Tag: exposition

  • Des animations pour valoriser la francophonie à Marseille

    Des animations pour valoriser la francophonie à Marseille

    La Maison de la Francophonie participe, ce vendredi 12 juin, à la Journée internationale de la Francophonie à l’Hôtel de Région, à Marseille. De 9h30 à 17h30, de nombreuses animations, rencontres et expositions, destinées à faire « découvrir la francophonie à Marseille et dans le monde », ponctueront cette journée.

    Rencontres et partage

    Parmi les temps forts, une dictée de la Francophonie, sur le thème « Le monde à venir », sera proposée à 10h (inscriptions ouvertes dès 9h30). À midi, le prix littéraire de la Francophonie sera remis à l’écrivaine Maria Larrea pour son roman Les gens de Bilbao naissent où ils veulent (Grasset). Les lauréats de la dictée seront ensuite récompensés à 12h15.

    L’après-midi sera marquée par une table ronde sur le thème « Génération Paix ! Contribution de la jeunesse pour un monde plus apaisé ». Diplomates, universitaires, étudiants et représentants associatifs « échangeront sur le rôle que joue la francophonie dans la promotion du dialogue et de la paix », avec l’ambition de faire émerger des projets concrets.

    La journée se poursuivra à 16h30 avec le défilé des « Marseillaises venues d’ailleurs », vêtues des tenues traditionnelles de leurs pays d’origine.

    Un pot de l’amitié clôturera ensuite l’événement. Tout au long de la journée, un espace dédié aux écrivains francophones, une exposition des artistes peintres de l’association « Vertiges en Provence », ainsi que plusieurs ateliers ludiques autour de la francophonie seront accessibles aux visiteurs.

    Hôtel de Région – 27, place Jules-Guesde à Marseille (2e).
    Entrée libre.

  • L’ode au silence de Jaume Plensa au Carré Sainte-Anne

    L’ode au silence de Jaume Plensa au Carré Sainte-Anne

    Un an après sa réouverture avec une exposition de l’artiste JR, qui a attiré plus de 300 000 visiteurs, le Carré Sainte-Anne, à Montpellier, accueille tout l’été, jusqu’au 1er novembre, l’exposition « Mirage », de l’artiste catalan Jaume Plensa.

    Figure incontournable de la sculpture monumentale contemporaine dont les œuvres sont présentes dans l’espace public à travers le monde, Jaume Plensa a eu un véritable coup de cœur pour l’écrin de pierre qui l’accueille à Montpellier, ancienne église reconvertie en espace d’art contemporain. « J’y ai perçu un sentiment de spiritualité énorme », confie-t-il dans un entretien avec le commissaire d’exposition Numa Hambursin. « En entrant dans Sainte-Anne, j’ai eu la sensation immédiate que ces œuvres étaient faites pour ce lieu. »

    Baptisée « Les invisibles », l’œuvre principale et monumentale de l’exposition représente deux visages suspendus sculptés dans une maille de fils d’acier. Le doigt sur les lèvres, ils se font face dans un geste universel pour demander le silence. « Ils sont comme des présences fantasmagoriques dans l’espace ouvert, en position de conversation silencieuse », décrit l’artiste. « Ce n’est pas un silence imposé, insiste Jaume Plensa. Mais l’idée qu’il faut retrouver son calme et baisser la voix. C’est un silence qui permet de créer un état d’âme qui nous rend capables d’écouter. (…) Nous sommes dans un moment très particulier pour le monde, la politique et la société. Tout est extrême et violent. Je crois au contraire qu’il faut parler plus profondément au lieu de parler plus fort. J’ai toujours défendu le silence comme une façon de ressentir et de s’exprimer. »

    Poétique, éthérée, offerte aux jeux de lumière des vitraux, qui dessinent les ombres portées de la maille sur le sol,
    « l’installation ne vient pas s’imposer à l’édifice, mais s’y inscrire avec retenue », souligne Numa Hambursin.

    Outre ces « Invisibles » en tête à tête, trois sculptures de bois représentant des visages de femmes travaillés dans d’anciennes poutres d’un bâtiment démoli ainsi que deux gisants d’albâtre, qui évoquent l’histoire de l’architecture religieuse, complètent cette exposition, qui célèbre le silence et la beauté.

    * Entrée libre

  • Lee Ufan investit le Palais des Papes avec « Relatum »

    Lee Ufan investit le Palais des Papes avec « Relatum »

    Du 3 juillet au 15 novembre 2026, le Palais accueille « Relatum », installation « exceptionnelle » de l’artiste contemporain sud-coréen Lee Ufan. Invité « par la Ville », ce maître international proposera une immersion entre art, architecture et spiritualité au cœur du monument. Figure majeure de l’art minimal et conceptuel, Lee Ufan explorera la relation entre matière et espace. Dans la Grande Chapelle, plus de 60 tonnes d’ardoise déployées sur 650m² vont dialoguer avec le lieu, tandis que plusieurs créations inédites investissent cloîtres et chapelles. L’exposition révèlera « la force des interactions entre nature, objet et environnement ». Une expérience sensible et méditative, conçue comme « la respiration de l’infini », qui s’inscrit dans le 140e anniversaire des relations franco-coréennes.

  • M. Chat prend ses quartiers d’été à Montpellier

    M. Chat prend ses quartiers d’été à Montpellier

    Cet été, il a décidé de faire escale à Montpellier. Après l’Américain JoneOne, figure majeure du street art et de l’abstraction lyrique contemporaine, la galerie éphémère Laurent Rigail, installée au 1 rue Voltaire, en plein cœur de l‘écusson, à quelques pas de l’église Saint-Roch, accueille depuis le 2 juin Thoma Vuille, alias M. Chat.

    C’est à Orléans que l’artiste franco-suisse, né en 1977, s’est formé aux arts plastiques et a fait faire, à la fin des années 1990, ses premiers pas à M. Chat, devenu sa signature. Depuis, le félin jaune rondelet et tout sourire a vu du pays : de Paris à New York en passant par Lisbonne, Tokyo ou Hong Kong, les rues le reconnaissent, les galeries et les institutions l’exposent.

    Si M. Chat est avant tout une présence bienveillante incarnée par son sourire, une réflexion plus profonde se dessine derrière ce dessin d’apparence un peu naïf. « Ce sourire peut aussi être vu comme un sourire crispé par rapport à ce qu’on vit actuellement, à l’état de la société », explique Laurent Rigail, responsable de la galerie parisienne du même nom, organisatrice de l’expo-vente présentée à Montpellier jusqu’au 1er août. « Il y a également une symbolique sur la façon dont le chat se positionne : il y a “le chat accolade”, avec les bras grands ouverts, le chat avec des ailes, qui prend de la hauteur et essaie de voir plus loin, le chat recroquevillé sur lui-même, le dos rond… C’est un personnage plus complexe qu’il n’y paraît », assure le galeriste.

    Pour ceux qui souhaiteraient observer de plus près les nuances de M. Chat – et pourquoi pas acquérir un tableau –, une trentaine d’œuvres, essentiellement sur toile mais aussi sur papier ainsi que quelques sérigraphies, sont à découvrir tout l‘été. Et pour ceux qui voudraient échanger avec l’artiste ou repartir avec une dédicace, Thoma Vuille sera présent à la galerie samedi 6 juin, de 14h30 à 19h. Des ateliers pour les enfants – sur inscription ou non – sont par ailleurs proposés tous les mercredis et samedis (5 sessions par jour entre 11h30 et 17h), en partenariat avec le musée d’art urbain et contemporain Parcelle473.

  • À Marseille, les artistes invitent les élèves de maternelle à créer des œuvres

    À Marseille, les artistes invitent les élèves de maternelle à créer des œuvres

    Noelia, 4 ans, explique fièrement à ses camarades son œuvre : « On a mis de la peinture et on a fait » « Des impressions ! », sourit Manon Bellester, son enseignante. Présentée à PAC-le lieu, dans le Panier ce jeudi, cette exposition portée par la Ville de Marseille rassemble le travail des enfants qui ont exploré plusieurs univers artistiques : « Ils ont appris des techniques différentes, comme la sérigraphie. Je les ai vus se mettre dans une posture d’artiste », explique l’enseignante. L’artiste Fumika Sato a mené l’atelier Métamorphose, consacré à la création de livres avec de l’encre : « L’objectif était de raconter l’histoire du papier. Je voulais aussi faire découvrir qu’une chose peut se métamorphoser en plusieurs choses », raconte l’artiste. « Ils ne se sont pas seulement approprié des techniques, ils se sont eux-mêmes transformés », ajoute Manon Bellester. Arfata, maman de Nadjidine, rejoint cette idée : « Il me parlait beaucoup de ce qu’il avait fait à l’école », sourit-elle. De l’autre côté de la salle, une longue fresque est suspendue au plafond : « On a mis de la peinture sur les pieds et on a marché ! », retrace Zaina, en moyenne section. « L’objectif était d’expérimenter toutes les étapes de la création, de l’observation à la fabrication », précise Javiera Tejerina Risso, une autre artiste à avoir participé à ce projet.

    Démocratisation de l’art

    L’intention de l’exposition est de rendre l’art accessible : « Il n’y a pas de moyens mobiles depuis les quartiers Nord. Ils n’avaient jamais vu le Panier ou d’expositions », souligne Émilie Feys, responsable des actions culturelles à Fraeme. Une belle manière d’initier ces élèves au monde artistique.

  • À Martigues, les salariés d’Arcelor face à leur employeur

    À Martigues, les salariés d’Arcelor face à leur employeur

    Les 162 requérants travaillant ou ayant travaillé à ArcelorMittal Fos-sur Mer sauront le 11 février 2027 si le préjudice d’anxiété est reconnu pour exposition à des composés Cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR). C’est la conclusion de presque trois heures d’audience auprès du conseil de prud’hommes de Martigues jeudi matin, exceptionnellement réuni en la salle Raoul Dufy.

    Les 162 salariés demandent 35 000 euros chacun d’indemnisation au titre du préjudice d’anxiété lié à « l’exposition quotidienne des travailleurs aux CMR, aux agents chimiques dangereux sans protection ni information » selon Me Julie Andreu, avocate des salariés et de leur syndicat CGT. « L’inspection du travail a relevé en 2023 des surfaces partout recouvertes de poussière, une vingtaine de CMR qui dépassent les valeurs limites de parfois 200, 500, jusqu’à 1 693% », poursuit-elle.

    En défense, l’avocate d’ArcelorMittal Méditerranée argue que « les demandeurs n’identifient pas les substances, mais invoquent une liste de produits sans preuve de leur présence dans l’usine, avec amalgame entre produits dangereux et CMR ». En outre, la représentante d’Arcelor pointe « l’invalidation des mesures au-delà des valeurs limites par l’organisme de contrôle agréé » et que « les mesures prospectives demandées par l’inspection du travail en juillet 2023 n’ont pas détecté de dépassement des seuils limite ».

    Quelle prévention ?

    La prévention est l’autre gros argument soulevé par l’accusation. « Il n’y a pas de système de captation à la source, ni de renouvellement de l’air, ni de sas de décontamination. Les ventilateurs dans les ateliers soulèvent les poussières et contaminent les locaux fermés de restauration collective et bureaux », liste Me Julie Andreu. De plus, « aucun équipement individuel n’était fourni avant 2021. En 2026 certains salariés n’en ont toujours pas et les casiers sont envahis par la poussière, donc les vêtements civils contaminés », insiste-t-elle.

    La défense d’Arcelor conteste. « Il y a des mesures de protection collectives, très techniques » assure l’avocate, « le système de captation à la source permet d’éviter 99% des poussières, le reliquat fait l’objet de campagnes de dépoussiérage » poursuit-elle, provoquant un tollé dans l’assemblée. Du reste, la représentante indique que « le port du masque FFP3 a été imposé à tout le personnel en février 2023. L’inspection du travail fait le constat du port en mai 2023, ne dit pas qu’il ne protège pas, mais que les salariés disent que c’est inadapté à cause de la température ». Le masque ventilé à filtre aurait été rendu obligatoire depuis.

    Sur 123 dossiers figure également la demande de reconnaître le préjudice de perte de chance de suivi post-professionnel adapté. L’avocate Julie Andreu pointe des « fiches de suivi qui ne reflètent pas la réalité », « si les salariés développent une pathologie sans savoir à quoi ils ont été exposés on leur répondra que c’est sans lien avec le travail ». Avec des chiffres : « Depuis l’inspection du travail en 2023, il y a eu des examens et des symptômes, les problèmes de santé sont réels. » « Ils ont la sensation de vivre en sursis, l’angoisse est légitime », insiste l’avocate.

    « Tous les salariés de l’usine sont en surveillance renforcée et auront une visite médicale à la sortie de l’entreprise », rétorque la défense. « La société a établi une liste des travailleurs susceptibles d’être exposés en 2024 à compter de l’entrée en vigueur », du décret dédié. ArcelorMittal « n’entend pas commenter » la procédure, selon son communiqué de jeudi soir, et affirme « faire valoir ses arguments juridiques » et attend le rendu du conseil le 11 février 2027.

  • [Ce cancer dont personne ne parle 1/3] Quand le tabagisme menace aussi la vessie

    [Ce cancer dont personne ne parle 1/3] Quand le tabagisme menace aussi la vessie

    Le cancer de la vessie est responsable du décès d’environ 5 000 Français par an. L’équipe d’onco-urologie de l’Institut Paoli-Calmettes (IPC) compte actuellement sept chirurgiens urologues seniors. Géraldine Pignot, l’un d’entre eux, souhaite sensibiliser les Français aux facteurs à risque de cette maladie, et surtout sur le tabagisme, responsable de 80% des cancers de la vessie qu’il soit actif, passif, sevré depuis longtemps ou pas. « Il est vrai qu’on connaît bien son impact sur le poumon, parce qu’effectivement, on le respire. Mais une fois qu’il a été respiré, il passe dans le sang puis il est filtré par la vessie, c’est là que les carcinogènes entrent en contact avec la muqueuse, le revêtement interne de la vessie, et génèrent des transformations de cellules en cancer », explique-t-elle. « Pour le moment, notre patientèle, est pour les deux tiers masculines et un tiers seulement féminine à cause de la consommation de tabac qui jusque-là était plus fréquente chez les hommes. Cette donnée change avec les nouvelles générations. »

    Des facteurs souvent oubliés

    Un facteur de risque résultant d’un cadre professionnel existe aussi. « Et même si c’est une minorité de nos patients, parfois, on est amené à faire une enquête à la recherche d’une éventuelle maladie professionnelle », précise Géraldine Pignot. Selon l’institut national du cancer (INCa) et les synthèses reprises par l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS), 2 à 14% des cancers de la vessie ont une origine professionnelle. L’exposition à certains produits toxiques développe des cellules cancéreuses. Les plus classiques sont les aminés aromatiques (benzidine, 2-naphtylamine, 4-aminobiphényle…) utilisés dans la chimie des colorants, des pigments et du caoutchouc ou les produits de combustions présents dans les goudrons et les huiles de houille. En somme, les professionnels menacés sont ceux exerçant dans les domaines de la chimie, de l’acier, du cuir ainsi que certains mécaniciens automobiles, techniciens dentistes ou même coiffeurs. Pour autant, la Suva, caisse nationale suisse d’assurance en cas d’accidents, rappelle que la cause reste souvent difficile à identifier. Toutefois, il est important de rappeler que l’exposition aux cancérogènes en milieu de travail concernait 11% des salariés dans l’enquête Sumer 2017, soit environ 2,8 millions de personnes en France. Enfin, le troisième facteur de risque, actuellement en cours d’identification, et souvent méconnu des professionnels, est environnemental. Facteurs « qui mériteraient plus d’exploration dans les années à venir », ajoute Géraldine Pignot. L’arsenic est un important facteur environnemental notamment dans certaines zones géographiques à contamination élevée. « Et notamment sur la région marseillaise, on a un pic de fréquence par rapport à d’autres départements, plutôt vers les Goudes, là où étaient anciennement installées les usines qui déversaient de l’arsenic. » Et les pesticides ne sont pas en reste.

  • A la Vieille Charité, explorer la Méditerranée avec un regard différent

    A la Vieille Charité, explorer la Méditerranée avec un regard différent

    À la croisée de l’archéologie sous-marine, de l’écologie et de la création contemporaine, l’exposition interroge ce que la mer conserve, fait disparaître ou ce qu’elle révèle. Une exposition immersive à travers des œuvres participatives et des ateliers de création, où artistes et visiteurs révèlent les récits, mémoires et imaginaires liés aux rives méditerranéennes, mer de migrations, d’échanges et de conflits. Que choisissons-nous de préserver ?

    Les œuvres d’Aïcha Snoussi, d’Elias Kurdy, de Jeff Daniel Silva et d’Aurélie Darbouret dialoguent avec des objets issus des collections des Musées de Marseille. La commissaire d’exposition, Hannah Bidoire, souligne : « “Ce que la mer garde” est une exposition qui se veut de méditation et de participation avec les publics. C’est partir de ce que la mer a gardée et de s’en éloigner assez rapidement, avec des œuvres d’artistes contemporains qui travaillent autour de l’archéo-fiction. »

    Parmi les œuvres présentées dans ldiverses salles, le public découvre le travail d’Aïcha Snoussi, artiste tunisienne. Elle présente une œuvre composée de 750 bouteilles en verres, qui contiennent des traces, des messages et des hommages à une civilisation qui aurait pu exister sur l’île de Zembra, à 50 km de Tunis. La commissaire ajoute : « Normalement représentée de façon centrale et circulaire, l’œuvre a été complètement réadaptée, revisitée dans le cadre de cette exposition. »

    Dans une même veine, l’artiste franco-syrien, Elias Kurdy, travail sur la question muséale. Il présente des sculptures conçues pour imiter l’usure du temps et les codes de l’archéologie par le biais de différentes techniques comme le moulage 3D, la soudure ou le verre. Ces œuvres montrent des personnes en guerre, qui pêchent, des noyades, mais pourraient se situer n’importe où. Hannah Bidoire précise : « Il laisse le choix aux visiteurs de situer la scène, (…) pour continuer à brouiller les pistes. »

    Une exposition où l’archéo-fiction est ainsi présentée comme une manière de changer la position du public, qui devient actif par l’imagination. Les visiteurs peuvent ainsi réimaginer les usages de ces pièces. Mais le récit et les mythes changent-ils dans l’œil du spectateur ? La commissaire explique : « L’idée est de visiter les musées de Marseille avec un regard différent. »

    « Ce que la mer garde » à découvrir jusqu’au 30 août. Gratuit.

  • La Nuit des musées, moteur de démocratisation culturelle

    La Nuit des musées, moteur de démocratisation culturelle

    C’est une soirée par an. Cette année, la 22e édition de la Nuit européenne des musées se déroule ce samedi 23 mai et animera plus de 3 000 musées dans une trentaine de pays. L’événement commence en début de soirée et se poursuit jusqu’à minuit, ce samedi. Dans notre région, plusieurs musées ouvrent leurs portes au public. L’occasion de découvrir des expositions gratuitement, ainsi que de nombreuses animations.

    Le Pavillon de Vendôme, à Aix-en-Provence, propose « des visites guidées de l’exposition temporaire “De la terre jaillit la lumière, en présence de l’artiste Andrew Erdos, ainsi qu’une projection mapping sur la façade du bâtiment, comme tous les ans », explique Vincent, médiateur culturel du musée. Toujours à Aix-en-Provence, le Musée Granet « accueille un public familial, essentiellement des parents, qui viennent voir leurs enfants dans le cadre de “La classe, l’œuvre !” », confie une médiatrice culturelle.

    à Marseille, le Musée d’art contemporain de Marseille [mac] propose plusieurs temps forts, comme l’explique Gilles Baume, responsable des publics : « Les étudiants de l’École Condé vont proposer un défilé en lien avec les œuvres des collections, et 30 lycéennes danseuses vont faire une performance dans nos salles, en lien avec l’œuvre de Franz Erhard Walther. Elles ont travaillé avec un chorégraphe du Ballet national de Marseille. On vise notamment deux typologies de publics, des jeunes dans des cadres scolaires ou universitaires qui, par ailleurs, vont inviter leurs parents et leurs amis. Cela permet à ces publics de se rencontrer, de partager et de découvrir les œuvres des collections. »

    Les jeunes à l’honneur

    « Enfin, sur le toit terrasse, on organise avec le café Kiosk une soirée musicale. On espère un public jeune. Venir dans un musée le soir, c’est une ambiance magique, on échappe au rythme du quotidien », conclut Gilles Baume.

    Cette année, à l’occasion de cette Nuit des musées, des animations sont prévues dans le cadre la 14e édition de « La classe, l’œuvre ! ». Un dispositif créé en partenariat avec le ministère de l’éducation nationale et de la jeunesse, et qui s’inscrit dans le parcours d’éducation artistique et culturelle. « Après avoir étudié des œuvres durant l’année scolaire, les élèves eux-mêmes assurent la visite et deviennent, le temps d’une soirée, les passeurs de culture », écrit Catherine Pégard, ministre de la Culture, dans l’édito 2026 de la Nuit des musées. Cette initiative a débuté en 2013 avec 100 musées et 100 écoles ou établissements participants, dans toute la France. En 2025, 247 musées et 8 739 élèves de plus de 300 établissements scolaires ont participé, une légère baisse par rapport à 2016, où on estimait 10 000 élèves de 462 écoles.

    Les élèves, de la maternelle au lycée, étudient l’œuvre tout au long de l’année, apprennent à l’interpréter ou s’en inspirer pour créer des productions en lien et se l’approprier. Au cours de la nuit, ils proposent alors une médiation libre, soit une analyse, soit une proposition plus artistique et spontanée.

    Le soleil couché, la Nuit des musées porte aussi l’ambition d’attirer les publics jeunes ou défavorisés. L’objectif est de dévoiler les richesses du patrimoine, français et européen. Émilie Girard, présidente de l’Icom (Conseil international des musées) soulignait, l’an passé sur France Culture, que le but est de « les rendre [les musées] moins impressionnants, montrer qu’ils sont à la portée de chacun et ainsi contribuer à cette fameuse démocratisation culturelle ». En effet, l’année dernière, plus de 3 400 musées en Europe ont participé à la Nuit des musées, dont près de 1 300 en France. Un chiffre croissant. Dans le pays, les musées accueillent autour de 2 millions de visiteurs à chaque édition.

    La Nuit des musées se déroule ce samedi 23 mai, jusqu’à minuit

  • Dans le Var, le projet Geopark avance avec l’inauguration de la salle scientifique de la Maison de la Nature du Plan

    Dans le Var, le projet Geopark avance avec l’inauguration de la salle scientifique de la Maison de la Nature du Plan

    Porté par les Départements du Var et des Alpes-Maritimes, le projet de création du géoparc du Socle de la Provence et d’obtention du label mondial « Géopark Unesco », à cheval sur les massifs des Maures, de l’Estérel et du Tanneron, continue de se construire, à quelques mois du dépôt de candidature, prévu pour début 2027. « Zone géographique unifiée où des sites et des paysages d’importance géologique internationale sont gérés selon un concept holistique de protection, d’éducation et de développement durable », selon la définition donnée par l’institution, il s’étend sur 1 600 m², entre le Var et les Alpes-Maritimes, du Cap Sicié jusqu’au plateau de Vallauris, constituant la « Provence Varisque ».

    Ce vendredi a été inaugurée la salle scientifique de la Maison départementale de la nature du Plan, à La Garde, ainsi que son exposition permanente. Un lieu qui n’a pas été choisi au hasard, puisqu’il fait partie intégrante du projet de géoparc, dont il sera l’un des points d’entrée. Il constituera ainsi l’un des 18 sites informatifs, en complément des 63 géosites qui composeront le géoparc. L’exposition a pour but de présenter ses aspects géologiques à travers plusieurs outils : vidéoprojection, panneaux explicatifs, modélisations, cartes, microscopes…

    Un lieu essentiel pour obtenir le label « Géoparck », comme l’explique Jean-Marc Lardeaux, docteur en géologie, l’un des porteurs du projet : « L’Unesco veut que la valeur scientifique du territoire soit de niveau international, mais aussi que les habitants s’approprient cette connaissance et comprennent comment la ressource géologique a permis le développement des sociétés. » Dans cette optique, « la vulgarisation est capitale. Il ne faut pas se perdre dans des vocabulaires trop précis, tout en restant rigoureux. » Car, finalement, « le projet du géoparc doit incarner la simplicité, la mise à disposition, mais aussi la rigueur scientifique. »