Tag: Football

  • L’OM réunit sur le thème des métiers du sport professionnel

    L’OM réunit sur le thème des métiers du sport professionnel

    Le décor intimiste de l’hospitalité du stade Vélodrome était l’hôte, ce mercredi, du forum Avenir olympien. Concrètement, cette journée était consacrée aux métiers liés au sport de haut niveau. Une rencontre mise sur pied par le programme « Treizième homme », l’association OM et la Région Sud. Devant un parterre de lycéens et jeunes adultes, deux tables rondes se sont déroulées. En amont, Lucie Venet, déléguée générale du « Treizième homme », Eugène Caselli, président de l’association OM et Ludovic Perney, vice-président à la Région, ont présenté l’événement.

    « C’est un projet né d’une question simple : comment l’OM peut être utile en dehors du terrain ? », explique Lucie Venet. « Avant tout, l’objectif est d’offrir aux jeunes une porte vers les métiers d’un grand club comme l’OM. Montrer une voie vers ces métiers du football mais aussi du sport de haut niveau », décrit, dans un second temps, Eugène Caselli.

    Partage d’expérience

    et discussions

    La matinée était coupée en deux parties avec l’intervention de trois membres du personnel administratif de l’OM puis ensuite de trois membres s’occupant directement du sportif. Tous ont pu partager leurs expériences, leurs parcours et montrer que les portes sont nombreuses. Même si les témoignages étaient différents, chaque route a montré son lot d’opportunités pour ces personnes ayant tout de même un bon niveau d’études et des compétences élevées.

    Plusieurs mots ressortent de ces échanges : la passion, la compétence, la persévérance et la polyvalence. Les six intervenants ont également mis en avant leurs difficultés avant d’obtenir ce qui ressemble pour chacun à un job de rêve. Des dizaines, voire des centaines de candidatures, beaucoup de refus et finalement le Graal. Les jeunes invités dans les loges du Vélodrome ce jour ont pu directement recevoir des conseils de la part de ces personnes puisque plusieurs stands étaient installés sur le lieu de l’événement. Environ 400 personnes travaillent à l’OM en ce moment et le catalogue de métiers est donc immense. Cette 2e édition de l’Avenir Olympien en appelle sûrement d’autres.

  • Deschamps révèle une liste pour le Mondial

    Deschamps révèle une liste pour le Mondial

    À 26 pour conquérir l’Amérique. Ce jeudi soir, à l’issue du JT de TF1, Didier Deschamps a révélé sa dernière liste à la tête de l’équipe de France. Le sélectionneur a couché 26 noms pour cette dernière campagne avec les Bleus.

    Peu de grandes surprises avec la présence de Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Mike Maignan, William Saliba, les frères Hernandez ou encore Aurélien Tchouameni. Mais alors qui sont les grands absents ? En premier lieu, le milieu de terrain du Real Madrid Eduardo Camavinga paie sa saison en dents de scie, faite de blessures et de méformes. Autres noms n’apparaissant pas sur cette liste, ceux de Lucas Chevalier, le gardien du PSG, Randal Kolo Muani (Tottenham) ou encore le meilleur buteur de Ligue 1 Esteban Lepaul (Rennes).

    La première de Risser

    Crystal Palace a eu les faveurs du sélectionneur français avec deux joueurs convoqués. Maxence Lacroix et Jean-Philippe Mateta sont récompensés de leur saison et de leurs apparitions intéressantes lors de leurs premières sélections avec les Bleus. Le gardien lensois Robin Risser est pour la première fois appelé par Didier Deschamps, lui qui était encore avec les Espoirs lors du dernier rassemblement. La France jouera son match d’ouverture le 16 juin, face au Sénégal.

    La liste des 26

    Gardiens : Mike Maignan, Robin Risser, Brice Samba

    Défenseurs : Lucas Digne, Malo Gusto, Lucas Hernandez, Théo Hernandez, Ibrahima Konaté, Jules Koundé, Maxence Lacroix, William Saliba, Dayot Upamecano

    Milieux de terrain : Ngolo Kanté, Manu Koné, Adrien Rabiot, Aurélien Tchouameni, Warren Zaire-Emery

    Attaquants : Maghnès Akliouche, Bradley Barcola, Rayan Cherki, Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Jean-Philippe Mateta, Kylian Mbappé, Michael Olise, Marcus Thuram

  • L’OM se sépare déjà de Diacre

    L’OM se sépare déjà de Diacre

    L’histoire entre l’Olympique de Marseille et Corinne Diacre est déjà finie. Les deux parties ont décidé, d’un commun accord, de ne pas prolonger leur collaboration à l’issue de la saison.

    Arrivée à la tête de l’équipe avec l’ambition d’accompagner le projet sportif du club, Corinne Diacre a contribué, avec son staff, à atteindre les objectifs fixés cette saison, notamment le maintien des Marseillaises en Arkema Première Ligue.

    L’OM tenait à remercier l’ancienne sélectionneuse des Bleues pour « son investissement, son professionnalisme et le travail accompli tout au long de son passage au sein du club ».

  • Grégory Lorenzi, homme fort du secteur sportif à l’OM ?

    Grégory Lorenzi, homme fort du secteur sportif à l’OM ?

    Il est le premier wagon d’un train qui doit relancer un Olympique de Marseille malade. Il ne reste plus que de malheureux détails à régler pour que Grégory Lorenzi devienne le prochain directeur sportif de l’OM. L’officialisation doit arriver dans les dix prochains jours pour la venue de celui qui a construit, pièce par pièce, le Stade Brestois. Il est sur le point de remplacer Medhi Benatia, dans un style opposé à l’ancien international marocain. Travailleur de l’ombre et discret, apaiser les esprits sera aussi l’une de ses missions.

    Lorenzi, 42 ans, a d’abord écumé les terrains professionnels. Le Corse, formé à Bastia, a fait le bonheur du Sporting, mais aussi de Brest. C’est en Bretagne qu’il va clore sa carrière pour prendre le poste de coordinateur sportif, au cours de l’année 2016. Alors en Ligue 2, le club n’a fait que progresser avec l’ancien joueur à sa tête. Huit maintiens avec différents coaches, avant de se qualifier brillamment pour la plus belle des compétitions européennes : la Ligue des Champions. Un exploit toujours aussi dingue, même deux ans après.

    Grégory Lorenzi a réussi à construire un effectif efficace, tout en réalisant des plus-values importantes sur certains éléments. Romain Faivre et Ibrahima Diallo ont notamment été achetés une bouchée de pain avant d’être revendus 10 millions de plus. Des joueurs expérimentés comme Pierre Lees-Melou, Ludovic Ajorque ou Marco Bizot ont vu l’explosion des jeunes Bradley Locko, Kamory Doumbia et Abdallah Sima, tout aussi précieux.

    Un nouveau mercato XXL à venir

    La suite de la prometteuse carrière de Grégory Lorenzi a bien failli se faire un peu plus à l’est de la cité phocéenne. L’accord était proche avec l’OGC Nice, mais l’intérêt marseillais a fini par prendre le dessus. C’est donc un chantier qui attend le directeur sportif. Il est l’un des premiers maillons d’un OM « new-look », qui est en train de se former. Futur président, Stéphane Richard arrivera au 2 juillet. Le futur ex-brestois devra également choisir son premier entraîneur, une mission pressante. Les premiers échos évoquent qu’un Français, connaisseur de la Ligue 1, pourrait être nommé sur le banc du Vélodrome. Est-ce qu’Eric Roy pourrait venir dans les valises de son collègue de travail ? Nul ne le sait à l’heure actuelle.

    Au-delà du choix du nouveau technicien, l’homme de 42 ans devra inévitablement retaper un effectif bien mal en point. Les départs seront nombreux dès la fin de saison 2025-2026 et le mercato estival pourrait ressembler à ceux réalisés par Pablo Longoria ces dernières années. Beaucoup de mouvements sont attendus pour retrouver de la cohérence et de la densité à chaque ligne. Habitué à travailler avec de petits moyens, Grégory Lorenzi aura forcément une enveloppe plus importante. Même s’il va falloir rester dans les clous, surtout sans qualification en Ligue des Champions.

    Le Bastiais sera-t-il l’homme qui rendra à l’OM une certaine sérénité ? Laissons-lui le temps de travailler avant de se faire un premier avis.

  • L’OM s’est offert une finale inespérée pour l’Europe

    L’OM s’est offert une finale inespérée pour l’Europe

    Du droit au but au droit au rêve, il n’y a qu’un pas que les Olympiens ont réalisé, dimanche.

    Grâce au penalty réussi par Mason Greenwood au stade Océane, l’OM signe son retour dans la course aux places européennes. Certes, le résultat n’a pas suffi pour lui permettre de se relancer dans celle pour la Ligue des Champions, mais les trois points engrangés au Havre ouvrent les portes de l’espoir.

    L’espoir a minima d’aller malgré tout disputer des joutes continentales en septembre prochain. L’OM s’est, difficilement, hissé à la sixième place de la Ligue 1 et peut donc de nouveau espérer. À condition de ne plus gaspiller, alors qu’il ne reste plus qu’un match avant le palmarès final.

    Cette sixième place est un peu le symbole de ce que vivent les Olympiens depuis quelques semaines. Ils donnent le sentiment de ne plus trop savoir où aller, car leur gouvernail est visiblement bloqué et que Habib Beye peine à trouver le moyen de lui rendre sa mobilité.

    Un but symbolique

    Il est parvenu, malgré tout, à forcer le passage face à des Havrais qui n’ont pas facilité la tâche. Mais ont montré une certaine naïveté qui a permis à Mason Greenwood de retrouver le chemin du but. Même si c’est sur penalty, en marquant, l’Anglais a engrangé de la confiance. Et apporté des réponses à ceux qui doutaient de son implication dans la quête phocéenne.

    En s’imposant au Havre, l’OM a donc repris la main sur sa destinée. Avec 56 points, les Marseillais remontent à la sixième place, dernière qualificative pour une campagne européenne pour l’équipe qui l’occupera au soir de la 34e journée. La conserver serait donc l’occasion pour eux de sauver les apparences, avec un lot de consolation qui serait une finale des barrages de la Conférence européenne.

    Néanmoins, il reste ce rendez-vous au Vélodrome face à Rennes. Rennes qui est juste devant, avec trois longueurs d’avance. Un succès dimanche aux dépens des Bretons serait la garantie de gagner une place au classement, et surtout rejoindre la Ligue Europa, plus en adéquation avec les standings phocéens.

    Ce match contre les Rennais sera aussi l’occasion d’une revanche sur le destin. C’est au Roazhon Park que l’OM avait connu son premier couac avec le clash entraînant le départ précipité d’Adrien Rabiot. La revanche sauverait les apparences.

    Classement

    Pts J G N P bp bc dif

    1. PSG 73 32 23 4 5 71 27 44

    2. Lens 67 32 21 4 7 62 33 29

    3. Lille 61 33 18 7 8 52 35 17

    4. Lyon 60 33 18 6 9 53 36 17

    5. Rennes 59 33 17 8 8 58 47 11

    6. OM 56 33 17 5 11 60 44 16

    7. Monaco 54 33 16 6 11 56 49 7

    8. Strasbourg 47 32 13 8 11 51 42 9

    9. Lorient 45 33 11 12 10 48 49 -1

    10. Toulouse 44 33 12 8 13 47 46 1

    11. Paris FC 41 33 10 11 12 45 49 -4

    12. Brest 38 32 10 8 14 41 52 -11

    13. Angers 35 33 9 8 16 28 47 -19

    14. Le Havre 32 33 6 14 13 30 44 -14

    15. Auxerre 31 33 7 10 16 32 44 -12

    16. Nice 31 33 7 10 16 37 60 -23

    17. Nantes 23 33 5 8 20 29 52 -23

    18. Metz 16 33 3 7 23 32 76 -44

  • Le coup de pouce de l’assistance vidéo pour l’OM

    Le coup de pouce de l’assistance vidéo pour l’OM

    C’est surtout côté banc de touche, avec six minots appelés, que l’on devinait la pénurie actuelle à laquelle doit faire face l’entraîneur olympien. Néanmoins, les retours de Gerónimo Rulli et Benjamin Pavard pouvaient apporter une certaine sécurité défensive. Cela permettait surtout d’utiliser Tochukwu Nnadi à un poste plus adéquat par rapport au match à Nantes, où le Nigérian avait souffert en piston droit.

    Face à des Normands bien organisés et qui n’hésitaient pas à les harceler dans leur moitié de terrain, les Marseillais mettaient du temps à trouver leurs repères. Éprouvant des difficultés à s’approcher du but havrais, alors que Gerónimo Rulli se faisait quelques frayeurs.

    L’assistance vidéo allait finalement débloquer le match. Offrant à Mason Greenwood l’occasion de placer l’OM sur le bon chemin et prendre des points importants dans la course à la Ligue Europa.

  • Habib Beye dénonce de fausses informations

    Habib Beye dénonce de fausses informations

    Après l’humiliation de Nantes, Habib Beye avait opté pour un nouveau conclave à La Commanderie pour préparer le déplacement au Havre. Une semaine qui a été marquée par des événements qui ont pris des proportions hors normes. Comme la décision d’arrêter une séance d’entraînement. «Je l’ai fait car c’était une session intense. Il reste deux minutes trente et je ne voyais pas l’intérêt de poursuivre», s’est justifié l’entraîneur marseillais.

    Mais, comme le disait si bien Pape Diouf, «à Marseille, on fait d’un œuf un bœuf», cela a suffit pour insinuer que plus rien n’allait dans la maison OM. Et Habib Beye, commentant l’accolade avec Mason Greenwood sur le bord de pelouse après la victoire au Havre, y est allé de sa mise au point. «L’image est belle, car elle est nécessaire de sa part, avec tout ce qui s’est dit. Quand je vois les mensonges qui sont racontés à mon sujet, et sur mes joueurs, que j’ai arrêté l’entraînement à cause de lui, ça me désole. Dans le métier, plus rien n’est vérifié. C’est la course à l’info, aux mensonges. Une sorte de défouloir à ciel ouvert. J’ai rarement connu in tel acharnement sur une personne», a – t- il insisté.

    Quant à la sanction prise à l’encontre de Pierre-Emerick Aubameyang, Habib Beye n’a pas souhaité y revenir. «Je préfère parler des joueurs qui étaient là.»

  • L’OM s’offre de l’espoir

    L’OM s’offre de l’espoir

    Que pouvait donner un duel entre une équipe luttant pour éviter les barrages et une autre cherchant à se donner un avenir européen ?

    De part et d’autre, l’enjeu de cette avant-dernière journée de la saison était capital. Pour ne pas dire vital sur un point économique. Notamment pour un OM en passe de tout perdre, après avoir faire croire qu’il pouvait aller chercher, a minima, une nouvelle qualification pour la Ligue des Champions, à défaut d’un nouveau trophée. Malheureusement, à force de gaspiller ses jokers, l’équipe se retrouvait au bord de la falaise. Et après une nouvelle semaine compliquée, le voyage au Havre ressemblait à une bouée de sauvetage.

    Bouée à laquelle les hommes de Habib Beye se sont accrochés. Face à des Havrais qui avaient laissé leurs complexes et doutes au vestiaire. Ils devaient être d’ailleurs les premiers, avec Mowana Samatta puis Sofiane Boufal, et finalement les seuls en première période, à faire frissonner de plaisir le public d’une Océane déjà transie de froid.

    L’ambiance se réchauffera avec une série de pénalties qui devait enfin lancer la rencontre. L’OM obtenait le premier, après intervention de l’assistance vidéo. Mason Greenwood, avec l’aide du montant droit de Mory Diaw, le transformait. Tandis que le Havrais Sofiane Boufal, malheureux dans le jeu en mouvement, devait l’être aussi dans son duel avec Geronimo Rulli.

    Si l’avantage restait ténu, le but de Mason Greenwood suffisait au bonheur marseillais. Néanmoins, il fallait vaincre le signe indien du « money time », cette mauvaise habitude phocéenne de toute perdre, ou presque, en toute fin de match. Avec sept minutes de temps additionnel, il y avait de quoi trembler. Habib Beye faisait confiance à sa classe biberon pour finir le travail.

    Malgré quelques frayeurs, cette dernière s’en sortira bien.

  • Pierre-Emerick Aubameyang exclu du groupe au Havre

    Pierre-Emerick Aubameyang exclu du groupe au Havre

    C’est sans son attaquant de pointe que Habib Beye va composer son onze de départ pour le match face au Havre, ce dimanche à 21 heures, pour le compte de la 33e journée de Ligue 1.

    Pierre-Emerick Aubameyang n’est pourtant pas blessé. Mais pour avoir voulu divertir ses coéquipiers lors de la mise au vert à la Commanderie, qui a suivi l’humiliation face à Nantes, il se retrouve sanctionné. Son geste, qui rappelle celui d’Adil Rami avec l’équipe de France lors de la Coupe du monde 2018 en Russie, peut prêter à sourire. Mais avoir vidé un extincteur sur les affaires d’un membre du staff n’a pas été du goût de Habib Beye, qui a signifié à son joueur qu’il ne ferait pas le déplacement au Havre.

  • Savanier, proche de la sortie

    Savanier, proche de la sortie

    Larmes fatales. Téji Savanier, au fort caractère, a fendu l’armure. Et fondu en larmes sous les yeux de la Butte-Paillade, le groupe d’Ultras qui fêtait son 34e anniversaire. Le meneur de jeu de Montpellier s’est effondré sous l’effet d’une déchirure avec son club formateur. D’une déchirure vécue dans la peau d’un remplaçant. Seul, sur le seuil de sa dernière sortie à La Mosson, rêves d’enfant et vie de jeu, samedi 2 mai devant Clermont.

    Les fins approchent pour Téji Savanier. À 34 ans, l’enfant de la cité Gély, enclave gitane en plein cœur du quartier Figuerolles, touche au terme de son contrat à Montpellier. Au bout de sept saisons à mêler gestes sublimes et insuffisances. Après quinze ans à voguer entre Ligue 2 et Ligue 1, ce joueur hors-norme glisse sur la mauvaise pente du temps. Et entrevoit l’issue d’une carrière sur les sentiers battus du Languedoc.

    « C’est une soirée qui fait mal, voir Téji comme ça, ce n’est pas ce qu’on aime. Ce n’est pas ce qu’on aurait voulu voir » a témoigné le capitaine de Montpellier Julien Laporte. « Je ne sais pas si Montpellier mesure la chance d’avoir eu un joueur comme Téji Savanier, le joueur que c’est, que c’était » a-t-il insisté.

    Savanier voit et fait des choses que peu de joueurs voient et font. « Il a un pied à la place de la main » saluait l’ancien entraîneur de Montpellier Jean-Louis Gasset, expert du jeu décédé en décembre. Milieu d’instinct, il se distingue par son sens du jeu dans un football moderne polarisé sur la dimension athlétique. Il se tortille dans les petits espaces pour s’extraire de la masse adverse et éclaire souvent le grand espace par de longues passes.

    209 matchs à Montpellier, 50 buts, 38 passes décisives : Savanier a diffusé un romantisme suranné dans ce monde de l’hyper efficacité, sans se perdre dans le superflu. Sans perdre de vue le but, celui de gagner. En sept saisons, il a reconquis le cœur de la Mosson, il a reconquis son club formateur après un passage à Arles-Avignon (2011-15) et Nîmes (2015-19), au côté de Bernard Blaquart, ancien entraîneur.

    Pour rapatrier Savanier, et l’associer à l’un de ses amis : l’ancien attaquant sétois Andy Delort, Montpellier a déboursé 10ME, plus gros transfert de son histoire. Comme on répare une erreur de jugement, une bévue intrigante.

    Comment Montpellier n’a-t-il pas retenu au bout de son cycle de formation ce talent inné, certes allergique à la diététique sportive ? Pourquoi Montpellier a-t-il préféré des joueurs dans le moule à ce « joueur atypique » vainqueur de la Gambardella en 2009 ? Troublante question.

    Savanier vit presque dans un monde parallèle. Hors du temps, hors des codes des footballeurs. Loin du confort matériel et proche des siens. De ses racines gitanes. Même s’il possède une maison en périphérie de Montpellier, il continue de vivre au cœur de la cité Gély. Camp retranché, défiguré par un amoncellement de carcasses de voitures et un trafic de stupéfiants à visage découvert. Sous son portrait peint à l’entrée de la cité Gély, les guetteurs sondent les passants d’un œil inquisiteur.

    Au milieu des immeubles décatis, construits à la fin de la guerre d’Algérie, la vie coule dans la simplicité et la tranquillité. Entre grandes tablées autour de grillades, parties de pétanque ou parties de cartes, ça grouille de monde, de va-et-vient, de discussions sans fin avec les cousins.

    « La cité Gély, c’est dur d’en partir. C’est l’endroit où je me sens le mieux », a-t-il souvent soufflé.

    Quand Téji Savanier rentre d’une rencontre, il ne se calfeutre pas dans son appartement. Il descend boire un verre « sans alcool », selon lui, au bar du coin.

    Quand l’été vient, quand l’intersaison ouvre ses espaces aériens vers Dubaï, les Maldives ou les Émirats, Téji Savanier file au camping à Palavas. Et passe du ballon aux boules, où il déploie son adresse naturelle.

    Un jour, on lui a proposé de jouer à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone au milieu des taulards. Il a refusé. La prison n’a rien d’une terre exotique pour lui. Très souvent, il fréquente le parloir pour rendre visite à l’une de ses connaissances. Sans jouer un rôle, sans en faire publicité.

    Juste comme un homme, par ailleurs footballeur professionnel.