Tag: Elections municipales 2026

  • Uni.e.s à gauche pour La Seyne et la sécurité publique

    Uni.e.s à gauche pour La Seyne et la sécurité publique

    « Ce mot parfois érigé en étendard pour exacerber les peurs, serait pour certains un tabou à gauche », commence Jimmy Coste (GRS). Et de poursuivre : « Pour nous, au sein de la liste Unis à gauche pour La Seyne, la sécurité c’est un droit, pas un privilège. L’une des conditions de notre promesse républicaine. »

    Pas question en tout cas de laisser perdurer la fausse idée « que la droite serait meilleure pour traiter de ce sujet ». La bonne preuve, poursuit-il, c’est qu’on n’a guère vu la différence en 6 ans. À part au niveau de la communication, bien entendu, « avec un adjoint à la sécurité qui dégaine son smartphone plus vite que son ombre ». Ce dernier d’ailleurs, fait-il remarquer, aujourd’hui candidat, « fustige le bilan dont il est lui-même comptable ». « Mais entre nous, à part la chasse aux trottinettes et aux SDF, ce bilan sonne creux », dénonce Jimmy Coste.

    Uni.e.s à gauche pour La Seyne dit préférer donc des réponses adaptées aux besoins des habitants plutôt que « de grandes incantations ». C’est-à-dire assurer une sécurité du quotidien.

    Avec, entre autres, la présence de la police municipale aux abords des établissements scolaires, en centre-ville, et dans tous les quartiers. Une police de proximité, à la manière des îlotiers d’antan, précise-t-il. Des agents qui prennent le temps de créer du contact avec les habitants, les commerçants, les associations. Et d’ajouter : « Nous voulons aussi nous attaquer aux causes et pas seulement aux effets. Nous comptons favoriser la prévention, agir avec différents acteurs publics. »

    Tout cela en exigeant bien sûr que l’État donne les moyens suffisants à la police nationale pour effectuer ses missions notamment dans la lutte contre les trafics, et en particulier le trafic de drogue.

  • La mémoire des Chantiers s’invite dans la campagne à La Seyne

    La mémoire des Chantiers s’invite dans la campagne à La Seyne

    « Sur le champ de ruines de nos chantiers certains auraient voulu que s’impose un champ d’oubli », explique le président de l’Association pour le maintien des intérêts des anciens de la Navale à La Seyne (Amians), Lucien Conac. C’était sans compter sur la combativité des bénévoles pour que cette mémoire ouvrière de la ville subsiste, en collectant des témoignages matériels, écrits et oraux de cette époque industrielle.

    Et c’est fidèle à ce même engagement qu’ils ont décidé, à l’unanimité, de consacrer, toutes leurs forces pour obtenir la transformation de leur siège social, installée dans l’un des seuls vestiges encore debout des Chantiers : la porte principale, en un vrai musée de la construction navale seynoise. « Nous voulons nous assurer pendant que nous sommes encore vivants, de laisser sur ce site un témoignage indélébile de sa grandeur maritime passée », ajoute le responsable associatif. Conscient que « la conservation, sérieuse, durable et officielle de la mémoire se fait par l’élévation de monuments ou de musées ».

    Le problème c’est que, depuis plus de 30 ans, ils ont l’impression d’être menés en bateau. Les promesses n’étant pas suivies d’actes. C’est pour ça que les militants souhaitent aujourd’hui, en cette période préélectorale, prendre l’opinion publique à témoin pour faire pression sur les candidats, mais aussi éviter les éventuels reniements de l’équipe gagnante arrivant aux affaires. Ils sont un peu échaudés.

    Les gars de la Navale n’oublieront pas

    Et de poser que « si la mairie tourne autour du pot pour ne pas réaliser notre projet, bien que parfaitement réalisable, c’est parce qu’elle ne veut ni investir, ni attribuer un budget d’investissement durable pour faire perdurer la mémoire ouvrière ». Un refus politique, donc.

    L’Amians se félicite en tout cas que la campagne d’information publique menée en 2025 ait permis de sensibiliser suffisamment la population pour intéresser la municipalité sortante. Même si, après les déclarations de bonnes intentions, rien n’a été finalisé.

    Pas question pour autant de renoncer à faire de la porte principale un véritable sanctuaire des Chantiers. Les militants associatifs scrutent donc les propositions des postulants au poste de maire. Et disent avoir suivi avec intérêt le projet de l’atelier mécanique du maire sortant qui prévoit un espace dédié à la mémoire industrielle des chantiers navals seynois.

    Et se félicitent que « pour la première fois depuis la fermeture des chantiers déjà trois listes au moins inscrivent dans leur programme un musée de la construction navale ». Un signe que « la bataille de l’opinion publique » est en passe d’être gagnée.

    Pour Lucien Conac, la proposition de la liste Uni.e.s à gauche pour La Seyne, menée par Stéphane Sacco, avec la création de la Maison de l’industrie et de la mer dans les anciens bâtiments de l’apprentissage, contre la façade ouest de la porte principale, se raccorde au projet porté par l’Amians de sacralisation de la porte principale. Autre note positive : le fait d’avoir été consulté avant sa publication. « Ce qui dénote bien l’intention de nous écouter et de travailler avec nous », approuve-t-il. Et de préciser : « Stéphane Sacco est d’ailleurs le seul candidat à avoir soutenu publiquement notre projet, dès le début l’année passée. Et il compte aujourd’hui l’insérer dans un ensemble plus grand avec une grande salle d’exposition de 353 m². »

    Pour sûr, les gars de la Navale n’oublieront pas.

  • [Entretien] Paul Sabatino : « Un rajeunissement et de la continuité pour une ère nouvelle »

    [Entretien] Paul Sabatino : « Un rajeunissement et de la continuité pour une ère nouvelle »

    La Marseillaise : Quelles sont les grandes lignes de la liste que vous présentez vendredi ?

    Paul Sabatino : Notre liste de 29 candidats s’appelle « Continuons ! ». C’est une liste à parité hommes – femmes évidemment, avec 14 nouveaux candidats et 15 sortants. Ce renouvellement se fait avec des hommes et des femmes dont la moyenne d’âge va abaisser celle de l’équipe municipale actuelle qui était autour de 70 ans. Ce rajeunissement devrait nous apporter la continuité parce qu’on a une majorité d’anciens, et nous permettre aussi d’entrer dans une ère nouvelle, avec quand même plus de diversité. Car si cette liste est majoritairement PCF, c’est une « liste de rassemblement de la gauche, des citoyens et des citoyennes », et parmi les nouveaux, beaucoup ne sont pas encartées politiquement. Certains ont demandé à être candidats. Et d’autres, nous sommes allés les chercher.

    Quels profils vous recherchiez ?

    P.S. : On a tenu à avoir, par exemple, un candidat dans chaque calanque. Ils sont nouveaux et ont pour objectif de garder leur côté populaire, faire qu’elles ne deviennent pas des lieux privilégiés réservés même si elles le sont parce que le risque feu fait qu’on ne peut pas y accéder en voiture, mais il faut qu’on puisse continuer à y vivre à l’année avec une épicerie, un bar, des restaurants, un comité des fêtes. On a pris aussi des gens du monde du travail, des chefs d’entreprise ou des syndicalistes, comme Noël Kouici, secrétaire général CGT de la réparation navale à Marseille. Cette ville a une histoire avec le monde du travail prolétaire, celui qui produit de la valeur. Et puis on a aussi des femmes avec des profils différents, des fonctionnaires d’état, des infirmières, il y a aussi un candidat en fauteuil roulant à qui j’ai proposé de nous rejoindre, ou des gens originaires du Rove depuis des générations mais inscrits dans un monde moderne. On est dans une histoire, on continue ce qu’a fait Georges Rosso pendant des années mais on voudrait le faire à 29.

    Vous êtes élus depuis plusieurs mandats, c’est la première fois que vous composez une liste ?

    P.S. : En tant que responsable du groupe, j’étais le seul à proposer et j’ai toujours participé. Mais quand je donnais deux noms, c’était le maximum. On a travaillé plus collectivement avec des gens dont on n’est pas sûr qu’ils partagent toutes nos idées politiques. Le seul interdit c’était le racisme, tout le reste peut être débattu. Si quand un auto-entrepreneur dans l’événementiel parle, il tient des propos d’empathie envers le plus grand nombre, le sport, la culture, le social, ça me va.

    Qui est en dernière position ?

    P.S. : Une jeune maman du Rove dont le petit va à l’école communale et que je ne connaissais pas forcément. Je l’ai croisée, et elle m’a dit : « Je voudrais que mon petit continue à grandir ici parce que je suis sûr qu’il va bien grandir, et si vous voulez, je voudrais m’engager avec vous. » Je lui ai dit qu’il n’y avait plus qu’une place, la dernière, et que s’il y avait deux listes, elle ne serait sans doute pas élue. Elle m’a dit, ça ne fait rien… Depuis on dirait qu’elle a toujours été avec nous. Il y a eu un pari sur le renouvellement, ce qu’on ne faisait pas avant. On avait des craintes, on aurait enquêté sur trois générations… Ça m’intéresse moins parce que de toute manière notre société a évolué, et peut-être vaut-il mieux être dans la diversité que la mono pensée.

    Un mot sur votre programme ?

    P.S. : On a fait plusieurs séances collectives de travail les samedis. Tout le monde est bienveillant, il faudra trouver un équilibre parce qu’on ne peut pas tout vouloir comme si on était une ville de 50 000 habitants en étant un petit village où tout le monde se connaît, se tape sur l’épaule et s’appelle par son prénom. Avec « Continuons ! », l’enjeu est de répondre aux questions qui se posent. Côté bâtiment on a ce qu’il faut avec un stade homologué FFF, un gymnase, un futur dojo de 400 places… On doit travailler le service public, ce lien qui lève l’isolement et répond aux besoins. Et il faut du service public pour tout le monde, avec du périscolaire le matin et le soir, le centre aéré le mercredi, du portage de repas, plus d’animation pour les seniors peut-être, un lieu de rencontre pour les jeunes, du logement social autant qu’on puisse, il faut travailler encore la culture, le sport, l’environnement dans le continuum de ce qui a été fait jusqu’ici.

  • La tête de liste de Renouveau pour Sanary appelle à nouveau à débattre

    La tête de liste de Renouveau pour Sanary appelle à nouveau à débattre

    La démocratie, il est bon de le rappeler, repose avant tout sur une pratique fragile et exigeante : le débat. C’est-à-dire accepter de confronter des idées plutôt que des personnes et substituer la parole à la violence. C’est en substance ce qu’essaie de rappeler le candidat tête de liste de Renouveau pour Sanary en relançant son invitation lancée aux autres candidats de se retrouver pour mettre publiquement à l’épreuve leurs analyses et solutions pour la ville, en acceptant d’entendre la contradiction.

    Mais pour l’heure, cette invitation lancée dans nos colonnes le 11 janvier, puis plus tard chez nos confrères de Var Matin, n’a obtenu qu’une seule réponse. Celle tout récemment de Philippe Heno (DVD) qui se dit favorable à un débat « dans un esprit courtois et démocratique ». Plus que quatre à convaincre, donc.

    Confiant sur le fait que ses adversaires ont des arguments et le courage de les défendre, Jean-Pierre Meyer insiste sur l’intérêt qu’une telle initiative se déroule en présence de tous les candidats. « Sauf bien sûr, si certains pensent ne pas aller jusqu’au bout faute de liste complète, ce qui peut se produire », ajoute-t-il.

    Et de conclure : « En tout cas, il serait dommage qu’un tel exercice démocratique ne puisse pas avoir lieu. »

    C’est dit.

  • Saint-Raphaël : la droite dure, sans étiquette ni concurrent RN

    Saint-Raphaël : la droite dure, sans étiquette ni concurrent RN

    C’est une surprise pour personne : Frédéric Masquelier, le maire LR de Saint-Raphaël postule pour un nouveau mandat. Celui que ses prises de position permettent de situer comme un représentant de la droite dure, qu’en langage policé on nomme droite décomplexée, part cette fois à la bataille sans étiquette politique, sans avoir requis l’investiture du parti dont il était il y a encore quelques mois le secrétaire départemental. Un lancement officiel de candidature qui intervient en même temps que son ami de Fréjus, le maire d’extrême droite David Rachline, lui aussi dépourvu de tout calicot : le parti à la flamme n’ayant pas permis à l’édile dont l’image est quelque peu écornée par les affaires de faire campagne sous ses couleurs.

    Un Rassemblement national qui a pris la décision également de ne pas placer de candidat à Saint-Raphaël face à Frédéric Masquelier. Une politesse qui sans surprendre devrait poser question à un électorat modéré.

    Clin d’œil à l’extrême droite

    Sur son tract de campagne, le premier magistrat fait profil bas et explique vouloir finir le travail en cours afin de récolter la prime aux sortants.

    Un bilan dit-il dit assumé dans sa lettre adressée à ses administrés il assume les « succès » comme « les faiblesses ».

    Et explique avoir agi avec « détermination ». Ça, on ne peut le nier. Comme lorsqu’il décide d’ériger une « plaque aux victimes du communisme » en invitant pour son inauguration les journalistes et polémistes de CNews en les présentant comme des historiens. Avec un clin d’œil appuyé vers sa droite extrême. Une falsification de l’Histoire dénoncée cet été avec force par le parti des fusillés et tous les progressistes. Mais bon, le coup politique de celui qui a parrainé Marine Le Pen en février 2022 est fait.

    Il va en outre trouver face à lui la conseillère d’opposition Emmanuelle Cocusse (Les Écologistes) tête de liste des progressistes, ainsi que Guillaume Jublot (LR) qui a longtemps cheminé aux côtés de Masquelier et s’est retrouvé par erreur rayé des listes électorales de la ville. Une requête en référé devant le tribunal de Fréjus a dû être déposée pour le rétablir dans son bon droit.

    Ambiance !

  • À Bouc-Bel-Air, un programme écolo et de gauche « assumé »

    À Bouc-Bel-Air, un programme écolo et de gauche « assumé »

    Elles sont quatre listes en lice pour succéder à Richard Mallié (LR), maire de Bouc-Bel-Air pendant près de 40 ans. Parmi elles, le Printemps boucain, né de la l’association Bouc-Bel-Air pour Tous, conduite par Hervé Plisson, ancien conseiller municipal d’opposition et assumée « gauche et écolo. On l’affirme, on en est fiers ». Après plusieurs semaines sur le terrain, le Printemps boucain présente les grands axes de son programme, qu’il déclinera en détail, auprès du grand public, le dimanche 8 février (16h, salle Mistral). Dans ses propositions, la liste s’attaque, en tête, aux questions de logement et d’urbanisme et de mobilité. Pour le premier : « Un gros problème sur Bouc, estime Hervé Plisson. Quand le PLUi est sorti ça a semé l’effroi. De mon côté, je dis qu’il vaut mieux une Orientation d’aménagement et de programmation (OAP) bien construite qu’une construction sans OAP (…) Dans une OAP, il y a des contraintes supplémentaires, des exigences supplémentaires qui permettent de faire de bons projets. Les projets qui ont été proposés par le maire, ce sont des projets à l’ancienne : on met des immeubles les uns à côté des autres. »

    Mobilité : une « bataille »

    Le candidat pointe notamment un « gros point délicat, l’espace de Montori », qui doit à terme accueillir 2 000 habitants. À cet endroit, l’équipe propose de construire un écoquartier. « C’est quelque chose qui nous distingue des autres candidats », assure Hervé Plisson. Autres mesures proposées : davantage de transparence sur l’attribution de logements sociaux, expérimenter les résidences à vocation d’emploi, et les résidences hôtelières à vocation sociale, protéger les zones classées agricoles et naturelles (N). Sur le second sujet, dans une ville « étouffée » par les embouteillages « on a une proposition qui pourrait défriser : une régulation aux entrées de Bouc-Bel-Air », estime Hervé Plisson. Surtout, mener « une bataille des trois bretelles ». « Se battre pour qu’une solution d’ampleur soit prévue aux Trois pigeons, se battre pour qu’il n’y ait pas de sortie, comme prévu dans le PLUi, tant que le problème des Trois pigeons n’est pas résolu », conclut le candidat. Autant de propositions pour la Ville discutées lors des rondes de la « Ruche de Campagne », symbole de la cause environnementale, et totem rassembleur, puisque la liste a fait le choix de ne pas occuper de permanence. Celle-ci, qui mêle tous âges, tous corps de métiers, sera dévoilée plus tard dans la campagne.

  • À Toulon, Josée Massi, la maire sortante a inauguré son local de campagne

    À Toulon, Josée Massi, la maire sortante a inauguré son local de campagne

    « Merci d’être si nombreux, c’est vraiment un signal, ça veut dire qu’il se passe quelque chose, comme un frémissement », déclare Josée Massi, la maire sortante SE de Toulon, samedi matin devant un QG de campagne rempli d’une forêt de parapluies. Le mauvais temps n’a pas rebuté ses aficionados. Pas question de rater ce moment qui lance le départ d’« une grande aventure ».

    La candidate inaugure « la maison commune », située en dessous des Galeries Lafayette où « tout le monde est le bienvenu pour discuter ».

    Et de souligner l’importance d’avoir derrière elle « une équipe forte », parce qu’« un bateau avec un capitaine mais sans équipage, ça ne bouge pas, ça reste au port ».

    « Toulon ne doit pas revenir en arrière »

    Et de mettre de la même façon en évidence la nécessité que chacun s’engage dans ce scrutin. « Ce qui se gagne sur une élection, c’est par la présence, c’est la concertation, c’est aller voir les gens au plus près, discuter avec eux, peut-être pour les convaincre », insiste-t-elle. Et dit compter pour cela sur des femmes et des hommes de sa liste issus de tous les milieux sociaux, de toute la société civile, avec des gens d’expérience aux côtés de nouveaux venus en politique motivés par le désir d’agir, tous se complétant. Parce que « l’homme jeune court vite, mais l’ancien connaît le chemin ».

    Et d’annoncer un projet chiffré. « On va promettre que ce que l’on peut tenir », prévient-elle.

    Et de conclure face à la menace toujours présente de voir à nouveau la ville tomber dans le giron de l’extrême droite : « Toulon ne peut pas se permettre de revenir en arrière. Ce n’est pas possible. Hubert Falco et ses équipes ont mis 20 ans pour rebâtir Toulon. Donc, je compte sur vous. Tout va se jouer dans les prochaines semaines. On va gagner. On doit gagner. »

    On sent en tout cas un vrai dynamisme.

  • Le sens du combat avec Toulon en commun de Danielle De March

    Le sens du combat avec Toulon en commun de Danielle De March

    « L’enjeu pour notre ville est bien celui de la démocratie, Toulon ne doit pas tomber dans les griffes de l’extrême droite », exprime avec force l’ancienne vice-présidente communiste du Parlement européen Danielle De March.

    Elle met une fois encore toute sa passion et son expérience pour mener la bataille des idées dans cette campagne des municipales. Dans cette « bataille de Toulon », comme elle la nomme, consciente de la rudesse du combat qu’elle appelle à mener, en s’appuyant sur la grande histoire de la gauche à Toulon qu’il est utile de faire connaître aux jeunes générations. Une ville qui ne s’est pas toujours laissée aller à ses passions tristes. Loin s’en faut.

    Et de rappeler pour commencer que « le peuple toulonnais a eu à la Libération la possibilité d’acclamer sur le boulevard de Strasbourg le général de Gaulle et leur nouveau maire communiste Jean Bartolini ».

    Ce dernier avait été député avant de se voir déchoir de son mandat, arrêté, condamné par le gouvernement de Vichy et déporté à Alger comme tous les élus communistes refusant de se soumettre et renier leur parti.

    Et de montrer comment cet ouvrier de l’Arsenal, avec les socialistes, les démocrates devient le premier maire PCF du Port du Levant et comment il a porté haut et défendu les valeurs de la Résistance à la tête de la ville.

    L’occasion aussi de mettre à l’honneur Gabriel Péri un autre Toulonnais résistant et communiste qui a payé de sa vie le prix de son engagement contre le nazisme.

    Ouvrir le champ des possibles

    « Alors, oui, la gauche à Toulon peut écrire aujourd’hui de nouvelles pages, comme nous avons su le faire en 1977 », explique la présidente du comité de soutien à Magali Brunel tête de liste de Toulon en commun. Lors de ces municipales, le rassemblement de la gauche unie a en effet réussi à faire trembler les droites. Danielle De March manquant d’un cheveu alors de devenir maire du Port du Levant.

    Elle se souvient d’ailleurs de ce bel enthousiasme qui régnait alors en ville, notamment lorsque l’international de rugby André Herrero, décédé en fin d’année dernière – sa veuve Roseline vient de rejoindre le comité de soutien de Magali Brunel – prend la parole devant un opéra comble. Aragon, alors à Toulon, fait partie de l’auditoire. Aux côtés des salariés de l’Arsenal, des agents services publics. Et des habitants des quartiers populaires. « Ils étaient tous venus en force », reprend l’ancienne passionaria de la gauche toulonnaise.

    Une ferveur qui ne demande qu’à renaître, explique-t-elle fidèle à l’espoir que ses parents résistants lui ont inculqué. Et c’est d’ailleurs tout le sens de ce comité de soutien qu’elle préside et qu’elle continue jour après jour d’étoffer avec des artistes, sportifs et intellectuels de renom, des enseignants, des syndicalistes qui apportent leur signature. On relève par exemple la présence des journalistes et écrivains Claude Ardid André Baudin et Patrice Maggio, ou le co-initiateur des Amap en France Daniel Vuillon. Mais la liste est longue. « Raviver la mémoire combative de notre ville c’est aussi montrer ce qu’il est possible de faire aujourd’hui », ajoute-t-elle. Danielle met aussi en avant comment la mobilisation, certes plus modeste, de 2020 a permis à trois candidats de la liste de Toulon en Commun d’être élus : « Depuis 6 ans les formidables interventions en conseil municipal de Magali Brunel, André De Ubeda et Philippe Leroy ont su relever le défi tout en se maintenant sur le terrain au plus près des habitants de nos quartiers. »

  • À Mimet, Georges Cristiani repart pour un scrutin

    À Mimet, Georges Cristiani repart pour un scrutin

    Vingt-cinq ans à la tête du village « le plus haut » des Bouches-du-Rhône, quatre mandats, et en lice pour un cinquième. Georges Cristiani, président de l’Union des maires, fondateur du label Maires de Provence, et surtout maire de Mimet, commune qui recense 4 500 habitants, est donc candidat à sa réélection. Toujours sans étiquette, mais entouré d’une liste renouvelée à un tiers. « Je n’ai jamais été membre d’aucun parti politique », insiste Georges Cristiani Quant aux noms, ils seront dévoilés plus tard dans la campagne. S’il devait faire un bilan « rapide » de son dernier mandat, Georges Cristiani le résume ainsi : « Aucune augmentation d’impôt, promesse tenue, je m’y étais engagé, aucune dette, elle est à zéro en 2026 (…) une stabilité dans le conseil municipal, ce qui tranche avec la panique à l’Assemblée nationale. » Le système de vidéosurveillance a été renforcé, deux crèches supplémentaires construites, une salle des mariages aussi. S’il devait être réélu sur cette « terre, que j’aime beaucoup », le candidat a déjà « plusieurs projets en têtes ». Parmi lesquels, celui du centre de santé, déjà lancé et qui pourrait voir le jour entre 2027 et 2028. « Également, j’ai un projet d’accession à la propriété pour les jeunes, avec un système de prêt financier pour eux », ajoute Georges Cristiani. Pour les seniors, il imagine un Hameau des seniors en location, ou en propriété. Autant de projets qui pourront être détaillés le vendredi 13 février (18h30, salle des Moulières) lors d’une réunion publique du candidat.

  • À Aix, un premier « grand » meeting pour la gauche

    À Aix, un premier « grand » meeting pour la gauche

    Il y avait certes eu une réunion publique, une inauguration de la permanence de campagne. Mais c’est ce jeudi 5 février que l’union de la gauche, portée par le candidat et député (PS) de la 11e circonscription Marc Pena, a choisi de tenir son premier « grand » meeting de campagne. Le rendez-vous est donné au château de l’Horloge, un lieu qui « n’est pas un hasard, bien entendu, rapporte Marc Pena. Nous avions tracté là-bas, lorsque la liste Aix Avenir a déclaré son union (…) pour ce meeting, on voulait être dans un quartier populaire plutôt que vers le centre-ville. C’est une façon de dire qu’Aix est certes composée de son centre-ville vitrine mais aussi de nombreux villages et de quartiers dits populaires. Le Jas à tout ce qu’il faut pour lancer une campagne de gauche à Aix-en-Provence ».

    Sécurité, tranquillité

    Si le thème du logement avait imprégné le premier événement public du candidat, au tour des « grands thèmes de la campagne », d’être débattus. « J’insisterai, parmi les thèmes, sur la jeunesse, dont je fais un pilier de mon programme et les problèmes dits de sécurité. Ils sont prégnants sur le territoire. Je vois une municipalité qui est dans le déni total dans ce domaine, ça m’inquiète beaucoup, poursuit le candidat. À Aix, il faut être attentif à ce que le narcotrafic que l’on voit dans de nombreuses villes ne se mette pas à prospérer rapidement parce qu’on serait inertes. Je serais amené à développer des propositions concrètes sur la sécurité, la tranquillité publique, de manière générale. » Pour les noms de liste, il faudra encore attendre. « Ce n’est pas l’objet de jeudi. On a un peu de temps », estime Marc Pena. Des élus locaux et nationaux, dont les noms n’ont pas été communiqués, sont attendus sur la soirée. « Aix-en-Provence est un sujet national, estime-t-il. Si Aix venait à être à gauche, ce serait une bascule fondamentale pour le territoire. Si demain je suis maire, la donne de la Métropole change aussi, et chacun mesurera le chemin parcouru et la capacité de gagner dans un contexte peu évident », conclut le candidat.