Tag: Elections

  • Exemplarité

    Exemplarité

    La mise en scène de l’incarcération puis de
    la sortie de prison de Nicolas Sarkozy repose l’éternelle question de l’exigence de probité vis-à-vis des élus de la République. Mais avec un éclairage cru et pour le moins inquiétant alors que se profilent les municipales en mars prochain, durant lesquelles une tempête d’extrême droite menace de souffler fort.

    Que l’homme soit le premier président de la Ve République incarcéré est déjà un mauvais signal en soi. Que l’exécution provisoire soit dénoncée comme
    un coup politique alors même qu’elle n’est que l’application de la loi et donc écrite par ceux-là même qui la condamnent aujourd’hui, aussi. Que ceux qui ont construit une partie de leur argumentaire politique sur le laxisme de la justice, se retrouvent côte à côte pour dénoncer
    son application afin de permettre, concrètement, à Marine Le Pen de
    se présenter en 2027, également.

    Sans vergogne

    Depuis longtemps, l’impact de l’existence d’une justice à deux vitesses protégeant les cols blancs sur la désaffection des populations pour la chose politique a été démontré. Sans effet. Les affaires s’enchaînent, touchant de nombreux partis politiques. Pire elles ne semblent même plus être vécues comme un obstacle dans un parcours politique. Cela se voit à l’échelle municipale comme le détaille notre dossier sur nos trois départements. Mais également pour la future présidentielle. Avec le cas de Marine Le Pen mais aussi de Nicolas Sarkozy que certains se plaisent désormais à envisager en sauveur de la droite en 2027.

    Arrêter avec ces « dérives sans vergogne » est fondamental avant les municipales. Et rappeler que l’exemplarité en politique doit être une évidence.

  • Le collectif de Sébastien Barles rejoint LFI pour les municipales de Marseille

    Le collectif de Sébastien Barles rejoint LFI pour les municipales de Marseille

    Dans un communiqué diffusé dans la nuit, le collectif « Vaï », indique sa décision de « de s’unir avec la France Insoumise au premier tour des élections municipales de mars 2026 à Marseille pour porter un projet de transformation sociale, démocratique et environnementale, aux côtés de collectifs citoyens et de forces sociales locales. »

    « Les promesses que le changement de majorité avait fait germer lors de l’élection municipale en 2020 n’ont pas été tenues : l’immense espoir suscité par la victoire de Michèle Rubirola, première femme maire de Marseille, en mars 2020 reste à concrétiser » poursuit le collectif, pourtant animé par Sébastien Barles qui avait présenté en 2020 une liste écologiste, au premier tour, concurrente de celle du Printemps marseillais alors emmenée par Michèle Rubirola.

    Le collectif « Vaï » promet de tourner de le dos à la « monarchie municipale » et de porter un « projet de rupture ».

    « Face à l’extrême-droite, nous ne croyons pas à la posture des figures providentielles si courantes dans une Vème République à bout de souffle », ajoute le communiqué qui renvoie au second tour la perspective d’une union des gauches.

    Sébastien Barles acte ainsi sa rupture avec le parti écologiste dont il est suspendu et qui a voté récemment son adhésion à un rassemblement dès le premier tour avec les autres forces du Printemps marseillais. LFI n’a pas encore officialisé de liste. Le député Sébastien Delogu est néanmoins pressenti pour la conduire.

  • Municipales à Toulon : la gauche persévère, la droite perd ses nerfs

    Municipales à Toulon : la gauche persévère, la droite perd ses nerfs

    Rien ne nous sera décidément épargné dans le triste spectacle offert par la droite, à peine entrée en campagne. Dernier coup de théâtre en fin de semaine dernière, avec la diffusion d’une tribune listant les élus de la majorité ayant rallié Michel Bonnus, candidat Les Républicains (LR). Une initiative aussi inutile que malveillante, puisque leur position était déjà connue depuis cette fameuse réunion du 12 septembre, organisée par Hubert Falco, ancien parrain déchu de la droite varoise et toulonnaise. À noter, selon nos sources, que l’un des élus cités aurait déjà depuis revu son engagement, préférant ne pas participer à cette stratégie jugée « inélégante ».

    Quel besoin, en effet, de tenter de dynamiter la cohésion de l’équipe municipale, si ce n’est pour attaquer la maire sortante sans étiquette, Josée Massi ? Cette dernière, avec beaucoup de sang froid, continue de se tenir au-dessus de la mêlée. L’urgence étant, pour la première femme de l’Histoire à la tête de Toulon, de continuer à gérer la ville dans un contexte économique et politique des plus inquiétants.

    Les électeurs apprécieront

    Un silence et une assurance qui semblent faire perdre ses nerfs à une droite LR un peu trop condescendante à son égard, au début. Un excès d’orgueil qu’elle pourrait payer très cher face à une adversaire potentielle beaucoup plus menaçante que prévue. Il faut dire que la candidate putative possède des atouts pour séduire un électorat centriste effrayé par le glissement vers l’extrême droite opéré par le parti de Bruno Retailleau.

    En premier lieu son parcours sans tâche. Comme professeur de mathématiques, pour commencer. Puis comme directrice du Centre départemental pour l’insertion sociale (Cedis), une structure associative où elle s’est investie dans la création de micro-crèches dans les quartiers populaires. Une fibre sociale que Josée Massi n’a jamais reniée depuis son arrivée à la tête de la ville. Ce positionnement pourrait s’avérer utile entre les deux tours.

    On comprend mieux l’acharnement déployé à l’encontre de celle qu’on imagine mal ne pas postuler pour un nouveau mandat. Malgré les pressions, notre analyse demeure la même : elle ira jusqu’au bout. Après avoir consolidé sa légitimité de maire en succédant à Hubert Falco (condamné et démis), elle doit à présent jouer la carte de la tranquille continuité, tout en intégrant, dans son programme, une bonne dose d’ambition pour sa ville dans des secteurs où celle-ci affiche des résultats encore mitigés, notamment en matière de transport public.

    à gauche, en revanche, on ne gaspille pas son énergie dans des luttes fratricides et on garde les portes grandes ouvertes. La liste Toulon en Commun, menée par Magali Brunel (PS), joue à fond la carte de l’unité et continue de mener inlassablement, sur le terrain, la bataille des idées sur tous les sujets qui préoccupent les Toulonnais : transports, logement, sécurité… Une nouvelle conférence débat est d’ailleurs proposée le 12 novembre à 18h, à la salle Méditerranée, sur la tranquillité publique, en présence du secrétaire général du syndicat CGT police, Anthony Caillé.

    Sur la situation politique, le conseiller municipal de Toulon en Commun, André de Ubeda (PCF), tient à clarifier les choses et coupe court à la rumeur : « Critiquer publiquement l’attitude méprisante d’un ancien maire condamné et d’un candidat, envers madame Massi, ne constitue pas un accord avec quiconque. Il s’agit juste d’un rappel à l’éthique et à la droiture en politique. »

    Qu’on se le dise.

  • Élections municipales : Jean-Pierre Squillari toujours sur le terrain à Aubagne

    Élections municipales : Jean-Pierre Squillari toujours sur le terrain à Aubagne

    Il était ce lundi à Baudinard et sera ce mardi 4 novembre, à partir de 16h15, devant l’école Victor-Hugo, dans le quartier du Pin Vert, avenue Marcel-Paul, puis au stade. L’occasion d’aborder avec les habitants « des choses concrètes », comme les grands projets qui doivent permettre à la ville de redresser la barre après deux mandats de Gérard Gazay (LR).

  • À Sète, Nouvelle Page à l’assaut de la mairie

    À Sète, Nouvelle Page à l’assaut de la mairie

    Après 25 ans de règne sans partage, la droite perdra-t-elle son siège de premier magistrat à Sète ? C’est en tout cas ce qu’espère le mouvement citoyen Nouvelle Page. Ce collectif, qui planche depuis plusieurs mois sur un programme en vue des élections de mars prochain, a désigné sa tête de liste le 11 octobre en la personne de Laura Seguin. La conseillère municipale d’opposition a ainsi été élue au terme d’une votation citoyenne -par 492 votants- aux côtés de huit autres candidats, dont Véronique Calueba, qui portait la liste d’union en 2020.

    Officiellement présentée le 17 octobre en présence de partis la soutenant (PCF, LFI et Les Écologistes), Laura Séguin espère tourner la page Commeinhes, ancien édile LR démissionnaire car condamné pour détournement de fonds publics. « Il faut mettre un terme à un système à bout de souffle, qui gère non pas le bien commun mais des intérêts particuliers », fait valoir Laura Séguin. Pour ce faire, la candidate mise sur la transparence et le renouvellement d’une démocratie mise à mal. « Il faut rendre le pouvoir aux citoyens en arrêtant cette confiscation du débat. Cela se joue à deux échelles : les quartiers, en créant des Assemblées avec des budgets participatifs pour que les riverains décident eux-mêmes des projets, mais également au niveau de la Ville, où les grands projets d’aménagements, de mobilité, seront soumis à une concertation avant toute prise de décision », souligne-t-elle.

    Miser sur la solidarité

    La démocratie participative sera donc un axe fort de Nouvelle Page, tout comme le logement, l’Île Singulière étant victime du surtourisme. « Nous voulons faire du droit au logement le pilier de notre campagne. Le tourisme, c’est bien mais jusqu’à un certain point. S’il affecte la population pour se loger à l’année, il faut une régulation plus stricte. Nous nous baserons sur la loi Le Meur afin d’instaurer des quotas par quartier », poursuit Laura Seguin. Une attention particulière sera portée aux plus précaires, dans un contexte où « les inégalités se creusent, 25% de la population vit sous le seuil de pauvreté, taux beaucoup plus important dans certains quartiers, notamment l’Île de Thau ». Et ainsi développer du logement social. Si la Ville de Sète est un peu en dessous du seuil de 25% de logements sociaux fixé par la loi SRU (21%), « cette production ne répond pas aux besoins des populations. Il faut également du logement très social et plus grand, des T4 pour loger des familles », soutient Laura Seguin, qui compte se baser sur la réhabilitation de logements vacants et la valorisation de l’existant.

    Plus de transparence, de logements et également de solidarité. « On veut mettre l’accent sur la jeunesse, les aînés. Il y a beaucoup de centres sociaux pour adolescents à redynamiser. Pour les aînés, nous avons plus de retraités donc nous soutiendrons le service à la personne afin de créer des emplois durables dans le soin. » Un programme toujours en construction, tout comme la liste. Les prochaines votations pour désigner les colistiers sont prévues les 8 et 24 novembre. Seule ombre au tableau, toute la gauche n’est pas rassemblée derrière Nouvelle Page. En effet, le socialiste Sébastien Denaja s’est également porté candidat. L’union impossible ? « Nous nous inscrivons dans une démarche de rassemblement avec une méthode de travail collective avec différentes composantes de gauche. Nous avons pris acte de la candidature de Sébastien Denaja. »

  • [Entretien] Gaëlle Lévêque : « L’image renvoyée par les politiques nationaux met à mal celle de l’élu local »

    [Entretien] Gaëlle Lévêque : « L’image renvoyée par les politiques nationaux met à mal celle de l’élu local »

    La Marseillaise : Pourquoi avoir pris cette décision ?

    Gaëlle Lévêque : C’est le fruit d’une réflexion qui a été assez longue. C’est aussi le constat qu’être élue, c’est un engagement citoyen, un engagement qui est sur un temps donné. On n’est pas sur un métier mais sur une fonction liée à un territoire. J’arrive à la fin de mon troisième mandat d’élue à la ville de Lodève – j’étais adjointe sur les deux précédents [de 2008 à 2020, Ndlr.] – et c’est déjà un temps relativement conséquent. La fonction de maire est une fonction totale et absolue en termes d’investissement. On est disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. C’est bien quand c’est un temps de sa vie et pas toute sa vie.

    En 18 ans de mandat, avez-vous vu la fonction du maire évoluer ?

    G.L. : Ce qui est certain, c’est que ce mandat 2020-2026 a été marqué par une complexité plus grande. Déjà, il a démarré en plein Covid : plein de choses qu’on avait prévues n’ont pas été réalisées du fait des confinements, et puis de toutes les contraintes liées à la pandémie. Ce mandat a aussi été marqué par la crise énergétique, ce qui fait que dès 2022 on a été obligé de réorienter plein d’investissements qu’on voulait réaliser sur la ville pour se focaliser sur la baisse de la consommation énergétique. Nous avons effectué de gros travaux sur plusieurs bâtiments publics à isoler et des changements de chaudières, tout ça pour arriver à diminuer notre consommation d’électricité vu l’augmentation qu’il y avait eue au niveau des prix. Dernièrement, il y a enfin le contexte politique national, l’incertitude budgétaire depuis la fin d’année dernière et les annonces des gouvernements successifs sur la nécessité de réduire la dette publique, qui passerait par une réduction des dotations aux collectivités. Tout cela donne un mandat vraiment très difficile. On a du mal à se projeter.

    Au-delà de ces facteurs externes, l’image de l’élu a-t-elle changé ?

    G.L. : Elle se complexifie. L’image que renvoient les politiques nationaux sur le rôle d’élu, on le ressent au niveau local. Pourtant, je pense que ce sont des fonctions qui sont très différentes, vu que nous sommes au contact permanent de la population sur des projets qui touchent directement les habitants. Il y a quand même, je pense, une dégradation du sentiment de l’opinion publique vis-à-vis des élus en général, à cause des élus nationaux qui, à mon sens, donnent des très mauvais signaux. Les conséquences qu’on peut avoir sur le terrain, c’est qu’on a l’impression que les gens ont beaucoup moins de respect pour la fonction de l’élu et donc du maire, des adjoints, et des conseillers municipaux.

    Certains dénoncent des pressions, qui mènent parfois même à des violences de la part des administrés. Vous le constatez aussi ?

    G.L. : Oui, alors je n’ai jamais subi de violence. Mais en fait, on sent une telle angoisse chez les gens, une angoisse d’avenir, on est dans une situation qui est très tendue socialement, politiquement, économiquement, etc. Tout ça génère de l’angoisse. Et quand il y a de l’angoisse, il y a de l’agressivité. Et on nous met sur les épaules, nous élus locaux, des choses qui ne sont pas de notre ressort. Ce qui n’est pas très grave, mais on sent vraiment qu’il y a une tension. Il y a aussi le phénomène des réseaux sociaux, qui sont un sacré déversoir d’angoisse encore une fois, et on voit des mots qui sont un peu affolants quand même.

    Pour les élections municipales de 2026, beaucoup d’édiles ont annoncé ne pas se représenter et jeter l’éponge. Peut-on parler de crise de la vocation ?

    G.L. : Oui, je les comprends, et j’échange énormément avec des élus qui sont dépassés par rapport à tout ce que je viens de vous dire. On peut aussi ajouter le fait qu’on est dans une société qui a empilé les réglementations les unes sur les autres. Nous, sur le terrain, on doit à la fois les appliquer et les faire appliquer. Souvent, on a des injonctions contradictoires entre ce que la réglementation nous impose, et ce qui est attendu de nous. Et ça, tous les élus locaux le vivent.

    Comment voyez-vous la suite ?

    G.L. : Il y a une équipe en cours de construction, avec un programme en cours d’élaboration. Je les soutiendrai du mieux que je pourrai parce que c’est la continuité du travail qu’on a fait ensemble depuis 18 ans, donc je suis très attachée à cette manière de faire et d’envisager un mandat municipal. Et puis après, je suis conseillère départementale du canton de Lodève avec un mandat jusqu’en 2028, donc je resterai sur le terrain et auprès de Lodève et des Lodévois.

  • À Sète, le socialiste Sébastien Denaja candidat à la mairie

    À Sète, le socialiste Sébastien Denaja candidat à la mairie

    Après 30 ans d’engagement à Sète, c’était presque une évidence pour moi, d’autant plus après 25 ans de travail dans l’opposition au système en place. » À 46 ans, Sébastien Denaja se porte candidat pour les élections municipales de Sète des 15 et 22 mars 2026. Une seconde tentative après le scrutin de 2020. L’occasion, pour le socialiste, de mettre fin au système Commeinhes, ancien édile LR démissionnaire pour avoir été condamné pour détournements de fonds publics en avril 2025. Et ainsi de reprendre les rênes de l’Île Singulière, où la droite règne depuis 2001.

    Référendum local

    S’il concède « quelques réussites » à François Commeinhes, Sébastien Denaja reste critique sur l’action municipale entreprise depuis 25 ans. « La dette est importante, le taux de pauvreté et de chômage toujours élevé, la pression fiscale au-dessus des villes comparable à Sète et l’insécurité liée au narcotrafic gagne du terrain », soutient celui qui est aussi conseiller régional. Mais surtout, « le problème lié au système en place, c’est celui de l’opacité de la gestion et de dérives graves qui ont fini par la condamnation de l’ancien maire ».

    Un manque de transparence que l’élu pense résoudre en proposant un « contrat de confiance » aux Sétois. « On propose de la démocratie directe et permanente. Aujourd’hui, ça ne peut plus être un maire et son équipe qui décident de tout. Les Sétois doivent être non seulement consultés mais aussi décideurs. On propose donc d’utiliser la technique du référendum local décisionnel, prévu dans la Constitution depuis 2003 », détaille Sébastien Denaja. Ainsi, les décisions normalement prises en conseil municipal ne le seraient plus par les élus mais bien par les citoyens.

    Un procédé novateur dont le candidat espère qu’il le mènera au strapontin de maire de la commune. Mais Sébastien Denaja n’axe pas seulement sa campagne sur cette opacité municipale à résorber. Il propose également de créer « des emplois durables, bien rémunérés  », en se basant sur l’action de la Région Occitanie réalisée depuis 15 ans au port de Sète. « 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires pour 1 700 emplois bien payés. Quand on gagne bien sa vie, on peut vivre dignement. Le travail est notre priorité. » Un développement économique qui va de pair avec l’urgence climatique, deuxième axe du candidat. « On proposera un pacte vert, où toute politique publique sera passée au crible de l’exigence écologique  », précise Sébastien Denaja. Sans oublier de miser sur la solidarité avec « un plan de lutte contre l’isolement, à l’heure où 12 000 personnes vivent seules à Sète. »

    Si le projet est bel et bien lancé, la liste sera, elle, dévoilée avant la fin de l’année. Une « liste d’un large rassemblement avec des personnalités issues de la société civile ». Mais sans Nouvelle page, l’autre liste de gauche en lice pour ces élections. « Un certain nombre de discussions n’ont pas permis de nous entendre sur une liste commune. Car nous avons notamment la difficulté de la présence de LFI, telle qu’elle est aujourd’hui, sous l’emprise de Mélenchon. » La droite se frotte les mains.

  • La gauche attaque la gestion de Nîmes Métropole

    La gauche attaque la gestion de Nîmes Métropole

    Le dernier conseil communautaire de Nîmes Métropole, marqué par ses 121 délibérations, a confirmé ce que la gauche locale redoutait : la majorité conduite par Franck Proust (LR) multiplie les décisions structurantes à quelques mois des élections municipales et communautaires. « Une fuite en avant qui engage le mandat suivant », résume Vincent Bouget (PCF), chef de file de la Gauche unie et candidat déclaré à la mairie.

    Sur l’aéroport, la contestation est vive. L’Agglo a validé un contrat de 855 000 euros avec un cabinet d’architectes pour concevoir un schéma de développement sur huit ans. « C’est toujours embêtant de trancher des orientations lourdes alors que le suffrage universel est imminent », dénonce Bouget, qui interroge la pertinence de dépenses et d’engagements de long terme alors que la situation financière s’alourdit. Sylvette Fayet, élue communiste, a pointé une dette de 480 millions d’euros « et des emprunts qui s’accumulent ».

    Les finances ne sont pas le seul sujet d’inquiétude. Sur l’eau, les écologistes du Gard, dans un communiqué, ont fustigé une décision « prise dans la précipitation » : la reconduction de la délégation de service public jusqu’en 2027. « Rien n’imposait une telle urgence. Ce choix prive la future majorité issue des urnes de toute possibilité de revoir le mode de gestion de ce bien commun », écrivent-ils, plaidant pour un passage en régie publique, à l’image de Bordeaux ou Lyon.

    Du côté du logement, le ton est tout aussi vif. Le rapport 2024 présenté par l’Agglo met en avant 800 logements livrés, mais Christian Bastid, élu départemental communiste, dénonce un « déficit de 5 285 logements depuis 2022 » et une réponse « très insuffisante aux besoins des familles populaires ». L’échange s’est tendu avec la vice-présidente Géraldine Rey-Deschamps, qui a répliqué en le qualifiant d’« enfant gâté et capricieux », toujours insatisfait malgré les chiffres avancés. Bastid n’a pas désarmé, rappelant que « pour les logements familiaux, on est à peine à 20 % de l’objectif ». Les projets urbains de la ZAC du Mas Lombard ou du Palais des Congrès alimentent eux aussi les critiques d’une gauche qui reproche à la majorité « une concertation au rabais » et des choix « dogmatiques » privilégiant les promoteurs privés.

    « Une entrave à la démocratie locale »

    Au fil des séances, l’impression domine pour l’opposition que la majorité veut verrouiller les grands arbitrages avant 2026, quitte à écarter le débat citoyen. « C’est une stratégie politique de court terme au bénéfice d’intérêts privés », résume les écologistes qui parlent d’« une entrave à la démocratie locale ». Dans un contexte où les droites apparaissent divisées pour la succession à la mairie de Nîmes, la gauche locale espère transformer cette critique en levier électoral.

  • La gauche attaque la gestion de Nîmes Métropole

    Le dernier conseil communautaire de Nîmes Métropole, marqué par ses 121 délibérations, a confirmé ce que la gauche locale redoutait : la majorité conduite par Franck Proust (LR) multiplie les décisions structurantes à quelques mois des élections municipales et communautaires. « Une fuite en avant qui engage le mandat suivant », résume Vincent Bouget (PCF), chef de file de la Gauche unie et candidat déclaré à la mairie.

    Sur l’aéroport, la contestation est vive. L’Agglo a validé un contrat de 855 000 euros avec un cabinet d’architectes pour concevoir un schéma de développement sur huit ans. « C’est toujours embêtant de trancher des orientations lourdes alors que le suffrage universel est imminent », dénonce Bouget, qui interroge la pertinence de dépenses et d’engagements de long terme alors que la situation financière s’alourdit. Sylvette Fayet, élue communiste, a pointé une dette de 480 millions d’euros « et des emprunts qui s’accumulent ».

    Les finances ne sont pas le seul sujet d’inquiétude. Sur l’eau, les écologistes du Gard, dans un communiqué, ont fustigé une décision « prise dans la précipitation » : la reconduction de la délégation de service public jusqu’en 2027. « Rien n’imposait une telle urgence. Ce choix prive la future majorité issue des urnes de toute possibilité de revoir le mode de gestion de ce bien commun », écrivent-ils, plaidant pour un passage en régie publique, à l’image de Bordeaux ou Lyon.

    Du côté du logement, le ton est tout aussi vif. Le rapport 2024 présenté par l’Agglo met en avant 800 logements livrés, mais Christian Bastid, élu départemental communiste, dénonce un « déficit de 5 285 logements depuis 2022 » et une réponse « très insuffisante aux besoins des familles populaires ». L’échange s’est tendu avec la vice-présidente Géraldine Rey-Deschamps, qui a répliqué en le qualifiant d’« enfant gâté et capricieux », toujours insatisfait malgré les chiffres avancés. Bastid n’a pas désarmé, rappelant que « pour les logements familiaux, on est à peine à 20 % de l’objectif ». Les projets urbains de la ZAC du Mas Lombard ou du Palais des Congrès alimentent eux aussi les critiques d’une gauche qui reproche à la majorité « une concertation au rabais » et des choix « dogmatiques » privilégiant les promoteurs privés.

    « Une entrave à la démocratie locale »

    Au fil des séances, l’impression domine pour l’opposition que la majorité veut verrouiller les grands arbitrages avant 2026, quitte à écarter le débat citoyen. « C’est une stratégie politique de court terme au bénéfice d’intérêts privés », résume les écologistes qui parlent d’« une entrave à la démocratie locale ». Dans un contexte où les droites apparaissent divisées pour la succession à la mairie de Nîmes, la gauche locale espère transformer cette critique en levier électoral.

  • Pierre Dharréville « prêt » à mener la bataille

    Pierre Dharréville « prêt » à mener la bataille

    Dans une déclaration diffusée mardi dans la soirée, Pierre Dharréville, donne son point de vue sur la situation politique inextricable. « Voilà où nous en sommes au bout de huit ans de macronisme : un impensable chaos et une crise politique sans fin. Pas de quoi se réjouir, pas de quoi jubiler d’avoir eu raison », écrit-il moins d’un an et demi après avoir dû céder son siège à un député d’extrême droite.

    « Devant cette médiocre mascarade, l’extrême droite menaçante se frotte les mains et la droite de monsieur Retailleau s’embarque dans son sillage », dénonce l’ex-député communiste de la 13e circonscription qui considère que « C’est à gauche que se trouve la solution. C’est à gauche que se trouve la volonté de répondre aux besoins quotidiens, de relever les défis, d’apaiser et de rassembler une société fracturée. Une gauche qui doit être à la hauteur de ses responsabilités. Une gauche qui doit trouver les ressources pour s’unir sur un projet clair, sur une démarche rassembleuse, sur un changement de cap résolu. »

    Pour lui, « nous avons besoin d’un grand mouvement populaire et des forces nombreuses sont disponibles dans la société pour y prendre part. Nombreux sont celles et ceux qui partagent la même colère face aux injustices, aux inégalités, aux renoncements. Nombreux sont celles et ceux qui veulent rêver un monde meilleur et le construire ».

    « Comme elles, comme eux, j’éprouve toujours la même révolte, et mon énergie est intacte. Beaucoup m’interrogent depuis des mois et plus encore ces derniers jours : je suis prêt. J’ai conscience des responsabilités qui sont les miennes à l’égard de tous ceux et celles qui m’ont fait confiance, qui veulent un député présent à leurs côtés comme à l’assemblée pour leur faire justice et œuvrer à sortir le pays du chaos et des dangers. Je sais les responsabilités qui sont les miennes à l’égard des ouvriers et des salariés, des habitantes et des habitants de nos quartiers qui reconnaissent dans le même espoir », poursuit-il.

    « J’ai continué à être le même, pleinement engagé, poursuivant autrement les combats menés. Je ne sais ce qui se décidera dans les heures et les jours qui viennent. Ensemble, aujourd’hui, demain, après-demain, nous mettrons au programme le printemps pour nos vies », conclut Pierre Dharréville, décidé à s’engager dans la période.