Tag: élections municipales

  • Jean-Firmin Bardisa officialise sa candidature face au RN

    Jean-Firmin Bardisa officialise sa candidature face au RN

    Fin juin, Jean-Firmin Bardisa nous avait confié qu’il ferait part de ses intentions après l’été. C’est chose faite depuis ce lundi, jour où débute la période préélectorale. Sans surprise, l’actuel élu d’opposition (SE) annonce, dans un communiqué, « sa candidature » aux municipales des 15 et 22 mars. Avec l’objectif de déloger le maire RN, Joris Hébrard qui a annoncé en juin dans le bulletin municipal -non sans polémique- sa volonté de briguer un 3e mandat. « Je lance un appel solennel à toutes les bonnes volontés et toutes les énergies pour constituer une liste d’union », prône Jean-Firmin Bardisa, qui avait récolté 23,08% des voix en 2020 tandis qu’Hébrard était réélu au 1er tour (57,2%) et que deux listes DVD, Caroline Grelet Joly (14,55%) et Christophe Roux (5,18%) étaient aussi en lice.

    Bardisa, également vice-président du Grand Avignon, revendique son envie de conduire une liste d’unité, préalable indispensable pour déloger le RN alors que la majorité de Joris Hébrard n’est plus aussi solide qu’il y a 6 ans. Jean-Firmin Bardisa, dans son communiqué, ne manque pas de rappeler l’éphémère passage à l’Assemblée nationale de Joris Hébrard qui, « poussé par son ambition abandonne sa ville et trahit ses électeurs ». Un bref mandat d’à peine un an avant de se faire réélire maire « sans conviction » en mai 2023 avec 10 abstentions sur 27 dans sa majorité.

    « La municipalité a déçu beaucoup de citoyens par des promesses de campagne non tenues, après un certain immobilisme, voilà qu’on assiste à des travaux l’année précédant les élections financées par un montant d’emprunt record jamais égalé », cingle Jean-Firmin Bardisa, qui fait de « la sécurité pour tous, l’accompagnement des seniors et des jeunes, un vrai soutien aux associations et de la propreté » ses priorités. Des discussions ont démarré à gauche, avec Michel Lovera chef de file du PCF par exemple, et à droite avec Christophe Roux, investi par l’UDI.

  • L’élu d’opposition LR Robin Prétot entre en campagne

    L’élu d’opposition LR Robin Prétot entre en campagne

    C’est au Pub de l’Europe, à deux pas de l’ancien hôtel de ville d’Istres, que Robin Prétot a souhaité rencontrer la presse pour officialiser sa candidature lors des prochaines élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Un lieu « symbolique » pour le conseiller municipal d’opposition (LR) : « C’est un peu à l’image du message de notre campagne qui est “Istres de toute son âme”. Je considère que c’est tout le symbole de notre engagement et de tous nos maux. On est une ville qui tourne un peu le dos à son histoire, à son patrimoine, à son identité provençale. Aujourd’hui on en est à une municipalité qui pour un euro symbolique va vendre un mastodonte administratif. »

    À 35 ans, le militaire de formation veut incarner le « renouveau » de la classe politique face à François Bernardini (PS), conseiller municipal depuis 1977 passé maire en 2001, et redonner « ce sentiment d’appartenance » et cette « fierté d’être istréen » aux habitants. Sans annoncer son programme, qu’il dévoilera le 20 septembre lors de son meeting de lancement de campagne, le candidat identifie quatre priorités stratégiques : l’attractivité et le dynamisme du centre-ville, le ralentissement de l’urbanisation, la santé et la tranquillité publique.

    Une liste qui « ressemble aux Istréens »

    Parmi la liste qu’il mènera, ses deux collègues du groupe municipal « Istres audacieuse », Jocelyn Planelles et Michèle Leban. « Je ne veux surtout pas rentrer dans une logique de collections d’étiquettes politiques ou de club d’opposants », affirme Robin Prétot, tout en assurant néanmoins ne pas compter travailler avec le Rassemblement national.

    « François Bernardini n’est, aux dernières nouvelles, plus candidat, poursuit-il. C’est en tout cas l’engagement qu’il avait pris en 2020. Donc ma question c’est comment on construit la ville après. Il faut la construire avec de nouvelles personnes et qu’on crée donc une liste qui ressemble aux Istréens, avec toutes les générations, tous les métiers, tous les quartiers représentés. »

  • Le PCF appelle à l’union sur un projet citoyen

    Le PCF appelle à l’union sur un projet citoyen

    À sept mois des élections municipales, dont le premier tour est fixé au dimanche 15 mars 2026, le PCF se lance dans la bataille à Cuers où aucune liste de gauche n’avait été présentée en 2020. « On fait partie d’un processus de construction avec l’ensemble de la gauche. Celle-ci a une légitimité importante à Cuers. Aux législatives, le Nouveau front populaire (NPF) est arrivé deuxième derrière le RN » avance Alain Bolla, l’un des initiateurs du projet.

    Pour vaincre l’extrême droite, qui a recueilli 54% des voix sur la commune aux législatives anticipées en juin 2024, les communistes lancent un appel au rassemblement : « On propose de construire des ateliers avec les gens pour monter un projet. À partir de là, on constituera la liste », explique Alain Bolla. Il envoie un message aux élus de gauche présents sur la liste de la majorité actuelle : « S’ils veulent nous rejoindre, il en va de leur responsabilité. Des gens de gauche sur une liste de droite (sic), ça brouille le message. » Et affirme cependant que « l’objectif n’est pas de faire tomber le maire Bernard Mouttet. Il a rattrapé une partie de l’inaction des deux derniers mandats, mais il faut aller plus loin. »

    Relancer des industries sur la commune

    Pour ce faire, le PCF promeut quelques axes de travail, en se basant sur la progression démographique de cette commune de quelque 11 500 habitants (+0,3% chaque année) : « La politique sur les écoles est importante, mais aussi dans le sport, la culture, l’éducation populaire, la citoyenneté. Toutes les politiques municipales doivent être traversées par le bien vivre à Cuers en travaillant les questions de prévention, de médiation, de sécurité et de justice, à travers le tissu associatif, et les services publics tels que l’école » affirme Alain Bolla, tout en précisant être « très réservé sur la sécurité “sécuritaire”. Il y a souvent un décalage entre le sentiment d’insécurité et la réalité. Il n’y a pas plus d’insécurité ici qu’ailleurs. » En filigrane, l’immigration, thème de campagne favori de l’extrême droite : « On en fait toute une histoire alors qu’il n’y en a pas plus qu’ailleurs. Il faut des outils pour accueillir et créer du lien », appuie Amaryllis Cimbron, autre porteuse du projet.

    Parmi les domaines d’actions concrets, est évoqué le renforcement de la politique éducative, avec la création d’un centre aéré et d’une piscine intercommunale « pour le savoir nager », ajoute la militante.

    Autre priorité : du pouvoir d’achat, notamment à travers les services publics (lire ci-dessous), et des politiques en matière d’emploi, via la création d’industries de véhicules anti-incendies, et de déconstruction des aéronefs. « C’est considéré comme non rentable par les industriels, mais c’est vertueux écologiquement et donc, à long terme, économiquement », insiste Alain Bolla.

    La gratuité des transports et la mise en place de moyens doux (pistes cyclables, bus verts…) sont aussi évoquées.

    Des mesures qui seront financées sans renoncer à l’impôt : « Nombre de maires font un budget et n’augmentent pas le taux d’imposition, par populisme. Mais l’augmentation est votée par les mêmes au niveau de la communauté de communes. L’impôt, c’est important, il faut le faire comprendre. C’est le socle de la solidarité », conclut le militant communiste.

  • Avignon : David Fournier entend incarner l’unité dans la continuité socialiste

    Avignon : David Fournier entend incarner l’unité dans la continuité socialiste

    Un peu moins de deux mois après, on retrouve David Fournier comme on l’a laissé : sûr et certain d’être le profil idoine pour succéder, en mars, à Cécile Helle (PS) à la tête d’Avignon. Début juillet, l’actuel adjoint (PS) à l’administration municipale était le premier des candidats, tous bords confondus, à tenir une réunion publique. Ce lundi, celui qui, en avril, avait été désigné premier des socialistes pour les municipales, a lancé la rentrée politique par un point presse. « On voulait faire part d’un élément structurant de la campagne, le dépôt des statuts de notre association Ensemble et solidaires », expose David Fournier.

    Aux côtés de plusieurs élus actuels de la majorité (Fabrice Tocabens, Amy Mazari Allel, Anne Gagniard, Cyril Beynet ou Lilou Quennesson) ou de personnalités du monde culturel (Raymond Duffaut, longtemps à la tête de l’Opéra d’Avignon, et fils d’Henri Duffaut maire entre 1958 et 1983) ou sportif (Jean-Christophe Magnaud, ex-président du club de foot ACA, nommé mandataire financier de l’association), David Fournier affiche sa sérénité : « D’autres soutiens et partis de gauche nous rejoindront officiellement bientôt, il y aura de belles surprises », promet-il. Qui s’afficheront peut-être début septembre lors de premiers rendez-vous programmatiques dans les quartiers, dont le calendrier reste encore à acter. « Je défends le bilan de Cécile Helle, je suis fier de ce qui a été accompli, certaines choses restent à développer », revendique l’élu socialiste.

    Vers qui se penchera Cécile Helle ?

    Depuis son renoncement à briguer un 3e mandat il y a près de 7 mois, Cécile Helle n’a absolument rien laissé transparaître de ses sentiments quant à sa succession, se concentrant sur la dernière année de mandat à réaliser. Elle pourrait officialiser un soutien en septembre, alors que deux autres membres de sa majorité (lire ci-contre), Joël Peyre (PRG) et, à un degré moindre, Paul-Roger Gontard (La Convention) sont aussi prêts à prendre la relève. « Elle est au PS, je ne l’imagine pas un seul instant faire un autre choix que celui du candidat socialiste », se persuade David Fournier, alors que la rumeur bruisse d’un appui de la maire sortante à Joël Peyre.

    Toujours est-il que le PS entend bien conserver Avignon. « Les instances nationales ont fait de la ville une des 6 érigées en priorité absolue à conserver », insiste Maryline Croyet, secrétaire de la section PS d’Avignon et co-directrice de campagne avec Jean-Luc Bringuier. « On a bon espoir de trouver un accord d’union autour de David, une candidature légitime et d’expérience, on ira jusqu’au bout », prévient-elle. Cette volonté de forcer la main ne pourrait-elle pas braquer les partenaires potentiels ? « Avignon a une histoire socialiste avec les maires Louis Gros, Henri Duffaut, Guy Ravier, la ville est dirigée par une socialiste, il est naturel que les sortants soient privilégiés et que nos alliés soient à nos côtés, comme le PS le ferait par réciprocité dans des villes dirigées par d’autres formations de gauche », estime David Fournier.

    Manière encore d’appeler les partenaires de gauche à la responsabilité. « Face au risque de l’extrême droite [qui n’a pas encore désigné sa tête de liste, Ndlr], les partis qui porteraient la division seraient les responsables de l’échec », met en garde le premier des socialistes. Si une rencontre a eu lieu avec la France insoumise [les chefs de file, Mathilde Louvain et Farid Faryssy, ainsi qu’avec le député Raphaël Arnault] sans perspective d’accord immédiat, le PS espère plus aisément rallier le PCF, Génération. s et l’Après, certains écologistes aujourd’hui dans l’opposition, ou Génération écologie.