Tag: élections municipales

  • Thierry Gontier veut préserver l’identité de Mazaugues

    Thierry Gontier veut préserver l’identité de Mazaugues

    Militant associatif, figure de proue du Collectif anti-carrière de Mazaugues (CACM), Thierry Gontier se lance dans la course à la mairie. Et ses engagements n’y sont pas étrangers : « On est une liste composée de citoyens engagés contre la carrière. Il est temps de faire différemment afin de prendre, avec les Mazauguais, des décisions qui impactent notre quotidien et celui de nos enfants. »

    Celui qui n’avait encore jamais fait de politique entend « préserver la qualité de vie » : « Il y a beaucoup à faire : réfléchir à un développement cohérent, ne pas priver les générations futures de nos ressources et qualité de vie, en portant une vision à long terme, pas que sur six ans. » Thierry Gontier ne souhaite pas se précipiter et prévoit un audit « pour voir où en sont les dossiers », notamment sur le « réseau d’eau, obsolète » : « On ne pourra pas prendre des décisions directement. Ce qu’on veut faire n’a pas été fait avant, c’est-à-dire travailler en transparence, tenir les Mazaugauias informés des décisions, voire les prendre avec eux. »

    « Changer de cap »

    À ses côtés, ses colistiers de « Mazaugues Ensemble » (SE) revendiquent « des âges (18-70 ans), parcours et sensibilités différents. Même si certains ont leurs idées, le but est de travailler pour Mazaugues, sans couleur politique ». « La commune va perdre son identité. Il faut changer de cap, ne pas l’empêcher de se développer, mais réfléchir aux conséquences en tenant compte de ses moyens, en accueillant des projets agricoles, touristiques, plutôt qu’industriels ou urbanistiques », propose-t-il.

  • Place publique soutient la liste « Hyères Avenir »

    Place publique soutient la liste « Hyères Avenir »

    À Hyères, la gauche unie ne l’est finalement pas complètement, du moins si l’on étend l’alliance jusqu’au centre gauche. Après avoir quitté en juillet 2025 la liste « Hyères, unie à gauche », conduite par Caroline Moulin (Les écologistes), Place publique Var s’est en effet rangée derrière Nicolas Massuco et la liste citoyenne (SE) « Hyères Avenir ». Ses responsables s’en expliquent : « Nous partageons le respect des institutions, l’attachement aux valeurs de la République et le rejet des extrémistes. Nous appelons les sociaux-démocrates à nous rejoindre pour un projet juste et tourné vers l’avenir. »

    LFI dans le collimateur

    Avec cette position, les représentants du parti de Raphaël Glucksmann souhaitent se démarquer de « Hyères, unie à gauche », qu’ils considèrent comme « essentiellement portée par LFI. Le PS s’étant retiré, nous sommes la seule liste qui porte les valeurs sociales-démocrates ». Quand bien même la tête de liste en face est écologiste et que les colistiers proviennent de différents horizons (PCF, l’Après, Génération.s, Debout !, REV). « Certes, mais LFI est largement représentée, avec un numéro 2 REV [Rachid Setouty, Ndlr.] affilié », soutient Pascal Colin, co-chef de file PP à Hyères. Des propos auxquels Caroline Moulin a répliqué : « M. Massuco se dit PRG, mais s’affiche sans étiquette, ratisse au centre droit, et dit “ni droite ni gauche” dans ses discours. Et puis, est-ce que la social-démocratie a porté ses fruits par le passé ? On est la liste de gauche et écologique hyéroise, et là-dessus, on reste ferme. »

    De son côté, « Hyères Avenir » entend néanmoins porter des orientations écologiques, dont « une réduction des constructions et l’accélération de l’opération Grand Site de Giens », ainsi que la promotion de « l’agroécologie et les circuits courts ». Sur le volet social, Place publique affirme que la liste défendra « des actions fortes auprès des mineurs pour réduire les inégalités sociales », en instaurant « l’égalité réelle hommes-femmes dans tous les domaines de la vie locale » et en « favorisant le vivre-ensemble et les liens intergénérationnels ».

  • [Entretien] Jean-Philippe Musso : « Je ne veux pas être un maire planqué dans son bureau »

    [Entretien] Jean-Philippe Musso : « Je ne veux pas être un maire planqué dans son bureau »

    La Marseillaise : Comment envisagez-vous cette dernière semaine de campagne, à l’aube du premier tour ?

    J.-P.M. : Pour nous, la dynamique est toujours la même. Il n’y a pas plus d’enjeu que d’habitude parce qu’on y est allé de manière crescendo. On a travaillé 18 thématiques sur huit réunions publiques, ce qui a abouti à notre programme. Il est sorti en deux temps, d’abord avec un flyer, pour rester synthétique. Puis, sous sa forme complète d’une vingtaine de pages que l’on distribuera lors de notre meeting du 9 mars. Certains colistiers vont intervenir pour ce dernier meeting et je conclurai avec mon discours. À titre personnel, je me suis engagé à ne pas attaquer directement mes opposants. Je vois que certains le font sur les réseaux sociaux, ces dernières semaines. Nous, on ne veut pas attaquer les personnes, mais confronter les programmes.

    Comment avez-vous mené votre campagne et quel bilan en tirez-vous ?

    J.-P.M. : On voulait expliquer à la population notre démarche et pourquoi on s’était détachés de la majorité. Parce qu’on a des points de divergence de fond avec la majorité représentée par Grégory Bouchet (DVC), aussi bien sur la méthode que sur les propositions. De septembre à décembre 2025, l’objectif a été de retrouver la proximité avec la population et proposer quelque chose de réaliste, faisable et finançable. C’est important pour moi. Quand on propose un programme sur six ans, c’est comme si on leur proposait un contrat, et la signature, c’est le bulletin de vote. Il est impératif de faire ce qu’on a dit. Dans le programme sur lequel on avait été élus, en 2020, apparaissaient la création de la crèche à la Gavotte ou la réhabilitation du théâtre Henri-Martinet, mais ça n’a pas été réalisé. On va le faire. On va finir le programme sur lequel on a été élus. Je ne veux pas être un maire qui reste planqué dans son bureau. C’est sur le terrain qu’on se rend compte de ce qui va et ne va pas.

    Ressentez-vous une menace face aux deux candidats d’extrême droite ?

    J.-P.M. : Lors des législatives, le RN a fait un score de 68% dans notre commune. Monsieur Aubrespy (RN) sent une opportunité, mais je pense qu’il ne faut pas confondre une élection nationale et une élection locale. Pour les municipales, on est sur un enjeu local : on vote avant tout pour des personnes et pas pour des partis. Monsieur Aubrespy n’a pas sorti la moindre ligne de programme et Monsieur Fusone (RN) se limite à deux pages ! Ce qui nous différencie, c’est de porter les éléments dont la population a besoin, même si ce n’est pas de la compétence du maire. Parce qu’aujourd’hui, le maire perd un certain nombre de compétences, notamment sur l’urbanisation en matière de plan local d’urbanisme (PLU), qui est devenu intercommunal avec le PLUi.

    Quelle est votre vision de la fonction de maire ?

    J.-P.M. : On n’a pas la main sur la mobilité, ni sur la plupart de la voirie, mais ce n’est pas pour ça qu’on ne doit pas travailler sur ces sujets, car ce sont les premiers besoins de la population. Donc, nous, dans notre programme, on porte les attentes de la population sur des sujets sur lesquels on n’a pas directement la main. Notamment de créer un lycée sur notre territoire et un commissariat de plein exercice pour la zone de Plan de Campagne. Cette zone, c’est 50 millions de visiteurs par an. C’est à l’État d’assurer la sécurité de ses citoyens. Notre police municipale doit assurer la sécurité sur le reste du territoire. On va se battre, avec les communes de Cabriès et Septèmes, pour ce commissariat, pareil pour le lycée.

  • [Entretien] Karim Bouzana : « La charge des postiers est de plus en plus lourde »

    [Entretien] Karim Bouzana : « La charge des postiers est de plus en plus lourde »

    Les 15 et 22 mars, les habitants éliront leur futur maire en se rendant aux urnes avec les documents électoraux reçus à domicile. Karim Bouzana, secrétaire départemental CGT Fapt-Poste 13, détaille un dispositif d’acheminement lourd : un travail intense, sur des délais serrés, « sans compensation » pour les travailleurs.

    La Marseillaise : À quelle charge de travail les postiers vont-ils faire face pendant cette période électorale ?

    Karim Bouzana : Dans le contexte des municipales, il y a la distribution des plis électoraux. On doit les mettre dans toutes les boîtes aux lettres de l’ensemble des habitants du département. Par exemple, vous avez 40 000 boîtes aux lettres dans le 15e arrondissement de Marseille et, dans chacune, vous avez potentiellement deux, voire trois, électeurs. Donc, on risque d’avoir 80 000 ou 90 000 plis à distribuer rien que sur le 15e. Avec le changement de scrutin, cette année, ça double la charge à Marseille. Et il faut prendre en compte le poids de cette charge. Toujours dans le 15e, il y a 26 facteurs titulaires. Donc imaginez ce que ça représente en termes de charge pour 26 personnes. Même s’il va y avoir des renforts, ça va être peu : quatre personnes. Ce sont des estimations, mais ça donne une idée. C’est un casse-tête parce qu’on va faire trois tâches au lieu de deux. Pour résumer, on se retrouve avec une trentaine de personnes pour des dizaines de milliers de plis, avec très peu de temps.

    Justement, quels sont les délais ?

    K.B. : C’est ça le souci. Pour le premier tour, on pourra plus ou moins gérer, il y a plus de souplesse. Mais le second, ça va être compliqué. On va récupérer les plis le jeudi soir, donc on aura que deux jours pour les distribuer avant la date limite. Les agents vont être amenés à venir pendant leurs jours de repos. Les samedis, on aura des journées très longues. S’il y a des maires qui sont élus au premier tour, tant mieux, ça va faire des contents au niveau des facteurs. Mais il y a la probabilité qu’on ait des triangulaires ou quadrangulaires, et ça va compliquer la tâche.

    Que demandez-vous à la direction ?

    K.B. : Cette tâche n’est pas dans les missions qu’on a d’habitude, on porte une charge largement supplémentaire. Donc on demande une compensation, juste pour récompenser l’effort. La Poste répond clairement non. On a fait différentes demandes : la mise en place d’une prime exceptionnelle couvrant les deux jours, ou un panier-repas par jour de distribution. La Poste refuse. Un dépôt de préavis de grève a été déposé, de ce mardi jusqu’au samedi, 24 heures reconductibles. La semaine d’après, pour le second tour, il va être posé du mercredi au samedi. La Poste doit réfléchir à comment partager.

    Quelles sont les réactions des travailleurs ?

    K.B. : Le mécontentement grandit dans les services et il y a des craintes. La charge des postiers est globalement de plus en plus lourde et, en plus de ça, on a la distribution des plis électoraux. Il y a une lassitude, une fatigue. Ce n’est pas une résignation, mais c’est du dégoût d’être traité de cette manière-là. Les charges de travail s’accumulent, on diversifie les fonctions, mais il n’y a pas la reconnaissance du métier. Ils ne sont pas valorisés à la hauteur des tâches qu’ils accomplissent. Donc, ils attendent une prise en charge et une reconnaissance, au moins pour la période électorale.

  • Saint-Cyr à gauche dévoile son plan logement et transports

    Saint-Cyr à gauche dévoile son plan logement et transports

    Pour leur avant-dernier meeting, Sylvie Vinceneux et Saint-Cyr à gauche se sont penchés sur le logement et les transports, deux de leurs engagements phares. Un programme basé sur « la concertation », pour « un logement accessible à tous. » À ce titre, la liste milite pour la relance du logement social, à « 9% aujourd’hui alors qu’on devrait être à 25, ce qui fait payer à la ville une amende de 570 000 € par an ! », pointe la candidate.

    Outre celui-ci, Saint-Cyr à gauche veut renforcer le prêt locatif aidé d’intégration et le bail réel solidaire pour les plus précaires, l’encadrement des loyers, la taxation des résidences secondaires (45% des logements saint-cyriens), la limitation des Airbnb, ou encore la création de logements pour les saisonniers et d’une deuxième résidence seniors.

    « L’OAP Pradeaux Gare ne pourra pas se faire »

    Pour les transports, la candidate veut mettre en place « un véritable plan », qui comprendra la « réactivation de la ligne St-Cyr – La Ciotat », en bus et en navette maritime, des « navettes électriques à la demande pour seniors et PMR », ainsi qu’un stationnement « qui ne doit pas être augmenté mais revu » avec des zones bleues, et une limitation de la gratuité « pour éviter les voitures ventouses » dans certaines zones, telles que le parking de la gare.

    C’est d’ailleurs dans ce quartier de la gare que se tenait la réunion publique, pour aborder la question des orientations d’aménagement et de programmation (OAP) Pradeaux-Gare. Lancé en 2014, le projet n’avance pas, alors que la commune a obtenu la construction du pôle d’échange multimodal de la LNPCA Marseille – Nice, terminus du « RER toulonnais », en 2020 : « Le maire a voulu faire financer par la SNCF le réseau viaire autour de la gare, en espérant qu’elle allait s’occuper de l’acquisition des terrains pour aménager la gare, et qu’il puisse asseoir son programme immobilier autour », précise Joël Duret, l’un des colistiers. Mais la cinquantaine de familles qui doivent être expropriées, faute d’accord avec la mairie « qui propose des prix 30 à 40 % en dessous du marché », ne l’entendent pas ainsi et empêchent toute avancée. « Le projet ne pourra pas se faire », certifie Joël Duret. Et comme, par définition, l’OAP ne met « rien par écrit qui engage la mairie », elle pourra être entièrement redéfinie par la future municipalité. De son côté, Saint-Cyr à Gauche la fera valider par référendum.

  • Les anciens du festival des Agglos répondent à Spanu

    Les anciens du festival des Agglos répondent à Spanu

    La simple évocation d’un festival antifasciste à l’arrêt depuis 2011 dans le programme d’un candidat d’extrême droite suffit à faire monter ses anciens organisateurs au créneau, par le biais d’un communiqué de presse paru jeudi.

    « Nous, anciens membres de l’association « Avec la tête », créatrice du Festival des Agglos, avons été surpris qu’un candidat d’extrême droite, issu d’une alliance avec le RN, se permette de poser dans son programme l’idée qu’il puisse en être à l’origine alors que la volonté première de ce festival est le combat de ses idées » taclent ceux qui visent Pascal Spanu, candidat du RPR du député RN Franck Alisio.

    Car précisément, le festival est né « en 2002, entre les deux tours de l’élection présidentielle, lorsque Le Pen [FN] accède au second tour face à Chirac » rappellent ses organisateurs, qui se sont « mobilisés comme partout en France pour dire non à l’extrême droite ».

    « Un sursaut démocratique »

    « À Port-de-Bouc, ville populaire, ouvrière, maritime, cette mobilisation prend une forme particulière, celle d’un festival » rappellent les anciens organisateurs, affirmant que « le Festival des Agglos n’est pas né d’une logique commerciale. Il est né d’un sursaut démocratique » dont « aujourd’hui encore l’esprit demeure », après sa disparition en 2011 après 10 éditions.

    Dans son programme, Pascal Spanu veut passer « du festival des Agglos à un nouveau festival », promettant de « refondre les animations de la ville : festival, concerts, (…) ». Mais pour les anciens du Festival des Agglos, c’était « bien plus qu’un événement musical : un acte citoyen, une réponse culturelle à la montée de l’extrême droite ». Loin d’un « exercice nostalgique, c’est rappeler qu’une ville rassemblée, peut transformer l’inquiétude en création, la colère en musique, et la peur en fraternité », concluent-ils.

  • Deux emplacements en vue pour le nouveau stade du RCT

    Deux emplacements en vue pour le nouveau stade du RCT

    À l’heure où certains nouveaux stades sont construits en périphérie des villes (Lyon, Lille…), à Toulon, hors de question d’éloigner le stade du centre-ville. Deux sites sont ciblés par le club : la Tour Royale et Pipady. Ceux-ci offrent l’avantage « d’être en bord de mer », argumente la directrice générale du club Jessica Casanova, qui présente « un stade carte postale. Là, on est différent, on est Toulonnais, on vit grand, tout en restant au cœur du territoire, pas dans une zone industrielle à 20 km. Ces lieux-là sont chargés d’histoire et respectent l’ADN. On ne trahit personne ».

    Mais en pratique, il faudra obtenir le déclassement du domaine public militaire pour une partie du site de la Tour Royale, et du domaine public maritime naturel pour Pipady. Et en ce qui concerne le second, Josée Massi a déjà placé ses pions pour son projet de « Central-Park à la toulonnaise », « Mayol à Pipady », obtenant, en septembre, l’autorisation d’un plan de constatation de la limite du domaine public maritime naturel, et d’une demande de déclassement de certaines emprises attenantes. Magali Brunel, elle, veut lancer le projet Méd in Toulon, avec une promenade jusqu’au Mourillon « pour rendre la mer aux Toulonnais », en rehaussant les quais pour les protéger de la montée des eaux.

    « Un pôle d’attraction extraordinaire »

    Quoi qu’il en soit, ce nouveau stade est imaginé avec une capacité de 18 à 20 000 places, avec, pour objectif, de devenir un atout économique majeur pour la ville, pas seulement pour le club. Moderne, écoresponsable, doté d’espaces générateurs d’activité (restaurant, boutique, salle de séminaire, palais des congrès…), il répondrait à une partie des exigences du projet Massi et saura accueillir d’autres événements que les matches du RCT : congrès d’affaires, concerts et spectacles, expositions, autres sports collectifs comme le football en cas de montée du Sporting, événements annexes (finale de pro D2, XV de France…). « Ce sera un pôle d’attraction extraordinaire qui motivera les venues à Toulon », martèle Martin d’Argenlieu.

    Selon lui, ce nouveau Mayol pourrait être investi dans les 3 à 5 ans suivant la validation du projet. « Il appartient aux élus de reconnaître l’urgence, de s’engager à lancer des études dès le début de la mandature, de placer l’intérêt de Toulon au-dessus de tout », conclut Bernard Lemaître, qui promet que « le futur maire nous aura à ses basques ».

  • Les écoles martégales à l’heure du bilan et des enjeux

    Les écoles martégales à l’heure du bilan et des enjeux

    Ils étaient nombreux jeudi après midi, à la sortie de l’école Robert Daugey, à Croix-Sainte. Côté équipe de Gaby Charroux (PCF), comme du côté du Collectif citoyen martégal et leur tête de liste Frédéric Grimaud (LFI).

    Et les parents d’élèves ont des choses à dire. Comme cette mère, venue chercher son fils Lenny, en grande section, dont l’insoumis est le professeur. « Il faudrait réhabiliter la cour de récréation » estime Laetitia La Fisca, déléguée des parents d’élèves, car « la maternelle est en plein soleil l’été, il fait chaud dans les classes ». Elle pointe aussi des comportements « dangereux » des automobilistes devant l’école, « à 8h30 et à 16h ça dépasse parfois vite » relève-t-elle. Si son vote n’est pas encore certain, « la sécurité sera déterminante ».

    Jolie Kita Nkoko, mère de Junior en petite section, pense aussi à la sécurité, mais se dit « satisfaite ». « Le sport, le volley, l’athlétisme, toutes ces activités sont bien pour les enfants » précise-t-elle. Son choix est déjà fait : « Monsieur Gaby », par « reconnaissance, on m’a bien accueilli et bien aidée », lorsqu’il a été question de régulariser sa situation, étant originaire de RDC. « Mais on peut encore faire mieux côté logement, les dossiers prennent trop de temps », nuance-t-elle.

    André Cortes, martégal depuis peu, est d’un avis similaire. « Ça va, ils sont un peu beaucoup dans les classes et le stationnement est parfois galère mais c’est partout pareil », relativise le père de famille qui ne parle que d’« un seul point négatif : l’absence de clim ».

    Défendre des fermetures

    Le fils d’André Cortes, en CM1, se rappelle des changements de classe en début d’année, provoqués par la fermeture puis la réouverture d’une classe. « C’est bien qu’ils se soient battus », relève André Cortes, en parlant du maire et de son équipe face au rectorat.

    « C’est pour ça qu’on est là, pour continuer à défendre les écoles contre les fermetures de classe », clame Valérie Martos, militante communiste. « Pour aussi être protégés de la dégradation de la politique nationale et des budgets municipaux en baisse », complète sa camarade Jeanine Incorvaïa. Le « bouclier martégal » vanté sur leur tract vend justement la gratuité des activités culturelles et sportives sur le temps scolaire, des classes « vertes rousses et neige », de la garderie du soir « gratuite jusqu’à 18h », ainsi que les « 1,7 million d’euros investis par an dans les écoles pour les entretenir ».

    Prochaine étape, la clim ?

  • À Martigues, cause commune pour des soins de proximité

    À Martigues, cause commune pour des soins de proximité

    À Martigues, la défense de l’hôpital public se fait sur deux jambes. Le maire sortant Gaby Charroux (PCF) est autant à l’aise lorsqu’il s’agit de dialoguer avec les institutions de l’hôpital et de l’État que lorsqu’il s’agit de récolter et rapporter les revendications des syndicats CGT de l’hôpital et alentours, comme le 22 janvier dernier (ci-contre).

    Depuis trois ans les syndicats CGT du golfe de Fos associés à celui de l’hôpital bataillent pour obtenir un plan d’investissement de 170 millions d’euros et la création de 90 emplois statutaires à taux plein, notamment face aux urgences régulièrement saturées lors d’épidémies hivernales. Récemment, l’Hôpital et l’ARS annonçaient un nouveau plan immobilier de 60 millions d’euros, créant un nouveau plateau technique et agrandissant les urgences. Pour le maire, « les investissements sont très inférieurs à ce que nous revendiquions », mais « c’est une bonne nouvelle, mieux que rien, qui invite à ne pas lâcher le combat », estimait-il en début d’année.

    Une participation financière

    Car si la santé est censée être une compétence étatique, le maire communiste de Martigues en fait un cheval de bataille. « 170 000 habitants sont couverts par l’hôpital. La mutation du territoire va augmenter les besoins, cela demande une planification sérieuse y compris en matière de sécurité industrielle et nous avons à cœur de porter ses revendications à l’État », considère l’édile.

    La Ville a déjà financé le nouveau mammographe de l’hôpital. Et pour le prochain mandat, Gaby Charroux compte bien préempter les locaux commerciaux du centre-ville pour y favoriser l’implantation de cabinets médicaux. « C’est un levier » assure-t-il.

  • À Marseille, l’enjeu d’une offre de soins accessible à tous et partout

    À Marseille, l’enjeu d’une offre de soins accessible à tous et partout

    « La santé, même si ce n’est pas une compétence proprement municipale, c’est une priorité de la population. » Michèle Rubirola (EELV), première adjointe au maire de Marseille et déléguée à la santé publique, résume la problématique de la prise en compte des questions sanitaires dans la campagne pour les élections municipales. « L’accès aux soins est géré par l’État, on ne peut pas créer des hôpitaux, des lits… Mais les collectivités municipales peuvent agir sur les déterminants de santé, tout ce qui arrive avant le soin. Là, ça relève de nos compétences, outre le fait de pouvoir favoriser l’accès aux soins », explique-t-elle. D’où la doctrine appliquée lors de son mandat : « Faire de l’aller-vers. » Entendez par-là qu’elle essaie d’agir « en amont des soins ». « Ça commence par quelle alimentation on donne aux petits Marseillais, comment on travaille sur la qualité de l’air à l’intérieur des établissements gérés par la mairie », expose l’ancienne maire. Avec des exemples concrets : « Éviter les perturbateurs endocriniens dans les matières utilisées ou diminuer la présence des voitures
     et donc des émissions – aux abords des écoles avec le dispositif des rues des enfants. »

    Faire de l’aller-vers, c’est aussi « faciliter l’accès aux soins ». Et pour le coup, Michèle Rubirola tente d’allier une approche globale et un travail de proximité. Pour le global, cela passe par un « travail en bonne intelligence » avec l’AP-HM (Assistance publique – Hôpitaux de Marseille), dont elle est présidente du conseil de surveillance. Mais aussi par la création du « premier conseil communal de santé en France ». Une mesure plus que symbolique : « C’est la première instance paramunicipale avec un axe de démocratie sanitaire. C’est un accompagnement permanent de la Ville dans la mise en place de politiques publiques de santé, avec des citoyens, des chercheurs, des professionnels de santé, des associatifs… », développe-t-elle.

    Pour la proximité, elle se targue d’avoir lancé les « Villages Santé », au nombre de 7 éditions. Une initiative, là encore commune avec les institutions en charge de la santé sur le territoire (Agence régionale de santé, CPAM, etc.), et surtout à destination « des publics éloignés des services de santé ». « Souvent, le problème est l’accès à un médecin. Là, on favorise la rencontre puisqu’on amène des professionnels de santé, du service public ou libéraux sur place », explique Michèle Rubirola, prenant pour exemple la tenue de cette initiative à l’Après-M, dans le quartier de Sainte-Marthe.

    Aide au maillage territorial

    Et avec des résultats concrets : « Le centre international de vaccination de Marseille a offert, à toutes les personnes présentes, un bilan complet de l’état vaccinal et une vaccination sur place. » Autres exemples de son envie « d’amener de la prévention » avec les villages santé : « On proposait aussi des dépistages de diabète, des cancers colorectaux, de l’hypertension, de l’aide au sevrage tabagique. » L’adjointe insiste : « On ne fait pas juste du dépistage pour du dépistage, il y avait des professionnels de santé disponibles pour assurer le suivi des personnes. » De quoi faire le lien avec la problématique du maillage territorial de l’offre de soins et la désertification sanitaire de certains quartiers. Là encore, la mairie ne peut pas faire seule mais affiche quelques victoires. « On aide à l’installation d’équipes pluriprofessionnelles de médecins comme à la Bastide Massenet [14e arrondissement, Ndlr], dans un quartier où il n’y en avait pas », conclut Michèle Rubirola.