Tag: élections municipales

  • À Arles, l’union fait la force autour de Nicolas Koukas

    À Arles, l’union fait la force autour de Nicolas Koukas

    « Ici c’est Fournier ! » clame Nicolas Koukas à l’ouverture de son meeting de second tour des élections municipales, jeudi soir, pour la liste de l’Union pour Arles. Le gymnase a vibré au son d’Eminem et d’AC/DC à l’énumération des noms des colistiers, avant de laisser place à la voix légèrement enrouée du candidat communiste, qui ne laisse aucune suspension à sa confiance : « ce second tour va nous mener à la victoire dimanche » affirme-t-il devant ses soutiens gonflés à bloc.

    Arrivé en deuxième position du scrutin avec 25,38 % des voix, derrière le maire Horizons Patrick De Carolis à 34%, Nicolas Koukas estime être « en ballotage favorable » au milieu du maire sortant et des autres adversaires que sont Rémy Benson (RN) à l’extrême droite avec 16,37% des voix et Jean-Michel Jalabert (DVC) à 13,69%. Le chef de file de l’Union pour Arles analyse le 1er tour en pointant que « deux tiers des Arlésiens qui se sont exprimés ont dit non au maire […] qui, ne vous y trompez pas, a subi un sérieux revers », mais ne s’en satisfait pas pour autant. « L’abstention est trop forte quand un Arlésien sur deux ne ssest pas déplacé pour voter. Ce n’est pas une fatalité, c’est le symptôme d’une crise démocratique » relève le candidat qui veut la « combattre de manière unie ».

    La force de l’union

    Car « La force de l’union » n’est pas qu’un slogan écrit sur les affiches et tracts du candidat, mais une somme de réalités. Outre les neuf partis politiques mobilisés au sein de cette union, ainsi que les « 600 Arlésiens qui ont construit le projet » porté par sa liste, dont ceux de l’Appel d’Arles, Nicolas Koukas emporte avec lui de nouveaux alliés dans ce deuxième round.

    À commencer par des anciens membres de l’équipe De Carolis comme le Dr Serge Meyssonnier de Mas Thibert, ancien adjoint et Sophie Aspord, ex-3e adjointe à l’urbanisme, tous deux présents dans la salle, le candidat est fort du « consensus de tous bords sur l’incapacité à rassembler et diriger » du maire sortant, « y compris dans son ancienne équipe ». Mais aussi du soutien des Écologistes qui étaient sur la liste de Jecilla Regad (LFI) au 1er tour, dont Nicolas Koukas (PCF) a salué la « belle campagne de gauche ».

    De gauche, comme Fernand Fournier, dont Nicolas Koukas a souhaité « rappeler qui il était : un résistant, cheminot, mort en déportation ». Une précision utile face au discours du maire sortant, qui fait feu de tout bois sur le communiste et son équipe. « Des dangereux bolcheviques avec un couteau entre les dents ! » caricature Nicolas Koukas, qui se dit « fier de nos parents et grands-parents qui ont chassé les nazis eux-mêmes en 1944 et ont mené tant de combats depuis ».

    Plus que l’anticommunisme primaire, le candidat pointe « les intimidations » sur des agents communaux de la part du maire sortant, les « divisions systématiques » au sein de « l’ancien monde en déroute » du « candidat macroniste » qui a été jusqu’à « faire pression sur Jean-Michel Jalabert pour qu’il se retire, en appelant jusqu’à Jean-Pierre Camoin, ancien maire de droite (RPR) dans les années 1980 pour ce faire ». « Quel spectacle, quel cirque nous offre-t-il après nous avoir tant critiqué tout le mandat ? Comment avoir confiance en un homme pareil ? Notre ville mérite mieux » tranche Nicolas Koukas.

    « Notre devoir est de mettre fin au système De Carolis » lance-t-il, y opposant « l’urgence de la démocratie participative pour rendre Arles aux Arlésiens » et « refuser les décisions prises entre amis ou dans un bureau fermé ». Mais aussi « Les 12 millions d’euros que nous allons dédier à l’éducation et aux écoles, la lutte contre l’habitat indigne » entre autres mesures que Nicolas Koukas espère faire gagner par le « réveil de la flamme populaire pour une ville plus humaine, chaleureuse et prospère ».

    La chaleur, elle, était déjà là.

  • À Carpentras, Serge Andrieu s’emploie face au risque RN

    À Carpentras, Serge Andrieu s’emploie face au risque RN

    S’il nous a donné rendez-vous devant le cimetière de Carpentras pour faire du porte-à-porte, l’espoir de se faire réélire n’est pas mort pour le maire sortant Serge Andrieu (DVG) ce jeudi 19 mars. « On n’a pas perdu encore ! » lance-t-il ainsi à une dame venue se recueillir et qui en profite pour le saluer et qui s’inquiétait d’une éventuelle prise de la mairie par le RN.

    Car pour l’heure, les chiffres du premier tour ne vont pas dans le sens d’un deuxième mandat consécutif pour Serge Andrieu. Hervé de Lépinau (RN) est arrivé premier avec 26,71% devant l’actuel premier édile avec 25,17%. Suit Francis Adolphe (DVG), maire de 2008 à 2018 qui a dû quitter ses fonctions après une condamnation pour violences conjugales, avec 24,29% et qui, après plusieurs revirements, n’a pas souhaité fusionner sa liste avec celui qui le devançait de peu. Mais surtout, la fusion de la liste du candidat RN avec celle de Bertrand de la Chesnais (EXD) et ses 14,33%, ainsi que le soutien affiché du dernier arrivé Christian Richaud Simoni et ses 9,51%, ne font que creuser l’écart sur le papier et augmenter le risque d’une vague brune sur la capitale du Comtat Venaissin. « On doit chercher des électeurs de Francis Adolphe, mais surtout parmi les 9 000 abstentionnistes », pointe Serge Andrieu.

    Donc, à quelques dizaines de minutes de la cérémonie d’anniversaire du cessez-le-feu de la guerre d’Algérie dans ce même cimetière, Serge Andrieu en a profité pour, avec son colistier Patrick Botella Mondet, faire du porte-à-porte dans le quartier environnant. Et c’est souvent ce dernier qui, lorsque la porte et le portail s’ouvrent, entame l’échange avec un cinglant : « Nous sommes ici pour le second tour des élections municipales et nous sommes les seuls à pouvoir battre le RN. » « C’est un vrai danger pour les associations, le vivre-ensemble et le bien-vivre. Il ne faut pas se monter les uns contre les autres », embraye-t-il.

    « Demandez aux députés »

    Et pendant un peu plus d’une heure, les échanges se multiplient, la plupart du temps sans adversité particulière. L’un, un médecin retraité, glisse qu’il a « bien peur que le RN passe » et ne comprend pas pourquoi « Francis Adolphe s’est présenté avec ses casseroles et se maintient », car « là, c’est dangereux ». « On a fait tout ce qui était légalement possible, mais on nous demandait trop de choses », souffle le candidat.

    Quelques dizaines de mètres plus loin, c’est encore un accueil chaleureux pour celui qui est adjoint depuis 2008 et le premier mandat de celui qui est devenu son adversaire aujourd’hui. « On va voter pour vous », assure une dame. « Je suis de votre côté. Mais c’est dommage d’avoir affiché tous ces échanges avec monsieur Adolphe sur les réseaux », ajoute plus loin un autre administré. Ce à quoi Serge Andrieu répond qu’il n’a fait que se défendre. Avant un long échange avec une habitante de l’avenue Victor-Hugo qui veut des travaux pour refaire les trottoirs devant chez elle et glisse qu’elle « ne sait pas si elle va rester à Carpentras avec les incivilités ». « Ce sont les députés qu’il faut aller voir. Mais quand on les sollicite, ils ne font rien », répond Serge Andrieu, sans évoquer que l’un d’eux est aussi son adversaire ce dimanche 22 mars, Hervé de Lépinau.

  • L’ombre de l’extrême droite sur Six-Fours et Draguignan

    L’ombre de l’extrême droite sur Six-Fours et Draguignan

    Laure Lavalette n’est pas la seule députée RN à avoir bien avancé ses pions au premier tour des municipales dans le Var. Si Julie Lechanteux, députée de la 5e circonscription, ne semble pas en mesure de prendre Roquebrune-sur-Argens, Philippe Schreck (8e) et Frédéric Boccaletti (7e) sont en bonne position à Draguignan et à Six-Fours, 5e et 7e villes du département, où ils sont en tête après avoir été battus en 2020.

    Le premier, qui n’avait recueilli que 12% des suffrages il y a six ans face à Richard Strambio (DVD), réélu dès le premier tour, en a cette fois obtenu 44,7%, contre 40,03% pour le maire sortant. Le second, candidat à Six-Fours pour la quatrième fois, n’avait pas empêché Jean-Sébastien Vialatte (LR), maire depuis 1995, de rempiler pour un cinquième mandat, lui aussi au premier tour. Il le devance aujourd’hui de 66 voix (45,23% contre 44,86).

    Assistants sulfureux et peine de prison

    Deux candidats qui, comme nombre de frontistes, savent se faire remarquer. Philippe Schreck, notamment, en ce qui concerne ses assistants parlementaires : l’actuelle, Maylis de Cibon, est membre de la Cocarde étudiante et du groupe néofasciste Luminis, proche du GUD. Il avait été contraint par le secrétaire du RN à l’Assemblée nationale de virer le précédent, Raphaël Ayma, chef de file du groupe néofasciste Tenesoun, quand la presse a évoqué sa participation à des hommages à des figures fascistes.

    Quant à Philippe Boccaletti, proche de Jean-Marie Le Pen, admirateur de Charles Mauras, il a détenu une librairie négationniste à Toulon, de 1997 à 1998 et fut condamné, en 2000, à 1 an de prison dont 6 mois ferme pour « violence en réunion avec arme ». Notons tout de même que son adversaire, Jean-Sébastien Vialatte, a récemment conclu un partenariat entre la mairie et la maison d’édition Fayard de Vincent Bolloré, et avait été condamné pour « provocation à la haine raciale » en 2013, assimilant, dans le contexte de la célébration du titre de champion de France du PSG, des fauteurs de troubles à « des descendants d’esclaves ». Quoi qu’il en soit, dans les deux villes, les progressistes, éliminés au premier tour, sont claires : « Pas une seule voix pour l’extrême droite. »

  • La gauche biterroise n’est pas arrivée à endiguer la vague brune

    La gauche biterroise n’est pas arrivée à endiguer la vague brune

    On est déçu car on a l’impression que tout est figé. C’est la même situation qu’en 2020 avec un Robert Ménard très haut », soupire Thierry Antoine. Au lendemain du premier tour des élections municipales, la tête de liste du Printemps de Béziers n’est pas parvenue à inquiéter le maire d’extrême droite de Béziers Robert Ménard, réélu dès le premier tour avec 65,6% des suffrages exprimés. La liste d’union de la gauche ne récolte qu’un maigre 6,52%.

    Malgré une faible participation (56,43%) à l’image du national, c’est la désillusion pour la gauche qui n’aura qu’un seul élu siégeant dans l’opposition municipale (Thierry Antoine) et aucun au conseil d’Agglo. « On s’y attendait un peu mais pas dès le premier tour. On note qu’il y a eu une faible participation à ce scrutin, ce qui est inquiétant pour la démocratie française et qui devrait faire relativiser sa victoire à Ménard », fait valoir de son côté David Ocard, tête de liste LFI qui pointe à la dernière place avec 3,66% des voix.

    Près de 75 % pour l’extrême droite !

    Même la présence d’une liste RN menée par le député de l’Hérault Julien Gabarron – une première depuis l’arrivée de Ménard à la tête de la cité de Riquet en 2014 – n’a pas contrecarré l’élection de l’adepte des plateaux télé. Le parti de Marine Le Pen a récolté à peine 8,97% des voix et arrive troisième. C’est donc le conseiller de la majorité régionale Thierry Mathieu (SE) qui devient le principal opposant de Robert Ménard, en arrivant second avec 15,24% des suffrages. « Dans l’opposition, nous accompagnerons les projets qui tireront la ville vers le haut tout comme nous dénoncerons avec force et méthode toutes les dérives qui l’enfonceront », précise-t-il sur ses réseaux.

    La gauche ne s’avoue pour autant pas vaincue. « On a commencé à construire une union, on va continuer à travailler en espérant que la communication du maire ne va pas tout écraser car c’est le cas aujourd’hui, il est très difficile de se faire entendre », fait valoir T. Antoine.

    * Lire aussi la chronique
    d’Annie Menras p 25.

  • [Entretien] Serge Andrieu : « Il faut sauver Carpentras des mains du RN »

    [Entretien] Serge Andrieu : « Il faut sauver Carpentras des mains du RN »

    Lors du premier tour des élections municipales sur Carpentras, Hervé de Lepineau (RN) est arrivé en tête avec 26,71% des voix. Il est suivi par Serge Andrieu avec 25,17% des suffrages, puis Francis Adolphe (DVG) a 24,29%. Deux listes d’extrême droite ont clos le quintuplé : Bertrand de La Chesnais à 14,33% puis Christian Richaud-Simoni à 8,50%.

    La Marseillaise : Vous arrivez en deuxième position, derrière le RN qui a depuis fusionné avec deux autres listes d’extrême droite. La troisième liste de Francis Adolphe vous talonne. Quelle est votre analyse du rapport de force après ce premier tour ?

    Serge Andrieu : Il y a près de 50% de personnes qui n’ont pas voté, il y a eu une grosse abstention. Ces personnes, on va aller les chercher, on est déjà en train de les motiver. Il faut que les habitants se mobilisent et se rendent compte de l’urgence. Je pense qu’on a des chances et que la situation n’est pas perdue. Il faut que les abstentionnistes se réveillent. Pourquoi les gens ne sont pas allés voter ? Je ne sais pas, je n’arrive pas à l’expliquer. Mais on fait tout notre possible pour qu’ils y aillent au second tour.

    Il y a eu des discussions pour une fusion avec la liste de Francis Adolphe mais elles n’ont pas abouties. Quel commentaire de votre part sur ces négociations avortées ?

    S.A. : J’aurais préféré faire une fusion face au risque que la commune bascule dans les mains de l’extrême droite. Malheureusement, les exigences de l’autre candidat étaient anormales. Il voulait faire rentrer tellement de monde de son équipe que je n’aurais pas eu la majorité au conseil municipal. En plus de ça, il exigeait la présidence de l’intercommunalité… Cela fait beaucoup. Alors même qu’il s’était engagé, s’il était derrière moi, à se désister. Ce qu’il n’a pas fait. Vous comprenez que c’est très difficile de discuter avec lui et d’arriver à un accord avec lui dans ces conditions. Nous avons tout fait pour créer les conditions du rassemblement, mais Francis Adolphe a tout fait pour que cela ne réussisse pas. Il a voulu faire une tambouille. Mais nous savons que, dès la semaine dernière, il avait déjà imprimé des tracts pour le second tour. Faire croire à une possible fusion était une manœuvre, il ne l’envisageait pas vraiment. Mais c’est un mauvais calcul de sa part : c’est le Balkany de Provence ! Il n’est même pas né ici.

    Vous l’appelez à la raison d’ici dimanche ? Que dites-vous à ces électeurs ?

    S.A. : Bien entendu que je vais aller chercher cet électorat. L’extrême droite est réunie, les trois listes sont ensemble au second tour, il faut donc aller chercher toutes les bonnes volontés. Il faut sauver Carpentras des mains du RN, de l’extrême droite, il faut bien voter et ne pas diviser les voix. Il est encore temps qu’il revienne à la raison et se retire.

    Vous tirez la sonnette d’alarme
    sur le fait que l’extrême droite
    peut prétendre à prendre la mairie
     ? Quelles conséquences pour
    les habitants
     ?

    S.A. : Quand trois équipes se réunissent pour vous battre, c’est un souci mais ce n’est pas perdu d’avance. Il faut que les gens prennent conscience des conséquences qu’une élection du RN sur la commune peut avoir. Sur le social, ça peut être grave. Dans le monde associatif aussi. À chaque fois qu’on vote des subventions à des associations dites sociales au conseil municipal, le RN s’y oppose. Ce sont les structures du quotidien qui seront vulnérables, celles qui s’occupent des jeunes, des personnes âgées Je pense également aux centres sociaux… On a 250 associations sur la ville, une bonne partie d’entre elles peuvent être inquiètes. On sait ce que fait le RN au pouvoir : au conseil municipal, ils demandent déjà des coupes dans les subventions.

    Avez-vous des temps forts d’ici dimanche ? Quel est le programme pour convaincre les abstentionnistes ?

    S.A. : On fait du porte-à-porte intensif, on toque à toutes les portes. Plusieurs équipes tournent déjà dans la ville, on cible les endroits où il y a eu de l’abstention. Évidemment, on leur explique que si le RN arrive à Carpentras, il y en a pour 20 ans. C’est toujours très difficile de se débarrasser du RN. C’est pour cela qu’il ne doit pas passer. Il faut que Carpentras reste dans le camp républicain.

    Vous avez reçu du soutien depuis le premier tour ?

    S.A. : Bien entendu, et j’ai d’ailleurs reçu un certain soutien suite au fait que je n’ai pas pactisé avec la liste de l’ancien maire condamné pour violences conjugales. Les habitants saluent ce geste et cela me motive. Il y a aussi des associations qui peuvent faire bouger des lignes…

  • À Aix, un ultime meeting pour Sophie Joissains

    À Aix, un ultime meeting pour Sophie Joissains

    La campagne de l’entre-deux-tours prendra officiellement fin ce vendredi soir. En attendant, elle bat, de nouveau, son plein. Si elle est arrivée largement en tête du premier tour, raflant 39,41% des votes, Sophie Joissains s’applique, comme les trois autres candidats maintenus au second tour, à tenir un ultime meeting avant dimanche soir. La rencontre sera programmée dans son local de campagne, situé sur le haut du cours Mirabeau (1 bis), ce jeudi 19 mars, dès 18h30. « Les participants pourront découvrir les engagements portés par la liste Passionnément Aixois, et partager leurs attentes pour l’avenir de la ville », indique l’équipe de campagne par voie de communiqué. Pour rappel, Sophie Joissains, élue pour la première fois en son nom, ayant succédé à Maryse Joissains, sa mère, en 2021, porte un programme qui est axé en priorité sur la « sécurité et la tranquillité publique », aux côtés d’une équipe renouvelée de moitié.

    Un programme axé sécurité

    La candidate promet, sur ce plan, des moyens humains, comme matériels, pour renforcer les effectifs de sécurité. Entre autres, dix agents de police municipale par an, un nouveau commissariat, davantage de caméras de vidéosurveillance. La maire sortante promet, à répétition, de ne pas augmenter les impôts communaux pendant « toute la durée du mandat », d’installer services publics, équipements culturels et sportifs dans chaque quartier et village, et d’adapter la ville à la transition énergétique. Un programme qui se veut dans la continuité de ces dernières années de mandat. « Le résultat [de ce premier tour, Ndlr] montre que cela vient de l’ensemble de la Ville d’Aix. la politique qu’il a menée, je l’ai souhaitée dans le sens de l’intérêt général, dans le sens d’une exigence d’excellence qui puisse concerner tout un chacun et ne laisser personne au bord du chemin, affirmait, à l’issue du premier tour, Sophie Joissains. Ce que j’assure aux Aixois est que sur le plan de la tranquillité publique, sur le plan de la préservation de la ville, nous agissons en profondeur et avec de véritables résultats. »

  • À Gardanne, la proximité pour agir sur l’abstention

    À Gardanne, la proximité pour agir sur l’abstention

    Pour cet entre-deux-tours, le candidat à la mairie de Gardanne Jean-Marc La Piana (DVG), a décidé d’aller à la rencontre des 43,76% de Gardannais qui ne se sont pas déplacés pour voter lors du premier tour des élections municipales. Arrivé en deuxième position avec 36,48% des suffrages, il affrontera au second tour le maire sortant Hervé Granier (LR), qui a obtenu 43,56% des voix et Bruno Priouret (RN), qui a recueilli 19,96% des suffrages. Pour tenter de renverser la dynamique, le candidat de gauche a choisi de concentrer ses efforts sur les abstentionnistes. « Pour nous, c’est important de mobiliser les électeurs qui se sont abstenus, que ce soit par colère ou résignation, affirme Jean-Marc La Piana. Leur voix compte, il faut qu’ils la fassent entendre. »

    Une campagne de proximité

    Depuis le début de la semaine, lui et son équipe de campagne multiplient les initiatives pour aller au contact des habitants. Porte-à-porte dans les différents quartiers, distribution de tracts et présence renforcée sur les réseaux sociaux : l’objectif est de recréer un lien direct avec les électeurs et de les convaincre de participer au second tour. Pour Jean-Marc La Piana, la proximité reste l’essence même d’une élection municipale. « C’est l’élection la plus belle parce que c’est celle où l’on parle directement aux habitants de leur quotidien », estime-t-il. Le candidat se dit d’ailleurs encouragé par l’accueil reçu lors de ses déplacements. « On est très content parce qu’on rencontre beaucoup de gens qui n’ont pas voté au premier tour et qui nous assurent vouloir participer au second pour garantir l’avenir de la ville », assure-t-il.

    Promesse de rupture avec la municipalité sortante

    Au cœur de son discours, Jean-Marc La Piana insiste sur ce qu’il considère comme la nécessité de tourner la page de la municipalité actuelle. Il critique la gestion du maire sortant, qu’il accuse de manquer de concertation avec les habitants. Selon lui, certains projets pourraient devenir des « scandales à venir » et entraîner une hausse des impôts locaux. « Moi, je veux de la concertation, fini l’opacité ! », martèle le candidat, qui promet de mettre en place des conseils de quartier afin d’impliquer davantage les habitants dans les décisions municipales. Dans son programme, il met également en avant la valorisation de l’éducation et de la culture, ainsi que la mise en place d’une police de proximité pour lutter contre le sentiment d’insécurité. Il annonce aussi vouloir mettre fin au projet de centre aéré. À quelques jours du second tour, Jean-Marc La Piana espère que la mobilisation des abstentionnistes pourrait rebattre les cartes. « Je veux une ville avec du lien et du soin, une ville où on se sent bien », conclut-il.

  • Unis pour La Garde déploie sa stratégie pour gagner des voix

    Unis pour La Garde déploie sa stratégie pour gagner des voix

    « Dans 3 heures, tout le monde aura fait un quartier. Sauf peut-être ceux qui sont à Sainte-Marguerite, car ils sont un peu mous du genou (rires). » Julia Peironet-Bremond, tête de liste d’Unis pour La Garde, est moqueuse. Entre les murs de son local de campagne, où l’ambiance se veut légère et joyeuse malgré l’enjeu se prépare une opération tractage pour obtenir des voix qui peuvent faire pencher la balance dimanche.

    Car la liste « démocrate, républicaine et sans étiquette », composée de « personnes de tous horizons et surtout, de citoyens non encartés », précise la candidate de 44 ans en réponse aux tracts « mensongers » de la majorité sortante lui prêtant des accointances insoumises « alors que nous n’avons aucun candidat LFI », est plus que jamais dans la course. Arrivée 3e avec 30,65% des suffrages, elle ne compte qu’un point et 115 voix de retard sur la liste RN de Nicolas Salsou, ex-directeur de cabinet de la maire Hélène Arnaud-Bill (LR). Cette dernière vire en tête, (37,67%), avec moins de 800 votes d’avance sur Julia Peironet-Bremond.

    Pour renverser la vapeur, l’infirmière libérale, « seule candidate à mener de front travail et campagne, financée en majorité par (ses) soins, sans parti politique », est pragmatique. Les 9 000 abstentionnistes du premier tour étant impossibles à repérer, elle fait appel à la logique : « Si chaque électeur convainc une personne de voter pour nous, ça peut changer les choses. 800 voix de retard, c’est 35 par bureau, ou 50 sur 16 bureaux. Ce n’est rien ! », clame-t-elle.

    Mobiliser par l’alternance

    Une stratégie du « +1 » basée sur « les appels aux amis, à la famille », mais aussi, donc, sur le terrain. « Je connais du monde qui n’a pas voté, j’ai dit à mon fils, à l’étranger, de faire sa procuration. Mon mari appelle tout le monde », s’enthousiasme une habitante. « Je sais qui vous êtes, il faut que certains s’en aillent », tranche une autre.

    Et c’est justement sur le changement que repose le projet d’Unis pour La Garde pour convaincre les déçus, dont les abstentionnistes. « À La Garde, beaucoup ne croient plus en rien », lance Julia Peironet-Bremond. « Les Gardéens peuvent mettre fin au système clientéliste affiché sur des tracts qui menacent implicitement de faire baisser les subventions si Madame Bill n’est pas élue », affirme-t-elle, se félicitant d’avoir œuvré à la condamnation de Jean-Louis Masson, président du Département, ancien maire de La Garde et numéro 2 sur la liste de la maire sortante, pour prise illégale d’intérêts en novembre.

    Avec la promesse de réconcilier les citoyens avec la politique : « Mobiliser est un travail de tous les jours. Si on prend la mairie, on aura à cœur de le faire, car je suis attristée que 9 000 personnes ne se saisissent pas de ça, peu importe pour qui ils votent », déplore la candidate, qui rappelle que « les municipales, c’est l’école, la sécurité alimentaire, la politique sociale, la sécurité, la politique à portée de main ».

  • [Tribune] « Nîmes en commun apparaît aujourd’hui comme étant la seule liste en situation de gagner face à l’extrême droite »

    [Tribune] « Nîmes en commun apparaît aujourd’hui comme étant la seule liste en situation de gagner face à l’extrême droite »

    Une victoire du rassemblement national à Nîmes serait en rupture avec les valeurs portées par notre ville et par les femmes et les hommes qui l’ont construite au fil des siècles.

    Nîmes en commun apparaît aujourd’hui comme étant la seule liste en situation de gagner face à l’extrême-droite.

    L’humanisme, la bienveillance, l’entraide, la solidarité doivent l’emporter sur la haine et la peur. Pour rassembler la ville, changer la vie et construire un avenir meilleur pour nos enfants et nos petits enfants nous nous engageons aujourd’hui. »

    Les signataires

    Lydie Salvayre, écrivaine, Prix Goncourt 2014, Prix Marguerite Yourcenar 2025

    Christian Polge, président d’associations

    Antoine Penchinat, rhumatologue

    Robert Finielz, premier avocat général auprès de la cour de cassation et administrateur de la maison de santé protestante

    François Mirabel, Professeur des universités en économie

    Mohamed Kani, Boxeur Professionnel, Triple Champion de France, Double Champion d’Europe, Pompier professionnel

    Alexis Vandeventer, médecin

    Karine Weiss, professeur en psychologie à l’université de Nîmes

    Mounir Benslima, chef du service de Médecine légale du CHU de Nîmes et expert judiciaire

    Francine Cabane, professeur d’histoire-géographie

    Jean-Paul Boré, président Les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD)

    Philippe Corcuff, universitaire

    Remi Penchinat, médecin généraliste

    Marion Mazauric, éditrice

    Christian Dupuy-Girard, responsable association philosophique et humaniste

    Bruno Mangin, président
    d’association

    Pierre Costa, professeur de médecine

  • À Arles, Jean-Michel Jalabert se maintient face à de Carolis

    À Arles, Jean-Michel Jalabert se maintient face à de Carolis

    Le scénario de la quadrangulaire arlésienne se confirme. Depuis l’annonce des résultats du 1er tour des élections municipales à Arles, le maire Horizons d’Arles Patrick de Carolis enjoint son ancien premier adjoint Jean-Michel Jalabert (DVD), arrivé quatrième derrière le RN, à se retirer en sa faveur.

    Une option définitivement enterrée par l’intéressé à l’issue de l’annonce des résultats dimanche soir et réitérée dans une vidéo publiée lundi dans la soirée. « Nous avons décidé de nous maintenir au 2nd tour de cette élection municipale », annonce le candidat, rapportant « des déclarations publiques cinglantes à mon égard pour tenter d’obtenir mon désistement », visant l’édile en place. « Je ne porterai pas l’échec du mandat de Carolis, arrêtons les fables qui consistent à faire croire que je vais remettre l’extrême gauche au pouvoir, il est l’unique responsable de la situation actuelle », tranche Jean-Michel Jalabert, affirmant que « 66% des Arlésiens ne veulent plus de cette gouvernance défaillante et autoritaire ».

    Travailler l’abstention

    L’ancien 1er adjoint de Patrick de Carolis parle d’un « candidat hors-sol et méprisant » à l’adresse de ce dernier, dans son communiqué d’après 1er tour, dont « le résultat médiocre traduit l’insatisfaction et le souhait largement exprimé d’un changement de méthode et de gestion pour notre ville », au regard des 34% des voix récoltées par le maire sortant, comparés aux 14% de Jean-Michel Jalabert, le double des pronostics.

    Dans ce contexte, du côté de la seule liste de gauche encore en lice, Nicolas Koukas priorise le fait de « travailler les abstentionnistes », qui s’élèvent à 43% des votants du premier tour. Du côté de la liste insoumise conduite par Jecilla Regad, non qualifiée, fait « confiance à l’intelligence » de ses électeurs et indique que « faire barrage » à l’extrême droite et « se débarrasser » de la droite réactionnaire sont « nos priorités et notre boussole ».

    En attendant, l’Union pour Arles organise un meeting jeudi à 19h au stade Fournier.