Tag: Elections

  • Dans les Alpes-de-Haute-Provence, deux candidats en lice pour les sénatoriales

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, deux candidats en lice pour les sénatoriales

    « C’est le prolongement de mon engagement en tant qu’élue municipale et en tant que vice-présidente du conseil départemental » : Stéphanie Colombero (LR) a annoncé sa candidature aux élections sénatoriales, espérant prendre le siège du sénateur actuel, Jean-Yves Roux (PRG), lui aussi candidat à sa réélection. La professionnelle de santé, encartée LR, compte aller à la rencontre des maires du département pour les convaincre de voter pour elle. « Le but, c’est que j’aille rencontrer le maximum d’élus. Si j’arrive à voir toutes les mairies, ce serait parfait », lance-t-elle. « Je vois au quotidien des communes qui ont du mal à faire sortir de beaux projets, qui ont envie de faire avancer leur village, mais qui se retrouvent confrontés à de la complexité des règles qui ne sont pas forcément applicables sur nos territoires, et la complexité de monter des dossiers d’aide. Donc, dans mon projet, j’ai la volonté d’avoir une équipe qui soit formée pour la recherche de subventions, et qui puisse venir en aide aux communes », explique-t-elle.

    Selon elle, le fait de siéger « dans la majorité sénatoriale permettra certainement d’avoir plus de poids ». Si elle était élue, elle compte « proposer des permanences mobiles pour venir à la rencontre des élus, pas attendre qu’ils me sollicitent, mais aller les voir et porter leurs sujets ». Contacté, Jean-Yves Roux, sénateur depuis 2014, n’a pu être joint dans l’immédiat.

  • [Sénatoriales] Les annonces de candidatures ne se bousculent pas dans les Hautes-Alpes

    [Sénatoriales] Les annonces de candidatures ne se bousculent pas dans les Hautes-Alpes

    L’actuel Sénateur, Jean-Michel Arnaud du groupe Union Centriste au Sénat (Droite), n’a pour l’instant souhaité faire aucun commentaire sur une candidature. « Le mois de septembre est encore loin » a écarté le sénateur qui se dit « au travail comme rapporteur d’information sur le bilan des lois montagnes et littoral ». Une mission menée en tandem avec le sénateur des Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Yves Roux (RDSE, centre-gauche). Comme seul indice, il déclarait au micro de BFM-Alpes fin février qu’il « n’abandonnerait pas la casquette de sénateur » après s’être présenté comme tête de liste aux municipales, avant de laisser le siège de maire à son ex-première adjointe, Marie-Christine Lazaro, une fois élu.

    La gauche en réflexion

    À gauche « les candidats ne se bousculent pas au portillon » selon un membre de l’opposition de gauche gapençaise. « Candidater aux sénatoriales demande du temps et des moyens », et la gauche des Hautes-Alpes est pour l’heure en préparation.

    Le RN n’a pas encore annoncé de candidature non plus. Pas non plus d’annonce du côté de Patricia Morhet-Richaud investie par LR en 2020, qui avait perdu de seulement neuf voix face à J.M.Arnaud.

  • Le troisième tour des municipales

    Le troisième tour des municipales

    Le dernier grand scrutin national avant la présidentielle du printemps 2027, sont les élections sénatoriales, prévues en septembre.

    Si cette élection se déroule dans un climat beaucoup plus feutré que les municipales, puisqu’il s’agit d’un scrutin au suffrage universel indirect (le corps électoral est composé de grands électeurs), elle n’en demeure pas moins majeure.

    Aujourd’hui, la chambre haute du Parlement est dominée par la droite qui y dispose d’une majorité confortable. Une hégémonie qui tranche avec son recul au profit de l’extrême droite RN dans les derniers scrutins nationaux. Il n’empêche, les résultats des élections municipales sont déterminants puisque l’essentiel des grands électeurs est issu des conseils municipaux nouvellement élus en mars. Ces rapports de force dessineront une nouvelle configuration même si seule la moitié des sièges de sénateurs sont renouvelés.

    Freiner les velléités du RN

    Si les listes ne sont pas encore complètes, il se dessine des stratégies, notamment à gauche où l’union est privilégiée, même si elle demeure « un combat », les sièges étant comptés. Ce choix serait cohérent car l’un des objectifs est de freiner les velléités de l’extrême droite RN et de renforcer les rangs des progressistes au Palais du Luxembourg.

    Autre dimension importante, le Sénat est la voie des territoires et donc des collectivités. Sénateurs et sénatrices participent bien sûr à l’élaboration de la loi mais défendent également le développement des communes et départements. Ils en sont, en quelque sorte les porte-paroles. Ce scrutin est donc essentiel.

  • Gilles Vincent réélu présidentdu Sittomat

    Gilles Vincent réélu présidentdu Sittomat

    Le nouveau comité syndical du Syndicat intercommunal de transport et de traitement des ordures ménagères de l’aire toulonnaise (Sittomat) s’est réuni mercredi pour la première fois. Cette séance a permis d’élire le président, le maire de Saint-Mandrier, Gilles Vincent, qui rempile pour un nouveau mandat. À ses côtés figurent cinq vice-présidents :

    – Ange Musso (Métropole TPM)

    – Franck Bertoncini (Sud Sainte-Baume)

    – Thomas Dombry (communauté de communes Golfe de Saint-Tropez)

    – Patrick Martinelli (Méditerranée Portes des Maures)

    – Jean-Luc Vitrant (Vallée du Gapeau)

  • [Maj] Les scrutins de 2027 déjà dans les têtes à gauche

    [Maj] Les scrutins de 2027 déjà dans les têtes à gauche

    Désormais Emmanuel Macron est un président « canard boiteux », c’est-à-dire sans aucune influence dans le débat politique et pour l’avenir du pays. Après près d’une décennie de politique antisociale et alors qu’il fut élu en 2017 et 2022, non sur son projet néolibéral mais contre la candidate d’extrême droite Marine Le Pen, le RN n’a jamais été aussi menaçant et se dit prêt à gouverner en 2027.

    Cette situation politique inquiétante n’est pas propre à la France. Sur tous les continents, les extrémistes de droite progressent et pour certains dirigent comme aux États-Unis, en Russie, en Italie, en Argentine ou encore en Inde. Mais des exemples montrent que cette ascension est résistible : l’Espagne en est un et, à une autre échelle, New York en est un autre. Toutes proportions gardées, la bascule de Nîmes dans le camp progressiste avec l’élection du communiste Vincent Bouget, témoigne que la dynamique et la victoire sur un projet rassembleur de justice sociale sont possibles. Pour la socialiste gardoise Chloé Ridel « face à une droite installée et une extrême droite forte, nous avons gagné parce que nous avons mené une campagne unie, heureuse, concrète, avec les citoyens et la société civile. Nous n’avons pas passé notre temps à parler des autres partis de gauche » (lire ci-contre). Une méthode qu’elle estime applicable au niveau national. Mais le piège de l’hyper présidentialisme menace toujours la gauche. Ainsi, le fondateur de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon s’est lancé officiellement, en solitaire, dans sa quatrième candidature à l’Élysée. Pour ses soutiens, il est le seul « capable ». « Tourner la page de la Macronie, mais battre l’extrême-droite, en réalité aujourd’hui il n’y a qu’un candidat à gauche qui est prêt et qui est capable de mener cette bataille, c’est Jean-Luc Mélenchon. » résume la députée FI de l’Hérault, Nathalie Oziol (lire page 6). « Une impasse » pour Chloé Ridel : qui déplore que « la scène soit occupée par Jean-Luc Mélenchon d’un côté et François Hollande de l’autre. Deux impasses, deux figures irréconciliables, qui empêchent la gauche de s’unir sur un logiciel clair. Or, la seule manière de l’emporter face à l’extrême droite en 2027, c’est l’union ». Les communistes travaillent pour l’heure sur leur congrès et le projet qui sera porté par le parti (lire aussi nos informations page 23). « Fabien Roussel a indiqué sa capacité à mettre toute son énergie dans la présidentielle de 2027. Personnellement, c’est l’option que j’aimerais que nous retenions mais ce sera tranché par le débat. Si on veut se présenter, c’est qu’on veut reconquérir un électorat et qu’on veut faire vivre des idées », avance Clara Gimenez, membre de l’exécutif national du PCF et élue de Montpellier (lire ci-contre). Sa camarade Saliha Boussedra, co-secrétaire de la fédération du PCF du Gard, a une autre position. : « Nous sommes trois sur les quatre secrétaires de la fédération du Gard à avoir signé le texte [alternatif],”Communistes à l’offensive”. C’est donc difficile de parler au nom de la fédé et au nom du parti puisque les choix sont en cours de délibération. Si je dois donner un avis personnel, il est simple et clair : il y a une priorité qui est le mur qu’on a en face, qui est celui de l’extrême droite. Donc, il faut travailler, imposer l’union de la gauche en partant de la base. »

    Pour l’heure divisée sur la stratégie pour 2027, les gauches n’en ont pas moins un ADN commun concentré sur la question sociale à laquelle ni la droite ni l’extrême droite ne peuvent répondre. Un atout car les attentes du mouvement social sont fortes après plus d’une décennie de casse sociale.

    Clara Gimenez , membre du comité exécutif national du PCF, vice-présidente de la Métropole de Montpellier

    « Le débat avance dans les cellules, les sections et les fédérations en vue du congrès qui aura lieu en juillet prochain à Lille. Ce congrès n’est pas en conclave, il est ouvert sur la société. Les communistes discutent du projet, du fond, des idées et de la stratégie à adopter pour les mettre en application et donc de la présentation ou pas d’un candidat à l’élection présidentielle. Cette question sera tranchée par les communistes tout début septembre. Tout est aujourd’hui ouvert et ce sont aux communistes de décider. Fabien Roussel a indiqué sa capacité à mettre toute son énergie dans la présidentielle de 2027. Personnellement, c’est l’option que j’aimerais que nous retenions mais ce sera tranché par le débat. Si on veut se présenter, c’est qu’on veut reconquérir un électorat et qu’on veut faire vivre des idées parce qu’au-delà de l’échéance électorale, la question c’est : qu’est-ce qu’on fait bouger dans les têtes ? C’est un moment important pour porter sa vision de la société et de ce qu’il faudrait faire. On a besoin d’un Parti communiste fort pour avoir des politiques transformatrices. On a besoin d’avancer sur des idées et pas sur des personnes. Nous voulons porter une volonté transformatrice de la société et pas s’accommoder d’une société capitaliste. C’est là que nous avons une vraie différence et que nous voulons porter cette idée de rupture que ne portent pas les autres. Dans la période actuelle, il y aura deux grands enjeux que l’on porte depuis longtemps. Il y a déjà la paix parce que sans elle, il n’y aura pas de progrès sociaux. Ensuite, il y a la défense des intérêts du monde du travail, que ce soit son organisation, sa rémunération, le droit à l’emploi pour tous ou le droit à la formation. Ces enjeux, nous sommes les seuls à les porter en les couplant à un projet de société transformateur où chacun trouve sa place et peut s’émanciper. »

    Recueilli par Tristan Arnaud

    Chloé Ridel, députée européenne, secrétaire nationale du PS, conseillère municipale de Nîmes

    « Pour moi, le principal danger à gauche aujourd’hui, c’est que le devant de la scène soit occupé par Jean-Luc Mélenchon d’un côté et François Hollande de l’autre. Deux impasses, deux figures irréconciliables, qui empêchent la gauche de s’unir sur un logiciel clair. Or, la seule manière de l’emporter face à l’extrême droite en 2027, c’est l’union. Je plaide donc pour une primaire de la gauche. Ce que nous avons fait à Nîmes peut servir de leçon nationale. Face à une droite installée et une extrême droite forte, nous avons gagné parce que nous avons mené une campagne unie, heureuse, concrète, avec les citoyens et la société civile. Nous n’avons pas passé notre temps à parler des autres partis de gauche. Nous avons parlé des Nîmois, de leurs besoins, de leurs quartiers, avec l’idée de réunir la ville. Cette méthode peut être portée à l’échelle du pays. La France est profondément fracturée socialement, territorialement, identitairement. Il faut reconstruire l’unité du peuple français par des politiques de justice : justice fiscale, justice territoriale, mixité sociale et scolaire, lutte contre les discriminations. Sur le fond, la gauche doit répondre au pouvoir d’achat. Revaloriser le Smic et les salaires, oui, mais aussi s’attaquer aux dépenses contraintes : logement, énergie, alimentation, transports. Il faut reprendre la main sur le marché du logement, encadrer les loyers, appliquer la loi SRU. Il faut aussi un nouveau contrat social des transports, avec des véhicules électriques accessibles aux ménages modestes, davantage de trains, de RER métropolitains, et la nationalisation des autoroutes. Les lignes rouges sont claires : l’Europe, le respect du droit international partout, en Ukraine comme en Palestine, et la défense d’une souveraineté européenne. La gauche doit promettre la liberté, mais pas la liberté de quelques-uns. La liberté pour toutes et tous : vivre dignement, se loger, se nourrir, se déplacer, choisir sa vie. »

    Recueilli par Axel Jolidon

    Julien Pradel, premier secrétaire de la fédération du PS de l’Hérault

    « Nous sommes à un an de la présidentielle mais nous avons le temps encore pour choisir la personne. Par contre, ce qui devient urgent, c’est de construire une plateforme programmatique. Il me semble qu’il vaut mieux partir du projet plutôt que de la personne. Au PS, on travaille sur un projet qui a une vision plus longue, pour le XXIe siècle, donc pas forcément pour des échéances très courtes, même s’il faudra s’en inspirer. Mais il me semble que là où nous attendent les Français, c’est sur le social, sur le travail, sur le logement, des choses du quotidien : des propositions très concrètes sur le plafonnement des loyers par exemple, la sécurité dans les quartiers populaires et ailleurs, la revalorisation des salaires. Comme sur les retraites, il faut être concret, comment on va les financer. Il ne suffit pas de faire de la démagogie en annonçant la retraite à 60 ans, mais il me semble que c’est comme ça qu’on peut arriver à une retraite équitable. Si on est d’accord sur un projet commun, les divisions personnelles ne peuvent plus exister, les questions d’ego doivent disparaître. Il faudra garder la tête froide face à une extrême droite en passe de gouverner. Il faudra prendre la personne qui sera le mieux armée et la plus plébiscitée pour pouvoir gagner. La primaire proposée par une partie de la gauche n’arrive pas à rassembler les appareils, donc c’est un problème. Il faut d’abord passer par le projet pour entraîner une population plus large que deux partis morcelés et un micro-parti. Si on parle du PS, il me semble que c’est à ses adhérents de déterminer qui est la personne la plus capée pour représenter le parti. À la présidentielle, c’est encore une autre histoire, je suis prêt à faire confiance à la personne que je désignerai au PS – ce que je souhaite – mais si ça ne doit pas être un socialiste qui représente une vision de la gauche qui est nécessaire, je fais confiance à cette personne pour trouver les contreparties et les compromis là-dessus. »

    Recueilli par Louis Dupin

    Lise Florès, co-secrétaire régionale des Écologistes

    Face aux échecs répétés de la gauche à l’élection reine et à la menace de l’extrême droite, Lise Florès n’envisage qu’une option. « Je suis pour l’union de la gauche, unioniste à 100%. Il faut tenir ce cap au maximum », martèle la co-secrétaire régionale des Écologistes en Occitanie. Elle voit deux raisons majeures. La première c’est « le risque d’un RN au pouvoir », la seconde c’est que si Jean-Luc Mélenchon peut être un bon candidat de premier tour, « il a peu de chances de l’emporter au second. J’ai peur que LFI ait raté le coche. On doit être pragmatique ». Ainsi Lise Florès défend-elle l’idée de la primaire du 11 octobre à laquelle Marine Tondelier a l’intention de participer. Si l’écologiste lunelloise concède que l’exercice, parfois considéré comme une « machine à diviser », n’est pas parfait, il aura le mérite « d’éliminer plusieurs candidats potentiels ». Par la suite, elle espère que « guerres d’ego et autres querelles à la noix » s’effaceront pour laisser place à l’essentiel. « La gauche doit se recentrer sur ses points communs : permettre aux gens de vivre dignement, la santé au quotidien, les services publics et l’écologie ». Pour ne pas que l’écologie soit coercitive, elle aimerait que les élus effrayés par les normes soient accompagnés . « Une ZFE sans transports en commun, c’est ridicule. L’écologie punitive c’est celle de Macron et de la droite ». S’il a déjà été réussi deux fois dans l’urgence aux législatives avec la Nupes (2022) puis le Nouveau front populaire (2024), le périlleux exercice de l’union des gauches se heurte souvent au système du présidentialisme. La raison pour laquelle, elle aussi défend l’idée d’une VIe République avec « un système plus parlementaire avec des alliances programmatiques ». « On peut régler nos différends de cette manière. On ne peut pas gouverner par la force ad vitam æternam ». Le 10 juin, les Écologistes, pour l’heure divisés sur le sujet, tiendront leur conseil fédéral qui tranchera la ligne du parti sur la primaire et entre ceux qui penchent vers les socialistes ou vers les insoumis.

    Recueilli par Rémy Cougnenc

    Nathalie Oziol, députée LFI de l’Hérault

    « La candidature de Jean-Luc Mélenchon a été choisie collectivement lors d’une réunion d’intergroupe [réunissant les élus insoumis et les membres de la coordination de LFI, Ndlr]. Il y a eu unanimité pour soutenir sa candidature. Alors qu’on assiste au désastre de la division dans tous les camps politiques, que ce soit dans les autres partis de gauche, que ce soit dans le camp macroniste, la concurrence entre la droite et l’extrême droite, nous, nous sommes prêts. La situation catastrophique d’un point de vue politique, économique, social exige qu’il y ait une candidature sérieuse et à la hauteur du moment et celle de Jean-Luc Mélenchon l’est. Nous avons un candidat, mais on a aussi un programme qui est très identifié avec une équipe. Ce n’est pas juste l’aventure personnelle de Jean-Luc Mélenchon. Il est entouré de personnes qui sont extrêmement capables et compétentes comme Manuel Bompard, Clémence Guetté, etc.

    Tous les tenants de la primaire de la gauche ont fait la démonstration de l’absurdité de cette proposition puisque maintenant chacun y va de sa candidature personnelle en sautant par-dessus la primaire qui est en train de s’enliser. Tout le monde comprend que ça n’aboutira à rien du tout. Heureusement qu’on n’attend pas après ces personnes qui en fait passent leur temps à se disputer entre eux. Rien qu’au PS, c’est un désastre. Chaque individu en soi porte une position ou une candidature presque. Il est hors de question qu’on se laisse traîner dans cette espèce d’arène de disputes personnelles. Lors des deux dernières présidentielles, où on lui faisait déjà exactement les mêmes reproches, qu’il était clivant, qu’il ne pourrait jamais dépasser un plafond de verre, il a fait la démonstration non seulement qu’il était qu’il était en capacité de se qualifier au second tour et qu’il était en progression. La bataille qui est devant nous est si importante que pour non seulement tourner la page de la Macronie, mais battre l’extrême droite, en réalité aujourd’hui il n’y a qu’un candidat à gauche qui est prêt et qui est capable de mener cette bataille, c’est Jean-Luc Mélenchon. »

    Recueilli par Louis Dupin

    Boris Chenaud, coopérateur de La Carmagnole, à Montpellier et membre de l’Après

    « Le gros danger démocratique, social, écologique, c’est qu’en 2027 l’extrême droite accède au pouvoir. Face à cela, il faut trouver un chemin pour l’union des gauches et des écologistes. C’est ce qu’ont fait les anciens il y a 90 ans, lorsqu’ils ont constitué le Front populaire le 6 février 1934 et qu’ils ont réussi à l’emporter en 1936, alors qu’une vague brune gagnait toute l’Europe. Comme il n’y a pas de personnalité qui ait une légitimité naturelle ou qui s’impose à toute la diversité de la gauche, ce chemin commun passe, pour nous, par une primaire, avec un programme qui soit partagé par l’ensemble des candidatures. On ne part pas de rien, puisqu’il y a eu la Nupes en 2022 et le NFP en 2024. On a donc déjà une base programmatique. Par ailleurs il ne faut pas reproduire le schéma d’une primaire à deux tours avec des camps qui s’affrontent dans le but de montrer qu’on est le meilleur. On souhaite un scrutin à un tour, où la personne la plus fédératrice l’emportera. Cette dynamique autour d’une union à gauche doit à la fois être impulsée par en haut, c’est-à-dire par les partis, pour travailler un Front populaire 2027, mais aussi par en bas, à la base, avec des comités locaux ouverts à toutes les forces de gauche qui organiseront des réunions publiques d’information pour expliquer cette démarche de la primaire. C’est ce qu’on va faire dans l’Hérault. En matière programmatique, nos priorités sont les salaires, la retraite, le logement, l’écologie populaire… Le partage des richesses constitue également un gros enjeu, avec une indispensable remise à plat du système fiscal qui nous donnerait les moyens des politiques sociales et écologiques que nous souhaitons mettre en place. Il faut également miser sur les services publics et les sortir au maximum de la logique marchande. Sans oublier la nécessité d’une révolution démocratique : aller vers une VIe République avec une perspective de Constituante et redonner la voix aux citoyennes et citoyens comme l’avaient demandé les Gilets jaunes, avec l’instauration du référendum d’initiative citoyenne. »

    Recueillis par Amélie Goursaud

    Emmanuel Grieu, maire de Mandagout, membre de Debout! et soutien de François Ruffin

    « La primaire est la moins mauvaise façon de trancher. On sait que la primaire peut être un piège, que c’est imparfait mais quand on voit le grand écart qu’il existe à gauche, que peut-on faire ? Il est indispensable de se réunir parce que si on continue comme on fait aujourd’hui, on va droit dans le mur. En ce moment, on est la gauche la plus bête du monde. Il va bien falloir se mettre autour de la table et se confronter. Puis il faut qu’on consulte notre base électorale pour voir ce qui serait le plus pertinent. Il y a une pétition sur le site du Nouveau Front Populaire 2027 et j’appelle toutes les personnes qui souhaitent l’union de la gauche à aller la signer. Il faut que ce soit un large appel pour créer l’espoir et créer une vraie dynamique. On a les moyens de le faire. La petite fenêtre de tir qui existait quand la France insoumise était majoritaire car elle avait réussi à nous remettre dans la direction de la gauche et avait une richesse incroyable de profils, s’est refermée. Au lieu de vouloir rassembler, ils ont préféré se retrancher derrière un sac de sable et tirer à vue sur tout ce qui est différent d’eux. Mais je reste profondément insoumis au fond de moi parce que la FI garde la direction qu’il faut suivre. On a vu ce qu’ont donné les Bernard Cazeneuve et Carole Delga : un extrême centre avec Emmanuel Macron. Il faut donc garder la direction insoumise mais selon moi, Jean-Luc Mélenchon est le dernier homme qui peut faire consensus à gauche. C’est aberrant de ne pas le voir. Il est inaudible aujourd’hui alors que la France insoumise et la gauche de manière générale, font un travail incroyable à l’Assemblée nationale avec des positions géniales mais elles sont totalement inaudibles. C’est aussi dû au bashing anti-LFI mais ils ne font rien pour être plus malins. On ne peut pas tenter la roulette de la FI toute seule et en même temps, on ne peut rien faire sans la FI. Avec François Ruffin, on fait le pari de travailler avec les gens. Avoir des idéaux c’est bien, mais il faut les confronter au réel pour faire avec les gens, avec tous les gens. Il faut orienter cette colère pour qu’elle ne soit pas une colère aveugle. Il faut que la gauche revienne vers le salariat et le travail. »

    Recueillis par Tristan Arnaud.

    Évelyne Coulouma, place publique, membre de la coordination de l’Hérault, responsable du territoire de Béziers.

    « En ce moment nous sommes en train de finir de construire un programme social-démocrate, nous essayons de construire le programme le plus rassembleur à gauche en vue de la présidentielle. Pour le moment la priorité ce n’est pas le candidat mais bien le programme. La priorité est d’essayer de mettre autour d’une même table les forces de la gauche en présence. Nous ne sommes pas que dans la recherche d’un seul candidat, nous recherchons surtout un consensus sur un programme de gauche.

    Ce ne sera pas évident sur Béziers même de faire passer des idées sociales démocratiques, nous le savons. Pour ce qui est des grands axes du programme, il y a d’abord la défense et la sauvegarde de la démocratie, nous souhaitons rétablir la confiance dans les politiques : que les personnes se rappellent de la confiance que cela apporte, nous constatons que les gens sont prêts à confier les rênes au Rassemblement National, sans prendre conscience de ce que cela peut engendrer. Nous souhaitons aussi lutter contre les inégalités sociales, on est en train de les prendre en pleine figure, c’est une catastrophe et il faut rétablir l’égalité dans la population. Nous ne voulons pas qu’une certaine partie de la population soit désignée bouc émissaire, comme on peut le voir avec les immigrés par exemple. Nous pensons donc qu’il faut développer la conscience des individus, rappeler l’importance du « ensemble ». Nous souhaitons protéger les personnes en situation de vulnérabilité, il est important de ne laisser personne de côté.

    Nous accordons aussi beaucoup d’importance à la question écologique : lutter contre les problèmes climatiques, intervenir dans la vie quotidienne, avec le logement, le transport, l’alimentation. Nous mettons ces trois domaines : démocratie, lutte contre les inégalités et l’écologie presque au même niveau de priorité. On sait que ce sont des programmes partagés par d’autres forces de gauche et nous souhaitons donc les mettre autour d’une même table pour décider d’un consensus. Ce n’est pas une quête d’ego mais un souhait de vraiment défendre ce programme. »

    Recueilli par Zoé Loritano

  • Karim Touche élu pour piloter le Centre d’action sociale

    Karim Touche élu pour piloter le Centre d’action sociale

    Adjoint (DVG) chargé de l’action sociale et des solidarités, l’ancien directeur de la Ligue de l’enseignement dans les Bouches-du-Rhône, Karim Touche, a logiquement été élu, ce mardi matin, vice-président du Centre communal d’action sociale (CCAS), prenant la suite d’Audrey Garino (PCF), désormais chargée du logement. « Tout ce que j’ai pu recevoir, j’ai envie de le mettre au service des plus fragiles », défend l’ancien directeur de centres sociaux en saluant l’implication des agents rencontrés, « qui souvent interviennent dans des missions exigeantes humainement », et « le travail remarquable » effectué par sa prédécesseure.

    « Je souhaite inscrire mon action dans la continuité », indique-t-il ainsi. « Le CCAS s’est beaucoup développé, il y a une nécessité de structurer les organisations, les outils de pilotage, de poursuivre la transformation numérique pour garantir dans la durée un service social de qualité, accessible, humain et réactif », détaille l’adjoint. C’est que lors du précédent mandat, la dotation accordée par la municipalité avait augmenté de moitié, faisant monter le budget aujourd’hui à quelque 38 millions d’euros (dont 31 millions de fonctionnement), pour 300 agents.

    Parmi les autres chantiers qui l’attendent, le développement du service d’aide à domicile, l’ouverture de nouveaux équipements, la lutte contre l’isolement des personnes âgées. « Le contexte social est de plus en plus difficile, le CCAS devra continuer à être un acteur de proximité », défend Karim Touche.

  • Le maire d’Ollioules Robert Bénéventi à la tête du SCoT

    Le maire d’Ollioules Robert Bénéventi à la tête du SCoT

    L’élection du président et de ses sept vice-présidents s’est déroulée à bulletins secrets, la semaine dernière, en préfecture, lors de l’assemblée du comité syndical du SCoT Provence-Méditerranée.

    Sans surprise, puisqu’il était le seul candidat, Robert Bénéventi a été reconduit à ce poste qu’il occupe depuis 25 ans, avec 29 voix sur 31 votants (deux bulletins blancs ont été comptabilisés).

    Pour un aménagement durable

    Pour mémoire, ce Schéma de cohérence territoriale dépasse aujourd’hui largement le périmètre de la seule métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM), puisqu’il s’étend également à la communauté d’agglomération Sud Sainte-Baume, à la Vallée du Gapeau et à Méditerranée Porte des Maures. Un document central, précise Robert Bénéventi, pour un aménagement durable des territoires. Il joue ainsi un rôle de pivot entre les politiques publiques et les réalités locales.

    Après sa désignation, ont été élus à ses côtés en qualité de vice-présidents : Josée Massi, maire de Toulon et présidente de TPM, qui a recueilli 28 voix. Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier, et Robert Deledda, maire de La Cadière.

    Arrive ensuite François de Canson, maire de La Londe, qui devient donc le quatrième vice-président, suivi d’Yves Palmiéri, maire de La Farlède, Franck Chouquet, adjoint au maire de La Garde, et Véronique Bernardini, maire d’Hyères, septième vice-présidente.

    Le RN Mathieu Perchoc, adjoint à La Seyne-sur-Mer, avait lui aussi candidaté pour ce poste, mais n’a finalement obtenu que 7 voix contre 23 pour Véronique Bernardini.

  • L’Andalousie passe aux mains de la droite et de l’extrême droite

    L’Andalousie passe aux mains de la droite et de l’extrême droite

    Les résultats des élections régionales de dimanche en Andalousie vont reconfigurer le Parlement régional. Par rapport à 2022, la droite (Parti populaire) perd 5 sièges, passant de 58 à 53, la majorité absolue étant fixée à 55. Le Parlement compte 109 députés représentant huit provinces (Séville, Malaga, Grenade, Cadix, Almería, Jaén, Cordoue et Huelva).

    Le PSOE perd 2 sièges, passant de 30 à 28, lui qui, pendant près de quarante ans, a été majoritaire dans cette région jusqu’en 2018. Le parti d’extrême droite Vox gagne 1 siège et comptera désormais 15 parlementaires. La liste « Adelante Andalucía », se réclamant d’une gauche alternative et souverainiste, crée la surprise en passant de 2 à 8 sièges. Enfin, « Por Andalucía », la liste emmenée par la coalition Izquierda Unida (IU), Podemos et Sumar, conserve ses 5 sièges.

    Un paysage politique recomposé

    Au vu de ces résultats, on constate, d’une part, que la droite n’a plus la majorité absolue et devra s’allier avec l’extrême droite pour gouverner et, d’autre part, que la gauche de gouvernement recule ou stagne au profit d’une gauche radicale et régionaliste. Si la perte de la majorité absolue du PP était attendue, la percée spectaculaire de « Adelante Andalucía » a surpris tous les observateurs. Cette formation, qui a contribué à mobiliser des abstentionnistes, a probablement capté en partie les voix d’électeurs de Podemos, qui n’ont pas apprécié l’union de leur formation avec Izquierda Unida. Une union sur laquelle Antonio Maíllo, coordinateur de IU, comptait pour amorcer une remontée de la gauche face au PSOE, en vue notamment des élections générales de 2027. Celui-ci a clairement exprimé sa déception à l’issue du scrutin dimanche soir, en admettant que l’objectif n’avait pas été atteint : « Por Andalucía » espérait obtenir au moins 7 sièges.

    C’est pourtant une campagne très offensive qu’a menée la liste conduite par Antonio Maíllo, avec plus de 200 rencontres sur le terrain en quinze jours et des retours encourageants. Une campagne pour la défense de la santé publique, contre son démantèlement et les projets de privatisation (rappelons que la santé est une compétence des régions), contre la précarité, et pour le logement. Antonio Maíllo avait promis que voter pour la liste « Por Andalucía » constituait un vote utile pour un gouvernement régional menant une politique sociale. Cela n’a pas suffi, et la coalition de gauche se voit devancée par une autre formation, « Adelante Andalucía », qui a adressé durant la campagne plusieurs critiques au PSOE. José Ignacio Garcia, la tête de liste, a déclaré « nous avons jeté les bases pour à terme éjecter la droite. On lui a déjà enlevé sa majorité absolue, nous sommes résolument une force de gauche alternative et souverainiste », a-t-il martelé, dimanche soir, devant les militants.

    Le PSOE, quant à lui, avait présenté María Jesús Montero, première vice-présidente du gouvernement, qui a reconnu le recul de son parti. Celui-ci n’obtient que 28 sièges, mais elle affirme vouloir fédérer l’opposition et assure que son parti « porte la seule alternative aux droites en Andalousie ».

    Mais déjà, les élections générales de 2027 pointent à l’horizon. La gauche dite alternative et souverainiste d’Andalousie a reçu, dès dimanche soir, un message de félicitations du leader d’Esquerra Republicana de Catalunya, Gabriel Rufián, qui aspire à organiser les gauches régionalistes, avec Irene Montero (Podemos), et à présenter une candidature commune d’une gauche non gouvernementale aux élections nationales. D’ici 2027, le chemin vers une union à gauche du PSOE, souhaitée par Antonio Maíllo et Izquierda Unida, s’annonce encore long.

  • Les électeurs d’Allemagne-en-Provence s’apprêtent à revoter pour leur maire

    Les électeurs d’Allemagne-en-Provence s’apprêtent à revoter pour leur maire

    C’est reparti pour les deux candidats à l’élection municipale d’Allemagne-en-Provence : le tribunal administratif de Marseille a annulé le scrutin la semaine dernière, alors que les bulletins de la liste de Christian Gaudemard, pourtant arrivé en tête, n’avaient pas été comptabilisés en raison de l’absence de mention de la nationalité portugaise du quinzième colistier. « Quand la préfecture nous a prévenus, il y avait déjà 35% de participation. Elle ne nous a pas alertés lorsqu’on a déposé notre liste », avance le candidat, ancien adjoint de son concurrent, le maire sortant Alex Pianetti, réélu en mars en raison de l’annulation de ses bulletins de vote.

    Une pétition face au déni de démocratie

    En mars, Alex Pianetti avait récolté 132 voix et Christian Gaudemard 208, qui n’avaient donc pas été comptabilisées. « Les gens ne vont pas changer d’opinion, surtout vu l’ambiance qu’il y a là au village. Ceux qui sont pour nous, ils sont pour nous », affirme-t-il. « Il y a quand même un collectif qui s’est créé après les élections, qui a fait une pétition face au déni de démocratie. En quatre jours, ils ont fait signer 170 personnes », ajoute-t-il.

    Contacté, le maire depuis 2020 Alex Pianetti n’a pas répondu à nos sollicitations. Il a un mois pour faire appel de la décision du tribunal administratif d’annuler l’élection. Les deux listes se disent sans étiquette.

    Plusieurs élections municipales ont été annulées par la justice ces derniers jours, comme celle de Beynost (Ain) et de Communay (Rhône).

  • Entre ébauche de programme et manifeste, le PS se cherche

    Entre ébauche de programme et manifeste, le PS se cherche

    Sitôt le sprint des municipales clos, le marathon de la présidentielle 2027 vient de débuter. Du moins au Parti socialiste qui ne veut pas perdre une minute, 4 ans après l’humiliation d’Anne Hidalgo (1,75%) en 2022.

    Ces derniers jours, l’aile gauche et l’aile droite du PS viennent d’avancer dans leur stratégie qui, pour l’heure, diffère. Proche du maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, Carole Delga vient de relayer l’appel à signer le manifeste « Construire 2027 ». Publiée par des personnalités de gauche et écologistes (Raphaël Glucksmann, Boris Vallaud, Yannick Jadot…), cette tribune vise à bâtir une offre politique de gauche (hors France Insoumise) capable de l’emporter dans un an. Le but affiché n’est pas juste de contrer la menace d’un RN aux portes de l’Élysée. La démarche ambitionne d’élaborer un « projet collectif et crédible » capable de changer la vie des gens. « Dans notre Histoire, il y a eu les commentateurs du déclin et il y a eu les acteurs du sursaut. Nous serons de ceux-là », affirment les signataires qui veulent couper court aux querelles internes à gauche.

    Problème : le texte est critiqué pour son rejet implicite de Jean-Luc Mélenchon (21,95% à la présidentielle 2022). À la lecture des grandes orientations (projet social, de transformation écologique et économique, un projet républicain qui refonde la démocratie), on constate aussi que la plupart des sujets majeurs (fiscalité, retraites, Europe…) ne sont pas encore tranchés. Une manière d’éviter les sujets qui fâchent ou de laisser sa place au débat ?

    De son côté, l’aile gauche du PS vient de publier une ébauche de programme (144 pages) au bout d’un tour de France d’un an de travail avec un millier d’auditions auquel a participé Chloé Ridel. « C’est un récit politique autour de la liberté. C’était la grande promesse lors de l’abolition des privilèges à la Révolution et on constate qu’elle n’est pas tenue », résume l’eurodéputée gardoise en pointant le fossé grandissant des inégalités dans ce « nouvel âge du capitalisme de prédation ».

    S’il énumère aussi quelques grands principes théoriques, cet essai programmatique voulu par le premier secrétaire Olivier Faure a le mérite de trancher certaines positions. Parmi les « partis pris », Chloé Ridel cite celui du pouvoir d’achat. « Il n’y a pas que la hausse des salaires, il faut des mesures pour baisser le prix du logement, de l’énergie, des transports. » Ou de la sécurité. « On ne veut pas parler que de narcotrafic et d’étrangers mais d’insécurité liée à la pollution, au réchauffement climatique… ». Au contraire de l’aile droite du PS, l’eurodéputée s’autorise la critique du mandat décevant de François Hollande (2012-2017) qui a conduit au macronisme. « Le monde a changé. Regardons ce que fait Pedro Sanchez en Espagne… »

    Tandis que Carole Delga refuse l’idée de la primaire à gauche du 11 octobre jugée peu sérieuse et trop tardive, Chloé Ridel précise que la présidente de Région a été auditionnée. « Elle a amené de bonnes idées sur le train, la laïcité… » Et d’assurer : « Même si nos stratégies électorales divergent (aller vers le centre ou vers les classes populaires perdues), notre état d’esprit est de tous se retrouver in fine. » Un chemin semé d’embûches.