Tag: Elections municipales 2026

  • André Molino élu au premier tour à Septèmes-les-Vallons

    André Molino élu au premier tour à Septèmes-les-Vallons

    Septèmes-les-Vallons conserve une gouvernance communiste. Dirigée par le PCF depuis 1965 et l’élection de Marc Ferrandi, la ville de 12 000 habitants reste à gauche. 27 ans après son premier plébiscite, André Molino est de nouveau élu maire, ce dimanche soir. Ce dernier va donc briguer un sixième mandat puisqu’il a reçu 60,63% des suffrages exprimés, dès le premier tour. La candidature d’extrême droite menée par Adrien Duché (UDR) a atteint 32,86%des voix, tandis que Smahane Mebarki (LFI), soutenu par Sébastien Delogu, recueille 6,51%. Notons que la participations’élève à 52% dans la commune.

    Peu avant 21 heures, André Molino s’est exprimé devant ses partisans. « Je remercie chaleureusement les Septèmoises et les Septèmois pour leur confiance mais aussi l’ensemble des militants qui se sont engagés dans cette campagne. Je remercie également mes proches pour leur soutien et tout particulièrement mon épouse. L’engagement politique est aussi une aventure humaine et collective. »

    L’édile de 79 ans s’était retrouvé dans une situation similaire en 2014, année où il était confronté à deux autres listes. Son score est supérieur en ce mois de mars 2026, puisque 57% des Septèmois avaient voté en sa faveur il y a 12 ans. Pas plus tard qu’il y a un mois, André Molino parlait de Septèmes-les-Vallons comme « une ville de solidarité, de fraternité, de progrès social, du vivre ensemble ». Une phrase à l’image de son bilan, avec notamment un renforcement de l’offre de santé, une école de qualité et le développement des transports. Un maire qui se veut proche de ses habitants et cela va continuer pour un mandat supplémentaire.

  • [Var] Saint-Cyr, Sanary, La Seyne, Ollioules, Six-Fours… la gauche pour porter les valeurs humanistes

    [Var] Saint-Cyr, Sanary, La Seyne, Ollioules, Six-Fours… la gauche pour porter les valeurs humanistes

    Jean-Pierre Meyer est pragmatique. Le candidat (PCF) de Renouveau pour Sanary sait qu’il lui sera difficile de l’emporter dans une commune acquise à la cause de la droite depuis 1971. Mais celui qui se considère comme « conseiller municipal de la minorité, pas de l’opposition », compte « défendre (son) programme, quel que soit le résultat des élections ». Mais aussi agir en responsabilité, et poursuivre, comme depuis 6 ans, « le dialogue respectueux, le refus du conflit permanent. Il y a le temps de l’élection, de la confrontation, puis celui du mandat, où il faut travailler pour la commune », milite-t-il.

    Car sa voix, en tant qu’unique conseiller municipal de gauche, aura compté. « Le bon sens l’a emporté », affirme-t-il, notamment à travers ses propositions liées à la nouvelle ligne de bus 83 entre la gare d’Ollioules/Sanary et Six-Fours. Et Renouveau pour Sanary espère davantage peser lors de la prochaine mandature, en envoyant un (ou des) candidat(s) supplémentaire(s) au conseil municipal, et en atteignant la barre des 15% pour obtenir un siège au conseil communautaire Sud-Sainte-Baume, « là où se prennent les décisions ».

    Mais il s’agira, aussi et surtout, dans nombre d’autres communes, de porter une voix humaniste et singulière au sein des conseils municipaux. Un ensemble de valeurs qui transparaît dans les programmes des candidats. Par exemple, sur la question du logement, priorité de Sylvie Vinceneux à Saint-Cyr-sur-Mer. Une évidence pour la responsable de la commission nationale logement du PCF, tête de liste de Saint-Cyr à Gauche, dans une ville qui compte 45% de résidences secondaires. La candidate veut offrir « un logement digne et accessible à tous », en écho à l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Et même sans fauteuil de maire, elle se battra pour que la commune respecte les 25% de logements sociaux exigés par la loi SRU, et contre l’idée que ces derniers sont l’apanage de la délinquance, alors que plus de 70% des Varois y sont éligibles.

    Un combat primordial contre l’extrême droite

    À La Seyne, trois listes de gauche – qui avancent, malheureusement, chacune de leur côté – mènent le combat progressiste. Parmi elles, celle de Stéphane Sacco (GRS), qui mène la liste de rassemblement Uni.e.s à gauche pour La Seyne, et évidemment, le combat contre l’extrême droite, dont la menace pèse plus que jamais dans la deuxième ville du Var : « On parle d’ordre, mais on oublie la justice. On parle d’identité, mais on oublie la fraternité. On parle de protection, mais on se contente de désigner des boucs émissaires. Ceux qui divisent une ville ne la gouvernent pas, ils l’affaiblissent. Ceux qui attisent les peurs ne construisent pas l’avenir, ils le ferment. Nous ne laisserons pas notre ville devenir le laboratoire du repli », clame Stéphane Sacco.

    Même maux, même remède à Six-Fours, où Pascal Cabras et Six-Fours à Gauche veulent contrer « l’entente bilatérale entre droite extrême et extrême droite », dans une commune où 70% des votes au conseil municipal sont communs à la majorité LR et au RN. « Nous sommes la seule opposition, depuis 2020, qui lutte pour une ville juste solidaire et durable, avec une orientation écologiste et sociale » affirme Pascal Cabras.

    L’écologie, valeur cardinale d’Ollioules Autrement, liste de rassemblement menée par Claudie Cartereau (LE). « Face aux crises qui pèsent sur nos vies, nous choisissons de rompre avec la politique actuelle et d’agir autrement », martèle celle qui veut faire d’Ollioules « un territoire qui prend soin des personnes, du vivant et des ressources ». Énergie solaire, îlots de fraîcheur, et sobriété énergétique, autant d’idée qu’elle veillera à infuser dans le débat public. Tout en prônant, comme les autres listes progressistes, la démocratie participative.

  • La droite et l’extrême droite bousculées dans l’Est-Var

    La droite et l’extrême droite bousculées dans l’Est-Var

    À droite comme à l’extrême droite, il faut plus que quelques affaires judiciaires pour faire vaciller certains maires solidement arrimés. C’est notamment le cas de Frédéric Masquelier, maire (LR) de Saint-Raphaël depuis 2017, et président d’Estérel Côte d’Azur Agglomération depuis 2020. Celui-ci s’était fait tristement remarquer en août dernier en érigeant une stèle en hommage aux victimes du communisme dans sa commune, au mépris de l’histoire et du rôle majeur joué dans la Résistance par le « parti des 75 000 fusillés ». Une prise de position d’autant plus parlante que celui qui était encore secrétaire départemental LR il y a quelques mois de cela, n’a pas demandé l’investiture de son parti. De quoi y voir un rapprochement avec l’extrême droite ?

    En tout cas, un fait l’en rapproche symboliquement : la procédure judiciaire à son encontre révélée par Mediapart en janvier. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Draguignan pour harcèlement au travail, avec le dépôt d’au moins une plainte de la part d’un agent municipal.

    Bien partis pour être réélus… avant que la justice ne s’en mêle ?

    La situation de David Rachline, maire (RN) de Fréjus, présente quelques similitudes. À la tête de la ville depuis 2014, il vise un troisième mandat, qui pourrait être rapidement écourté par la justice s’il parvenait à l’emporter le 15 ou le 22 mars. Soupçonné de prise illégale d’intérêts dans le cadre de sa nomination à la tête des deux sociétés d’économie mixte, Fréjus Aménagement et Gestion du port de Fréjus, il a été relaxé en janvier mais le parquet a fait appel. Il doit également être jugé en septembre pour favoritisme quant à l’attribution de marchés publics, ce qui avait valu une perquisition de la mairie en mars 2025. Deux affaires qui ont poussé le RN à lui retirer son investiture, alors qu’il en était l’une des figures de proue dans le Sud.

    Dans les urnes, en tout cas, les deux candidats, élus au premier tour en 2020, semblent bien partis pour un nouveau mandat. À Fréjus, David Rachline bénéficiera encore de la désunion des listes divers droite, tandis qu’à Saint-Raphaël, Frédéric Masquelier n’aura sur sa route que deux candidats qui se présentent pour la première fois (Écologiste, avec Emmanuelle Cocusse, et Divers Droite, avec Guillaume Jublot). Il n’y aurait alors que la justice qui puisse – hypothétiquement – mettre son grain de sel en cours de mandat.

    Et ce ne sont par ailleurs pas les seules villes briguées par l’extrême droite ou ce qui s’y apparente de plus en plus. Dans le département, 32 listes tenteront de prendre 28 communes, dont les cinq plus grandes (Toulon, La Seyne, Fréjus, Hyères, Draguignan). Avec l’objectif d’en obtenir plus que les deux (Cogolin et Fréjus) acquises en 2020.

  • Les Toulonnais n’ont plus le droit de se fourvoyer

    Les Toulonnais n’ont plus le droit de se fourvoyer

    Dans ce contexte pas question de bouder les urnes, à moins d’assumer de laisser gagner le parti à la flamme, chaque voix va compter pour ne pas revenir 30 ans en arrière. Les enjeux sont beaucoup trop importants pour refuser de s’exprimer, ne pas le faire c’est consentir au chaos. Ça va être vrai pour ce premier et cela le sera encore davantage au second tour.

    Pas de retour en arrière

    Pour ce qui est de l’offre politique hormis la candidate du Rassemblement national, les électeurs ont le choix.

    La liste de rassemblement de la gauche, des écologistes et des citoyens Toulon en Commun portée par Magali Brunel (PS) a fait, de l’avis unanime des observateurs, une très bonne campagne sur des terres qui sont loin de lui être acquises au regard de la toute-puissance de la droite depuis des décennies aux manettes de la ville. Mais les progressistes comptent bien capitaliser sur le travail effectué au conseil municipal où en jouant la carte de l’opposition constructive elle est parvenue à se faire entendre de la majorité sortante et obtenir d’importantes avancées. Mais aussi et surtout transformer le succès d’estime engrangé en adhésion à son projet solidaire, social et tourné vers l’avenir. Seul obstacle, la candidature de la France insoumise qui a choisi à Toulon de suivre aveuglément la stratégie nationale du guide suprême Mélenchon les yeux braqués sur un autre calendrier électoral. Les 5 à 7% que pourrait recueillir Isaline Cornil vont inévitablement manquer à la liste de rassemblement de la gauche.

    Très certainement sous-estimée dans les sondages, Toulon en Commun pourrait bien malgré tout créer la surprise en dépassant la liste portée par le sénateur LR Michel Bonnus. Ce dernier est soutenu par l’ancien maire de Toulon Hubert Falco (DVD) démissionné d’office après sa condamnation pour abus de biens sociaux. Mais l’appui de l’ex-patron de la droite varoise pourrait bien s’avérer être au final un cadeau plutôt empoisonné, les Toulonnais désirant tourner définitivement cette page.

    Josée Massi en position de battre l’extrême droite

    En attendant, malgré son départ très précoce en campagne et le débauchage de beaucoup d’élus sortants, le sénateur Les Républicains n’est, selon la dernière estimation, pas parvenu à convaincre de sa crédibilité. Son positionnement politique et sa proximité avec Bruno Retailleau n’aident probablement pas à le faire percevoir par les Toulonnais comme un candidat suffisamment rassembleur. Un atout pourtant clé pour espérer ici l’emporter, la bataille se jouant en principe plutôt au centre.

    Reste ensuite la maire sortante sans étiquette Josée Massi, dont nous étions bien les seuls à parier sur la candidature (n’est-ce pas chers confrères ?) qui malgré les coups bas, les intimidations et mensonges dont elle a été continuellement la cible, a tenu bon et est arrivée à convaincre. Plus que cela même puisqu’elle est parvenue à se hisser selon les sondages au rang de seule potentielle gagnante en cas de duel au second tour face à l’extrême droite.

    Mais bien entendu tout ça n’est qu’analyse et prospective, les Toulonnais raisonnables vont devoir faire tout le reste dimanche. C’est-à-dire se mobiliser, pour commencer. Et partir aux urnes avec la ferme intention de faire barrage à la lepéniste Laure Lavalette, voter pour le programme qui correspond le mieux à leurs attentes et, au final, choisir le maire qu’ils méritent. Après il sera trop tard. Les abstentionnistes devant porter pendant 6 ans le poids de leur incapacité à se déterminer. Ou pire encore assumer leur pleine responsabilité d’avoir purement et simplement abandonné la ville à l’extrême droite sans faire acte de résistance.

    Alors que l’inverse ici, contrairement à nos aînés ne réclame aucun courage particulier mais juste la volonté de peser sur le destin commun. Avec pour ce premier tour un choix largement ouvert.

  • François Bernardini se pose en rassembleur des Istréens

    François Bernardini se pose en rassembleur des Istréens

    Cette assemblée impressionnante rajoute à la pression, et confirme l’ambition de réussir une fois de plus avec et pour vous », lance François Bernardini, ému aux larmes face aux 1 613 participants annoncés à son meeting de jeudi soir en la Halle polyvalente. Le maire (DVG) et candidat pour un troisième mandat à la tête d’Istres a assuré avoir « le bénéfice de cette confiance qui dure, qui traverse le temps et permet de se projeter dans l’avenir ».

    Un avenir qui se fera avec une équipe et des soutiens renouvelés, dont celui de Martine Vassal, présidente (DVD) du Département et de la Métropole représentée par Martial Alvarez en vidéo, ainsi que de Renaud Muselier à la tête de la Région, par la voix de sa colistière Suzelle Ayot, conseillère régionale. « Les défis qui s’annoncent sont immenses notamment pour l’avenir de l’étang de Berre, dont il m’a donné la feuille de route » a-t-elle transmis, avant d’ajouter savoir la « capacité à rassembler » de son chef de file. « Il incarne une force de travail, du courage et la détermination nécessaire si vous voulez une ville qui avance créez des emplois et protège son environnement », a-t-elle complété.

    Génération Bernardini

    Soutien également d’Olivier Darrason, député (UDF) de 1993 à 1997, qui voit « la constance et la stratégie » du candidat pour « poursuivre l’investissement dans l’emploi et l’écologie » dont la restauration écologique de l’étang de Berre.

    Un prisme environnemental confirmé par la place prise par Céline Tramontin, présidente du syndicat mixte gestionnaire de la Crau (Symcrau) et adjointe de quartier à Entressen. « François Bernardini est l’homme de ma vie politique, mon mentor, qui m’a permis de devenir l’élue que je suis » a-t-elle retracé, forte de son mandat de représentation de la France au forum mondial de l’eau de 2021.

    « Trois priorités guident notre action : soutenir l’activité économique et l’emploi avec le pôle aéronautique, renforcer la solidarité et la proximité avec un service dédié aux familles monoparentales, et faire de la qualité de vie une réalité avec les trois nouveaux plateaux sportifs, l’aire de jeu, l’espace numérique nexus, la médiathèque et le théâtre », liste la candidate.

    François Bernardini y voit la réussite d’un « paternalisme politique » en celle « qui portera une immense responsabilité » de première adjointe avec qui il souhaite « gravir la dernière marche et lever avec vous le bras de la victoire » face à des concurrents longuement critiqués.

  • [Entretien] « Le vote utile pour Toulon, c’est celui pour Josée Massi »

    [Entretien] « Le vote utile pour Toulon, c’est celui pour Josée Massi »

    La Marseillaise : Quelle politique comptez-vous mettre en place en direction des plus fragiles ?

    Julien Orlandini : Nous avons un axe dédié, dans notre projet, qui s’appelle Toulon solidaire. L’idée est de considérer qu’on doit d’abord améliorer le service public municipal pour l’ensemble des Toulonnais, mais qu’il y a des Toulonnais qui ont, en particulier, des difficultés de vie, des difficultés dans leur parcours et qu’il faut spécifiquement soutenir. Notamment les familles monoparentales, qui sont en fait surtout des mamans solos et qui sont beaucoup plus concernées par la pauvreté, avec beaucoup moins de possibilités de trouver un emploi. Donc, on propose de leur offrir un lieu qui s’appelle l’Escale des Femmes, qu’on installera au Pont du Las. Ce sera un lieu d’accueil, avec des professionnels du soutien psychologique et de l’accompagnement social. Pour ces femmes, d’ailleurs, on continuera l’effort qui a été fait sur les crèches à vocation d’insertion professionnelle, qui sont des structures créées par Josée Massi.

    Et en direction de la jeunesse ?

    J. O. : C’est d’ailleurs le deuxième public fragile, au sens de vulnérabilité, qu’on souhaite soutenir, et en particulier aussi les étudiants. On sait qu’ils sont confrontés à des enjeux d’accès au logement, de précarité alimentaire et à des problématiques de santé, aussi.

    Sur la précarité alimentaire, il y a des choses qui se font déjà avec la Fédération des étudiants toulonnais (Fedet) qu’on a rencontrée. L’idée, c’est de créer une cantine solidaire qui s’appellerait la Copine Toulonnaise. On s’est inspirés de ce qu’on a vu dans d’autres villes, en l’occurrence à Paris. C’est aussi un enjeu de santé et de prévention nutritionnelle.

    Pour leur favoriser l’accès au logement, on a le projet de résidence universitaire à La Rode, mais pas que. Nous allons également créer un espace d’écoute santé mentale, puisqu’on sait que les jeunes sont de plus en plus confrontés à cette problématique. On va beaucoup travailler avec l’assurance maladie notamment sur ces sujets.

    Ensuite viennent les seniors…

    J. O. : Bien entendu. C’est le troisième public auquel on pense quand on parle de fragilité. Nous devons continuer et accentuer les actions sur ce qu’on appelle le « bien vieillir ». Il y a beaucoup de choses qui sont faites aujourd’hui par la municipalité. Nous allons les renforcer et faire mieux connaître encore tous les ateliers sur la prévention de la perte d’autonomie mis en place par le CCAS et avoir une action particulière sur la prévention de l’isolement.

    Il y a beaucoup de personnes qui vieillissent seules aujourd’hui. L’idée est de les repérer et d’aller vers eux pour leur proposer des activités. Pour faciliter leur mobilité, nous allons mettre en place des diablines, ces minibus électriques comme on voit à Aix-en-Provence, afin de faciliter leurs déplacements vers le centre-ville.

    Concernant l’accès à la santé, qu’est-il prévu ?

    J. O. : On a beaucoup parlé jusqu’ici des maisons de santé, un peu moins des équipes mobiles de santé. Il en existe déjà avec des associations comme Promo soins. L’idée, évidemment, c’est de continuer à les soutenir. Il est important d’ailleurs de rappeler que Josée Massi a augmenté le soutien aux associations depuis qu’elle est arrivée, en 2023, de plus d’un million d’euros. Il faut qu’on intensifie encore cet « aller-vers ». C’est aussi un des enjeux du projet.

    C’est un projet que vous qualifieriez de social ?

    J. O. : C’est surtout un projet qui prend en compte les besoins de tous les Toulonnais, et en particulier des plus vulnérables, des plus fragiles. C’est un projet de prévention, d’égalité des chances pour toutes et tous. C’est un projet qui est ouvert à toutes les sensibilités et qui, effectivement, a pour but la protection.

    Je rappelle que la sécurité, ce n’est pas que la sécurité publique. Bien sûr qu’il faut de la police municipale, mais on appréhende la sécurité dans un cadre plus global. On doit protéger les Toulonnais dans leur parcours de vie, donc, effectivement, les plus fragiles.

    Qu’est-ce qui va se jouer dans ce scrutin ?

    J. O. : Les Toulonnais ont d’abord à choisir un maire. Ils ont un maire sortant et qui a fait ses preuves. Toulon ne doit pas être le trophée d’un parti. Nous, on doit pouvoir rassembler très large dès le premier tour. Et les électeurs qui n’auraient pas choisi Josée Massi au premier tour pourront, honnêtement, s’ils regardent bien notre programme, voter sans difficulté pour elle au second tour. En tout cas, on fera en sorte de les convaincre. Mais déjà, on veut les convaincre de le faire dès le premier tour. Josée Massi, c’est le vote utile pour Toulon.

  • À Sanary, Jean-Pierre Meyer pour l’alternative

    À Sanary, Jean-Pierre Meyer pour l’alternative

    Pour sa dernière réunion publique avant les élections, Jean-Pierre Meyer recevait Léo Purguette, pour une séance de questions-réponses de près de deux heures vouée à présenter le candidat de Renouveau pour Sanary. « Cela ne compense pas le débat public que j’aurais souhaité, que tous les candidats sauf Philippe Heno ont décliné », relevait toutefois Jean-Pierre Meyer.

    Se présentant comme un candidat « au service des autres », il a justifié son choix d’afficher le soutien de partis politiques de gauche : « Sans partis, il n’y a pas de liste. Nous disons qui nous sommes, quand les quatre autres listes sont divers droite. C’est gênant, car quand on élit un maire, on élit un grand électeur, qui élit les sénateurs. »

    Vers un retour de l’eau

    en régie publique

    Le président et directeur éditorial de La Marseillaise est revenu sur le mandat qui touche à sa fin, marqué par la condamnation du maire Ferdinand Bernhard à 5 ans d’inéligibilité : « Dans le Var, on a créé des petits seigneurs avec des mandats de plus de 30 ans, qui donnent un sentiment de toute-puissance », a répondu Jean-Pierre Meyer, qui s’est dit en faveur d’une « limitation à deux mandats », mais aussi « du référendum d’initiative citoyenne » pour faire contrepoids et renforcer l’engagement citoyen. Sur un dossier qu’il connaît bien, le Centre de traitement obésité infantile Les Oiseaux, sa fermeture est selon lui « un grand gâchis, un scandale d’État ».

    Le candidat communiste s’est ensuite prononcé sur les services publics, déterminants dans le contexte de baisse du pouvoir d’achat, incarnant selon lui l’un des rares leviers communaux. Le candidat propose ainsi, entre autres, la création d’un centre de santé communal : « Les médecins sont plus enclins à devenir salariés. Cela évite aussi la marchandisation de la santé et protège les valeurs fondamentales de la sécu : la santé pour tous et le tiers payant intégral », plaide-t-il.

    Sur l’important sujet de l’eau, il a évoqué sa prise en charge par la communauté d’agglomération, dont « certains candidats ne parlent pas, alors que c’est là que se prennent les décisions », a-t-il fustigé. Il affirme ainsi « envisager le retour à la régie publique, qui coûte moins cher que la DSP », tout en disant espérer que sa liste fera « au moins 15% pour avoir un siège à la communauté d’agglomération ».

    Sur les questions de vie quotidienne, Jean-Pierre Meyer milite en faveur de l’accession sociale à la propriété, du logement social et de la limitation des Airbnb. Avec le logement, la tranquillité publique, remise en cause par le narcotrafic. « S’attaquer aux dealers ne suffit pas, il faut que l’État remplisse sa mission régalienne », martèle-t-il. Un frein au vivre ensemble comme l’est le manque d’accès à la culture, dont « on a laissé croire qu’elle ne pouvait appartenir qu’à des classes sociales élevées », et que celui qui se présente comme un « élu de la minorité, pas de l’opposition » veut avant tout que sa liste soit « utile à l’intérêt commun » comme le proclament ses affiches.

  • Les prémices d’un printemps avec Toulon en Commun

    Les prémices d’un printemps avec Toulon en Commun

    Depuis un an, j’ai rencontré tant de visages, qui m’ont marqué au cœur, des hommes et des femmes de notre liste qui à force de petites luttes parviennent à soulever des montagnes », commence la tête de liste de Toulon en commun Magali Brunel (PS). En évoquant aussi tous ces êtres rencontrés pendant la campagne sur les places, cafés citoyens et dans les étages des immeubles. Parmi eux, « Émilie, qui travaille au conseil départemental, et qui part avant le premier bus le matin, laissant ses deux fils », qui lui confie : « J’ai su en arrivant dans cette cité, que j’allais les perdre… j’en ai perdu un. »

    « Vous êtes le sens de nos combats ! Les germes de ce printemps 2026, ceux qui porteront le changement dont a tant besoin Toulon », déclare-t-elle, en expliquant comment l’équipe de s’est nourrie aussi de ces histoires. Pour la cheffe de file, « Toulon la combative, ne se résigne pas, même si, dans tant de quartiers gronde le sentiment d’abandon ».

    Et d’épingler les fausses promesses et les grandes déclarations de ceux qui n’ont pour ambition que leur propre ascension.

    Comme la candidate RN Laure Lavalette qui propose d’engager la ville contre les polluants éternels (PFAS), alors que, rappelle-t-elle, le 20 février le parti à la flamme a voté contre le projet de loi qui visait à protéger les concitoyens, de ces mêmes PFAS. Même ambiguïté concernant les campagnes de préventions des cancers du sein, alors que le RN rejette, insiste Magali Brunel, la prise en compte intégrale des soins liés au cancer du sein…

    « Nous sommes le vote utile »

    Et de poursuivre : « Nous portons le seul projet qui affronte avec courage et audace les défis de demain. » Et qui entend tout à la fois agir pour la sécurité dans les quartiers et sur les écoles afin qu’elles jouent leur rôle de mixité et d’ascenseur social.

    Quant à la probité, Magali Brunel déroule les condamnations des élus de droite LR. Comme l’ex-maire de Toulon Hubert Falco, celui de Sanary Ferdinand Bernard, de La Seyne Nathalie Bicais, ou de Marc Giraud ex-président du conseil départemental… Sans compter « le fiasco judiciaire du FN en 95 », qui a vu la condamnation de Le Chevalier à un an de prison avec sursis, et de sa femme, actuel soutien de Mme Lavalette, épinglée pour « discrimination fondée sur les opinions politiques », et de cinq de ses adjoints pour des faits de corruption. Du côté de l’extrême droite l’hécatombe continue encore aujourd’hui dans le département.

    Concernant la solidarité, la représentante de la gauche unie tacle autant Laure Lavalette que le député LR Bonnus « qui n’ont pas un mot pour lutter contre la hausse des loyers, contre le logement indigne et pour des logements sociaux dignes, sûrs et écologiques ». Et d’ajouter : « Par l’encadrement des loyers, nous nous contraindrons les propriétaires à pratiquer des prix justes, par la gratuité des transports en commun, nous allégerons la facture familiale, par les centres de santé nous assurerons une santé pour tous, sans avance ni dépassement d’honoraires et par les kits de fournitures scolaires gratuits, nous mettrons tous les enfants à égalité et nous allégerons la facture de la rentrée ! »

    Des propositions qui prennent en compte les réalités du quotidien, qui parle logement, transport, santé, alimentation, souligne Magali Brunel. Elle conclut : « Nous sommes le vote utile, le changement responsable, le printemps qui vient. »

  • À La Roque-d’Anthéron, Waren Boukhecham trace sa voie

    À La Roque-d’Anthéron, Waren Boukhecham trace sa voie

    Alors que dans plusieurs villes, les listes « sans étiquette » se multiplient, à La Roque-d’Anthéron, Waren Boukhecham estime qu’assumer une liste « citoyenne » constitue un atout. « Contrairement à la liste du maire sortant [Jean-Pierre Serrus], qui est Renaissance, et la liste de l’autre candidat [Jean-Philippe Prost], soutenue par LFI, nous parlons à tous les Rocassiens, c’est notre différence », juge Waren Boukhecham, à la tête de « La Roque Pour Tous », classée divers gauche par la préfecture.

    Dans cette commune d’un peu plus de 5 000 habitants, deux listes de gauche sont en lice pour tenter de ravir une mairie dirigée par la droite. Après plusieurs semaines de campagne, Waren Boukhecham a tenu une dernière réunion publique, à laquelle une « centaine de personnes » aurait participé, mercredi soir. L’occasion, dit-il, de « mettre l’accent sur dimanche ». « Ils auront le choix de continuer doucement vers l’endormissement, ou le réveil, en votant pour nous », lance le candidat, qui promet de faire des « festivités » et de la « jeunesse » des priorités. Waren Boukhecham estime avoir toutes ses chances pour la « victoire ».

    « Depuis que j’ai lancé la campagne, nous avons reçu des demandes de collaboration… Mais nous nous sommes fixés une conduite : sans étiquette ! Nous n’avons pas donné suite », glisse le candidat. Un point noir cependant, selon lui : les « attaques personnelles » qu’il dit avoir subies de la part des deux listes concurrentes : « Nous n’en avons pas tenu compte », assure-t-il. Sa priorité : « Un programme à la demande des Rocassiens, réalisables, et la victoire ! Les gens veulent de la fraîcheur. »

  • Mehdi Medjati veut « protéger » Cabriès et ses habitants

    Mehdi Medjati veut « protéger » Cabriès et ses habitants

    Une salle pleine à craquer, louée allée du Golf, deux pupitres, un vidéo projecteur, et un programme détaillé par la mise en scène d’un débat. Une question, posée par Mehdi Mejdati, seul en lice pour la mairie face à Amapola Ventron, maire sortante. Et une réponse, portée par un adjoint selon sa spécialité. Une mise en scène qui permet au candidat, ce jeudi soir, de détailler la seconde partie de son programme, à trois jours du premier tour des municipales. « Un programme fondé sur deux piliers : combattre les projets dangereux pour notre commune (…) et aller de l’avant, en proposant des propositions concrètes et applicables », résume Mélissa Bire, membre de la liste. Avant d’égrener les dizaines de mesures, Mehdi Medjati promet, devant ses sympathisants, de « prendre un engagement moral. Si je suis élu, si vous faites de moi le maire de Cabriès, dès lors qu’un projet n’aura pas été validé par le vote, par le programme que je vous propose avec mon équipe pendant les municipales, je reviendrais vers vous pour être mandaté dans le cadre d’un référendum d’initiative locale : c’est ça, la démocratie. Autre engagement, dès lors qu’un aménagement particulier impactant un secteur, on fera des consultations citoyennes pour que les habitants aient leur mot à dire. »

    Transparence, démocratie

    Autre promesse, celle de « respecter l’opposition », avec, dans un « souci de transparence, et de travail collectif [la volonté de] confier la présidence des commissions municipales aux élus d’opposition. Ainsi, tous les talents convergeront vers l’intérêt communal ». En finir, aussi, avec « l’hypocrisie des commissions municipales. à la place, nous allons, dans un but de démocratie locale, créer un conseil citoyen ». Au reste de l’équipe, de présenter les projets structurants, nés au cours d’une « campagne de proximité ». Côté écologie, un projet de développement du photovoltaïque sur les toits des parkings municipaux, est promis, visant à « réduire les émissions de CO2 de nos communes, tout en permettant de réduire la facture d’énergie de notre commune et de ses habitants », promet Jérémy Mossé, graphiques projetés à l’appui. Côté logement, « si on écoute l’État, on doit faire 1 000 logements. Je n’en ferais pas autant, sauf à dénaturer le territoire. En revanche, on va en faire », assure Mehdi Medjati. Alors, pour « agir plutôt que de subir » la loi SRU, trois leviers peuvent être exploités : « les bâtis anciens dégradés dans nos centres villageois, particulièrement au Piton, les dents creuses, et la parcellisation ciblée », détaille Nadia Putzolu. Les mesures s’enchaînent : amélioration du parking au Piton, démocratisation de l’accès aux activités sportives, jusqu’à la sécurité. « Nous allons privilégier l’humain sur le terrain », promet Thomas Aveline. Exemple : proposer une « permanence opérationnelle de la police nationale avec un officier de police judiciaire en mesure de prendre de dépôts de plainte sur des demi-journées ». Et au candidat de conclure : « Cabriès a protégé mon enfance et ce que je vous demande en retour est de me permettre de la protéger à mon tour. »