Tag: Elections municipales 2026

  • Le Collectif Fiertés Toulon appelle à voter Josée Massi

    Le Collectif Fiertés Toulon appelle à voter Josée Massi

    « Au lendemain du 1er tour des élections municipales, le Collectif Fiertés Toulon appelle la communauté LGBTQIA+ et toutes les personnes attachées à une ville libre, ouverte et respectueuse de toutes et tous à se mobiliser. » Le communiqué arrivé dans nos rédactions ne s’embarrasse d’aucune ambiguïté face à la menace. Et d’expliquer que depuis plusieurs années, un travail important a été construit dans le Var, et particulièrement à Toulon, pour améliorer la sécurité, l’accompagnement et la reconnaissance des personnes LGBTQIA+. « Ce travail patient, construit avec de nombreux partenaires, pourrait être fragilisé voire remis en cause par l’arrivée de l’extrême droite à la tête de la ville », insiste la présidente du collectif.

    L’arrivée à la mairie de la liste menée par Laure Lavalette (RN) représentant une menace réelle pour les valeurs d’égalité, de respect et de diversité défendues chaque année lors de la Quinzaine et de la Marche des Fiertés. Les prises de position de la candidate alors qu’elle était encore conseillère municipale, en disent long. Et de poursuivre donc clairement : « Face à ce risque, nous appelons clairement à aller voter et à soutenir la liste conduite par Josée Massi, afin de faire barrage à l’extrême droite à Toulon. Nous appelons également toutes les personnes qui se sont abstenues au premier tour à aller voter afin de participer au barrage. »

    L’occasion aussi de remercier les autres listes non qualifiées engagées lors de ces élections dans un combat progressiste et social. Le collectif ouvre le bal. Espérons que les défenseurs des droits humains seront nombreux à entrer dans la danse pour entamer, avant dimanche, une grande marche contre l’extrême droite à Toulon.

    Après, il risque d’être un peu trop tard.

  • Josée Massi en appelle à la mobilisation générale à Toulon

    Josée Massi en appelle à la mobilisation générale à Toulon

    « Nous sommes dans un moment grave, chacun doit prendre ses responsabilités », commence mardi matin, devant la presse, la maire sortante sans étiquette, Josée Massi. Elle veut s’adresser aux Toulonnais avec « clarté » et « sérénité ».

    La candidate rappelle le désastre de 1995 lorsque Toulon s’est livrée au Front national. Le Port du Levant a en effet déjà cédé aux sirènes de l’extrême droite et s’y est retrouvé écrasé sous un déluge de corruptions et malversations. Un poison que la ville a mis deux décennies à évacuer, tant le naufrage moral et économique avait été gigantesque, avec un centre-ville dévasté.

    Un passif que la candidate porte-parole du RN, Laure Lavalette, refuse d’endosser prétendant même mal connaître cet épisode. À cela, Josée Massi lui conseille de s’adresser à l’un de ses propres colistiers, Franck Giletti, qui faisait déjà partie de l’équipe du maire frontiste Jean‑Marie Le Chevallier, le fossoyeur de la ville. Et de poursuivre : «  C’est grâce au travail de la majorité municipale durant ces 25 ans que nous avons redressé la barre collectivement. Nous avons redonné la fierté à la ville, sa prospérité économique, je vous rappelle qu’on est une des villes les mieux gérées. »

    Mais tout cela peut s’arrêter dimanche, prévient Josée Massi, si la digue, en conscience cette fois, venait encore à céder, et une majorité de Toulonnais se laisser abuser par des « promesses intenables ». Ou tout simplement refusant de mener le combat. Prêts à un nouveau sabordage aux effets démultipliés.

    Pour l’intérêt général

    Pour l’éviter, un véritable sursaut sera nécessaire. La première magistrate invite donc les citoyens à regarder précisément les programmes de chacun et à venir la rencontrer, elle et son équipe, pour en discuter et en débattre.Et d’ajouter : « Toutes les préoccupations des Toulonnais m’intéressent. Je veux le dire avec force : mon cap, c’est Toulon et l’intérêt général. »

    La candidate veut donc continuer, comme elle le fait depuis le début de la campagne, à convaincre en s’appuyant sur un projet et la droiture de sa personne. Sans coups bas ni mises en scène, contrairement à la diva des plateaux qui cache la vacuité de son programme par une ironie agressive.

    Mais, attention, la correction ne signifie pas se laisser faire. Elle envoie donc : « Je vis à Toulon, j’ai grandi à Toulon, c’est une ville où j’habite encore. Je ne crois pas que ce soit le cas de mon adversaire qui prétend connaître une ville qu’elle a décidé de quitter. » Élue au conseil municipal en 2020, la candidate du parti à la flamme a en effet choisi de démissionner pour partir à la Région.

    Josée Massi rappelle qu’il ne s’agit ni d’une élection nationale ni d’un concours de notoriété, mais bien de « choisir pour Toulon une équipe capable de gouverner, de décider et de protéger sans idéologie, ni en opposant l’économie au social, ou le centre-ville aux quartiers, et encore moins la sécurité à la liberté ».

    L’urgence aujourd’hui est donc, dit-elle, de « se rassembler pour ne pas laisser les Toulonnais se laisser abuser par des récits simplistes, les provocations permanentes et les postures de Laure Lavalette », en appelant à toutes les bonnes volontés, quelles que soient leurs sensibilités.

    L’occasion de rappeler que Toulon, en agissant de la sorte, a sauvé l’honneur du département en 2024 aux élections législatives en envoyant à l’Assemblée nationale le seul député varois n’appartenant pas à l’extrême droite. Pour être plus précis, c’est le peuple de gauche qui a fait le job. Et il le fera à nouveau, dimanche, toujours viscéralement du côté de la résistance.

  • À Toulon, pas de fusion entre Josée Massi et Michel Bonnus

    À Toulon, pas de fusion entre Josée Massi et Michel Bonnus

    Au soir du premier tour, Michel Bonnus n’a pas tergiversé : sans attendre les résultats définitifs, sa défaite, qui semblait déjà claire, l’a poussé à prendre ses responsabilités et à annoncer son retrait, tel qu’il l’a « toujours dit si (il) arrivait en troisième position ». « Ce soir, un seul mot d’ordre : éviter l’acte 2 de 95 et du Rassemblement national à Toulon le 22 mars », martelait-il, demandant cependant à celle à qui il avait chipé l’investiture LR de « discuter, pour montrer qu’on a réalisé du travail ».

    Une rencontre qui a eu lieu ce lundi entre les deux camps. Et si on se posait, au sortir du premier tour, la question d’une possible fusion des deux listes, les propos du sénateur Républicain n’excluant pas cette option, le camp de la maire sortante a tranché : « On conserve la même liste pour le second tour », a affirmé son colistier Julien Orlandini.

    Rupture définitive

    avec les Républicains ?

    S’il reconnaît qu’il y a eu « des discussions autour de la question de la fusion » le président de la CAF du Var confirme que « Josée Massi a été très claire. Les Toulonnais ne comprendraient pas qu’après avoir dit qu’on n’était pas une liste partisane, et qu’on n’était pas dans une approche d’appareils, on puisse travailler sur des fusions, sur des combinaisons politiques. Il faut être fidèle au choix qu’ils ont fait, car ils ont été près de 30% à soutenir Josée Massi ».

    Un postulat qui ressemble à une volonté marquée de rompre définitivement avec le clan Républicain, qui lui a tourné le dos il y a quelques mois, et qui aujourd’hui lui apporte, à l’image de Jean-Louis Masson, le président du Département, un soutien contraint et du bout des lèvres : « On accueille les soutiens, on les remercie. (Mais) on parle de projet, de vision pour Toulon, de comment converger et se rassembler pour une ville apaisée, qui ne soit pas divisée, ni gérée par un parti », confirme Julien Orlandini, qui reconnaît toutefois qu’« il y a des histoires communes avec Michel Bonnus. On a des convergences sur le projet, ça a été dit au premier tour. C’est cela qui nous occupe aujourd’hui », sans donner davantage de détails, répétant simplement que des discussions étaient en cours.

    Toulon en commun et Magali Brunel, qui ont aussi apporté leur soutien à la maire sortante dès l’issue du scrutin, lui ont également tendu la main, après la désillusion de ne plus compter d’élu de gauche ou écologiste à la mairie. « Nous souhaitons trouver un chemin avec Josée Massi pour continuer à porter un projet de progrès et à faire échouer le RN », appuyait la tête de liste (PS) ce lundi. Du côté de LFI et Isaline Cornil, pas de soutien formel, mais « une seule consigne : pas une voix ne doit aller à la liste RN de Laure Lavalette ».

  • Une autoroute pour le RN se dessine à La Seyne

    Une autoroute pour le RN se dessine à La Seyne

    Le scénario dont n’osaient même pas rêver le RN et Dorian Munoz, arrivés en tête au premier tour avec 35,3% des suffrages, est en passe de se réaliser. Il n’y aura pas de front républicain pour les empêcher de prendre la deuxième ville du Var, giron communiste puis socialiste sur une période totale de 55 ans, entre 1947 et 2020.

    Les trois autres qualifiés au second tour ont décidé de se maintenir. Stéphane Sacco, tête d’une liste d’union de gauche, considère « impensable qu’il n’y ait pas de voix de gauche audible à La Seyne pendant 7 ans. La droite a fait n’importe quoi pendant son mandat », justifie-t-il, affirmant que ni son parti (GRS), ni le PCF, n’avaient donné de consigne de retrait ou de fusion, y compris avec le PS Olivier Andrau, qui se retire, « ne voulant pas porter la responsabilité de l’arrivée du RN », affirme Stéphane Sacco.

    Passe d’armes à droite

    À droite, le maire sortant Joseph Minniti (LR) et le dissident de la majorité Cheikh Mansour (Hor.) se renvoient la balle. Le premier, qui se dit « prêt à discuter, mais encore faut-il qu’on (lui) demande », martèle que le second avait annoncé qu’en cas de 3e place, il se retirerait. « J’en appelle à une réaction républicaine de chacun », lance-t-il, confirmant que sa liste ne bougerait pas. Quant à Cheikh Mansour, il traite son ancien allié de « menteur. Il fait croire qu’il est ouvert, mais pas du tout », réfutant avoir tenu les propos qu’on lui prête. « Son équipe m’a demandé de me retirer contre une aide pour les législatives », jure-t-il, regrettant le fait que « tout le monde savait que le RN serait en haut, personne n’a pris le soin de s’allier ». Seul point d’accord entre les trois candidats : il reste 20 000 abstentionnistes à mobiliser. En une semaine, cela ressemble à nettoyer les écuries d’Augias.

  • À Aix, la configuration du second tour se dessine

    À Aix, la configuration du second tour se dessine

    Au lendemain du premier tour, Sophie Joissains, maire sortante (DVD), est placée largement en tête pour le second tour avec 39,41%. Derrière elle, Marc Pena, à la tête d’une union des forces de gauche et écologistes obtient 20,15% des voix. « Notre score est celui auquel on pouvait s’attendre », rapportait ce dernier, qui maintenait dans la foulée, n’envisager aucune fusion, (le parti Rev, menée par Mounir Ben Ammar n’ayant pas passé la barre des 5%) mais rencontrait les représentants de la France insoumise (8%), pour expliquer son positionnement. « Les conditions que (LFI) posent est un accord technique », justifiait le candidat. Mais, « l’électorat va se retrouver orphelin de ces listes mais il faut qu’on soit dans une dynamique pour attirer, faire en sorte que cet électorat puisse trouver dans cette liste ce qu’il a trouvé dans ce premier tour », détaillait Marc Pena. Ce lundi matin, la France insoumise informait avoir rencontré Marc Pena pour réaffirmer sa « disponibilité à la conclusion d’un accord technique pour le second tour ». « À leur demande, précise Marc Pena. On a discuté d’autres alternatives mais je leur ai expliqué qu’il était impossible que l’on accepte leur proposition, surtout dans une quadrangulaire où le nombre d’élus d’opposition serait moins important et en se retrouvant divisés avec deux élus un peu partout ».

    Joissains « constante »

    Cette même journée, dans l’après-midi, l’équipe de campagne de Sophie Joissains indiquait « que la liste Passionnément aixois vient d’être déposée pour le second tour. Il n’y a pas de nouveauté, il y a de la constance. Il y a une équipe qu’elle a su à la fois renouveler, conserver et construite comme elle l’a souhaité (…) ». La maire sortante estimait, à l’issue de l’annonce des résultats, que « l’intérêt de la droite et du centre serait sûrement que (Philippe Klein) se retire, en effet ». Toujours à droite de l’échiquier, les listes de Jean-Louis Geiger (RN), atteint 15,91%, tandis que celle de Philippe Klein, investit par Horizons, se maintenait elle aussi au second tour, avec un score de 11,80%. « Ces 12% que je représente sont 30% de ceux qui ont voté Joissains, ce n’est pas rien, rapporte Philippe Klein. J’ai toujours été un homme d’union, je suis toujours resté ouvert, à cette heure, j’ai une réunion avec des militants (ce lundi soir), pour savoir quoi faire, je n’ai pas eu de sollicitation concrète, ni eu de démarche concrète. Il y a des petits messages qui viennent de part et d’autre, mais qui ne sont pas entamés, non officiels », confie Philippe Klein, sans plus de détails. Il affirme, à ce stade, ne pas envisager de se retirer.

  • Pas d’union des droites pour le second tour à Martigues

    Pas d’union des droites pour le second tour à Martigues

    Depuis l’annonce des résultats du 1er tour des élections municipales à Martigues dimanche soir, Jean-Luc Di Maria est silencieux. Arrivé 3e avec 25,34% des voix, derrière le député RN Emmanuel Fouquart à 28%, le LR meneur d’une liste divers droite a depuis refusé, par deux fois, de nous répondre sur son maintien ou non dans le cadre de la triangulaire qui s’annonce au second tour.

    Mais lundi soir, le jeu de négociations en arrière-plan entre les deux candidats a donné lieu à une rupture, selon nos confrères de Maritima. Emmanuel Fouquart (RN) a proposé une alliance à Jean-Luc Di Maria que celui-ci a refusé après plusieurs propositions, selon le candidat d’extrême droite cité par Maritima.

    Plusieurs signaux avaient filtré en ce sens. Les colistiers de Jean-Luc Di Maria et d’Un avenir pour Martigues ne taisent pas leurs convictions, en ce lundi post-premier tour. « Le 22 mars, on fait la différence avec Di Maria ! » écrit par exemple Marie Fernandez, 16e de liste, sur son réseau social après l’annonce des résultats dimanche. « Le 22 mars, on a une occasion historique avec Jean-Luc Di Maria […] le 22 mars, c’est notre moment décisif, on vote Un avenir pour Martigues […] le 22 mars, on se mobilise, on agit », développe la candidate.

    « Jamais le RN »

    D’autres colistiers se sont aussi exprimés comme Patrick Buscail, (25e). « Martigues réveille-toi, fais confiance à Jean-Luc Di Maria […] tends-lui la main et dimanche le rêve deviendra réalité », a-t-il écrit lundi après-midi.

    Le candidat a entretenu le flou durant la campagne autour de sa position vis-à-vis du candidat d’extrême droite et de son parti, le RN. En 2020 le Républicain assénait en meeting électoral qu’il « ne céderait jamais aux alliances d’intérêt ou aux stratégies de calcul au risque de perdre mon âme, à commencer par une alliance avec l’extrême droite ». « Jamais je n’accepterai de rapprochement avec le RN », parti « de la haine, de l’exclusion, de la dictature […] un parti charognard », tançait le candidat. Mi-mars, Jean-Luc Di Maria répondait à Maritima que cette position était « obsolète » ayant « vieilli, grandi » tout en promettant ne pas avoir changé de position : « Jamais, droit dans mes bottes. »

    Mais le bruit des bottes se fait plus que jamais entendre dans la Venise Provençale. Le Républicain, par cette décision, n’a pas amplifié cette marche funeste.

  • La vague brune pour l’heure encore contenue à Toulon

    La vague brune pour l’heure encore contenue à Toulon

    Première satisfaction : le pire a été évité ce dimanche. Les prévisions les plus pessimistes il y a encore quelques mois donnaient en effet l’extrême droite gagnante dès le premier tour dans le Port du Levant. Les Toulonnais ont peut-être finalement pas la mémoire si courte que ça et se souviennent du désastre de 1995, à la fois économique et moral dans lequel la ville s’était effondrée. Pour autant vu le score obtenu par la candidate RN Laure Lavalette en remportant près de 40 % des suffrages exprimés, la menace est loin d’être écartée à ce jour. Loin s’en faut même.

    La maire sortante Josée Massi arrivée en deuxième position (30%) va devoir pour commencer faire le plein des voix de gauche. Magali Brunel pour Toulon en commun (qui a l’heure où nous mettons sous presse est à un peu moins de 10%) déclare dès la fermeture des bureaux : « Laure Lavalette et l’extrême droite peuvent conquérir Toulon. C’est un risque réel auquel nous ne pouvons nous résoudre. Face à ce danger pour les valeurs républicaines, pour le vivre-ensemble et pour l’image de Toulon, la responsabilité des forces démocratiques est claire : se rassembler. » Une main tendue à Josée Massi « pour ouvrir sans attendre un dialogue ».

    Michel Bonnus (16%) avait lui de son côté expliqué clairement depuis le début de la campagne, faisant plus qu’espérer pouvoir en bénéficier, que le candidat arrivé 3e devrait purement et simplement se retirer du jeu, se souvenant du scénario fatidique d’il y a 3 décennies avec une triangulaire qui avait installé le Front national à la mairie. Des engagements semble-t-il un peu oubliés dimanche soir. Enfin rien d’aussi tranché. Mais on est persuadé que l’ancien rugbyman sait sortir du stade la tête haute et avec panache même sans l’avoir emporté.

    Sauver l’honneur dimanche prochain

    Tout le monde doit jouer le jeu pour battre Laure Lavalette. pour permettre à Josée Massi de pouvoir dimanche prochain sauver l’honneur des Toulonnais en recueillant toutes les voix de ceux qui ne veulent pas que les valeurs rances de division et de repli du Rassemblement national viennent mettre à mal la concorde et l’avenir de la ville. On jugera sur pièce les révolutionnaires et soi-disant gaullistes… d’opérette.

    La maire sortante sans étiquette ne s’est départie dimanche soir ni de son calme ni de son humilité, et préciser : « Toulon mérite d’être gouvernée dans le rassemblement et dans la dignité et dans l’efficacité. »

    La plus grande prudence est en effet de mise, et ce même si l’arithmétique ce soir plaide en sa faveur, l’ancienne prof de maths est consciente que la semaine qui s’ouvre ne va pas être la plus facile de la campagne mais au contraire concentrer beaucoup de difficultés et être le théâtre d’attaques débridées du Rassemblement national. Comptons sur ses talents d’écoute et le respect de son opposition pour conduire dimanche prochain les Toulonnais à la victoire, ou du moins à sauver leur honneur, ce qui n’est pas rien.

    Rien d’infranchissable au regard de son parcours et de la fibre sociale qui l’a toujours animée. De quoi pour les plus rétifs au front républicain « Oser Josée » sans renier ses idées. À moins d’accepter de contempler sans broncher l’arrivée du parti à la flamme et le laisser dans le Port du Levant présider à nos destinées pendant six ans.

    Le choix est vite fait.

  • À La Seyne, l’extrême droite vire en tête au premier tour

    À La Seyne, l’extrême droite vire en tête au premier tour

    Une seule chose demeurait certaine ce dimanche soir à la Seyne-sur-Mer : le candidat du Rassemblement national Dorian Munoz a réalisé un tour de force en se plaçant largement en tête des suffrages avec 35,30% des voix. Derrière suivent trois candidats : dans l’ordre, le maire sortant Joseph Minniti (LR, 15,91%), le dissident de la majorité Cheikh Mansour (HOR, 13,25%) et le candidat d’union de gauche Stéphane Sacco (11,93%).

    Le premier est en position de force. S’il n’a pas désiré s’exprimer avant que le résultat des votes soit complètement entériné (à l’heure où nous bouclons, des doutes persistent sur certains bureaux), le maire sortant a été vu en train de discuter avec Frédéric Dailleau (SE), crédité de 5,66%. En vue d’une fusion ?

    Sacco ne compte pas se retirer

    Une fusion à laquelle ne devrait pas prendre part Stéphane Sacco. Ce dernier a d’ores et déjà annoncé qu’il ne comptait pas se retirer dans l’idée d’un front républicain face au RN. « Cela signifierait ne plus avoir de conseillers municipaux. Nous l’avons fait à la région et aujourd’hui, nous n’avons plus aucun élu de gauche », justifie-t-il, croyant encore en la possibilité de mobiliser davantage d’électeurs au second tour, notamment dans les quartiers populaires. « Le RN avait fait 15,6% au premier tour en 2020, et 10,9 au second », rappelle-t-il. Une position inflexible même si des consignes nationales étaient données en ce sens ? Du côté de ses colistiers, on ne pense pas que cela changera quoi que ce soit. En revanche, et même si cela n’avait pas encore été fait dimanche soir, des discussions avec les deux autres candidats de gauche, Olivier Andrau (PS, 8,63%), et Zohra Sidi Driss (LFI, 3,99%), bien que celle-ci ne soit pas en position de fusion, étaient envisagées.

    Dans l’équation également, Cheikh Mansour. Arrivé en troisième position, l’ancien membre de la majorité, qu’il a quitté au moment de la condamnation de Nathalie Bicais – dont il reste proche – à une peine d’inéligibilité de 5 ans en mai dernier, se gardait de divulguer tout choix stratégique avant de s’être réuni avec son comité de campagne. Mais il se disait toutefois ouvert à toutes les options, que ce soit une alliance avec Minniti, ou même à travailler avec la gauche dans l’optique de faire barrage à l’extrême droite. « Je ne pense pas que le RN soit une bonne chose pour la Seyne », glissait-il.

  • à Aix, Sophie Joissains devance Marc Pena

    à Aix, Sophie Joissains devance Marc Pena

    Cent-un bureaux de vote à dépouiller et une tension palpable dans la Salle des États de Provence. à Aix-en-Provence, six listes s’affrontent lors de ce premier tour. Candidate pour la première fois en son nom, puisque désignée en 2021 pour prendre le relais de sa mère Maryse Joissains, Sophie Joissains (UDI), maire sortante de la capitale de Provence, mène une liste divers droite. Elle se retrouve, pour ce premier tour, en concurrence proche avec Marc Pena. Le député PS et conseiller d’opposition mène une liste née d’une union des forces de gauche et écologistes. Un match aux enjeux bien différents du scrutin de 2020, ou Maryse Joissains se retrouvait, dès le premier tour, en lice face à Anne-Laurence Petel, alors députée (LREM).

    Dès les cinquante premiers bureaux dépouillés, aux alentours de 21h15, la tendance affichait Sophie Joissains en tête, avec plus de 38% des votes, suivie de Marc Pena qui se maintenait à un peu plus de 20%.

    Possible quadrangulaire

    Toujours sur ce même temps de soirée se positionne Jean-Louis Geiger, candidat RN avec plus de 16%des voix, Philippe Klein, candidat investit par Horizons, avec une tendance à plus de 12%, Julie Boronad, tête de liste LFI avec plus de 8% et Mounir Ben Ammar, à la tête de la liste Révolution écologique pour le vivant (REV, DVG), avec plus de 4%. Aux alentours de 22h, le taux d’abstention sur l’ensemble des bureaux de vote était estimé à 51,46%. Au fil d’un long dépouillement, la tendance aura suivi une courbe stable. Un peu après 22h, les résultats affichés sur grand écran évoluaient à peine, hormis pour Jean-Louis Geiger, dont le score atteignait les 15,99%. Dans la Salle des États de Provence, la maire sortante s’affiche entourée des soutiens, Jean-Marc Perrin, conseiller départemental (LR), et son père, Alain Joissains, maire de la commune entre 1978 et 1983. Les autres colistiers ont pour la plupart attendu les résultats dans leurs locaux de campagne. Ni Marc Pena (PS), ni Sophie Joissains (UDI) n’ont souhaité s’exprimer avant les résultats finaux. Il aura fallu attendre 22h30 passés pour que Sophie Joissains, face à une salle comble, annonce les résultats finaux : Julie Boronad à 8% (3 833 voix), Jean-Louis Geiger à 15,91% (7 620 voix), Philippe Klein à 11,80% (5 652 voix), Marc Pena à 20,15% (9 649 voix), Mounir Ben Ammar à 4,72%(2 259 voix), et Sophie Joissains à 39,41% (18 871 voix). Jean-Louis Geiger (RN) et Philippe Klein (Horizons) peuvent donc aussi se maintenir au second tour, avec Sophie Joissains et Marc Pena.

    Des applaudissements nourris ont alors éclaté dans la salle à l’annonce des résultats. « Merci du fond du cœur, ce soir, je suis très émue », a déclaré Sophie Joissains, avant de répondre aux questions de la presse. Au total, 97 593 inscrits ont été recensés à Aix-en-Provence, pour 48 629 votants, soit une participation qui s’élève à 49,83% pour ce premier tour. « C’est une analyse qui n’a pas encore la précision, mais qui néanmoins montre que cela [ce résultat] vient de l’ensemble de la ville d’Aix-en-Provence. Je dois dire que la politique qui a été menée, je l’ai souhaitée dans le sens de l’intérêt général, dans le sens d’une exigence d’excellence qui puisse concerner tout un chacun et ne laisser personne au bord du chemin », déclare Sophie Joissains.

    Nous n’avons pas pu recueillir les déclarations de tous les candidats à l’heure de notre bouclage.

    « Merci du fond du cœur,
    ce soir, je suis très émue »

  • À Martigues, Gaby Charroux tient bon dans la tempête

    À Martigues, Gaby Charroux tient bon dans la tempête

    Martigues la républicaine tient bon dans la tempête ! » lance le maire (PCF) et candidat à sa réélection, au moment de proclamer les résultats définitifs du 1er tour des élections municipales pour la ville de Martigues dimanche soir.

    Devant la foule réunie au sein de l’hôtel de Ville, l’édile a annoncé dans l’ordre les 3,04% récoltés par Anne-Marie Sudry (DVG) ancienne adjointe (GRS) de la majorité, 7,9 % pour Frédéric Grimaud (DVG), tête de liste insoumise du Collectif citoyen martégal, suivi de 25,3% pour Jean-Luc Di Maria (DVD), candidat LR et de 28% pour le député RN Emmanuel Fouquart. Enfin, Gaby Charroux annonce que la liste d’union de la gauche et citoyenne qu’il conduit récolte 35,71% des voix, pour une participation de 57,55%, qu’il considère comme « pas très fameuse ». Et rajoute : « Mais il y a sans doute des raisons et c’est à nous d’aller chercher ceux qui ont manqué » remarque-t-il. Des résultats définitifs sous réserve de modification ultérieure.

    Triangulaire en vue

    Le maire sortant a fait part de sa « satisfaction et du plaisir » qu’il retient de la campagne. « Nous avons travaillé dur et nous sommes très contents des résultats qui nous placent en tête. On nous annonçait une vague RN mais on résiste ! Nous sommes devant le RN », jubile le candidat devant une assistance soulagée, répondant par des applaudissements et clameurs.

    Mais la campagne n’est pas terminée, avec le second tour déjà en tête pour le candidat communiste. « Il est très probable qu’il ne restera que 3 listes, nous allons mener bataille contre le RN et la droite », annonce Gaby Charroux. S’agissant d’éventuelles discussions avec d’autres candidats, le maire indique que « nous restons sur nos objectifs », estimant qu’il est « un peu tôt à peine après avoir annoncé les résultats ». « Nous avons besoin de réfléchir », considère-t-il, la nuit portant conseil, en attendant de « voir ce que les autres vont faire ».

    C’est peut-être là l’enjeu du second tour : les abstentionnistes. « Nous sommes en tête dans beaucoup de quartiers populaires mais avec une forte abstention », relève le maire sortant, se disant que c’est « à nous de travailler ceux qui n’ont pas voté ».

    Forte abstention

    D’autre part, l’édile pense aux voix issues des deux autres listes de gauche. « À nous d’aller chercher leurs électeurs pour qu’ils nous accompagnent pour faire barrage au RN. À eux de dire ce qu’ils veulent : le pouvoir au RN ou défendre les idées de la gauche comme ils l’ont affirmé dans leur campagne », tranche Gaby Charroux.

    À quelques pas, Frédéric Grimaud commente les résultats : « On est parti de 0 on fait 8% et c’est bien, on est content, on aurait peut-être préféré 10% mais ce n’est pas ce qui est important » estime le chef de file du Collectif citoyen martégal. « Ce soir je vois la droite cumulée au-dessus de la gauche. On réunit une assemblée ce soir pour une analyse collective » et la rédaction d’un communiqué. En attendant, l’insoumis l’affirme : « Soit le maire appelle à un front républicain et peut-être qu’on répondra, soit on fera un communiqué de second tour ».

    De son côté, Anne-Marie Sudry (DVG) n’a pas souhaité réagir dimanche soir. De l’autre côté, à droite, Jean-Luc Di Maria n’a pas non plus fait de commentaire.