Tag: Environnement

  • Un sommet du sport rassemble autour des enjeux contemporains du secteur

    Un sommet du sport rassemble autour des enjeux contemporains du secteur

    Ce mercredi 29 avril, le World Trade Center Marseille Provence accueille la 3e édition du Sport Med Summit. Ce sommet doit réunir environ un millier de participants venant de différents clubs, institutions ou encore fédérations. Le but ? Créer un espace capable de rassembler l’ensemble des acteurs du sport autour des grands enjeux contemporains du secteur.

    François Singer, directeur général du Sport Med Summit, explique plus précisément l’utilité d’un tel événement : « Le sport traverse aujourd’hui des transformations majeures : enjeux climatiques, santé mentale, inclusion, nouvelles pratiques… Notre ambition est de réunir celles et ceux qui veulent agir et de créer un véritable catalyseur d’initiatives à impact pour le sport de demain. »

    Ce troisième opus prévoit une programmation et des sujets en lien avec l’actualité sportive. Avec en premier lieu les JO d’hiver 2030, défi écologique et économique pour les Alpes, du nord au sud. Des thématiques comme le sponsoring engagé, le sport santé ou encore le développement des territoires seront évoqués. Une table ronde autour de l’engagement et l’impact sociétal des athlètes se tiendra en compagnie de quatre sportifs.

    L’ancien gardien de l’OM Steve Mandanda, le double champion olympique de snowboard Pierre Vaultier, la cycliste paralympique Marie Patouillet et l’ex-nageur Fabien Gilot sont les invités de ce rendez-vous. Une édition qui doit permettre au secteur de faire un nouveau pas en avant pour assurer son futur.

  • Marseille : toujours mobilisés contre un data center à Saint-André

    Marseille : toujours mobilisés contre un data center à Saint-André

    « Le tramway, la première chose positive depuis bien longtemps dans le quartier, va passer là. Et on veut ajouter des camions ? » Venus de l’Estaque gare, Riaux ou de Saint-André, des habitants se sont de nouveau mobilisés, ce mardi 28 avril, devant le 90, chemin de Ruisseau-Mirabeau (16e). C’est là, sur 6 hectares de la friche industrielle de TCSI, qu’un data center, d’une puissance de 33 mégawatts, et une plateforme logistique de 34 000 m2 sur trois étages, devraient être construits si le projet porté par le groupe britannique Segro est validé.

    Il a déjà franchi, le 27 mars, l’étape de l’enquête publique avec des avis favorables. « Un Coderst [Conseil de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques Ndlr.] doit se tenir demain matin. Nous demandons à ce qu’il soit repoussé jusqu’à ce que soit faite une étude sérieuse sur le plan de circulation », pose Patrick Robert, président du comité d’intérêt de quartier (CIQ) de l’Estaque Gare et vice-président de la fédération des CIQ du 16e arrondissement. Une centaine de poids lourds transitent déjà, chaque jour, pour desservir la quarantaine d’entreprises de logistique domiciliées à cette adresse.

    « Prédation foncière »

    En ajouter davantage paraît intenable pour les riverains. « On a proposé de changer la destination du plan local d’urbanisme et de faire des logements, on en manque. Au CIQ Saint-André, on réclame l’arrêt total de ce projet », insistent Denis et Élisabeth Pelliccio, vice-président et présidente du CIQ en question. De son côté, Stéphane Coppey, délégué au juridique, aux transports et à la mobilité au sein de l’association France nature environnement (FNE) Bouches-du-Rhône, sera présent au Coderst. « Nous porterons la voix des CIQ », promet-il.

    Pour Antoine Devillet, du collectif « Le nuage était sous nos pieds », la perspective de cet énième data center, quand Marseille en compte déjà cinq sur son port, et qu’outre celui de Saint-André, un autre bâtiment serait prévu sur le site de Saint-Louis Sucre, pose problème. Ces installations « prennent la place d’autres projets, pour pratiquement aucun emploi. C’est de la prédation foncière », estime-t-il, quand environ 400 postes, dont 129 pour le data center, sont évoqués. Il pointe une « empreinte écologique énorme ». Autant de raisons pour lesquelles les habitants seront aussi devant le conseil municipal, ce mercredi à 8h, pour alerter les élus. À noter que dans l’enquête publique, Samia Ghali (DVG), maire adjointe, indiquait être « en désaccord avec le projet (…) dans les conditions actuellement proposées ».

  • Le ministre des Transports met en avant l’électrification maritime

    Le ministre des Transports met en avant l’électrification maritime

    Après deux années de travaux, Bendor, île privée de la société Ricard, rouvre ses portes au public. Le ministre chargé des Transports, Philippe Tabarot, a fait le déplacement pour participer à cet événement, marqué notamment par le baptême d’Amista : un navire de 11 mètres de long, à propulsion électrique, destiné à assurer une partie des liaisons avec le continent.

    Une visite qui intervient, a-t-il rappelé, dix jours seulement après les annonces du Premier ministre visant à accélérer l’électrification des transports, et peu après sa présence à l’inauguration du branchement électrique à quai des navires de croisière au port de Marseille-Fos.

    « C’est un grand moment d’émotion pour moi, d’être la marraine de ce merveilleux bateau », lance pour commencer Patricia Ricard, la petite-fille du créateur de la marque d’apéritif anisé, en revenant sur le nom même du bateau, Amista, qui signifie « amitié » en provençal. Et de poursuivre : « La plus belle phrase de notre grand-père, c’est “Fais-toi un ami par jour” ; là, je pense que ce bateau va nous en amener beaucoup, des amis. »

    La présidente de l’Institut océanographique Paul-Ricard a rappelé son engagement pour l’environnement, au service de la protection de la Méditerranée. Elle précise : « Ce bateau électrique va économiser entre 10 000 et 15 000 litres d’essence, soit 30 ou 40 tonnes de carbone… »

    Ses concepteurs néerlandais le décrivent comme « un ordinateur et une batterie flottants » pour souligner la technicité de ce navire qui peut tenir les 8 nœuds pendant 5 heures.

    Même l’évêque de Fréjus-Toulon a salué cette ingéniosité humaine qui permet de naviguer sur la mer et, peut-être demain, sans polluer.

    Le privé en transition ?

    Le ministre a ensuite été interrogé sur la voie ouverte par la décarbonation du transport touristique côtier. L’enjeu étant de savoir si ce type d’initiative, encore limité à une échelle modeste, peut être transposé plus largement à l’avenir. « Bien sûr, c’est un objectif », répond-il en soulignant que le transport maritime représente 3% des émissions mondiales et que, par conséquent, d’importantes actions doivent être menées.

    La bonne nouvelle, ajoute Philippe Tabarot avec peut-être un peu trop d’enthousiasme, c’est que le secteur est engagé dans une décarbonation progressive, portée par des initiatives tant privées que publiques. Et de continuer : « On a une mer Méditerranée extraordinaire et on a pu accueillir, il y a quelque temps, un sommet mondial à Nice. La France a pris un certain nombre d’engagements, maintenant, il faut les respecter. Et l’État doit montrer l’exemple. »

    Reste la question de l’accompagnement des autres acteurs du transport côtier vers des pratiques plus vertueuses, à l’image de l’opérateur TLV, qui transporte chaque année près d’un million de passagers vers Porquerolles.

    Là encore, le ministre se veut très rassurant, en mettant en avant un appel à projets lancé pour 60 millions d’euros, dans le cadre du système européen d’échange de quotas d’émission (ETS). Il permettra d’accompagner financièrement, grâce à des fonds publics, des projets privés visant à décarboner le transport maritime. « Nous allons donc accompagner dans cette transition les armateurs, avec une volonté très forte de pouvoir porter ces projets indispensables pour notre Méditerranée », ajoute-t-il. D’autant que cela répond, en plus, à une demande des habitants et des touristes.

    Le ministre poursuit : « On parle beaucoup dans notre région de la question du surtourisme. Je pense qu’on a un endroit magnifique que le monde entier veut connaître. À nous d’organiser les choses pour que ça ne se fasse pas au détriment de ce qui est, quelque part, notre plus grande richesse. »

    Jusqu’à un transport maritime 100% électrique ? « L’État a pris des engagements au sujet de la décarbonation au niveau européen pour être à zéro émission avant 2050 », répond le ministre. Pour lui « les choses avancent très rapidement », grâce aux effets conjugués « des armateurs qui investissent beaucoup » et aux efforts déployés par l’État.

    Les compagnies, conclut-il, jouent d’autant plus le jeu que c’est également devenu un enjeu économique, « notamment celles qui ont des intérêts bloqués dans le détroit d’Ormuz et qui souhaitent tirer les enseignements de cette crise ».

    à moins que, sitôt la situation rétablie, elles continuent à mener tout le monde en bateau.

  • Un projet photovoltaïque contesté dans une forêt des Hautes-Alpes

    Un projet photovoltaïque contesté dans une forêt des Hautes-Alpes

    Au pied des premiers reliefs du Dévoluy, entre la rivière du Rif de l’Arc et la D994, s’est développé un petit bois d’une vingtaine d’hectares, composé de résineux de taille modeste. À l’ombre des pins sylvestres grandit toutefois un peuplement de feuillus encore jeunes. « C’est ce qu’on appelle une forêt pionnière. Les pins ont poussé sur le dépôt de la rivière, mais d’ici trente ans, ils seront remplacés par les saules, cornouillers, chênes et érables », détaille Nick Nguyen, de l’association Sérigons Terres Vivantes, qui lutte contre l’arrivée d’un complexe photovoltaïque sur le site.

    Le projet, étudié depuis 2016 et approuvé par la préfecture en janvier dernier, conduirait à raser sept hectares de cet espace naturel où vivent plusieurs espèces protégées, comme le grand rhinolophe (une chauve-souris), ou la salamandre tachetée. Or l’association déplore qu’Ecoter, le bureau d’étude chargé de l’étude d’impact, ait selon elle minimisé la présence de cette biodiversité. « Les relevés ne mentionnent pas la présence d’espèces protégées comme la salamandre, explique Nick Nguyen. De plus, les relevés pour mesurer la présence d’oiseaux migrateurs ont été faits en juin, alors que la période recommandée, c’est en avril-mai ou en septembre. »

    Valorem défend un projet adapté au territoire

    Les militants affirment aussi que l’étude sous-estime l’aggravation du ruissellement et des inondations que causerait l’artificialisation du sol, menaçant le village et la zone artisanale voisine. Ils regrettent enfin la disparition annoncée d’une forêt encore en devenir, appréciée des riverains, utilisée comme espace de loisirs par les enfants et comme lieu d’activités pour des associations locales. Aussi, depuis 2019, les bénévoles ont organisé plusieurs manifestations, conférences et projections… En 2020, la pétition lancée contre le projet a récolté 5 300 signatures. « Nous ne sommes pas contre le photovoltaïque, bien contraire, mais pourquoi détruire un environnement naturel plutôt que de l’installer sur des sols déjà artificialisés ? », conteste Nick Nguyen. Son association a proposé d’implanter le futur projet de l’autre côté de la D994, à cheval sur la station d’épuration communale et la carrière de la Sablière du Buëch.

    De son côté, Valorem, société porteuse du projet, estime que cette idée conduirait à empiéter sur une zone protégée Natura 2000. « Nous travaillons avec un bureau d’étude indépendant, reconnu dans son domaine, et avons choisi un terrain adapté, en accord avec l’Office national des forêts, affirme Bertrand Maljournal, responsable de l’agence d’Aix-en-Provence. On a diminué la taille du projet et créé un corridor de passage pour la faune. Tout a été fait pour permettre que les espèces restent sur le site. » Il ajoute qu’en compensation, l’entreprise créera une réserve biologique de 167 hectares au bois de Loubet, à 15 km de là. Pour Camille Girard, chargé de communication, ces projets sont une nécessité de souveraineté énergétique : « La France dépend encore à 60% d’énergies fossiles pour lesquelles elle dépense 60 milliards par an en importation. On ne peut pas parler de souveraineté, déplorer le prix de l’essence et ne pas regarder les efforts à faire pour installer plus d’énergie électrique », affirme-t-il.

    Le projet a toutefois reçu, en novembre, un avis défavorable du commissaire enquêteur chargé d’en évaluer l’impact. L’association France nature environnement a déposé un recours devant le tribunal administratif de Marseille. La décision est attendue à la fin du mois.

  • Occitanie : l’épandage par drones, une bonne solution ?

    Occitanie : l’épandage par drones, une bonne solution ?

    Le mois de mars a été marqué par de fortes précipitations dans l’Hérault, excédentaire à 50% selon le dernier bulletin de Météo France. Conséquences pour les viticulteurs ? Des vignes inondées et inaccessibles, pouvant favoriser l’apparition de mildiou. Alors, la FDSEA34 avait demandé une dérogation pour traiter les vignes par drone. Demande reçue cinq sur cinq puisque le 26 mars, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, autorisait « l’épandage par drone de cuivre dans les zones géographiques impactées de l’Aude, de l’Hérault, du Gard et des Pyrénées-Orientales où les traitements à pied ne sont pas réalisables » jusqu’au 30 avril.

    Sauf que le vent a commencé à souffler, rendant l’utilisation de drones impossible tout en diminuant les risques d’apparition du mildiou. « Mais on risque d’avoir de plus en plus des hivers et des débuts de printemps très pluvieux puis des périodes sèches. Sauf que les vignes avec des chaleurs et une forte pluviométrie débourrent plus tôt donc si on n’intervient pas pour protéger le végétal des maladies, on risque d’avoir des attaques de mildiou conséquentes », souligne Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA et président de la chambre d’agriculture de l’Hérault. Pour le moment, la loi autorise l’épandage dans des cas spécifiques, notamment pour les cultures situées sur des pentes de plus de 20 %. « Pour éviter de faire chaque année une demande de dérogation, des discussions sont en cours pour mettre en place un décret, il y a une consultation publique jusqu’au 23 avril. Nous souhaitons obtenir un décret d’application du traitement aérien de façon pérenne », poursuit Jérôme Despey.

    La Conf’ vent debout

    De plus, le viticulteur met en avant le fait que le traitement aérien est plus précis que l’épandage classique, « permettant une meilleure sécurité pour les agriculteurs et les riverains ». Un constat qui n’est pas partagé par tous les agriculteurs. Dénonçant « un pansement sur une jambe de bois », Morgane Bara, porte-parole de la Confédération paysanne, fait valoir des « études sur la qualité de l’air montrant des produits phytosanitaires pulvérisés au sol se retrouvant dans l’air. » L’agricultrice estime « avoir besoin d’une réflexion plus large que l’immédiateté en changeant notre approche agricole : au lieu d’être destructrice, elle devrait être constructrice. » Deux visions qui rappellent à quel point le monde agricole est fracturé.

  • À Avignon, un nouveau bureau régional pour France Nature Environnement

    À Avignon, un nouveau bureau régional pour France Nature Environnement

    Alain Collomb et Patricia Détry assurent depuis ce jeudi 9 avril la coprésidence de France Nature Environnement (FNE) suite à son assemblée générale. Ils succèdent à Gilles Marcel, qui reste cependant toujours dans le bureau directeur.

    Ils vont ainsi continuer à porter les nombreux combats et actions de la fédération des associations de protection de la nature. L’organisation coordonne pas moins de 250 structures sur le territoire et les accompagne parfois dans des actions en justice. Avec quelques priorités. À commencer par le renforcement des liens entre les équipes salariées, qui sont une dizaine en Paca, et les nombreux bénévoles. « On souhaite rendre encore plus fluide cette interconnexion. Car l’un sans l’autre, on ne fait rien », précise Alain Collomb.

    Autre point, les actions auprès de la population, et en milieu scolaire, dans les lycées par exemple, « pour faire comprendre aux gens ce qu’est l’impact de l’environnement sur le bien-être général, pas sur une maladie en particulier, sur le bien-être général. Ce sont des changements de mode de pensée que tous les gens ne comprennent pas et qu’il faut arriver petit à petit à faire comprendre, notamment aux plus jeunes, pour ensuite prendre la relève », poursuit Alain Collomb. Patricia Détry plaide pour « monter un catalogue d’actions qui fonctionne dans les territoires » en promouvant « des valeurs inspirantes pour les aménagements futurs ».

    Menaces

    de l’extrême droite

    Des activités qui sont, comme beaucoup d’autres structures du monde associatif, menacées par les baisses de subventions. Mais encore plus avec une montée d’un climatoscepticisme venu de l’extrême droite qui se glisse dans le discours et dans les décisions d’autres formations politiques. « Il y a eu par le passé des évolutions qui ont été faites avec des gouvernements de droite, par les gouvernements de gauche. Et là, maintenant, on a une remise en cause qui vient de l’extrême droite et qui est de plus en plus portée par une droite plus classique », expose le président sortant Gilles Marcel. Il cite en exemple la décriée loi Duplomb, qui vise à réautoriser l’usage des insecticides néonicotinoïdes pour les cultures de la betterave sucrière. « Il y a des choses qui se passent qui sont totalement déconnectées du réel. Donc on doit mobiliser les citoyens, on ne parle pas qu’aux oiseaux ou aux lézards ! », conclut-il.

  • Des espèces exotiques sous haute surveillance

    Des espèces exotiques sous haute surveillance

    Frelon asiatique à pattes jaunes, fourmi électrique, crabe bleu et cochenille tortue du pin. Réuni pour une deuxième session la semaine dernière, le comité départemental consacré à la lutte contre les espèces exotiques envahissantes a fait le point sur le suivi de développement de ces quatre bestioles qui prolifèrent dans le Var et font donc l’objet d’une attention particulière.

    Après une première réunion en février pour évaluer l’étendue des dégâts pour élaborer un premier diagnostic et présenter les dispositifs mis en place, il s’agit cette fois-ci de voir leur efficacité, d’identifier de nouvelles actions à mener dans les prochaines semaines mais surtout d’informer le public sur les gestes réflexes à adopter si jamais il était confronté à ces espèces. De véritables fléaux quand elles sont identifiées parmi les cinq causes majeures de l’érosion de la biodiversité sur un territoire qui concentre 50% des espèces de métropole dont 61% végétales et 83% des oiseaux nicheurs.

    Concrètement, une série de fiches a été établie à l’attention des habitants, des professionnels et des touristes dans le cadre d’une action de communication qui a démarré dès le début de ce printemps. Où l’on apprend que les stratégies de lutte sont très diverses, entre éradication et contention quand l’espèce est déjà trop installée.

    Un frelon bien installé

    Sur la fourmi électrique, arrivée d’Amérique du Sud et repérée pour la première fois dans le Var en 2022 à Toulon, des foyers se sont développés sur un peu plus de 7 hectares. Sa piqûre très douloureuse peut entraîner des inflammations sévères voire la cécité chez les animaux domestiques. Seule solution trouvée, l’insecticide même si des produits alternatifs sont à l’étude.

    La cochenille tortue du pin, originaire d’Amérique et introduite par l’homme en Italie, a elle infesté les pins parasols et maritimes du golfe de Saint-Tropez après être passée par Naples et Rome. Tel un vampire, elle suce la sève des arbres jusqu’à les tuer. Pour éviter sa propagation, les pépiniéristes, paysagistes et jardineries ont été sensibilisés, les arbres contaminés dans la nature sont élagués dans un périmètre contraint. Aucun traitement efficace n’a encore été trouvé.

    Plus connu, le frelon asiatique à pattes jaunes, qui a déboulé en France voilà plus de 25 ans est largement installé. Il faut donc vivre avec. Près de 85% de son alimentation étant composée de guêpes, de mouches et d’abeilles dont environ 40% domestiques, « il exerce une pression directe » sur les ruches note le comité départemental, en capturant les ouvrières à l’entrée. Il attaque aussi pour défendre son nid si un humain est à proximité, provoquant des piqûres multiples et des envenimations graves. Pas question de tenter de le détruire par ses propres moyens, prévient le comité, la chose devant être confiée à un professionnel.

    Dans l’eau saumâtre ou salée, on trouve enfin le crabe bleu, omnivore, dont la femelle est capable de pondre jusqu’à 2 millions d’œufs d’un coup. Tout ce petit monde pouvant parcourir jusqu’à 15 km, les équilibres écologiques locaux sont perturbés, le crabe entrant en concurrence avec les espèces autochtones. Outre sa surveillance étroite avec l’implication des pêcheurs et des scientifiques, le comité constate également que le crustacé est savoureux

    Infos sur fredon.fr/paca

  • Les JO 2030 sur la voie royale après la décision du Conseil d’État

    Les JO 2030 sur la voie royale après la décision du Conseil d’État

    Les travaux d’aménagement des JO 2030 dans les Alpes ne sont pas chantier global, mais plusieurs ouvrages « éloignés géographiquement les uns des autres, (…) de natures diverses, avec des finalités variées ». C’est la conclusion à laquelle est parvenu le Conseil d’État ce vendredi 3 avril. Une décision qui dispense donc les autorités d’organiser un débat public sur le projet global, comme l’exige la charte de l’environnement, pour tout chantier ayant un fort impact environnemental.

    La Solideo promet

    des consultations

    Le 26 janvier dernier, le Tribunal administratif de Marseille avait pourtant enjoint le Comité d’organisation des Jeux (Cojop) et la Solideo (Société de livraison des ouvrages olympiques), à organiser un débat public sur le projet. Ce revirement du Conseil d’État a été accueilli avec satisfaction par les trois entités. La Solideo s’est toutefois engagée à une « démarche de concertation sur l’ensemble des ouvrages ». Une promesse qui ne rassure guère les opposants. « Les mécanismes de consultation organisés ne permettent aucunement d’avoir voix au processus décisionnel », critique Delphine Larra, juriste membre de JOP, collectif citoyen d’opposition aux JO 2030. Pour elle, « le Conseil d’État vient entériner la technique du saucissonnage, avec un argument qui ne tient pas la route juridiquement ». À la fin du mois, la France doit encore présenter ses arguments devant les instances de l’ONU devant lesquelles elle est accusée de ne pas respecter la convention d’Aarhus, traité qui exige la tenue d’un débat public pour tout projet d’aménagement ayant une incidence sur l’environnement.

  • Une tour menace de s’effondrer sur un village du Verdon

    Une tour menace de s’effondrer sur un village du Verdon

    Tout a commencé en 2022, lorsque les habitants et les élus du village sud alpin constatent « des vidanges sédimentaires sur les blocs », soutenant la tour construite au XIVe siècle, dans les failles rocheuses. « Cela nous alerte, nous intrigue. On s’aperçoit que ça a bougé à plusieurs endroits », se rappelle Laurence Dépieds, la maire (SE) de la commune. « Il y avait eu en 2022 un précédent avec la chute d’un pénitent aux Mées », ajoute l’édile.

    « Les signaux sont négatifs, on engage sans attendre une étude, un diagnostic précis qui va nous permettre d’y voir clair », explique-t-elle. Le diagnostic tombe début 2023, et conclut à un danger imminent dû à une bascule de la tour, résultat d’un « grand glissement de terrain, un mouvement majeur de plaques » qui provoque le mouvement de l’édifice, « fracturé, fissuré, éclaté ». À ce moment-là, « il faut prendre une décision, on ne sait pas si l’effondrement est pour tout de suite ou dans 10 ans, mais s’il y a un événement majeur du type pluie intense, sécheresse, tremblement de terre, ça ne résistera pas », s’alarme Laurence Dépieds.

    Des habitants évacués

    « En avril, il se met à pleuvoir tous les jours, ça dure, on se dit qu’on ne peut plus reculer donc on établit un périmètre d’effondrement de la tour qui nous permet de savoir quelles maisons on évacue », se rappelle la maire. « Cela a été très difficile pour les habitants, du jour au lendemain, je suis allée les voir pour leur dire de partir. » Pendant plus d’un an, ils sont relogés par la mairie.

    Comme solution de sécurisation d’urgence, deux contrefiches ont été installées « pour éviter un effondrement en cas de mouvement léger. Évidemment, si on a un tremblement de terre, ça ne retiendra pas la tour », regrette Laurence Dépieds. « On ne connaît pas le point de rupture, on ne sait pas jusqu’où la tour va supporter l’inclinaison et le mouvement de sol. » Des capteurs connectés ont également été installés pour détecter les mouvements des rochers et l’inclinaison de la tour. « On reçoit des alertes quand les seuils tolérés sont dépassés, une alarme sonne dans le village en cas d’alerte », explique l’édile. Elle constate chaque jour les mouvements de la tour, qui continue à s’incliner.

    « Il faut éviter tout mouvement. On a bloqué une rue sous la tour pour éviter que les passants causent des vibrations », précise Laurence Dépieds. Elle a reçu jeudi dernier les résultats de l’étude concernant les travaux de sécurisation définitive, qui devraient commencer en septembre ou octobre et coûter 1 million d’euros. Le village au petit budget a déjà recueilli 70 000 euros de la Fondation du patrimoine et espère d’autres subventions.

  • Une consultation publique lancée sur l’aérodrome fait débat

    Une consultation publique lancée sur l’aérodrome fait débat

    Une nouvelle consultation publique autour de l’aérodrome des Milles est en ligne. Depuis ce 26 mars, et jusqu’au 9 avril, celle-ci, indique la préfecture sur son site, porte sur « la demande de l’aéroport d’Aix les Milles pour la perturbation intentionnelle de l’avifaune protégée pour l’année 2026, au titre de la prévention du péril aviaire ». Dans une note rédigée par Enedis, gestionnaire de l’aérodrome, relative à cette demande et transmise en février à la DDTM des Bouches-du-Rhône il est indiqué que « la présence d’oiseaux, en particulier de groupes importants de goélands, est observée de manière quasi quotidienne et représente le principal facteur de risque animalier ». Enedis indique aussi « qu’un suivi écologique régulier de l’avifaune est assuré chaque année par l’association Aérobiodiversité, le dernier inventaire ayant été réalisé en avril 2025 ». De son côté, le collectif Danger Aix Avenir (C2DA), alerte sur « les graves insuffisances du dossier soumis à l’avis du public ». Soutenue par France nature environnement 13, elle estime entre autres que le dossier « exclut plusieurs espèces protégées à fort enjeu, dont l’Outarde canepetière, ainsi que des études écologiques jugées insuffisantes » et dénonce « un taux d’incident très faible (0,007% du nombre de mouvements en 2025) », rapporté. Le collectif demande à ce que les opérations en cours soient suspendues et une « reprise complète de la procédure ». La consultation publique est à retrouver sur le site de la Préfecture.