Tag: Football

  • Manuel Amoros et le ballon rond au Koweït

    Manuel Amoros et le ballon rond au Koweït

    Entre Manuel Amoros et le Koweït, l’histoire a commencé en 1982.

    Le 21 juin 1982, avec l’équipe de France de football, il affronte la sélection nationale, qui dispute alors sa première – et seule – phase finale de Coupe du monde. « Ce qui s’est passé ce jour-là est gravé à jamais dans ma mémoire », se souvient celui qui débutait sa carrière d’international (82 sélection au total).

    Alors que les Bleus mène
    3-1, à la 80e minute, Alain Giresse inscrit un quatrième but. Mais en tribunes, le cheikh Fahad Al-Ahmed Al-Jaber Al-Sabah ne l’entend pas de cette oreille. « C’était le président de la fédération. Il est descendu sur le terrain pour faire annuler le but ! »

    Avec le recul, Manuel Amoros comprend la colère du cheikh ce jour-là. « Il vivait un rêve et voulait que son pays devienne un vrai pays de football en rivalisant avec les grosses nations comme l’Arabie saoudite ou l’Iran. »

    Échange France-Koweït

    En 1990, quelques mois avant l’invasion irakienne qui donnera le coup d’envoi de la première guerre du Golfe, Manuel Amoros sera de la tournée de l’équipe de France au Koweït. « Le cheikh nous a parlé de ses projets de développement du football. »

    Il ne pourra pas les mettre en pratique, car il sera exécuté par l’armée irakienne le jour de l’invasion du pays, le 2 août 1990. Néanmoins, son projet sera relancé, une fois le calme revenu. Et Manuel Amoros en sera acteur.

    Début 2004, avec Michel Hidalgo et l’ancien joueur du FC Martigues, Jean-Marc Martinez, il intègre le staff technique de la fédération koweïtienne de football. « Nous avons senti qu’il y avait une réelle volonté de relancer le football. La tâche n’était pas facile, car les locaux n’étaient pas très fan de la pratique. »

    Néanmoins, le trio va vivre une belle expérience. « Nous avions face à nous des jeunes qui avaient soif d’apprendre. Qui avaient résisté aux sollicitations d’autres activités qui sont très nombreuses. Et je suis heureux d’avoir contribué à faire évoluer le football dans ce petit pays, où ce sport n’est pas forcément dans les habitudes », confie-t-il.

    Quant au fait d’y programmer le Trophée des Champions, « cela peut être un bon vecteur de relance. Le PSG et l’OM sont deux clubs dont la renommée dépasse les frontières françaises et sont très appréciés, y compris au Koweït. Le PSG pour son appartenance au Qatar, pays voisin, et l’OM grâce à son passé. Je pense que le stade sera plein, ne serait-ce que par curiosité. »

  • CAN 2025-2026 : Boulbina en héros, l’Algérie rallie les quarts de justesse

    CAN 2025-2026 : Boulbina en héros, l’Algérie rallie les quarts de justesse

    Le bijou après l’ennui. 118 minutes après le coup d’envoi de ce huitième de finale, les Fennecs ont fait taire les Léopards. Le héros se nomme Adil Boulbina, entré en jeu au bout de la prolongation. Le jeune attaquant a emmené l’Algérie en quarts de finale, par rapport à une République Démocratique du Congo qui a tenu tout ce temps avant de craquer (1-0). À Marseille, klaxons, feux d’artifice vert-blanc-rouge et fumigènes ont rythmé le début de soirée. Le Vieux Port, piétonnisé jusqu’à minuit, a été investi par les fans, ivres de joie.

    Progressivement, les Fennecs ont mis la main sur le début de rencontre en privant la RDC du ballon. En réponse, les Congolais jouaient la carte physique. Ces derniers annihilaient le plus tôt possible les avancées de leurs adversaires, par des interventions assez rugueuses. Les occasions sont venues petit à petit avec une pression régulière sur la surface des bleus ciel, sans succès pour les joueurs du Suisse Vladimir Petkovic. Le premier gros frisson de la partie est même à mettre au crédit de la République Démocratique du Congo. Une erreur défensive a permis à l’ex-Olympien Cédric Bakambu de se présenter face à Luca Zidane. Le fils de Zinédine, présent en tribunes, a détourné en corner et Axel Tuanzebe a manqué le cadre de peu à l’issue de ce coup de pied de coin (25e).

    Finalement, les Léopards n’ont pas eu d’importantes frayeurs et leur portier Lionel Mpasi-Nzau n’a que peu utilisé ses mains durant la première période. Dans un stade Prince Moulay Hassan légèrement clairsemé, aucune des deux équipes n’a pris l’avantage après 45 minutes. Le manque d’imagination offensive était à l’origine de ce score resté nul et vierge.

    Un match assez terne et vide, avec des joueurs donnant l’impression de subir ce huitième de finale éliminatoire. L’ambiance a également baissé d’un cran dans les travées du stade de Rabat et cette partie fonçait sans détour vers la prolongation. Anis Hadj Moussa a bien eu l’une de ses frappes repoussées par le gardien congolais dans les dix dernières minutes, mais c’était tout.

    Une ouverture du score très tardive

    L’Algérie et la RDC se dirigeaient vers la séance de tirs au but quand Adil Boulbani, 22 ans, a surgi. Le joueur d’Al-Duhail, au Qatar, n’avait joué que 13 minutes depuis le début de cette Coupe d’Afrique des Nations. Six minutes après son entrée dans la prolongation, le jeune algérien a décoché une lourde frappe du pied droit qui s’est logée sous la barre de Lionel Mpasi-Nzau (118e). Scène de liesse quelques instants avant la fin du match, les Congolais ne reviendront jamais. Les Fennecs joueront le Nigeria en quarts de finale de cette CAN marocaine, une rencontre XXL face à une nation qui survole ses matches depuis le début de la compétition. Un duel au sommet, déjà très attendu.

    Résultats

    ALGÉRIE 1 (0)

    RD CONGO 0 (0)

    Huitièmes de finale de la CAN

    Stade Prince Moulay Hassan de Rabat

    Arbitre : Mohamed Maarouf (EGY)

    Buts : Boulbina (118e)

    ALGÉRIE : Zidane – Belghali, Mandi, Bensebaini, Ait Nouri – Boudaoui, Bennacer – Chaibi, Mahrez, Maza, Amoura

    Entraîneur : V. Petkovic

    RD CONGO : Mpasi-Nzau – Kayembe, Mbemba, Moutoussamy, Tuanzebe, Wan-Bissaka – Elia, Mukau, Bongonda – Sadiki, Bakambu

    Entraîneur : Sébastien Desabre

  • Roberto De Zerbi n’a pas apprécié le cadeau de l’OM

    Roberto De Zerbi n’a pas apprécié le cadeau de l’OM

    En Italie, le début du mois de janvier rime avec la Befana.

    Cette sorcière qui est bienveillante avec les enfants sages, leur distribuant des friandises et de cadeaux. Mais elle montre son côté obscur à ceux qui n’ont pas respecté certaines choses. La question est donc, qu’a bien pu faire Roberto De Zerbi, durant la trêve des Confiseurs, pour qu’il subisse la punition de la Befana ?

    L’entraîneur marseillais estimait qu’avec deux entraînements quotidiens, durant la semaine qui a précédé la réception de Nantes, il avait pu bien préparer son match de reprise, dont on pouvait s’attendre à ce qu’il donne le ton d’un mois de janvier capital.

    Face aux Canaris, malgré l’enthousiasme procuré par les retours d’Amine Gouiri et Hamed Traoré, on a pourtant senti que quelque chose ne tournait pas rond dans cet OM- là. « Nous avons mal commencé le match, même à 11 contre 11, nous étions sans énergie, sans ce qu’il faut pour jouer au football », a admis Roberto De Zerbi.

    Cette rencontre, disputée à 15 heures, était synonyme de cauchemar pour l’Italien, avec des joueurs qui l’ont balayé entre Charybde et Scylla. « Le premier rouge a conditionné le match. Parce que nous avons pris le but juste derrière. En seconde période, nous avons essayé de créer quelque chose, sans avoir beaucoup d’occasions. Puis à neuf, cela a été encore plus difficile », a-t-il poursuivi.

    Aucune excuse

    S’il a parfois pris la défense de ses joueurs après une défaite, cette fois, Roberto De Zerbi ne leurs a trouvé aucune excuse. « Nous avons mérité de perdre. Tu ne peux pas penser gagner un match sans y mettre l’énergie nécessaire », a-t-il souligné.

    L’OM avait l’occasion de rester dans le sillage de Lens et du PSG et repousser Lille à trois longueurs. En étant battue par Nantes, elle rentre finalement dans le rang. « Au-delà de Lens et du PSG, nous devons nous regarder nous-mêmes. Si nous on fait ce genre de match, si nous ne mettons pas plus d’envie de gagner, nous n’avons que ce que nous méritons, c’est-à-dire pas mieux que notre troisième place », regrette-t-il.

    L’OM n’aura pas le temps de gamberger sur son humiliation nantaise puisqu’il va enchaîner trois déplacements, au Koweit, jeudi, pour le Trophée des champions, à Caen, le 13 janvier, en Coupe de France face à Bayeux, puis à Angers, le 17, où ils auront à se racheter d’un premier match raté au Vélodrome.

    L’OM va au Koweit en traînant les pieds

    Le Trophée des champions, qui verra l’OM affronter le PSG à Koweit city, jeudi, est en approche.

    La délégation marseillaise s’est envolée pour ce pays du Golfe dans la journée de lundi. Mais, avant de quitter la France, Roberto De Zerbi s’est livré sur son sentiment à propos du choix du lieu de la rencontre.

    « La Super-coupe de France, ou la Super-coupe d’Italie [qui se joue généralement à l’étranger, Ndlr.], doit se jouer dans le pays en question, devant les supporters des clubs », a-t-il confié l’avant-veille du match OM – Nantes. Avant de préciser : « J’irai au Koweït car c’est mon travail et nous sommes fiers de disputer ce match. Ce n’est pas un problème par rapport au Koweït qui va nous accueillir de la meilleure façon, mais je suis contre cette idée. » L’entraîneur phocéen précisant que c’est « [s]on avis. Ça ne veut pas dire que ce soit le plus juste ».

    De son côté, Facundo Medina songe aux supporters « qui ne pourront pas venir avec nous, ce qui est regrettable ». Lui voit l’enjeu sportif d’un duel face au PSG « tout aussi important que ceux du championnat. Nous ferons le maximum pour ramener ce trophée à nos supporters ». D’autant plus que depuis le non-match de dimanche face à Nantes, les Olympiens ont beaucoup à se faire pardonner.

    Comme l’a regretté Facundo Medina, l’OM sera privé de ses supporters au stade Jaber al-Ahmad. Ces derniers ayant refusé de faire le voyage, que l’OM était prêt à financer.

    Contrairement à leurs homologues parisiens, qui seront bien là.

  • Football : Le Rouet-Provence ira à l’Euro des micro-nations

    Football : Le Rouet-Provence ira à l’Euro des micro-nations

    Le score parle de lui-même. Une victoire 5-0 aux dépens de la Rhétie, classée sélection numéro 2 mondiale au sein de la CONIFA, association organisatrice des compétitions réservées aux micro-nations, et voilà la sélection du Rouet-Provence, représentant la principauté du Rouet, qualifiée pour la phase finale de l’Euro, qui aura lieu début juin 2026, en Sicile.

    Dans un stade Michel-Hidalgo de Sausset-lès-Pins plein comme un œuf, malgré un mistral glacial, les hommes de Lucien Jaselme n’ont fait qu’une bouchée de leurs adversaires venue des Grisons suisses. Moins de dix minutes auront suffi aux joueur au maillot jaune pour prendre la mesure du match. Qu’ils ont finalement gagné sur le score sans appel de 5-0.

    «Je suis fier de l’équipe, du fair-play montré et de ce que nous sommes arrivés à faire en moins de dix mois », confie le capitaine Jérôme Simonis, après avoir reçu le trophée des Calanquais qui était mis en jeu. Alors que la voix de Régine Pascal entonnant « Jésus est né en Provence », l’hymne rouégasque, retentit dans la nuit saussétoise.

  • Hara-kiri olympien

    Hara-kiri olympien

    Une défense aux abois, un milieu sans lien et une attaque amorphe.

    Il n’y a rien à sauver de la prestation de l’OM face à Nantes, dimanche, en clôture de la phase aller du championnat. Un OM qui, comme les deux fois qu’il a eu l’occasion de prendre seul le pouvoir en Ligue 1, a manqué l’opportunité de repousser Lille, quatrième, et de conserver son avantage sur Rennes et Lyon.

    Lorsqu’il est venu commenter la prestation de son équipe, qui pointe désormais à huit longueurs du leader lensois, Roberto De Zerbi n’a pas mâché ses mots : « En dehors du jeu et des expulsions, si nous n’avons pas plus d’énergie et d’envie de remporter le match, c’est ce type de résultat que nous méritons. » Lui-même ne se trouve pas d’excuses : « De l’entraîneur à tous ceux qui sont en dessous, c’est que nous ne méritons pas la troisième place. »

    Des propos qui tranchent avec ceux tenus vendredi, après l’entraînement. À ce moment-là, il estimait que « les joueurs ont fait du bon travail et nous avons pu aussi casser la routine, avec de vraies séances de travail ».

    À la façon dont ils se sont comportés face à une potentielle lanterne rouge, il faut croire que les Olympiens préfèrent travailler dans l’urgence. Lorsqu’ils doivent enchaîner les matches tous les trois jours. « Si j’avais pressenti cela, j’aurais renversé la Commanderie. Je n’ai pas vu de symptômes », soupire Roberto De Zerbi.

    L’OM a donc raté l’occasion d’asseoir sa troisième place et débute la nouvelle année sur une prestation indigne d’un prétendant à un titre. Même si cela ne l’emballe pas, l’Italien a déjà tourné la page et se projette sur le trophée des Champions.

    « Il faut vraiment oublier tout ça. Nous partons au Koweït pour disputer un titre contre la meilleure équipe d’Europe. Nous devons nous préparer au mieux. » C’est pourquoi la délégation marseillaise va se rendre dans le pays du Golfe dès ce lundi. Afin que les joueurs digèrent les six heures de voyages et un décalage horaire de deux heures.

    La valse des cartons rouges plombe l’OM

    Face à des Nantais qui avaient opté pour le jeu, les Olympiens sont passés totalement à côté de leur match.

    Même s’il avait reconduit le schéma qui avait permis à son équipe de battre le PSG, Roberto De Zerbi a pu constater qu’un scénario de football était loin de pouvoir se répéter. Ses joueurs sont restés passifs la majeure partie du temps. Même lorsqu’ils avaient le ballon, ils se montraient incapables de l’utiliser à bon escient.

    Ce qui n’était pas le cas des Canaris. « Je ne pouvais pas leur demander de jouer derrière pendant 95 minutes. Je leur ai dit de croire en eux. Et ils ont eu la récompense », a souligné Ahmed Kantari, l’entraîneur ligérien.

    En fait, l’OM a eu faux sur toute la ligne. Ne tenant pas compte de l’avertissement sans frais d’un premier but nantais refusé, les Marseillais ont multiplié les bourdes. À l’image des deux cartons rouges, distribués à Arthur Vermeeren et Bilal Nadir.

    Ils ont certes changé le cours de la rencontre. Mais avec un peu plus d’application, ces sanctions auraient pu être évitées. Mais il est trop tard pour revenir en arrière.

    OM 0 (0)

    NANTES 2 (1)

    17e journée de Ligue 1.

    Stade Vélodrome (64 780 spectateurs environ)

    Arbitre : M. Bollengier

    Buts : Centonze (30e), Cabella (88e sp).

    Avertissements : Nadir (54e, 56e) à l’OM, Mwanga (34e), Tabibou (51e) à Nantes.

    Exclusions : Vermeeren (26), Nadir (56e) à l’OM.

    OM : Rulli – Pavard, Medina (Murillo, 46e), Egan-Riley (Traoré, 73e) – Weah, Höjbjerg (c), Vermeeren, Emerson – Greenwood (Gouiri, 73e) , Aubameyang (O’Riley, 61e), Paixão (Nadir, 31e)

    Entraîneur : R. De Zerbi

    NANTES : Lopes (c) – Centonze (Doukouré, 46e), Amian , Tati, Cozza, Machado – Coquelin (Leroux, 58e), Mwanga (Lepenant, 64e) – Tabibou (Cabella, 58e), el Arabi (Guirassy, 82e), Abline.

    Entraîneur : A. Kantari.

    Le fait de match

    Entre Noël et le Bout d’an, la famille olympienne a perdu un des siens.

    Jean-Louis Gasset, qui était venu au chevet de l’OM lors de la saison 2023-2024 et avait conduit le club en demi-finale de la Ligue Europa, a tiré sa révérence.

    Le Virage sud lui a rendu un bel hommage avant le coup d’envoi de la rencontre. Repose en Paix, Jean-Louis.

  • Ligue 1 : l’OM se saborde face à Nantes

    Ligue 1 : l’OM se saborde face à Nantes

    Deux cartons rouges, distribués à Arthur Vermeeren et Bilal Nadir. Un penalty accordé à Rémi Cabella en fin de match. La soirée olympienne a virer au cauchemar face à Nantes. Face à un adversaire qui pouvait récolter la lanterne rouge, les hommes de Roberto De Zerbi n’ont jamais été en mesure de prendre le score.

    Après un avertissement sans frais, un but refusé au Nantais Youssef el Arabi (8e), l’OM a petit à petit coulé. Avec des Phocéens qui semblaient faire eux-mêmes des trous dans la coque. Les Ligériens se saisissaient de l’aubaine pour ouvrir le score par Fabien Centonze. Et malgré quelques sauvetages de Geronimo Rulli, l’Argentin de pouvait rien sur le penalty, offert à Rémi Cabella, en fin de match.

    OM-Nantes : 0-2 (mi-temps 0-1)
    17è journée de Ligue 1.
    Stade Vélodrome (63 000 spectateurs environ)
    Arbitre : M.Bollengier
    Buts : Centonze (30e), Cabella (88e spe).
    Avertissements :Nadir (54e, 56e) à l’OM, Mwanga (34e), Tabibou (51e) à Nantes.
    Exclusions : Vermeeren (26e), Nadir (56e) à l’OM.

    OM : Rulli – Pavard, Medina (Murillo, 46e), Egan-Riley (Traoré, 73e) – Weah, Höjbjerg (c), Vermeeren, Emerson – Greenwood (Gouiri, 73e) , Aubameyang (O’Riley, 61e), Paixão (Nadir, 31e).
    Entraîneur : R. De Zerbi

    NANTES : Lopes (c) – Centonze (Doukouré, 46e), Amian , Tati, Cozza, Machado – Coquelin (Leroux, 58e), Mwanga (Lepenant, 64e) – Tabibou (Cabella, 58e), el Arabi (Guirassy, 82e), Abline.
    Entraîneur : A. Kantari

  • L’OM de retour aux affaires

    L’OM de retour aux affaires

    Janvier va être un mois riche pour l’OM, avec quatre compétitions à son menu.

    Au championnat, qui reprend ses droits ce week-end, va s’ajouter un seizième de finale de Coupe de France, chez le petit Poucet de l’épreuve, Bayeux. Figurent également au programme les deux derniers rendez-vous de Ligue des Champions, qui détermineront l’avenir européen des Marseillais. Et, cerise confite sur le gâteaux des rois, l’OM va disputer le Trophée des Champions, face au PSG. Avec à la clef un voyage au Koweit qui ne fait plaisir à personne.

    Néanmoins, avant de se rendre au pays de Balthazar, l’épiphanie phocéenne débute avec la réception de Nantes. Ce face-à-face va clore la phase aller de la Ligue 1 et sera l’occasion pour les hommes de Roberto De Zerbi de reprendre la compétition maintenant son rythme de croisière. Face à des Bretons qui pourraient être lanterne rouge au coup d’envoi.

    Est-ce l’adversaire idéal pour remettre en route la machine, après une longue trêve des Confiseurs ? « Je ne pense pas qu’il y en ait un dans ce contexte », estime Facundo Medina. Le défenseur Argentin, qui a renoué avec la compétition lors de la qualification marseillaise à Bourg-en-Bresse en Coupe de France, note que « quand il s’agit de jouer contre l’OM, chaque équipe est à 200%. Donc, je sais que ce sera dur et que nous devrons jouer à fond pour prendre trois points dimanche. »

    Dans ce contexte de reprise après une longue trêve, Roberto De Zerbi a pu enfin mettre en place certaines choses à l’entraînement. « Nous avons pu bien travailler. Nous avons pu, avant tout, sortir de la routine avec deux séances de travail par jour. Ce qui n’était pas possible depuis le match de Lorient et jusqu’à celui de Monaco. Nous avons pu travailler sur la durée et proposer des nouveautés lors des exercices. »

    Surtout, cette séquence sans match a permis aux blessés de se rétablir totalement. Ainsi, Facundo Medina, Hamed Traoré et Amine Gouiri ont non seulement réintégré le groupe, mais ils devraient figurer sur la feuille de match contre Nantes, ce dimanche.

    Nantes sera donc l’occasion d’expérimenter ce travail en le concrétisant par trois nouveaux points. L’OM en aura besoin s’il veut rester sur le podium. Avec comme objectif de « bien commencer la nouvelle année au Vélodrome, face à un adversaire qui changé d’entraîneur et de schéma tactique », détaille Roberto De Zerbi. La clef du match pour ses hommes, ce sera d’avoir « une attention élevée en allant presser dès le coup d’envoi. »

  • L’équipe du Rouet à un match d’une qualification historique

    L’équipe du Rouet à un match d’une qualification historique

    Certains ont cru à une farce, lorsqu’elle a été créée en septembre.

    Or, depuis qu’elle s’est engagée dans les éliminatoires de l’Euro de la Conifa, équivalent de l’UEFA chez les micro-nations, le parcours de la sélection nationale de la Principauté du Rouet a gagné ses lettres de noblesses. « Il n’y a pas de champion chez nous. Juste quelques vétérans du FC Côte Bleue qui ont toujours envie de taper dans le ballon » indique Jérôme Baboulet.

    Si la sélection rouégasque a pris le train en marche des qualifications pour le prochain Euro des micro-nations, « notre arrivée a été saluée par la Conifa, car il manquait un représentant de la Provence dans ses compétition » poursuit-il.

    Trois exploits à la suite

    C’est pourquoi cette sélection joue sous le nom de Rouet – Provence. Régulièrement, ils sont 90 à prendre part aux entraînements, sous la houlette de Lucien Jaserne, qui s’est pris au jeu et assume le rôle de sélectionneur national. Et lorsqu’est venue la première sortie officielle, avec un match de qualification à Locarno face aux Suisses du Tessin, les hommes au maillot jeune et bleu ont frappé fort. « Nous avons joué sans complexe, juste pour le plaisir. Et, à la clef, nous avons battu 5 – 2, dans son fief, une des sélections les plus expérimentées. Nous étions 65 à faire le voyage, et je vous laisse imaginer l’ambiance qu’il y avait au retour » se souvient -il.

    Depuis l’équipe du Rouet – Provence a enchaîné deux autres déplacements, en Italie. Avec autant de succès. Sur le terrain de la Basilicate (3 – 0) et dans la région de Naples, contre le duché des Deux Sicile (4 – 2), numéro 1 du classement de la Conifa.

    Ces trois victoires offrent des perspectives intéressantes aux Rouégasques. « Elles nous ont permis de nous mêler la course pour une place dans le tournoi final de l’Euro 2026 » remarque Jérôme Baboulet. « Nous sommes encore 17 à pouvoir y aller, et il n’y aura que 10 sélections qualifiées pour le tournoi final, qui se déroulera au Cilento, près de Naples, du 6 au 13 juin » précise-t-il.

    Le Rouet est au coude-à-coude avec le Groenland et la Laponie dans cette course à la qualification. Et les joueurs de la Côte Bleue espèrent que, pour leur premier match à domicile, samedi sur le stade Michel Hidalgo, ils termineront le travail. « La tâche est difficile, car nous accueillons la Rhétie, qui est numéro 2 mondiale » prévient Jérôme Baboulet. Mais, avec cette fois le soutien de supporters qui devraient bien remplir les travées de l’enceinte de Sausset-lès-Pins, le dirigeant rouégasque voit bien son équipe réitérer l’exploit du Tessin, face à un adversaire qui vient lui aussi de Suisse.

    Rouet-Provence – Rhétie.

    Samedi stade Michel Hidalgo. Coup d’envoi à partir de 15h30. Entrée gratuite.

  • Focus sur les enjeux de la 17e journée de Ligue 1

    Focus sur les enjeux de la 17e journée de Ligue 1

    Après deux semaines de pause, la Ligue 1 reprend ses droits.

    Et dès vendredi, le match d’ouverture de la 17e journée, qui clôture la phase aller, sera déterminant pour le haut du tableau. Lens, qui occupe actuellement la première place et compte un point d’avance sur son dauphin, le PSG, peut obtenir cette distinction, toute symbolique.

    Les Artésiens ouvrent le ban de la journée de reprise, avec un déplacement à Toulouse, ce vendredi à 20h45. En cas de succès au Stadium, les Sang et Or compteront quatre longueurs d’avance sur le PSG. Le champion en titre, qui est moins dominateur cette saison, sera le dernier à reprendre avec le derby de la capitale, face au Paris FC, dimanche à 20h45.

    Pour les hommes de Luis Enrique, qui ont ajouté la Coupe Intercontinentale à leur palmarès durant la trêve, le seul espoir de doubler Lens et un succès face au promu parisien. Résultat qui devra être assorti d’une défaite, ou d’un nul des Sang et Or vendredi, à Toulouse.

    Derrière ce tandem, l’OM va tenter de rester sur le podium. Les hommes de Roberto De Zerbi ont connu des hauts et des bas lors des derniers matches de 2025. S’ils sont troisièmes, ils le doivent à une meilleure différence de buts par rapport à Lille.

    Duels à distance

    Ainsi, au même titre que Lens et le PSG pour être champion d’automne, l’OM et Lille vont se livrer au deuxième duel à distance. Cette fois pour la troisième place.

    Les Lillois seront les premiers en action, samedi soir. Ils recevront Rennes, qui a entrepris de grignoter son retard sur le haut du tableau, après avoir raté son entame de saison. Les Olympiens connaîtront le résultat des Dogues au moment du coup d’envoi de leur match contre Nantes, dimanche (15h) au Vélodrome.

    Nantes qui livrera le troisième duel à distance de cette journée de reprise. Les Bretons et Metz, qui sera à Lorient, sont à égalité de points, en queue de classement. Le perdant du jour sera seule lanterne rouge.

    17e journée

    Toulouse – Lens ven 20h45

    Monaco – Lyon sam 17h00

    Nice – Strasbourg sam 19h00

    Lille – Rennes sam 21h05

    OM – Nantes dim 15h00

    Le Havre – Angers dim 17h15

    Lorient – Metz dim 17h15

    Brest – Auxerre dim 17h15

    PSG – Paris FC dim 20h45

    Classement

    Pts J G N P bp bc dif

    1. Lens 37 16 12 1 3 28 13 + 15

    2. PSG 36 16 11 3 2 35 14 + 21

    3. OM 32 16 10 2 4 36 15 + 21

    4. Lille 32 16 10 2 4 33 20 + 13

    5. Lyon 27 16 8 3 5 22 16 + 6

    6. Rennes 27 16 7 6 3 27 24 + 3

    7. Strasbourg 23 16 7 2 7 25 20 + 5

    8. Toulouse 23 16 6 5 5 24 19 + 5

    9. Monaco 23 16 7 2 7 26 27 – 1

    10. Angers 22 16 6 4 6 17 18 – 1

    11. Brest 19 16 5 4 7 21 27 – 6

    12. Lorient 18 16 4 6 6 19 28 – 9

    13. Nice 17 16 5 2 9 19 29 – 10

    14. Paris FC 16 16 4 4 8 21 29 – 8

    15. Le Havre 15 16 3 6 7 13 22 – 9

    16. Auxerre 12 16 3 3 10 14 25 – 11

    17. Nantes 11 16 2 5 9 14 28 – 14

    18. Metz 11 16 3 2 11 17 37 – 20

    Nayef Aguerd toujours sur le pont au Maroc

    Si Pierre-Emerick Aubameyang a déjà fait ses valises et est rentré à Marseille, Nayef Aguerd, l’autre Olympien de la CAN, poursuit son séjour au Maroc.

    Contrairement au Gabon du premier nommé, les Lions de l’Atlas marocains ont réussi leur phase de groupes et sont qualifiés pour les 8e de finale. Sortis premiers, ils seront opposés à la Tanzanie, dimanche. Nayef Aguerd sera aux côtés du joueur du PSG Achraf Hakimi et tentera de qualifier le Maroc pour les quarts de finale. Les deux hommes ne seront donc pas du voyage avec l’OM au Koweit, le 8 janvier. Date du Trophée des Champions, qui opposera les Phocéens au PSG dans ce pays du Golfe persique.

  • Ces joueurs qui ont fait la navette entre Nantes et l’OM

    Ces joueurs qui ont fait la navette entre Nantes et l’OM

    Bako Touré a été le premier d’une cordée de 33 joueurs qui ont porté le maillot de Nantes et de l’OM.

    Fin des années 1950, le Malien permet d’abord au club marseillais de survivre dans une de ses nombreuses traversées du désert. En 1959, il entreprend un tour de France des clubs. Ses qualités de buteur le font repérer par Nantes. Et il sera un des principaux acteurs du titre conquis par les Nantais en 1966.

    Lorsque l’on évoque la navette entre le Lacydon et la Bretagne ligérienne, quatre noms sont les plus représentatifs. Le premier est Didier Couécou. L’attaquant racé était dans l’OM du doublé Coupe de France – Championnat en 1972. L’année suivante, il rejoint la Bretagne et dispute à nouveau la finale de la coupe, contre Lyon. Malgré son but, les Canaris s’inclinent (1-2).

    Dans son sillage, la tête de gondole suivante sera Didier Deschamps. Il arrive après que plusieurs défenseurs nantais ont rejoint Marseille (William Ayache, Jean-Pierre Bade, Claude Lowitz, Yvon le Roux) et précédera un certain Marcel Desailly.

    Après une acclimatation compliquée, celui qui avait été capitaine dans toutes les équipes de jeunes du FC Nantes, s’impose à Marseille. Il devient même le symbole d’un OM conquérant. Dont il sera le capitaine lors de la conquête de la Ligue des Champions, la première pour un club français, en 1993.

    Le Basque reviendra en 2009. Cette fois comme entraîneur. Et sa culture de la gagne offrira à l’OM six trophées en trois ans, dont un dixième sacre de champion de France en 2010, après dix-huit ans de disette.

    Le roi sans couronne

    Après lui, un autre Canari, originaire de la Réunion, va flirter avec un trophée. Dimitri Payet a lancé sa carrière en Bretagne, avec de rejoindre les clubs de Saint-étienne puis Lille. Et va vivre une finale de Coupe d’Europe avec l’OM.

    Meneur de jeu au toucher de balle sans pareil, il sera un acteur majeur d’une saison 2017-2018 qui verra les Olympiens atteindre pour la cinquième fois une finale continentale. En l’occurrence la Ligue Europa. Jouée dans l’antre du rival lyonnais, l’OM s’incline face à l’Atlético de Madrid (0-3).

    Dernier Nantais à s’être distingué à la fois avec son club formateur et à Marseille, Valentin Rongier. Recruté en toute fin du mercato estival en 2019, le natif de Mâcon va être l’homme de base du milieu de terrain phocéen. Affublé du surnom de « couteau suisse », celui qui avait pris le relais de Luis Gustavo s’illustre dans divers registres, sous la houlette de Jorge Sampaoli. Durant sa période olympienne, d’autres Canaris le rejoindront : Jordan Véretout, Amine Harit ou Quentin Merlin. Mais ils n’auront toutefois pas le même impact.

    Toutefois, le passage de Nantes à l’OM, ou vice versa, n’a pas toujours été un gage de réussite. Fabien Barthez, Raynald Pédros ou Claude Makélélé, pour ne citer qu’eux, peuvent en témoigner.

    L’étoile filante José Arribas

    À l’image de Didier Deschamps, un autre Basque passé par Nantes aurait pu marquer l’histoire olympienne.

    À l’été 1976, alors que l’OM vient de gagner sa neuvième Coupe de France, José Arribas débarque à Marseille. Ce Basque Espagnol a passé seize ans à Nantes, où il a forgé l’identité de ce que l’on appelle alors le jeu à la nantaise.

    Du côté marseillais, on espère que l’entraîneur trouvera les ingrédients pour une greffe. Malheureusement, cette dernière échoue. José Arribas quitte Marseille en février 1977.

    Christian Larièpe et Elie Baup feront le chemin de l’OM vers Nantes. Ils ne s’acclimateront pas au climat ligérien.