Tag: Elections municipales 2026

  • Stéphane Sacco mobilise avec un message d’espoir à La Seyne

    Stéphane Sacco mobilise avec un message d’espoir à La Seyne

    « Jaurès nous rappelle que les grandes œuvres humaines sont longues, difficiles, exigeantes, mais qu’elles sont toujours portées par l’espérance. C’est cette espérance lucide, combative, que nous sommes venus faire vivre ce soir », commence le chef de file de la liste « Uni.e.s à gauche pour La Seyne », Stéphane Sacco, devant une salle de la Bourse du travail remplie et réceptive.

    Le chef de file insiste sur le rôle que joue la commune dans la cohésion sociale, en pointant que « la République ne commence pas dans les palais », mais se manifeste « dans une école municipale rénovée, dans un service public accessible à la portée de tous, dans une mairie qui respecte ses habitants et qui ne laisse personne de côté ».

    Pour y parvenir, il ne s’agit pas de gérer la ville à la petite semaine, mais de savoir se projeter dans l’avenir sur 15-20 ans, insiste-t-il.

    Ce qui ne signifie pas, précise Stéphane Sacco, bien au contraire, de remettre à plus tard les grands chantiers structurants et urgents pour la ville. « Le temps long commence tout de suite et sera pris en compte dès le premier budget », assure le capitaine de la liste.

    Un projet ambitieux

    Il s’agira donc, pour la nouvelle équipe aux manettes, d’agir concrètement dès le premier mandat pour répondre aux besoins des habitants, notamment en matière d’accès aux soins ou « pour que les enfants soient accueillis dans des écoles décentes ».

    Et de reprendre avec emphase : « Nous voulons une ville qui émancipe. Une ville où l’on ne réduit pas la jeunesse à un problème, mais voit en elle la solution pour l’avenir. Une ville où les quartiers ne sont pas des angles morts. »

    La tête de liste a également rappelé quelles étaient les responsabilités de l’équipe dans la lutte contre l’extrême droite. « Partout où la justice sociale recule, là où l’on renonce à expliquer, à élever, à rassembler, d’autres discours avancent », rappelle-t-il. Il s’agit donc d’inverser la vapeur « par une République vivante, exigeante, fraternelle pour toutes et tous ».

    L’occasion pour le capitaine Sacco de mettre en avant son équipe plurielle avec laquelle il compte bien réaliser « ce projet ambitieux ».

    L’ambiance est bien là. Tout le monde a envie d’y croire dans cette campagne.

  • À Gardanne, la gauche met le cap sur la solidarité

    À Gardanne, la gauche met le cap sur la solidarité

    « Nous devons lutter contre l’immobilisme », encourage Jean-Marc La Piana. à Gardanne, le candidat, qui porte la liste « Ensemble, changeons de cap », née d’une union des forces de gauche et écologistes, a tenu son premier meeting de campagne, mercredi soir, en mairie annexe de Biver. Un lieu de « choix. Biver, ce n’est pas une annexe, c’est bien plus que ça, c’est un quartier, c’est même un village ». C’est d’ailleurs ici que devrait être créé, dès le premier conseil municipal, un conseil de quartier.

    Au terme de « six mois de travail » et réunions pour construire un programme, le candidat a pu présenter les grandes lignes de son projet. Il a formulé les premières promesses de campagne. Les colistiers les plus proches ont également été dévoilés. Parmi eux, des visages familiers, issus du Collectif Citoyen Gardanne Biver (CCGB) et de L’avenir nous appartient, groupe d’opposition qu’il mène, réunis désormais dans une même campagne. De nouveaux noms figurent aussi sur la liste. D’un enseignant à un policier municipal retraité, la liste se veut « représentative de nos quartiers, de notre diversité », estime Sylvia Caramanna, coprésidente du comité de campagne.

    Écologie, éducation…

    Chacun des colistiers venus au pupitre a présenté un pilier du programme. Terry Morrant, l’un des plus jeunes membres de la liste, promet « du concret, car une ville attractive ne s’improvise pas », avec marché de producteurs le samedi matin, pour redonner « vie au cœur du quartier ». Côté solidarité, Amélie Barbey (PCF) annonce la mise en place d’une « mutuelle municipale, dispositif qui va permettre d’accéder à une santé complémentaire à des tarifs négociés ». Elle souhaite également « repérer les spécialités manquantes et attirer les professionnels dans les locaux communaux en échange de l’application du tiers payant ». La question du handicap et la concertation avec les associations pour développer de nouveaux projets figurent aussi au programme. « L’inclusion est une intention et des moyens mis à son service », lance Amélie Barbey.

    Un large volet écologique compose aussi le programme. Laurent Deshaies (EELV) promet un « vrai plan de rénovation de la voirie, quartier par quartier ». Avec surtout, d’ici 2028, la fermeture totale et définitive de la décharge de la Malespine. Pour la sécurité des Gardannais, Mohamed Abdellaoui, ancien policier municipal, plaide pour « une police de proximité (…) et la création d’une véritable brigade de l’environnement ».

    Puis Kafia Bensadi, engagée en 2020 aux côtés du maire sortant Hervé Granier, avant de rejoindre l’opposition « parce qu’il n’y a rien de pire que de s’engager et voir jour après jour que les engagements sont reniés », présente l’éducation comme l’une des priorités du mandat : « Nous engagerons le Plan École 2030. »

    Marion Robert a abordé ensuite la gestion des finances municipales. Il s’agit d’abord de « regarder la réalité en face. Nous allons changer de méthode, nous engager dans une ligne transparente et responsable. Nous mettrons fin aux pratiques douteuses et irrégulières qui gaspillent l’argent public ». Non sans citer notamment le fiasco de la Smart City et le récent rapport de la Chambre régionale des comptes.

    Dernier à prendre la parole, Jean-Marc La Piana promet : « Dans cette ville, chaque habitant sera respecté, écouté, considéré. Le mépris et l’abandon c’est fini (…). L’humain sera placé au-delà des logiques financières. »

  • À Toulon, les progressistes prônent transparence et contrôle renforcé

    À Toulon, les progressistes prônent transparence et contrôle renforcé

    Dans une ville et un département où se concentre l’un des plus grands nombres d’élus « démissionnés » par la justice, mieux vaut prendre la question au sérieux et réfléchir à des outils permettant d’éviter que d’autres ne s’écartent demain, volontairement ou non, du droit chemin. C’était tout le sens du forum organisé, ce mardi soir au Télégraphe, par la liste Toulon en commun, en compagnie d’Eva Joly et du journaliste d’investigation Claude Ardid.

    « L’ancien maire, président de la Métropole et ancien-président du conseil départemental, Hubert Falco, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis, 30 000 euros d’amende et 5 ans d’inéligibilité pour recel de détournement de fonds publics », débute Magali Brunel, tête de liste.

    Elle souligne aussi que, dans ce même camp de la droite varoise, l’ex-maire de Sanary Ferdinand Bernard, l’ex-président du conseil départemental Marc Giraud ou encore l’ex-maire de La Seyne, Nathalie Bicais, ont eux aussi été condamnés ces derniers mois. L’actuel président du Département, Jean-Louis Masson, a écopé d’une amende de 15 000 euros pour prise illégale d’intérêts. Et de poursuivre : « Nous ne pouvons pas tolérer ces comportements douteux, ces détournements, ces corruptions… » L’occasion d’épingler l’extrême droite, et plus précisément le RN, « parti le plus condamné de France et pas seulement pour injures racistes », précise André De Ubeda (PCF), 2e sur la liste.

    « Tourner la page du cercle des barons »

    Plusieurs élus varois du parti de Laure Lavalette ont eux aussi été condamnés, notamment le député RN de la 7e circonscription Frédéric Boccaletti, impliqué dans une affaire de violences avec armes. Quant au maire de Fréjus, David Rachline, il sera jugé en septembre pour favoritisme. « Nous ne voulons ni des affairistes sans scrupule, ni du démantèlement de notre pacte social et républicain. C’est pour cela que nous devons mettre, dans le débat des municipales la probité, la transparence et leur corollaire, la participation de tous à la vie publique. C’est la base de notre démocratie », acte Magali Brunel.

    Toulon en commun s’engage à ce que tous les élus bénéficient de formations sur la probité et la transparence, et qu’ils soient accompagnés, lors du mandat, par le déontologue de la ville. L’équipe commandera également, dès son arrivée aux responsabilités, un audit de l’Agence française anticorruption. Pour réparer la confiance rompue entre citoyens et élus, elle promet aussi de rendre compte de manière transparente de l’action menée et des dépenses engagées.

    « Je prends rarement la parole, mais je suis très heureuse de le faire à Toulon, pour soutenir cette liste de gauche. Parce que je sais que ce qui se joue ici. Nous allons battre l’extrême droite », commence Eva Joly. Elle enchaîne sur le thème de la corruption, qui « détruit la confiance des citoyens ». Elle explique la facilité à l’accepter et la difficulté de résister : « On vient vous dire : il y a un grand projet de stade ou de pont, nous allons augmenter le prix artificiellement de quelques millions, et pour toi il y a 500 000 euros. Si tu signes, t’es bien vu. Par contre, résister, dire non, c’est t’exclure : tu deviens l’ennemi à abattre. »

    Le journaliste d’investigation Claude Ardid a rappelé qu’il avait été placé à trois reprises sous protection policière par le préfet du Var de l’époque, pour avoir enquêté sur les liens entre pègre locale et certains responsables politiques. Des faits qui remontent aux années 1990 : « Je n’oublierai jamais ce système mafieux qui a causé des morts et entraîné une corruption financière à un niveau très élevé. C’est moins pire qu’avant, mais ce n’est pas fini. »

  • À Toulon, quel écho pour le lamento d’Hubert Falco ?

    À Toulon, quel écho pour le lamento d’Hubert Falco ?

    Bien entendu, tout le monde garde en tête et met à son crédit d’avoir éjecté, en 2001, une extrême droite en pleine déliquescence de la tête de Toulon, puis rebâti la ville sur les ruines d’une mandature calamiteuse. Un certain courage politique également, en rompant avec son parti les Républicains devenu « trop à droite », bel euphémisme, sous Éric Ciotti.

    Tout cela étant dit, sa voix est-elle encore audible, aujourd’hui, pour les Toulonnais ? Beaucoup lui reprochent la perte d’une certaine cohérence politique. Il a beau aujourd’hui faire amende honorable, dire qu’il s’est trompé : la trahison risque d’être mal digérée et faire perdre un peu de sa splendeur à celui qui faisait de sa constance une force.

    Après avoir adoubé Josée Massi en juin 2024, nous avoir confié en exclusivité qu’elle était « l’avenir » de la ville puis confirmé un peu plus tard par communiqué son total soutien à la maire sortante aujourd’hui candidate (SE), il retourne subitement sa veste, à la rentrée, au bénéfice du candidat (LR) Michel Bonnus. Ce dernier, pourtant, avait débuté sa campagne sans même attendre les décisions des recours judiciaires de son ancien mentor, spéculant même sur sa chute annoncée.

    Mais bon, on a semble-t-il la mémoire courte de ce côté de l’échiquier politique, certains amis d’hier (ils n’étaient pas nombreux à se bousculer au portillon à l’époque) devenant des proscrits, alors que d’autres, un peu moins scrupuleux, retrouvant grâce.

    De quoi faire perdre leurs repères à pas mal de Toulonnais.

  • Nicolas Koukas mise sur Richard Vidal à Arles

    Nicolas Koukas mise sur Richard Vidal à Arles

    Ce dernier, natif d’Arles, ingénieur chimiste spécialiste
    de l’ADN et aujourd’hui retraité, a décidé de rejoindre l’équipe
    de l’Union pour Arles, « car je voulais faire quelque chose pour ma ville, qui décline »,
    avance le désormais candidat.

    Richard Vidal estime que « l’industrie lourde ne reviendra plus. Mais Arles possède des atouts pour attirer de petites unités
    à taille humaine.
     »

    « Des clusters qui seront certainement très intéressés
    par les nombreux charmes de la commune
     », avance l’ingénieur.

  • Rémi Esnault présente liste et programme à Fos-sur-Mer

    Rémi Esnault présente liste et programme à Fos-sur-Mer

    C’est faire d’une pierre deux coups. Mardi soir, le théâtre Jean-Hetsch de Fos-sur-Mer s’est rempli pour l’annonce du programme et de la liste de Rémi Esnault (DVG), candidat présenté comme le successeur du maire René Raimondi. Près de 80 mesures en 12 points sont avancées par le chef de file de la liste « Notre Fos », accompagné de 34 colistiers, avec un fort renouvellement par rapport à 2020.

    De nouveaux visages à l’image de Romain Trolliet, connu pour son engagement à la CGT sur le golfe de Fos. « Le renouveau de l’équipe donne un nouvel élan, avec des jeunes comme moi au sens politique », estime le candidat, soulignant tout de même qu’« on ne pourrait pas avancer sans le socle solide laissé par les élus d’avant, qui savent comment gérer la ville et honorer nos engagements ».

    Les engagements seront nombreux. Les trois priorités de Rémi Esnault sont la sécurité, la santé et le pouvoir d’achat. « Nous avons un policier pour 380 habitants, mais il nous faut une police municipale plus forte. Nous créerons un nouveau central de police municipale et un poste mobile sur les événements et les plages pour assurer la sécurité au plus près », annonce le candidat.

    Un complexe médical

    « Il n’y a pas une ville où on n’en parle pas, mais nous, on peut le faire », assure Rémi Esnault au sujet de son projet de complexe médial pluridisciplinaire aux Vallins. Le projet serait même « déjà entamé ». Dans la même thématique, Monique Potin, cheffe d’entreprise, défend la création d’une plateforme de répit pour les aidants : « Pour les patients d’Alzheimer ou de maladies chroniques qui veulent rester chez eux, la plateforme permet de donner du répit à l’aidant. On prend en charge le malade la journée pour que l’aidant puissent avoir des loisirs. »

    Concernant le pouvoir d’achat, le candidat Cédric Carian, commerçant, revient sur les chèques proposés par la Ville : « Pour aider le porte-monnaie des familles et dynamiser le commerce local, on veut aller plus loin avec deux nouveaux chèques de 100 euros, un pour le sport car les clubs coûtent vite cher, et un pour la culture, le cinéma ou le théâtre. » Rémi Esnault complète ce volet en mentionnant une autre mesure phare : « Notre cantine de qualité, déjà accompagnée par le pass restauration, passera à 0,50 euro pour tous les enfants, quels que soient les revenus des parents, et le prix du temps périscolaire sera réduit de moitié. »

    Sur le terrain social, Rachel Tarantino annonce l’implantation d’une ressourcerie à la Mériquette. « Un lieu de rencontre et d’échanges qui permet de donner », afin de favoriser « une économie circulaire et la réinsertion de personnes éloignées de l’emploi depuis longtemps », complète-t-elle.

    Parmi les autres annonces figurent un complexe aqualudique, un lycée industriel, trois nouvelles plages, un festival de musique et de nouveaux loisirs à Parsemain. Un programme « budgétisé et planifié », affirme le candidat au fauteuil de maire.

  • À La Seyne, l’équipe de Stéphane Sacco s’élargit encore

    À La Seyne, l’équipe de Stéphane Sacco s’élargit encore

    « Stéphane Sacco est la seule tête de liste déclarée qui m’a témoigné publiquement et personnellement son soutien face aux attaques et aux propos nauséabonds dont j’ai fait l’objet. Je n’oublie pas ce geste », commence le président du collectif « Citoyens en Seyne ». Mais il explique que son choix est guidé avant tout par le désir de rejoindre une démarche construite dans le temps et tournée vers l’intérêt général. « Nous partageons les mêmes valeurs sociales et sociétales », insiste-t-il. Face la menace de l’extrême droite, il fait donc aujourd’hui le choix responsable du rassemblement et renonce donc à conduire une liste concurrente. Il préfère « contribuer à construire une dynamique solide et durable » au service des habitants.

    La gauche se renforce

    C’est dans ce cadre que Samir Ben-Mihoub et plusieurs membres issus de la société civile, engagés au sein de « Citoyens en Seyne », décident donc de rejoindre « Unis.e.s à Gauche » pour La Seyne. En saluant l’engagement de Stéphane Sacco depuis plusieurs années dans le monde associatif, notamment au sein de La Seyne Avenir, et ce bien avant que ne démarre la bataille des municipales.

    Samir Ben-Mihoub met également en avant le profil et les compétences de la tête de liste, soulignant qu’en tant qu’ingénieur et expert reconnu au niveau national, Stéphane Sacco propose des solutions concrètes reposant sur la méthode et l’efficacité.

    « Le respect, la rigueur, l’honnêteté et la volonté de faire de la politique autrement, en se concentrant sur les besoins des habitants » sont également des principes qui leur sont communs et qu’ils entendent défendre et conjuguer ensemble.

    « Ce ralliement marque le début d’une nouvelle étape », affirme Stéphane Sacco, avec à présent une campagne menée collectivement, « ouverte et structurée, associant des citoyens engagés et des forces politiques désireuses de travailler ensemble ».

    Propositions du terrain

    Le collectif continuera à porter une parole citoyenne au sein du rassemblement, ajoute-t-il, avec l’objectif de faire remonter du terrain des propositions utiles sur les grands enjeux de la commune. Et de poursuivre : « Nous sommes très heureux que Samir, ainsi que les personnalités qui l’accompagnent nous rejoignent. Je connais son engagement au sein de la société civile et, surtout, dans nos quartiers, pour notre ville. »

    Pour le chef de file de la liste « Uni.e.s à gauche pour La Seyne », les bonnes nouvelles se succèdent en ce moment. Avec les soutiens officiels des mouvements Génération.s et Debout !, portés respectivement par Benoît Hamon et François Ruffin, « qui viennent renforcer la dynamique de rassemblement à gauche ».

    Un élan qui pourrait conduire d’autres acteurs à reconsidérer des stratégies pas très responsables. En attentant, l’équipe de Stéphane Sacco est plus que prête à rencontrer les Seynois, mercredi soir, à la Bourse du travail pour un nouveau grand meeting.

  • La gauche unie à Port-Saint-Louis présente ses candidats

    La gauche unie à Port-Saint-Louis présente ses candidats

    « Seule, je ne suis rien, ensemble, on ira loin », lance Aurélie Grach lundi soir en conclusion de la réunion publique de la liste d’union de la gauche, Vivons mieux Port-Saint-Louis, (DVG) qu’elle conduit. Les colistiers et colistières, âgés de 28 à 86 ans, sont dispatcheuse de navire, retraitée et fille de communistes italiens ayant fui Mussolini, militants syndicalistes ou communistes, coiffeuse ou électromécaniciens.

    Toutes ont décidé de suivre Aurélie Grach dans la bataille des municipales pour « porter la voix de l’éducation et de l’école », dans le cas d’Emmanuel Stamatiou, ouvrier docker, syndicaliste, communiste et musicien. « C’est le premier sanctuaire de la République pour chaque enfant. Les enfants ne doivent plus avoir froid l’hiver et chaud l’été, il y a urgence d’accélérer la rénovation des groupes scolaires », estime le candidat, qui parle également de « pilier de l’égalité » dans le fait de bien manger à l’école, dans une cantine « accessible ».

    La culture aussi, doit être accessible, dans l’idée d’Elisabeth Taormina, fonctionnaire métropolitaine et passionnée de peinture.

    « L’essentiel, la santé »

    « La vie de nos quartiers, la jeunesse et les seniors font ensemble battre le cœur de notre ville. Trop de quartiers sont laissés de côté », considère la candidate, selon laquelle « la culture créée du lien entre les générations. Elle ne doit pas être un luxe, mais fédérative et vivante, accessible à tous ». Et considérée comme « un outil de vivre ensemble ».

    Le centre-ville et les commerces sont le credo d’Emélia Dragonas-Guérini. « J’ai assisté à la défiguration du centre-ville », juge-t-elle, parlant de « mission impossible pour s’acheter un pantalon » dans un centre-ville qu’elle présente « sans commerce ni lieu de passage ». « J’ai la folle envie de voir un centre-ville attractif toute l’année, avec des lieux d’échanges et de convivialité et pas juste des feux d’artifice les soirs d’été », tacle la candidate.

    « Revenir à l’essentiel, la proximité et la sincérité » est le mantra de François Barges, secrétaire du syndicat CGT de l’usine Marcegaglia et colistier, souhaitant « assurer la santé et la sécurité pour tous ».

    « Des personnes de valeur prêtes à travailler pour notre ville et tous ses habitants », pour Aurélie Grach, « fière d’être tête de liste citoyenne et de gauche », face à « la politique de droite macroniste » du maire sortant « qui défile avec le député RN » selon la candidate.

  • [Entretien] Manuel Bompard : « Au second tour, face à l’extrême droite, on se rassemble »

    [Entretien] Manuel Bompard : « Au second tour, face à l’extrême droite, on se rassemble »

    La Marseillaise : On vous voit régulièrement dans le Var, vous serez aussi à Toulon le 21 février pour le meeting d’Isaline Cornil. C’est un enjeu particulier pour LFI ?

    Manuel Bompard : C’est un département au contexte difficile car la quasi-intégralité des députés sont d’extrême droite. Il y a une volonté d’y mener un travail de résistance aux idées du RN. Je suis également le référent du Var pour LFI, je viens donc régulièrement apporter mon soutien aux militants engagés dans les mobilisations et les campagnes électorales.

    À La Seyne, à Toulon, comme dans de nombreuses villes, LFI présente sa propre liste. Pourquoi ce changement de stratégie, après avoir favorisé l’union de la gauche avec le NFP et la Nupes ?

    M.B. : Il y a un certain nombre de listes au niveau national dans lesquelles on est engagé et qui sont soutenues par d’autres formations. On a cherché à partir de notre programme, et on a proposé à celles et ceux qui voulaient construire ces listes avec nous de le faire. Ça a été possible dans certains cas, dans d’autres non. Notre conviction, c’est que les listes de gauche ne pourront gagner des villes que si elles s’engagent sur des mesures claires : des services publics qui ne sont pas délégués au privé, l’accès à certains biens communs fondamentaux comme la gratuité de la cantine scolaire, l’expérimentation du référendum d’initiative citoyenne, la lutte contre le logement indigne… On a d’abord l’objectif de répondre aux aspirations des habitants, et on essaie ensuite de rassembler autour de ces propositions.

    Si LFI se retrouve au second tour derrière une liste de gauche, notamment dans des villes sous la menace de l’extrême droite, peut-on s’attendre à un retrait ?

    M.B. : Pas le retrait, le rassemblement. C’est vieux comme la gauche que plusieurs listes se présentent au premier tour, puis qu’elles se rassemblent. Et souvent, elles fusionnent, pour que les différentes sensibilités puissent être représentées au conseil municipal. On est très clair : partout où on sera en tête à gauche, on proposera le rassemblement. Si les candidats en tête font la même démarche, on y travaillera. Est-ce possible ? Je pense que tout le monde devra prendre ses responsabilités. Il peut y avoir des désaccords, des débats extrêmement profonds, mais il y a ensuite un devoir de responsabilité. Et ceux qui utilisent des prétextes pour justifier la division, favorisant la victoire de la droite ou de l’extrême droite, prendraient une très lourde responsabilité. Mon discours est très clair, que chacun en fasse de même. C’est la moindre des choses quand on se revendique de gauche : au second tour, face à l’extrême droite, on se rassemble.

  • Solliès-Pont cœur à gauche samedi en réunion publique

    Solliès-Pont cœur à gauche samedi en réunion publique

    Le collectif Solliès-Pont cœur à gauche, qui regroupe des militants associatifs, politiques et des citoyens guidés par l’intérêt général, vous donne rendez-vous ce samedi à 17h au Foyer Quiétude. Au programme de ce moment d’échange la présentation des colistiers et leurs propositions pour une ville plus écologiste et solidaire.

    Une liste qui se revendique fièrement de gauche et écologiste et qui souhaite gérer la ville en associant les habitants par la concertation voire la consultation sur les grands projets.

    Réunion publique

    Contrairement à ce que fait, selon l’équipe Solliès-Pont cœur à gauche, le maire sortant André Garron (DVD), qui mène la ville de manière un peu trop à leur goût « personnelle et autoritaire ».

    La liste conduite par Christiane Vincent (apparentée PCF) propose entre autres la rénovation de la gare. Mais aussi d’améliorer la mobilité en travaillant avec le Département pour rendre le Zou plus accessible, avec des bus plus fréquents.

    Le développement des pistes cyclables et aménagement pour vélo sont bien entendu également sur les tablettes de la gauche. Ainsi que la mise en place de navettes gratuites à l’intérieur de la commune afin de répondre aux besoins des habitants.

    L’équipe vous attend à cette prochaine réunion publique pour détailler ce projet susceptible de répondre aux défis environnementaux et sociaux et rendre la commune plus solidaire, participative et citoyenne et pleinement engagée dans la transition écologique.