Tag: enfants

  • [C’est l’été] Semaine des familles à Allos

    [C’est l’été] Semaine des familles à Allos

    Ateliers créatifs, course d’orientation, atelier jeu, et animations diverses pour petits et grands !

    De lundi à vendredi.

    Accès libre.

  • La piscine de Font Obscure à Marseille rouvre en 2027

    La piscine de Font Obscure à Marseille rouvre en 2027

    C’est le début d’une nouvelle histoire pour la piscine de Font Obscure » se ravit Tina Biard-Sansonetti, maire (PM) des 13e et 14e arrondissements de Marseille. Cette piscine avait été fermée par le maire précédent, Stéphane Ravier, du Rassemblement national, pour cause « d’insécurité ». Presque 10 ans plus tard, le premier coup de pelleteuse est donné dans la terre qui a enseveli le bassin.

    « Le Rassemblement national a toujours le même réflexe : fermer dès qu’il y a de l’insécurité », s’indigne l’édile du secteur. Au moment de sa fermeture, étaient mises en cause des intrusions et des incivilités à répétition. « S’il y a eu des intrusions, c’est qu’elle n’était pas assez ouverte. On va ouvrir sur des plages horaires de plus en plus larges, pour que tous les habitants se l’approprient, insiste Eric Méry, adjoint au sport (Mad Mars) du maire de Marseille. Il y aura aussi en permanence un agent de sécurité. »

    Cette piscine sous les arbres, rattachée au centre municipal d’animation dans le parc de Font Obscure, « ouvrira d’abord pour les enfants du centre et, au fur et à mesure, pour l’ensemble de la population, explique Tina Biard-Sansonetti. Cela permettra de créer un îlot de fraîcheur pour les habitants qui vivent dans des petits logements sans climatisation ».

    Apprendre à nager

    Ce sont donc 150 enfants qui pourront profiter en priorité des 60 m² de la piscine. « L’objectif de cette piscine c’est que les enfants du centre apprennent à nager », insiste l’adjoint au sport. « En 2020, on avait 10 000 enfants qui apprenaient à nager, aujourd’hui, ils sont 30 000, grâce à l’élargissement des créneaux d’ouverture », indique-t-il.

    Le premier coup de pelleteuse est mis, les carreaux bleus de la piscine se révèlent. « La terre a l’air de l’avoir conservée ! », s’exclame la maire. Une fois la terre retirée du bassin, « une expertise sera faite et soit il faudra démolir puis reconstruire, soit il faudra simplement reconstruire », détaille le directeur des travaux. Le coût dépendra de ce qui sera décidé suite à l’expertise, dans une fourchette « entre 60 000 et 130 000 euros », estime-t-il, ensemble des équipements type vestiaires compris.

    « On continuera d’aller aussi à la mer, mais ça va nous soulager cette piscine » , se réjouit une personne du centre d’animation municipal.

  • Les acteurs de l’hébergement d’urgence disent « non » à l’État dans les Bouches-du-Rhône

    Les acteurs de l’hébergement d’urgence disent « non » à l’État dans les Bouches-du-Rhône

    Un non, « en lettres majuscules ». Unies, la vingtaine d’associations qui agissent dans l’hébergement d’urgence dans les Bouches-du-Rhône opposent un front commun aux directives reçues par courriel, lundi soir, de la DEETS (Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités), demandant de remettre à la rue six ménages actuellement hébergés à l’hôtel, faute de mieux.

    Une décision qui arrive au bout de lentes restrictions. « Il y a eu, depuis deux ans, une sélection sur des critères de vulnérabilité, sur l’âge, la présence de bébés, les malades », explique Christophe Magnan, administrateur du SIAO 13, plateforme en charge notamment du 115. Puis « les critères ont laissé place à un critère », les femmes victimes de violences, poursuit-il, pour arriver à un conditionnement à « la persistance d’une menace active ». Ce qui a « conduit le SIAO à orienter entre 0 et 2 personnes par jour » avec 267 personnes sans solution, s’indigne-t-il. Puis, « il nous a été interdit de proposer des solutions d’hébergement d’État à des femmes isolées, enceintes, ou ayant au moins un enfant de moins de 3 ans », au motif qu’elles relèvent de la compétence du Département.

    Le courriel de la DEETS vient couronner le tout. « Il s’agissait de nous demander de mettre fin à l’hébergement de six ménages en hôtel avec au moins trois enfants en bas âge », précise Christophe Magnan. Au total, 19 personnes sont priées de retourner à la rue, faute de proposition alternative, pour répondre à un objectif « comptable », fixé par l’État, de 1 500 nuitées par jour. Inacceptable pour les associatifs, qui ont signifié leur refus d’obéir en retour de message. « Non, le groupement ne mettra pas ces personnes à la rue. Ni celle-là, ni les suivantes », martèle le responsable du SIAO13.

    En toute illégalité

    Pour des raisons humanitaires, évidentes, et légales. Car selon les articles L. 345-2-2 et 2-3 du Code de l’action sociale et des familles, le droit à l’hébergement d’urgence est inconditionnel, rappelle Thierry Mila président de la Fédération des acteurs de la solidarité Paca Corse, réclamant au passage l’ouverture du dialogue pour la mise en place d’une stratégie durable et de moyens « budgétaires à la hauteur ».

    Les associations se disent prêtes à engager un recours en justice si le préfet venait à utiliser la force publique. Toutes craignent que cette instruction ne soit qu’un « ballon d’essai ». Comme cela s’est passé « à Strasbourg, Bordeaux, Toulouse ou Montpellier », témoigne Thierry Mila. Même si, dans les faits, bien que concepteur de la base de données du SIAO, qui sert à établir des statistiques et coordonner l’action des travailleurs sociaux, l’État ne dispose pas, a priori, des noms et de la situation exacte des familles.

    Cette décision s’inscrit dans un contexte déjà catastrophique. Avec 5 400 places d’hébergement d’urgence disponibles dans les Bouches-du-Rhône, 9 000 demandes ont été recensées par le SIAO, 4 000 personnes sont toujours en attente, à la rue ou dans un hébergement de fortune. Et ce n’est que « le sommet de l’iceberg », pointe Francis Vernède, directeur régional Paca de la Fondation pour le logement des défavorisés, quand seulement une personne sur cinq appelle le 115. Il souligne aussi un manque de vision, dont le coût sera social, sanitaire, judiciaire. En se mettant « dans la peau d’un libéral », il insiste : « Proposer des hébergements dignes à des ménages, c’est pourtant leur donner la possibilité, demain, de devenir solvable, de participer à l’économie classique. »

    À la suite du SIAO, les fédérations d’acteurs sociaux puis le Secours catholique, ce vendredi, ont aussi interpellé le préfet par courrier. Le maire de Marseille a également pris la plume, s’adressant directement au Premier ministre.

    Contacté de nouveau par La Marseillaise, le préfet n’a pas répondu. Cette instruction intervient dans une certaine vacance administrative, où la préfète déléguée à l’égalité des chances, promue préfète de l’Aisne, prendra ses fonctions au 31 août, ainsi que son remplaçant.

  • [C’est l’été] Salon du livre à Riez

    [C’est l’été] Salon du livre à Riez

    Pendant trois jours concerts littéraires, dédicaces d’auteurs et débats animeront la ville. Premier rendez-vous donné ce vendredi à la salle des fêtes pour une projection de film.

    Dès 18h30. Gratuit

  • [C’est l’été] Atelier de magie à Maubec

    [C’est l’été] Atelier de magie à Maubec

    Un atelier ludique entre théorie et pratique pour transmettre quelques secrets aussi bien techniques que psychologiques. Un petit moment suspendu avec de jolis tours à rapporter chez soi.

    Dès 15h. Gratuit sur réservation au 04.90.71.77.95

  • [C’est l’été] Au cœur du Moyen-Âge à La Garde

    [C’est l’été] Au cœur du Moyen-Âge à La Garde

    Elles sont le point d’orgue des festivités estivales à La Garde. Les Nocturnes Médiévales sont de retour pour trois jours en immersion au cœur du Moyen-Âge à vivre en famille ou entre amis.

    En immersion à l’époque médiévale

    Une parenthèse festive et conviviale où le centre-ville se transforme en village médiéval animé et où défilés de cavaliers, campements d’antan, artisans, musiciens, jongleurs et spectacles de rue offrent un véritable voyage hors du temps pour en apprendre davantage sur les modes de vie et coutumes de cette période historique.

    Entre marché médiéval, démonstrations artisanales, animations pour enfants, scènes vivantes et spectacles de feu, cet événement propose une expérience riche en découvertes et en surprises.

    De vendredi à dimanche à partir de 19h et jusqu’à minuit. Entrée libre.

  • [C’est l’été] Joyaux étoilés à Montmaur

    [C’est l’été] Joyaux étoilés à Montmaur

    Votre animateur vous guidera pour admirer les constellations et leurs étoiles, reconnaître la seule planète des soirées de cet été et ne pas perdre le Nord, juste avec vos yeux !

    Jeudi 30 juillet de 21h15 à 23h30.

    10 euros et gratuit -10 ans.

  • [C’est l’été] Atelier ciné à Bras

    [C’est l’été] Atelier ciné à Bras

    L’occasion d’apprendre à créer des mini films de A à Z ! Ils seront ensuite projetés au cinéma de Bras le samedi 29 août.

    Jeudi 30 juillet de 14h à 17h.

    Gratuit.

    Inscription
    au 09.75.23.56.41.

  • Quand les enfants vont apprendre à nager à l’Estaque

    Quand les enfants vont apprendre à nager à l’Estaque

    Difficile de rentrer dans l’eau à la base nautique de Corbières, mercredi matin. Qu’à cela ne tienne, le maître-nageur Adem Boukhedimi encourage les petits port-de-boucains pour leur troisième journée de stage d’apprentissage de la nage avec l’association Le grand bleu. « Allez on se motive, on met le ventre, puis la tête à l’eau ! » commande-t-il. La réponse est timide, « c’est un peu mou » se dit-il. Alors il se jette à l’eau et envoie de grosses vagues à l’aide de ses bras sur les enfants, qui en rient.

    « Ils sont encore dans leur cocon, il faut les réveiller dès le début », explique le maître-nageur, « si je suis mou, le cours sera mou. C’est très important l’animation, pour donner un côté ludique et faire aimer le fait d’avoir la tête dans l’eau » détaille-t-il. Pour cela, ce dernier leur fait jouer à cache-cache ou faire des bulles.

    2 500 enfants par an

    Ces enfants sont embarqués à la plage de Corbières pendant une semaine par les centres sociaux Fabien-Menot et Lucia-Tichadou, situés en quartiers prioritaires, ainsi que l’Association pour la jeunesse, l’éducation et le sport (Ajes) pour apprendre la nage. « On est entouré par la mer à Port-de-Bouc, les enfants adorent l’eau mais beaucoup ne savent pas nager », fait remarquer Nadia Djebar, animatrice de l’Ajes. Sans piscine en ville, celle de Fos en travaux, l’accès est compliqué. « Les cours de natation coûtent cher, 250 euros par enfant à l’année et le travail ne laisse pas toujours le temps de les emmener », poursuit l’animatrice. Le stage est quant à lui compris dans l’adhésion des enfants aux centres sociaux.

    Malak, jeune de 11 ans du centre Menot sur la Presqu’île, estime qu’elle sait déjà nager, « c’est mon frère qui m’a appris » avance-t-elle, mais « pas à la perfection ». à la fin de la semaine, elle devra passer l’examen savoir-nager du ministère des Sports comme la cinquantaine de minots embarqués à Corbières. « C’est important d’apprendre à nager car comme ça, on se fait pas moquer de pas savoir », estime Malak, et « si on est dans un bateau et qu’on tombe, au moins on va pas se noyer », complète celle qui va d’ailleurs deux fois par semaine à la plage, aux Aigues Douces.

    Les éventuels recalés seront repêchés en septembre. « On ne va pas les perdre après avoir fait une semaine », dans l’eau, assure Brahim Timricht, fondateur de l’association. Mais il ne s’agit pas juste de réussir un examen. « Après la nage, on propose le sauvetage côtier. C’est pour nous la prolongation de la natation : une fois que t’as appris à nager t’apprends à sauver ». Le grand bleu revendique apprendre la nage à 2 500 enfants chaque année.

  • À Marseille, plusieurs dizaines de familles menacées d’expulsion

    À Marseille, plusieurs dizaines de familles menacées d’expulsion

    « On est fatigués d’être expulsés chaque année. Nos enfants, ils sont fâchés parce que bientôt, ils vont recommencer l’école. » Réunis ce mardi soir, hommes, femmes et enfants sont inquiets. Installés depuis un peu moins de deux ans sur la friche de l’ex-usine Procida, route de la Valentine (11e), ils craignent d’être évacués au cœur de l’été.

    Le camp de 250 personnes est sous le coup d’une ordonnance d’expulsion en date du 24 décembre 2025, explique leur avocat Me Borie, portée par le propriétaire des lieux, Retail Prodev. Une filiale du groupe Frey, spécialisée dans le développement de centres commerciaux. Pour mémoire, l’entrepreneur imaginait implanter là, fin 2024, un vaste centre de logistique, au grand dam des habitants, dénonçant un afflux de poids lourds dans un quartier déjà saturé. Ces derniers imaginant plutôt de laisser la place à un espace vert alors que coule l’Huveaune non loin, ce genre d’équipement étant réduit comme peau de chagrin dans le secteur. La Ville de Marseille refusera finalement de délivrer le permis de construire quelques mois plus tard.

    Solidarité à tous les étages

    Aux côtés des familles roms, des représentants de la CGT Interim, de la Confédération générale du logement, des riverains, des membres d’ATD Quart Monde, Michel Pruvost (PCF), conseiller d’arrondissement des 11e et 12e arrondissements, et Jean-Marc Guéris, animateur du groupe d’action La Penne insoumise. « Nous sommes là si vous avez besoin d’aide », assure ce dernier. De son côté, l’élu communiste, accompagné de Jean-Pierre Breda, secrétaire de la section PCF du 11e, estime que tout le monde doit rester « tant qu’il n’y a pas de solutions de relogement » et indique avoir « fait remonter le problème » à la mairie centrale. « Le jour où vous devrez quitter ce camp, c’est avec des alternatives, pour pouvoir être relogés, et notamment pour que les enfants, qui sont scolarisés, gardent une stabilité », insiste-t-il.

    Un squat à Saint-Just en 2020, une évacuation « brutale » à Maison Blanche en 2021, une destruction de lieu de vie à la Barasse en 2022, puis en 2023 et 2024 à la Madrague, à la Cabucelle… Laurent Sapin, riverain, revient sur les expulsions à répétition qui bouleversent le quotidien de familles dont les parents travaillent et dont les enfants sont inscrits dans les établissements scolaires alentours, comme en attestent les certificats remis ce jour-là à Me Borie. Certains petits ont un parcours brillant, précise Agnès, qui anime avec ATD Quart Monde des ateliers livres tous les samedis.

    « Un recours a été déposé auprès de la cour d’appel d’Aix-en-Provence », ajoute l’avocat, une audience étant prévue en février 2027. D’ici là, il espère une sortie négociée, pour permettre aux enfants de suivre une année scolaire complète.