Tag: Football

  • La famille Nicollin garde la main

    La famille Nicollin garde la main

    Ils ont fixé un rendez-vous au mardi 7 juillet. Laurent et Olivier Nicollin, respectivement président du Montpellier Hérault et patron de l’entreprise éponyme de nettoiement, s’expliqueront sur l’avenir du club et la vente avortée.

    Les deux successeurs de Louis Nicollin, président-fondateur de la Paillade, restent pour l’heure aux commandes d’un club dont ils ont ouvert le capital en mars 2025 afin de s’en séparer pour tout ou partie.

    Lundi 29 juin, quelques jours après la reprise de l’entraînement, ils ont éclairci leur position auprès du staff sportif, des joueurs et de l’environnement du club pour prolonger leur bail à la tête du MHSC, entamé en 1974. « Après des mois de réflexion, une conviction s’est imposée à nous. Notre histoire avec le MHSC n’était pas terminée », ont-ils indiqué dans un long communiqué. « Depuis cinquante-deux ans, le MHSC est bien plus qu’un club de football pour notre famille. C’est une histoire de travail, d’engagement et de responsabilité commencée en 1974 par notre père, Louis Nicollin », ont-ils poursuivi.

    La famille Nicollin n’a pas abouti dans les négociations de vente avec un fonds d’investissement anglais, GSS, qui avait comme figure de proue l’ancien international allemand : Ilkay Gündogan. Depuis septembre, elle avait accéléré dans son processus de vente en confiant ce projet à une banque d’affaires. Trois ou quatre repreneurs étrangers avaient alors fait part de leur intérêt pour racheter le club héraultais classé à la 8e place de la Ligue 2 et finaliste de la Coupe Gambardella.

    Est-ce un échec dans le processus de vente ? Ou est-ce seulement une suspension actée à l’aube de la reprise de la saison afin de rassurer les divers acteurs sportifs ? Leur possible retrait, qui a provoqué un réel émoi, a-t-il généré une prise de conscience à Montpellier et la région ? Tout est possible au regard de leur réflexion. « Nous croyons profondément que l’identité du MHSC est indissociable de celle de notre Ville. C’est cette conviction qui nous conduit aujourd’hui à poursuivre notre engagement. Nous savons les efforts que cette décision exigera. Nous connaissons les défis qui nous attendent. Nous les assumons avec lucidité et détermination », estiment-ils.

    « Cette ambition ne pourra se construire qu’en rassemblant. Le football moderne impose de savoir fédérer des compétences, des énergies et des partenaires autour d’un projet commun. Le moment venu, nous serons ouverts à accueillir à nos côtés des femmes et des hommes qui partageront notre vision, nos valeurs et notre attachement au territoire, dans le respect de l’identité du MHSC », précisent-ils, laissant la porte ouverte à l’ouverture du capital de leur club.

    Mardi 7 juillet, le patron du sportif et celui de l’entreprise seront en mesure de lever certaines ambiguïtés. Ou pas. L’entraîneur Zoumana Camara, qui désire disposer « d’une équipe compétitive » en Ligue 2, sera attentif aux mots des deux frangins.

  • Les Bleus retrouvent le Paraguay sur le chemin des quarts de finale

    Les Bleus retrouvent le Paraguay sur le chemin des quarts de finale

    Après avoir survolé leur groupe et maîtrisé facilement la Suède, les Bleus entrent dans le vif du sujet du Mondial.

    Avec aux manettes la superstar Kylian Mbappé, buteur inarrêtable (6), et Michael Olise, génial créateur, secondés par le Ballon d’or Ousmane Dembélé (4 réalisations), les Français ont déjà marqué de leur empreinte cette Coupe du monde. Il s’agit donc de ne pas rater un rendez-vous largement à leur portée avant d’entrer enfin dans le dur au prochain tour en se frottant au vainqueur de Maroc-Canada.

    Les Paraguayens, qui ont créé la première sensation de la compétition en sortant l’Allemagne aux tirs au but
    (1-1 a.p., 4 t.a.b. à 3), n’ont pas, sur le papier, les ressources pour enrayer la formidable machine française et l’empêcher de poursuivre sa route vers un troisième sacre. Mais les Bleus peuvent tout de même s’attendre à des secousses contre l’Albirroja, bien décidée à ne pas se laisser marcher facilement sur les pieds.

    Les Bleus connaissent la problématique qu’ils seront amenés à résoudre.

    « C’est une équipe qui défend beaucoup. Ils vont mettre beaucoup de coups. Mais ça reste une équipe de ballon, on l’a vu contre l’Allemagne [en 16e de finale, Ndlr] », a estimé jeudi l’attaquant Bradley Barcola, qui devrait de nouveau accompagner en attaque le trio magique Mbappé-Olise-Dembélé. Tandis que Jules Koundé se méfie d’une « équipe accrocheuse ».

    Gare à la canicule

    « Elle a aussi des qualités pour jouer, sortir et exploiter les contre-attaques. Ils ont des joueurs pour. On s’attend à un match difficile et il va falloir qu’on soit là dans les duels et imposer notre jeu », a ajouté le défenseur du FC Barcelone.

    La canicule qui sévit actuellement sur la moitié est des États-Unis sera aussi une donnée fondamentale de la rencontre. Le thermomètre devrait grimper à 36 degrés au moment du coup d’envoi à 17h (23h en France) avec un fort taux d’humidité. Les orages pourraient également venir perturber les débats. Une situation que la France a déjà eue à subir, le 22 juin dans la même enceinte face à l’Irak au premier tour (3-0).

    Ce contexte pourrait-il niveler l’affrontement ? Le Paraguay, qui s’appuie sur son gardien Orlando Gill, héroïque contre les Allemands au cours de la séance des tirs au but, et le milieu de Strasbourg Julio Enciso, espère en tout cas tirer profit de chaque aléa pour contrecarrer les assauts bleus.

    Mais pour un groupe en mission et soudé autour de son sélectionneur, récemment endeuillé par le décès de sa mère et engagé dans sa dernière campagne, il n’est pas envisageable que l’aventure s’arrête de si tôt. D’autant plus qu’en phase finale de Coupe du monde, la France est invaincue face au Paraguay, qu’elle a rencontré en 1958 (7-3) puis en 1998 (1-0).

    Paraguay – France

    Stade Lincoln de Philadelphie, 23h

    Arbitre : Ilgiz Tatanshev (OUZ)

    PARAGUAY : Gill – Cacéres, G. Gomez, Maria Canale, Junior Alonso – Bobadilla, Cubas – Almiron, Enciso (ou Mauricio), Galarza – Avalos

    FRANCE : Maignan – Koundé, Upamécano, Saliba, T. Hernandez – Tchouaméni, Rabiot – Dembélé, Olise, Barcola – Mbappé

  • Le Canada au révélateur marocain

    Le Canada au révélateur marocain

    Comme pour les seizièmes de finale, les Canadiens seront les premiers à lancer les huitièmes.

    Samedi, c’est à Houston que les canucks de Jesse Marsch vont tenter de prolonger leur épopée, jusque-là presque sans faute. Mais, après avoir évité l’écueil sud africain, ce sont d’autres lions aux crocs plus redoutables qui les attendent, ceux du Maroc.

    Demi-finalistes au Qatar, finaliste malheureux de la Coupe d’Afrique des Nations qu’ils organisaient l’hiver dernier, les Lions de l’Atlas ont su rebondir. Le Brésil a frôlé la catastrophe lors du premier match des deux nations. Et depuis, les Marocains sont montés en puissance.

    Défier l’un des coorganisateurs ne les impressionne pas. Ils ont su vaincre les Pays-Bas en seizièmes de finale, en faisant preuve de sang-froid pour sortir vainqueur de la séance de tirs au but. Face aux Canadiens, il faudra voir leur capacité à assumer un statut de favori, qu’ils n’ont pas souvent l’habitude d’avoir en phase finale de Coupe du monde.

    CANADA – MAROC

    Samedi, stade de Houston à 19h

    Arbitre : Michael Oliver (ANG)

    CANADA : Crépeau – Johnston, Bombito, Cornelius, Laryea (ou Davies) – Buchanan, Eustaquio, Saliba, Millar – David, Oluwaseyi

    MAROC : Bounou – Hakimi, Diop, Riad, Mazraoui – El Aynaoui, Bouaddi – Díaz, Ounahi, El Khannouss – Saibari

  • [Tribune] Mesdames et Messieurs les députés, ne faites pas de la Fédération française de foot une holding de spectacle…

    [Tribune] Mesdames et Messieurs les députés, ne faites pas de la Fédération française de foot une holding de spectacle…

    Alors que le Mondial de football bat son plein et que la voie royale semble s’ouvrir aux Bleus, une autre partie se joue loin des terrains. À la suite du Sénat, les députés s’apprêtent à se prononcer sur la réforme de la gouvernance du football professionnel (1). Leur décision dépasse une simple question d’organisation : elle engage l’avenir du modèle français foot et même du sport.

    Depuis plus d’un siècle, la Fédération française de football n’est pas une entreprise. Association investie par l’État d’une délégation de service public, elle exerce, en vertu de l’article L.131-14 du Code du sport, une mission d’intérêt général : éduquer la jeunesse, organiser les compétitions, développer la pratique, former les éducateurs et les arbitres, soutenir les clubs et garantir l’équité sportive.

    Cette délégation ne fait pas de la FFF la propriétaire du football français, seulement le dépositaire d’une mission confiée et contrôlée par l’État. Les ligues professionnelles, régies par les articles L.132-1 et suivants du Code du sport, constituent leur outil, des structures créées pour organiser les compétitions professionnelles dans le cadre de cette délégation.

    Le texte issu des travaux sénatoriaux entend répondre à la crise née de l’effondrement des droits audiovisuels. Il renforce la gouvernance, le contrôle financier exercé par la DNCG (2), le cadre des sociétés commerciales gravitant autour des ligues et la lutte contre le piratage. Chacune de ces mesures peut se justifier. Mais leur accumulation traduit une évolution périlleuse : le football tend à être appréhendé d’abord comme un secteur économique.

    La mutation est ancienne. Le budget prévisionnel 2025-2026 de la FFF avoisine 300 millions d’euros, financés à 58% par les partenariats commerciaux, les droits audiovisuels et les licences. Ce modèle permet de financer les missions fédérales et le football amateur, mais il accroît aussi la dépendance à des recettes de marché.

    Le partenariat conclu avec la société de jeux en ligne Betclic, évalué à 30 millions d’euros, illustre cette tension. La logique commerciale d’un opérateur de paris sportifs entre en porte-à-faux avec la mission de protection de la jeunesse notamment contre les risques d’addiction. Un grave problème constaté et dénoncé par Kylian Mbappé lui-même, le conduisant à refuser que son image soit associée à cette marque partenaire de la FFF.

    L’autre symbole de cette évolution demeure l’entrée de CVC Capital Partners au capital de LFP Media filiale de la LFP (3) qui dispose d’une délégation de la FFF. En apportant 1,5 milliard d’euros contre environ 13% du capital dans le cadre d’un accord conclu pour 99 ans, CVC a contribué à stabiliser le football professionnel. Mais cette opération introduit durablement une logique de rendement actuellement fixée à 13% de toutes les recettes. CVC peut ainsi être perçu comme le « cheval de Troie » d’une transformation où la valorisation des droits audiovisuels et des actifs devient un critère majeur de gouvernance.

    Le rapport sénatorial « Football-business : stop ou encore ? » met en garde contre cette financiarisation symbolisée aussi par l’entrée en jeu d’un mastodonte comme LVMH de Bernard Arnault devenu propriétaire du Paris FC. Il rappelle la nécessité de préserver les missions d’intérêt général du football. En l’état la loi proposée par les sénateurs y répond-elle ? Rien n’est moins sûr, les tendances persistent, les dangers demeurent. Au-delà du football, cette réforme pose une question de principe : jusqu’où une mission de service public peut-elle être gouvernée selon les critères de la rentabilité ?

    Le football professionnel crée de la richesse. Le football amateur crée du lien social. Le premier a besoin du second. L’inverse n’est pas vrai. Les députés remettre ce projet de loi sur le métier. Ils devraient réaffirmer la primauté de la mission de service public confiée à la FFF, renforcer les garanties accordées au football amateur et rappeler qu’une fédération délégataire n’a pas vocation à maximiser la valeur d’un portefeuille d’actifs mais à préserver un patrimoine sportif, éducatif et social.

    Une fédération n’est pas une holding. Son premier dividende ne devrait jamais être la valeur de ses contrats commerciaux. Il devrait rester celui que l’on ne cote sur aucune place financière : des millions de pratiquants, des milliers de bénévoles, des éducateurs engagés, des clubs vivants et une jeunesse qui trouve, sur tous les terrains de France, bien plus qu’un spectacle : une école de la République.

    1) Proposition de loi relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel.

    2) DNCG : Direction nationale de contrôle de gestion.

    3) LFP : Ligue de football professionnel créée par la FFF est son outil commercial.

  • Ousmane Dembélé – Jules Koundé, ça matche

    Ousmane Dembélé – Jules Koundé, ça matche

    Il n’y a pas qu’entre les attaquants français que l’osmose est excellente. Le côté droit tricolore, composé de Jules Koundé et Ousmane Dembélé, est en train de construire une certaine alchimie depuis le début de la compétition. Le Barcelonais et le Parisien ont tous les deux haussé le curseur, match après match, et leur entente apporte aussi plus de diversité offensivement.

    Les dédoublements du latéral formé à Bordeaux sont plus nombreux que lors des premiers matches sur le sol américain. Une opportunité supplémentaire lorsque Dembélé subit une prise à deux aux abords de la surface de réparation. Cette relation s’améliore également car Jules Koundé a compris que plus Ousmane Dembélé reçoit le ballon tôt, plus il est efficace. Le dernier Ballon d’or apprécie logiquement ce temps d’avance, qui le rend encore plus dangereux pour la défense adverse.

    Comme Pavard et Mbappé en 2018

    Didier Deschamps leur a offert une totale confiance, valorisant en conférence de presse les prestations des deux joueurs concernés. Avec son triplé face à la Norvège, l’ailier droit ne quittera plus la composition d’équipe jusqu’à la fin de la Coupe du monde. Ce duo est non sans rappeler celui formé par Kylian Mbappé et Benjamin Pavard en 2018. Malgré ses 19 ans, le Madrilène était déjà bien marqué et des espaces se libéraient pour le joueur passé par le Bayern. Les deux hommes combinaient naturellement jusqu’à cette finale remportée. Espérons la même issue pour Koundé et Dembélé.

    ET AUSSI

    Les 16es de finale se terminent

    Après Argentine-Cap-Vert, il ne restera plus que deux matches dans ces seizièmes de finale de la Coupe du monde. Ce vendredi soir, à 20h, l’Australie et l’Égypte s’affrontent pour franchir le cap et potentiellement faire face aux Argentins. Ensuite, les yeux se tourneront vers Kansas City pour la dernière affiche : Colombie-Ghana. Une rencontre à suivre dans la nuit de vendredi à samedi (3h30).

    Le Paraguay, adversaire détendu de la France

    Aucun stress pour le futur adversaire des Bleus, ce samedi à 23h. Le Paraguay est sereinement en train de préparer cette rencontre dans son hôtel du centre de Philadelphie, lieu de la partie.

    Les joueurs évoquent déjà « le match le plus important de leur carrière » avant d’affronter le rouleau compresseur bleu.

    Pour rappel, l’Albirroja n’a jamais remporté un match contre l’équipe de France dans toute son histoire. Le bilan ? Trois victoires pour les Bleus et deux résultats nuls.

    Les stars tout en haut du classement des buteurs

    Cette Coupe du monde est celle des attaquants. Ils sont sept à posséder, ce jeudi, quatre buts ou plus au compteur. Lionel Messi et Kylian Mbappé sont au sommet avec six réalisations, suivent Harry Kane et Erling Haaland avec cinq. Ensuite, Ousmane Dembélé et Vinicius Junior sont à quatre, tout comme l’ancien Marseillais Ismaïla Sarr. Ce dernier est déjà éliminé de la compétition, avec le Sénégal (défaite face à la Belgique), et n’améliorera donc pas sa marque actuelle. Il est le seul joueur de cette liste dans ce cas.

  • L’Écureuil établit son nouveau nid au Vélodrome

    L’Écureuil établit son nouveau nid au Vélodrome

    Dix ans après, Orange va s’estomper de la façade du Vélodrome. Désormais, c’est un autre nom qui sera associé à celui du théâtre des rêves phocéens. Un nom que les Marseillais connaissent bien. Cepac, pour Caisse d’Épargne Provence-Alpes-Corse. Une appellation déjà étroitement liée à l’histoire de l’OM, puisque la société est un partenaire privilégié du club depuis quarante ans.

    « Nous avons convenu d’un mariage volontaire. Qui concrétise une vraie ambition en inscrivant notre nom sur un monument qui sert à la fois l’OM et d’autres activités », justifie Christine Fabresse. La présidente du directoire de la banque régionale voit dans cette alliance bien plus qu’un simple rapprochement économique : « Nous sommes un acteur du territoire depuis plus de deux siècles, nous sommes la banque du milieu sportif et, à l’image de l’OM, nous avons une attractivité qui court au-delà de territoire régional. »

    Visibilité exceptionnelle

    Stéphane Richard, qui lorsqu’il était à la tête d’Orange, a négocié le premier naming de l’histoire olympienne, sait très bien, comme Christine Fabresse, « que pour les gens, le Vélodrome sera toujours le Vélodrome et que très peu vont l’appeler Cepac Vélodrome ». Mais c’est l’image qui compte. « Celle d’un stade en cœur de ville, qui est sans doute le plus photographié de France et donc, pour le nom du partenaire, c’est la perspective d’avoir une visibilité exceptionnelle », souligne le président.

    En renforçant sa présence aux côtés de l’OM, Christine Fabresse ne souhaite pas se limiter à un simple contrat de naming : « Nous allons donner du sens à cette démarche. Ouvrir le stade à un plus grand nombre de personnes. » En dehors des rendez-vous sportifs ou festifs, à l’image du concert de Bad Bunny, des invitations gratuites seront proposées chaque année à divers publics pour qu’ils découvrent l’envers du décor. « Nous comptons proposer des opérations en collaboration avec des associations intervenant auprès d’enfants malades, dans les écoles, ou encore accompagnant les femmes victimes de violences », détaille-t-elle. La Cepac va également relancer une carte de crédit aux couleurs de l’OM.

    Ce partenariat lance une nouvelle dynamique, « dans un Vélodrome qui est l’OM et l’OM qui est le Vélodrome. Nous allons faire vivre un site capital, un élément de force avec de très belles choses qui vont compléter les matches », indique Stéphane Richard.

    Stéphane Richard veut « réinventer l’OM sans renoncer aux ambitions »

    À l’occasion de l’officialisation du partenariat entre le club qu’il préside désormais et la Cepac, Stéphane Richard a tenu à rassurer concernant les finances olympiennes. « Nous avons dû faire face à des échéances qui n’étaient pas faciles, mais elles sont derrière nous », a-t-il déclaré.

    Pour n’avoir pas respecté ses engagements concernant le fair-play financier, l’UEFA a sanctionné l’OM d’une amende de 10 millions d’euros, assortie d’une suspension de participation aux coupes d’Europe avec sursis. De son côté, la DNCG a décidé d’un encadrement de la masse salariale et des recrutements. « La situation est clarifiée », a-t-il poursuivi.

    Avant de détailler quelle sera la politique qu’il compte mener en matière de recrutement : « Nous souhaitons mettre en route un nouveau cycle, en travaillant dans le calme, le sérieux et la discrétion. » Il compte miser sur « la formation et changer de modèle économique, car celui qui a été choisi avant nous n’a pas donné de résultats. Le moment est venu de réinventer l’OM sans renoncer aux ambitions ».

    M.Ga.

  • La Cepac va accoler son nom à celui du Vélodrome

    La Cepac va accoler son nom à celui du Vélodrome

    Celui qui succède à Pablo Longoria était à la tête d’Orange lorsque le partenariat entre le club et le géant des télécommunications lançait l’enceinte du boulevard Michelet dans l’ère du naming.

    Le contrat avec Orange étant arrivé à son terme, c’est une autre entreprise qui va prendre le relais. Stéphane Richard, en tant que président de l’OM, et Christine Fabresse, directrice du directoire de la Caisse d’épargne Cepac vont officialiser le partenariat entre les deux parties.

    La signature aura lieu à 12h, au stade Vélodrome.

  • Matthias Sindelar, antinazi et joueur autrichien de légende

    Matthias Sindelar, antinazi et joueur autrichien de légende

    Parmi les destins tragiques du football mondial, celui de Matthias Sindelar figure en tête de liste. Né en Bohême-Moravie, dans la Tchéquie actuelle, l’attaquant a été l’un des piliers de la Wunderteam, la géniale équipe d’Autriche des années 1930. Surnommé « l’homme de papier », à cause de son frêle gabarit, Sindelar a été l’une des premières figures marquantes du sport en compagnie de Giuseppe Meazza et du Brésilien Léonidas. Coupe du monde 1934, annexion de son pays, mort prématuré, la légende autour de ce joueur est encore bien consistante.

    Enfant du quartier ouvrier de Favoriten, au sud de Vienne, Matthias Sindelar dévoile rapidement ses capacités sur un terrain. à 16 ans, il joue pour l’ASV Hertha et découvre la première division avec brio, avant de s’épanouir chez les Violets de l’Austria Vienne. Son aisance balle au pied et sa capacité à se glisser dans chaque espace lui ouvre rapidement les portes de la sélection, en 1926. Ses débuts sont brillants puis le génie sera écarté par le légendaire coach Hugo Meisl. En 1931, il revient et, trois ans plus tard, l’Autriche est un favori de la Coupe du monde en Italie.

    Match de l’annexion

    et fin de vie précoce

    Le fascisme prend de plus en plus de place et Benito Mussolini va lui-même mettre la main sur ce Mondial pour voir triompher son équipe. Les Autrichiens dominent la demi-finale face aux Italiens, mais les arbitres barrent les offensives de Sindelar et ses coéquipiers. L’Italie l’emporte 1-0 et brise les rêves de la Wunderteam. Vieillissant, le blond d’un mètre 75 joue moins par la suite. Puis un nouvel épisode politique survient. Mars 1938, l’Allemagne nazie annexe l’Autriche. Quelques jours plus tard, le 3 avril, les dirigeants
    allemands organisent l’Anschlussspiel (le match de l’annexion, en français).

    Mise en place pour promouvoir l’unité entre les deux peuples, cette rencontre doit se finir sur un 0-0. Face à des Allemands bien tendres, les Autrichiens se brident puis lâchent les chevaux. Matthias Sindelar marque et, selon la légende, exulte devant la tribune remplie de membres éminents du IIIe Reich. « Le but de la mort », dira-t-on plus tard. Le joueur, alors âgé de 35 ans, refusera de jouer sous le maillot allemand, prétextant une vieille blessure au genou.

    Ce fut le dernier match de sa carrière avec l’Autriche et « le Mozart du football » jouera sa dernière partition en club le lendemain de Noël 1938. Il ne vivra pas un mois de plus. Figure appréciée dans la capitale autrichienne, il a ouvert un café où tout le monde est le bienvenu, même les personnes considérées comme « non aryennes ». D’origine juive, comme sa compagne Camilla Castagnola, ils sont tous deux traqués par la Gestapo.

    Le 23 janvier 1939, Matthias Sindelar est retrouvé mort dans son appartement. L’autopsie fait état d’un décès accidentel par intoxication au monoxyde de carbone, à cause d’une cheminée. La thèse du suicide est évoquée, ainsi que l’assassinat par la police politique allemande. Aujourd’hui, nul ne connaît le motif exact. Ce que nous savons, c’est qu’ils étaient 30 000 à l’enterrement du joueur autrichien du siècle.

    ET AUSSI

    Suite des 16es de finale

    Outre Autriche-Espagne [voir ci-contre], deux autres 16es de finale se tiendront ce jeudi, heure américaine. À Toronto, le Portugal et la Croatie s’affronteront dans un match aux allures de dernier carré de compétition (vendredi à 1h). Ensuite, à 5h du matin en France, la Suisse et l’Algérie se feront face dans une rencontre qui s’annonce équilibrée et grandement indécise.

    Expulsé pour une main devant la bouche

    C’est la nouvelle règle mise en place par la FIFA à l’occasion de la Coupe du monde. Si un joueur met la main devant sa bouche lors d’un échange virulent avec un adversaire, il sera sanctionné d’un carton rouge. C’est arrivé au Paraguayen Miguel Almiron face à la Turquie et une nouvelle fois, dans la nuit de mardi à mercredi, à Piero Hincapié. L’Équatorien d’Arsenal a été expulsé suite à une discussion musclée avec Santiago Gimenez, lors de la défaite des siens contre le Mexique (0-2).

    Concert de louanges pour les Bleus

    L’équipe de France s’est largement imposée lors de son 16e de finale contre la Suède (3-0). Les Bleus de Deschamps joueront leur prochain match samedi soir à 23h, face à une équipe du Paraguay tombeuse de l’Allemagne. Médias internationaux, anciens joueurs et fans de football ont tous félicité la France après leur prestation face aux Suédois. « Ça fait peur », dira Zlatan Ibrahimovic, la presse espagnole évoquant « une supériorité qui devient obscène ». Les superlatifs concernant Michael Olise et Kylian Mbappé commençaient à manquer.

  • Bruno Genesio signe un bail de deux ans à l’OM

    Bruno Genesio signe un bail de deux ans à l’OM

    L’OM tient enfin ses têtes sportives, avec l’arrivée de Bruno Genesio.

    Les dirigeants marseillais attendaient la décision finale de la DNCG concernant les finances. Le gendarme financier de la Ligue 1 ayant été relativement clément, celui qui a permis à Lille de terminer sur le podium du dernier championnat aura donc la lourde tâche de reconstruire une équipe, après le fiasco sportif de la saison qui vient de s’achever.

    « Le choix de Bruno Genesio s’est imposé naturellement au cours de nos échanges », a confié Grégory Lorenzi. Le directeur sportif marseillais a détaillé les raisons qui ont poussé le club à recruter l’ancien milieu défensif, formé à Lyon et passé notamment par le FC Martigues. « Son expérience, sa connaissance du haut niveau et sa capacité à construire des équipes compétitives correspondent pleinement à l’ambition que nous portons pour l’Olympique de Marseille. »

    L’intéressé quant à lui est impatient de débuter sa nouvelle mission. Lui qui a su redynamiser Rennes et Lille, entre autres, et réveiller Lyon, a déjà une idée de ce qu’il compte faire sur le banc marseillais. « J’ai choisi de rejoindre l’Olympique de Marseille parce que j’ai été séduit par le défi qui m’a été présenté… Je suis impatient de commencer le travail avec l’ensemble des équipes du club et les joueurs afin de construire un groupe à la hauteur des ambitions de l’Olympique de Marseille. »

    Grégory Lorenzi estime de son côté que Bruno Genesio est l’homme de la situation : « Nous partageons une vision commune du football, du développement des joueurs et de la construction d’un effectif performant dans la durée. Nous allons travailler en étroite collaboration afin de bâtir un groupe capable de répondre aux exigences de ce club et aux attentes de ses supporters. »

    Contraintes budgétaires

    Comme lorsqu’il était à Brest, Grégory Lorenzi sait qu’il ne pourra pas se lancer dans une campagne de recrutement onéreuse. La DNCG a donné son feu vert pour une continuation en Ligue 1 avec un encadrement de la masse salariale. Alors que l’UEFA a donné un an aux dirigeants olympiens pour sortir les comptes de la zone rouge.

    Stéphane Richard ne doute pas du potentiel de son nouvel entraîneur à s’adapter aux contraintes qui lui seront imposées. « Son expérience, son exigence et sa vision du jeu correspondent pleinement à ce que nous recherchions pour ouvrir cette nouvelle étape. Au-delà de son parcours, nous avons été convaincus par son adhésion à notre projet, sa volonté de construire dans la durée et son enthousiasme », confie le nouveau président de l’OM.

    Le club possède donc une tête solide, à laquelle il faut signaler le retour de Nicolas Dehon en tant qu’entraîneur des gardiens. Le moment va donc venir de passer à l’étape de donner des jambes à un staff qui donne rendez-vous le 6 juillet à ses joueurs non concernés par la Coupe du monde pour la reprise générale. Dans un premier temps à la Commanderie. Puis pour un stage en Côte d’Ivoire.

    La Cepac va accoler son nom à celui du Vélodrome

    La prise de fonction de Stéphane Richard à la présidence de l’OM, ce jeudi, coïncide avec un changement symbolique.

    Celui qui succède à Pablo Longoria était à la tête d’Orange lorsque le partenariat entre le club et le géant des télécommunications lançait l’enceinte du boulevard Michelet dans l’ère du naming.

    Le contrat avec Orange étant arrivé à son terme, c’est une autre entreprise qui va prendre le relais. Stéphane Richard, en tant que président de l’OM, et Christine Fabresse, directrice du directoire de la Caisse d’épargne Cepac vont officialiser le partenariat entre les deux parties.

    La signature aura lieu à 12h, au stade Vélodrome.

    M.Ga.

  • L’Angleterre trouve le chemin de justesse

    L’Angleterre trouve le chemin de justesse

    Et à la fin, l’Angleterre s’en est sortie. Les joueurs de Thomas Tuchel ont vu de près la sortie après une partie longtemps insuffisante pour bouger des combatifs congolais. Les Three Lions ont fini par renverser la République démocratique du Congo (2-1), ce mercredi, pour se qualifier en huitièmes de finale de la Coupe du monde.

    Les Anglais ont rapidement été menés lors de ce match. Grâce à un puissant tir premier poteau, Kibambe Cipenga a ouvert le score pour les siens (1-0, 7’). Avec un fort contingent originaire d’Angleterre, la RDC a donné du fil à retordre à son adversaire. Yoane Wissa, attaquant de Newcastle, a même failli offrir le 2-0 avant la pause, mais il a touché le poteau. Entre-temps, le portier du Havre Lionel Mpasi s’est sublimé pour repousser des tentatives de Jude Bellingham puis Harry Kane.

    Harry Kane, sauveur de la patrie

    D’abord maladroits, les Blancs vont continuer de pousser pour faire exploser les Congolais. Mais il a surtout fallu le talent du meilleur buteur mondial de la saison passée, Harry Kane, pour se remettre sur le droit chemin. 75e et 86e minutes, l’artilleur du Bayern a envoyé sa nation en 8es de finale. L’Angleterre va découvrir, lundi à 2h du matin, le volcan qu’est le Stadio Azteca pour une rencontre face à l’hôte mexicain. Impeccable depuis l’entame du Mondial, « El Tri » aura ses chances face à Declan Rice et ses partenaires. Un match immanquable.