Tag: élections municipales

  • À Orange, Fabienne Haloui regrette la dispersion

    À Orange, Fabienne Haloui regrette la dispersion

    Après treize ans de mandats en tant que cheffe de file de l’opposition à Orange, Fabienne Haloui (PCF) ne figure sur aucune liste pour ces élections municipales. Et si elle s’arrête, elle ne peut que regretter l’échec d’un front commun contre l’extrême droite alors qu’elle est divisée avec d’un côté le retour de Jacques Bompard, de l’autre le candidat RN Jean-Dominique Artaud.

    Et cible particulièrement la dernière candidature en date, la cinquième, celle de Marc Martinet (DVC). En plus donc de celle d’Antoine Boudet (DVG) et Carolle Normani (DVC). « Elle accentue les divisions au lieu de les dépasser », regrette ainsi Fabienne Haloui, qui « part avec le sentiment d’être restée fidèle à mes valeurs et fidèle aux Orangeoises et Orangeois qui m’avaient fait confiance en 2020 ».

    Mentor et Retailleau

    Elle juge que cette liste supplémentaire rendrait une victoire finale hors extrême droite très compliquée. « On a vu qu’à Carpentras, c’est dans une quadrangulaire que la gauche l’a emporté. À cinq, c’est impossible. C’est une ignorance totale des comportements électoraux d’un tel scrutin », regrette-t-elle.

    Elle compare également la liste à « un panier à crabes dont les grosses pinces sont très à droite ». En précisant « une historique LR tendance Retailleau » ou encore « un candidat qui s’était présenté aux municipales de 2014 sur la liste d’un militant historique du FN, Laurent Concetti, et aux européennes 2019 sur la liste du sulfureux Gilet jaune Christophe Chalençon ». Tout en ajoutant qu’elle était « prête à se rassembler avec une partie de la droite » dans le contexte si particulier d’Orange, elle assure que Marc Martinet « est fier de dire que son mentor est et restera Thierry Mariani, qui a pourtant rejoint le RN en 2019 ».

  • La CGT Vitrolles soutient les listes progressistes

    La CGT Vitrolles soutient les listes progressistes

    « L’Union locale appelle à voter pour les candidats qui défendent les intérêts des travailleurs, pour les forces progressistes. » Nicolas Guglielmacci secrétaire général de l’Union locale CGT Vitrolles ne fait pas de mystère sur la position de son organisation syndicale en vue des élections municipales. « Évidemment, on appelle à voter pour les listes d’union de la gauche et faire barrage à l’extrême droite », développe-t-il, au nom du bureau de l’UL. Et ce, pour les communes de « Vitrolles, Marignane et Gignac-la-Nerthe ». « On a une expérience passée, ce qui n’est pas le cas de tout le monde : l’extrême droite, on l’a déjà essayée à Vitrolles et ça n’a pas réussi ! », rappelle-t-il. Manière de répondre « à ceux qui disent qu’on ne les a jamais essayés ».

    Concrètement, l’appel concerne la seule liste de gauche pour Vitrolles, celle du maire socialiste sortant, Loïc Gachon (PS), qui fait face à une liste RN et une autre estampillée divers centre. Même principe pour Marignane avec la candidate Ariane Lombardi (PCF) opposée au maire sortant d’extrême droite, Éric Le Dissès et une liste de Christian Amiraty, classée divers centre. Et pour Gignac-La-Nerthe, le doute n’est pas permis non plus puisqu’on ne compte qu’une liste seule classée à gauche conduite par René Tassy (DVG), contre une liste du RN et une liste de droite. « La CGT s’est exprimée directement aux candidats, au niveau confédéral comme départemental, sur les attentes des travailleurs et leurs prises en compte », conclut l’Union locale.

  • À Saint-Zacharie, Claude Passerel mise sur la proximité

    À Saint-Zacharie, Claude Passerel mise sur la proximité

    Ancien adjoint aux finances du maire actuel Jean-Jacques Coulomb (DVG), ayant démissionné en 2023 en raison de désaccords avec ce dernier, Claude Passrel (SE) tente aujourd’hui de reprendre la mairie à celui dont il fut le colistier.

    À 66 ans, celui qui a été responsable des finances de la commune et acteur associatif local s’est entouré d’une équipe intergénérationnelle, de 21 à 76 ans, composée de femmes et d’hommes issus de tous horizons : anciens élus, chefs d’entreprise, professionnels de santé, enseignants, agents publics, éducateurs sportifs, bénévoles et présidents d’associations, étudiants ou jeunes actifs.

    « Une nouvelle page »

    Une liste qu’il décrit « d’une diversité rarement observée dans la vie politique locale, engagée et tournée vers l’avenir, déjà investie dans la vie du village et porteuse d’une dynamique nouvelle. Cette pluralité traduit la volonté d’incarner une alternance collective et crédible, fondée sur les compétences et l’engagement citoyen ».

    Par ailleurs, « Saint-Zach’ pour vous et avec vous » compte de nombreux jeunes parents, dont plusieurs ont été délégués de parents d’élèves dans les écoles du village. Une composition qui, selon Claude Passerel, incarne « une attention particulière portée à la jeunesse, à l’éducation et à la qualité de vie des familles. » Il conclut : « Sans renier le passé, nous faisons le choix d’ouvrir une nouvelle page pour Saint-Zacharie. Cette équipe rassemble des habitants qui partagent une même envie : servir le village avec sérieux, transparence et esprit collectif. »

  • Thierry Gontier veut préserver l’identité de Mazaugues

    Thierry Gontier veut préserver l’identité de Mazaugues

    Militant associatif, figure de proue du Collectif anti-carrière de Mazaugues (CACM), Thierry Gontier se lance dans la course à la mairie. Et ses engagements n’y sont pas étrangers : « On est une liste composée de citoyens engagés contre la carrière. Il est temps de faire différemment afin de prendre, avec les Mazauguais, des décisions qui impactent notre quotidien et celui de nos enfants. »

    Celui qui n’avait encore jamais fait de politique entend « préserver la qualité de vie » : « Il y a beaucoup à faire : réfléchir à un développement cohérent, ne pas priver les générations futures de nos ressources et qualité de vie, en portant une vision à long terme, pas que sur six ans. » Thierry Gontier ne souhaite pas se précipiter et prévoit un audit « pour voir où en sont les dossiers », notamment sur le « réseau d’eau, obsolète » : « On ne pourra pas prendre des décisions directement. Ce qu’on veut faire n’a pas été fait avant, c’est-à-dire travailler en transparence, tenir les Mazaugauias informés des décisions, voire les prendre avec eux. »

    « Changer de cap »

    À ses côtés, ses colistiers de « Mazaugues Ensemble » (SE) revendiquent « des âges (18-70 ans), parcours et sensibilités différents. Même si certains ont leurs idées, le but est de travailler pour Mazaugues, sans couleur politique ». « La commune va perdre son identité. Il faut changer de cap, ne pas l’empêcher de se développer, mais réfléchir aux conséquences en tenant compte de ses moyens, en accueillant des projets agricoles, touristiques, plutôt qu’industriels ou urbanistiques », propose-t-il.

  • Place publique soutient la liste « Hyères Avenir »

    Place publique soutient la liste « Hyères Avenir »

    À Hyères, la gauche unie ne l’est finalement pas complètement, du moins si l’on étend l’alliance jusqu’au centre gauche. Après avoir quitté en juillet 2025 la liste « Hyères, unie à gauche », conduite par Caroline Moulin (Les écologistes), Place publique Var s’est en effet rangée derrière Nicolas Massuco et la liste citoyenne (SE) « Hyères Avenir ». Ses responsables s’en expliquent : « Nous partageons le respect des institutions, l’attachement aux valeurs de la République et le rejet des extrémistes. Nous appelons les sociaux-démocrates à nous rejoindre pour un projet juste et tourné vers l’avenir. »

    LFI dans le collimateur

    Avec cette position, les représentants du parti de Raphaël Glucksmann souhaitent se démarquer de « Hyères, unie à gauche », qu’ils considèrent comme « essentiellement portée par LFI. Le PS s’étant retiré, nous sommes la seule liste qui porte les valeurs sociales-démocrates ». Quand bien même la tête de liste en face est écologiste et que les colistiers proviennent de différents horizons (PCF, l’Après, Génération.s, Debout !, REV). « Certes, mais LFI est largement représentée, avec un numéro 2 REV [Rachid Setouty, Ndlr.] affilié », soutient Pascal Colin, co-chef de file PP à Hyères. Des propos auxquels Caroline Moulin a répliqué : « M. Massuco se dit PRG, mais s’affiche sans étiquette, ratisse au centre droit, et dit “ni droite ni gauche” dans ses discours. Et puis, est-ce que la social-démocratie a porté ses fruits par le passé ? On est la liste de gauche et écologique hyéroise, et là-dessus, on reste ferme. »

    De son côté, « Hyères Avenir » entend néanmoins porter des orientations écologiques, dont « une réduction des constructions et l’accélération de l’opération Grand Site de Giens », ainsi que la promotion de « l’agroécologie et les circuits courts ». Sur le volet social, Place publique affirme que la liste défendra « des actions fortes auprès des mineurs pour réduire les inégalités sociales », en instaurant « l’égalité réelle hommes-femmes dans tous les domaines de la vie locale » et en « favorisant le vivre-ensemble et les liens intergénérationnels ».

  • [Entretien] Jean-Philippe Musso : « Je ne veux pas être un maire planqué dans son bureau »

    [Entretien] Jean-Philippe Musso : « Je ne veux pas être un maire planqué dans son bureau »

    La Marseillaise : Comment envisagez-vous cette dernière semaine de campagne, à l’aube du premier tour ?

    J.-P.M. : Pour nous, la dynamique est toujours la même. Il n’y a pas plus d’enjeu que d’habitude parce qu’on y est allé de manière crescendo. On a travaillé 18 thématiques sur huit réunions publiques, ce qui a abouti à notre programme. Il est sorti en deux temps, d’abord avec un flyer, pour rester synthétique. Puis, sous sa forme complète d’une vingtaine de pages que l’on distribuera lors de notre meeting du 9 mars. Certains colistiers vont intervenir pour ce dernier meeting et je conclurai avec mon discours. À titre personnel, je me suis engagé à ne pas attaquer directement mes opposants. Je vois que certains le font sur les réseaux sociaux, ces dernières semaines. Nous, on ne veut pas attaquer les personnes, mais confronter les programmes.

    Comment avez-vous mené votre campagne et quel bilan en tirez-vous ?

    J.-P.M. : On voulait expliquer à la population notre démarche et pourquoi on s’était détachés de la majorité. Parce qu’on a des points de divergence de fond avec la majorité représentée par Grégory Bouchet (DVC), aussi bien sur la méthode que sur les propositions. De septembre à décembre 2025, l’objectif a été de retrouver la proximité avec la population et proposer quelque chose de réaliste, faisable et finançable. C’est important pour moi. Quand on propose un programme sur six ans, c’est comme si on leur proposait un contrat, et la signature, c’est le bulletin de vote. Il est impératif de faire ce qu’on a dit. Dans le programme sur lequel on avait été élus, en 2020, apparaissaient la création de la crèche à la Gavotte ou la réhabilitation du théâtre Henri-Martinet, mais ça n’a pas été réalisé. On va le faire. On va finir le programme sur lequel on a été élus. Je ne veux pas être un maire qui reste planqué dans son bureau. C’est sur le terrain qu’on se rend compte de ce qui va et ne va pas.

    Ressentez-vous une menace face aux deux candidats d’extrême droite ?

    J.-P.M. : Lors des législatives, le RN a fait un score de 68% dans notre commune. Monsieur Aubrespy (RN) sent une opportunité, mais je pense qu’il ne faut pas confondre une élection nationale et une élection locale. Pour les municipales, on est sur un enjeu local : on vote avant tout pour des personnes et pas pour des partis. Monsieur Aubrespy n’a pas sorti la moindre ligne de programme et Monsieur Fusone (RN) se limite à deux pages ! Ce qui nous différencie, c’est de porter les éléments dont la population a besoin, même si ce n’est pas de la compétence du maire. Parce qu’aujourd’hui, le maire perd un certain nombre de compétences, notamment sur l’urbanisation en matière de plan local d’urbanisme (PLU), qui est devenu intercommunal avec le PLUi.

    Quelle est votre vision de la fonction de maire ?

    J.-P.M. : On n’a pas la main sur la mobilité, ni sur la plupart de la voirie, mais ce n’est pas pour ça qu’on ne doit pas travailler sur ces sujets, car ce sont les premiers besoins de la population. Donc, nous, dans notre programme, on porte les attentes de la population sur des sujets sur lesquels on n’a pas directement la main. Notamment de créer un lycée sur notre territoire et un commissariat de plein exercice pour la zone de Plan de Campagne. Cette zone, c’est 50 millions de visiteurs par an. C’est à l’État d’assurer la sécurité de ses citoyens. Notre police municipale doit assurer la sécurité sur le reste du territoire. On va se battre, avec les communes de Cabriès et Septèmes, pour ce commissariat, pareil pour le lycée.

  • [Entretien] Karim Bouzana : « La charge des postiers est de plus en plus lourde »

    [Entretien] Karim Bouzana : « La charge des postiers est de plus en plus lourde »

    Les 15 et 22 mars, les habitants éliront leur futur maire en se rendant aux urnes avec les documents électoraux reçus à domicile. Karim Bouzana, secrétaire départemental CGT Fapt-Poste 13, détaille un dispositif d’acheminement lourd : un travail intense, sur des délais serrés, « sans compensation » pour les travailleurs.

    La Marseillaise : À quelle charge de travail les postiers vont-ils faire face pendant cette période électorale ?

    Karim Bouzana : Dans le contexte des municipales, il y a la distribution des plis électoraux. On doit les mettre dans toutes les boîtes aux lettres de l’ensemble des habitants du département. Par exemple, vous avez 40 000 boîtes aux lettres dans le 15e arrondissement de Marseille et, dans chacune, vous avez potentiellement deux, voire trois, électeurs. Donc, on risque d’avoir 80 000 ou 90 000 plis à distribuer rien que sur le 15e. Avec le changement de scrutin, cette année, ça double la charge à Marseille. Et il faut prendre en compte le poids de cette charge. Toujours dans le 15e, il y a 26 facteurs titulaires. Donc imaginez ce que ça représente en termes de charge pour 26 personnes. Même s’il va y avoir des renforts, ça va être peu : quatre personnes. Ce sont des estimations, mais ça donne une idée. C’est un casse-tête parce qu’on va faire trois tâches au lieu de deux. Pour résumer, on se retrouve avec une trentaine de personnes pour des dizaines de milliers de plis, avec très peu de temps.

    Justement, quels sont les délais ?

    K.B. : C’est ça le souci. Pour le premier tour, on pourra plus ou moins gérer, il y a plus de souplesse. Mais le second, ça va être compliqué. On va récupérer les plis le jeudi soir, donc on aura que deux jours pour les distribuer avant la date limite. Les agents vont être amenés à venir pendant leurs jours de repos. Les samedis, on aura des journées très longues. S’il y a des maires qui sont élus au premier tour, tant mieux, ça va faire des contents au niveau des facteurs. Mais il y a la probabilité qu’on ait des triangulaires ou quadrangulaires, et ça va compliquer la tâche.

    Que demandez-vous à la direction ?

    K.B. : Cette tâche n’est pas dans les missions qu’on a d’habitude, on porte une charge largement supplémentaire. Donc on demande une compensation, juste pour récompenser l’effort. La Poste répond clairement non. On a fait différentes demandes : la mise en place d’une prime exceptionnelle couvrant les deux jours, ou un panier-repas par jour de distribution. La Poste refuse. Un dépôt de préavis de grève a été déposé, de ce mardi jusqu’au samedi, 24 heures reconductibles. La semaine d’après, pour le second tour, il va être posé du mercredi au samedi. La Poste doit réfléchir à comment partager.

    Quelles sont les réactions des travailleurs ?

    K.B. : Le mécontentement grandit dans les services et il y a des craintes. La charge des postiers est globalement de plus en plus lourde et, en plus de ça, on a la distribution des plis électoraux. Il y a une lassitude, une fatigue. Ce n’est pas une résignation, mais c’est du dégoût d’être traité de cette manière-là. Les charges de travail s’accumulent, on diversifie les fonctions, mais il n’y a pas la reconnaissance du métier. Ils ne sont pas valorisés à la hauteur des tâches qu’ils accomplissent. Donc, ils attendent une prise en charge et une reconnaissance, au moins pour la période électorale.

  • Saint-Cyr à gauche dévoile son plan logement et transports

    Saint-Cyr à gauche dévoile son plan logement et transports

    Pour leur avant-dernier meeting, Sylvie Vinceneux et Saint-Cyr à gauche se sont penchés sur le logement et les transports, deux de leurs engagements phares. Un programme basé sur « la concertation », pour « un logement accessible à tous. » À ce titre, la liste milite pour la relance du logement social, à « 9% aujourd’hui alors qu’on devrait être à 25, ce qui fait payer à la ville une amende de 570 000 € par an ! », pointe la candidate.

    Outre celui-ci, Saint-Cyr à gauche veut renforcer le prêt locatif aidé d’intégration et le bail réel solidaire pour les plus précaires, l’encadrement des loyers, la taxation des résidences secondaires (45% des logements saint-cyriens), la limitation des Airbnb, ou encore la création de logements pour les saisonniers et d’une deuxième résidence seniors.

    « L’OAP Pradeaux Gare ne pourra pas se faire »

    Pour les transports, la candidate veut mettre en place « un véritable plan », qui comprendra la « réactivation de la ligne St-Cyr – La Ciotat », en bus et en navette maritime, des « navettes électriques à la demande pour seniors et PMR », ainsi qu’un stationnement « qui ne doit pas être augmenté mais revu » avec des zones bleues, et une limitation de la gratuité « pour éviter les voitures ventouses » dans certaines zones, telles que le parking de la gare.

    C’est d’ailleurs dans ce quartier de la gare que se tenait la réunion publique, pour aborder la question des orientations d’aménagement et de programmation (OAP) Pradeaux-Gare. Lancé en 2014, le projet n’avance pas, alors que la commune a obtenu la construction du pôle d’échange multimodal de la LNPCA Marseille – Nice, terminus du « RER toulonnais », en 2020 : « Le maire a voulu faire financer par la SNCF le réseau viaire autour de la gare, en espérant qu’elle allait s’occuper de l’acquisition des terrains pour aménager la gare, et qu’il puisse asseoir son programme immobilier autour », précise Joël Duret, l’un des colistiers. Mais la cinquantaine de familles qui doivent être expropriées, faute d’accord avec la mairie « qui propose des prix 30 à 40 % en dessous du marché », ne l’entendent pas ainsi et empêchent toute avancée. « Le projet ne pourra pas se faire », certifie Joël Duret. Et comme, par définition, l’OAP ne met « rien par écrit qui engage la mairie », elle pourra être entièrement redéfinie par la future municipalité. De son côté, Saint-Cyr à Gauche la fera valider par référendum.

  • Les anciens du festival des Agglos répondent à Spanu

    Les anciens du festival des Agglos répondent à Spanu

    La simple évocation d’un festival antifasciste à l’arrêt depuis 2011 dans le programme d’un candidat d’extrême droite suffit à faire monter ses anciens organisateurs au créneau, par le biais d’un communiqué de presse paru jeudi.

    « Nous, anciens membres de l’association « Avec la tête », créatrice du Festival des Agglos, avons été surpris qu’un candidat d’extrême droite, issu d’une alliance avec le RN, se permette de poser dans son programme l’idée qu’il puisse en être à l’origine alors que la volonté première de ce festival est le combat de ses idées » taclent ceux qui visent Pascal Spanu, candidat du RPR du député RN Franck Alisio.

    Car précisément, le festival est né « en 2002, entre les deux tours de l’élection présidentielle, lorsque Le Pen [FN] accède au second tour face à Chirac » rappellent ses organisateurs, qui se sont « mobilisés comme partout en France pour dire non à l’extrême droite ».

    « Un sursaut démocratique »

    « À Port-de-Bouc, ville populaire, ouvrière, maritime, cette mobilisation prend une forme particulière, celle d’un festival » rappellent les anciens organisateurs, affirmant que « le Festival des Agglos n’est pas né d’une logique commerciale. Il est né d’un sursaut démocratique » dont « aujourd’hui encore l’esprit demeure », après sa disparition en 2011 après 10 éditions.

    Dans son programme, Pascal Spanu veut passer « du festival des Agglos à un nouveau festival », promettant de « refondre les animations de la ville : festival, concerts, (…) ». Mais pour les anciens du Festival des Agglos, c’était « bien plus qu’un événement musical : un acte citoyen, une réponse culturelle à la montée de l’extrême droite ». Loin d’un « exercice nostalgique, c’est rappeler qu’une ville rassemblée, peut transformer l’inquiétude en création, la colère en musique, et la peur en fraternité », concluent-ils.

  • Deux emplacements en vue pour le nouveau stade du RCT

    Deux emplacements en vue pour le nouveau stade du RCT

    À l’heure où certains nouveaux stades sont construits en périphérie des villes (Lyon, Lille…), à Toulon, hors de question d’éloigner le stade du centre-ville. Deux sites sont ciblés par le club : la Tour Royale et Pipady. Ceux-ci offrent l’avantage « d’être en bord de mer », argumente la directrice générale du club Jessica Casanova, qui présente « un stade carte postale. Là, on est différent, on est Toulonnais, on vit grand, tout en restant au cœur du territoire, pas dans une zone industrielle à 20 km. Ces lieux-là sont chargés d’histoire et respectent l’ADN. On ne trahit personne ».

    Mais en pratique, il faudra obtenir le déclassement du domaine public militaire pour une partie du site de la Tour Royale, et du domaine public maritime naturel pour Pipady. Et en ce qui concerne le second, Josée Massi a déjà placé ses pions pour son projet de « Central-Park à la toulonnaise », « Mayol à Pipady », obtenant, en septembre, l’autorisation d’un plan de constatation de la limite du domaine public maritime naturel, et d’une demande de déclassement de certaines emprises attenantes. Magali Brunel, elle, veut lancer le projet Méd in Toulon, avec une promenade jusqu’au Mourillon « pour rendre la mer aux Toulonnais », en rehaussant les quais pour les protéger de la montée des eaux.

    « Un pôle d’attraction extraordinaire »

    Quoi qu’il en soit, ce nouveau stade est imaginé avec une capacité de 18 à 20 000 places, avec, pour objectif, de devenir un atout économique majeur pour la ville, pas seulement pour le club. Moderne, écoresponsable, doté d’espaces générateurs d’activité (restaurant, boutique, salle de séminaire, palais des congrès…), il répondrait à une partie des exigences du projet Massi et saura accueillir d’autres événements que les matches du RCT : congrès d’affaires, concerts et spectacles, expositions, autres sports collectifs comme le football en cas de montée du Sporting, événements annexes (finale de pro D2, XV de France…). « Ce sera un pôle d’attraction extraordinaire qui motivera les venues à Toulon », martèle Martin d’Argenlieu.

    Selon lui, ce nouveau Mayol pourrait être investi dans les 3 à 5 ans suivant la validation du projet. « Il appartient aux élus de reconnaître l’urgence, de s’engager à lancer des études dès le début de la mandature, de placer l’intérêt de Toulon au-dessus de tout », conclut Bernard Lemaître, qui promet que « le futur maire nous aura à ses basques ».