Tag: exposition

  • Claude Viallat exposé à La Grande-Motte

    Claude Viallat exposé à La Grande-Motte

    Fondateur du groupe Supports/Surfaces, figure majeure de l’abstraction et coloriste hors pair, son œuvre est immédiatement reconnaissable grâce à sa « forme » emblématique (le motif répétitif évoquant un haricot ou un osselet).

    Jusqu’au 30 août, l’espace Michèle Goalard (La Capitainerie) accueille ainsi l’exposition « Retours en boucles – Taureau / Forme », qui met en lumière des œuvres de jeunesse de Claude Viallat, rarement exposées au grand public. Elle offre un regard précieux sur les débuts de son parcours artistique et révèle les influences qui ont nourri son œuvre, profondément enracinée dans le territoire méditerranéen, la culture camarguaise et les traditions taurines. L’attraction centrale de ce parcours artistique est un ensemble exceptionnel de quatorze panneaux monumentaux en bois prêtés par la commune d’Aubais, dépeignant des scènes de courses camarguaises et de corridas. Ces panneaux figuratifs de 1963 font face aux toiles libres contemporaines du célèbre peintre nîmois.

    L.M.

    Tous les jours de 10h à 13h et de 15h à 19h.

    Entrée libre et gratuite.

  • [C’est l’été] Les petits débrouillards au stade nautique à Marseille

    [C’est l’été] Les petits débrouillards au stade nautique à Marseille

    Les expériences scientifiques permettent d’aborder des questions concrètes comme le changement climatique, l’énergie, l’alimentation, la santé ou la biodiversité. Les Petits Débrouillards montrent que la science aide à comprendre les grands défis contemporains.

    L’objectif n’est pas seulement d’acquérir des connaissances, mais aussi de permettre aux habitants de participer aux débats de société en disposant d’informations solides et d’outils de réflexion.

    Le temps d’une semaine, Les Petits Débrouillards ont posé leur modulothèque « Notre mer Méditerranée » au Stade nautique Florence Arthaud à Marseille avec Nina pour animer tout cela. L’exposition pédagogique interactive invitait le public à participer à des activités scientifiques ludiques pour explorer l’histoire, la biodiversité, les grands fonds, déconstruire les idées reçues autour des mobilités, mieux connaître les usages partagés.

  • Une maxi fripe à prix mini à Marseille

    Une maxi fripe à prix mini à Marseille

    À La Mûrisserie, au 44 cours Julien, du vendredi 21 au dimanche 23 août.

  • [C’est l’été] Monuments marseillais en modèles réduits

    [C’est l’été] Monuments marseillais en modèles réduits

    Sitôt le seuil des Archives municipales de Marseille franchi, une maquette de la Villa Palestine, ce « pastiche architectural » de style néo-mauresque édifié au début du XXe siècle à l’Estaque, s’offre à la vue des visiteurs. Au sein de l’exposition actuellement accueillie par le bâtiment de la rue Clovis Hugues, à la Belle de Mai, c’est l’un des 29 modèles réduits (sur 90) du service Monuments et patrimoine historiques réalisé par le maquettiste Eric Majan, par ailleurs commissaire du parcours. « La protection au titre des monuments historiques sanctuarise et met en valeur les édifices publics ou privés concernés. La ville en compte aujourd’hui plus d’une centaine, dont une quarantaine entre 2020 et 2026. C’est cette politique volontariste que la présente exposition entend valoriser », souligne un cartel. La mise en lumière d’une ville marquée par des gestes d’architectes de tous ressorts parmi lesquels Henri-Jacques Espérandieu en 1864 avec la Bonne mère, ou encore Jean-Charles Danjoy avec le Château Pastré construit deux ans plus tôt à « l’âge d’or des bastides marseillaises ».

    Maquettes et aquarelles

    De la Cité radieuse du Corbusier, dont le chantier est rappelé par des clichés de 1952, à la maison de Pierre Puget construite en 1681, angle rue de Rome – Rue de la Palud, Marseille recèle de pépites architecturales plus ou moins scrupuleusement entretenues. Dans la salle de lecture, au 1er étage, l’atelier-maison construit en 1924 par Gaston Castel au 2, rue Croix de Régnier (4e), trône discrètement avec sa « proue de bateau » parmi d’autres édifices remarquables. Outre les maquettes, « 16 des 300 aquarelles de Catherine d’Ortoli », auteur de Marseille monuments (2019, Parenthèses), témoignent avec minutie de la diversité de styles à l’œuvre sur les bâtiments de la ville.

    Philippe Amsellem

    Le lundi de 13h à 17h et du mardi au vendredi de 9h à 17h

  • [C’est l’été] Pop en poupe à la Villa Carmignac de Porquerolles

    [C’est l’été] Pop en poupe à la Villa Carmignac de Porquerolles

    L’euphorie commence d’emblée par une série de Sunsets. Andy Warhol, l’artiste qu’on associe le plus au Pop Art nous livre un motif à répétition sérigraphiée autour du coucher de soleil. Un champ de couleurs aux contours brumeux avec des formes en suspension se fondant dans un ciel pastel et qui rappelle la virtuosité d’un Mark Rothko et agit comme une anesthésie visuelle.

    Puis, tout s’embrase avec une autre star-rock de la Pop Art, Roy Lichtenstein et son étonnant vitrail de lampes fluorescentes. Un éveil au spectacle de la nature, loin des néons aux slogans publicitaires. Du même artiste, une porcelaine émaillée sur acier représentant une jolie blonde américaine en pleurs, Crying Girl. Faisant référence aux romans de gare, le cliché, ludique, est jugé antiféministe aujourd’hui. L’héroïne envahit le cadre dans un style froid et plat, intensifiant les émotions fortes d’une femme soumise, hystérique ou fatale. Tout sentiment amoureux constitue pour elle une menace.

    Le processus créatif

    du Pop Art

    L’artiste à la technique des points de trame a multiplié les techniques, tournant le dos à l’art prétendu « noble ». Pour Lichtenstein, l’art est aussi puissant que la vie à l’instar de Landscape 5, un collage sérigraphié sur Rowlux aux propriétés réfléchissantes tel le miroitement de la lumière sur l’eau.

    Autre célébrité, à mi-chemin entre l’apologie et la parodie du rêve américain aussi consternant que merveilleux, Jeff Koons manie avec humour le gadget et le kitsch. L’apparence hilarante de son homard énorme gonflable a la force sculpturale dans un monde friand en monuments. Le goût grotesque d’un art gonflé par la spéculation.

    Le Pop englobe la musique

    Ancré dans le domaine de l’évasion, du divertissement et de la détente, le parcours de près de 80 œuvres est rythmé par une bande-son. Des tubes allant des Beach Boys, des Beatles à Otis Redding, intensifient l’expérience et la participation sensorielle et émotive du spectateur.

    Le genre est universel

    La volonté de corriger l’oubli des femmes artistes mises sous la touche dans le mouvement Pop Art est évidente. À l’époque, la déferlante capitaliste de « The American Way of Life » débarque dans l’Europe d’après-guerre. L’économie américaine est en pleine expansion avec pour modèle le suprématisme blanc, la consommation à outrance et la femme au foyer, objet sexuel et produit attirant. Un mouvement avant-gardiste se forme avec des œuvres radicales d’artistes tels que Judy Chicago (You don’t own me). La révolution sexuelle permet alors un nouveau type de femme libre, à l’allure déterminée (Rainy de Kiki Kogelnik), sportive (Divers de Joan Brown) et indépendante (Bien sûr le petit bateau de Martial Raysse). Une contre-culture affirmée que l’on retrouve aussi dans La belle endormie d’Evelyne Axell au corps alangui, marquant un érotisme défiant le refoulement du désir féminin. Fini les positions serviles. L’aura est une « pin-up » qui déguste une sucette glacée (Ice Cream). Lèvres ouvertes, langue évidente, dents brillantes, elle affirme sans embarras ses désirs, ridiculisant le voyeur qui y voit une zone érogène. Autre expression faciale, la bouche gigantesque de Welcome de Marjorie Strider qui se délecte à faire de son corps une arme plutôt qu’un obstacle.

    La trahison du rêve américain

    L’appel (E. Axell) est celui de l’aventure version Jack Kerouac. Il exprime ce désir de liberté par opposition au nationalisme américain et l’illusion de la belle vie consumériste. L’énergie sauvage d’un Tarzan révèle aussi que le voyeurisme n’est pas seulement affaire d’homme. Quant à Derrick Adams (Floater), il affiche une mer d’un bleu artificiel avec l’emploi de couleurs vives pour les distractions d’été. Une peinture stéréotypée faisant référence à The American Dream et la farniente, illustre à la fois un espoir et la trahison de ce rêve inatteignable.

    Entre rêve et réalité,

    un retour…sur terre

    Bel exemple d’éphémère, la gigantesque sculpture de Théo Mercier se dessine dans le sable sous un plafond d’eau et rappelle le court terme de la société de consommation, les excès de l’industrie des loisirs, le vite oublié du consommable qui modifie nos plages. Une œuvre vouée à être détruite, faute d’emballage…

    Exposition : « Sea, pop and sun » à la Villa Carmignac sur l’île de Porquerolles. Jusqu’au 1er novembre 2026.
    Juillet et août
     : De 10 à 19 h. Nocturne les jeudis jusqu’à 22 h. Septembre, octobre et novembre : De 10 à 18h.

  • [C’est l’été] Demain l’éclipse à La Londe-les-Maures

    [C’est l’été] Demain l’éclipse à La Londe-les-Maures

    Partez à la découverte des mystères des éclipses de Soleil et de Lune lors de ce temps fort proposé par l’association Atelier Buissonnier.

    De 15h à 22h40. Gratuit. Infos et inscription auprès de l’asso.

  • Classique, jazz et rock à « Song d’une nuit d’été »

    Classique, jazz et rock à « Song d’une nuit d’été »

    Créé par l’association éponyme, le festival Song d’une nuit d’été a pour objectif de proposer des concerts de qualité, dans une région plutôt difficile d’accès : les Hauts Cantons de l’Hérault. « Depuis sa première édition en 2024, la manifestation se veut intergénérationnelle, explique Bérangère Casanova, présidente de l’association. Cette année encore, il y aura donc trois soirées sur cinq dédiées à des genres musicaux spécifiques. » Le vendredi 7 août mettra ainsi la pop et le rock à l’honneur, avec un concert du groupe Macadam Farmer à 21h, sur la scène de l’abbaye. La soirée jazz se déroulera le 8 août avec la chanteuse Sandra Mounam, qui reprendra le répertoire envoûtant de Nina Simone. Enfin, le dimanche 9 août, la soirée sera dédiée à la musique classique avec le Trio Borsalino, qui se produira toujours à 21h, sur la scène de l’abbaye.

    Le festival propose également une soirée « gastronomie et musique », sur réservation. Cette année, celle-ci aura lieu mercredi 5 août, autour du thème « Un soir en Argentine  ». Le chef du gîte de l’abbaye de Villemagne préparera donc un menu inspiré des saveurs du Nord-ouest argentin, qui sera commenté et accompagné en musique par le trio Tikismikis.

    Par ailleurs, des concerts gratuits auront lieu tous les jours à 18h30. « Le jeudi 6 août, nous assisterons par exemple à une déambulation des Mandadors : deux artistes échassiers, mi-hommes, mi-arbres, qui jouent de l’accordéon et du violon de manière très poétique », se réjouit Bérangère Casanova.

    Du 4 au 9 août, l’Hôtel des Monnaies de Villemagne-l’Argentière accueillera par ailleurs une exposition d’instruments anciens. « C’est une grande chance d’accueillir cette exposition qui tourne partout en France. Elle est recommandée pour les familles, puisque les visites ne sont pas guidées, mais jouées », précise l’organisatrice. Avant de conclure : « Ce festival est une belle aventure humaine, mais ce n’est pas toujours facile dans une économie culturelle aussi défavorable. Si nous continuons, c’est parce que nous bénéficions d’une grande solidarité, d’une grande volonté de nos bénévoles, ainsi que du soutien de nos prestataires techniques.  »

  • L’autre Bonne Mère désormais visible gratuitement au fort Saint-Jean

    L’autre Bonne Mère désormais visible gratuitement au fort Saint-Jean

    « On est montés pour voir la statue, c’est la seule occasion qu’on aura de la voir aussi bien et d’aussi près », explique Hélène. Parisienne en vacances dans le Sud, elle est venue à Marseille pour la journée, et en a profité pour passer par le Mucem. « On avait réservé des places payantes et j’ai découvert à l’accueil toutes les activités gratuites que l’on pouvait y faire. C’est à ce moment-là qu’on en a entendu parler », poursuit-elle.

    Du 1er août au 30 septembre, la sentinelle qui surveille, depuis le mois de mars, l’entrée du Vieux-Port de Marseille du haut du fort Saint-Jean devient accessible gratuitement. Il s’agit d’une réplique de la statue de la Bonne Mère, s’inscrivant dans le prolongement de l’exposition du Mucem « Bonnes Mères ». Explorant la maternité méditerranéenne comme enjeu politique, de construction sociale, et de création artistique, cette nouvelle statue, réalisée par la Maison Christofle, donne à voir un nouvel aspect de la maternité à travers le symbole qu’elle représente. Au-delà de sa nature religieuse, la statue de Notre-Dame de la Garde est réputée pour veiller sur la ville et ses habitants.

    Profiter de la vue

    « Nous sommes montés en haut de la tour pour voir la vue sur la ville, et nous avons été agréablement surpris par cette statue ! » s’émerveille Martina, Hollandaise de passage à Marseille avec sa famille. La tour du Roi René offre une vue panoramique sur la cité phocéenne. Le Vieux-Port, le quartier du Panier, Notre-Dame de la Garde, ou encore le palais du Pharo, monter les 147 marches de son escalier vaut le détour. « À la base, je venais pour voir la vue, je ne savais pas qu’il y avait cette statue. C’est très beau ! » raconte Marine, originaire de Versailles.

    La statue de la Maison Christofle est tournée vers l’entrée du port, face à son originale, sur la colline de Notre-Dame. Offrant une remarquable symétrie, elles donnent presque l’impression de voir double. La réplique, gratuite et accessible depuis le Vieux-Port, permet aux visiteurs de l’admirer sous un angle inédit.

  • « Paradis perdu », un autreregard sur l’Amérique

    « Paradis perdu », un autreregard sur l’Amérique

    Intitulée « Paradis perdu », l’exposition « est une suite de celle de 2025, toujours dans notre envie de faire réfléchir, de sensibiliser le public en lui montrant des travaux photographiques de longue haleine et engagés », avance Valérie Laquittant, directrice d’ImageSingulières. Après le génocide des Amérindiens (Curtis), la crise de 1929 (Lange), l’internement d’Américains d’origine japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale (Adams), ce sont l’écologie et le social qui sont mis en lumière à la Cure d’Aumessas. Une exposition cette fois-ci plus contemporaine puisque les travaux réalisés par les deux artistes datent du début du XXIe siècle.

    Deux regards

    La première série, No agua, No vida, réalisée par John Trotter, s’intéresse aux dommages causés par l’Homme sur l’environnement. « Entre 2001 et 2017, John Trotter a travaillé sur le fleuve Colorado, il documente comment – depuis les montagnes rocheuses – ce fleuve a fini par s’assécher et n’arrive quasiment plus au delta du golfe de Californie. C’est notre petit coup de gueule écologique sur la crise terrible qui est en train de toucher le monde entier, sur la problématique de l’accès à l’eau », détaille Valérie Laquittant. Une problématique d’autant plus actuelle à l’heure où les fortes températures et la canicule font partie intégrante de la saison estivale. « On touche ici à la surexploitation des industries et à la non-préservation des zones humides, des fleuves. L’expansionnisme des villes tue petit à petit ce fleuve », poursuit Valérie Laquittant.

    ImageSigulières emmène ensuite les visiteurs à New-York, plus précisément dans le Queens, pour prendre une claque devant la série de Juliana Beasley, Last stop Rockaway Park. « L’artiste était en immersion à Rockaway Park, un coin perdu du Queens. Entre 2002 et 2010, les habitants ont été abandonnés à leur sort et la plupart avaient des problématiques sociales, psychologiques. C’est un travail magnifique de portraits avec un style flashy, un peu trash », détaille la directrice d’ImageSingulières. Ce n’est d’ailleurs pas la première collaboration entre Beasley et l’équipe d’ImageSingulières. L’Américaine était déjà venue à Sète en résidence en 2010 pour sa deuxième monographie, Sète#2010. « Avec cette série, Juliana s’intéresse aux marges de la société, s’est attachée à des personnes que l’on cherche à cacher. On est face à des personnes que notre société nous pousse à ne plus regarder car il faut être instagrammable ou je ne sais quoi. » Deux regards pour montrer une Amérique très différente de l’imaginaire collectif. « Ces photos nous parlent de ce rêve américain qui est en train de s’écrouler. Les États-Unis, ce ne sont pas seulement les posts de Donald Trump mais c’est aussi ça. »

    Louis Dupin

  • Plongez dans l’héritage sacré des Incas à Draguignan

    Plongez dans l’héritage sacré des Incas à Draguignan

    À travers un parcours à la fois chronologique et thématique, découvrez une vision du monde où le Sacré joue un rôle primordial, loin des religions telles que nous les pensons en Occident. En effet, pour les Incas, tout dans l’univers avait un caractère sacré de la nature aux hommes en passant par les ancêtres, le vivant et les dieux qui cohabitaient en parfaite harmonie.

    Ateliers et visites ludiques pour les petits

    Plongez au cœur de cette cosmovision andine lorsqu’au XVIe siècle, lors de la conquête espagnole, l’Empire inca s’étendait sur un immense territoire, bien au-delà des frontières du Pérou actuel. Dans le cadre de cette exposition, petits et grands pourront profiter de visites guidées pour les adultes mais aussi pour les enfants avec des visites ludiques proposées les samedis et dimanches à 16h30. À travers différents jeux et accompagnés par un médiateur ce moment à la fois ludique et pédagogique invite à découvrir les objets fascinants de la collection.

    Pour les plus jeunes toujours, un espace ludique a été installé au 3e étage de l’Hôtel départemental et offre de nombreuses activités autour de l’exposition entre 14h et 16h les samedis et dimanche. Sans oublier une chasse aux trésors andins. Avec leurs équipements d’aventuriers, les enfants vont pouvoir se lancer sur les traces de ces civilisations et sur celles du dernier empereur inca, tous les week-ends d’août et de septembre à partir de 14h et toujours au 3e étage du bâtiment.

    Inca, héritage sacré des Andes, jusqu’au 27 septembre à l’hôtel départemental des expositions du Var à Draguignan.