Tag: Elections municipales 2026

  • Hyères, unie à gauche cultive la paix en ville et dans les quartiers

    Hyères, unie à gauche cultive la paix en ville et dans les quartiers

    À l’heure où les tensions sociales nourries par les inégalités croissantes, les fractures territoriales et les crispations identitaires traversent notre société, la culture de paix n’est plus un idéal vers lequel on doit tendre, mais bien une urgence politique à traduire sur le terrain dans la vie quotidienne des habitants des villes et des quartiers. Ce qui implique de créer les conditions d’un vivre-ensemble fondé sur le respect, la justice sociale et la participation de tous.

    Conscient de ces impératifs la liste « Hyères, unie à gauche » invite les Hyérois à se retrouver et échanger lors de la prochaine réunion publique qui va dérouler samedi à 16h sous l’horloge de la porte Massillon.

    « La culture de la paix se construit au quotidien, en ville et dans nos quartiers en promouvant le dialogue, la médiation, la prévention des conflits, le renforcement du lien social et en s’appuyant sur l’engagement citoyen », explique la tête de liste des progressistes Caroline Moulin (Les Écologistes). Déjà tout un programme que la gauche a inscrit dans son plan d’action.

    Respect et dignité

    Une initiative programmée dans un contexte national préoccupant, souligne-t-elle, en mettant en avant la culture belliciste développée également à la tête de l’État. Et cela, « pour faire oublier l’échec des politiques menées depuis des décennies pour répondre aux besoins fondamentaux du peuple et de la jeunesse, aussi bien au niveau du logement, de l’emploi, la santé, l’éducation… »

    Pour la cheffe de file l’expression même de « réarmement démographique », participe d’une rhétorique guerrière qui prépare les esprits à l’idée du sacrifice et de la guerre.

    Pour la gauche, pas question de se laisser entraîner dans cette spirale de la violence mais au contraire de continuer à poser la justice sociale, la coopération et le respect comme condition à un climat apaisé. La paix étant indissociable de la dignité. Lorsque chacun se sent respecté, utile et reconnu, les logiques d’affrontement reculent.

    Et de conclure : « Nous refusons une société qui prépare les esprits à la guerre plutôt que de construire la paix, et qui transforme l’échec politique en fatalité mortifère. »

    À l’échelle de la ville, il s’agit de réenchanter la politique en donnant davantage la parole aux citoyens et de construire une cité plus solidaire dans laquelle personne n’est mis de côté. Un programme foncièrement de gauche, quoi.

  • À Simiane, un collectif citoyen pour « redynamiser » le village

    À Simiane, un collectif citoyen pour « redynamiser » le village

    Clément Chichignoud porte une troisième liste face au maire sortant, Philippe Ardhuin (LR) et Marc Vigouroux (SE). À quelques jours de la date limite des dépôts de liste en sous-préfecture, Clément Chichignoud, candidat sans étiquette, qui se revendique être « le petit-fils de Paulette et Yves Decome » et « issu d’une famille simianaise depuis plusieurs générations », livre cette semaine les noms de ses trente colistiers. Derrière la tête de liste, les noms de Marine Line Lepage Bagatta, enseignante retraitée, Noé Guigonet, étudiant en droit et économie, Julia Mich, artiste plasticienne et Gilbert Magnan, technicien retraité. « Ce qui nous caractérise, c’est notre dynamisme, estiment les membres du Collectif. Qui s’est traduit par des temps de travail réguliers organisés en commissions thématiques depuis plus d’un an, et de nombreuses rencontres avec des acteurs locaux et des communes des alentours. » L’entièreté du programme a lui aussi été dévoilé. Un « aboutissement de plusieurs mois de travail collectif : concertation avec les habitants, échanges avec des élus de communes ayant mené des projets similaires, rencontres avec des experts, visites de salons pros, participation à des conférences… », estiment Clément Chichignoud et son équipe.

    Vers la modernité

    Avec, comme cheval de bataille, l’urbanisme et le logement. Les priorités du mandat pour cet axe-là parmi les dix qui construisent le programme, « conserver et rénover la partie basse de l’École Marius Roussel » la végétalisation de l’école primaire. Mais aussi aménager « un cœur de village vivant et dynamique », avec la promesse d’un nouveau pôle de vie et de services, l’installation de halles marchandes, transformation de la salle Léon Masson en médiathèque. Dans son programme, Chichignoud projette un plan de rénovation de l’ancienne mairie pour y créer des logements, le hangar SNCF pour créer un « pôle économique et associatif dédié à l’économie sociale et solidaire », améliorer le stationnement… Autre point fort du programme, l’agriculture. Issu de la profession, le candidat ambitionne, en priorité, de « créer une régie agricole municipale » pour « renforcer la souveraineté alimentaire et approvisionner les cantines en produits frais, locaux et de qualité ». Dans ce sens, le programme promet des mesures pour soutenir l’installation de jeunes agriculteurs ; la création de halles marchandes comme tremplin au circuit court, mais aussi des actions de sensibilisation autour de l’alimentation. Entre autres promesses de campagne…

  • Le peuple de gauche donne de la voix à Saint-Maximin

    Le peuple de gauche donne de la voix à Saint-Maximin

    Des acteurs de la vie associative, sociale, culturelle, syndicale ou politique ont décidé ici encore de donner l’impulsion en invitant les citoyens à les rejoindre pour constituer la liste Gauche unie pour Saint-Maximin. Et de représenter, entre autres, les électeurs qui lors des dernières législatives ont voté à 18% pour le Nouveau Front populaire.

    « La gauche existe dans notre ville et a donc, même d’un seul point de vue démocratique, toute légitimité à être représentée dans ce scrutin », confirme Quentin Dauphiné, le chef de file des progressistes pour ces municipales (souhaitant parler d’une seule et même voix, les intervenants ont demandé à ce que leurs étiquettes politiques ne soient pas précisées dans cet article). Pas question non plus de laisser la droite, le camp macroniste et l’extrême droite mener seuls les débats, sur le nombre de policiers municipaux que chacun propose, par exemple. « Saint-Maximin, ce n’est pas que des problèmes de sécurité et l’aménagement urbain, ce n’est pas que ce qui se trouve autour de la basilique », précise Quentin Dauphiné.

    Pour mémoire, le maire sortant Alain Decanis (ex-PS, aujourd’hui divers centre), a terminé son mandat en minorité.

    Répondre aux besoins

    L’idée a donc été de construire progressivement un programme en s’appuyant sur la base, en regroupant des citoyens de gauche. « C’est pour ça que nos réunions de préparation sont ouvertes à tout le monde », explique la tête de liste de Gauche unie…

    Un programme qui s’attache à répondre concrètement aux besoins des habitants en se basant en partie sur les réponses aux problématiques qui ont déjà obtenu des résultats dans les municipalités progressistes.

    Il s’agit donc de « recentrer le débat politique sur certains thèmes chers à la gauche, comme le logement. Ce qui passe par une construction maîtrisée et orientée. Avec une protection accrue des terres agricoles très convoitées par les promoteurs », précise Pierre Barbagelata. Et de poursuivre : « Il s’agit également d’imposer dans le Plan local d’urbanisme (PLU) de réelles règles de mixité, pour une réelle mixité, de sorte que lorsqu’on construit un lotissement, une partie des logements soient des logements sociaux. »

    Le militant politique insiste également sur la situation géographique de la commune, le long de l’autoroute, disposant d’une sortie dédiée et d’un foncier plus abordable que dans les trois métropoles facilement accessibles.

    « On ne veut pas être une ville-dortoir », ajoute-t-il, en mettant en avant qu’«une grande partie des actifs saint-maximinois prennent le matin leur voiture pour descendre sur Aix, sur Marseille… »

    L’emploi de qualité fait également partie des priorités de Gauche unie. L’idée est de créer avec l’Europe une dynamique autour de l’implantation de nouvelles technologies. Et cela en permettant à la ville de devenir « commune d’avenir » et avoir des fonds européens.

    « Il faut aller chercher des subventions à toutes les strates possibles pour implanter de l’emploi qualifié dans la commune même », conclut Pierre Barbagelata. Un programme également tourné vers la jeunesse confrontée aussi à des problèmes d’emplois précaires et à de la discrimination.

    « Nous avons là aussi un rôle à jouer », intervient Quentin Dauphiné, en rappelant par exemple que souvent le repas le plus équilibré que peuvent avoir les jeunes, c’est à l’école, au collège ou au lycée qu’ils le prennent.

    Et de proposer donc une réflexion sur les repas bio, par exemple à un euro, voire gratuits. « La question de la gratuité de l’alimentation est un des thèmes sur lesquels on peut avoir un impact », souligne-t-il.

    Des propositions également pour ce qui concerne le périscolaire ou le post-scolaire, en s’appuyant sur le tissu associatif pour les questions d’éducation à l’environnement, ou des inégalités de genre.

    « Pour tout cela, on fait appel au peuple de gauche en lui demandant de nous rejoindre dès maintenant », lance la tête de liste Quentin Dauphiné.

    L’invitation est lancée.

  • Meyreuil : le maire sortant a de la concurrence

    Meyreuil : le maire sortant a de la concurrence

    Ancien policier municipal sur la commune, président du club de tennis pendant plus de vingt ans, Gérard Obert annonce partir en campagne face au maire sortant, Jean-Pascal Gournès (SE). Conseiller municipal d’opposition, il s’était engagé dans la campagne de 2020 aux côtés de Jean-Louis Geiger, candidat RN à Aix-en-Provence, avant de faire scission, lorsque ce dernier s’était engagé, dans les régionales, sous « l’étiquette d’un parti ». Tout comme Bruno Terrier, engagé en politique locale depuis 1995 et Hélène Barbier-Puskaric, désormais parmi les noms de Votre Projet pour Meyreuil. Composée de 29 colistiers, née d’une « démarche collective », celle-ci est sans étiquette. « C’est aller chercher au rassemblement le plus large », appuie Corentin Belmas, néo-Meyreuillais engagé sur la liste. « Il fallait donner une alternative aux électeurs de Meyreuil pour que vive la démocratie », justifie Gérard Obert, au sujet de la volonté de son engagement. Alors, l’équipe propose un projet articulé autour de sept axes. À commencer par le retour d’une « démocratie » locale, en laissant de la place aux référendums citoyens et comités de quartier, doublement nécessaires dans une commune composée en hameaux séparés. La question des mobilités internes, en « reliant les quartiers avec des mobilités douces », par exemple, comme vers le reste du territoire, occupe une place tout aussi importante. « On va y travailler avec l’aide de la métropole », promet Gérard Obert. Parmi les priorités de l’équipe figurent aussi le cadre de vie, avec la réouverture du bureau de poste, la dynamisation du lien social par la culture, le sport… Comme des projets pour l’urbanisme avec un objectif « zéro artificialisation nette pour être rationnels sur notre terrain ». Trois réunions d’échanges, à commencer par le 7 mars dès 14h dans le centre de l’Ecoquartier, permettront d’échanger sur le programme.

  • Bouc-Bel-Air : Bruno Aubry et ses colistiers « citoyens »

    Bouc-Bel-Air : Bruno Aubry et ses colistiers « citoyens »

    L’échéance est fixée au 26 février. Mais déjà, en sous-préfecture d’Aix-en-Provence, le ballet des dépôts de listes en vue du scrutin 2026 a débuté. Bruno Aubry, journaliste et enseignant, candidat à la tête de la liste de Vivre Mieux Bouc-Bel-Air, annonce avoir déposé les noms de ses trente-trois colistiers de cette liste transpartisane et écocitoyenne, ce mardi. « Le dépôt de la liste est la consécration de semaines de travail, retrace le candidat. Nous n’avons pas fait une liste en bouchant les trous. C’est une liste avec des gens qui, du 1er au 33e, portent une candidature qui a du sens. Ils apportent tous quelque chose par leur vécu, leur expérience, leur métier… Tout ce travail est un travail de fourmi, de précision, d’orfèvre et c’est vrai que déposer la liste est important, une chose faite. De façon certaine, il n’y a plus de retour en arrière et nous sommes les premiers à l’avoir déposé pour Bouc-Bel-Air », poursuit le candidat. L’équipe est en majorité composée de personnalités issues de la société civile et de tous les quartiers de la commune.

    Tous âges et horizons

    Derrière la tête de liste, Geneviève Martin, ancienne cadre territoriale et chargée de mission mutualiste, assume son engagement « pour réveiller Bouc-Bel-Air après 24 ans d’immobilisme et bâtir une ville nature ». En troisième position, Saïd Achache, chef d’entreprise, dit rejoindre le projet « pour un projet de proximité, de rupture et d’espoir ». La liste met en avant la diversité des profils et des parcours, à l’image de Nacéra Baghdad, policière nationale et ancienne sportive de haut niveau, qui évoque « le choix d’une équipe diverse, parce que de nos différences naît notre force », ou de Rémy Bœuf, président d’Amap, pour qui « vivre mieux, c’est choisir la diversité des idées et des compétences pour assurer un avenir partagé et responsable ». Suivent Nathalie Dutheil, ancienne directrice générale adjointe chez Logirem, Laurent Robert, ingénieur créateur, animateur d’atelier de création pour enfants, Agnès Dioux, professeure BTS technico administratif médico-social, Richard Simon, agent commercial retraité, Patricia Carles, géologue, directrice des marchés industriels Shifters, et Yoan Tang, étudiant, qui lui croit « à la force de ce projet porté par des Boucains de tous horizons ». En douzième et treizième positions arrivent ensuite les noms de Stéphanie Bedouin, consultante, formatrice en RSE et Christian Alcouffe, ancien ingénieur dans la pétrochimie. Eva Bonnet-Gonnet

  • Marine Tondelier loue les vertus du rassemblement

    Marine Tondelier loue les vertus du rassemblement

    Je ne rencontre, jour après jour, que des militants hyper déterminés et même, je dirais, avec une envie d’en découdre. Il y a vraiment une gauche qui a relevé la tête », commence Marine Tondelier, la secrétaire nationale du parti les Écologistes, lundi après-midi à Ollioules où elle est venue apporter son soutien aux progressistes dans le Var. Et de saluer les acteurs de ces rassemblements.

    « Il faut dire que dans les territoires d’adversité, il y a un truc quasiment instinctif de ne pas se lancer dans le jeu des sept différences, mais d’affronter ensemble nos réels ennemis qui sont à droite et à l’extrême droite », ajoute-t-elle.

    Et c’est, pour la responsable politique, ce que les électeurs de gauche attendent.

    Ce qui ne veut pas dire gommer les différences et se fondre dans un tout unique, précise Marine Tondelier.

    Et de poursuivre : « Les écologistes savent que les écosystèmes ne sont riches d’ailleurs que de leur diversité. Et que la biodiversité, c’est beau aussi en politique. »

    Même si ce n’est pas la voie de la facilité. « L’union est un combat, ça ne s’est pas fait d’un claquement de doigts », précise Jean-Pierre Meyer (PCF), tête de liste de Renouveau pour Sanary. « Et cette diversité qui vit, je crois qu’on a eu l’intelligence d’en faire, effectivement, une force », ajoute-t-il.

    Même si ailleurs, certains ont décidé de partir seuls.

    L’intelligence de la diversité

    « Ça m’embête toujours un peu. Souvent, je constate qu’ils finissent par mettre beaucoup d’énergie à taper sur notre liste de gauche plutôt qu’à faire campagne contre la menace de la droite extrême et de l’extrême droite. Et donc ça, c’est un vrai regret de ma part », commente Marine Tondelier, interrogée sur la candidature des insoumis à Toulon.

    « Je pense que ce n’est pas ce qu’attendent les électeurs de gauche. Ce qui importe pour eux c’est que leur ville ne bascule pas au Rassemblement national. Et donc je pense qu’en 2026 comme en 2027, les gens porteront une lourde responsabilité à la fin dans les endroits où ça ne se terminera pas bien », prédit-elle.

    Pour illustrer l’urgence qu’il y a à s’unir pour renverser la donne sur ses terres, Claudie Cartereau, qui mène la liste Ollioules Autrement, a mis en avant le sinistre bilan du maire sortant LR : « Les terres les plus fertiles au bord du Reppe ont toutes été artificialisées. Il faut sauver le peu qu’il reste et aider les jeunes agriculteurs à s’installer. »

    Une réalité et des impératifs qui ne peuvent s’encombrer d’aucune élucubration politicienne, ici comme ailleurs.

  • À Meyrargues, les « actions urgentes » soumises au vote

    À Meyrargues, les « actions urgentes » soumises au vote

    Une liste citoyenne et solidaire, en plus des candidatures annoncées de Fabrice Poussardin, maire sortant et candidat à sa réélection, et Gilbert Bougi (DVD). Début février, Meyrargues citoyenne et solidaire a officiellement présenté, début février, son projet, son programme et ses candidats lors d’une soirée participative qui a, selon les organisateurs, rassemblé plus de 150 habitants autour de la salle des fêtes du village. Le collectif a, à cette occasion, présenté une liste de mesures intégrées dans un programme structuré autour de six axes : participation citoyenne, dynamisme économique et associatif, solidarité pour un village qui « protège et accueille », jeunesse, qualité de vie alors que la liste revendique un programme « engagé pour la paix » et adaptation aux enjeux climatiques.

    Programme co-construit

    Chaque thème, d’ailleurs décliné en mesures soumises au vote symbolique des participants, invités à désigner « les 5 actions les plus urgentes à mettre en œuvre ». La composition de la liste elle, repose sur une méthode : une « élection sans candidat », inspirée par la coopérative Fréquence Commune, qui accompagne les démarches participatives. Le collectif précise que cette méthode a déjà été utilisée ailleurs : « 66 communes ont élu des listes participatives en 2020 et plus de 600 listes sont actuellement recensées partout en France pour les élections municipales », rappelle l’équipe de campagne. Le binôme Christian Salque et Florence Guillemant a été désigné, par le biais de ce processus, à la tête de cette nouvelle liste. Sur le même principe, un binôme prendra la tête de chaque « poste à responsabilité dans la liste ». Le prochain rendez-vous de campagne est annoncé pour le vendredi 6 mars, 18h30, à la salle des fêtes.

  • À Fuveau, un collectif propose une alternative solidaire

    À Fuveau, un collectif propose une alternative solidaire

    Ils sont un binôme à partir en campagne face à la liste de la maire sortante centriste, Béatrice Bonvillon-Chiavassa. Nathalie Arnaud, principale d’un collège, par ailleurs syndicaliste, et Hubert Stahn, professeur d’économie à Aix-Marseille Université et membre du parti les Écologistes, étaient déjà engagés dans la campagne en 2020 (Fuveau verte et solidaire) : « On s’est retirés au second tour pour laisser une chance à l’autre liste d’opposition de gagner », rappelle Nathalie Arnaud. Le choix d’une campagne battue à deux, à la tête d’une liste « écologiste, sociale, de gauche », part d’un constat simple : « Faire le job seul sera dur. On a chacun nos professions, cela peut devenir compliqué. Officiellement il y a toujours un maire et un premier adjoint, mais on est raccord », précise Hubert Stahn. « On est dans une région où ce qui relève de l’urbanisme, des constructions, de promoteurs, peuvent vite déraper. C’est énormément d’argent en jeu et c’est toujours mieux d’être deux pour gérer des dossiers plutôt que seul face à des pressions, soit des propositions qui peuvent paraître simples et faciles mais malhonnêtes », poursuit Nathalie Arnaud.

    Le social au centre

    Au cœur de cette seconde campagne donc, les services publics, la transition écologique. Et faire mieux pour un centre-ville qui s’éteint. « On est un village où les associations font beaucoup de choses, ou il y a ponctuellement des actions, des événements, mais le reste du temps on a un marché de quatre forains, un cœur de village où les commerçants s’en vont les uns après les autres pour plusieurs raisons… », constate Nathalie Arnaud. Aussi, pour Hubert Stahn : « Fuveau est une ville qui a grossi. La ville a changé, il faut l’adapter. Les infrastructures que nous avons, le pôle culturel, le centre-ville, les commerces, n’ont jamais suivi avec la croissance démographique de la ville. » Autre mot d’ordre pour le binôme, remettre un système de solidarité en marche, dans cette ville de 10 000 habitants. « Si Fuveau est relativement riche, il y a une variance forte dans le revenu, on a 10% de la population sous le seuil de pauvreté, ce qui justifie qu’on mette en place une politique sociale », poursuit Hubert Stahn. « Il nous faut réinstaller une aide qui n’a pas besoin d’être quémandée au CCAS », souligne Nathalie Arnaud. Parmi les premières propositions égrenées, l’installation d’une cuisine centrale et favoriser l’agriculture bio, pour tous, la mise en place d’un pôle jeunes. En bref, un « pôle de solidarité actif, structuré ». Le collectif détaillera ses projets au cours de deux réunions publiques, les 5 et 13 mars, salle des Galeries (18h30).

  • Les communistes mettent fin aux négociations avec le maire à Miramas

    Les communistes mettent fin aux négociations avec le maire à Miramas

    La décision est lourde de sens. Dans un communiqué publié dimanche, à un mois du scrutin municipal, la section du Parti communiste français de Miramas annonce qu’elle ne soutiendra aucune des listes en présence.

    Des négociations étaient menées avec Frédéric Vigouroux, maire (DVG) depuis 2008 et en lice pour briguer un quatrième mandat. Le conseiller d’opposition Errol Ferrer est aussi candidat avec « Ensemble pour demain », liste citoyenne soutenue par LFI et les Écologistes.

    Dans ce contexte, le PCF local constate : « Depuis près d’un an, nous avons travaillé à la construction d’une liste clairement ancrée à gauche poursuivant l’esprit du Nouveau Front populaire (…). Face au refus des listes de gauche de s’unir pour faire reculer le danger du RN sur la commune, la section (…) ne s’engagera sur aucune des listes déclarées afin de ne pas accentuer les divisions. »

    Pour autant, les communistes affirment maintenir « un engagement sans faille dans la lutte contre l’extrême droite » et assurent qu’ils ne se résigneront pas : « Nous participerons activement à la campagne en formulant des propositions progressistes. »

  • Olivier Faure interloqué par l’exclusion sociale à Toulon

    Olivier Faure interloqué par l’exclusion sociale à Toulon

    « Il y a des situations difficiles dans nombre de communes, mais le cumul, ici, est assez exemplaire. » En visite au à Toulon, samedi, pour soutenir la tête de liste de Toulon en Commun Magali Brunel, le premier secrétaire du PS Olivier Faure en a profité pour rencontrer des acteurs associatifs de la solidarité. Une réunion qui lui a permis de se saisir des réalités sociales d’une ville marquée par « une politique clientéliste, dirigée vers certaines populations, délaissant complètement les autres. On est face à des ghettos sciemment organisés par la municipalité, qui a mis sous le tapis la mixité sociale, le scolaire et le logement. »

    Il a notamment mentionné l’absence de « structure d’accueil pour femmes victimes de violences, qui sont dans des situations très précaires », et s’est étonné de la situation du « quartier de la Beaucaire, composé de 47% de familles monoparentales, où 57 % vivent sous le seuil de pauvreté. Comment lutter contre le narcotrafic quand on laisse à l’abandon des quartiers entiers ? Dans ce contexte, les enfants sont des proies faciles. »

    Une situation qu’Olivier Faure dit plus alarmante qu’ailleurs, « où des choses sont inscrites par les municipalités. Tout ne se fait pas en deux jours, mais là, il n’y a rien qui émerge. » Et cela va, selon lui, dans le sens de « l’extrême droite, qui ne cherche pas à traiter les causes, mais les effets, superficiellement, et entretient ces oppositions pour se maintenir. »

    « L’extrême droite utilise le communautarisme »

    Face à ces situations naît, comme lui a décrit une militante, une difficulté à se sentir français. « L’extrême droite utilise le communautarisme pour exclure certaines populations. Quand on pousse les gens au même endroit et qu’on leur dit qu’ils sont communautaristes, on se fout du monde. Ce mot renvoie la faute sur ceux qui n’ont jamais pu connaître la mixité », accuse le député de Seine-et-Marne. Même raisonnement pour les violences urbaines, qui « ont lieu dans les quartiers où on vit mal, avec le sentiment que l’État ne fait rien. Quand on veut traiter ces questions-là, il faut le faire réellement, pas en bout de chaîne. » Pour apporter des solutions, Magali Brunel promet de « s’attaquer aux causes en profondeur », avec, entre autres, un projet axé sur le logement social, l’éducation, une refonte de la carte scolaire, ou encore le tramway, « en renonçant au fatalisme dans lequel on baigne les Toulonnais. »