Tag: élections municipales

  • Le PCF mobilisé à Aix-en-Provence pour aboutir à une liste de rassemblement

    Le PCF mobilisé à Aix-en-Provence pour aboutir à une liste de rassemblement

    Les forces de gauche ont annoncé, il y a quelques mois, leur volonté de se présenter côte à côte aux municipales de 2026. Sur le terrain du marché, place de l’Hôtel de Ville, ce samedi matin, les militants du Parti communiste aixois réaffirment leur volonté « d’unité pour changer la vie des Aixois et Aixoises », quelques heures après l’annonce, dans les colonnes de La Provence, de la candidature de Marc Pena, positionné comme meneur d’une liste de gauche baptisée « Aix Avenir ». Une annonce sans grande surprise, puisque le député PS de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône avait déjà exprimé son ambition de briguer le siège de maire.

    David Tessier, désigné chef de file du PCF en cette période électorale, rappelle : « Aujourd’hui, on réaffirme les positions des communistes : celles de construire l’unité la plus large possible de toutes les forces de gauche et écologistes, pour mettre un terme à des années invraisemblable de gestion dynastique de la Ville. ». Parmi les priorités, résoudre la crise du logement, obtenir de meilleurs transports, notamment pour les quartiers populaires, une politique « municipale de gauche et de progrès » pour les services publics, l’arrêt des « intérêts illimités du privé sur les cantines et des crèches », une organisation contre les aléas climatiques et un traitement sérieux de la question de l’enfance.

    La tête de liste, une question « subalterne »

    Quid du contexte électoral et de l’officialisation de la candidature du député socialiste à la tête de l’union à laquelle les communistes participent ? Le tractage du PCF n’a rien d’exceptionnel. « On est sur le marché comme tous les samedis. C’est ça que je voudrais dire de façon très claire (…). Nous ne sommes pas là à cause du contexte, on est là tout le temps. Il faut rassembler. Et pour rassembler, il faut proposer une solution politique qui respecte les partis politiques, les forces citoyennes et le travail des élus sortants du groupe Aix en Partage, qui ont, dans des conditions extrêmement compliquées, mené la bataille à gauche dans l’opposition, pendant six ans. C’est ça, notre sujet », martèle David Tessier.

    Quant à l’union avec Marc Pena, le représentant PCF indique : « La question de la tête de liste, c’est-à dire-la question de savoir qui conduira cette bataille politique, pour nous, est une question subalterne. (…) Marc Pena est député. Il a donc légitimement des raisons objectives d’agir comme il agit. Nous, on soutiendra avec une volonté absolue, en mettant la totalité de nos forces militantes, qui sont les premières à gauche à Aix, il faut le rappeler – avec la liste qui sera conduite par celui ou celle qui s’inscrira dans la perspective que je viens de tracer. »

    La vraie question, concluent les communistes, reste le débouché d’une liste « qui porte les espoirs de transformation sociale dans une ville gérée par la droite, parfois une droite dure. » Conclusion : les communistes cherchent « la réussite de l’unité » car le temps presse.

    « Chaque parti a son autonomie »

    Marc Pena (PS) confirme à La Marseillaise être candidat aux municipales à Aix pour « l’arc qui va de Ruffin jusqu’à Place Publique ». « (…) Tous mes partenaires sont à égalité, toutes les composantes sont représentées dans les 12 premiers de la liste. Il y a donc un équilibre qui se tient entre toutes les formations de la gauche, affirme le chef de file du groupe d’opposition. Il y a ma candidature, le rassemblement que nous avons fait ensuite, chaque parti à son autonomie quant à l’action qu’il veut mener et la manière dont il veut parler aux citoyens. (…) Ce n’est qu’une question de jours avant qu’on ne dévoile les vingt premiers de la liste. »

  • Nîmes : Vincent Bouget en tête des municipales dès le 1er tour

    Nîmes : Vincent Bouget en tête des municipales dès le 1er tour

    « Dans une triangulaire, c’est gagnable pour la gauche à Nîmes. Tout est possible… y compris une victoire du RN. » À l’analyse du sondage de l’institut Quorum pour le Réveil du Midi, Michel Crespy se montre prudent.

    Pour le politologue montpelliérain, dans cette étude réalisée par téléphone du 3 au 19 novembre auprès de 804 Nîmois issus d’un échantillon (méthode des quotas) de 1 180 personnes représentatives de la population de la capitale gardoise, tout suggère que les jeux sont ouverts.

    Pour commencer, les estimations sont très serrées dans chaque configuration. Au 1er tour, la liste d’union de la gauche (hors LFI : 6%) de Vincent Bouget (28%) arriverait légèrement en tête devant le RN (27%). Soutenu par le maire sortant Jean-Paul Fournier, Franck Proust (22%) serait en difficulté dans l’optique où la macroniste Valérie Rouverand (9%) et l’ex-premier adjoint déchu, Julien Plantier (8%), partiraient en ordre dispersé. Si ces deux-là s’unissaient, leur score (22%) leur permettrait de devancer Frank Proust encore plus affaibli (18%) mais pas de talonner Vincent Bouget (30%) qui aurait encore le RN derrière lui (25%). La seule configuration où le communiste n’est pas donné en tête (29%), c’est si F. Proust et J. Plantier finissaient par s’allier dès le 1er tour (31%). Au vu des noms d’oiseaux qui ont fusé ces derniers mois entre les deux hommes de droite, c’est loin d’être fait. Si leurs ego étaient mis de côté, le RN suivrait en 3e position (24%), puis loin derrière V. Rouverand (11%) et les Insoumis François Tardieu et Leïla Taamali (5%).

    Les projections du 2e tour sont tout aussi indécises. Qu’il s’agisse d’une triangulaire ou d’une quadrangulaire*, F. Proust n’est donné vainqueur que d’un cheveu. Il l’emporterait avec 38% contre V. Bouget (36%) et le RN (26%) ou bien avec 30% devant l’union de la gauche (29%), l’extrême droite (25%) et J. Plantier (16%). Compte tenu de la marge d’erreur qui peut varier de 1,7 à 4,2 points, tout reste à faire durant la campagne.

    « Pas de prime au sortant »

    Cette étude peut-elle inciter la droite à s’unir ? « Ça dépend de la psychologie des candidats. Certains sont prêts à aller jusqu’au bout quitte à faire perdre leurs proches », rappelle Michel Crespy. Il pense aussi que les candidats sont peu influencés par un sondage local. « Ils croient connaître le terrain, ils rencontrent des gens dans la rue et leur font confiance ».

    Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y aura pas de prime au sortant. « Souvent un maire sortant a pu désigner un dauphin qui a raté la marche. Aux Municipales, on vote d’abord pour une personne, être béni n’a pas beaucoup d’importance », assure M. Crespy.

    Il y a une autre inconnue : qui mènera la liste RN que la rumeur promet à l’ancien maire de Beaucaire, Julien Sanchez. « Je ne pense pas que le nom de la tête de liste change grand-chose pour l’électorat du RN, qui vote avant tout pour Le Pen ».

    Si le paysage politique n’est pas figé et que la campagne débute à peine, cette étude confirme un vrai élan en faveur de la liste Nîmes en commun donnée 10 points au-dessus du score de 2020. « Nous sentons une dynamique qui dépasse le cercle des convaincus. L’union fait du bien et donne confiance », positive V. Bouget.

    * 10% des suffrages exprimés sont nécessaires pour se maintenir au 2e tour, 5% pour fusionner.

  • Patrick Chini mènera une liste d’union de la gauche à Salon-de-Provence

    Patrick Chini mènera une liste d’union de la gauche à Salon-de-Provence

    Il y avait du monde dans le local de campagne de la gauche salonaise rassemblée autour de Patrick Chini (PS), à l’occasion de l’inauguration de leur QG pour les élections municipales de 2026. Le PCF, PS, Génération.s, les Écologistes, Place publique et Génération écologie sont parties prenantes de cette alliance.

    Patrick Chini, ingénieur retraité depuis avril dernier, est la tête de liste de ce rassemblement « pour un autre avenir » en « mettant de côté nos divergences sur des sujets nationaux pour travailler au local » avec « bon nombre de citoyens » au-delà des militants politiques, d’après le candidat qui insiste sur sa volonté d’« intégrer systématiquement la participation citoyenne » dans les réflexions et les décisions pour construire une ville « plus transparente et inclusive ».

    L’écologie en pilier

    Le collectif met en avant plusieurs orientations avant de présenter son programme fin janvier. « Notre premier souci est de faire face à la transformation écologique et économique au regard du changement climatique et tout ce qu’il implique en termes de santé et d’alimentation » détaille Patrick Chini, qui lie cet enjeu à celui de « rendre la ville autonome en énergie et en eau dans la mesure du possible ». « Nous voulons aussi favoriser une alimentation saine et locale car nous avons la chance d’avoir des agriculteurs et des producteurs bio qui nous accompagnent », complète le candidat.

    La campagne sera jalonnée de rencontres dans les quartiers. La liste au complet sera dévoilée le 11 février tandis que le meeting de fin de campagne est déjà programmé au 9 mars à la Maison de la vie associative.

    Local au 21 avenue
    du Maréchal Joffre.

  • Gaby Charroux (PCF) candidat pour « défendre le modèle martégal »

    Gaby Charroux (PCF) candidat pour « défendre le modèle martégal »

    « On a une forte envie et une forte énergie ! » Le « je suis candidat » prend une tournure plurielle pour Gaby Charroux, ce jeudi soir, à l’heure de présenter sa candidature pour les prochaines élections municipales de 2026, à Martigues.

    Entouré de sa majorité et de près de deux cents soutiens issus du monde politique, économique, associatif, culturel et sportif, l’actuel édile martégal, candidat à sa succession, l’affirme : « C’est une aventure collective que nous menons avec notre équipe, qui se constitue dans le plus large rassemblement citoyen et républicain, comme nous le faisons depuis 1989. » Et d’insister : « Notre ambition est toujours la même, faire de Martigues une ville qui protège ses concitoyens. »

    « Une liste citoyenne »

    Cette candidature se veut participative. Gaby Charroux appelle d’emblée : « Chacun d’entre vous, dans votre secteur, sportif, économique ou culturel, que vous soyez jeune, ou vieux, femmes ou hommes, nous avons besoin de vos propositions, y compris vous qui faites partie des près de 1 000 associations de Martigues. Notre liste sera citoyenne », affirme le candidat.

    « Nous sommes à une étape charnière pour le développement de notre territoire et nous cherchons à ce que notre ville donne à chacun un avenir dont il a envie », poursuit Gaby Charroux, parlant d’un « travail avec la majorité et les services municipaux pour les années à venir, une vision de Martigues 2050 ».

    Dans « un monde de plus en plus violent », « quand à l’extérieur du pays il y a la guerre et à l’extérieur le narcotrafic, ce fléau », Gaby Charroux considère que « les communes sont devenues les vrais pôles de stabilité dans le pays », face à « un État qui a oublié sa boussole ». Mais il demeure « positif et optimiste, car j’ai foi en la nature humaine ».

    De nombreux défis

    Le mandat remis en jeu en 2026 est celui « des défis » pour l’actuel maire. Ceux « du service public, notamment postal, pour lequel nous avons bataillé avec le comité de vigilance pour maintenir la Poste de Ferrières ». Mais aussi « le défi majeur de l’hôpital public qui se pose actuellement ». Comme celui de conjuguer « la réalisation du contournement autoroutier avec notre exigence de compensation territoriale sur le territoire martégal, en figeant 70 hectares d’espaces naturels intouchables », détaille Gaby Charroux. Sans oublier l’enjeu « de la décarbonation. Nous voulons conforter les emplois industriels de notre territoire, dans lesquels se trouvent les meilleurs salaires. »

    Ces défis convergent, selon l’édile, vers « la préservation du modèle martégal et la transition écologique », pour « continuer à faire de Martigues une ville pas comme les autres », où l’« on porte la solidarité, la fraternité, l’égalité, où tous les combats sont les nôtres, dont celui des femmes ».

    Les outils pour y parvenir ? « Les services publics, les associations, l’industrie et le cinéma, qui sont les pôles d’attractivité de notre ville que nous devons protéger comme des joyaux », conclut Gaby Charroux.

    TÉMOIGNAGES

    Olivier Marchetti, président de Provence Studios

    « Martigues est un territoire incroyable, le cinéma prospère. Plein de films y sont tournés, dans des espaces naturels, des décors variés, tout en étant proche d’une grande ville, sans les contraintes. Toutes les conditions sont réunies pour développer la filière cinéma. En 2023, on est monté à 1 600 personnes travaillant sur site. Il reste le défi de pouvoir se déplacer plus facilement, particulièrement quand on accueille un gros tournage avec de gros castings. »

    Clémence Calvin, athlète de course de fond

    « La ville prend soin de ses habitants sans laisser personne de côté. On est gâtés. La singularité tient à la politique sociale et ça me tient à cœur qu’elle dure, en premier lieu pour mes enfants. C’est pour eux que je suis là et que je soutiens Gaby Charroux. Mes enfants font les centres d’initiation sportive (CIS), font du VTT sans être empêchés par l’argent, ont des cours d’art plastique. Tout le monde n’a pas accès à ces activités, mais à Martigues, c’est le cas ! »

    Thomas Vaïsse, doctorant en sociologie

    « Il y a deux originalités à Martigues. La diversité du territoire d’abord, avec un centre-ville provençal traditionnel marqué par les canaux, aux côtés du rural et de l’industrie. Une richesse et une possibilité d’imaginer plein de choses. L’enjeu de la gratuité est aussi central, elle permet d’installer une base pour tout le monde. La société décide qu’il y a certains éléments communs et tout le monde doit participer à son existence et sa reproduction. »

    Florence Dantin, militante du droit au logement

    « Gaby Charroux et son équipe sont très sensibles et réactifs sur le sujet du logement. Quand les gens ont de graves problèmes, il faut aller les voir chez eux, ce qu’on a pu voir à Notre-Dame-des-Marins. Le collectif est bon, le volet social de Martigues est énorme, le maire a beaucoup donné pour les associations. Son discours est aussi très ouvert, on sent que tout le monde peut venir et participer. Il y croit, et ça s’entend ! »

  • [Entretien] Nicolas Koukas (PCF) : « Je porte le projet de l’Appel d’Arles pour réparer la ville »

    [Entretien] Nicolas Koukas (PCF) : « Je porte le projet de l’Appel d’Arles pour réparer la ville »

    L’Union pour Arles, issue de l’Appel du même nom lancé par la société civile pour une majorité de gauche, écologiste et citoyenne aux municipales de 2026, a officialisé l’investiture de Nicolas Koukas comme tête de liste du rassemblement, à l’occasion d’une conférence de presse tenue au restaurant le France, jeudi matin.

    La Marseillaise : Que signifie votre désignation comme tête
    de liste pour les élections municipales de 2026 ?

    Nicolas Koukas : C’est l’aboutissement du processus initié par le collectif issu de l’Appel d’Arles, né des citoyens et auquel les partis se sont agrégés. Le déclic a eu lieu lors des élections législatives. Le rassemblement que j’ai mené dans le cadre du Nouveau Front populaire nous a permis de réaliser un gros score face au RN et d’être devant lui au second tour, sur Arles, alors qu’on pensait être battus au premier tour. Il fallait alors aller plus loin. L’union est un combat qui prend du temps, chacun doit faire des concessions avec les autres tout en faisant le lien avec le collectif de la société civile. Notre rassemblement est marqué à gauche, mais pas fermé. C’est pour cela que j’ai accepté de me mettre à disposition pour porter ce projet.

    Qu’est-ce qui vous caractérise ?

    N.K. : Je suis un amoureux d’Arles. Je suis né pas loin, rue de Stalingrad, dans une famille immigrée grecque du côté de mon papa, et d’une famille arlésienne du côté de ma maman, qui s’appelle Mistral. J’aime ce territoire, car j’y suis né, j’y ai tout construit et ma famille est ici. Je dis souvent qu’une ville finit par devenir une personne pour soi et, en ce moment, je vois qu’elle ne va pas bien.

    Quel est votre diagnostic ?

    N.K. : Le principal sujet est celui de la déconnexion de la municipalité actuelle avec les Arlésiens, il manque la participation et la concertation à tous les niveaux. Ils décident, mais il n’y a aucun moment d’échanges. C’est une réalité criante sur tous les sujets. Il faut aussi regarder les villages et les hameaux qui ont été choyés ou délaissés suivant les affinités politiques du maire. Il y a aussi une déconnexion à ce niveau-là. Je pense, aussi, aux personnels et agents de la Ville. Les services techniques ont été tant critiqués, montrés du doigt, alors qu’ils sont là à 5h du matin sur le territoire. On nous accusait de clientélisme auparavant, mais aujourd’hui, je crois qu’on doit dire qu’on est fiers du service public qu’ils rendent aux habitants. Il est important de rétablir une autre façon de faire de la politique, plus proche des habitants. Les promesses de 2020 n’ont d’ailleurs pas abouti.

    À quelles promesses faites-vous référence ?

    N.K. : Par exemple, celle sur la propreté. On nous avait promis un plan de propreté mirobolant, mais la ville n’a jamais été aussi sale. Je rappelle que le maire d’Arles est aussi président de la communauté d’agglomération et que la taxe d’enlèvement des ordures ménagères a explosé, le prix des transports aussi, sans oublier l’eau. Visiblement, le maire ne doit pas connaître le président de la communauté d’Agglo, il faudrait leur organiser un rendez-vous ! Sur le plan économique, je mets au défi quiconque de citer une entreprise qui s’est installée depuis 2020. Je me rappelle, aussi, la promesse d’une ville plus sûre, qui a donné lieu à l’augmentation des effectifs de la police municipale de 18 à 60, mais pour quel résultat ? Quel est le projet de la police ?

    Quel est le vôtre, sur ce sujet est sur les autres ?

    N.K. : Notre projet est de créer des hôtels des polices municipale et nationale dans les quartiers. On a besoin de services publics avec tous les outils de prévention, qui ont été sacrifiés, de même que nous devons redonner des moyens aux centres sociaux avec des animateurs et des agents de prévention. Nous aurons plusieurs annonces économiques prochainement, car plusieurs gros acteurs n’ont jamais pu travailler avec Arles, faute d’échanges.

    Quid du développement industriel ?

    N.K. : Nous sommes favorables à la décarbonation et au développement de la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer. Je rappelle que 16% des habitants du Pays d’Arles y travaillent. Mais nous devons faire un enfouissement total de la ligne à très haute tension, on ne peut pas défigurer la Camargue. Il ne faudrait pas, non plus, que les acteurs économiques quittent le golfe. Pour ce qui est du contournement autoroutier, mettre un péage aux Arlésiens qui vont travailler à Saint-Martin ou à Fos est impensable et c’est Vinci qui décide, pas le maire ! J’ai donc proposé aux acteurs économiques et associatifs de mener une véritable consultation citoyenne.

    L’Union locale CGT peut-elle rester domiciliée à la Bourse du travail ?

    N.K. : L’expulsion de la CGT de la Bourse du travail est un coup politique pour faire du buzz en pleine droitisation du pays. Le maire ne connaît pas l’histoire d’Arles, de la CGT et des combats durs qu’ils ont menés. Cela fait partie de notre ADN local. Pourquoi cliver la population ? Le site est inscrit aux monuments historiques et n’est pas accessible, donc l’office du tourisme ne peut pas s’y installer.

    Comment s’annonce la campagne ?

    N.K. : Nous sommes prêts, je suis prêt. Arles mérite mieux. Un vrai élan est né de l’Appel d’Arles. On ne peut pas plaire à tout le monde, mais le plus important est le projet que nous avons pour réparer et recoudre la ville.

  • Lunel Collectif et des citoyens contre la déviation de la RN 113

    Lunel Collectif et des citoyens contre la déviation de la RN 113

    « Personne n’est au courant ! » Et pourtant, à quatre mois des élections municipales, le serpent de mer du Lunellois est bel et bien de retour. Vieux de près de 40 ans, il s’agit du projet de déviation de la route nationale 113. Traversant Lunel-Viel et le centre-ville de Lunel, la RN 113 est depuis toujours pointée du doigt pour générer embouteillages, nuisances sonores et insécurité en ville. « Entre les camions, les trottinettes et les trottoirs en mauvais état, les piétons ne se sentent pas en sécurité », témoigne Fatima Khouya, membre de Lunel collectif.

    D’où la volonté des maires aux manettes de déplacer le tracé de cet axe fréquenté au sud de Lunel-Viel et de Lunel. Après des années de silence radio, la préfecture de l’Hérault a relancé le 27 octobre une enquête parcellaire qui vient de se clôturer le 13 novembre. Une fois que le commissaire enquêteur aura rendu son rapport, le préfet pourrait ainsi réactiver le dossier dont certains citoyens ne veulent pour rien au monde.

    Au bord du canal de Lunel bordé de champs, Lise Florès imagine une future route, son pont et ses remblais : « 40 hectares de terres agricoles seraient ici détruites. Or, la loi sur la souveraineté alimentaire de 2025 commande aux maires de développer l’alimentation de proximité », insiste l’écologiste membre de Lunel collectif sur le point de monter une liste aux municipales. À ses côtés, Gilbert Gomez, viticulteur qui craint de perdre des terres, acquiesce. « Je m’étais déjà fait exproprier à l’époque à cause de la station d’épuration qui a pollué tous mes puits. Mon mas a perdu toute valeur. Ils veulent encore me prendre 21 ares, c’est hors de question. »

    Solutions alternatives

    Il n’est pas le seul menacé d’expropriation. Du côté de la RD24 où doit pousser le giratoire ouest, l’un des sept ouvrages d’art que nécessite la dernière version du projet, Laurent Firmin fait grise mine. « Le tracé mange la moitié de ma maison », déplore le gérant d’une société de nettoyage. « Mon entreprise est bien placée, j’ai ma clientèle et ma mère à côté, je n’ai aucun intérêt à partir. »

    Membres de Lunel collectif, d’autres ne sont pas concernés directement mais disent leur attachement au cadre de vie paisible, à la nature. Avec la proximité de la zone de captage des Horts, ils pensent qu’une imperméabilisation supplémentaire des sols serait néfaste. Un argument de plus que recense la pétition déjà signée par 250 personnes.

    Sans nier l’encombrement de la RN 113 – encore qu’ils auraient aimé qu’une étude* récente éclaire le débat public – les opposants sont convaincus qu’une déviation au sud ne réglerait rien. « Il existe un risque d’aspiration des véhicules depuis l’A9 et les camions continueront de venir livrer les magasins en ville », résume Lise Florès. Il existerait d’autres solutions, fait valoir un résident. « Pourquoi ne pas réaménager la route le long du canal de BRL au nord ? J’ai essayé, j’ai traversé Lunel en 6 minutes. » Pour la citoyenne Isabelle Camrous, le plus urgent est de « sécuriser les abords » des cinq écoles qui jouxtent la RN 113. « On pourrait étendre la piétonnisation ou aménager les horaires de passage des camions de livraison. »

    Selon l’écologiste Raphaël Valette, le dossier de la 113 est plus profond. Il révèle l’enclavement de Lunel si l’on excepte la ligne ferroviaire. « Pour aller à Marsillargues, vous avez un bus le matin et un le soir, c’est une galère pour faire ses courses sans voiture. » Rabia Harras, de Lunel collectif, abonde. « Il faut développer les transports en commun. Sinon, quel avenir pour nos enfants ? »

    Enfin, les opposants font valoir un argument financier. Si le Département de l’Hérault, aux finances exsangues, semble ne plus vouloir participer, le projet reste inscrit au contrat de plan État/Région donc soutenu par la présidente de Région, Carole Delga (PS). Problème : le coût du projet de 6,2 km de long (jusqu’à Marsillargues) qui était déjà estimé à 50 millions d’euros il y a dix ans, a probablement explosé. Une chose est sûre : à Lunel, la RN 113 sera l’un des enjeux des municipales.

    * 2 400 véhicules par jour dont 5% de camions selon une étude ancienne.

  • L’Après prend les devants et s’engage avec David Fournier à Avignon

    L’Après prend les devants et s’engage avec David Fournier à Avignon

    Deux mois après leur appel au rassemblement à gauche pour les élections municipales de mars, l’Après (Alliance pour une République écologique et sociale) rallie le candidat socialiste David Fournier.

    Une décision qui « n’est pas sortie du chapeau », assure Frédérique Boyer, cofondatrice de l’Après 84, qui évoque des discussions « de plusieurs mois » avec plusieurs candidats. Elle estime « que c’est le seul qui répond à un désir d’union » et insiste sur le fait qu’ils rejoignent « David Fournier et pas le Parti socialiste ». Yves-Marie Cardine, co-référent de l’Après 84, parle d’une « étape importante », d’un « moment charnière » ou encore d’un ralliement qui n’est « pas un accord d’appareil ». Notamment face à « l’extrême droite qui menace la vie commune », poursuit-il.

    Tandis que David Fournier se réjouit d’une décision qui entre « dans la volonté commune du rassemblement des forces de gauche », tout en annonçant fièrement que plusieurs autres organisations politiques allaient également se joindre à eux, dans les prochaines semaines. Il tiendra son premier grand meeting le vendredi 5 décembre à la salle polyvalente de Montfavet.

    Tout en évoquant la volonté « de rassembler le plus largement possible » car « Avignon mérite une équipe de gauche engagée », l’actuel adjoint à l’administration générale insiste particulièrement sur des aspects programmatiques « en direction des plus faibles et des plus fragiles pour une meilleure justice sociale ». Yves-Marie Cardine ajoute : « On n’est fort que s’il y a un programme clair et solide », avant de présenter les « 10 mesures emblématiques de l’Après ». Parmi lesquelles on retrouve la sécurité sociale de l’alimentation, des cantines bio locales plus poussées, des assemblées de quartier décisionnelles, un moratoire sur les projets climaticides et les bureaux trop nombreux, ou encore la pédagogie, la tranquillité publique et la sécurité. Une manière de répondre au candidat Place publique, Benoît Belvalette, qui estimait que la question du leadership prenait le dessus sur le programme.

    « On a la dynamique »

    Ce ralliement ne réduit toutefois pas le nombre de candidats à gauche en Cité des Papes, avec toujours en lice Joël Peyre (PRG), Paul-Roger Gontard (la Convention), Mathilde Louvain (la France insoumise) et donc Benoît Belvalette (Place publique). « Mais à gauche, la dynamique est de notre côté », lance Maryline Croyet, secrétaire de la section PS d’Avignon, avant que le candidat ajoute avoir « la dynamique tout court ». Il précise que les liens avec les autres candidats « ne sont pas rompus », avec des discussions encore « en fin de semaine dernière et en cette fin de semaine ». Mais aussi avec Farid Faryssy, ancien co-chef de file des insoumis pour les municipales, qui a annoncé quitter LFI après
    la nomination de Mathilde Louvain comme tête de liste.

  • Le Medef Sud interpelle les élus de la région

    Le Medef Sud interpelle les élus de la région

    Le combat de Stéphane Benhamou, président du Medef Sud, contre « la folie budgétaire » se poursuit. « Il y a une véritable fracture des élus de l’Assemblée nationale et la société civile. Il y a eu une confiscation fiscale pendant les débats. Ce n’est plus acceptable », dénonce-t-il, lors de sa conférence de presse mensuelle, ce mardi à Marseille.

    Il rappelle que le Medef Sud est vent debout contre les « 53 milliards d’impôts supplémentaires qui ont été votés ». « Après avoir mobilisé l’ensemble des fédérations, organisations patronales du territoire, nous allons les recevoir les élus […] pour les écouter et leur faire part de nos positions », développe-t-il. Des rendez-vous sont déjà prévus dans le Var, Hautes-Alpes et Alpes-Maritimes d’ici la mi-décembre avec « tous les députés du territoire de tous les partis ». « Ils vont venir pour un débat à l’union patronale du Var. On a déjà des députés du Rassemblement national de prévu, d’Ensemble pour la République mais c’est silence radio pour les élus les Républicains pour l’instant », précise-t-il. Il appelle aussi les entrepreneurs à s’engager en vue des élections municipales pour « faire valoir la prééminence de l’activité économique » dans les débats et défendre « une approche sociale libérale et humaniste » de la société. Y compris sur des listes RN ? Il assure que « le rejet de l’autre, c’est pas pour nous ».

  • Largement soutenu, Bernardini inaugure sa permanence à Istres

    Largement soutenu, Bernardini inaugure sa permanence à Istres

    L’avenue Hélène Boucher est la rue des élections municipales. Samedi 22 novembre, le maire candidat François Bernardini (DVG) a inauguré sa permanence de campagne au 14, à quelques mètres seulement de celle de son « voisin de palier » et principal opposant politique Robin Prétot (LR). Malgré le vent glacial, plus d’une centaine d’habitants se sont réunis pour soutenir l’édile.

    Sur l’estrade, François Bernardini était entouré de son mentor, le président du conseil régional de 1981 à 1985 Michel Pezet (PS), des maires de Fos-sur-Mer et de Port-Saint-Louis-du-Rhône René Raimondi (ex-PS) et Martial Alvarez (DVD), ainsi que du sénateur communiste Jérémy Bacchi. « Devant tant de personnes issues de courants différents, on peut se dire : “Quelle bouillabaisse !”, reconnaît l’élu. Ce n’est que la traduction véritable de tout ce que j’ai pu initier depuis 2008 et qui a permis d’emporter des gens différents dans un esprit commun avec une valeur essentielle qui est celle de la loyauté envers un programme et une ville ».

    Suzelle Ayot, élue à Istres et conseillère régionale, a délivré un message de la part de son président Renaud Muselier (Ren) : « Istres mérite de garder François Bernardini à sa tête. Vous avez un grand maire. C’est un bâtisseur, un visionnaire reconnu comme celui qui a transformé sa ville comme personne ».

    C’est justement ce que lui reproche son adversaire Robin Prétot, qui a fait du ralentissement de l’urbanisation son cheval de bataille. En mars 2026, ce sont ces deux visions de la ville qui vont s’affronter. Martial Alvarez assure : « Dans cette période confuse, (…) on a besoin d’un capitaine, d’un vieux briscard, de quelqu’un capable de porter de négociations fortes ». L’expérience suffira-t-elle à François Bernardini pour rester « indéboulonnable », comme Renaud Muselier le dit ?

  • Ariane Lombardi tête de liste pour rassembler la gauche à Marignane

    Ariane Lombardi tête de liste pour rassembler la gauche à Marignane

    Je crois que nous avons besoin d’une impulsion de gauche au service des Marignanais », lance Ariane Lombardi, enseignante et dirigeante du PCF, vendredi, lors de la présentation de sa candidature aux élections municipales de mars 2026.

    Engagée aux côtés de Gipsy Voisin des Écologistes et de Youssef El Ouanaghly du PS, cette Marignanaise « de famille et née dans cette ville » ambitionne non seulement de « retrouver la ville populaire que j’adorais enfant avec son club nautique du Jaï et ses concerts à La Colline », mais aussi de construire l’« indispensable union de la gauche face à une extrême droite à l’offensive qui veut imposer une société divisée ».

    Dans le « projet de gauche » de sa liste, Ariane Lombardi assène d’emblée que « le contexte dramatique des événements de Marseille montre le danger et l’emprise partout de la mafia des narcotrafiquants » et promet « de solliciter la préfecture pour des renforts sur la zone, une police municipale visible jour comme de nuit et un accompagnement des ASVP vers le concours et la titularisation ».

    Mais la police ne fait pas tout. « La jeunesse est oubliée, il n’y a ni maison des jeunes, ni médiateurs, ni de centre social », déplore la candidate, qui insiste pour « renouer le lien social par la prévention et la culture », mais aussi pour « mettre en conformité Marignane avec la loi sur les logements sociaux ».

    « Fin à la ville-dortoir »

    Le logement est pour Ariane Lombardi un moyen « pour beaucoup de vivre correctement » et souhaite « reconstruire un habitat mixte de qualité pour lutter contre la ghettoïsation et l’insalubrité », tout en « rattrapant le retard dans la rénovation énergétique des bâtiments publics ». Pour ce faire, la tête de liste affirme qu’« il faut investir les 19 millions d’euros de réserves dans une vision de long terme » pour « retrouver l’attractivité » de la Ville.

    Notamment par la « valorisation et la protection des espaces partagés que sont la plage du Jaï et l’étang de Berre, ce joyau laissé à la marge de la politique ». Ariane Lombardi défend « une vision d’ensemble » de sa gestion, se disant favorable « aux navettes maritimes respectueuses de l’environnement qui permettent de desservir l’aéroport et de décongestionner l’autoroute ». Pour cela, la candidate compte « recréer le dialogue avec les acteurs aux alentours et les instances comme la Métropole », aussi pour « reprendre en main la propreté urbaine en bonne intelligence ».

    Auparavant candidate aux départementales et aux législatives, Ariane Lombardi se défend « d’ambitions personnelles », arguant qu’« au PCF, on ne s’enrichit pas car on reverse ses indemnités et c’est pas un ascenseur social ». La tête de liste appelle à « une large union des progressistes qui veulent faire et partager Marignane autrement ». Avec en face le maire démissionnaire de Gignac Christian Amiraty (UCE), candidat déclaré, et le maire sortant Éric Le Dissès (RPR).