Tag: Football

  • L’OM a deux matches pour reconquérir les cœurs

    L’OM a deux matches pour reconquérir les cœurs

    Samedi dernier, la victoire ramenée de Toulouse a stoppé la chute sportive. L’OM a profité du nul de Lyon face au Paris FC pour remonter sur le podium de la Ligue 1, grâce à une meilleure différence de buts. Néanmoins, si elle s’est améliorée, la situation reste précaire. « Cette victoire n’enlève en rien du début 2026 calamiteux », clame Thierry.

    Au Stadium, samedi dernier, la délégation des supporters marseillais a fait la grève des encouragements. Qu’en sera-t-il vendredi, pour le retour de l’OM au Vélodrome à l’occasion de la réception d’Auxerre ? « Les joueurs ne méritent pas d’être encouragés. Ils auront droit à l’accueil qu’ils méritent. Je sais que la plupart des abonnés seront au stade, car l’amour du maillot est plus fort. Mais je pense que le meilleur moyen de faire comprendre la déception, ce sera le silence. » Gilbert a d’ailleurs tranché. « Mes places, je vais les donner à mes petits-neveux. Moi, je serai devant la télé vendredi », continue celui qui ne compte plus les décennies à suivre les matches.

    Nouveau départ ?

    « Auxerre, cela doit être le coup d’envoi d’un nouveau départ ! » Thierry n’arrive pas à se défaire de sa carapace de supporter viscéral. « C’est vrai qu’il y a eu les déceptions, la rouste face au PSG, l’élimination en Coupe qui est peut-être la défaite de trop. Mais il reste encore la troisième place à aller chercher », insiste-t-il.

    Alain est plus radical : « C’est vrai que le nom OM reste vendeur. Mais les vrais supporters ont fini par se lasser. Moi le premier. » Quant à savoir comment le peuple du Vélodrome doit se manifester vendredi, lui reste sur sa position. « Je le répète depuis plusieurs semaines. Il faut un stade vide ! Les banderoles, les chants hostiles ne mènent à rien. »

    Contre Strasbourg, les deux virages s’étaient signalés de la sorte, boycottant le premier quart d’heure. « Ce qu’il faudrait, c’est passer tout le match dehors. à chanter comme si nous étions à l’intérieur, faire la fête. Montrer que l’on est là, sans y être. »

    Florence, quant à elle, a une autre vision. Celle d’une personne qui s’apprête à traverser toute la France pour assister à OM-Lille : « Chaque fois que je peux venir au Vélodrome, c’est une bouffée d’oxygène. » La Boulonnaise voit le verre à moitié plein. « Je me dis qu’il reste encore une fin de saison qui peut tout changer, remarque-t-elle. Même si je comprends la déception d’une nouvelle saison sans trophée. » Elle note que « chaque fois que je viens, il y a la victoire ! » La dernière fois, c’était pour la Ligue des Champions, contre Newcastle.

    Une saison perdue

    Toutefois, Florence reconnaît « comprendre la lassitude de ceux qui attendent en vain quelque chose ». De son côté, Gilbert rumine depuis qu’il a assisté aux deux humiliations de Liverpool et du PSG. « Pour moi, cette saison est perdue depuis début janvier. Elle va se terminer dans l’indifférence totale. »

    « Le mal est profond, car mes amis Dodger’s, grâce à qui je pourrai venir assister au match de Lille, envisagent de ne pas reprendre leur abonnement la saison prochaine, alors que certains n’ont rien raté depuis plus de trente ans », souligne Florence.

    Une chose est sûre. L’OM n’a plus le droit à l’erreur s’il veut regagner les cœurs. Mais battre Auxerre ne suffira pas. « Il faut faire le plein sur les deux réceptions consécutives », clame Thierry. Mais il avertit que « les victoires ne suffiront pas. Il y faudra la manière. Faire le travail avant la trêve et enchaîner à Monaco. Pour terminer le championnat à fond jusqu’au bout ! ».

    Ligue 1 : l’appel des sept

    Frank Mc Court fait partie des sept patrons de clubs de Ligue 1 demandant une réforme du football professionnel français.

    Le propriétaire de l’OM s’est joint à ceux de Lyon, Rennes, Lens, Metz, Le Havre et du Paris FC pour interpeller l’Assemblée nationale afin qu’elle inscrive à son calendrier la proposition de loi sur la réforme du football français, en sommeil depuis son vote au Sénat, en juin 2025. Elle prévoit le remplacement de la LFP par une société de clubs, sur le modèle de plusieurs grands championnats européens et évoque les droits TV à renégocier.

  • La Ligue Méditerranée monte au créneau face aux violences

    La Ligue Méditerranée monte au créneau face aux violences

    La Ligue Méditerranée de football prend les devants. Par l’intermédiaire de son président, Guy Borghini, une lettre ouverte a été publiée, ce mardi, sur le site internet de l’organisme, pour dénoncer différents faits de violence survenus ces derniers jours. « Des arbitres ont été agressés, un délégué régional a été violemment pris à partie et un joueur a été victime d’une agression au couteau dans un contexte lié à une rencontre de football. Ces faits sont inadmissibles. Ils sont contraires aux valeurs que nous portons collectivement et que le football amateur s’efforce de transmettre chaque week-end : respect, engagement, partage et plaisir du jeu. »

    Cette agression au couteau évoquée dans le communiqué s’est déroulée, ce dimanche, lors d’un match U20 entre Toulon et Avignon. Dans le Var, les Avignonnais se sont inclinés 3-0 et, selon les acteurs de ce match, aucun incident ne s’est déclaré durant la rencontre. « Il n’y a pas eu de problème majeur pendant le match. On n’a pas de relation particulière avec le club de Toulon », décrivait à La Provence le président du FC Avignon, Ali Aboulghazi. Selon les premiers éléments de l’enquête, le frère de l’un des joueurs toulonnais serait l’auteur de la blessure. Les deux jeunes hommes ont été placés en garde à vue, les jours de la victime ne sont pas en danger.

    Un protocole de respect testé ce week-end

    La Ligue Méditerranée de football et ses cinq districts pointent du doigt une volonté de bousculer « l’équilibre même du football amateur, qui est fragilisé lorsque de tels comportements surviennent ». Et d’ajouter que « sans arbitres, sans dirigeants bénévoles, sans éducateurs, il n’y a tout simplement plus de football ». La Ligue souhaite engager au plus vite des procédures disciplinaires à l’encontre des fauteurs de troubles et pourrait accompagner les victimes, « notamment par le dépôt de plainte et la constitution de partie civile lorsque cela s’avérera nécessaire ».

    L’organe régional propose aussi d’établir des moments d’échanges entre tous les présidents de clubs du territoire pour partager le vécu de chacun et dénicher des solutions impactantes pour lutter contre ces violences.

    Cette lettre ouverte appuie le côté indispensable d’une mobilisation collective pour, au minimum, atténuer ce fléau qui touche l’ensemble du football amateur.

    Lors du prochain week-end de compétitions, une première mesure sera mise en place. « Les 14 et 15 mars, un protocole de respect sera mis en place avant chaque rencontre, associant notamment les capitaines des équipes et les arbitres. Ce moment symbolique aura pour objectif de rappeler à tous les acteurs présents autour du terrain l’importance du respect des officiels, des adversaires et du jeu lui-même. »

    Une lettre pour apaiser les tensions dans la région et rassembler autour de la passion du ballon rond.

  • Test grandeur nature pour les Marseillaises face au PSG

    Test grandeur nature pour les Marseillaises face au PSG

    Les missions commando se succèdent pour les Marseillaises. Après trois affrontements face à l’OL Lyonnes, toutes soldées par de lourdes défaites, les footballeuses de la cité phocéenne se préparent à affronter un autre cador d’Arkema Première Ligue : le Paris Saint-Germain. Sur la pelouse du Campus PSG à Poissy, ce mercredi (16h15), les protégées de Corinne Diacre, actuellement 9e du championnat avec six points d’avance sur leurs trois poursuivantes placées dans la lanterne rouge, tenteront de résister face à l’armada parisienne, largement victorieuse lors du match aller au stade Francis-Turcan, à Martigues (1-5, le 5 décembre 2025).

    « Paris reste une grosse équipe, avec de très bonnes joueuses. C’est un match difficile, très difficile même », souligne l’attaquante phocéenne Laura Bougouin, pour qui la 5e place au classement des Parisiennes est plus qu’anecdotique. « Ce match face au PSG va surtout nous permettre de préparer la prochaine journée contre Le Havre », poursuit-elle, persuadée que « ces gros matchs de haut niveau » leur permettent de « travailler » en vue des rencontres qui sont davantage à leur portée. « Bien sûr qu’on aimerait toutes gagner face au PSG », martèle la Mancelle de 33 ans, qui dispute sa dixième saison au plus haut niveau français. « Mais c’est une période pas facile, parce qu’on a peu de matchs, ce qui ne facilite pas les choses pour garder le rythme », ajoute-t-elle, consciente que les six points qui les séparent de Saint-Etienne, Montpellier et Lens leur permet de « respirer » et de pouvoir aborder plus sereinement cette fin de saison.

    « Plus disciplinées défensivement »

    Promues, les Marseillaises continuent, pour la plupart, de découvrir les rudiments de ce championnat. Ce manque d’expérience les empêche d’aller titiller des formations comme Strasbourg ou Dijon, installées en milieu de tableau. « On a fait des erreurs qui nous ont coûté des points à des moments », reconnaît l’ancienne pensionnaire de l’ASJ Soyaux, toutefois persuadé qu’elles sont désormais « plus disciplinées défensivement », malgré avoir encaissé pas moins de 35 buts jusqu’ici, soit le deuxième total plus élevé du championnat. « Je pense qu’on est en capacité aujourd’hui de les récupérer, ou, en tout cas, de ne plus perdre les matchs de la manière dont on les a perdus », lâche Laura Bourgouin avec optimisme.

    PARIS SG – MARSEILLE

    17e journée – Arkema Première Ligue

    À 16h15, au Campus PSG, à Poissy

    Arbitre : Romy Fournier

    PARIS (compo probable) : Earps – Elimbi, Samoura, De Almeida, Carmona – Echegini – Kanjinga, Groenen, Karchaoui, Ajibade – Leuchter. Entraîneur : Paulo César

    MARSEILLE (compo probable) : Shore – Laplacette (cap), Blanchard, Carro, Cyraniak – Le Mouël, Bourgouin, Bamenga – Herrera, Bourdieu, Perret.

    Entraîneur : Corinne Diacre

    Un record de spectateurs attendu pour OM – Montpellier

    Les Marseillaises disputeront leur 19e journée de championnat face à Montpellier, samedi 28 mars, au stade Vélodrome. En seulement quelques jours, la barre des 30 000 billets ont été vendus, plaçant l’OM en position de menacer le record de D1 féminine, établi à 30 661 spectateurs lors du duel Lyon-PSG en 2019 au Groupama Stadium. Si le club propose un accès gratuit pour le grand public, une formule « premium » (échauffement en bord terrain, instants photos en fin de match, dédicaces…) et une « hospitalités » (visite des vestiaires, salle de conférences de presse et zone mixte, accès bord pelouse pendant l’échauffement, passage des joueuses en avant-match…) sont disponible sur la billetterie du club.

  • Un succès, des questions et un printemps à clarifier pour l’OM

    Un succès, des questions et un printemps à clarifier pour l’OM

    Les deux semaines qui arrivent vont être décisives. En fait, chaque match sera décisif, jusqu’à la fin de saison, pour cet OM toujours sur un fil alors que le printemps s’apprête à pointer le bout de son nez. Les Olympiens se sont rassurés comptablement en s’imposant à Toulouse (0-1), samedi, mais Habib Beye reste lucide. Plusieurs questions se posent à quelques jours de recevoir Auxerre, vendredi.

    Quel avenir pour la charnière Pavard-Balerdi ?

    C’est peut-être la bonne surprise du samedi soir. Benjamin Pavard et Leonardo Balerdi ont réalisé un match plein à Toulouse, n’encaissant aucun but. Un paramètre de plus en plus rare pour la charnière centrale marseillaise. Un clean-sheet, ce n’était plus arrivé depuis le 3 février, en Coupe de France, contre Rennes. Et en championnat ? Depuis le 14 décembre face à Monaco. Une éternité, donc. Cette prestation à Toulouse est à prendre avec toute la réserve possible car une rechute est vite arrivée, mais le duo a montré qu’il était capable de serrer la vis. Surtout que Nayef Aguerd est toujours diminué par cette pubalgie qu’il traîne péniblement depuis l’automne.

    Paixao va-t-il garder sa dynamique ?

    Un autre homme est transformé depuis l’arrivée du nouveau coach : Igor Paixao. L’ailier gauche brésilien brille de mille feux avec deux buts et deux passes décisives sur les six buts marseillais incrits sous Habib Beye. Un joueur enfin souriant, plus confiant, plus dangereux. Le coach ne lui a dit qu’une seule chose : « Au vu de ses qualités, de sa générosité, de ce qu’il est capable de faire en un contre un, dans l’attaque, la seule chose qu’il doit avoir tout le temps dans les yeux, c’est le but adverse. » L’OM va devoir compter sur lui et ses hommes forts pour aller chercher le podium de la L1.

    L’OM les yeux rivés sur ses adversaires ?

    Avec un classement toujours aussi serré, les Phocéens sont contraints de regarder derrière eux. Comme souvent à Marseille, mille choses peuvent se passer jusqu’au 16 mai, date de la dernière journée. L’équipe est à égalité avec Lyon et ne possède que trois points d’avance sur Rennes. Lille est à cinq longueurs : avec autant de rencontres restant à jouer, tout peut encore basculer, dans deux mois. Si l’OL traverse une période délicate, avec des joueurs à bout de souffle, Rennes est dans une forme lumineuse. Quatre victoires consécutives et un seul but concédé face au PSG. Et si les Bretons étaient le plus grand danger pour l’OM ?

    Les supporters vont-ils retrouver le sourire ?

    Qu’en est-il du moral des supporters marseillais ? Ces derniers sont en colère après l’élimination en Coupe de France et, globalement, tout ce qu’il se passe autour de leur club de cœur. Une spirale négative et un moral en berne pour le peuple olympien. « Peut-être que la déception [des fans] s’atténuera si nous arrivons à enchaîner les matches avec ce tempérament », a tenté Habib Beye à l’issue du match à Toulouse. Il faudra sans doute plus que des victoires, contre Auxerre et Lille, pour rassurer le public du Vélodrome.

    OM – Reims (F) : match arrêté après des propos racistes

    Ce dimanche se tenaient les quarts de finale de la Coupe Nike U18 (Gambardella féminine). L’OM était opposé au Stade de Reims. Ce match a été stoppé durant une dizaine de minutes. La raison ? Des insultes racistes proférées à l’encontre de joueuses marseillaises, depuis les tribunes du centre de vie Raymond-Kopa. L’OM a réagi dans un communiqué, lundi : « Le club condamne avec la plus grande fermeté ces agissements inacceptables, qui n’ont leur place ni sur un terrain de football, ni dans le sport en général, ni plus largement dans notre société. (…) L’OM tient à apporter tout son soutien aux joueuses qui ont été visées par ces insultes. Le club (…) se tient à la disposition des instances sportives pour contribuer au perfectionnement des dispositifs existants, afin que de tels incidents (…) ne puissent plus se produire. »

  • L’OM lance ses reconquêtes en gagnant à Toulouse

    L’OM lance ses reconquêtes en gagnant à Toulouse

    Lorsque Benoît Dechepy a sifflé la fin du match, samedi au Stadium, Habib Beye était soulagé.

    Soulagé de voir son équipe capable de résister, dans une seconde période où les Toulousains ont donné du fil à retordre à la charnière Pavard-Balerdi. Soulagé d’avoir pris une revanche sportive sur un adversaire qui avait fermé la porte de la Coupe de France à ses ouailles, trois jours plus tôt, au Vélodrome.

    « Après la déception de la coupe de France, nous étions tous atteints mentalement », a reconnu l’entraîneur marseillais. « Il fallait que nous redevenions des combattants », a-t-il ensuite enchaîné en conférence de presse. Il souligne les deux visages montrés par ses joueurs. Un pour chaque période. « La première mi-temps est maîtrisée, avec un magnifique but et l’exploitation de la profondeur. La deuxième, au courage pour faire front, défendre ensemble, en jouant avec l’effectif, des impact-players pour avoir moins de creux physiquement. Nous aurions pu avoir un but de plus à la pause. Mais c’est bien de ne pas prendre de but, c’est si rare depuis un an en Ligue 1. » Avant Toulouse, cela n’était arrivé que cinq fois sur les douze derniers mois. Ce fait est donc à signaler, alors que la défense olympienne avait pris une fâcheuse habitude de concéder deux buts par match ces derniers temps.

    La défense centrale recomposée, avec une association Pavard-Balerdi qui a bien fonctionné et a pu museler Emersonn en première période et contenir la réaction toulousaine en seconde. Gerónimo Rulli redevenu décisif, y a été pour beaucoup. Même si c’est le collectif qui a su se mettre en mode « préservation du score » qui est à saluer.

    Message des supporters

    La reconquête sportive est donc lancée. Maintenant, c’est celle des cœurs qui est à effectuer. Dans le parcage du Stadium, les supporters marseillais avaient déployé une banderole explicite : « Vous êtes des merdes ! »

    Habib Beye comprend. « Nos supporters sont forcément impactés parce qu’ils voient, entendent, vivent tout. Il faut l’accepter. Quand on est à Marseille, les supporters ont le droit de s’exprimer ainsi. » Sur le texte, « nous l’avons vu, il nous a marqués. Pour les ramener avec nous, il fallait avoir de la vie, du courage et remporter ce match de la sorte. » À présent, il se focalise sur les deux prochains rendez-vous au Vélodrome, contre Auxerre et Lille : « Peut-être que la déception s’atténuera si nous arrivons à enchaîner les matches avec ce tempérament. »

    Côté vestiaire, Gerónimo Rulli confirme : « Ce genre de message me donne encore plus de force et d’énergie pour changer ce que pensent les supporters. Nous savons comment on vit le football ici à Marseille. Une année ici peut ressembler à trois ou quatre ailleurs. »

    Nayef Aguerd rattrapé par sa pubalgie

    Recruté en fin de mercato estival pour renforcer la défense olympienne, Nayef Aguerd vit une saison à l’image de l’OM.

    Ainsi, il n’était pas dans le groupe pour le déplacement à Toulouse, samedi soir. L’international marocain a été rattrapé par une pubalgie qui plombe sa saison. Il a ressenti les premiers symptômes dans les dernières semaines de l’automne. Dans un premier temps, une opération était envisagée.

    Mais l’appel de la Coupe d’Afrique des nations a été plus fort. Nayef Aguerd y a participé avec le Maroc. Depuis son retour, le staff médical marseillais gère son mal. Et les entraîneurs essaient de ne pas lui faire trop tirer sur la corde.

  • L’OM remonte sur le podium

    L’OM remonte sur le podium

    Comme au Vélodrome, mercredi dernier, Mason Greenwood a tiré le premier. En inscrivant son quinzième but en championnat cette saison, l’Anglais reprenait la tête du classement des buteurs.

    Mais il fallait montrer que les Olympiens avaient retenus la leçon d’une amère élimination en Coupe de France. Avec une défense remodelée, au sein de la quelle Benjamin Pavard retrouvait la lumière, et un milieu de terrain plus dense que mercredi, ils restaient maîtres du jeu. Face à des Toulousains qui attendaient les dernières minutes de la première période pour faire frissonner Geronimo Rulli, sur une frappe puissante de Waren Kamanzi. Le reste du temps, c’est l’OM qui avaient plusieurs opportunité de faire le break. Mais il manquait un soupçon de réussite à Pierre-Emerick Aubameyang (27) ou Pierre-Emile Höjbjerg (45+2) pour cela.

    Après un quart d’heure de reprise compliqué, durant lequel la transversale sauvera Geronimo Rulli sur un tir tendu de Gnantin Gboho (54), l’OM sortait la tête de l’eau. Sans arriver à retrouver son allant de la première période. Toulouse se montrait plus entreprenant et moins naïf dans sa zone défensive.

    Les Olympiens s’accrochaient à leur but d’avance. Et passaient en mode gestion pour les vingt dernières minutes. Avec un Geronimo Rulli retrouvé et vigilant devant son but. Et Igor Paixão qui cassait le rythme toulousain, en obtenant de petits coups francs judicieux. Au bout de cinq interminables minutes de temps additionnel, le Brésilien devait manquer la balle du 2-0. Mais l’OM s’impose malgré tout. Et remonte, provisoirement, sur le podium.

    Toulouse – OM 0 – 1 (0 – 1).
    25e journée de Ligue 1
    Stadium (32 000 spectateurs).
    Arbitre : B. Dechepy.
    But : Greenwood (17).
    Avertissements : Dönnum (58), McKenzie (64) à Toulouse, Medina (12), Greenwood (58), Weah (61) à l’OM

    TOULOUSE : Restes – Sidibé, Nicolaïsen ( c ), McKenzie – Kamanzi (Russel-Rowe, 78), Casseres (Vossah, 69), Diop (Sauer, 84), Méthalié (Vignolo, 78) – Dönnum, Emersonn (Hidalgo, 46), Gboho.
    Entraîneur : C. Martinez-Novell

    OM : Rulli – Weah, Pavard, Balerdi, Medina – Kondogbia (Nnadi, 65), Höjbjerg ( c ), Timber (Vermeeren, 82) – Greenwood (Gouiri, 65), Aubameyang (Emerson, 82), Paixão.
    Entraîneur : H. Beye.

  • Victoire impérative pour l’OM

    Victoire impérative pour l’OM

    Du côté de la Commanderie, l’heure est grave. Car, depuis mercredi, l’OM a perdu ses dernières illusions en se faisant sortir de la Coupe de France. Au terme d’un quart de finale cauchemardesque, qui a ravivé les plaies et fait mal au moral. « Nous sommes conscients de nos fautes, car la Coupe était capitale pour nous », a reconnu Igor Paixão.

    Le Brésilien est un des rares Olympiens à n’avoir rien à se reprocher de sa dernière prestation. Il a marqué un but et a été un trublion dans son couloir gauche. Mais il aurait fallu que l’ensemble du groupe soit à son diapason pour avoir le droit de défier Lens en demi-finale.

    L’OM va donc suivre en spectateur les dernières rencontres de la doyenne des compétitions. Et retrouver Toulouse dès ce samedi soir. « C’est le moment de passer à autre chose », poursuit Igor Paixão, qui admet que « nous sommes très loin des objectifs souhaités » et voit dans l’élimination sans gloire en Ligue des Champions « l’origine du mal » qui plombe son équipe depuis le tournant de 2026.

    L’OM n’a donc plus qu’une option pour éviter la catastrophe sportive. Remonter sur le podium de la Ligue 1. C’est redevenue dans ses cordes, avec la victoire contre Lyon (3-2). Il faut désormais bonifier ce résultat en allant chercher un succès en déplacement. Et Toulouse est le prochain voyage. Avec pour les Marseillais l’occasion de faire d’une pierre deux coups. Rester dans la course et prendre une rapide revanche.

    « Nous nous sommes donnés les moyens de recoller dimanche dernier. C’est pourquoi le match à Toulouse est important », insiste Habib Beye. Il compte s’appuyer sur les manques aperçus en Coupe, qui ont coûté cher, pour relancer la machine. Il dit avoir eu une discussion avec Leo Balerdi. « J’ai besoin de lui, qu’il retrouve sa joie et sa détermination. Qu’il retrouve confiance en lui, comme l’ensemble des joueurs », confesse-t-il.

    Un succès en terre toulousaine permettrait d’apaiser les relations avec les supporters, qui se sont tendues après la succession de mauvais résultats. La Vieille garde des Ultras a d’ailleurs lancé un avertissement. « La patience des Marseillais n’est pas infinie et à force de mépriser les supporters, de trahir l’histoire de ce club et de piétiner ce maillot, la colère finira par déborder. L’OM appartient à son peuple. Et un peuple qu’on méprise finit toujours par se faire entendre », ont-ils clamé dans un communiqué.

    Les Olympiens savent donc ce qu’ils doivent faire au Stadium de Toulouse pour étouffer le feu qui couve.

    « Nous sommes conscients de nos fautes, car la Coupe était capitale »

  • L’OM joue avec le feu et les nerfs de ses supporters

    L’OM joue avec le feu et les nerfs de ses supporters

    Toulouse avait déjà montré les faiblesses marseillaises sur phases arrêtées.

    En championnat, c’est d’une touche qu’est arrivée l’égalisation de Manuel Hidalgo, dans le temps additionnel de la 14e journée. Ce soir-là, les Olympiens avaient concédé le nul (2-2) dans le temps additionnel. Mercredi, dans un quart de finale qui était plutôt bien parti pour eux, les Marseillais ont concédé leurs deux buts sur corner.

    « Nous avons manqué d’agressivité dans notre surface », a admis Habib Beye. À ce niveau, s’il est acceptable de se faire surprendre une fois, la récidive est une faute grave. « Nous n’avons pas le droit de prendre deux buts sur coups de pied arrêtés. Il nous faut progresse sur cet aspect », reconnaît l’entraîneur marseillais.

    Sur la forme, il a raison. Mais, sur le fond, il ne fait qu’enfoncer une porte ouverte. Car ce n’est pas la première fois que l’équipe qu’il dirige depuis trois matches se fait surprendre sur ce genre d’actions. D’ailleurs, sur les quatre corners obtenus par les Toulousains, il y a eu deux buts et deux occasions nettes.

    « J’ai le sentiment qu’un corner, c’est comme un penalty contre nous », soupire un supporter qui regrette d’avoir gâché sa soirée. « Je pensai que cette fois serait la bonne. Résultat, l’OM est éliminé. J’ai passé une nuit blanche à roussiner et je suis un fantôme au boulot aujourd’hui », confesse-t-il.

    Au bout du rouleau

    Cette figure du cours d’Estienne-d’Orves n’est pas le seul à remettre en question son engagement derrière les Phocéens. Mercredi, alors que le Vélodrome était encore copieusement garni, la séance de tir au but totalement ratée a déclenché une colère à la hauteur de l’immense désillusion.

    Au-delà des chants habituels exprimant leur mécontentement, des fumigènes ont été allumés et dirigés à tirs tendus vers les joueurs, depuis un Virage Nord où certains ont tenté d’entrer sur la pelouse après l’élimination. Avec comme cible Leo Balerdi.

    L’Argentin avait retrouvé le brassard. Et durant le temps réglementaire, il a relativement bien tenu son rôle. Malgré quelques petits retards dans ses interventions. Mais ce qui a mis le feu aux poudres, c’est son tir au but raté.

    Habib Beye a justifié son choix à propos de Leo Balerdi. « J’aime sa personnalité, c’est un joueur volontaire. » Sur les noms et l’ordre des tireurs, l’entraîneur assume : « Il faut accepter l’ordre et chaque tireur prend ses responsabilités. Et si l’un rate, je ne le juge jamais. » Il a aussi éclairci le remplacement en fin de match d’Igor Paixão :« Il avait des crampes ».

    Cherchant son cinq majeur pour lancer les tirs au but, Habib Beye y a intégré Ethan Nwaneri. Il n’est pas sûr que de lui confier la cinquième tentative ait été judicieux de sa part. Mais il en fallait cinq. L’Anglais a eu le courage d’y aller. Ce n’est pas sa faute si l’OM quitte la Coupe par la petite porte.

    Un OM qui s’est peut-être vu trop beau, avec un quart de finale à domicile et un tableau libéré du PSG. Malheureusement, comme il y a trois ans, c’est un nouveau rendez-vous manqué avec son histoire.

    En deux mois, les Olympiens ont donc laissé filer deux trophées, celui des Champions et la Coupe de France. Ils ont été expulsés de la Ligue des Champions, alors qu’ils avaient plus de 80% de chances d’aller en barrage. Il reste encore un mince espoir de sauver les apparences. Essayer de se rabibocher avec des supporters qui sont apparus à bout de nerfs, mercredi. Pour cela, les Olympiens doivent impérativement aller chercher une place sur le podium de la L1. Leur série négative les a repoussés à la quatrième place. Mais en battant Lyon, ils sont revenus à deux points. La reconquête débute samedi, à Toulouse.

    Un virage au bord de la crise de nerfs

    Des chants hostiles, des personnes qui tentent d’entrer sur la pelouse, des fumigènes à tir tendu sur les joueurs.

    Le Virage nord a montré sa colère. « Leur déception est à la hauteur de l’espoir que cette campagne de Coupe avait suscité. Il nous faut regarder droit devant et accepter cette tristesse et faire face à la situation », a admis Habib Beye.

    Côté supporters, le message est clair. « Le moment est venu de leur montrer notre colère en n’allant plus au stade ! », lance un pilier du Virage sud.

  • Micmac préfectoral autour d’OM-Lille

    Micmac préfectoral autour d’OM-Lille

    Les Lillois disputant leur huitième de finale retour de Ligue Europa le jeudi à Londres, la seule possibilité pour faire disputer la rencontre est de la programmer le dimanche. Dans un premier temps, la LFP et Ligue 1+, le diffuseur du championnat avaient opté pour un coup d’envoi à 20h45.

    Mais en publiant la programmation des matches, seules huit ont été entérinées. Et le créneau du dimanche, 20h45, a été attribué au duel Nantes-Strasbourg. Concernant OM-Lille, le communiqué de la LFP indique que le match « serait fixé dans les meilleurs délais ».

    La LFP a reçu une interdiction du ministère de l’Intérieur et de la Préfecture des Bouches-du-Rhône de programmer la rencontre à cette heure-là. Les pouvoirs publics évoquent des risques de débordements liés aux résultats des élections municipales dont le deuxième tour se tiendra ce jour-là, avec un résultat annoncé à 20h. Si les deux clubs sont d’accord, le coup d’envoi devrait être avancé à 17h15.

  • Coupe de France : l’OM poussé vers la sortie

    Coupe de France : l’OM poussé vers la sortie

    Entre un OM habitué des scores fleuves et Toulouse qui n’a jamais été mené, ce quart de finale a donné lieu à une belle confrontation.

    Avec des Olympiens qui ont rapidement pris le contrôle du jeu, et du score. Mason Greenwood obtenant et transformant un penalty dès la 2e minute. L’Anglais se faisait pardonner de son échec à Brest. Inscrivant le 19e but de son équipe dans la compétition. Alors que les Toulousains devaient, pour la première, courir après le score.

    L’OM s’était mis dans des conditions idéales. Malheureusement, les bonnes intentions étaient rapidement oubliées. Avec un milieu en manque total d’inspiration. Appelés à suppléer les forfaits de Pierre-Emile Höjbjerg (suspendu) et Quinten Timber (blessés), Himad Abdelli et Arthur Vermeeren n’étaient pas dans le match.

    Malgré une opportunité de but pour chacun, ils ralentissaient le jeu. Quant à Himad Abdelli, en oubliant Gnantin Gboho, il permettait à l’attaquant toulousain de profiter d’une faute de main de Gerónimo Rulli pour égaliser.

    Bien que maîtres du ballon, les Marseillais manquaient de suite dans les idées. Seuls Mason Greenwood et Igor Paixão amenaient un peu de vie dans leur couloir respectif.

    Comme l’Anglais en début de rencontre, le Brésilien remettait l’OM sur les bons rails, en redonnant l’avantage dans l’entame de la seconde période. Mais, comme dans la première, une nouvelle bourde défensive marseillaise, encore sur corner, offrait aux Toulousains une rapide égalisation.

    Les vieux démons phocéens revenaient hanter un Vélodrome qui n’en croyait pas ses yeux. Et qui se mettait à trembler sur chaque incursion toulousaine aux abords de la surface de Gerónimo Rulli. Alors que les hommes de Habib Beye tentaient de reprendre la main, en jouant le plus souvent dans la moitié de terrain de leurs visiteurs. Sans arriver à inquiéter Christian Haug.

    Au bout de quatre minutes de temps additionnel dans la seconde période, c’est finalement aux tirs au but que s’est jouée la qualification.

    OM 2 (1)

    TOULOUSE 2 (1)

    Quart de finale Coupe de France

    Stade Vélodrome (64 523 spectateurs)

    Toulouse qualifié 4 – 3.

    Arbitre : J. Pignard.

    Buts : Greenwood (2 sp), Paixão (56) pour l’OM, Gboho (14), Cresswell (60) pour Toulouse.

    Avertissements : Abdelli (11), Greenwood (35) à l’OM, Emersonn (37) à Toulouse.

    OM : Rulli – Weah, Balerdi ( c ), Aguerd, Medina – Kondogbia, Abdelli (Nwaneri, 46), Vermeeren (Nadir, 57) – Greenwood, Aubameyang, Paixão (Traoré, 89).

    Entraîneur : H. Beye

    T OULOUSE: Haug – McKenzie, Cresswell (Kamanzi, 65), Nicolaïsen ( c ) – Sidibé, Casseres, Diop, Méthalie – Dönnum, Emersonn (Russel-Rowe, 82), Gboho.

    Entraîneur : C. Martinez-Novell.

    Jeudi décisif

    Le dernier quart de finale de la Coupe de France se jouera ce jeudi, opposant Lyon à Lens.

    Avant le coup d’envoi, fixé à 21h10, Loïc Rémy aura procédé au tirage au sort des demi-finales. Quant au stade qui accueillera la finale, le 23 mai, il devrait être connu après le dernier quart. La FFF a deux options, Pierre-Mauroy à Villeneuve-d’Ascq et les Lumières à Décines.