Tag: Elections

  • [Sénatoriales] Le périlleux pari de la gauche dispersée

    [Sénatoriales] Le périlleux pari de la gauche dispersée

    Le retrait des sortants aiguise les appétits individuels mais accentue le risque des désillusions collectives. Pour la gauche, le scrutin sénatorial du dimanche 27 septembre a tout l’air du piège.

    Tout d’abord, elle est sortie plutôt affaiblie des Municipales dans l’Hérault. Or, le corps électoral des 2 729 grands électeurs est largement constitué de délégués des conseils municipaux. Ajoutez à cela un mode de scrutin singulier (la proportionnelle de liste à un tour) et l’affaire se corse un peu plus.

    Au vu de son actuelle situation confortable (3 sièges sur 4), la gauche héraultaise semble avoir plus à perdre qu’à gagner face à une droite certes elle aussi divisée mais solide et une extrême droite qui ne cesse de progresser.

    Le fait que deux sortants (Christian Bilhac, PRG/RDSE et Henri Cabanel, DVG/RDSE) ne se représentent pas génère de l’incertitude. Une brèche vers le palais du Luxembourg dans laquelle de nombreux impétrants souhaitent s’infiltrer à gauche. Sans même compter les listes surprises qui pourraient être déposées en préfecture du 7 au 11 septembre, pas moins de 6 listes de gauche sont déjà annoncées dans l’Hérault.

    Embouteillage à gauche

    La liste qui semble favorite semble être celle menée par Hussein Bourgi. Allié à la vice-présidente de Métropole Julie Frêche (numéro 2) et soutenu par le PCF, le sénateur sortant peut compter sur un solide réseau d’élus notamment à Montpellier. Probablement suffisant pour conserver son siège. Pour en obtenir un second en revanche…

    Il faudra batailler avec les concurrents. À commencer par Florence Brutus (PRG). La vice-présidente de Région auprès de Carole Delga est soutenue par le sortant Christian Bilhac. L’ancien maire de Péret peut compter sur ses réseaux du monde rural.

    En probable 5e position (non éligible), le président du Département, Kléber Mesquida (DVG), en rupture avec la ligne du PS depuis son départ du parti à la rose, poussera la liste de l’élu héraultais, Aurélien Manenc. Lequel mise lui aussi sur la ruralité. Problème : la liste DVG dissidente d’Audrey Imbert, élue du canton de Mèze, vient compliquer la tâche.

    Enfin, les Écologistes et les Insoumis devraient partir séparés. Durant l’été, les premiers n’ont eu de cesse de faire les yeux doux aux seconds. En vain. La faute à la stratégie nationale autonome dictée par Jean-Luc Mélenchon. Massivement présente à ce scrutin, LFI n’a que peu de chance de succès. Dans l’Hérault, la mission s’annonce ardue pour l’élue municipale d’opposition à Castelnau-le-Lez, Alexia Laforge. Avec en tête de liste Agnès Gizard-Carlin (élue à Pezenas), les Verts chercheront eux aussi avant tout à tisser leurs réseaux et gagner en notoriété.

    Le RN tapi dans l’ombre

    Et la droite dans tout cela ? Au moins quatre listes devraient être en lice. Pourtant des ambitions ont pu être freinées. Un temps sur le coup contre le sortant Jean-Pierre Grand (Horizons), le délégué héraultais du parti d’Edouard Philippe, Jean-François Audrin, a renoncé. L’ex-UMP sera toutefois concurrencé à droite par Les Républicains. Leur liste sera menée par l’avocat et ex-porte-parole de l’association Non au béton, Alain Berthet. L’entrepreneur Joseph Francis devrait lui aussi mener une liste sans le logo UDI. Enfin, Malik Hamadache, adjoint au maire de Villeneuve-lès-Maguelone, devrait candidater pour Nouvelle Énergie, le parti de David Lisnard.

    La droite pourra compter sur les nombreux élus divers droite. Reste à savoir combien seront tentés par la liste RN de la députée Manon Bouquin appelée à dépanner suite au retrait (pour raisons médicales) du Sétois Sébastien Pacull qui avait été investi. Avec la prise d’Agde qui s’ajoute à l’emprise ménardienne dans le biterrois, le scénario d’un sénateur RN dans l’Hérault n’apparaît plus totalement farfelu.

  • Mireille Jouve présente sa liste pour les sénatoriales

    Mireille Jouve présente sa liste pour les sénatoriales

    Un mois après avoir annoncé son intention de conserver son siège au Sénat, l’ancienne maire (DVG) de Meyrargues Mireille Jouve a officialisé, ce mercredi, sa candidature aux sénatoriales à travers un courrier adressé aux élus du territoire, à la tête d’une liste qui « n’obéit pas à des préoccupations partisanes et n’est pas un marchepied pour des ambitions ou aventures personnelles », écrit-elle.

    Élue une première fois au Sénat en 2014 sur la liste de Jean-Noël Guérini (ex-PS), elle siège de nouveau depuis mars 2024 au palais du Luxembourg, suite à la condamnation définitive pour prise illégale d’intérêt, trafic d’influence et association de malfaiteurs de l’ancien président du conseil général. En choisissant de rejoindre les rangs du très éclectique groupe du Rassemblement démocratique et social européen par lesquels sont passés aussi bien François Mitterrand que Michel Debré ou l’ancien maire de Marseille Robert Vigouroux.

    Le maire de Plan-d’Orgon

    Avec elle, le maire (DVD) de Plan-d’Orgon, Jérôme Guichard, figure en deuxième position de sa liste « Le 13 en tête », dévoilée ce jeudi matin. Suivent, dans l’ordre, la première adjointe d’Ensuès-la-Redonne Hélène Varre, l’adjoint de Beaurecueil Thierry Dallard, l’adjointe de La Destrousse Sandrine Mangion-Lerda, le conseiller municipal de Saint-Rémy-de-Provence Gabriel Colombet, l’adjointe de Berre-l’étang Simone Portoghese, l’ancien maire du Tholonet Vincent Languille, la conseillère municipale d’Istres Emmanuelle Taupin-Mayor et enfin l’ancien maire de Plan-d’Orgon Jean-Louis Lepian.

    Tandis que la multiplication des candidatures abaisse le seuil pour obtenir un siège, la sénatrice sortante affiche comme priorité la réussite des grands projets d’aménagement du territoire. « Mais cela ne peut se faire au détriment de certains territoires et sans l’aval des élus que vous êtes », insiste-t-elle dans son courrier.

  • À Béziers, le PCF lancera la campagne de Roussel

    À Béziers, le PCF lancera la campagne de Roussel

    C’est un heureux hasard du calendrier que les communistes du Biterrois comptent bien mettre à profit pour donner leur coup d’envoi symbolique de la campagne.

    Dimanche 6 septembre (10h-18h) se tiendra, aux jardins
    de la Plantade, la 43e fête* du PCF de l’ouest héraultais. Réunissant chaque année plus d’un millier de militants, sympathisants et curieux (l’entrée au parc est gratuite et ouverte à tous) autour d’un grand débat, d’un repas et d’animations, l’événement, qui constitue « la seule rentrée politique dans le Biterrois », insiste Nicolas Cossange, tombe cette année le jour de l’investiture PCF à la présidentielle.

    « On pourra encore voter le matin même à condition d’être à jour de cotisation depuis au moins 3 mois », précise l’ancien secrétaire du PCF 34, désormais à la tête de la section de Béziers. Autant dire qu’après avoir dégusté la paella, les communistes devraient apprendre pendant les animations musicales l’officialisation de la candidature de Fabien Roussel à l’Élysée, qui semble une formalité.

    Changer de modèle

    À Béziers, l’issue du vote des adhérents PCF ne fait aucun doute. Même si les reproches de 2022 restent dans les esprits (il n’avait manqué que 400 000 voix à Mélenchon pour accéder au 2nd tour alors que Roussel en avait fait le double), une candidature communiste au 1er tour est jugée nécessaire pour porter les idées de rupture. « C’est le moment d’exposer ce que nous voulons : changer le fond des choses : passer de la social-démocratie au socialisme », pose Aimé Couquet.

    Pour ce membre historique de la section, « il faut sortir du piège de la présidentielle ». « On ne divise rien du tout. En 1981, il a fallu un PCF à 15% pour que Mitterrand soit élu. Sans un PCF qui fait des voix au 1er tour, on [la gauche de transformation sociale, Ndlr] ne gagnera pas au second. » Nicolas Cossange va dans son sens. « Bien sûr que les communistes se posent des questions [vu le risque RN, Ndlr] mais on s’est doté d’un processus démocratique. C’est autre chose que de dire : je suis candidat, allez cliquer pour me soutenir », critique-t-il à l’égard de Jean-Luc Mélenchon.

    Pour N. Cossange, le vrai problème c’est le poids de la gauche. « Tant qu’elle pèsera 30% toute mouillée… » Pour y remédier, quoi de mieux que de débattre pour expliquer en quoi « la société capitaliste nous mène dans le mur ». « Oui à la paix, non à l’austérité ! » sera d’ailleurs le thème du débat animé dès 11h par la secrétaire héraultaise, Clara Gimenez. Compte tenu du calendrier, il sera sans doute un peu question de Sénatoriales et de la séquence présidentielle/législatives de 2027. « Un débat, on sait comment ça commence mais jamais où ça finit », sourit N. Cossange.

    Quoi qu’il en soit, les communistes n’ont pas l’intention d’être cantonnés au simple témoignage. « Entre la canicule, les incendies et maintenant la tempête, l’été nous a rappelé combien il est urgent d’agir, de planifier. La 7e puissance mondiale est tout à fait capable de produire ses propres Canadairs. Il y a d’autres choix que le tout militaire », harangue N. Cossange. Cela vaut aussi pour l’économie commandée par les forces de l’argent. « On a besoin de travailler la question des salaires et de réindustrialiser. On voit bien avec les taux de pauvreté d’Agde/Pézenas que même le tourisme de masse ne redistribue pas beaucoup de richesses. » Aimé Couquet abonde : « Un parc d’attractions comme celui de Macron et Mohammed Ben Salmane, ça ne produit rien du tout. Il faut faire revenir de la production dans notre pays et donner les moyens aux travailleurs de pouvoir organiser leurs entreprises ». En somme changer totalement de modèle. Un point sur lequel le PCF va sûrement plus loin que la France insoumise.

    * 10h ouverture des stands
    et du vide-grenier (inscriptions
     : 07.66.28.71.05). 11h débat. 13h paella (réservations 04.67.76.43.78.). 14h30 animations avec Sophie Pascual, conteuse (histoires cubaines) et Les Z’étourdis (chansons engagées). 18h : Tirage tombola et clôture.

  • [Vaucluse] Qui pour succéder à Dominique Santoni si elle est élue au Sénat ?

    [Vaucluse] Qui pour succéder à Dominique Santoni si elle est élue au Sénat ?

    En adaptant un poncif de footballeur à la politique vauclusienne actuelle, on aurait droit à « il faut prendre les élections les unes après les autres ». En d’autres termes, se concentrer d’abord sur les sénatoriales sans penser à l’après. C’est le parfum qui flotte en façade au sein de la courte majorité départementale de droite au Département. Qui pourrait bien devoir se trouver un nouveau président en cas d’élection de Dominique Santoni le 27 septembre, la loi interdisant le cumul de ces mandats.

    Comme en 2020, la présidente LR est seconde de la liste de Jean-Baptiste Blanc, parlementaire sortant et, sauf cataclysme, qui devrait le rester. Le jeu est beaucoup plus ouvert et incertain pour Dominique Santoni. Sa succession à la présidence du Conseil départemental, loin d’être tranchée, commence donc à poindre. « J’ai une très belle équipe, des gens en qui j’ai confiance », répond-elle sans se risquer à livrer de noms ou un favori, remettant la décision en équipe, lors « d’une réunion de majorité départementale ».

    « Laissons passer l’élection sans être prétentieux »

    Dans l’exécutif actuel, le nom de Christian Mounier revient avec insistance. Âgé de 67 ans, l’actuel vice-président délégué à l’eau et à l’agriculture a longtemps été maire de Cheval-Blanc avant de passer la main en mars dernier. Il n’aura donc pas à se poser la question du cumul de mandat. Joint par nos soins, Christian Mounier reste très prudent, sans fermer la porte. « On verra le moment venu dans l’équipe, laissons passer l’élection sans être prétentieux, il faut d’abord que Dominique Santoni soit élue et que mes collègues et la présidente soient d’accord si une succession vient de ma part », expose le vice-président, précisant que « qui que ce soit, cela se fera dans la continuité ».

    Outre Christian Mounier, les noms de deux autres vice-présidents circulent aussi et seraient légitimes : celui de Thierry Lagneau, 1er vice-président délégué aux routes et aménagements et maire de Sorgues, et celui de Pierre Gonzalvez, vice-président en charge de l’attractivité, et maire de L’Isle-sur-la-Sorgue. Mais la perspective de devoir abandonner la tête de leur commune respective pour seulement un an et demi, le temps d’achever le mandat départemental, constitue un écueil majeur.

    En attendant, pour rassurer de grands électeurs qui ne souhaiteraient pas voir Dominique Santoni quitter la présidence, l’Aptésienne a été claire, jeudi à Gordes, lors de la venue de Gérard Larcher : « Quoi qu’il advienne, je n’abandonnerai pas le Vaucluse, je resterai conseillère départementale et m’occuperai du budget et de la contractualisation avec les communes ».

  • [Week-end] L’esprit de 1936 : Une issue victorieuse

    [Week-end] L’esprit de 1936 : Une issue victorieuse

    Si la victoire électorale a lieu le 3 mai, le gouvernement Blum n’entrera en fonction qu’un mois plus tard. Ce temps de latence va être marqué par de grandes grèves qui vont déboucher sur les avancées mémorables des accords de Matignon dans la nuit du 7 au 8 juin.

    Rappelons tout d’abord que le Front populaire gagne les élections législatives le 3 mai 1936 et que le gouvernement Blum ne se mettra en place que le 4 juin. Il y a donc un mois entre les deux moments. C’est dans cet entre-deux que commence la grande vague de grèves. On cite souvent la grève du 11 mai chez Breguet au Havre comme point de départ. Le 13 mai, c’est Latécoère à Toulouse, puis l’usine Bloch à Courbevoie. Après le 25 mai, c’est toute la métallurgie de la région parisienne qui entre dans la grève. Début juin, d’autres corporations se joignent au mouvement (industrie, commerce, banques…). Au total, on comptera près de deux millions de grévistes, du privé essentiellement, les services publics étant restés à l’écart du mouvement. Dans une grande majorité des cas, les grévistes vont occuper leur entreprise, ce qui va peser lourdement dans le rapport de force avec le patronat. » Directeur de l’Institut CGT d’histoire sociale, David Chaurand résume l’importance de l’immense et historique mouvement de grève qui va toucher l’ensemble du pays en ce printemps 1936 et va déboucher sur des conquêtes sociales dont nous bénéficions tous encore aujourd’hui. Car ces grèves, souvent spontanées mais encadrées par la CGT réunifiée, vont jouer dans les négociations qui vont déboucher sur les fameux « Accords de Matignon » dans la nuit du 7 au 8 juin.

    « Au moment où les grèves battent leur plein, le gouvernement Blum décide de réunir à l’hôtel Matignon, le 7 juin, la Confédération générale de la production française (le patronat !) et la CGT. Au niveau national, une telle réunion est une première. Après plusieurs heures de négociation, un accord en sept points est signé qui comprend notamment l’augmentation des salaires, la généralisation des conventions collectives et l’élection de délégués ouvriers dans les établissements de plus de dix salariés », poursuit David Chaurand. « Plusieurs lois sociales interviennent dans la foulée de l’accord Matignon : deux semaines de congés payés (20 juin), semaine de quarante heures (21 juin) et conventions collectives (24 juin). »

    Dans nos régions, la mobilisation est elle aussi massive. « Dans les Bouches-du-Rhône, ce sont les ouvriers métallurgistes de l’usine Coder qui ouvrent le banc. Le 29 mai, ils se mettent en grève pour protester contre le licenciement de sept ouvriers ayant chômé le 1er mai, tous des militants chevronnés formant l’ossature du syndicat CGT de l’usine. Ils demandent, en outre, une augmentation de 2 francs par jour et l’application du contrat collectif. Non seulement la grève est suivie par la quasi-totalité des 950 ouvriers du site, mais il s’agit d’une grève sur le tas, la “grève des bras croisés” pour reprendre la formulation du Petit Provençal », rapporte l’historien Jean Domenichino. Comme dans la région parisienne, l’issue du conflit est rapide, la direction ayant accédé à toutes les revendications. Pour beaucoup, tout semble rentrer dans l’ordre. La suite des événements ne tarde pas à démontrer le contraire. À partir de juin, la chronologie des conflits méridionaux n’a plus d’autonomie. Comme partout ailleurs, la noria des grèves
    recommence : le 3 juin, aux Forges et Chantiers de la Méditerranée ; le lendemain, les chantiers de construction navale sont occupés par près de 2 000 ouvriers. Pour la première fois, les grèves sortent de Marseille. Le mouvement gagne aussi d’autres branches comme l’huilerie et la savonnerie avec les établissements Fournier-Ferrier, et le bâtiment avec la Société des bitumes d’asphaltes.

    Remerciements

    Ce magazine a reçu l’aide et le soutien sans faille et bienveillant de l’association Promémo et de son président Gérard Leidet. Ouverte à toutes les sensibilités associatives, syndicales et politiques liées au monde du travail, comptant dans ses rangs aussi bien des universitaires que des militants des mouvements sociaux et associatifs, l’association Provence, Mémoire et Monde ouvrier (Promémo), créée en 1999 a pour objet de contribuer à l’élaboration, la rédaction et la diffusion du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et du mouvement social, l’œuvre immense commencée en 1955 par Jean Maitron ; d’encourager et de développer les recherches scientifiques autour de l’histoire du monde et du mouvement ouvriers en Provence et de favoriser la conservation des documents et archives les concernant. Remerciements également à Yann Bertolone des archives de la fédération du PCF des Bouches-du-Rhône, à Frédéric Rosmini de la fédération Léo Lagrange et de Parcours, à l’Institut d’Histoire Sociale (IHS) au niveau national et dans tous les départements et à la Fondation Gabriel Peri.

    Lire la suite ainsi que de nombreuses interviews d’historiens prestigieux dans notre hors-série.

  • L’eurodéputé Renaissance Grégory Allione soutient Édouard Philippe

    L’eurodéputé Renaissance Grégory Allione soutient Édouard Philippe

    « Je suis convaincu que la France a besoin d’un leader d’expérience et d’une majorité de gouvernement capable de guider notre pays sur le chemin d’une France forte, souveraine, protectrice et confiante en son avenir », justifie celui qui affirme se reconnaître dans « une ligne de droite républicaine, sociale, exigeante et profondément attachée à l’autorité de l’État » et qui avait rejoint en 2025 le mouvement Populaires fondé par Gérald Darmanin, lequel s’est rallié le 17 août au maire du Havre. Et de former le vœu que ses idées « soient présentes au second tour de l’élection présidentielle et qu’elles puissent l’emporter ».

  • [Sénatoriales] Un quatuor en lice dans les Hautes-Alpes

    [Sénatoriales] Un quatuor en lice dans les Hautes-Alpes

    Siégeant au sein du groupe Union centriste (centre-droit) au Sénat, il avait devancé de neuf voix la sénatrice LR Patricia Morhet-Richaud lors du scrutin de 2020.

    Deux candidats à gauche et un RN

    Il se présente cette fois en favori logique alors que les deux principales villes du département, Gap et Briançon sont dirigées par des équipes municipales de droite, lui fournissant ainsi le vote quasi certain de la majorité des grands électeurs.

    Face à lui, à gauche, Jean-Fançois Baudin, conseiller municipal de Guillestre, sera candidat pour l’union des Écologistes, du PS et du PCF, avec Joelle Vattain pour suppléante. De son côté, Michel Pons, conseiller municipal de la ville de Manteyer, sera le candidat investi par La France Insoumise. Enfin, Jérôme Sainte-Marie, cadre local du Rassemblement National, avait dès le mois de mai annoncé sa candidature pour le parti d’extrême droite au poste de sénateur.

  • [Sénatoriales] L’avenir de la gauche incertain dans les Alpes-de-Haute-Provence

    [Sénatoriales] L’avenir de la gauche incertain dans les Alpes-de-Haute-Provence

    La candidate DVD, issue de LR, Stéphanie Colombero semble rassembler nombre d’élus de droite autour d’elle, et est notamment soutenue par la présidente du département, Eliane Barreille (DVD), et le maire de Manosque, Camille Galtier (DVD). Si la candidate insiste sur le fait qu’elle siègerait dans la majorité au Sénat et pourrait ainsi « permettre d’avoir plus de poids », Jean-Yves Roux lui répond : « C’est pas parce que vous allez appartenir aux Républicains que vous allez arriver à faire passer plus de choses ». De son côté, LFI a annoncé un binôme candidat avec Marianne Mougey, maraîchère et conseillère municipale de Thoard, et Maxime Mazi, responsable d’une biscuiterie-chocolaterie à Volx, mais le faible nombre de grands électeurs de gauche laisse douter de leur succès. Côté extrême droite, il y a deux candidats : Fabrice Durnerin (UDR-RN), candidat malheureux aux municipales de Manosque et suppléant de la députée UDR-RN Sophie Vaginay; et Stéphane Durbec, ancien élu FN et ancien proche de Jean-Marie Le Pen.

  • [Sénatoriales] Les progressistes du Var en résistance

    [Sénatoriales] Les progressistes du Var en résistance

    Cette fois, avec le faible nombre de grands électeurs dont elle dispose la gauche, qui part en plus en ordre dispersé, peut difficilement prétendre pouvoir renouveler l’exploit. À moins que la maire sans étiquette de Toulon Josée Massi, et ceux d’autres grandes municipalités, comme Hyères, fassent le choix de privilégier la pluralité démocratique contre l’extrême droite en embuscade. Le RN a ici de grandes ambitions qu’il va falloir en toute responsabilité réfréner pour éviter qu’il n’envoie deux des siens au Palais du Luxembourg. La liste PCF sera conduite par la secrétaire de la fédération Sylvie Vinceneux.

  • [Sénatoriales] La gauche espère se maintenir en Vaucluse

    [Sénatoriales] La gauche espère se maintenir en Vaucluse

    Parmi les sortants, seul Alain Milon (LR) ne rempile pas et préside le comité de soutien de l’autre sénateur LR sortant, Jean-Baptiste Blanc. Tout le monde s’accorde à dire que sa réélection est une quasi-formalité, au vu de l’implantation de la droite et de son bilan. Mais derrière, « c’est un billard à 10 bandes », glisse un observateur. Les deux autres sièges devraient se jouer entre Dominique Santoni, présidente LR du Département et 2e de liste de Jean-Baptiste Blanc, le RN Thierry d’Aigremont, l’Avignonnaise DVD Anaïs Hausmann et le sénateur PS sortant, Lucien Stanzione.

    Outre Lucien Stanzione, les 1 300 électeurs ont aussi le choix à gauche avec la candidature LFI de Julien Gautier. Cet avocat, élu d’opposition à la Tour d’Aigues, est épaulé par Mathilde Louvain, ex-tête de liste LFI aux municipales d’Avignon. Mais les insoumis ont bien conscience de ne pas être en position de force. La donne est bien différente pour Lucien Stanzione. Élu en 2020 avec l’appui des autres partis de gauche, l’ex-maire d’Althen-les-Paluds est confronté à une baisse massive de grands électeurs naturellement favorables après les pertes aux municipales de Carpentras et Avignon. S’il a toujours le soutien du PCF et des Écologistes, Lucien Stanzione revendique une liste non encartée, avec des valeurs de gauche bien sûr mais qui se veut le reflet des élus locaux, avec qui il a su tisser des liens. Sophie Rigaut (PS), conseillère départementale, sera seconde de liste, suivie des maires de Velleron (Philippe Armengol) et Saint-Pierre-de-Vassols (Sandrine Raymond). Lucien Stanzione se voit complémentaire de Jean-Baptiste Blanc, avec qui il travaille étroitement.