Tag: FO

  • Une fusion redoutée à l’école Simone-Veil

    Une fusion redoutée à l’école Simone-Veil

    Un projet de fusion des écoles maternelle et élémentaire Simone-Veil à Avignon, souhaité par la précédente municipalité, provoque encore quelques remous. Le syndicat Snudi-FO 84 regrette en effet que la direction académique ait retiré « le poste vacant de direction de l’école maternelle Simone-Veil pour préparer la fusion avec l’école élémentaire pour la rentrée 2027… après avoir échoué à la réaliser pour la rentrée 2026 ».

    Le syndicat estime que « rien ne justifie de soustraire ce poste au mouvement » et que le projet de fusion « n’avait pas l’adhésion des équipes pédagogiques ». « Pour diverses raisons, il a été décidé de prendre une année supplémentaire pour finaliser ou non ce projet. L’ensemble des acteurs concernés seront donc consultés l’an prochain, notamment les conseils d’école. Les échanges se poursuivront l’an prochain et la direction académique mettra en œuvre les décisions qui auront été prises. Le sujet sera donc abordé avec la nouvelle équipe municipale dans les semaines ou mois à venir », précise, contactée par La Marseillaise, la direction académique de Vaucluse.

    Si la fusion des écoles n’est pas prévue avant 2027, une direction unique pour la maternelle et l’élémentaire sera bien mise en place à la rentrée 2026 pour l’heure.

    La direction académique confirme bien ce retrait, mais ajoute que c’est seulement de façon temporaire. « Dans la mesure où un des deux postes de direction d’école sera vacant à la rentrée 2026, il a été décidé de n’y affecter un personnel qu’à titre provisoire, le temps de s’assurer que la fusion aura lieu (auquel cas, il n’y aura plus qu’une direction unique). Si le projet est abandonné, le poste de direction sera de nouveau proposé au mouvement des personnels pour la rentrée 2027 », confirme la direction académique de Vaucluse.

  • Inquiétude syndicale pour les agents de la Métropole

    Inquiétude syndicale pour les agents de la Métropole

    Le blocage du budget de la Métropole AMP a de quoi inquiéter les petites mains des services publics métropolitains.

    Alors que le préfet Jacques Witkowski devrait saisir la chambre régionale des comptes (CRC), ce mardi, suite à la décision des élus métropolitains de ne pas voter le budget de l’établissement public (lire notre article du 30/04/2026), les syndicats montent au créneau pour que les agents ne paient pas l’addition. « Ce n’est pas du côté des agents qu’il faut chercher à faire des économies, on n’a pas du tout confiance en la CRC », tonne Serge Tavano, secrétaire général de la FSU AMP, ce lundi.

    Pour rappel, face à un trou de plus de 120 millions d’euros, c’est l’État qui reprend la main sur les finances d’AMP et qui va s’en remettre à la CRC pour un budget à l’équilibre. « Notre message est simple : les agents pèsent moins de 18% du budget, c’est peanuts », développe le syndicaliste. Manière de prévenir la très libérale CRC, adepte de franches politiques d’austérité, qu’il n’y a pas d’économie à faire du côté des travailleurs. Reste que l’inquiétude est réelle. Elle est même quasi commune pour l’ensemble des organisations syndicales d’AMP. « La CRC a pour mission de proposer un budget équilibré et ses choix pourraient inclure des ajustements sur les dépenses de personnel », analysait en parallèle la CGT AMP, qui rencontre le président de la Métropole, Nicolas Isnard (LR) le 11 mai. Comme la FSU, elle demande « de ne pas mettre les agents et les usagers à contribution ».

    « Un remède de cheval pour rétablir l’équilibre »

    Concrètement, les syndicats s’inquiètent d’un tas de mesures potentielles à l’encontre des agents. « On insiste sur le fait qu’on ne veut pas de suppressions de poste », martèle Serge Tavano, son organisation rencontrant aussi le président d’AMP, la semaine prochaine. Autres éléments de l’arsenal à disposition de la CRC redouté par les syndicats : non-renouvellement des contractuels, fin de primes pas obligatoires… « Un remède de cheval pour rétablir l’équilibre budgétaire », résume la CGT AMP, qui prévient : « S’ils coupent les contrats précaires, ce sont plus de 1 000 agents qui perdent leur emploi. »

    L’organisation FO Territoriaux de Marseille et de la Métropole, qui mutualise les agents des deux collectivités et dirigée par Patrick Rué, a lancé un « appel au président de la Métropole » doublé d’une lettre à ce dernier, ce lundi. « Notre syndicat vous demande de vous adresser aux agents métropolitains afin de les rassurer sur ces possibles restrictions », réclame l’organisation. Avant de développer : « Les agents vous soutiennent dans votre démarche, mais ne veulent pas en subir les frais. » Puis s’adresse à l’État cette fois : « L’État a spolié la Métropole de 120 millions d’euros en deux ans en baisse de dotations, nous demandons au préfet de préserver les intérêts des agents. »

    Enfin, Force ouvrière Métropole, syndicat dissident du FO historique dirigé par Patrick Rué, explique également que « les contraintes budgétaires à venir pourraient entraîner plusieurs conséquences sur le fonctionnement des services et les conditions de travail des agents ». Dans tous les cas, la balle est dans les mains des magistrats de l’austérité.

  • Vague de soutien pour la CGT du port

    Vague de soutien pour la CGT du port

    Il n’est même pas huit heures du matin, ce mardi, que les fumigènes recouvrent déjà la place Monthyon qui fait face au palais de justice de Marseille, dans le 6e arrondissement de la ville. Des fumigènes qui dévoilent une marée de gilets rouges trépignant devant les grilles de l’institution.

    Ce sont plusieurs centaines de militants CGT du département et au-delà qui sont venus apporter un « soutien indéfectible » à Pascal Galéoté, le secrétaire général de la CGT du Grand port maritime de Marseille (GPMM). Ce dernier est convoqué pour une audience au tribunal correctionnel, aux côtés de Bernard Cristalli, ancien trésorier du Comité d’entreprise (CE, ancien nom du Comité social et économique) du port. Les deux sont accusés « d’abus de confiance » dans le cadre de la gestion des comptes du CSE du GPMM. Des comptes dans lesquels la cour des comptes a fourré son nez en 2021, avant que le Parquet de Marseille pointe, en 2025, « plusieurs anomalies constatées dans l’utilisation des moyens du comité d’entreprise ».

    De quoi provoquer une montée au créneau unanime d’une myriade d’organisations CGT de la région qui dénoncent une « répression judiciaire » qui s’abat sur une figure des luttes locales (lire notre article du 27/04). Rappelons que la CGT est historiquement majoritaire au port de Marseille, avec actuellement plus de 750 syndiqués, et logiquement largement majoritaire au CSE avec 17 des 24 sièges de titulaires et suppléants de l’instance représentative du personnel, dont Pascal Galéoté est secrétaire. Elle est surtout de tous les combats et régulièrement motrice des mobilisations dans le département. D’où les plusieurs dizaines d’appels à la mobilisation, de syndicats divers et variés, pour ce mardi. Même des agents portuaires du Havre, de Rouen ou de Dunkerque ont fait le déplacement.

    Entre liste à la Prévert

    et pêle-mêle

    Manque de pot, ou pas, l’audience est reportée à 13 heures. Le comité de soutien fait le pied de grue. Et à ladite heure, débute une audience fleuve qui ne prendra fin qu’à 20 heures passées. Le Port n’est pas partie civile, le CSE non plus. Seuls les syndicats minoritaires FO, sept agents, et le syndicat des cadres sont dans le coup. In fine, le débat porte aussi sur le fait que les élus des dits syndicats n’ont pas, ou peu, bénéficié d’une partie des dépenses. La Cour a ainsi décortiqué les comptes du CE de 2014 à 2018, questionnant « 264 000 euros de dépenses » reprochés aux deux prévenus. Parmi elles, la présidente pointe notamment 98 000 euros de frais de restauration ou encore plus de 50 000 euros de frais de déplacement.

    Elle s’attarde sur plusieurs cas largement repris par les avocats des syndicats concurrents : une facture de 75 euros dans un bar à cocktails à Paris à 1h20 du matin par-ci, une cinquantaine de billets de TGV pour un 1er mai à la capitale par-là… À la barre, Pascal Galéoté justifie point par point les faits : pour le premier cas, c’est une dépense dans le cadre d’une discussion qui s’est prolongée tardivement après une réunion, pour le deuxième un trajet pour une rencontre avec d’autres CE portuaires. Un stylo Montblanc supposément offert ? « Il est toujours dans le coffre du CE », assure le secrétaire général. En bref, il est fait « une liste à la Prévert », pendant laquelle Cour et partie civiles questionnent pêle-mêle la remise de colis à des agents, pratique somme toute classique d’un CE, jusqu’à des frais de bouche, dont des notes de restaurants de plusieurs milliers d’euros, supposément « sans justification ». Si les montants peuvent paraître élevés, Pascal Galéoté rappelle qu’on dénombrait plus de 80 délégués et élus dans les différentes commissions qui découlaient du CE. Forcément, ça monte vite dans les chiffres.

    « Pas d’enrichissement personnel »

    Malgré les explications des prévenus, il n’en faut pas plus pour que le procureur cible « un budget utilisé en dehors de l’intérêt et des activités du CE ». En clair, des dépenses qui outrepassent le cadre du fonctionnement de l’instance comme des « déplacements de nature syndicale ». Il requiert 18 mois de prison contre les deux, assorti d’un sursis, de 5 000 euros d’amende contre Pascal Galéoté et 3 000 pour Bernard Cristalli. Mais également d’une peine de 5 ans d’inéligibilité. « Rien n’est démontré dans cette affaire, la somme reprochée correspond à quasiment toutes les dépenses du CE », plaide Maître Tom Bonnifay. Il explique que la justice a « confondu rapport de la Cour des comptes et enquête pénale » et note que la présidente du port de l’époque n’a même pas été entendue. Ou que l’on reproche à des militants de ne plus savoir ce qu’ils faisaient tel jour telle heure, 11 ans après les faits. « Il n’y a pas une liste de dépenses qui est imputable à l’un ou à l’autre (…) il n’y a pas d’enrichissement personnel », appuie-t-il.

    À la sortie de l’audience, Pascal Galéoté sort sous les applaudissements de ses camarades. Il résume la problématique : « On est tous les deux accusés d’avoir dépensé la même somme, pas au même moment et pas avec les mêmes dépenses mais la même somme quand même. » Avant de développer : « Il y a peut-être des dépenses, à la marge, où l’on a commis quelques erreurs. Par exemple des cocktails un soir, même si l’on explique que ça peut arriver de débattre tardivement de sujets, c’est pour eux difficile à entendre. On a essayé de répondre à toutes les factures. » Et se désole du fond de l’affaire : « C’est pour les syndicats minoritaires une opportunité de nous voir condamner. On aurait détourné 264 000 euros mais ils ne demandent rien à part l’inéligibilité ! C’est bien une attaque contre la CGT. »

    La décision sera rendue le 1er juin prochain.

    ILS DÉFENDENT L’ACTION SYNDICALE

    Romane Massip Adjointe PCF à la mairie des 1-7

    « Le capital est en crise. La CGT déplore 500 plans de suppression de poste dans l’industrie. Et ils souhaitent mettre à terre les travailleurs. Ce procès en est un exemple de plus. C’est un dossier de longue date avec des ré-accusations en chaîne d’abord parce que Pascal Galéoté est secrétaire de la CGT du Port. »

    Didace Galéoté USR CGT 13

    « Les syndicalistes, ici présents, viennent du Havre, de Dunkerque, et de Calais. Toutes les professions portuaires se sont mobilisées pour le soutenir. Le patronat n’a jamais supporté que les travailleurs s’unissent. Il tente aujourd’hui de briser les derniers maillons qu’il reste pour défendre la classe ouvrière. C’est un procès politique qui vise à évincer ceux qui gênent. »

    Eddy Bartolini, CGT GPMM

    « Ce procès fait suite aux accusations d’une plainte déposée par Force ouvrière en 2017, un syndicat moins représenté, qui nourrit une certaine rancœur envers nous. Nous sommes majoritaires dans les institutions et les commissions, ce qui les dérange. Ils tentent, par conséquent, de déstabiliser notre syndicat à travers un procès, même symbolique, c’est un peu extrême. »

    Véronique Dolot, CGT Métropole

    « Nous possédons des outils puissants, nous sommes présents forts et déterminés. Ils tremblent, et c’est ce qui fait notre force. Plus ils avanceront, plus la colère montera. Nous sommes les derniers debout. Les derniers qui ne cesseront de se battre pour l’ensemble de la classe ouvrière, les précaires, et les retraités sans jamais se satisfaire d’un simple compromis. »

    Virginie Akliouat, FSU

    « Ce n’est pas la première fois que nous sommes attaqués pour notre rôle de contre-pouvoir. Ces pratiques se multiplient, on le constate aussi au niveau des mouvements lycéens et la répression récurrente des forces de l’ordre sur les jeunes militants. Le pouvoir en place étouffe les voix des salariés et affaiblit celles des plus jeunes, afin de fragiliser les consciences politiques. »

    Maoudj Bader, SAP-CGT

    « Ces accusations sont diffamatoires. Le port est notre emblème, les portuaires nous ont toujours accompagnés, notamment lors d’agressions et de meurtres dans notre branche.

    Ils nous ont permis d’acquérir davantage de droits, d’augmentations financières et parfois même pour certains de retrouver leur travail. »

    Marie-Jo Cermolacce, PCF

    « Les syndicalistes comme Pascal Galéoté, ont permis pendant 20 ans, de soutenir l’industrie, et les acteurs du grand port. Ensemble, nous avons défendu les salariés, et nous sommes battus contre les trafics illicites. La CGT est la seule organisation qui se bat contre le libéralisme à outrance sur le port. Ce n’est pas pour rien qu’elle est aujourd’hui attaquée par le patronat. »

    Rémy Hours, CGT Cheminots

    « L’action que la justice entreprend est une criminalisation de l’action syndicale. Ce n’est pas un acte isolé. On constate ces mêmes méthodes de partout sur le territoire. Il est le quatrième haut responsable de notre organisation traîné devant les tribunaux pour des motifs fallacieux. Leur objectif est de discréditer l’organisation syndicale dans les consciences collectives.»

    Nathalie Tessier, Adjointe PCF au maire de Marseille

    « Je suis venue en soutien de notre camarade qui est mis en accusation et soutenir la CGT. Ce procès est injuste, Pascal Galéoté subit cet acharnement car c’est un grand représentant d’un grand syndicat. La CGT du port est une organisation puissante qui défend le droit du travail et la classe ouvrière de Marseille. »

    Jean-Michel Roccasalva, CGT Centrale de Gardanne

    « Nous réclamons l’absence de condamnation, même symbolique, ainsi qu’une clôture définitive du dossier. Ces actes prouvent malgré tout que nos démarches dérangent, une motivation suffisante pour ne pas lâcher, redoubler d’efforts, notamment dans le département. »

    Marc Pietrosino, secrétaire général UD CGT 13

    « Le gouvernement tente d’éliminer la CGT du Port car c’est un lieu où les salariés ont des droits qu’ils ont acquis par la lutte. Aujourd’hui des accusations totalement fallacieuses sont prises à charge contre le premier dirigeant du syndicat du Port de Marseille. S’en prendre à nos camarades, c’est attenter à un bastion ouvrier, qui a toujours su résister. »

    Thierry Camusso, CGT Filpac La Provence

    « L’avenir s’annonce compliqué avec le RN aux portes du pouvoir. En tant que syndicat nous avons besoin de ces élans de solidarité. Certains canards dénoncent Pascal Galéoté pour des affaires qui n’ont pas encore été jugées, notamment sur des détournements de fonds du CSE, ces accusations ne respectent pas la présomption d’innocence. »

  • L’assurance chômage bientôt réduite après une rupture conventionnelle

    L’assurance chômage bientôt réduite après une rupture conventionnelle

    Chaque année amène avec elle sa nouvelle réforme de l’assurance chômage, signe que pour faire des économies, le gouvernement manque quelque peu d’imagination… ou de volonté ? Car réduire les droits des chômeurs n’entraîne jamais des millions de personnes dans la rue. L’Insee estime pourtant qu’entre 60 et 80% des actifs passeront par au moins une phase de chômage durant leur carrière.

    La proposition de loi adoptée par le Sénat le 1er avril, dont le sénateur Laurent Burgoa (LR) était devenu le rapporteur suite à un changement du calendrier législatif, s’attaque en effet à la durée maximale d’indemnisation après une rupture conventionnelle. Les nouvelles règles prévoient ainsi de réduire la durée de cotisation à 15 mois pour les personnes de moins de 55 ans (18 mois aujourd’hui), 20,5 mois pour les personnes de plus de 55 ans (22,5 mois pour les 55-57 ans et 27,5 mois pour les plus de 57 ans aujourd’hui).

    Selon les chiffres du gouvernement, cette réforme permettrait d’économiser entre 600 et 800 millions d’euros, mais aussi de permettre 12 000 à 15 000 retours à l’emploi supplémentaires. « Déjà à 200 millions d’euros près on ne sait pas compter… mais surtout je voudrais bien comprendre la mécanique qui nous expliquerait que quand tu réduis les droits des chômeurs, ça crée de l’emploi. C’est un argument fallacieux », fustige Serge Ragazzacci de la CGT 34.

    Cette réforme, débattue en commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale mercredi 8 avril, devrait être soumise au vote jeudi 16 avril. Elle fait suite à un accord trouvé le 25 février entre une partie des organisations syndicales (CFDT, FO, CFTC) et patronales (Medef, CPME, U2P).

    Deux stratégies syndicales distinctes

    Pour Franck Mary-Montlaur, secrétaire général de l’UD FO 34, cet accord vise surtout à éviter une nouvelle réforme de l’assurance chômage : « On ne voulait surtout pas revenir à une nouvelle négociation sur l’assurance chômage, comme le programmait le gouvernement. On nous a aussi fait comprendre que le patronat était favorable à taxer plus les contrats courts et nous pensons qu’il doit cotiser plus quand il fait appel à des contrats courts. Une brèche est ouverte. En 2008 [lors de la création des ruptures conventionnelles, Ndlr], on y était allé à reculons. C’est surtout le patronat qui a profité des ruptures conventionnelles. Nous avons toujours défendu l’assurance chômage, qui doit rester une protection pour les salariés qui se font licencier. »

    Une méthode contestée par la CGT qui n’a donc pas signé cet accord. « On refuse la politique du “moins pire”. On négocie toujours sur le reculoir. Ça continue d’exonérer le patronat de toute responsabilité mais aussi le gouvernement, qui concède des aides publiques et des exonérations de cotisations sociales via un certain nombre de mesures. Le syndicalisme va devoir se poser les bonnes questions parce que ce n’est pas au syndicat de négocier des reculs et d’ensuite les expliquer aux salariés », estime Serge Ragazzacci, qui regrette qu’une partie des syndicats se soit désolidarisée alors qu’une position commune avait initialement été établie.

    Le secrétaire général de l’Union départementale CGT de l’Hérault souhaite aussi rappeler pourquoi la CGT s’est toujours opposée aux ruptures conventionnelles, qui ont explosé un partout en France à l’image de l’Hérault, qui en dénombre entre 700 et 1 000 par mois : « C’est un énorme plan social qui ne dit jamais son nom. Ces procédures remettent en question la justice prud’homale. Elles permettent de supprimer de l’emploi rapidement sans pouvoir d’intervention des représentants du personnel. Et qui paie ? L’assurance chômage. Enfin, l’inspection du travail vérifie au mieux si la procédure de la rupture conventionnelle a été respectée, mais elle ne vérifie pas si le contenu respecte les droits du salarié. »

  • L’assurance chômage bientôt réduite après une rupture conventionnelle

    L’assurance chômage bientôt réduite après une rupture conventionnelle

    Chaque année amène avec elle sa nouvelle réforme de l’assurance chômage, signe que pour faire des économies, le gouvernement manque quelque peu d’imagination… ou de volonté ? Car réduire les droits des chômeurs n’entraîne jamais des millions de personnes dans la rue. L’Insee estime pourtant qu’entre 60 et 80% des actifs passeront par au moins une phase de chômage durant leur carrière.

    La proposition de loi adoptée par le Sénat le 1er avril, dont le sénateur Laurent Burgoa (LR) était devenu le rapporteur suite à un changement du calendrier législatif, s’attaque en effet à la durée maximale d’indemnisation après une rupture conventionnelle. Les nouvelles règles prévoient ainsi de réduire la durée de cotisation à 15 mois pour les personnes de moins de 55 ans (18 mois aujourd’hui), 20,5 mois pour les personnes de plus de 55 ans (22,5 mois pour les 55-57 ans et 27,5 mois pour les plus de 57 ans aujourd’hui).

    Selon les chiffres du gouvernement, cette réforme permettrait d’économiser entre 600 et 800 millions d’euros, mais aussi de permettre 12 000 à 15 000 retours à l’emploi supplémentaires. « Déjà à 200 millions d’euros près on ne sait pas compter… mais surtout je voudrais bien comprendre la mécanique qui nous expliquerait que quand tu réduis les droits des chômeurs, ça crée de l’emploi. C’est un argument fallacieux », fustige Serge Ragazzacci de la CGT 34.

    Cette réforme, débattue en commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale mercredi 8 avril, devrait être soumise au vote jeudi 16 avril. Elle fait suite à un accord trouvé le 25 février entre une partie des organisations syndicales (CFDT, FO, CFTC) et patronales (Medef, CPME, U2P).

    Deux stratégies syndicales distinctes

    Pour Franck Mary-Montlaur, secrétaire général de l’UD FO 34, cet accord vise surtout à éviter une nouvelle réforme de l’assurance chômage : « On ne voulait surtout pas revenir à une nouvelle négociation sur l’assurance chômage, comme le programmait le gouvernement. On nous a aussi fait comprendre que le patronat était favorable à taxer plus les contrats courts et nous pensons qu’il doit cotiser plus quand il fait appel à des contrats courts. Une brèche est ouverte. En 2008 [lors de la création des ruptures conventionnelles, Ndlr], on y était allé à reculons. C’est surtout le patronat qui a profité des ruptures conventionnelles. Nous avons toujours défendu l’assurance chômage, qui doit rester une protection pour les salariés qui se font licencier. »

    Une méthode contestée par la CGT qui n’a donc pas signé cet accord. « On refuse la politique du “moins pire”. On négocie toujours sur le reculoir. Ça continue d’exonérer le patronat de toute responsabilité mais aussi le gouvernement, qui concède des aides publiques et des exonérations de cotisations sociales via un certain nombre de mesures. Le syndicalisme va devoir se poser les bonnes questions parce que ce n’est pas au syndicat de négocier des reculs et d’ensuite les expliquer aux salariés », estime Serge Ragazzacci, qui regrette qu’une partie des syndicats se soit désolidarisée alors qu’une position commune avait initialement été établie.

    Le secrétaire général de l’Union départementale CGT de l’Hérault souhaite aussi rappeler pourquoi la CGT s’est toujours opposée aux ruptures conventionnelles, qui ont explosé un partout en France à l’image de l’Hérault, qui en dénombre entre 700 et 1 000 par mois : « C’est un énorme plan social qui ne dit jamais son nom. Ces procédures remettent en question la justice prud’homale. Elles permettent de supprimer de l’emploi rapidement sans pouvoir d’intervention des représentants du personnel. Et qui paie ? L’assurance chômage. Enfin, l’inspection du travail vérifie au mieux si la procédure de la rupture conventionnelle a été respectée, mais elle ne vérifie pas si le contenu respecte les droits du salarié. »

  • Zeeman : une grève pour des mesures salariales

    Zeeman : une grève pour des mesures salariales

    C’est la deuxième grève de l’histoire du groupe en France, c’est historique ! » Devant le magasin de vêtements Zeeman, sur le boulevard d’Athènes à Marseille (1er), une petite vingtaine de salariés tiennent le piquet. L’enseigne d’habillement à bas coût a ses grilles fermées ce samedi, tout comme la plupart des autres boutiques marseillaises de la marque.

    En cause ? Un mouvement de grève national, à l’appel notamment de Force ouvrière, sur fond de négociations annuelles obligatoires (NAO). « La direction a proposé une enveloppe bidon. L’an dernier, on n’avait déjà presque rien eu et on avait été pris pour des imbéciles ! Pour obtenir quelque chose cette fois, on s’est dit qu’il allait falloir bloquer », expose Stéphane, délégué syndical FO et travailleur du magasin situé à l’avenue Jean-Lombard (11e).

    Dans le détail, le montant prévu pour ces NAO serait, pour l’heure, de 570 000 euros pour les 1 800 salariés du groupe. FO met en avant un montant correspondant à seulement « 0,3% du chiffre d’affaires ». Pas de quoi sauter au plafond. « C’est presque rien ! Sachant qu’on n’a pas de tickets-restaurants, pas de chèque vacance, peu de primes et pas de treizième mois », abonde Anis, élu Unsa, du magasin du Cours Julien. « On demande à ce que l’enveloppe soit dédiée à un treizième mois, c’est notre combat », développe Stéphane, alors que la prochaine réunion sur le sujet est prévue pour ce mardi 14 avril.

    Une petite famille

    qui ne connaît pas la crise

    Preuve du mécontentement des salariés, ils avaient déjà mené un premier jour de grève, le 8 avril dernier. Ils haussent le ton depuis : « Le magasin des Cinq avenues est fermé, celui du Merlan, celui de rue d’Italie aussi… Sur Marseille, ils sont presque tous fermés. » Rien d’anodin pour le secteur du commerce et encore moins alors que « la zone de Marseille est l’une des plus importantes de l’entreprise en France » selon les travailleurs présents. « Fermer un samedi, c’est pas de gaieté de cœur, mais on n’a pas d’autres choix que de mettre la pression pour obtenir quelque chose », abonde Jérôme, du magasin rue d’Italie. Il insiste : « On demande une reconnaissance, une motivation… Ça fait des années qu’on demande un geste et qu’il n’y a que des refus. »

    Comme le discounter Action, Zeeman est un groupe néerlandais qui ne lésine pas sur l’import de produits asiatiques pour pratiquer des prix défiant toute concurrence. Mais c’est surtout un capital détenu à 100% par les descendants de son fondateur Jan Zeeman, décédé en 2020 qui avait lancé le premier magasin en 1967 et l’une des plus grandes fortunes des Pays-Bas. Depuis, la croissance est exponentielle : 300 magasins en France, 1 300 au total sur plusieurs pays européens.

    Si moult enseignes de vêtements françaises sont en difficulté, comme Jott (lire notre article du 11/04), ce n’est pas le cas de Zeeman France qui a remonté la bagatelle de « 5 millions d’euros versés en dividendes au groupe en 2024 » selon les calculs de FO. « Le prévisionnel est bon, la croissance est là », assure Stéphane. En parallèle, les salariés ont de quoi revendiquer : « L’inflation, les loyers, l’essence… Tout augmente, mais notre Smic n’augmente pas ! »

    D’où l’attitude jugée « méprisante » de la direction à l’égard des demandes des représentants syndicaux. « La dernière fois, on est venu négocier et ils nous ont dit cash : “on parle pas du 13e mois” », s’indigne Anis. Comme un symbole, le rassemblement des salariés avait lieu devant un magasin « qui va bientôt fermer ». Contactée, Zeeman n’a pas répondu à notre sollicitation à l’heure où nous écrivons ces lignes.

    « 5 millions d’euros ont été versés en dividendes »

  • [Grève dans l’éducation nationale] Cédric Turco (FSU-SNUipp 83) : « L’éducation n’est pas un coût, c’est un investissement »

    [Grève dans l’éducation nationale] Cédric Turco (FSU-SNUipp 83) : « L’éducation n’est pas un coût, c’est un investissement »

    La Marseillaise : Dans le Var, les syndicats dénoncent notamment la suppression de cinq postes de professeurs des écoles pour la rentrée 2026, ainsi que six postes dans le secondaire…

    Cédric Turco : C’est catastrophique. Les classes sont surchargées dans le premier degré, encore plus dans le second. On ne peut pas travailler sereinement avec 35 ou 36 élèves par classe au lycée, ou avec 30 par classe dans le premier degré. On a des élèves relevant de l’enseignement spécialisé qui se retrouvent dans le circuit général, faute de place. Nous, généralistes, n’avons pas la formation pour les accueillir correctement.

    Cela se fait au détriment de tous les élèves, tout le monde est perdant et, in fine, la nation l’est aussi. Il y a un manque criant d’enseignants du premier degré. On fait partie des départements moins bien classés au niveau professeurs par classe et élèves par professeurs.

    Pourtant, il y a 86 000 élèves dans le premier degré, dans le Var. Des effectifs assez stables.

    C.T. : On aurait dû se servir de cela pour ouvrir des postes supplémentaires et améliorer les conditions d’apprentissage, pour une école ambitieuse permettant à tous les élèves de réussir. Mercredi a lieu une commission académique pour décider des ouvertures et fermetures de postes. Je vais y siéger. On va tenir notre rôle d’élu avec force et on sera aux côtés des parents de toutes les écoles, pour qu’à la rentrée 2026, les conditions ne soient pas dégradées.

    La manifestation de ce mardi intervient quelques semaines après l’agression au couteau d’une professeure au collège de Sanary. Que dit cet événement du contexte éducatif français ?

    C.T. : La faiblesse des investissements dans l’éducation est dramatique et inexplicable, car l’école forme les citoyens de demain. Ce n’est pas un coût, c’est un investissement dans notre avenir. Et le gouvernement a 0/20 là-dessus. Le sous-investissement dans le personnel, au niveau des AESH, AED, psychologues et autres infirmières mène à des conditions dégradées. Cela engendre un mal-être au travail, pour les enseignants comme pour les élèves. Et ça se concrétise, parfois, par des violences physiques et verbales, ce qu’on a vu à Sanary dépassant les bornes.

    L’école, comme nombre de services publics, souffre également du processus de privatisation latent…

    C.T. : Tout est fait pour casser les services publics. Que ce soit l’hôpital, les collectivités ou les écoles, tout est fait pour orienter vers le privé. Les Français n’ont pas besoin de ça, ils ont besoin de services publics de qualité partout et pour tous. Heureusement que les familles ont encore confiance en l’éducation publique et y scolarisent massivement leurs enfants, c’est pour ça qu’on a besoin de moyens. Le privé fausse l’égalité. On s’oppose à ce principe-là. Les services publics sont faits pour réduire les inégalités. Avec ces politiques, on ne les réduit pas, on les creuse les inégalités et on en crée même de nouvelles, ce qui est inacceptable.

    Doit-on s’attendre à ce que la mobilisation dure ?

    C.T. : L’arc syndical est uni, avec la CGT, FSU, FO, l’Unsa, SNALC, Sud et Solidaires. Nous œuvrons main dans la main pour dénoncer la situation très difficile, dans le Var et partout en France. Très rapidement, après la journée d’action, nous nous réunirons pour échanger sur les modalités de la suite. On est uni, déterminé, on ne lâchera rien, et la mobilisation n’est pas près de s’arrêter.

  • Les salariés d’Oxance veulent le maintien de l’offre de soins

    Les salariés d’Oxance veulent le maintien de l’offre de soins

    On voulait interpeller politiquement l’Agence de régionale de santé, qui est garante de la santé sur la région. » Devant le siège de l’ARS à Marseille, les personnels d’Oxance, groupement mutualiste et ses plus de 1 400 salariés répartis sur 125 structures, dans le Sud et l’Est de la France, dont une partie issue de l’ex-Grand conseil de la mutualité, haussent le ton.

    En procédure de sauvegarde, les syndicats s’inquiètent de l’avenir de leurs centres de santé et autres structures de soins. « Il y a plein de scénarios : ventes de structures, concentration de l’offre, arrêt de filières… On est dans le flou et on ne sait pas où l’on va », explique Pauline Jean, pour la CGT Oxance. D’où l’interpellation à l’adresse de l’ARS, qui les a reçus. « Les représentants de l’ARS ont rappelé qu’ils étaient attachés à l’offre de soins d’Oxance. Ils avaient l’air à l’écoute mais il faudra voir les actes. Sur Marseille, ils ont quand même dit qu’une transformation de l’offre était possible… », développe Pauline Jean.

    Alerte pour les usagers

    Avant de marteler : « On a rappelé la nécessité de maintenir une offre de soins à but non lucratif. » Car c’est là tout l’enjeu de la bataille des salariés : continuer à faire vivre un modèle où la santé des patients prime avant les bénéfices.

    « On rend service à la population, on n’a pas d’actionnaire, les autres font du business sur la santé, donc on a les reins moins solides », explique Stéphane, salarié du centre de santé de Bonnefon, dans le 2e arrondissement de Marseille. On comprend mieux pourquoi l’intersyndicale d’Oxance (CGT, FO, CFE-CGC) pointe « le sous-financement chronique des établissements mutualistes par l’Assurance maladie et les pouvoirs publics ». Une situation avec un impact potentiel sur les usagers. « On s’inquiète pour l’accueil du public du centre de Bonnefon qui reçoit des patients sans avance de frais. Vu la précarité d’une grande partie du 3e arrondissement, mais aussi du 2e, ils seront en rupture de soins parce qu’ils ne pourront pas faire d’avance », déplore Henry Ansaldi, pour le bureau de l’Union locale CGT Joliette, venu soutenir la mobilisation. En clair, son maintien est « un enjeu de santé publique pour la population ».

    Reste que les salariés ont plusieurs dates importantes pour y voir plus clair sur l’avenir du groupe. Dont une « audience intermédiaire au tribunal de commerce de Lyon, le 11 mars pour un inventaire des créances ». Et surtout un Comité social et économique, le 26 mars, durant lequel seront « présentées des mesures pour un plan de redressement ». Contactée, la direction d’Oxance se veut rassurante : « La procédure de sauvegarde engagée devant le tribunal vise à préserver les emplois et à assurer la continuité des soins pendant la période d’observation. » Si elle explique que rien n’est arrêté concernant les mesures à venir, elle « demeure pleinement mobilisée pour défendre la pérennité du modèle mutualiste et maintenir l’accès aux soins dans les territoires où elle est implantée si toutes les conditions sont réunies ». « En fonction de ce qui sera présenté, on déclinera une stratégie syndicale et des actions », conclut Marianne Dupont, déléguée syndicale FO.

  • Franck Bergamini réélu à la tête de l’UD FO 13

    Franck Bergamini réélu à la tête de l’UD FO 13

    Un 32e congrès sans accroc pour l’Union départementale Force ouvrière des Bouches-du-Rhône. Présidé par le secrétaire général de FO, Frédéric Souillot, au sein du Palais du Pharo à Marseille, il a pris fin, ce vendredi, après une journée de débats. Plus de 700 délégués et 130 syndicats représentés ont réélu à sa tête Franck Bergamini, le sortant.

    « Le rapport d’activité, ce qui permet de jauger si l’on est dans la bonne ligne, a été voté à l’unanimité, comme celui de la trésorerie et toutes les autres instances », explique-t-il. Avant de se féliciter : « On est sur une bonne dynamique, on va la maintenir, on prend ça comme une confirmation de ce qui a été fait durant le mandat. » Celui qui est arrivé à la tête de FO à la fin 2015 pour prendre le relais de son oncle décédé, Gérard Dossetto, figure du syndicat avec sept mandats, puis élu en 2018 et réélu 2022, entend « renforcer et développer l’organisation ». Avec notamment de « nouveaux entrants au bureau : par exemple les syndicats de la Seramm et la Sem [Service d’assainissement de Marseille Métropole et Société des eaux de Marseille, Ndlr] ».

    Autre signal : l’entrée du nouveau syndicat FO de la Métropole Aix-Marseille, dissident de l’historique dirigé par Patrick Rué, au bureau de l’UD. « Le syndicat de la Ville de Marseille a fait des modifications statutaires qui les amènent à être en dehors des statuts confédéraux, on ne pouvait pas les inviter pour la régularité du congrès », précise Franck Bergamini, sans polémiquer.

  • À Eurenco, la direction pointe l’impact de la mobilisation

    À Eurenco, la direction pointe l’impact de la mobilisation

    Depuis le 20 janvier, chaque mercredi, plus d’une centaine de salariés du poudrier Eurenco (tout comme sur l’autre site Eurenco à Bergerac, en Dordogne), à Sorgues, se mettent en grève et se mobilisent devant le site pour de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires. Mais ce mercredi 18 février, la mobilisation s’est exportée aussi à quelques centaines de mètres de là, à Villa Park, où la direction a organisé un comité social et économique central (CSEC) extraordinaire.

    Pour aborder les revendications des syndicats ? « Non. Ils ont exposé la situation économique de l’entreprise à la fin janvier et ont expliqué l’impact de la grève. Mais n’ont proposé ni solutions ni rendez-vous. Une simple discussion sur la vie d’entreprise », confie Jérémy Caillé, secrétaire général CGT Eurenco. Une quarantaine d’employés s’étaient ainsi déplacés devant le siège « pour faire entendre leurs voix au directeur général qui, courageusement, ne s’est pas présenté devant eux », regrette le syndicat dans un post sur les réseaux sociaux. D’après Jérémy Caillé, tous les ateliers de fabrication étaient à l’arrêt de ce mardi 17 février à 20 heures jusqu’à ce jeudi 19 février à 4 heures du matin.

    Économies

    La CGT et FO demandent une revalorisation générale des salaires de 130 euros bruts pour chaque employé, la revalorisation de la prime d’ancienneté, une prise en charge plus importante de la mutuelle et de la prévoyance par l’entreprise, ainsi que la transformation des contrats d’intérim en CDI. « Mais au lieu de ça, on nous a fait comprendre qu’il faudra faire des économies sur certains services, avec les conséquences que cela peut avoir », assure le responsable syndical. La direction du site aurait évoqué des pertes de commandes et des retards de livraison pour certains clients.