Tag: Fos-sur-Mer

  • La coordination rurale bloque un temps l’accès au port

    La coordination rurale bloque un temps l’accès au port

    Une trentaine d’agriculteurs et une quinzaine tracteurs ont bloqué le rond-point des Bannes mercredi matin, dès 5h30, à l’appel de la Coordination rurale des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse.

    La mobilisation nationale du syndicat proche de l’extrême droite marque son opposition à la gestion de la crise de la dermatose nodulaire bovine, au Mercosur, mais aussi contre la « suradministration » et les « retraites indignes ».

    Les forces de l’ordre sont intervenues en milieu de matinée pour éconduire les agriculteurs manifestants, à renfort de deux escadrons de gendarmerie mobile et de deux blindés Centaure. L’objectif était de « ne pas bloquer d’axe de circulation structurant » selon la Préfecture de police des Bouches-du-Rhône.

    « L’extrême droite n’a pas sa place au port »

    Le déversement de terre et de déchets des agriculteurs aux abords immédiats de la zone industrielle a vivement fait réagir le syndicat CGT des ouvriers dockers et des personnels portuaires du Golfe de Fos. « De telles intimidations ne servent pas la lutte des agriculteurs français », affirme le syndicat dans un communiqué de mercredi après-midi.

    L’un des tracteurs arborait l’inscription « Jordan 2027 », provoquant l’ire de la CGT : « L’extrême droite n’a pas sa place dans notre port de Marseille-Fos », tancent les syndicalistes, rappelant les racines « Waffen SS et collaborationnistes » du parti de Jordan Bardella.

    Pour autant, le syndicat est « solidaire du combat des agriculteurs contre le Mercosur qui entraîne une concurrence déloyale et le non-respect des normes sanitaires et environnementales ».

  • Plusieurs dizaines d’agriculteurs mobilisés à Fos-sur-Mer

    Plusieurs dizaines d’agriculteurs mobilisés à Fos-sur-Mer

    Les agriculteurs manifestants de la Coordination Rurale 13 partent en convoi du rond-point des Bannes qu’ils ont bloqué environ une heure, en direction de Port-Saint-Louis, après un premier blocage à la Fossette (Fos-sur-Mer). Une quinzaine de tracteurs et quelques poids lourds en sont.

    Sur un tracteur est lisible “CR13 – Jordan 2027”.

  • Les agents de sûreté de LyondellBasell sont en grève

    Les agents de sûreté de LyondellBasell sont en grève

    Rentrée sur les chapeaux de roue pour les salariés Samsic Sécurité du site fosséen de LyondellBasell. Ce lundi 5 janvier, la vingtaine de travailleurs, en grève reconductible à l’appel de la CGT, ont tenu le piquet de grève dans le froid glacial, soutenus par leurs collègues descendus de Lille et de Paris et la CGT Prévention Sécurité 13.

    La reprise du contrat de Fiducial par Samsic Sécurité en avril dernier n’est pas de tout repos pour les salariés. Le mouvement est parti d’une différence de traitement au niveau de la prime trimestrielle. « Au départ, on demandait simplement que le montant soit égal pour tout le monde, relate Stephan Moreto, employé. Quand on a vu que la direction ne nous prenait pas au sérieux lors des négociations début décembre, on a revendiqué une revalorisation salariale. »

    Les travailleurs demandent à passer du coefficient 190 au coefficient 210. « Il n’y a rien d’extraordinaire, c’est 2 euros supplémentaires de l’heure », affirme Bader Maoudj, secrétaire général de la CGT Prévention Sécurité 13.

    « Plusieurs postes, un seul salaire »

    Judith Gomes, représentante CGT centrale chez Samsic Sécurité, explique : « À Fos, les agents nous remontent une surcharge de travail avec des tâches de sûreté et de sécurité qui ont augmenté ces dernières années. »

    Stephan Moreto témoigne : « On est multi-casquettes : agent de sécurité, poids lourds incendie (ce qui peut être apparenté pompiers site), on réalise la vérification des matières dangereuses qui arrivent par camions, on est aussi agents portuaires puisqu’on contrôle et on palpe les débarquants et embarquants, sans compter les autres missions comme les contrôles badge, etc. On fait le boulot de plusieurs postes pour un seul salaire. » Le travailleur ajoute : « Il faut aussi prendre en considération que ça fait trois ans qu’on est en plan vigipirate urgence attentat. Ça implique un contrôle 100% sur toutes les entrées et sorties, ce qui demande une grosse infrastructure. À côté de ça on a est aussi passés de 2% à 100% de contrôles bateaux, et au niveau des camions on a aussi une augmentation exponentielle. »

    Les agents de sécurité de LyondellBasell pointent également des erreurs de planning récurrentes et des arrêts maladie qui mènent à un manque d’effectifs fréquent. Ils revendiquent une prime spécifique de 50 euros nets en cas de personne absente. D’autant que « le nouveau système de planning basé sur un cycle de 28 jours permet à la direction de lisser les heures supplémentaires sur le mois suivant, donc de ne pas nous les payer », déplore un salarié. La CGT demande une révision de cet accord d’entreprise.

  • Une année pivot pour l’industrie et les transports : découvrez ce qui vous attend en 2026 dans les Bouches-du Rhône

    Une année pivot pour l’industrie et les transports : découvrez ce qui vous attend en 2026 dans les Bouches-du Rhône

    Industrie

    Une année cruciale pour la réindustrialisation du golfe de Fos. Nécessaire pour la décarbonation de la zone, la ligne très haute tension doit obtenir le feu vert de l’état, après les municipales de mars, le temps de réaliser de dernières études. En attendant, les projets commencent à se concrétiser. à Fos-sur-Mer, le site de production de panneaux photovoltaïques Carbon, désormais allié au leader chinois du secteur Longi, doit faire ses premières livraisons avant la fin de l’année. La construction d’une aciérie électrique par l’Italien Marcegaglia, un investissement à un milliard d’euros, doit démarrer au 3e trimestre, tandis que le lancement du projet d’acier décarboné Gravithy est attendu pour la fin de l’année, si l’investissement est définitivement confirmé. Le Grand port maritime de Marseille-Fos, de son côté, fêtera ses 60 ans en lançant les travaux de son nouveau siège social au J0, en plus de poursuivre le branchement à quai pour trois navires de croisière.

    Transports

    Enfin : le métro à Marseille va de nouveau rouler après 21h30, avec la mise en service progressive des nouvelles rames « Neomma » au premier semestre. De quoi tourner enfin la page des difficultés techniques rencontrées sur ce chantier XXL du plan Marseille en grand, qui doit encore se poursuivre avec l’installation de portes palières sur les quais pour permettre l’automatisation complète du métro. Avant cela, l’année commence par l’inauguration de l’extension du tramway jusqu’à Capitaine-Gèze au nord le 7 janvier, jusqu’à la Gaye au sud le 10 janvier, ainsi que celle du bus à haut niveau service entre les Pennes-Mirabeau et Marignane ce lundi. à Aubagne, le Val’tram permettra, à compter de cet été, de rallier la Bouilladisse en tramway.

    Reste à préparer l’avenir : une enquête publique doit se tenir, cette année, pour prolonger le tramway à Marseille jusqu’à la Castellane (16e arrdt.), une autre dès la mi-janvier sur les parcelles concernées par la Ligne nouvelle Provence-Côte d’Azur, alors que le chantier de la nouvelle gare Saint-Charles est officiellement lancé. Les marchés publics sont également lancés pour les premiers travaux préparatoires du tramway des Catalans. Enfin, l’aménagement cette année du rond-point de la Gaye (9e arrdt.) ouvre la voie à la relance du boulevard urbain sud.

    À Marseille

    à Marseille, l’année s’ouvre sur le rachat attendu par la municipalité du foncier des Galeries Lafayette au centre Bourse, qui doit s’accompagner d’un appel à manifestation d’intérêts pour une transition de trois ans. D’autres projets doivent se concrétiser : c’est le cas de la médiathèque Loubon, à la Belle de mai, dont la livraison est attendue à la fin de l’année. Le plan écoles continue aussi à se dérouler : tandis que le maire (DVG) Benoît Payan annonçait, lors de la dernière rentrée, six nouveaux établissements livrés d’ici au mois de mars 2026, les chantiers devraient être lancés dans quinze groupes scolaires au moins, dont celui, emblématique, de Saint-André – la Castellane, la justice ayant désormais validé la rupture du contrat initial après les carences du groupe Impresa Percassi. Les aménagements des parcs se poursuivent eux aussi, à l’image de la création du nouveau parc de l’Annonciade, sur deux hectares au pied du massif de l’Étoile. Côté santé, tandis que les premiers coups de pioche ont été donnés pour le bâtiment parents-enfants de la Timone, le nouveau Samu doit ouvrir ses portes au mois d’avril, sur 4 500 m2 face à des besoins toujours plus importants. Les premiers travaux préparatoires du nouvel hôpital d’instruction des armées doivent aussi commencer sur le camp de Sainte-Marthe, pour une livraison en 2031.

    Côte grands événements, le parc Chanot (8e arrdt.) poursuit sa grande transformation : le bitume du grand parking doit être retiré pour accueillir, sur plus de 13 000 m², une esplanade de loisirs, ne laissant plus sa place aux voitures que lors de grandes manifestations.

    Logement

    Avec l’année 2026 s’ouvre une nouvelle période triennale pour la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain) : de nouveaux arrêtés de carence, avec des amendes à la clé, doivent être pris pour les communes n’atteignant pas 25% de logements sociaux. à Marseille, la société publique locale d’aménagement d’intérêt national, chargée de la réhabilitation du centre-ville, livrera ses premiers logements rénovés à l’automne. De manière symbolique, alors que commencent au printemps les premiers travaux dans les immeubles du haut de la rue d’Aubagne, le lieu ressource installé dans la « dent creuse » des effondrements doit ouvrir au début de l’année.

  • ArcelorMittal redémarre l’acier après deux mois d’arrêt

    ArcelorMittal redémarre l’acier après deux mois d’arrêt

    L’enthousiasme n’est pas partagé. La production d’acier a repris au haut-fourneau n°2 du site ArcelorMittal de Fos-sur-Mer dans la nuit de dimanche 21 à lundi 22 décembre, après un arrêt de plus de deux mois causé par un incendie le 8 octobre dernier.

    Le directeur de la branche Méditerranée d’ArcelorMittal François Sgro s’estime « très heureux de pouvoir retrouver le cours normal de nos activités et reprendre les livraisons pour nos clients ». La nouvelle du redémarrage est « bonne », selon Zidane Merabet, élu au CSE de l’entreprise. Mais « les équipements sont vétustes et il manque d’investissements à la hauteur des enjeux » selon le syndicaliste. Rappelons que l’usine a ouvert en 1974.

    Pour Zidane Merabet et la CGT, « il faut arrêter de simplement réparer à chaque fois qu’il y a une panne ou un incendie », comme dans le cas du convoyeur d’additifs pour l’acier endommagé par le feu en octobre. « C’est comme si on mettait des rustines à chaque fois qu’on crève à vélo », schématise le syndicaliste, qui insiste sur le besoin « de financer de nouvelles installations modernes, comme un four électrique, pour assurer le virage de la décarbonation ». L’enjeu pour l’élu est « de sortir de l’acier vert, de pérenniser l’usine » et les 2 500 emplois dans le temps.

    Un effort en plus pour la sécurité des travailleurs

    La direction d’ArcelorMittal précise que « les investissements s’élèvent à de plus de 370 millions d’euros sur 5 ans », dont celui du four poche mis en service en 2024. Ce four « permet de réduire l’empreinte carbone de près de 10% dès 2025 » au prix de « 76 millions d’euros de l’entreprise, soutenue de 15 millions d’euros par l’État ».

    L’aciériste mise également sur la remise en route du haut-fourneau n° 1 à l’arrêt depuis l’été 2024. 53 millions d’euros ont été programmés pour « allonger la durée de vie de cette unité » et « redémarrer au cours du premier semestre 2026, de façon à prendre le relais du n° 2 », dont la production reprend après l’incendie.

    Il y a encore des efforts à faire pour la CGT. « Notre but n’est pas de mettre des bâtons dans les roues, mais d’être intransigeants sur la sécurité des travailleurs » affirme Zidane Merabet. « L’exposition à l’amiante et la présence d’agents cancérigènes mutagènes et reprotoxiques (CMR) dans la production imposent cette transition », justifie le syndicaliste.

    Et alerte : « les budgets de maintenance ont baissé de 38% depuis 2021 », et depuis l’incendie « des salariés interviennent quotidiennement en manuel pour les ajouts d’additifs à l’acier. Cela fait craindre des risques en plus de ceux existants et des accidents sur ces nouveaux postes créés il y a 2 mois, dont les analyses de risque sont incomplètes ».

  • Rémi Esnault en droite ligne de l’action de René Raimondi à Fos-sur-Mer

    Rémi Esnault en droite ligne de l’action de René Raimondi à Fos-sur-Mer

    Il se pose en héritier de René Raimondi (ex-PS). Rémi Esnault, désigné par le maire sortant pour prendre la suite de l’action municipale menée depuis 2004, a présenté ce samedi le bilan du mandat qui s’achève, dont il espère prendre la relève en mars 2026. « C’est cet ADN fosséen d’ambition, de service public qui a été plébiscité par la population, et à juste titre, affirme-t-il. On gardera toujours cette ligne de protection. »

    Pas de rupture brutale, donc, et des dossiers bien connus du directeur de cabinet, qui compte s’appuyer sur son expérience acquise dans les coulisses de la mairie pour poursuivre certains projets, tels que la construction de la cuisine centrale dédiée aux seniors ou de la nouvelle piscine métropolitaine, l’enfouissement des lignes à très haute tension dans le secteur des carabins et le sud de la commune ou encore la création d’un réseau de chaleur à destination des équipements publics à partir des pipes de l’ancienne raffinerie Esso.

    Dans son programme, Rémi Esnault souhaite apporter une attention toute particulière au dynamisme du centre-ville. « Il faut préempter et acheter un maximum de bâtiments, les rénover, faire en sorte de choisir nos locataires, ce qui nous permettra d’avoir une vraie stratégie de déploiement commercial et d’habitat social », présente-t-il, en prenant pour exemple la Poste du centre ancien, où une esthéticienne est désormais installée.

    Une liste à moitié renouvelée

    « N’oublions pas que nous sommes une ville de gauche avec des valeurs de solidarité et de proximité et que tout ce qui se présente en face de nous ne va pas dans le même sens, on a des gens qui veulent casser le service public, qui veulent virer les employés communaux, qui veulent moins dépenser et ça, ça se ressentirait au quotidien », pose-t-il, dans une attaque à peine voilée à l’encontre de Philippe Maurizot, conseiller municipal d’opposition adoubé par l’extrême droite via le label « La Provence qu’on aime ».

    Si Rémi Esnault ne prend pas la menace RN à la légère, il assure néanmoins : « La personne qui s’est affublée de l’étiquette a perdu X et X élections. Si elle avait une quelconque crédibilité auprès des Fosséennes et des Fosséens on s’en serait aperçus depuis le temps. »

    Quant à la candidature dissidente de Jean-Michel Leroy (PS), le dauphin de René Raimondi prévient : « C’est un épiphénomène très regrettable puisque ces gens vont devoir assumer la responsabilité de leur déloyauté dans un contexte ou le RN a des appétits sur de nombreux territoires, dont le nôtre. Leur geste de rupture est encore plus grave qu’il ne l’aurait été sans la menace de l’extrême droite. »

    Rémi Esnault présentera sa liste, dont la moitié sera composée de personnes issues de la majorité actuelle, ainsi que son programme lors d’une réunion publique dont la date sera prochainement annoncée.

  • Basket : Fos-sur-Mer retrouve le sourire à Marseille

    Basket : Fos-sur-Mer retrouve le sourire à Marseille

    La petite visite à Marseille valait le détour. Les basketteurs de Fos Provence Basket, qui restaient sur trois contre-performances d’affilée en championnat, ont retrouvé le chemin de la victoire face à Saint-Vallier (111-98), samedi soir au Palais des Sports de la cité phocéenne, à l’occasion de la 17e journée de Nationale 1. « C’est une très belle victoire », se réjouit Emmanuel Schmitt, entraîneur de la formation provençale. « On avait déjà à cœur de casser cette série de défaites, surtout face à une équipe qui va sûrement se qualifier pour la poule haute et devant un beau public pour lequel on se devait de montrer un beau spectacle », enchaîne le technicien suisse, conscient que les rencontres des « Marseille Basket Series », dont ce premier acte a fait « sold-out », sont des occasions pour ses joueurs de sortir de leur routine à la Halle du Dr Henri Giuitta. Sous les yeux du récent président et ancien entraîneur des BYers, Rémi Giuitta, les Fosséens ont atteint pour la première fois de la saison la barre des 100 points. Au-delà de l’apport habituel du meneur international bahamien Dominick Bridgewater, l’ailier américain Kareem Thompson a su tirer son épingle du jeu avec ses 30 points. « Il a été agressif beaucoup plus que ses derniers matchs », remarque Emmanuel Schmitt. « C’est un garçon qu’on a choisi pour qu’il amène de l’agressivité, de l’intensité et de la percussion. On attend de lui qu’il prenne davantage ses responsabilités », ajoute-t-il, fier de l’état d’esprit de ses protégés après une première partie du mois de décembre compliquée. « La saison est très longue en Nationale 1, il y a donc forcément des hauts et des bas », souligne l’arrière provençal Tom Dary-Sagnes. « Après, on est au courant qu’on a une cible dans le dos, donc forcément toutes les équipes vont vouloir nous faire déjouer. Mais à nous de rester concentrés, de continuer à travailler sur notre jeu, sur les attitudes et ne jamais se relâcher. Et je pense que si on est dans ce mindset-là, on va être difficile à prendre », poursuit le natif de Lyon, lucide sur la rude concurrence autour de la troisième place au sein de la poule B. Fos-sur-Mer a pour l’instant l’avantage, mais Mulhouse et Berck se rapprochent dans leur rétroviseur.

    FOS-SUR-MER 111 (53) SAINT-VALLIER 98 (46)

    17e journée – Nationale 1

    Au Palais des Sports de Marseille.

    1/4 temps : 30-28, 23-18, 30-27, 28-25. FOS-SUR-MER : Merignat, Bridgewater (25 pts, 2 rebs et 10 pass), Thompson (30 pts, 5 rebs et 2 pass), Dary-Sagnes (11 pts, 3 rebs et 3 pass), Doucouré (13 pts et 2 rebs), Bernaoui (14 pts, 10 rebs et 3 pass), N’Goli, Mendy (9 pts, 6 rebs et 1 pas), Karabi (8 pts, 6 rebs et 2 pass), Bourama (1 pt et 2 rebs). 23 fautes personnelles, dont 2 exclusions (Karabi et Bridgewater).

    Entraîneur : E. Schmitt

    SAINT-VALLIER : Archinard (15 points, 3 rebonds et 4 passes décisives), Hoyaux (7 pts et 6 rebs), Derradji (7 pts, 2 rebs et 7 pass), Sidibe (4 pts et 5 rebs), Thimon (3 pts, 1 reb et 1 pas), Jogminas (21 pts, 6 rebs et 3 pass), Rasolonjatovo (16 pts, 3 rebs et 6 pass), Bosc (2 rebs et 2 pass), Houblon, Yao-Delon (20 pts, 1 reb et 2 pass), Neree (5 pts et 1 reb). 32 fautes personnelles, dont 3 exclusions (Yao-Delon, Bosc et Hoyaux). Entraîneur : A. Casimiri

  • Basket : Fos-sur-Mer doit stopper l’hémorragie au Palais des Sports

    Basket : Fos-sur-Mer doit stopper l’hémorragie au Palais des Sports

    Avant d’entrer dans le mois de décembre, Fos Provence Basket vivait un rêve éveillé avec un magnifique bilan de onze victoires pour deux défaites. Des résultats qui plaçaient la formation provençale au sommet du classement de la poule 2 en Nationale 1. Mais les hommes d’Emmanuel Schmitt sont en train de gâcher l’excellent début de saison qu’ils venaient de produire. Désillusion contre Metz, défaite face à Lyonso et surtout revers subi face à leur voisin du Pays Salonais Basket 13, avant-derniers du championnat. Trois contre-performances qui ont fait chuter les Fosséens à la 3e place, fortement menacés par les Mulhousiens dans leur rétroviseur. Les BYers doivent absolument arrêter l’hémorragie. Le premier match des « Marseille Basket Series » arrive au meilleur moment.

    Dominick Bridgewater, 3e meilleur scoreur de Nationale 1 avec 19,4 points par match, et ses coéquipiers vont disputer leur 17e journée, face à Saint-Vallier, positionné dans le milieu de tableau, samedi à 20h, sur le parquet du Palais des Sports de Marseille. Ils devront se méfier notamment de l’ailier fort lituanien Justinas Jogminas, auteur d’un solide double-double (18 points et 10 rebonds) au match aller.

    FOS – SAINT-VALLIER

    17e journée – Nationale 1

    À 20h, au Palais des Sports de Marseille

    Groupe Fos-sur-Mer : Bernaoui, Diallo, Doucouré, Mendy, Igbanu, Thompson, Bouraima, Dary-Sagnes, Mutuale, Bridgewater.

    Entraîneur : Emmanuel Schmitt

  • [Comment préparez-vous les fêtes ?] À Fos-sur-Mer, le coup de pouce d’un chèque municipal

    [Comment préparez-vous les fêtes ?] À Fos-sur-Mer, le coup de pouce d’un chèque municipal

    La mairie n’est pas encore ouverte qu’une file se forme devant ses baies vitrées. À 8h20, le 1er décembre, une trentaine de Fosséennes et de Fosséens patientent déjà dans le vent glacial pour obtenir leurs bons d’achat d’une valeur de 100 euros.

    Lancée en 2014, l’opération « Je défends ma commune, je soutiens mes commerces » est devenue une tradition de fin d’année. Le principe est simple : « Juste avant les fêtes de Noël, on offre un chéquier à chaque foyer de la commune à dépenser en proximité », explique Pascale Brémond, conseillère municipale (SE) déléguée à la dynamisation du commerce et de l’artisanat, soit un budget de près de 650 000 euros pour la Ville. « À ce jour, on a 87 commerces partenaires, ça va de la grande surface à l’offre de service », précise Magali Laurent, cheffe de service en charge du dispositif.

    Bénéfique pour l’économie locale, ce dispositif est aussi, et avant tout, pensé comme un coup de pouce aux habitants, alors que le pouvoir d’achat des Français est en berne. « C’est une priorité pour nous, affirme Pascale Brémond. Tout le monde n’a pas de 13e mois ni de prime de fin d’année, or on sait que c’est une période où on dépense beaucoup. »

    Une aide pour la vie quotidienne

    Assise sur un siège en attendant son tour, une main sur la poussette de son enfant qu’elle est en train de bercer, Malvina, 26 ans, ne se servira pas de ces 100 euros pour acheter des cadeaux. Elle a anticipé tout au long de l’année pour ne pas avoir de trou dans la trésorerie. En revanche, « ces sous m’aident pour le repas de Noël, ça me permet d’aller en boucherie acheter des produits de bonne qualité pour faire plaisir à ma famille que je reçois. Ça fait vraiment la différence par les temps qui courent, où la viande est devenue chère ». Une tendance qui n’est pas isolée. En lien avec les commerces partenaires, Magali Laurent confirme : « Les bénéficiaires se servent de ces sous plus pour la vie quotidienne que pour acheter des cadeaux. »

    Stéphanie, arrivée à Fos-sur-Mer des Alpes-de-Haute-Provence en 2023, compte aussi utiliser ces bons d’achat « pour les courses de Noël » ce mois-ci, en sachant très bien qu’elle peut les dépenser dans les commerces jusqu’au 31 mai 2026. Décembre a beau être synonyme de chaleur humaine et de retrouvailles en famille, c’est bien souvent un mois compliqué. « Pour les personnes qui ont un budget serré, comme moi, c’est un bon coup de pouce », confie cette célibataire maman de trois enfants. « Toutes les villes ne mettent pas en place ce dispositif, loin de là, et franchement on a de la chance », salue-t-elle.

    Jusqu’en 2022, Joëlle n’allait pas chercher son chèque. « Je n’en avais pas forcément besoin, je n’y pensais pas », explique-t-elle sans rentrer dans les détails. Désormais, « les choses ont changé » et cette aide est « vraiment la bienvenue » pour limiter les dépenses.

  • Amiante à Arcelor : la CGT interpelle l’État

    Amiante à Arcelor : la CGT interpelle l’État

    La CGT d’ArcelorMittal Fos passe la seconde. Après avoir demandé le classement du site comme amianté, le syndicat avait été reçu au ministère du Travail le 17 novembre et avait obtenu un délai pour apporter des pièces justificatives supplémentaires prouvant l’exposition « quasi quotidienne » de près de 600 travailleurs au matériau cancérogène.

    Ces documents ont été envoyés le 2 décembre. « Ils ont accusé réception le 5 décembre par mail », détaille Stéphane Martins De Araujo, représentant CGT de l’aciérie.

    En attendant la décision, l’organisation syndicale n’est pas restée les bras croisés. Elle a adressé une lettre au ministre du Travail Jean-Pierre Farandou, lue dans l’hémicycle par la députée LFI Alma Dufour lors des questions au gouvernement, mardi 9 décembre.

    Des preuves

    Elle rappelle que, « depuis près de trente ans », les travailleurs du site « ont œuvré dans l’ignorance du danger, contraints par la nécessité de faire fonctionner l’usine, tandis que la protection élémentaire qui aurait dû leur être garantie était systématiquement absente », accusant : « Aucune cartographie fiable n’a été produite avant 2025, aucun repérage systématique avant 2019, les documents techniques dérayent et sont incomplets et les fiches d’exposition n’ont été délivrées que très tardivement et à trop peu de salariés. »

    La CGT affirme que les éléments remis à la direction générale du Travail « comprennent des attestations de salariés, des rapports de désamiantage lourds, des données médicales attestant d’expositions intermédiaires répétées, ainsi que des constats établis par l’inspection du travail ». « Si, malgré ces preuves, le ministère devait s’orienter vers une décision défavorable, elle ne pourrait reposer ni sur le droit, ni sur l’expertise technique », et serait « en opposition complète avec l’avis favorable de l’inspection du travail (…) à classer notre site », prévient-elle, arguant : « Elle ne pourrait être que
    politique.
     »