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  • Le programme gourmand de la maison des 4 frères à Ollioules

    Le programme gourmand de la maison des 4 frères à Ollioules

    Programme chargé à la Maison départementale de la Nature des Quatre Frères. Cette bastide provençale située entre Signes et le Beausset et nichée au cœur d’un espace naturel de 380 hectares, propose tout au long de l’année des activités gratuites sensibilisant à la nature. En cette période de vacances, les organisateurs ont multiplié les propositions à faire en familles ou entre amis.

    Jusqu’à samedi, une balade « Nature gourmande » est proposée quotidiennement, ponctuée de petites histoires sur les usages de Provence. Le départ se fait à 14h, la balade dure 2h et peut se faire dès 6 ans. C’est gratuit et sans inscription.

    À réaliser en solo à l’aide d’une carte à retirer à l’accueil entre 9h et 15h30 y compris le dimanche : le jeu de piste « Secrets de cuisine » pour partir à la recherche de balises cachées sur le site. Autre option, visiter l’exposition « La cuisine provençale » mise en scène par Édouard de Laubrie, chargé de collections et de recherches, responsable du pôle Agriculture et Alimentation du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée. Du lundi au dimanche, toujours gratuit et toujours sans inscription.

    Et bien sûr, il y a les cinq sentiers en boucle entre 1,5 et 10km permettant toutes les richesses de ce territoire incroyable.

    Chiens de troupeau

    à venir

    À noter dans l’agenda : le samedi 8 novembre, à partir de 9h, le site accueillera une matinée d’information et de sensibilisation aux conflits d’usage en présence de chiens de protection de troupeaux. Proposée par le Département du Var et le CDOS, la matinée est destinée notamment aux randonneurs, vététistes, promeneurs… pour permettre à chacun d’avoir les bons gestes et les bonnes attitudes. Après la théorie, une démonstration en extérieur en présence d’un éleveur varois accompagné de son chien, de deux caprins et deux bovins.

  • À la Major, tutoyer les cieux avec le sculpteur Marcoville

    À la Major, tutoyer les cieux avec le sculpteur Marcoville

    Pour nos déchets, il y a une vie après la vie. Et ressuscités par la poésie de l’illusionniste Marcoville, ils s’en retrouvent sublimés. À la Major, qui a séduit l’artiste par son implantation face à la mer et offre depuis le 25 octobre un écrin majestueux à sa nouvelle exposition, les visiteurs sont aux anges.

    La sacristie fait école

    Dès le seuil de l’édifice religieux franchi, le caractère le spectaculaire et monumental de l’œuvre éblouit. Les colonnes romano-bizantines se déploient en une forêt de palmiers et autres essences exotiques qui grimpent à 5 mètres de haut. Une procession de 600 anges en verre transparent sablé et or prend son envol, le long de la nef. Grandeur nature, 50 madones revêtues de dentelles translucides ou de drappés dorés et colorés veillent devant l’autel, sur un banc de 30 000 poissons en verre irisé qui s’élèvent vers le ciel en une nuée étincelante de 30 mètres de haut. Enfin, transcendance du geste du plasticien, lorsque les rayons du soleil couchant embrasent les vitraux de la Major, l’œuvre prend les allures d’un hymne à la foi.

    Exposer cet artiste hors norme, c’est une première pour la cathédrale Sainte-Marie Majeure. Comme c’est une première pour Marcoville d’exposer à Marseille. Le projet, soutenu par Michel Pezet, devait être programmé dans le cadre de Marseille Capitale culturelle européenne en 2013. Il fut ajourné. Et, après avoir investit L’église Saint-Julien de Tours ou Notre-Dame de Fourvière à Lyon, ses « Lumières célestes » descendent sur Marseille.

    C’est que le sculpteur de 86 ans est patient. Autant qu’il faut l’être depuis 50 ans qu’il récupère, cisaille, brise, raye, rouille, sable, colorie, peint, empile, assemble ou colle des milliers de morceaux de verre. Dans son atelier il transfigure chacun de ces débris à la main, grâce à des techniques, parfois complexes, de sa propre invention. Prennent alors naissance des petits poissons, des baobabs, des danseuses de french cancan ou des vierges à l’enfant qui iront alimenter ses compositions.

    Soutenu par la plateforme culturelle Pour que Marseille Vive, le projet s’accompagne d’un volet éducatif : l’artiste ira visiter des établissements scolaires pour expliquer aux écoliers l’importance du recyclage et comment l’art peut naître du rebut.

  • L’art de la photographie naturaliste se dévoile

    L’art de la photographie naturaliste se dévoile

    L’automne est de retour et avec elle ses lumières dorées et paysages incroyables. Pensé comme un temps de contemplation et de partage, les Rendez-vous d’automne du Festival de la Camargue reviennent, ces samedi et dimanche en plein air, au cœur des espaces naturels de Camargue avec des expositions, mais aussi des temps forts à ne pas manquer.

    Les expositions à voir au parc ornithologique de Pont de Gau aux Saintes-Maries-de-la-Mer, au Domaine de Méjanes à Arles ou encore aux jardins de la Tour à Port-Saint-Louis-du-Rhône regroupent les œuvres de trois photographes qui, à travers leurs objectifs et leur regard singulier, expriment un rapport au vivant à la fois intime, esthétique et respectueux de la nature et de l’environnement.

    La beauté d’une nature captivante

    Cette nouvelle édition met donc à l’honneur la photographie de nature qui s’offre aux petits comme aux grands curieux, promeneurs ou passionnés. Sont donc à découvrir des clichés inspirés par la vie sauvage et la beauté des grands espaces naturels.

    Parmi les expositions proposées, vous trouverez Petite faune du Sud de Laurent Fiol, une invitation à sortir des premières idées qui nous viennent à l’esprit quand on pense à la Camargue. Le travail de Laurent Fiol est une invitation à ralentir, à se pencher un peu plus près du sol pour y voir toute la richesse que ce territoire peut nous offrir, à travers un petit monde délicat et poétique. La nature dans tous ses états, d’Annabelle Chabert, qui souhaite à travers ses photos faire une ode aux petits et grands changements qui s’opèrent dans la nature, qu’ils soient climatiques ou saisonniers, donnent une saveur particulière aux paysages si on prend le temps de s’y attarder.

    Pour ces deux expositions, le vernissage a lieu ce samedi à partir de 11h30, au parc ornithologique, en présence des photographes.

    Sont également à contempler l’exposition Zénitude crépusculaire de Franck Follet, au Domaine de Méjanes. L’artiste donne à voir la Camargue qu’il aime. Une nature sauvage et pure, mystérieuse et envoûtante, où l’inspiration zen japonaise se mêle à la beauté des flamants roses évoluant dans leur milieu naturel.

    Enfin, le collectif Regard du Vivant se penche sur l’aigle de Bonelli, avec l’exposition Aigle de Bonelli, Prince des garrigues à laquelle a participé Maxime Briola, un photographe naturaliste notamment reconnu pour ses clichés sur les serpents et co-auteur de l’exposition. Vous pourrez en apprendre davantage sur cet oiseau emblématique et menacé des garrigues méditerranéennes avec une approche à la fois esthétique et scientifique au sein des jardins de La Tour cette fois-ci.

    Dimanche, un déjeuner gipsy au son des guitares avec les Gitano Family vous attend à la Bergerie de Méjanes, pour clôturer le week-end et les festivités.

    Infos sur le site
    festival- camargue.fr

  • Quand le Gard se souvient de la guerre 1939-1945

    Quand le Gard se souvient de la guerre 1939-1945

    À l’occasion des 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Archives départementales du Gard présentent une exposition d’envergure : « Le temps de la guerre. 1939-1945 dans le Gard ».

    Inaugurée lundi 13 octobre et visible jusqu’en mai 2027, elle rend hommage à la mémoire de celles et ceux qui ont vécu, subi ou combattu la guerre sur le territoire gardois.

    Un devoir de mémoire

    Fruit de deux années de travail, cette exposition regroupe plus de 500 objets, documents et témoignages, pour beaucoup inédits, retraçant la vie quotidienne des habitants entre 1939 et 1945. De la mobilisation à la Libération, en passant par l’exode, la résistance ou la répression, le parcours mêle archives écrites, sons, images et objets personnels. Les visiteurs y découvrent un Gard profondément marqué par le conflit : les réfugiés fuyant le nord de la France, la présence des troupes nazies dès 1942, les maquis cévenols, les pendus de Nîmes ou encore le massacre du puits de Célas.

    « L’histoire universelle se décline toujours au singulier. » Ces mots, prononcés lors du vernissage par la directrice des archives Corinne Porte, résument l’esprit de cette exposition : replacer la grande Histoire à hauteur d’hommes et de femmes, de villages et de familles. À travers une approche vivante, l’exposition entend toucher les jeunes générations autant que les passionnés d’histoire. Elle conclut : « transmettre cette mémoire, c’est rappeler que la paix n’est jamais acquise ».

    A.J.

  • Des sculptures et des photos pour expliquer la maladie

    Des sculptures et des photos pour expliquer la maladie

    En ce mois d’octobre, dédié à la lutte contre le cancer, le Centre Ressource d’Aix-en-Provence coordonne près de 80 actions en lien avec Octobre Rose. Parmi elles, l’exposition « Next ! ». Jusqu’à la fin du mois, des bustes en plâtre à l’effigie de femmes sculptés par l’artiste Matthieu Faury sont installés pour le grand public et les bénéficiaires des locaux du centre, aux Milles.

    Les quelque 500 bénéficiaires des lieux, comme le public extérieur, sont invités à profiter de l’installation temporaire. C’est l’entreprise vauclusienne CBA Informatique Libérale qui a proposé l’initiative dans un premier lieu. Les œuvres ont été réalisées en coopération avec huit femmes volontaires suivies par l’Institut du Cancer Avignon Provence Sainte-Catherine, où les œuvres sont habituellement exposées.

    Elles sont, par le passé, mises en avant à Paris et Biarritz. Par cette initiative, ce sont des parcours personnels de combat contre la maladie « par le biais d’un prisme humain », précise Stéphane Salord, président du Centre Ressource aixois, qui veut être mis en lumière. « La proposition était singulière et pour la première fois, l’exposition sortait des murs d’Avignon, rapporte Stéphane Salord. Au Centre, nous cherchons à travailler sur la valorisation de la personne, la stimulation psychologique, et à faire attention que les personnes suivies conservent une estime de soi-même. Le traitement contre le cancer peut être très brutal. C’est justement tout un travail de reconstruction qui est mis en avant. L’exposition s’inscrivait dans cette démarche-là. »

    Pour le président du Centre Ressource, « Next ! » s’imbrique parfaitement dans le panel d’activités « d’art-thérapie » proposées par les équipes de cet établissement d’accompagnement.

  • L’œuvre douce-amère de Katia Bourdarel à Marseille

    L’œuvre douce-amère de Katia Bourdarel à Marseille

    « Aux frontières du rêve et du réel, l’univers de Katia Bourdarel mêle le corps et la nature dans un voyage entre lumière et ombre, fragilité et puissance, douceur et chaos », affiche un panneau au rez-de-chaussée du Musée Regards de Provence, qui accueille jusqu’au 15 mars 2026 l’exposition de cette Marseillaise, « De fiel, de miel et de sel ». A priori, une exposition aux saveurs fades. Jusqu’à ce que notre rétine, ne s’accommode difficilement d’une série de toiles qui paraissent être des photographies au réalisme invraisemblable. Mais quelques pas en avant, permettent de voir le détail de ces peintures, parmi lesquelles Damnatio memoriae #9 et Rebelle #1. En vis-à-vis, une statue masquée par des feuillages, et le même item entièrement drapé de blanc. Presque envie de soulever ce voile tant il paraît concret. Entre le fiel et le miel, elle est peut-être là, la pincée de sel.

    « Noirceurs et soleils »

    « Inspirée par des figures mythologiques ainsi que par des textes classiques de Platon et Ovide à Apulée », indique la commissaire de l’exposition, Amélie Adamo, « l’œuvre de Katia Bourdarel nous plonge dans une exploration intime et collective de la métamorphose. Elle résonne avec nos noirceurs et nos soleils, de l’amour à la mort ». Différentes Narcisse et odalisques sont encore bluffantes de détails, tout au long d’un parcours où les nus sont légion, dévoilant chaque pli des corps et du visage. Plus l’exposition se dévoile, plus la clarté laisse place à la noirceur, comme le suggère une nuée de corbeaux suspendus en l’air. Le chemin tout tracé vers les Nocturnes métamorphoses de Katia Bourdarel qui, au son d’une musique crépusculaire, dévoilent des beautés douces-amères, assaisonnées d’un sel qui nous comprime le cœur et les artères.

  • Les visages de la MSA mis à l’honneur à Avignon

    Les visages de la MSA mis à l’honneur à Avignon

    L’exposition photographique « 80 ans ensemble », proposée par la MSA (Mutualité sociale agricole) Alpes-Vaucluse, est à retrouver dans l’Hôtel de Ville d’Avignon, jusqu’au vendredi 31 octobre prochain.

    On y retrouve 12 portraits photographiques de personnes âgées de 80 ans, symbolisant la Sécurité sociale. « Nous célébrons la promesse faite aux familles de ne plus être aussi soumises aux aléas des maladies. Nous pouvons tous vivre plus décemment grâce à ce régime social », lance depuis le cœur de la mairie de la Cité des Papes Marie-Claude Salignon, présidente de la MSA Alpes-Vaucluse, lors de l’ouverture de la cérémonie. 48 clichés réalisés par Cédric Surles, responsable des prestations familiales de la MSA. « Nous venons raconter des histoires qui représentent ceux pour qui nous travaillons », pousse ainsi Céline Argenti-Dubourget, directrice de la MSA Alpes-Vaucluse. « Cela permet de faire de la pédagogie pour rappeler que cela ne doit absolument pas être morcelé », ajoute Anne-Laure Torresin, directrice générale de la CCMSA.

    Une initiative soutenue par de nombreux acteurs du territoire, à commencer par la maire d’Avignon, Cécile Helle (PS), qui a tenu à rappeler son attachement à « l’universalisme » de ce système. Tout comme Lucien Stanzione, sénateur (PS) de Vaucluse, qualifiant la Sécurité sociale de « trésor national », et ayant émis la volonté de délocaliser plus tard l’exposition au Sénat et au Salon de l’agriculture. « Il faut faire en sorte de la défendre alors qu’elle est extrêmement attaquée. Pour que nos enfants continuent à en profiter », poursuit-il. Tandis que le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, a souligné que « ce qui, pour beaucoup, peut sembler acquis et indestructible, est le fruit de combats menés par nos anciens ».

  • Au Mucem, Don Quichotte extravagant et crépusculaire

    Au Mucem, Don Quichotte extravagant et crépusculaire

    Finement imaginée par deux responsables scientifiques du Mucem, Aude Fanlo et Helia Paukner, cette exposition requiert un singulier alliage de vigilance et de fantaisie. Sans souci de hiérarchie, elles ont réuni plus de 200 pièces : des farces, des turbulences et des pirouettes, une abondante iconographie à la fois « élitiste » et « populaire ». Des citations de Michel Foucault, Salman Rushdie et Monique Wittig sont juxtaposées avec des éditions originales du XVIIe siècle. En dérapage contrôlé, des coupures de presse, des photos de carnaval, un jeu vidéo et une vignette publicitaire de Tricosteril cohabitent avec des gravures de Dürer et Velasquez.

    Cette déferlante rencontra ses rebondissements, le récit de Miguel de Cervantès fut un best-seller, traduit en plusieurs langues. Sa tragicomédie et ses causes perdues furent interprétées et piratées, avec ironie, démesure et passion, par des gens de théâtre et des militants, ou bien par des incontournables comme Daumier, Gustave Doré, Picasso, Dali, Julio Gonzalès et Gérard Garouste. À côté de ces figures attendues, on découvrira les enluminures d’un « artiste brut », Reinhold Metz, autrefois repéré par Dubuffet et Thévoz.

    Un avenir brutal

    ou bien la mélancolie ?

    Une place de choix est accordée au performer Abraham Poincheval. On aperçoit, relatée par un film de Matthieu Verdeil, son errance parmi les éoliennes et les terrains vagues de la Bretagne, ainsi que la transformation de son armure d’hidalgo : sa doublure intègre sur la photo de cet article les algues, les coquillages et les feuillages d’un paysage marin.

    La démarche de Poincheval pose la question de l’héritage de Don Quichotte, entamé par les sombres connotations du XXe siècle : peut-on encore croire, comme l’écrit affectueusement Erri de Luca, que « Quichotte est tout le temps par terre, mais qu’il se relève et qu’il reste invaincu » ?

    Puisque cette exposition à la fois savoureuse et complexe est visible jusqu’au 30 mars, on conseillera de visiter deux ou trois fois le rez-de-chaussée du Mucem : le temps pour revoir l’effrayante tentative filmique d’Orson Welles qui campe le chevalier à la triste figure au milieu de processions de pénitents cagoulés issus du franquisme. Par « sauts et gambades », on pratiquera une révision libre, grâce aux multiples entrées de son catalogue (Gallimard, 264 pages, 130 illustrations). Dans la programmation du Mucem, on signalera la journée du 28 janvier, pour laquelle Roger Chartier et William Marx sont pressentis.

  • Une application « archistoire » à La Seyne-sur-Mer

    Une application « archistoire » à La Seyne-sur-Mer

    L’occasion de découvrir jusqu’au 15 novembre du mardi au samedi, l’exposition « dans le sillage des chantiers ». Pour cela, il suffit de télécharger l’application Archistoire et de cliquer sur l’onglet « Var » puis « La Seyne-sur-Mer » pour visiter les chantiers Seynois.

  • Une dernière danse pour Banksy

    Une dernière danse pour Banksy

    Un succès tel (plus de 60 000 visiteurs) qu’elle joue les prolongations. L’exposition « Banksy, une révolution », initialement programmée du 14 juin au 5 octobre, se poursuit jusqu’au 19 octobre. à l’affiche, 80 œuvres issues de collections privées européennes, dont 40 de Banksy. Un artiste britannique internationalement reconnu, figure mythique et mystique du street art, qui serait âgé d’environ 50 ans et dont l’identité, encore inconnue à ce jour, est sujette à spéculations. Il pourrait s’agir de Robert Gunningham, street artiste originaire de Bristol, ex-colocataire d’artistes ayant travaillé avec Banksy. Ou bien de Robert Del Naja, leader du groupe de trip-hop décolonialiste Massive Attack, ou encore du dessinateur Jamie Hewlett, père de l’univers graphique du groupe Gorillaz.

    Aux côtés de Basquiat, Harring, Madame…

    Avec le pochoir et les bombes de peinture (généralement noire et blanche) comme instruments de prédilection, Banksy réalise, depuis la fin des années 1990, des œuvres engagées sur les murs du monde entier. Prônant l’humanisme, les droits de l’homme, le décolonialisme, l’antimilitarisme et l’anticapitalisme, plusieurs de ses réalisations ont marqué le monde, comme Le jeteur de fleurs ou l’illustre La petite fille au napalm, avec Mickey Mouse et Ronald McDonald lui tenant la main, peintes sur le mur de séparation de Bethléem, en Cisjordanie. Il réalise aussi des peintures pour s’attaquer à la gouvernance mondiale, à la société de consommation et l’ultralibéralisme, pour commémorer les attentats de Paris, le meurtre de George Floyd, soutenir les soignants pendant la pandémie de Covid-19, défendre la cause palestinienne ou encore sensibiliser à la situation des réfugiés. Il apporte une aide financière régulière à ces causes grâce aux bénéfices qu’il réalise.

    L’exposition présente une partie de ses réalisations en les replaçant dans leur contexte historique et social. Mais aussi dans celui du street art, raconté de manière chronologique à travers des figures emblématiques telles que Keith Harring et Jean-Michel Basquiat. Avec une place laissée à des artistes français comme Gérard Zlotykamien, Blek Le Rat, JR, Madame ou encore Invader, pour ne citer qu’eux.

    Entrée 7 euros, 4€ groupes de 10 personnes et étudiants, gratuit pour les enfants.