Caen

    Avec trois joueurs du Top 20 mondial, le tableau masculin s’annonce palpitant.

    Christo Popov, du BC Fos, sacré en décembre lors des World Tour Finals, abordera la compétition avec un nouveau statut à assumer en terre normande. Tête de série n° 1, il sera clairement l’homme à battre. Une demi-finale explosive pourrait l’opposer à Arnaud Merkle, du Red Star Mulhouse, pour un duel au sommet.

    Un autre Popov, Toma junior, sera l’homme fort du tableau bas. Là aussi, un choc potentiel est possible entre le Fosséen et le Strasbourgeois Alex Lanier, en demi-finale. Quant à la finale, elle pourrait donner lieu à un duel fratricide entre Christo et Toma Popov.

    Fos sur quatre tableaux

    Les frangins du BC Fos vont aussi remettre leur titre de champion de France en double en jeu. Ils seront les favoris d’un tableau particulièrement relevé, ils pourraient retrouver en finale le duo Eloi Adam/Léo Rossi (BC Chambly Oise), comme lors de l’édition 2025.

    Avant cela, ces derniers devront toutefois franchir un quart de finale potentiellement disputé face aux jeunes internationaux Ewan Goulin/Arsène Serre (Val d’Europe Badminton/BA Cholet), puis une éventuelle demi-finale contre les champions de France 2023, Julien Maïo / Wiliam Villeger (Issy-les-Moulineaux BC/BC Fos), eux aussi sérieux candidats au titre.

    D’ailleurs, en cas de qualification de cette paire et des deux frères Popov pour la finale du double, au moins un Fosséen sera sacré champion de France 2026.

    Une Fosséenne sera également à suivre dans le tableau du double dame. Associée à Flavie Vallet, Elsa Jacob. Toutes deux ont déjà goûté au podium national, mais jamais ensemble.

    Elsa Jacob jouera aussi dans le tableau du double mixte. Cette fois-ci, la Fosséenne sera aux côtés de Natan Begga de l’ASPTT Strasbourg. Elle pourrait rencontrer en quarts son ancien partenaire avec lequel elle avait décroché le titre, Tom Lalot-Trescarte, du Racing Club de Franc, associé à Agathe Cuevas, de la VGA Stella Saint Maur.

    Jusqu’au 8 février, au Palais des Sports de Caen la Mer

  • Une ancienne friche laisse place à une nouvelle résidence pavillonnaire

    Une ancienne friche laisse place à une nouvelle résidence pavillonnaire

    Fini la friche, l’ancienne entreprise de BTP laisse place au logement neuf. Un nouveau lotissement a vu le jour le long de la nationale 569, en face du domaine de la Mériquette. Le Clos des Carabins, porté par Bouygues immobilier, a été inauguré mercredi 4 février par son promoteur, ses partenaires, la Ville et le sous-préfet d’Istres Christophe Borgus.

    La résidence se compose de 28 logements pavillonnaires, dont neuf en location sociale portés par le bailleur Erilia et 19 en location intermédiaire gérés par Inli’Paca. D’après le promoteur Bouygues immobilier, la résidence a été conçue autour de trois enjeux : « contribuer à la réindustrialisation par une offre de logement répondant aux besoins des bassins d’emploi », « réaliser des logements accessibles au plus grand nombre en zone tendue » par le panachage de locatif social et intermédiaire, et insérer le projet sur un site déjà existant.

    Valoriser le foncier sans artificialiser les sols

    Le programme s’insère dans le paysage urbain du nord de Fos-sur-Mer, dans la zone pavillonnaire des Carabins. L’emprise du programme remplace celle d’une ancienne entreprise du BTP. « La résidence a permis une requalification complète du site, transformant une emprise industrielle en un nouveau lieu de vie apaisé, végétalisé et ouvert sur son environnement » illustre le promoteur, qui parle de « valoriser le foncier existant tout en limitant l’artificialisation des sols et en contribuant ainsi à un urbanisme plus durable ».

    Le directeur régional de Bouygues immobilier Olivier Ferroni estime que « cette opération illustre la collaboration entre acteurs privés et publics », constituant « un modèle économique exemplaire permettant de proposer une offre variée de logements en phase avec les besoins des familles ».

    Son supérieur Olivier Durix développe : « Bouygues Immobilier développe des solutions résidentielles indispensables à l’accueil des entreprises et de leurs salariés, en tant qu’acteur des territoires », considérant que « la réussite de la politique nationale de réindustrialisation repose aussi sur le logement » alors que des dizaines de milliers d’emplois nouveaux sont annoncées d’ici à 2030 sur la zone, déjà tendue sur le plan de l’habitat.

  • À Fos, Rémi Esnault présentera sa liste mardi

    À Fos, Rémi Esnault présentera sa liste mardi

    Sur l’avenue Jean-Jaurès, la permanence de campagne de Rémi Esnault est inratable. Un grand panneau bleu sur pilotis indique où se garer pour rencontrer le successeur désigné de René Raimondi (DVG) ou son équipe de militants, présents 7 jours/7, de 10h à 19h. « Ce n’est pas le local le plus confortable, mais il est bien situé », glisse le candidat, qui présentera sa liste et son programme mardi 10 février à 18h au théâtre Jean-Hetsch.

    Une adresse qui est loin d’être le seul atout de Rémi Esnault, selon l’adjointe au maire déléguée au tourisme, aux festivités et aux animations Anne-Caroline Walter-Cipreo. « Sa qualité, c’est d’être avenant, à l’écoute et rassembleur », affirme l’élue, qui pointe « un élan extrêmement fort et positif dans la
    population
     ».

    Quant aux critiques concernant ses racines, Anne-Caroline Walter-Cipreo balaie : « Ça fait plus de dix ans qu’il travaille aux côtés des maires de la commune, il connaît le terrain et les dossiers par cœur, il est plus fosséen que certains Fosséens. »

    Objectif premier tour

    À quelques jours du dévoilement de sa liste, le candidat, soutenu par Place publique et le PCF, assure qu’il sera bien entouré en cas d’élection. « Chaque poste a été étudié, ciselé pour chaque personne afin d’être qualitatif », précise-t-il. Y compris pour René Raimondi, qui, après avoir hésité à prendre sa retraite à 66 ans, a finalement décidé de « poursuivre son œuvre » avec une délégation « ciblée, dans laquelle il est
    expert
     ». L’industrie ?

    « L’expérience et le réseau de René Raimondi avec la fraîcheur de Rémi Esnault, ça va faire des merveilles », se réjouit Anne-Caroline Walter-Cipreo.

    Quant à son programme, le candidat ne veut pas trop en révéler mais annonce tout de même quelques mesures rapides à mettre en place : « Je veux instaurer la cantine à 50 centimes pour tous les enfants. On a fait nos calculs, c’est un vrai engagement. Il faudra forcément reconfigurer nos réfectoires pour plus de rationnaires. Je souhaite aussi passer au self pour les CM1 et les CM2, avec un plateau connecté pour avoir une traçabilité de leur repas et des données qui seraient stockées sur une application participative accessible aux parents. »

    Côté transports, Rémi Esnault envisage également doubler le pont de la plage avec une entité « dédiée aux mobilités douces ».

    Avec toutes ces cartes en main, le successeur du maire sortant vise une élection dès le 1er tour. « C’est une grande tradition fosséenne », rappelle-t-il. En 2008, René Raimondi avait été élu avec 60,55% des voix, en 2014 avec 65,73% des voix. En 2020, Jean Hetsch avait récolté 58,49% des suffrages. Rémi Esnault parviendra-t-il à poursuivre la série ?