Tag: Fos-sur-Mer

  • La réindustralisation du golfe de Fos en marche

    La réindustralisation du golfe de Fos en marche

    C’est la rentrée pour tout le monde. Ce mercredi, ce sont la centaine de patrons engagés dans le projet de Provence Fabrique des possibles pour la réindustrialisation du golfe qui ont fait la leur. Dans la tour de la Marseillaise, ils étaient une centaine pour faire l’état des lieux des chantiers qu’il reste à mener.

    Le rendez-vous a d’abord été l’occasion de rappeler les avancées du projet de réindustrialisation du golfe de Fos. Les chefs d’entreprise se sont notamment félicités de la signature en février 2025, de la feuille de route pour le développement de ce projet industriel décarboné. Un document qui « donne 40 actions pour décarboner l’industrie », affirme Pascal Kuhn, président de l’Union des industries et métiers de la métallurgie d’Alpes-Méditerranée.

    Charlotte Gabarrot, directrice régionale Provence de l’entreprise de relation publique et de communication territoriale Stan, est ensuite revenue sur les consultations publiques qui se sont déroulées d’avril à juillet dernier et dont les conclusions seront publiées le 18 septembre. Elle a réaffirmé la nécessité de « poursuivre la co-construction des projets avec l’écosystème local ».

    L’enjeu de la compensation environnementale a également été évoqué. « On est en train de construire des partenariats pour identifier de nouvelles mesures compensatoires et pouvoir les proposer aux industriels lorsqu’ils porteront leurs dossiers d’autorisation auprès des services de l’État », développe Hervé Martel, président du directoire du Grand Port maritime de Marseille. Celui-ci a notamment rappelé que l’État a « un haut niveau d’exigence en matière de mesures compensatoires ». Et d’insister auprès de son auditoire sur la nécessité de bien choisir son cabinet d’analyse pour proposer une solution de compensation solide, pour l’environnement mais aussi pour assurer la solidité du projet et sa validation par l’administration.

    La question électrique

    Mais le sujet qui a occupé tous les esprits est la question de la ligne à haute tension afin d’alimenter les futures industries de la zone. « Cette ligne à haute tension (THT), est indispensable pour la décarbonation de l’industrie », a martelé Caroline Ritzenthaler, directrice transition écologique & grands projets pour EDF. Et d’ajouter : « Certains projets ont été retardés par manque de visibilité par rapport à cette ligne. »

    Selon l’ingénieure, cette nouvelle ligne devra permettre l’alimentation à court terme des projets du golfe de Berre mais sera aussi une sécurité de transport électrique dans un contexte ou les incendies dans la région s’intensifient, obligeant parfois des coupures de lignes. « Cette ligne sera un élément structurel pour le réseau de transports électriques, et grâce à sa grande capacité servira pour le réseau d’éoliennes en mer », s’est-elle enthousiasmée. C’est pourquoi il ne faudra pas « se contenter d’un projet dégradé pour répondre au besoin de court terme, mais construire un projet solide ». Un projet soutenu par une large majorité d’acteurs locaux, mais où sa mise place fait débat entre les promoteurs d’une ligne aérienne, moins coûteuse mais avec un potentiel impact sur la biodiversité, et ceux d’une ligne enterrée.

  • « Je m’engage pour un parc naturel des étangs »

    « Je m’engage pour un parc naturel des étangs »

    La Marseillaise : Qu’est-ce qui motive votre investissement dans les municipales ?

    Jean-Louis Sanial : Le collectif Sauvons nos étangs que je préside depuis deux ans a permis de faire reculer le projet HyVence de Géosel, qui consistait en la couverture sur cinq cents hectares de panneaux solaires flottants sur les étangs de Lavalduc et d’Engrenier. Ce qui équivaut presque à la surface habitée de la ville. Une usine d’hydrogène devait prendre place entre les étangs et une ligne électrique haute tension (souterraine, Ndlr) devait être tirée jusqu’à la zone industrialo-portuaire. Ce projet a provoqué un fort mécontentement dans la population face à cette nouvelle usine Seveso sur un terrain inondable, aux grands besoins d’eau douce, sans parler des dégradations paysagères et de la biodiversité. Le projet a été retiré suite à la mobilisation, mais maintenant, il faut passer à une nouvelle étape dans la défense de ce site naturel.

    En vous présentant d’emblée comme futur maire ?

    J.L.S. : Non, même si je l’ai déjà fait par le passé, lorsque j’étais dans la liste citoyenne du Front de gauche en 2014. Aujourd’hui, je suis engagé comme citoyen dans un collectif transpartisan, qui donne la parole à tous et dont les soutiens vont de LFI au RN. Mon but est avant tout de mettre en œuvre le projet de parc naturel des étangs de Fos-sur-Mer que nous avons développé avec le collectif, qui a été présenté aux élus et institutions de la région ainsi que lors du débat public Fos-Berre. Alors, je précise que nous sommes favorables au développement économique de la zone ainsi qu’aux projets industriels au sein de la zone industrialo-portuaire. Nous ne sommes pas contre l’industrie, mais nous voulons laisser libre accès à la population à cette zone humide, ce poumon vert de biodiversité, car nous avons déjà assez donné.

    Vous ne vous présentez pas comme tête de liste alors ?

    J.L.S. : Mon objectif est d’accéder à un statut d’élu dans une équipe qui me confie la mise en œuvre de ce projet de parc naturel. J’ai intégré Génération écologie car je n’étais membre d’aucun parti jusqu’à présent, et dont je partage un certain nombre de valeurs dont l’approche transpartisane. Par contre je réfléchis à mon implication, mais je ne serai pas tête de liste. J’intégrerai l’équipe qui aura le plus d’affinités avec le projet de parc naturel. Je crois que la problématique environnementale va être au cœur de la campagne, alors que 20% des émissions de carbone du pays se font à Fos.

  • La baignade sur les plages de Fos-sur-Mer interdite suite à une pollution aux hydrocarbures

    La baignade sur les plages de Fos-sur-Mer interdite suite à une pollution aux hydrocarbures

    La Ville interdit la baignade sur l’ensemble de ses plages (Grande Plage, Saint-Gervais et Cavaou…) par un arrêté municipal. Une décision a prise suite à la détection d’une nappe d’hydrocarbures, estimée à environ 1 000 m², en début de matinée par le poste de secours.

    La police municipale, les sapeurs-pompiers et la cellule Risques majeurs ainsi que les agents municipaux sont mobilisés afin d’assurer la sécurité des usagers et le processus de dépollution.

    Des analyses sont en cours pour déterminer l’origine et la nature exacte de cette nappe. La municipalité a d’ores et déjà déposé une plainte contre X « afin que toute la lumière soit faite sur cet incident», annonce-t-elle.