Tag: élections municipales

  • Le procès en appel de Rocher Mistral repoussé à février

    Le procès en appel de Rocher Mistral repoussé à février

    Le procès en appel de Rocher Mistral et de son gérant Vianney d’Alençon a été renvoyé au 4 février 2026, juste avant les élections municipales. On sait que le maire de La Barben, Franck Santos, pourfendeur des infractions commises par ce parc d’attractions médiévales ouvert en 2021, brigue un nouveau mandat.

    Rocher Mistral et son gérant ont été condamnés en correctionnelle le 13 février 2024 à respectivement 70 000 et 20 000 euros d’amende avec sursis pour une série de violations assumées aux codes de l’urbanisme et du patrimoine commises dans et aux abords de ce château classé au titre des monuments historiques. Le tribunal a sanctionné des réalisations « effectuées volontairement et en fraude » et ordonné la remise en état des lieux dans un délai de neuf mois sous astreinte de 200 euros par jour de retard, à savoir démolir la dalle en béton avant l’entrée de la grande galerie, purger plusieurs galeries et retirer un baraquement, remettre dans son état initial l’ancien potager, son esplanade et deux parkings pour la clientèle. Toutes ces mesures sont suspendues du fait de l’appel. « Tous ces travaux ont été réalisés sans l’autorisation prévue sur un immeuble classé aux monuments historiques » et parfois « avec l’avis contraire de l’Architecte des bâtiments de France » fustigeait le jugement qui souligne la volonté du châtelain « d’ouvrir le site coûte que coûte ».

    Un chemin rural et public

    Rocher Mistral vient de connaître un nouveau revers judiciaire dans sa croisade contre la mairie de La Barben. Le parc expansionniste revendique depuis mars 2021 la propriété d’un chemin pour en fermer l’accès au public. Le tribunal judiciaire l’a très nettement débouté. « Il ressort des éléments du dossier que le chemin dit du vallon de Maurel, matérialisé dans son assiette actuelle depuis le cadastre napoléonien et qualifié de chemin rural par le plan cadastral de 1962 versé aux débats, est affecté à l’usage du public, notamment des promeneurs, randonneurs et cavaliers. » Pour les juges, la commune « justifie d’actes réitérés de surveillance ou de voirie de l’autorité municipale concernant le chemin litigieux ». En revanche, « les éléments produits par [Rocher Mistral] sont insuffisants à renverser la présomption de propriété de la commune de La Barben » tranche le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence dans son jugement du 13 novembre qui condamne la société à verser 3 000 euros de frais à la commune. Entre-temps, le châtelain du « Puy du Fou provençal » a rendu publique une énième plainte déposée contre le maire, cette fois pour un prétendu « vol d’eau ».

  • À Lodève, le PCF se pose en médiateur d’une union délicate à gauche

    À Lodève, le PCF se pose en médiateur d’une union délicate à gauche

    Faire asseoir à la même table Fadelha Benammar-Koly (PS) et Sébastien Rome (LFI) dans les prochaines semaines. À quatre mois des municipales (15-22 mars 2026), tel est l’objectif de la section communiste de Lodève. « Le PCF se pose en médiateur, on travaille à ce que chacun prenne ses responsabilités », explique Florian Vire.

    Inquiet de voir que deux listes de gauche sont sur le point de se monter, le secrétaire de section prend l’initiative d’une première rencontre entre l’actuelle adjointe de la maire sortante Gaëlle Levêque (qui ne se représente pas) et l’ancien député Insoumis à la tête du collectif « Réflexions lodévoises ». « Les gens veulent une gauche unie, on l’a vu aux législatives avec le NFP. » Pas question d’une « soupe aux logos » mais d’un rassemblement à gauche coconstruit avec les citoyens.

    Suite au décès de l’ex-maire Marie-Christine Bousquet (PS) fin 2017, Gaëlle Levêque ne l’avait emporté en 2020 que de 8 voix face à la droite de Claude Laateb. Lequel pourrait cette fois être soutenu par le RN. Face au risque de bascule, Sébastien Rome tend lui aussi la main et propose un « processus de discussions » avec la relève de la majorité municipale qu’il a quittée il y a 5 ans. « Je tends la main au binôme (Fadelha Benammar-Koly/Nathalie Rocoplan). Je sais qu’il est possible de travailler avec elles. Il y a plein de formules possibles pour que chacun trouve son compte », assure l’Insoumis qui fait valoir sa notoriété et son expérience d’ancien député.

    Côté programme, l’instituteur soutenu par Génération.S, Nouvelle Donne et les Écologistes, propose de créer un réseau de chaleur à base de géothermie, une sécurité sociale alimentaire ou encore d’assouplir le régime indemnitaire IFSE des agents municipaux. Il promet un budget participatif et des référendums d’initiative citoyenne. « Il y a un manque total de proximité entre la mairie et les habitants », critique Sébastien Rome.

    LFI en épouvantail ?

    Des reproches qui passent mal du côté de Fadelha Benammar-Koly. « Sébastien Rome a eu des critiques acerbes contre Gaëlle Levêque, il est allé un peu loin. Et puis parler d’union en mettant sa tête sur les affiches, c’est étonnant… », déplore la conseillère régionale, protégée de Carole Delga (PS). L’actuelle adjointe pressentie pour être tête de liste veut d’abord travailler le programme. Avec les citoyens, elle veut « lutter contre le mal logement », « fluidifier la traversée de la ville » ou encore « embellir l’espace public ». « Tout n’a pas été parfait sur ce mandat, il y a des choses que j’aurais pu faire différemment », concède F.Benammar-Koly, évoquant une forme de « rupture » à avoir.

    Reste à savoir si LFI sera compatible ou fera figure d’épouvantail. « Il n’y a aucune consigne de Carole Delga, le sujet n’est pas là ». Prête à « discuter » mais pas pour « l’union à tout prix ». Avec S. Rome, F. Benammar-Koly craint les « chamailleries » voire « un blocage comme à l’Assemblée ».

  • LFI rompt avec Toulon en Commun et lance sa propre liste

    LFI rompt avec Toulon en Commun et lance sa propre liste

    Après la droite, éclatée entre les candidatures du sénateur (LR) Michel Bonnus et celle probable de la maire sortante (SE) Josée Massi, la division gagne la gauche, à Toulon. Vendredi, la France insoumise (LFI) a annoncé sa candidature aux élections municipales 2026, avec comme chefs de file Isaline Cornil, candidate du Nouveau Front populaire (NFP) aux législatives 2022 dans la 2e circonscription du Var, et Pierre-Yves Denis, l’un des responsables locaux du mouvement. LFI se retire ainsi de la candidature commune à gauche menée par Toulon en Commun (TEC), avec la socialiste Magali Brunel (PS) en tête de liste.

    Alors que cette dernière estimait, il y a trois semaines, que « la balle (était) dans le camp de LFI », les insoumis ont choisi de faire cavalier seul. La faute, en premier lieu, selon eux… à la tête de liste elle-même : « Notre seule ligne rouge était de ne pas avoir une tête de liste socialiste. On parle d’union, mais il y a la réalité des engagements. Je ne pense pas que ce soit un bon signal, pour les électeurs, de s’unir derrière des gens qui négocient ce qu’ils sont en train de négocier à Paris », martèle Pierre-Yves Denis.

    L’union encore possible ?

    Un cas qui n’est pas sans rappeler celui de La Seyne-sur-Mer, où LFI a également annoncé ne pas soutenir la candidature commune de gauche, menée par Stéphane Sacco (GRS), « autoproclamé tête de liste, alors que les discussions n’avaient pas été menées à bout, avec le soutien du PCF. Cela avait même été critiqué par le PS et les Écologistes », détaille Isaline Cornil.

    Dans la seconde ville du Var, comme dans la première, la question de la légitimité demeure centrale, en plus des désaccords programmatiques : « En juin, nous avons proposé une liste commune dotée d’un programme de rupture et représentative de ce qu’est la gauche à Toulon. LFI devait y tenir la place qui correspond à ce qu’elle représente électoralement depuis 2022, sachant qu’à Toulon, nous sommes la première force politique au sein du NFP. Lors de notre dernière réunion, TEC a rejeté toutes nos propositions en bloc », soutient Isaline Cornil.

    TEC livre une autre version : « LFI est partie de TEC, est revenue, puis repartie. Ils connaissent notre fonctionnement, notamment pour le choix de la tête de liste, et n’ont pas voulu participer. TEC prend ses décisions en assemblée populaire et élabore démocratiquement un programme depuis 7 ans. LFI, dont le programme est celui en neuf points envoyé par Paris, voulait en discuter après coup. Les décisions de l’assemblée pouvaient ainsi être remises en cause. C’est l’ADN démocratique de TEC qui disparaîtrait », réagit la liste de gauche, affirmant qu’il n’y a « qu’à la présidentielle que LFI est devant ».

    Dans ces conditions, le combat contre l’extrême droite peut-il encore être gagné ? « L’idée que la division alimente le RN est fausse. Ce qui l’alimente, c’est le manque de projet politique capable de lui faire face », estime Pierre-Yves Denis, qui mise aussi sur la mobilisation « du bloc abstentionniste », très présent dans les quartiers populaires, pour arriver à ses fins. Même si à LFI, comme à TEC, on n’exclut pas de reprendre des discussions. « Si TEC a besoin de l’électorat LFI sur un programme de rupture, nos propositions restent valables. Nous ne sommes pas une liste anti-TEC », pose Isaline Cornil.

    S’ils partent seuls comme annoncé, les insoumis présenteront une liste dite d’union populaire, composée d’au moins 25% de citoyens non encartés. Avec, comme lignes fortes évoquées, participation citoyenne, lutte contre la pauvreté et l’habitat indigne, adaptation au changement climatique, transports en commun (création d’un tramway comme pour TEC), gestion démocratique des services publics, avec un accent sur la rénovation des écoles et l’accessibilité, police de proximité, amélioration de l’offre de santé ou lutte contre les discriminations. Un programme construit avec les citoyens, « en allant taper aux portes pour changer la vie des Toulonnais », annonce Isaline Cornil.

  • Laurent Belsola vise un second mandat, porté par un large soutien à Port-de-Bouc

    Laurent Belsola vise un second mandat, porté par un large soutien à Port-de-Bouc

    Les trottoirs de la rue Gabriel-Péri sont monopolisés par les voitures. Une file d’attente se forme à l’entrée de la salle polyvalente de l’hôtel résidence Les Aiguades. À l’intérieur, des chaises supplémentaires, sorties du placard en dernière minute, passent de bras en bras. Il faut pousser les murs pour faire entrer tout le monde, lors de la soirée organisée par le comité de soutien de Laurent Belsola, ce jeudi 13 novembre. Des centaines d’habitants ont répondu présent pour appuyer la candidature du maire (PCF) aux prochaines élections municipales.

    Certains sont même là alors qu’ils ne vivent pas dans la commune, à l’instar du sénateur communiste Jérémy Bacchi ou de Marc Ambelas, à la tête du club de plongée et d’archéologie de Port-de-Bouc. Le Martégal explique : « C’est quelqu’un que j’apprécie personnellement pour son engagement, pour sa droiture. Il a de grandes valeurs. Il ne fait pas de promesse en l’air et tient toujours sa parole. La plupart des responsables politiques cherchent le pouvoir. Ce n’est pas le cas de Laurent. Lui s’engage pour la ville, pour se mettre au service de la population. »

    Terrain, proximité et dialogue

    Depuis le début du mandat engagé en 2020, « plus de 10 000 permanences » ont été tenues par les élus pour répondre aux demandes des habitants et « plus de 50 rencontres ont été menées dans les quartiers », précise Évelyne Santoru-Joly, sa directrice de campagne. Pour le mandat à venir, Laurent Belsola compte bien poursuivre son action en gardant le même cap.

    « Je veux continuer à être le maire du concret, du terrain, de la proximité avec une équipe soudée, affirme-t-il. Celui qu’on croise sur les marchés, dans nos commerces, dans les écoles, dans les quartiers. Celui qu’on peut facilement interpeller, qui écoute, qui débat, qui agit. »

    La méthode restera donc la même : « recenser les besoins, construire un projet collectif et hiérarchiser les priorités du mandat au fil des réunions de travail et des concertations », détaille Évelyne Santoru-Joly. Le tout, en « en informant et en ayant bien connaissance des réalités budgétaires de notre commune, en nous démenant pour obtenir le maximum de financements et en proposant des projets qui soient réalisables ».

    Des nombreux défis

    Laurent Belsola l’affirme : « Les années à venir seront déterminantes », avec des enjeux locaux, mais aussi des challenges à l’échelle du territoire. « Le bassin de Fos est au cœur des transformations industrielles et écologiques à venir, rappelle le maire. Nous devons être vigilants, exigeants, mais aussi force de propositions pour concilier amélioration du cadre de vie, de la mobilité, de l’emploi et de la santé dans cette période d’innovation, parce que la transition ne doit pas se faire contre les travailleurs, mais avec eux et pour eux. »

    Une première victoire, et non des moindres, est l’obtention du financement pour le contournement autoroutier de Martigues et Port-de-Bouc, attendu depuis plus de cinquante ans, qui donnera les moyens de « recoudre notre ville et créer un beau boulevard urbain qui permettra de revoir les modes de circulation en y incluant du vélo et du transport en commun ».

    Laurent Belsola souhaite avant tout continuer à défendre un modèle de collectivité « populaire et solidaire » en investissant dans les services publics ; en poursuivant son engagement pour un logement digne avec des programmes de rénovation urbaine comme ceux menés aux Aigues-Douces, à la Lèque, aux Comtes ou à Bellevue ; en défendant l’hôpital public ; en renforçant la tranquillité publique et en créant du lien social grâce aux subventions accordées au tissu associatif (1,6 million d’euros chaque année).

    Amel Ben Messaoud

    Gérante de la boutique Dar Yumi

    « Laurent Belsola est un maire qui apporte énormément à la ville, qui défend les valeurs populaires. Ça fait du bien parce que la France est faite de mixité et lui lutte pour le mettre ça en avant, pour le vivre-ensemble. C’est un vrai humaniste. »

    Sedat Seven

    Restaurateur

    « Grâce à l’engagement du maire, on a vu des changements, à commencer par le contournement autoroutier qu’on attendait depuis 50 ans. L’équipe municipale est à l’écoute, les élus sur le terrain et animent un vrai dialogue. Cette proximité qu’il a avec les gens est précieuse. »

    Élise Taillaumard

    Présidente du Mouvement de la paix

    « Laurent Belsola est un pacifiste qui nous soutient dans nos actions. Port-de-Bouc est ville de paix grâce à lui, son équipe et à leur engagement. Il y a des structures sportives et culturelles de partout, des city stades, des gymnases, le musée numérique Micro-folie… »

  • Julien Aubert (LR) se retire de la course aux municipales à Avignon

    Julien Aubert (LR) se retire de la course aux municipales à Avignon

    Le vice-président des Républicains annonce qu’il ne sera pas candidat en mars prochain, estimant que cela « ne fera que renforcer la guerre à droite ».

    Julien Aubert (LR) ne se présentera pas aux élections municipales à Avignon.

    Le vice-président des Républicains en a fait l’annonce ce mercredi 12 novembre à la presse, en présence des membres de son association politique, Avignon Passion, lancée il y a un peu plus d’un an. Et ce, car il estime que sa candidature « ne ferait que renforcer la guerre à droite », en faisant référence aux candidatures déclarées d’Olivier Galzi (DVD), qui a notamment reçu le soutien de l’UDI, ainsi qu’à celle de Stéphan Fiori, officiellement sans étiquette.

    « Je ne veux pas chercher à avoir l’oscar de la droite la plus bête du monde », poursuit-il, tout en lâchant qu’« à défaut, les grands stratèges géreront la situation qu’ils ont créée », estimant qu’en « fragmentant la droite, les macronistes offrent la victoire à la gauche ou au Rassemblement national ».

    Pour l’heure, aucune consigne de vote n’est donnée par l’ancien député, qui glisse cependant qu’il « n’a jamais voté pour les macronistes ou le RN ».

  • À Fréjus, la gauche unie veut riposter face à l’extrême droite

    À Fréjus, la gauche unie veut riposter face à l’extrême droite

    Dénonçant « une gestion du budget calamiteuse » et estimant que « l’argent public doit être au service de la population et non de l’enrichissement de quelques-uns », les progressistes et les partis de gauche (PCF, Les Écologistes, PS, LFI, L’Après) de Fréjus se réunissent sous la bannière « Fréjus Riposte ». Ce collectif se présente comme un rassemblement « de citoyens, pour certains engagés, des militants associatifs, des syndicalistes, ainsi que les membres des partis de gauche et écologistes », en vue des élections municipales. La tête de liste sera élue par les colistiers. Le collectif lance « un appel au rassemblement sur un programme progressiste, coconstruit et partagé » avec « la population », détaille Cathie Klink, l’une de ses membres.

    Un défi de taille car, à Fréjus, comme dans de nombreuses villes varoises, les valeurs progressistes ont du mal à se faire une place au soleil, se trouvant dans l’ombre d’un conservatisme patent et solidement arrimé. Le dernier parti de gauche à avoir dirigé la troisième ville du Var était la SFIO… d’août 1944 à mars 1959. Depuis, la droite puis l’extrême droite se partagent le pouvoir, le RN ayant réussi à prendre la mairie, en 2014, avec David Rachline.

    Depuis, la situation économique de la Ville, déjà fragile, est devenue critique : de 135 millions d’euros en 2014, la dette avait chuté à 127,5 millions en 2018, avant d’exploser et d’avoisiner les 153 millions, en 2024. En conséquence, dans son rapport 2025, la Chambre régionale des comptes (CRC) met en avant des « points de faiblesse » sur la gestion financière municipale, soulignant des dépenses de 22,93 millions d’euros « qui ne sont rattachables à aucun numéro de marché », c’est-à-dire sans mise en concurrence. Ces faits ont conduit au procès du maire pour prise illégale d’intérêt le 30 septembre (la décision sera rendue le 27 janvier, une amende de 10 000 euros a été requise), et à une perquisition de la mairie, en mars, dans le cadre d’une enquête pour corruption de marchés publics.

    « Justice fiscale et sociale »

    Le collectif de gauche « Fréjus Riposte » veut ainsi « chasser l’extrême droite et barrer la route à la droite. Il faut rompre avec les politiques de la spéculation, des affaires, empêcher les promoteurs de dicter l’avenir de notre ville. Réhabiliter les services publics, affaiblis par des années de politique libérale au détriment de la qualité de vie de tous, au niveau de la santé, de la sécurité, du transport collectif, des services de l’eau et des déchets. » Le collectif pointe aussi le tourisme, « un atout économique qui se développe malheureusement trop souvent au détriment des Fréjussiens », dont « 18% vivent dans la pauvreté ».

    Parmi les projets évoqués, la création de « pôles universitaires et professionnels » pour accompagner le développement de la ville, des solutions de logement pour les plus précaires, l’arrêt de « la bétonisation au mépris de l’urgence écologique », et de futures propositions centrées autour d’une idée : faire de Fréjus la ville de « la justice fiscale et sociale, de la solidarité, du service public de qualité et de la démocratie participative. La ville où le vivre ensemble, l’humain d’abord, se conjuguent avec l’intérêt général ».

  • La vente des Trinitaires une nouvelle fois dénoncée par l’opposition

    La vente des Trinitaires une nouvelle fois dénoncée par l’opposition

    Ce sont deux délibérations en date du 2 avril 2025 que la liste citoyenne Lambesc en tête, menée par François Berga (SE) dépose auprès du tribunal administratif de Marseille. Voilà des années que les Trinitaires, bâtiment public patrimonial, font l’objet de polémiques. Deux fois par le passé le maire, Bernard Ramond, a tenté de vendre ce bout de patrimoine, à l’abandon depuis le départ d’une agence immobilière, il y a vingt ans. La commune ne peut, selon lui, assumer les coûts de son entretien. Première tentative, la délibération actant la vente est retirée en conseil municipal.

    La deuxième fois, la vente est annulée à la suite d’un recours gracieux déposé en 2021 par l’opposition, qui pointait, entre autres, un oubli de « déclassement » du public au privé du bâti. « Et en avril 2025, on est prévenus, cinq jours avant en recevant l’ordre du jour, on découvre une nouvelle délibération de vente à la société immobilière Prométhée », rapporte François Berga. Le projet prévoit la vente des deux étages et des annexes du bien.

    « On perd une carte forte »

    Le rez-de-chaussée devrait rester sous le giron de la commune. Rencontrés ce lundi, les élus de Lambesc en tête, retracent l’histoire des Trinitaires. Mobilisés, de nouveau, contre la vente du bien public, les élus ont d’abord déposé un recours gracieux, notifié fin mai, rejeté fin juillet 2025 par la commune. Un recours a donc été déposé par les élus de Lambesc en tête, auprès du tribunal administratif de Marseille. Si les services du Domaine « avaient estimé la valeur du bien à 542 000 euros, la délibération procédera à la cession pour la somme de 252 000 euros, soit une baisse de la valeur de 53% », indique le recours. Une réduction légale, motivée par la volonté de réaliser des logements sociaux type bail réel solidaire. Le maire a « fait un rabais de 290 000 euros. Il estime qu’en faisant du logement social, il aura une baisse de pénalité [imposées par la loi SRU, Ndlr] estimées au même prix. Les efforts de l’État, c’est le promoteur qui en bénéficie », ajoute François Berga. Pourtant, le recours indique que si les logements BRS sont bien des logements sociaux, ils ne sont « en aucun cas des logements locatifs sociaux, destinés au plus précaires ». À cette vente, s’ajoute la cession d’une parcelle de 732 m², proche de la caserne des pompiers, à moindre coût, 190 000 euros « afin d’y réaliser 631 m² de logements libres », indique le recours. Or le même document indique plus loin que dans l’« opération mixte comportant des logements locatifs sociaux (…) rien dans la délibération ni même dans l’offre d’achat reçue de la Sarl Prométhée ne permet de retenir qu’une opération mixte devra être réalisée sur la parcelle cédée ». « On perd une carte forte de faire 100% de logements sociaux, pointe Jean-Michel Carretero, issu du groupe (UDPL). Aussi, la réhabilitation est financièrement dans les cordes de la commune. Il y a une possibilité de la planifier au cours dun mandat, sans douleur. »

    « Il y a des recours sur tout ce que nous faisons actuellement. Ça fait 25 ans qu’on essaie de trouver une solution pour les Trinitaires, il ne se passe rien », rapporte de son côté Bernard Ramond, le maire. L’édile maintient l’argument d’un bâti en « vrai péril ». « Nous n’avons pas l’utilité de ce bâtiment. La commune garde le rez-de-chaussée, le niveau le plus noble », poursuit le maire. Quant à l’achat de la parcelle : « Aucun bailleur social ne s’intéresse aux vieux bâtiments. Il faut avoir quelque chose pour équilibrer l’opération générale. L’opposition, de gauche, veut du logement social et quand on en crée, ils font un recours. C’était l’occasion, sur les deux unités, il y avait près d’une vingtaine de logements sociaux. »

  • Jean-Marc La Piana lance un appel à « travailler ensemble »

    Jean-Marc La Piana lance un appel à « travailler ensemble »

    Il l’avait annoncé par voie de presse, c’est désormais au public que Jean-Marc La Piana (DVG), à la tête d’une liste de gauche, a officiellement présenté sa candidature aux élections municipales de 2026. L’élu a choisi la mairie de annexe de Biver, qui se sent souvent oubliée « lorsque l’on parle de Gardanne », rapporte le candidat, pour réitérer l’annonce et en répétant : il n’est « pas un homme seul, il y a des gens autour de moi » et un « homme de gauche » sans être affilié à un parti politique.

    Dans la salle, pleine, citoyens, représentants d’associations et forces de gauche ont répondu présent. « Ce soir, la situation est grave. Vous vous en doutez tous, c’est à partir de la que nous allons travailler, lance Jean-Marc La Piana, entouré de ses soutiens. Au-delà des divergences du passé, le temps est à l’action. C’est pour cela qu’on est là ce soir. Voyez, cette action ne pourra pas se faire sans vous. Les partis politiques de gauche, les associations comme le Collectif Citoyen [groupe d’opposition mené par Claude Jorda, PCF], comme Reconstruire ensemble [groupe d’opposition mené par Jean-Marc La Piana, DVG], on initie un travail ensemble que l’on souhaite aujourd’hui ouvrir aux citoyens pour qu’ils y participent. Je ne viens pas encore vous demander de voter pour nous, la liste n’est pas encore faite », poursuit le candidat.

    Impliquer le citoyen

    « La demande aujourd’hui est de nous aider à construire un avenir pour Gardanne et Biver (…) le programme, sera fait avec tous ceux qui le souhaitent. » Si la liste de l’équipe La Piana doit encore se préciser, que le programme reste encore à définir, quelques « priorités » ont été égrenées, fil rouge des groupes de travail copilotés par les soutiens de la liste, mis en place et réunis chaque mardi soir, au Cercle de l’Avenir. Sécurité, éducation, tant sur l’enveloppe que sur le contenu, les services publics, l’emploi, la santé ou le développement durable… Le tout motivé par ces « valeurs » : l’intégrité, l’humanisme, la confiance « que nous avons perdue » et la transparence. « Ce sera une équipe municipale qui ne va pas simplement se contenter d’avoir trois ou quatre personnes qui vont décider », glisse Jean-Marc La Piana. « Je vous demande de rejoindre les équipes travail, a finalement conclu le candidat. C’est un appel fort, il n’y a pas de temps à perdre. On a déjà perdu six ans. Notre diversité fera notre force. » « Aujourd’hui, la demande d’intervention des citoyens qui s’engagent est extrêmement forte, les gens veulent intervenir pour proposer, donner des idées, et avoir des moyens d’agir, que nous, politiques, devons leur donner », ajoutera au nom du groupe Anne Mesliand (PCF). Autant de sujets sur lesquels rebondira le public présent, largement préoccupé par des questions de sécurité, de logement, incarnées par le Collectif Veline 1, qui a pu prendre la parole, parmi d’autres.

  • Rémi Esnault inaugure son local de campagne à Fos samedi

    Rémi Esnault inaugure son local de campagne à Fos samedi

    Ils inaugurent ce samedi à 11h leur permanence au 39 avenue Jean-Jaurès, à Fos-sur-Mer. Une adresse bien trouvée pour les forces de gauches de Fos-sur-Mer rassemblées autour de Rémi Esnault, connu pour être le directeur de cabinet du maire René Raimondi (ex-PS) depuis plusieurs années.

    « Ce local sera un espace de rencontres, d’échanges, d’écoute et de proximité, pour tous ceux qui croient qu’aimer sa ville, c’est aussi s’y engager concrètement, chaque jour », promet le candidat, qui y voit un lieu « à l’image de notre démarche : humaine, simple et collective ».

    Le prétendant à la succession de l’édile fosséen peut compter sur le soutien du PCF, représenté par son chef de file et actuel adjoint Nicolas Féraud, ainsi que sur celui de Place Publique par la voix d’Anne-Caroline Walter-Cipreo, également 2e adjointe.

    Le Parti socialiste et son responsable local Jean-Michel Leroy, rejoint par Jean-Louis Sanial de Génération écologie, ont de leur côté décidé d’une candidature autonome sur fond de désaccord à propos du projet Hyvence et de la création d’un parc naturel des étangs de la Ville.

    L’extrême droite

    en embuscade

    La coalition de Rémi Esnault se confronte actuellement, à quatre mois des élections, à trois candidatures annoncées. Celle de Jean-Michel Leroy, mais aussi du macroniste Jean Fayolle, conseiller municipal depuis 2008. Enfin, l’ex-LR Philippe Maurizot est soutenu par le chef départemental du RN Franck Allisio via son label « La Provence qu’on aime ».

  • Martine Vassal dévoile ses premiers visages pour 2026

    Martine Vassal dévoile ses premiers visages pour 2026

    À cinq mois d’une élection municipale qui peine à exister face à la menace d’une dissolution, Martine Vassal meuble sa campagne. Après avoir dévoilé les noms de sa directrice de campagne, Laure-Agnès Caradec (LR), et de son porte-parole, Romain Simmarano (Ren), « l’alliance de la nouveauté et de l’expérience », la présidente (DVD) de la Métropole et du Département a présenté lundi ses premières « personnalités soutiens ».

    À sa droite, la présence de l’avocate Sandra Blanchard, 39 ans, cofondatrice du mouvement « Une génération pour Marseille » n’est pas une surprise. Elle a, derrière elle, vingt ans de militantisme politique amorcé à l’UMP. « Je me suis consacrée à mes études, j’ai créé mon cabinet, j’ai fait deux enfants et je me suis dit que là, le temps de l’engagement était venu », insiste celle qui s’enorgueillit d’avoir fait annuler « dix délibérations et marchés de la ville » par la justice. Son credo ? « L’efficacité de l’action publique. »

    « Il est absolument insoutenable d’avoir un budget de deux milliards, des aides extraordinaires de Marseille en grand et cette incapacité crasse à faire ! Cette ville avance à la force de l’inertie (…) On ne peut pas être le chef de tout mais le responsable de rien », tance-t-elle avant de louer l’action de Martine Vassal côté transports. La pique au maire de Marseille est directe. Le discours est rodé.

    Héritage

    « Il est important de faire voir de nouvelles personnalités et dans ce renouveau il y a Gérard Michaël Bohbot », poursuit Martine Vassal qui veut s’appuyer sur « sa compétence » en matière culturelle. Si lui ne prétend à rien, la candidate aimerait l’embarquer dans l’aventure à la mairie centrale. Avec son « passé atypique », il n’est pas connu du grand public. Danseur du ballet national de Marseille sous Roland Petit, ancien chorégraphe, il monte ses premières productions à 21 ans, allègrement soutenu par le conseil régional alors dirigé par Jean-Claude Gaudin.

    Lui aussi tacle le maire : « Le travail que nous avons à faire n’est pas de chanter pendant l’été mais de construire pour réfléchir à mieux transmettre l’héritage que nous avons nous-mêmes reçu, à la jeunesse qui prendra le relais. » Dans son viseur l’Opéra, le Conservatoire ou le Théâtre du Gymnase, choisi comme lieu de rendez-vous avec la presse.

    L’établissement municipal est fermé depuis mars 2020 car ses balcons à l’italienne menaçaient de s’écrouler. Un chantier dont le montant des travaux (18 millions) souligne les décennies d’abandon ayant abouti à sa fermeture. « Je regrette qu’aujourd’hui il ne soit pas rénové (…) Je trouve lamentable qu’on abandonne ainsi la culture, ici sur la Canebière, un endroit emblématique », ose même Martine Vassal, pointant un permis de construire de juillet 2023 sur la façade.

    « Actuellement en phase de préparation et de mise en sécurité, le chantier débutera le 10 novembre », précise de son côté la Ville tablant sur une ouverture au public en 2027. Et de rappeler les investissements sur un patrimoine que l’abandon avait conduit à l’obsolescence : rénovation achevée du Lenche (Maison des Artistes) et du ZEF (Gare Franche), rénovation en cours de la Criée ou de la Cômerie, acquisition du Moulin, réouverture du MAC, maintenance des bibliothèques et des musées… Une première étude lancée pour la réhabilitation complète de l’Opéra évalue son coût à 45 millions. Gérard Michaël Bohbot conseillera peut-être de mettre la main à la poche ?