Tag: exposition

  • Quand le Gard se souvient de la guerre 1939-1945

    Quand le Gard se souvient de la guerre 1939-1945

    À l’occasion des 80 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Archives départementales du Gard présentent une exposition d’envergure : « Le temps de la guerre. 1939-1945 dans le Gard ».

    Inaugurée lundi 13 octobre et visible jusqu’en mai 2027, elle rend hommage à la mémoire de celles et ceux qui ont vécu, subi ou combattu la guerre sur le territoire gardois.

    Un devoir de mémoire

    Fruit de deux années de travail, cette exposition regroupe plus de 500 objets, documents et témoignages, pour beaucoup inédits, retraçant la vie quotidienne des habitants entre 1939 et 1945. De la mobilisation à la Libération, en passant par l’exode, la résistance ou la répression, le parcours mêle archives écrites, sons, images et objets personnels. Les visiteurs y découvrent un Gard profondément marqué par le conflit : les réfugiés fuyant le nord de la France, la présence des troupes nazies dès 1942, les maquis cévenols, les pendus de Nîmes ou encore le massacre du puits de Célas.

    « L’histoire universelle se décline toujours au singulier. » Ces mots, prononcés lors du vernissage par la directrice des archives Corinne Porte, résument l’esprit de cette exposition : replacer la grande Histoire à hauteur d’hommes et de femmes, de villages et de familles. À travers une approche vivante, l’exposition entend toucher les jeunes générations autant que les passionnés d’histoire. Elle conclut : « transmettre cette mémoire, c’est rappeler que la paix n’est jamais acquise ».

    A.J.

  • Des sculptures et des photos pour expliquer la maladie

    Des sculptures et des photos pour expliquer la maladie

    En ce mois d’octobre, dédié à la lutte contre le cancer, le Centre Ressource d’Aix-en-Provence coordonne près de 80 actions en lien avec Octobre Rose. Parmi elles, l’exposition « Next ! ». Jusqu’à la fin du mois, des bustes en plâtre à l’effigie de femmes sculptés par l’artiste Matthieu Faury sont installés pour le grand public et les bénéficiaires des locaux du centre, aux Milles.

    Les quelque 500 bénéficiaires des lieux, comme le public extérieur, sont invités à profiter de l’installation temporaire. C’est l’entreprise vauclusienne CBA Informatique Libérale qui a proposé l’initiative dans un premier lieu. Les œuvres ont été réalisées en coopération avec huit femmes volontaires suivies par l’Institut du Cancer Avignon Provence Sainte-Catherine, où les œuvres sont habituellement exposées.

    Elles sont, par le passé, mises en avant à Paris et Biarritz. Par cette initiative, ce sont des parcours personnels de combat contre la maladie « par le biais d’un prisme humain », précise Stéphane Salord, président du Centre Ressource aixois, qui veut être mis en lumière. « La proposition était singulière et pour la première fois, l’exposition sortait des murs d’Avignon, rapporte Stéphane Salord. Au Centre, nous cherchons à travailler sur la valorisation de la personne, la stimulation psychologique, et à faire attention que les personnes suivies conservent une estime de soi-même. Le traitement contre le cancer peut être très brutal. C’est justement tout un travail de reconstruction qui est mis en avant. L’exposition s’inscrivait dans cette démarche-là. »

    Pour le président du Centre Ressource, « Next ! » s’imbrique parfaitement dans le panel d’activités « d’art-thérapie » proposées par les équipes de cet établissement d’accompagnement.

  • L’œuvre douce-amère de Katia Bourdarel à Marseille

    L’œuvre douce-amère de Katia Bourdarel à Marseille

    « Aux frontières du rêve et du réel, l’univers de Katia Bourdarel mêle le corps et la nature dans un voyage entre lumière et ombre, fragilité et puissance, douceur et chaos », affiche un panneau au rez-de-chaussée du Musée Regards de Provence, qui accueille jusqu’au 15 mars 2026 l’exposition de cette Marseillaise, « De fiel, de miel et de sel ». A priori, une exposition aux saveurs fades. Jusqu’à ce que notre rétine, ne s’accommode difficilement d’une série de toiles qui paraissent être des photographies au réalisme invraisemblable. Mais quelques pas en avant, permettent de voir le détail de ces peintures, parmi lesquelles Damnatio memoriae #9 et Rebelle #1. En vis-à-vis, une statue masquée par des feuillages, et le même item entièrement drapé de blanc. Presque envie de soulever ce voile tant il paraît concret. Entre le fiel et le miel, elle est peut-être là, la pincée de sel.

    « Noirceurs et soleils »

    « Inspirée par des figures mythologiques ainsi que par des textes classiques de Platon et Ovide à Apulée », indique la commissaire de l’exposition, Amélie Adamo, « l’œuvre de Katia Bourdarel nous plonge dans une exploration intime et collective de la métamorphose. Elle résonne avec nos noirceurs et nos soleils, de l’amour à la mort ». Différentes Narcisse et odalisques sont encore bluffantes de détails, tout au long d’un parcours où les nus sont légion, dévoilant chaque pli des corps et du visage. Plus l’exposition se dévoile, plus la clarté laisse place à la noirceur, comme le suggère une nuée de corbeaux suspendus en l’air. Le chemin tout tracé vers les Nocturnes métamorphoses de Katia Bourdarel qui, au son d’une musique crépusculaire, dévoilent des beautés douces-amères, assaisonnées d’un sel qui nous comprime le cœur et les artères.

  • Les visages de la MSA mis à l’honneur à Avignon

    Les visages de la MSA mis à l’honneur à Avignon

    L’exposition photographique « 80 ans ensemble », proposée par la MSA (Mutualité sociale agricole) Alpes-Vaucluse, est à retrouver dans l’Hôtel de Ville d’Avignon, jusqu’au vendredi 31 octobre prochain.

    On y retrouve 12 portraits photographiques de personnes âgées de 80 ans, symbolisant la Sécurité sociale. « Nous célébrons la promesse faite aux familles de ne plus être aussi soumises aux aléas des maladies. Nous pouvons tous vivre plus décemment grâce à ce régime social », lance depuis le cœur de la mairie de la Cité des Papes Marie-Claude Salignon, présidente de la MSA Alpes-Vaucluse, lors de l’ouverture de la cérémonie. 48 clichés réalisés par Cédric Surles, responsable des prestations familiales de la MSA. « Nous venons raconter des histoires qui représentent ceux pour qui nous travaillons », pousse ainsi Céline Argenti-Dubourget, directrice de la MSA Alpes-Vaucluse. « Cela permet de faire de la pédagogie pour rappeler que cela ne doit absolument pas être morcelé », ajoute Anne-Laure Torresin, directrice générale de la CCMSA.

    Une initiative soutenue par de nombreux acteurs du territoire, à commencer par la maire d’Avignon, Cécile Helle (PS), qui a tenu à rappeler son attachement à « l’universalisme » de ce système. Tout comme Lucien Stanzione, sénateur (PS) de Vaucluse, qualifiant la Sécurité sociale de « trésor national », et ayant émis la volonté de délocaliser plus tard l’exposition au Sénat et au Salon de l’agriculture. « Il faut faire en sorte de la défendre alors qu’elle est extrêmement attaquée. Pour que nos enfants continuent à en profiter », poursuit-il. Tandis que le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, a souligné que « ce qui, pour beaucoup, peut sembler acquis et indestructible, est le fruit de combats menés par nos anciens ».

  • Au Mucem, Don Quichotte extravagant et crépusculaire

    Au Mucem, Don Quichotte extravagant et crépusculaire

    Finement imaginée par deux responsables scientifiques du Mucem, Aude Fanlo et Helia Paukner, cette exposition requiert un singulier alliage de vigilance et de fantaisie. Sans souci de hiérarchie, elles ont réuni plus de 200 pièces : des farces, des turbulences et des pirouettes, une abondante iconographie à la fois « élitiste » et « populaire ». Des citations de Michel Foucault, Salman Rushdie et Monique Wittig sont juxtaposées avec des éditions originales du XVIIe siècle. En dérapage contrôlé, des coupures de presse, des photos de carnaval, un jeu vidéo et une vignette publicitaire de Tricosteril cohabitent avec des gravures de Dürer et Velasquez.

    Cette déferlante rencontra ses rebondissements, le récit de Miguel de Cervantès fut un best-seller, traduit en plusieurs langues. Sa tragicomédie et ses causes perdues furent interprétées et piratées, avec ironie, démesure et passion, par des gens de théâtre et des militants, ou bien par des incontournables comme Daumier, Gustave Doré, Picasso, Dali, Julio Gonzalès et Gérard Garouste. À côté de ces figures attendues, on découvrira les enluminures d’un « artiste brut », Reinhold Metz, autrefois repéré par Dubuffet et Thévoz.

    Un avenir brutal

    ou bien la mélancolie ?

    Une place de choix est accordée au performer Abraham Poincheval. On aperçoit, relatée par un film de Matthieu Verdeil, son errance parmi les éoliennes et les terrains vagues de la Bretagne, ainsi que la transformation de son armure d’hidalgo : sa doublure intègre sur la photo de cet article les algues, les coquillages et les feuillages d’un paysage marin.

    La démarche de Poincheval pose la question de l’héritage de Don Quichotte, entamé par les sombres connotations du XXe siècle : peut-on encore croire, comme l’écrit affectueusement Erri de Luca, que « Quichotte est tout le temps par terre, mais qu’il se relève et qu’il reste invaincu » ?

    Puisque cette exposition à la fois savoureuse et complexe est visible jusqu’au 30 mars, on conseillera de visiter deux ou trois fois le rez-de-chaussée du Mucem : le temps pour revoir l’effrayante tentative filmique d’Orson Welles qui campe le chevalier à la triste figure au milieu de processions de pénitents cagoulés issus du franquisme. Par « sauts et gambades », on pratiquera une révision libre, grâce aux multiples entrées de son catalogue (Gallimard, 264 pages, 130 illustrations). Dans la programmation du Mucem, on signalera la journée du 28 janvier, pour laquelle Roger Chartier et William Marx sont pressentis.

  • Une application « archistoire » à La Seyne-sur-Mer

    Une application « archistoire » à La Seyne-sur-Mer

    L’occasion de découvrir jusqu’au 15 novembre du mardi au samedi, l’exposition « dans le sillage des chantiers ». Pour cela, il suffit de télécharger l’application Archistoire et de cliquer sur l’onglet « Var » puis « La Seyne-sur-Mer » pour visiter les chantiers Seynois.

  • Une dernière danse pour Banksy

    Une dernière danse pour Banksy

    Un succès tel (plus de 60 000 visiteurs) qu’elle joue les prolongations. L’exposition « Banksy, une révolution », initialement programmée du 14 juin au 5 octobre, se poursuit jusqu’au 19 octobre. à l’affiche, 80 œuvres issues de collections privées européennes, dont 40 de Banksy. Un artiste britannique internationalement reconnu, figure mythique et mystique du street art, qui serait âgé d’environ 50 ans et dont l’identité, encore inconnue à ce jour, est sujette à spéculations. Il pourrait s’agir de Robert Gunningham, street artiste originaire de Bristol, ex-colocataire d’artistes ayant travaillé avec Banksy. Ou bien de Robert Del Naja, leader du groupe de trip-hop décolonialiste Massive Attack, ou encore du dessinateur Jamie Hewlett, père de l’univers graphique du groupe Gorillaz.

    Aux côtés de Basquiat, Harring, Madame…

    Avec le pochoir et les bombes de peinture (généralement noire et blanche) comme instruments de prédilection, Banksy réalise, depuis la fin des années 1990, des œuvres engagées sur les murs du monde entier. Prônant l’humanisme, les droits de l’homme, le décolonialisme, l’antimilitarisme et l’anticapitalisme, plusieurs de ses réalisations ont marqué le monde, comme Le jeteur de fleurs ou l’illustre La petite fille au napalm, avec Mickey Mouse et Ronald McDonald lui tenant la main, peintes sur le mur de séparation de Bethléem, en Cisjordanie. Il réalise aussi des peintures pour s’attaquer à la gouvernance mondiale, à la société de consommation et l’ultralibéralisme, pour commémorer les attentats de Paris, le meurtre de George Floyd, soutenir les soignants pendant la pandémie de Covid-19, défendre la cause palestinienne ou encore sensibiliser à la situation des réfugiés. Il apporte une aide financière régulière à ces causes grâce aux bénéfices qu’il réalise.

    L’exposition présente une partie de ses réalisations en les replaçant dans leur contexte historique et social. Mais aussi dans celui du street art, raconté de manière chronologique à travers des figures emblématiques telles que Keith Harring et Jean-Michel Basquiat. Avec une place laissée à des artistes français comme Gérard Zlotykamien, Blek Le Rat, JR, Madame ou encore Invader, pour ne citer qu’eux.

    Entrée 7 euros, 4€ groupes de 10 personnes et étudiants, gratuit pour les enfants.

  • Le Secours populaire expose 80 ans d’actions

    Le Secours populaire expose 80 ans d’actions

    Dans l’une des deux salles consacrées à l’exposition des 80 ans du Secours populaire français (SPF), Olivier Masini, membre de la direction de la fédération varoise et bénévole depuis plus de 20 ans, rappelle avec passion le parcours de cette association nationale d’utilité publique.

    Il rappelle sa création officielle le 15 novembre 1945, mais aussi les événements qui ont précédé cette date : « Il faut revenir à 1936, l’année du Front populaire et des congés payés. L’ancêtre du SPF s’appelait alors le Secours populaire de France et des colonies. » Et de préciser : « Il œuvrait déjà pour la solidarité, notamment en 1937 à la frontière espagnole, pour venir en aide aux Républicains fuyant le régime fasciste de Franco. » Dissoute en 1939, l’organisation voit ses responsables entrer en résistance. « Ça a été aussi le cas de notre président du secours populaire, Julien Loprêtre, qui s’était retrouvé – et il ne le savait pas au départ car il ne connaissait pas cette personne-là – dans la même cellule que Missak Manoukian, qui a été panthéonisé l’année dernière. »

    Une riche histoire sur laquelle le SPF continue de s’appuyer « pour faire tomber les barrières de l’enfermement social, de l’indifférence aussi, et lutter contre le rejet de l’autre ». « Avec les actes de racisme et de xénophobie auxquels on assiste aujourd’hui, il est important pour nous de rappeler les valeurs que nous véhiculons », tient à réaffirmer Olivier Masini.

    Parmi les dates importantes mises en avant dans cette exposition, parce qu’elle est fédératrice pour le Secours populaire, 1959 avec la rupture dramatique du barrage de Malpasset, à Fréjus. C’est en effet la première action du Secours populaire français sur le terrain pour porter assistance à des victimes d’une catastrophe naturelle, alors même que la fédération varoise n’était pas encore constituée. Elle le sera en 1968.

    Aujourd’hui, l’association continue de se battre sur tous les fronts et à faire face à l’urgence sociale. Le nombre de personnes accueillies dans ses permanences a presque doublé en quinze ans.

    Une structure engagée sur tous les fronts

    Présent à ce vernissage, l’adjoint à la culture, Yann Tanguy, a évoqué « un acteur incontournable de toute l’aide apportée aux gens qui sont dans le besoin, quelles que soient leurs difficultés. Ça fait partie de l’histoire française et de l’histoire du Var ! ».

    Et de poursuivre : « Par ces temps où les associations sont parfois un peu menacées par les problèmes budgétaires globaux, il est important de les soutenir. Et puis 80 ans, c’est un bel anniversaire ! »

    Plus loin, Magali Brunel, conseillère municipale et tête de liste pour 2026 de Toulon en Commun, souligne l’importance de ce moment de reconnaissance des problématiques sociales qui, loin de se résoudre, s’aggravent. « Nous avons de plus en plus besoin d’avoir des associations comme ça, engagées au service des plus fragiles et impliquées sur des problématiques qui nous touchent aussi territorialement : logement, alimentation et droit de vivre dignement. » Elle déplore toutefois leur mise en péril croissante, liée au désengagement de l’État.

    En somme, une exposition qui revisite dans le temps et dans l’espace les 80 ans mouvementés d’une solidarité plus que jamais essentielle et inspirante.

  • 18 artistes invitent à une « immersion urbaine »

    18 artistes invitent à une « immersion urbaine »

    Après avoir fait découvrir les univers de street artistes de renommée internationale comme JonOne, Andrea Ravo Mattoni, M. Chat ou encore Miss Tic, Parcelles 473 s’apprête à accueillir, cette fois, une exposition collective qui réunira 18 artistes pour un voyage artistique inédit autour du recyclage et de la transformation des matériaux urbains. « Chacun aura un espace dédié à l’intérieur ou à l’extérieur du musée pour créer des œuvres qui lui sont propres. Une œuvre en commun sera également réalisée », explique la responsable médiation du lieu, Mary Laleu.

    Plusieurs phases rythmeront ce projet inédit baptisé « Immersion urbaine », à la fois immersif et évolutif. Du 15 au 30 octobre, les visiteurs pourront découvrir les artistes en plein travail, plonger dans les coulisses de la création. « Notre but est de rendre l’art accessible à tous et de créer un pont entre les artistes et les visiteurs. Le street art est un des arts qui s’y prêtent le plus », insiste Mary Laleu. Puis, à partir du 30 octobre à 18h (vernissage) et jusqu’au 1er mars 2026, le public pourra découvrir l’exposition, laquelle sera amenée à évoluer au fil du temps.

    Exposition en mouvement

    « Nous allons programmer des permanences le week-end avec les artistes pour qu’ils puissent poursuivre leur travail créatif. L’exposition ne sera donc pas la même en octobre qu’en décembre ou février. Elle sera toujours en mouvement  », explique Laurent Rigail, le fondateur du musée. « Ce sera un parcours à travers des installations complètement différentes mais avec un fil conducteur : le recyclage ».

    Pour rendre possible cette expérience, le musée met à disposition des artistes une collection de matériaux et objets récupérés : « Décors de théâtre, façades, murs, cabines téléphoniques, morceaux de voitures, pneus, valises, panneaux de signalisation… Autant de fragments de la ville qui serviront de base à des créations inédites, entre sculpture, installation, peinture et détournement ».

    Majoritairement montpelliérains, ces artistes mettront en lumière la diversité et la richesse de la scène street art locale. Certains se sont déjà fait un nom, d’autres pas encore. « On va avoir pas mal d’artistes émergents, dont quelques-uns, comme Bénédicte Voglio, dont c’est la première exposition. L’idée étant à la fois de perpétuer le travail de certains et d’offrir un tremplin à d’autres  », souligne Mary Laleu. À noter que les œuvres créées pour l’occasion ou réalisées sur place pourront être acquises tout au long de l’événement. Des animations seront également proposées, avec la complicité de certains artistes, autour du thème du recyclage et de la récupération.

    * 425 avenue des Frères Bühler

  • La culture provençale prend le large au Château de la Buzine

    La culture provençale prend le large au Château de la Buzine

    Fifres et tambourins résonnent dans la cour du Château de la Buzine, en ce samedi 11 octobre. Tandis que certains se laissent aller à une volte toute provençale, poissonnières en coiffes blanches et pêcheurs avec leurs bas de forçats pour éviter de se blesser avec leurs filets de pêche, typiques du début du XXe siècle, ont fière allure pour le vernissage de l’exposition « Marsiho e la mar ».

    Une partie des troupes des associations de transmission de la culture provençale, telles que l’Escolo de la mar, fondée en 1877, Roudelet Felibren de Château-Gombert ou encore Trésors Patrimoine, ayant toutes œuvré à ce parcours, qui se déploie jusqu’au 8 mars 2026. Avec un angle ethnographique pour aborder la relation entre Marseille et la mer. « celui de la relation intime et poétique nouée entre les Marseillais. Pas comme un horizon commercial ou des rêves, mais plutôt comme un espace de travail, et même un emblème », résume Alexandre Mahue, commissaire d’une exposition qui démarre par une séquence aimantée par L’intérieur du Port de Marseille, vu du Pavillon de l’horloge du Parc, peint par Joseph Vernet en 1754. Autour de cet instantané portuaire, où les marchandises issues du bassin méditerranéen affluent sur les quais, s’esquisse un tableau vivant et ethnographique où s’agrègent objets issus des siècles derniers : des cordages aux musettes en osier, en passant par des jarres à huile et un coffre de marin du XVIIIe, paré d’attributs nuptiaux.

    Humaniser des emblèmes

    Clichée, mais non moins emblématique, une deuxième séquence ravive le souvenir des poissonnières. D’abord à travers leurs textiles, qui illustrent le fait qu’elles « n’étaient pas que des femmes modestes. Certaines étaient propriétaires de bancs qu’elles se transmettaient de mère en fille », éclaire Alexandre Mahue. Et, « en contrepoint de ces silhouettes qui dénotent déjà d’une folklorisation du costume de poissonnière », indique celui qui est aussi conservateur du Musée provençal de Château-Gombert, s’affiche leur « postérité iconographique », avec des gravures et céramiques indiquant « leur goût pour la parure ».

    Les « gens de mer », comme le suggère le nom d’une autre section, sont aussi à l’honneur. à travers leurs outils de travail comme des filets à épervier en cordage ou des paniers à palangrotte, mais aussi leurs habits de travail, de leur chemise en toile jusqu’à leur braïo retroussé. Autant d’évocations et mémoires d’une culture vivace dans les imaginaires, mais presque disparue, ou réservé aujourd’hui à de petits cercles, en ce qui concerne ses usages. Illustration supplémentaire de ces « arts de vivre » avec les thèmes de la bouillabaisse ou du cabanon, que de splendides services à poisson ou des photographies de l’excursionniste Édouard Cornet, revigorent respectivement dans l’histoire commune des Marseillais.

    Du mardi au dimanche de 10 à 13h et de 14 à 18h. Tarif plein : 5 euros, gratuit le 1er dimanche du mois.