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  • [Entretien] Ludovic Perney : « Une page s’ouvre pour la droite »

    [Entretien] Ludovic Perney : « Une page s’ouvre pour la droite »

    La Marseillaise : Votre large victoire mardi soir est-elle celle d’une nouvelle génération chez LR ?

    Ludovic Perney : C’est d’abord un honneur, que je prends avec beaucoup d’humilité parce que c’est la marque de la reconnaissance d’un engagement constant et déterminé depuis mes 14 ans. C’est aussi une immense responsabilité, parce que la tache qui nous attend est grande, et une nouvelle page qui s’ouvre pour la droite à Marseille et en Provence. Aujourd’hui, ce sont de nouveaux visages qui ont émergé avec ces élections internes, seize délégués de circonscriptions ont été élus, nous rassemblons les générations. Maintenant, je souhaite construire une droite fière de ses valeurs, ferme sur le régalien, libérale sur l’économie et humaniste.

    Les LR n’ont plus d’élus au conseil municipal de Marseille et ont vu beaucoup de départs vers l’extrême droite…

    L.P. : Je l’avais souligné, depuis 1977 c’est la première fois qu’au conseil municipal de Marseille il n’y a plus d’élu de la sensibilité LR. Tout est à construire. Certains élus, qui avaient un certain parcours, sont partis. Mais depuis hier [mardi] soir, de nouveaux jeunes élus nous rejoignent, notamment Romain Amaro, le maire des Pennes-Mirabeau, une ville de 22 000 habitants, qui à la suite de mon élection fait le choix de reprendre son adhésion aux LR. On va construire une droite claire, sincère. Je suis sûr que d’autres suivront le même chemin.

    Catherine Pila a annoncé un recours face à des irrégularités, cela vous inquiète ?

    L.P. : Je suis très serein. Les adhérents m’ont accordé leur confiance à une très large majorité. Catherine Pila me reproche d’avoir fait campagne, d’avoir parlé aux militants. Oui, j’ai expliqué mon projet par des mails, quand elle a fait une campagne assez personnelle avec souvent des attaques contre moi-même. Je n’ai aucune animosité envers elle, je lui ai toujours tendu la main. Je l’appelle à respecter le choix des adhérents. Les Français en ont assez des querelles intestines. Désormais, nous avons du pain sur la planche, il faut nous mettre tous ensemble.

  • [Entretien] Pascal Boniface : « Trump espère être au centre du monde le temps de la compétition »

    [Entretien] Pascal Boniface : « Trump espère être au centre du monde le temps de la compétition »

    La Marseillaise : Dans quel contexte s’ouvre cette Coupe du monde ?

    Pascal Boniface : Le Canada regrette d’avoir candidaté parce qu’ils ont 13 matchs et aucun d’importance. La FIFA leur a imposé des conditions vraiment draconiennes dont l’interdiction d’organiser des spectacles pendant l’arrivée des matchs. Le Mexique a le match d’ouverture mais il n’a aussi que 13 matchs donc c’est avant tout une compétition aux États-Unis. Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que lorsque le dossier de candidature a été déposé, Trump était déjà au pouvoir et il y avait déjà des relations très compliquées entre les pays. Depuis c’est pire, puisqu’il a carrément menacé d’annexer le Canada. Il faut aussi se rappeler qu’en 2019, lors de l’attribution de la compétition, Trump avait menacé de sanctions ceux qui ne votaient pas sa candidature. C’est la première fois dans l’histoire de la Coupe du Monde qu’un chef d’État menaçait les autres s’ils ne votaient pas pour lui. Et la FIFA n’avait pas réagi.

    Trump n’est pas fan de football. Pourquoi a-t-il tant tenu à accueillir cette compétition ?

    P.B. : Trump n’aime pas le football, ce n’est pas un fan, mais il aime bien les caméras. Il sait que le football, et la Coupe du Monde particulièrement, attirent les caméras donc il espère pouvoir être au centre du monde le temps de la compétition. Il risque de l’être pour des raisons négatives qui sont contraires à l’esprit du sport.

    La politique de son administration sur la délivrance des visas illustre son racisme ?

    P.B. : Il a voulu envoyer un message à son électorat, en disant que même s’il avait perdu la main en Iran et que les choses n’allaient pas aussi bien qu’il le disait et le voulait, il restait ferme sur la question des migrants. Et donc, il refoule un arbitre somalien, il refuse des supporters d’autres équipes, il accueille dans des conditions tout à fait épouvantables l’équipe du Sénégal qui a subi une fouille très intrusive sur le tarmac, qui n’aurait certainement pas été réservée à une équipe européenne.

    Et la FIFA reste passive ?

    P.B. : Son attitude est proprement scandaleuse. C’est un arbitre référent qui a été désigné par la FIFA comme le meilleur arbitre africain pour l’année passée. Le refus de Trump de le laisser rentrer est à la fois une insulte à la FIFA et à tout le continent africain. C’est la première fois dans l’histoire de la Coupe du Monde que le pays organisateur refuse l’arrivée d’un arbitre envoyé par la FIFA. C’est quelque chose qui est tout à fait hors normes que la FIFA n’aurait jamais dû accepter sans protester. Elle n’a même pas fait semblant d’être ulcérée par cette mesure qui est proprement raciste. On ne reproche rien de précis à cet homme sauf d’être somalien donc c’est bien en fonction de ce qu’il est et non pas de ce qu’il a fait qu’on lui refuse un visa. Trump avait tenu des propos extrêmement négatifs et vexatoires à propos de la Somalie en disant que c’est un pays horrible, particulièrement arriéré, dans lequel il n’y avait rien d’autre que des gens qui se battaient.

    Certaines places affichent des prix exorbitants, ce qui contraste avec un sport censé être populaire ?

    P.B. : C’est devenu la tradition qu’il y ait des places extrêmement cher payées par des gens qui ont les moyens ou par des sponsors. Mais il y a également une tradition qu’il y ait des places à des prix abordables, ce qui n’est pas du tout le cas là. À cela s’ajoute le prix des hôtels qui a augmenté ainsi que celui des transports urbains : il faut compter 100 dollars [au lieu de 12,90$, Ndlr.] pour aller de New York aux matchs à New Jersey. C’est l’offre et la demande, selon les règles du libéralisme américain. Ce capitalisme sauvage a pour conséquence des chambres d’hôtels vides et des stades où tous les sièges ne sont pas remplis, ce qui n’est pas étonnant.

    Des stades autour desquels l’ICE menace ?

    P.B. : Il y a d’une part des supporters de certaines équipes venant de pays considérés comme inamicaux ou suspects de la part de Trump qui n’ont pas eu leur visa. Et puis il y a effectivement notamment les Latino-Américains passionnés de football qui risquent de ne pas venir au stade de peur de subir des rafles de l’ICE comme ça s’est fait dans les compétitions nationales américaines.

    C’est déjà arrivé que l’un des pays organisateurs d’une Coupe du monde soit partie prenante d’une guerre ?

    P.B. : Jamais, parce que généralement quand il y a des guerres on arrête les compétitions. Le fait que le pays organisateur soit en guerre avec un pays qualifié, c’est là aussi une très grande première.

    Trump espérait trouver un accord avant la cérémonie d’ouverture ?

    P.B. : Il l’aurait certainement souhaité, mais il n’a pas la maîtrise des événements et il est dépassé par ces derniers. Il aimerait effectivement montrer qu’il a bien mérité le prix de la paix de la FIFA, en mettant fin à une guerre qui a lui-même déclenché par ailleurs.

    *La géopolitique, les pieds dans le sable

    Aux éditions Eyrolles.

  • [Entretien] Manuel Minervini, Rifondazione comunista :« Pour gagner Molfetta, nous avons conjugué radicalité et enracinement »

    [Entretien] Manuel Minervini, Rifondazione comunista :« Pour gagner Molfetta, nous avons conjugué radicalité et enracinement »

    La Marseillaise : Quelle est votre première réaction à votre élection comme maire de Molfetta ?

    Manuel Minervini : C’est bien sûr une réaction de joie, de grande satisfaction. C’est le fruit du travail collectif réalisé par ma coalition progressiste durant des semaines. Nous avons investi les places de la ville pour écouter les attentes des citoyens et dire la nécessité de porter aux responsabilités des élus déterminés à agir pour une ville plus juste, plus inclusive, plus verte, une ville attentive à l’importance d’une croissance soutenable, capable de donner un cap politique constructif au monde du travail.

    C’est une première depuis des décennies pour un membre de Rifondazione comunista. Quelle est selon vous la clé de votre succès ?

    M.M. : Le secret de cette victoire réside très certainement dans la capacité de notre parti à être bien implanté sur le territoire avec un siège physique, des militants très actifs et d’avoir réussi, par un travail de longue durée, à mettre en responsabilité une nouvelle génération à laquelle j’appartiens. Je ne suis pas un cas isolé, je suis entouré de nombreuses jeunes femmes et hommes fortement engagés et qui ont étudié le terrain pour être efficaces. En résumé, nous avons conjugué radicalité et enracinement car les deux ne peuvent pas être séparés. Si on fait un travail de pur marketing, aucune victoire ne peut être envisagée. Il est nécessaire, y compris quand le vent souffle dans la direction opposée, de tenir bon dans la durée. C’est ce qui aide à être prêts et organisés dans les moments plus favorables.

    Dans un pays dont le gouvernement est héritier du fascisme, quel rôle peuvent jouer des municipalités progressistes ?

    M.M. : Les communes peuvent faire beaucoup. Elles peuvent mettre en œuvre des politiques publiques pour une ville plus accessible qui n’oublie pas les personnes les plus fragiles, le droit au logement, le droit à une vie digne. Elles peuvent réunir les conditions nécessaires à la revitalisation d’un tissu productif créateur d’emplois mais aussi soutenir l’amélioration des conditions de travail et les aspirations à avoir un salaire décent, à avoir accès à des lieux publics qui soient des espaces de respiration. Je pense notamment aux parcs publics et aux plages qui ont été très privatisées dans notre ville. Les communes peuvent aussi mettre en œuvre des politiques d’égalité des droits pour les personnes handicapées. Les communes sont capables de nouer des coopérations entre elles et travailler en lien avec les Régions. Elles peuvent faire beaucoup à condition de partir des besoins des citoyens. Pour que cela ne reste pas une simple déclaration d’intention, il faut créer des cadres de participation citoyenne. Par exemple, dans la campagne, nous avons proposé une grande consultation des comités de quartiers pour que chacun puisse s’exprimer mais surtout s’impliquer dans la chose publique.

    Quelles seront vos premières mesures ?

    M.M. : Nous avons porté une mesure essentielle durant ces dernières semaines : nous allons bloquer un projet de construction délirant sur le port de Molfetta qui boucherait l’horizon et serait en contradiction avec la vocation de notre port. Nous allons aussi rapidement mettre en sécurité les plages de notre ville qui ont subi une privatisation du littoral de très grande ampleur tandis que les espaces publics accessibles à tous ont été abandonnés sans aménagement ni police. Nous avons également en tête l’idée d’organiser un événement culturel pour l’été qui soit décentralisé dans les quartiers périphériques de Molfetta et qui implique les acteurs culturels locaux. Nous héritons d’une politique culturelle avec des événements peu nombreux mais de grande taille qui sont confiés à des opérateurs extérieurs à la ville alors qu’elle recèle une grande diversité et une grande vitalité culturelles qui doivent pouvoir s’exprimer. Ce sera aussi pour nous une manière de « faire ville ensemble ».

  • [Quoi de neuf] « Localement, le gros problème c’est le logement »

    [Quoi de neuf] « Localement, le gros problème c’est le logement »

    À l’occasion de ses 75 ans, l’UFC-Que Choisir a fait évoluer son nom pour devenir « Que Choisir Ensemble ». Née en 1951, l’association est composée d’associations locales dans tous les territoires, dont l’Hérault. En septembre Que Choisir Ensemble-Montpellier va célébrer ses cinquante ans d’existence lors d’une grande journée de rencontres et de débats, le 18 septembre. Outre le thème central du logement, l’association milite pour l’accès aux soins.

    Françoise Verna : Rappelez-nous les domaines d’intervention de Que Choisir Ensemble Montpellier. Y a-t-il des spécificités de l’aide apportée aux consommateurs dans le territoire ?

    Gilbert Rieu : Il faut savoir que l’association locale a 1 600 adhérents. Nous intervenons dans la région de Montpellier : c’est le Lunellois, le Gangeois, le Clermontais… Les spécificités nous les mesurons dans l’accueil des consommateurs au quotidien, lors de nos permanences du lundi au vendredi matin. Localement, le gros problème c’est le logement. C’est pour cela que nous avons orienté nos actions autour de cette question. Cela va être le cœur d’un anniversaire local, celui des cinquante ans de notre association, le 18 septembre qui aura pour thématique principale le logement. Historiquement, le logement n’était pas une culture d’action des associations de défense des consommateurs. Mais depuis plusieurs années, on prend en compte le fait que c’est un besoin essentiel au niveau du consommateur. Donc on est engagé franchement sur cette question avec une dimension qui a été développée par Marina Seccal-Bersinger [ancienne présidente et désormais trésorière nationale], avant mon arrivée, vis-à-vis des bailleurs sociaux. Nous nous sommes manifestés lors des élections dans les organismes avec des succès remarquables et nous préparons les prochaines. C’est une action importante sur le Montpelliérain.

    Olivier Nottale : Cela consiste en quoi de défendre les locataires des bailleurs sociaux ?

    Marina Secall-Bersinger : Nous sommes particulièrement militants et nous portons ce combat. Sur le logement social, nous sommes déjà en campagne puisque les élections vont se dérouler de novembre à décembre pour siéger au sein des organismes. Nous avons déjà des bénévoles sur le terrain. Nous avons ciblé trois bailleurs sociaux : ACM Habitat, Hérault Logement et FDI Habitat. Au niveau national nous étions arrivés premiers chez CDC Habitat. Localement, cela a permis de créer une commission logement qui se réunit deux fois par mois avec des bénévoles et des locataires qui nous ont rejoints. Cela permet, au niveau local, d’organiser des rendez-vous conso’ dans les résidences. Nous y parlons problèmes d’énergie, des thématiques qui les intéressent, etc. C’est en lien aussi avec notre campagne nationale qui porte sur le logement, pas seulement social.

    Françoise Verna : Là encore, Y a-t-il des particularités locales ?

    Marina Secall-Bersinger : Sur Montpellier, ce que nous souhaitons cibler lors de nos cinquante ans c’est la problématique du logement des étudiants.

    Nous sommes dans une ville où il y a un problème entre l’offre et la demande. Et puis nous voulons aussi travailler sur tout ce qui est « contractualisation ». On a aussi gagné un combat pour pouvoir changer d’assurance emprunteur. Pour nous qui souhaitons nous adresser aux jeunes, en première accessibilité, le fait de pouvoir dénoncer son assurance emprunteur fait gagner des dizaines de milliers d’euros.

    Olivier Nottale : Marina Secall-Bessinger, outre vos responsabilités de trésorière vous êtes également déléguée nationale à l’accès aux soins de l’association Que Choisir Ensemble. Comment vous agissez ?

    Marina Secall-Bersinger : Je commencerai par notre légitimité. Nous avons sorti notre première étude sur la fracture sanitaire en 2012. Nous l’avons actualisée et nous mettons à disposition des outils. Vous pouvez voir, en allant sur notre site, l’équipement médical autour de chez vous. La richesse de notre analyse c’est que ce n’est pas simplement une problématique géographique. Nous sommes allés plus loin parce qu’il n’y a pas qu’une fracture démographique mais aussi une fracture financière. La problématique, notamment locale, ce sont les dépassements d’honoraires. C’est là que l’usager de la santé a de grosses difficultés.

    Françoise Verna : Pourtant, à Montpellier il y a tout pour se soigner…

    Marina Secall-Bersinger : Oui, tout le monde est là, les spécialistes, etc. Mais à quel prix ? Quand on voit le problème du désengagement de l’État, le report sur les complémentaires santé et l’augmentation de ces complémentaires, il y a beaucoup de gens qui ne peuvent plus se soigner même s’il y a des médecins. C’est ce travail que l’on porte et nous alertons régulièrement les politiques.

    Olivier Nottale : Vous pesez sur eux ?

    Marina Secall-Bersinger : En ce moment revient au Sénat la loi Garot à laquelle nous nous sommes associés et qui concerne l’installation territoriale des médecins. L’article premier est passé et c’est la navette avec le Sénat. On invite les associations locales à saisir les sénateurs.

    Recueilli par F.V.

    Écoutez l’émission en cliquant sur le lien.

  • [Entretien] Francis Fournier : « Nous sommes inquiets pour le service postal »

    [Entretien] Francis Fournier : « Nous sommes inquiets pour le service postal »

    La Marseillaise : Pour quelle raison vous réunissez-vous à nouveau ?

    Francis Fournier : Nous l’avons décidé car notre maire Gaby Charroux a été averti il y a un peu plus d’un mois par la direction de La Poste que le bureau de Ferrières serait totalement fermé les trois premières semaines d’août. Mais aussi, que le bureau de Jonquières serait fermé pendant toutes les vacances scolaires entre midi et 14h. En clair : La Poste ne remplacera pas les congés estivaux des travailleurs. Nous avons évidemment été reçus par le maire et nous lui avons suggéré de demander une audience auprès de la nouvelle direction des établissements de La Poste de Martigues. Et nous avons bien l’impression que pour l’instant, cette demande est restée lettre morte.

    Quels sont vos plans de mobilisation en réaction ?

    F.F. : Il est clair qu’on ne va pas mener une bagarre du même niveau que lors de l’annonce de la fermeture totale annoncée du bureau de Ferrières. Mais quand même ! On a pu observer quelques fermetures intempestives du bureau de La Couronne, et on sait qu’à Croix-Sainte le bureau sera fermé tous les mercredis à partir de septembre. On le sait bien malgré le fait que nous savons que la direction de La Poste ne donne plus aucune info aux organisations syndicales et à leurs délégués.

    Le contexte est-il si tendu que cela à Martigues ?

    F.F. : Les inquiétudes sont nombreuses pour le service public postal ! Je rappelle que la distribution des colis à Notre-Dame-des-Marins est interrompue depuis des années, et que les habitants doivent aller les retirer au Carré pro du bureau de Ferrières. Comment vont-ils faire en août ? La distribution du courrier avait aussi été interrompue pendant plusieurs mois à l’été 2025. Nous avons aussi des inquiétudes pour la Plateforme industrielle courrier de Vitrolles [PIC, Ndlr] qui pourraît être supprimée et le tri déplacé à Montpellier. Sur la Côte bleue, ça va être la roulette russe des fermetures cet été également. Tout ça contribue à habituer les gens à ne plus aller à La Poste et à justifier des fermetures au prétexte de la baisse de fréquentation. Alors si cette fermeture estivale à Ferrières a bien lieu, elle ne passera pas comme une lettre à la poste. Nous avons besoin d’être nombreux et de bien structurer notre lutte qui a déjà été victorieuse une fois. On sait faire et nous saurons être à nouveau un îlot de résistance.

  • [Entretien] Nadav Lapid : « Ce boycott renforce la position de l’extrême droite en Israël »

    [Entretien] Nadav Lapid : « Ce boycott renforce la position de l’extrême droite en Israël »

    Visiblement essoré par la polémique au centre de laquelle il se trouve depuis quelques jours, Nadav Lapid a accordé quelques minutes à La Marseillaise. Déplorant l’attitude du FID Marseille qui ne l’a, à ses yeux, pas soutenu, voire poussé à se retirer, le réalisateur reparcourt, façon express, son attitude face à un boycott qui couvait depuis un moment. Selon lui, une démarche contre-productive qui ne fait que le lit du gouvernement israélien, encore et toujours à l’œuvre dans sa destruction du peuple palestinien.

    La Marseillaise : L’appel
    au boycott dont vous avez été
    la cible est parti de réalisateurs sélectionnés au FID qui ont d’abord refusé que vous siégiez dans le jury, avant de pointer
    la projection de votre film «
     Le policier ». De quoi cette démarche est-elle le nom ?

    Nadav Lapid : À mes yeux, il n’y a aucun problème lorsqu’il s’agit de discuter et débattre. On me parle du financement de mon film [Oui, sorti en 2025 et financé en partie par le Israël film fund, Ndlr]. C’est une question tout à fait légitime. Mais pour l’instant, ce débat est posé de manière extrêmement superficielle. Mais la vraie question à poser selon moi est: « Peut-on faire aujourd’hui du cinéma politique, radical sur le fond et sur la forme, si on touche toutes formes de financement ? » Après, est-ce qu’on adresserait cette même critique à Jafar Panahi qui a pris pour la moitié de ses films de l’argent iranien, de l’argent des mollahs ? Est-ce que quelqu’un aurait donc pensé à le boycotter ou à le délégitimer ? Heureusement que non. Pareil en ce qui concerne l’un des plus grands réalisateurs de notre siècle Abbas Kiarostami. Il y a aussi pas mal de cinéastes israéliens et palestiniens qui ont bénéficié de financements israéliens. Sont-ils boycottables ou non ? La discussion est légitime mais la manière de faire, le boycott, est idiote.

    Vous, le critique virulent de la politique israélienne, cela vous a-t-il étonné d’être au centre
    de ce boycott ?

    N.L. : Je n’ai pas anticipé cela car il ne s’agissait pas d’un film mais de moi-même. Je n’ai pas l’impression d’être quelqu’un d’illégitime, que ma propre présence soit inadmissible. Donc oui, cela m’a étonné.

    Les producteurs d’une dizaine
    de films sélectionnés au FID Marseille ont ensuite annoncé leur retrait. Qu’est-ce qui vous
    a poussé à annuler de vous-même votre présence au festival ?

    N.L. : Dire que je me suis retiré de moi-même n’est pas totalement exact et précis. Par rapport à la question du jury, le FID m’a fait comprendre que pour eux, la meilleure chose qui pouvait leur arriver, était que je me retire. Je sentais qu’ils avaient, d’un côté, très peur de cette pression de certains réalisateurs, et de l’autre, très peur de me demander explicitement de me retirer. Ils ont finalement trouvé la solution de me désinviter sans me le demander concrètement. Une solution facile. Trop facile. Quand quelqu’un vous répète plusieurs fois qu’il ne sait pas quoi faire, qu’il est sous une pression forte, vous comprenez de vous-même ce qu’ils essaient de vous dire. Et en ce qui concerne la question de la masterclass que je devais donner et de la projection de mon film, c’est moi qui me suis délibérément retiré. Je n’avais pas envie de venir parler de mise en scène en étant sécurisé par la police. Cela aurait été absurde.

    Le Crif Marseille Provence,
    relais de la propagande du gouvernement d’extrême droite en Israël, a publié un communiqué ce mardi. Il ne s’émeut à aucun moment du boycott dont vous avez été victime mais déplore plutôt les qualificatifs «
     génocidaire », « raciste » et « colonialiste » accolés par le FID à l’État d’Israël…

    N.L. : Suite à l’annonce de mon retrait du FID, c’est par exemple le ministre de la Culture israélien qui n’a pas pu cacher son bonheur. Il a d’ailleurs tout de suite déclaré que pour lui, c’était la preuve ultime que, quelle que soit notre position, qu’on soit un opposant au régime ou non, on sera toujours haï partout. Et encore, selon lui que, parce que nous sommes des juifs d’Israël, nous devons agiter les drapeaux en l’air. Tout cela renforce la théorie de l’extrême droite en Israël.

  • [Entretien] Maître Marie-Julie Conciatori : « Dans l’énergie, l’amiante reste un énorme chantier »

    [Entretien] Maître Marie-Julie Conciatori : « Dans l’énergie, l’amiante reste un énorme chantier »

    Le 18 juin, c’est une enquête de l’inspection du travail qui concernera Enedis. La CGT Énergie dénonce, par voie de justice, l’inertie de l’entrepreneur sur plus de 4 400 postes de distribution d’électricité susceptibles d’exposer les salariés à l’amiante.

    La Marseillaise : Le combat pour
    la reconnaissance du préjudice d’anxiété d’exposition à l’amiante des salariés d’Enedis remonte
    à 2012. Qu’est-ce qui a changé
     ?

    Marie-Julie Conciatori : Cette étape concernait principalement les retraités et un actif. Il y a eu plusieurs étapes procédurales qui ont suivi. Car on obtenait difficilement les justificatifs parce que rien n’était vraiment mis à disposition des agents, rien n’est accessible, il faut investiguer sur tous les points et arriver à collecter les informations. C’est la même procédure mais certaines juridictions ont été plus rapides que d’autres. Sur celles qui sont passées au stade de l’appel et de la cassation, on a gagné des petites victoires, qui cumulées font une belle victoire, puisqu’aujourd’hui on a obtenu la reconnaissance du préjudice d’anxiété ce qui était totalement refusé par la partie adverse depuis le début. Cette fois, on travaille sur la question de la salubrité qui concerne les actifs. C’est une procédure interne au statut mais qui est tue par la direction, rien n’est mis en place.

    Des techniciens sont aujourd’hui encore exposés au risque d’amiante ?

    M.-J.C. : Les électriciens restent concernés par l’exposition à l’amiante et aux substances CMR dans le cadre de leurs missions et interventions aujourd’hui encore. Il y a eu des malades déclarés, des agents décédés et il y a des agents actifs toujours exposés aujourd’hui. Dans une procédure qui concernait principalement les retraités, sur une soixantaine de dossiers, il y a eu 8 décès et 15 malades. Aujourd’hui encore les informations de l’employeur sont insuffisantes et les agents sont donc contraints de travailler alors qu’ils savent qu’ils risquent leur vie.

    L’employeur manque-t-il à ses obligations de prévention,
    de formation
     ?

    M.-J.C. : Il y a des formations qui commencent à être dispensées mais elles sont stéréotypées et généralistes. Elles donnent la connaissance de la dangerosité mais ne sont pas spécifiques ni adaptées à la prestation au travail. Les fiches d’exposition sont une obligation de l’employeur mais elle n’est pas respectée car elles sont toujours délivrées avec du retard et avec des manquements, notamment sur la mesure de l’exposition. Les moyens de protections individuelles et collectives ne sont toujours pas délivrés, ni en nombre suffisant, ni fournies aux agents et il y a un problème de gestion des déchets usés.

    Les sous-traitants d’Enedis sont donc aussi exposés…

    M.-J.C. : Tous sont exposés. Pour exemple sur un chantier où il y a eu un problème important, une équipe est intervenue, a enlevé les plaques et les a jetées dans la voiture. Eux-mêmes ne sont pas informés. C’est un chantier énorme, l’amiante dans l’énergie. Il y a un prestataire qui s’est désengagé. Ils font valoir leurs droits sur les interventions et ce devrait être une alerte mais ça ne semble pas arrêter les donneurs d’ordre. Il y a les entreprises qui sont listées amiante et qui sont reconnues et il y a celles hors liste, c’est un vrai combat. La réalité est une prévention obligatoire et incontournable, mais il y a une inertie par recherche de la rentabilité. Un salarié a expliqué que pour gérer un chantier, il lui fallait à la fois se protéger de l’amiante et de l’électrification. Ces équipements sont très chers.

  • [Entretien] François Tejedor, CGT Cheminots Paca : « Des conséquences graves »

    [Entretien] François Tejedor, CGT Cheminots Paca : « Des conséquences graves »

    La Marseillaise : L’intersyndicale évoque une « urgence sanitaire et sociale », pourquoi mettre l’accent ?

    François Tejedor : On sonne une alarme sociale : il y a eu 13 suicides au sein de la SNCF, et des accidents de travail. En 6 mois, on a atteint le même taux de suicide qu’à France Télécom en deux ans. C’est, pour nous, la conséquence du démantèlement du service public et c’est corrélé à une accélération de la transformation de l’entreprise. On commence à subir les effets concrets de la réforme ferroviaire de 2018 : fin de l’embauche au statut, début de l’ouverture à la concurrence à tous les niveaux ou encore la liquidation de Fret SNCF. Tout cela a créé un mal-être chez les cheminots, et c’est pour cela qu’on demande un moratoire sur ces réorganisations.

    En Paca, vous avez été les premiers concernés par l’ouverture à la concurrence, quelle conséquence dans la tête d’un cheminot ?

    F.T. : Avec le Casi Paca, nous avons fait un film Tous Cheminots qui revient là-dessus avec un ensemble de témoignages. Parmi eux, un a préféré quitter la SNCF plutôt que de se foutre en l’air. Mais si nous n’avons pas eu de conséquences directes, comme les drames évoqués précédemment, c’est parce que nous avons mené les combats : on a réussi à maintenir un ensemble de droits pour les cheminots, pas de transfert à la concurrence d’office, maintien des conditions de travail… On a maintenu un collectif et ça nous a préservés en quelque sorte.

    C’est aussi une pressurisation croissante des cheminots que vous dénoncez ?

    F.T. : Oui. On a vu récemment qu’ils voulaient enlever 5 jours de RTT. Il y a des attaques claires sur les droits, sur les conditions de travail. L’entreprise a des velléités pour une productivité plus accrue alors qu’on est à 1,8 milliard d’euros de bénéfices. Mais cela provoque de graves conséquences.

  • [Entretien] Laurence Blisson, Syndicat de la magistrature : « Un phénomène systémique entretenu par le manque de moyens »

    [Entretien] Laurence Blisson, Syndicat de la magistrature : « Un phénomène systémique entretenu par le manque de moyens »

    La Marseillaise : Dans l’affaire Lyhanna, le président de la République et le garde des Sceaux excluent tout manque de moyens. Est-ce entendable ?

    Laurence Blisson : Il y a une émotion évidente vis-à-vis de la famille. De manière générale, pour tout magistrat, voir se produire ce type d’acte, ce n’est jamais quelque chose d’anodin. L’idée, ce n’est pas d’empêcher une discussion. Mais entendre le président de la République soutenir qu’il ne peut pas y avoir de question de moyens, c’est sidérant par rapport à l’état médiocre des moyens judiciaires et policiers qui sont dédiés aux questions de protection de l’enfance. C’est méprisant pour tous les enquêteurs, les magistrats qui, au quotidien, passent leur temps à essayer de prioriser pour, justement, éviter ce type de situation. Les signalements répétés sur ce sujet témoignent de l’insuffisance structurelle et endémique des moyens que ce soit dans le champ de la prévention ou des enquêtes. Il y a un problème systémique de traitement des violences sexuelles, le syndicat le dénonce depuis plusieurs années.

    À Marseille, huit procureurs, deux attachés de justice et un assistant de justice sont dans le pôle « mineur famille » du parquet qui traite des affaires dans lesquelles les mineurs sont auteurs ou victimes ainsi que des procédures d’assistance éducative – donc de toute la protection de l’enfance –, des affaires de violences intrafamiliales, qu’elles soient sur le conjoint ou sur les enfants, etc. En 2025, le nombre de procédures traitées sur la seule partie des violences intrafamiliales est de 4 093. Cela équivaut donc à 511 procédures par procureur dans l’année et ce n’est vraiment qu’une infime partie de leurs contentieux. Prétendre qu’il n’y aurait pas de question de moyens c’est scandaleux du point de vue de la responsabilité que le pouvoir politique se donne.

    Gérald Darmanin presse les procureurs généraux de « reprendre l’intégralité des plaintes qui touchent les enfants », environ 70 000, avant le 14 juillet. Est-ce possible ?

    L.B. : C’est difficile de comprendre exactement ce dont il parle. S’agit-il de procédures qui seraient déjà enregistrées dans les tribunaux et pour lesquelles une réponse pénale ne serait pas encore donnée ou de procédures qui sont dans les commissariats ? L’activité pénale va s’arrêter pour faire cet état des lieux ? Et une fois que c’est fait, concrètement, il va se passer quoi ? Les procureurs priorisent quotidiennement ce type de situation, en se demandant quelle enquête doit aller le plus vite. S’il n’y a pas d’enquêteurs supplémentaires dans les brigades des mineurs, qu’est-ce qui va se passer pour ces 70 000 procédures ? Il y a une dimension de communication politique derrière tout ça. Cette enquête elle est en cours. La période de deuil des parents et des proches de cet enfant a à peine commencé. Dans cette précipitation à vouloir chercher le fautif, on oublie que le coupable, c’est la personne qui a tué cet enfant. Il y a une impasse de la pensée. C’est assez désespérant de voir une grande partie de la classe politique s’engouffrer dans cette voie. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut jamais réfléchir à ce qui peut dysfonctionner ou sur comment on peut faire les choses différemment. Mais je crois que là, il y a une ouverture vers toute une série de propositions démagogiques.

    Dans un communiqué, votre syndicat déplore la priorisation des « opérations de communication de type Place nette », au détriment du reste ?

    L.B. : En ce qui concerne le tribunal judiciaire de Marseille, il y a évidemment une focalisation importante sur la question du trafic de stupéfiants. Lorsque Gérald Darmanin dit « ma circulaire de janvier 2025 n’a pas été appliquée », il oublie de dire que dans ce document il y a deux lignes sur la priorisation sur les violences faites aux enfants et deux pages sur la lutte contre le narcotrafic. Le réel que vivent les magistrats et notamment ceux du parquet, c’est un empilement de circulaires qui empilent des priorités sur des priorités. Il y a peut-être un affichage d’un discours politique dans ce contexte-là, mais il n’y a pas de réel souci d’organiser les choses pour véritablement prendre en charge ce type de procédures. Dans la région, il y a énormément d’enquêtes. Les moyens policiers mis dans les brigades de protection de la famille, dans les brigades des mineurs sont insuffisants et, a fortiori, quand on est sur une telle priorisation presque obsessionnelle sur la question du trafic de stupéfiants. Les derniers débats à l’Assemblée nationale ont porté sur le rodéo urbain, sur toutes ces infractions de voie publique qui sont l’obsession politique habituelle. Donc aujourd’hui, chercher à faire porter sur la seule institution judiciaire et policière la responsabilité d’un phénomène systémique entretenu par ce manque de moyens, c’est vraiment malhonnête.

  • [Entretien] Léon Deffontaines, PCF : « Les communistes souhaitent un parti qui joue un rôle de 1er plan »

    [Entretien] Léon Deffontaines, PCF : « Les communistes souhaitent un parti qui joue un rôle de 1er plan »

    La Marseillaise : Quelle est votre réaction après le choix du projet de base commune par les communistes ?

    Léon Deffontaines : Je me félicite de la mobilisation des communistes. C’est quand même assez exceptionnel, dans le contexte politique national, de réussir à avoir une telle vitalité démocratique. Je salue les dizaines de milliers de communistes qui se sont mobilisés, tout le long du week-end, pour choisir la base commune de discussion qui sera soumise aux congrès de section. J’observe que les communistes souhaitent poursuivre ce qui a été engagé par Fabien Roussel depuis 2018, notamment la réaffirmation d’un Parti communiste français qui soit un parti de premier plan sur la scène politique nationale et qui entend jouer un rôle de plus en plus important. C’est, je crois, très enthousiasmant et très intéressant. Cela vient conforter la stratégie et les orientations politiques entreprises ces dernières années. Maintenant, il incombe à la direction nationale de rassembler l’ensemble des communistes sur le texte majoritaire « Un communisme de conquête », qui est désormais la base commune de discussion pour que chaque sensibilité, mais surtout chaque adhérent, en prise avec les réalités militantes, puisse s’approprier le texte, débattre, et l’amender pour l’enrichir. C’est une nouvelle étape dans la perspective d’avoir un candidat communiste à l’élection présidentielle, en l’occurrence Fabien Roussel, et c’est une très bonne chose.

    Outre la question de la présidentielle, quelles sont, à grands traits, les orientations de la base commune de discussion ?

    L.D. : Elle propose un parti résolument tourné vers le monde du travail. Je pense que la préoccupation que chaque communiste a, c’est de savoir comment on est capable de faire reculer l’extrême droite et de permettre à la gauche de l’emporter. Cette question est centrale. Si on veut faire reculer l’extrême droite, il faut un Parti communiste, fort, présent, tourné vers le monde du travail qui, année après année, s’est détourné de la politique en général, de la gauche en particulier, voire même qui est tombé dans un vote Rassemblement national. Ce qu’exprime le vote des communistes, c’est que si on veut reconquérir cette base sociale, il faut un PCF tourné vers les travailleuses et les travailleurs, capables d’aller aux portes des entreprises, dans les entreprises elles-mêmes, pour discuter et démontrer que le RN n’est pas la solution et qu’un parti existe, à gauche, qui parle d’eux et défend leurs intérêts. C’est toute l’ambition de la base commune adoptée par les communistes ce dimanche.

    La spécificité du fonctionnement du PCF, c’est que le texte majoritaire devient la base de discussion de l’ensemble des adhérents. Fabien Roussel avait exprimé des inquiétudes avant le vote à propos de pressions extérieures. Comment, désormais, réunir l’ensemble des communistes sur ce texte ?

    L.D. : Dans l’histoire du PCF, depuis les années 2000 où on a des textes alternatifs qui peuvent être déposés dans nos processus de congrès, rares ont été les textes choisis à une aussi large majorité. Il y a eu un débat parfois houleux sur les réseaux sociaux, mais ce qui transparaît sur ces plateformes est assez éloigné de la réalité du parti. Il y a eu aussi une certaine forme d’ingérence de la part d’autres formations politique, notamment de la France insoumise, qui n’ont pas obtenu gain de cause. Cela démontre que le Parti communiste français n’est pas un parti qui se laisse influencer par d’autres formations. Je crois que cela démontre la vitalité démocratique, la force et la conviction des militants communiste dans la période. Aujourd’hui, j’invite celles et ceux qui ont pu s’exprimer parfois de manière virulente sur les réseaux sociaux, à construire collectivement le Parti communiste qu’on souhaite et donc à s’inscrire pleinement dans les congrès locaux, départementaux et enfin dans le congrès national qui aura lieu à Lille, les 3, 4 et 5 juillet. Près des deux tiers des communistes ont souhaité se rassembler sur ce projet de base commune, et les messages que l’on reçoit ce dimanche, de la part de soutiens des autres textes, montrent que ces camarades ont le souhait de s’investir aussi dans le processus de congrès.

    Propos recueillis par L.P.