Tag: Éducation

  • À Marseille : rassemblement en soutien à la CGT Éduc’Action 13

    À Marseille : rassemblement en soutien à la CGT Éduc’Action 13

    Rassemblement à l’appel de la CGT Éduc’Action 13 mais aussi de la CGT 13, avec le soutien d’autres organisations syndicales enseignantes comme le Snudi-FO ou la FSU-SNUipp. En cause ? La suspension de quatre enseignants d’Aubagne et de La Ciotat, militants CGT, le jour de la prérentrée, qui est qualifiée de « répression syndicale » par le syndicat.

  • [Passerelle interculturelle] C’est la journée des enseignants en Chine

    [Passerelle interculturelle] C’est la journée des enseignants en Chine

    Cette importance accordée aux enseignants reste très présente dans la Chine d’aujourd’hui. Le président chinois Xi Jinping a déclaré : « Rencontrer un bon enseignant est une chance dans la vie d’une personne ; pour une école, avoir de bons enseignants est un honneur ; et pour une nation, voir émerger sans cesse de nouvelles générations de bons enseignants représente un espoir pour son avenir. »

    En Chine, le respect pour les enseignants ne date évidemment pas de la création de cette journée. Il s’inscrit dans une histoire beaucoup plus ancienne, notamment marquée par Confucius, penseur chinois né il y a plus de 2 500 ans, que les Français connaissent également assez bien.

    Confucius accordait une importance fondamentale à l’éducation. Pour lui, apprendre ne consistait pas seulement à accumuler des connaissances. Il s’agissait aussi d’apprendre à devenir une personne meilleure, à comprendre les autres et à trouver sa place dans la société.

    L’une de ses phrases les plus célèbres reste aujourd’hui familière à presque tous les Chinois : « N’est-ce pas une joie d’accueillir des amis venus de loin ? »

    Ce simple mot, « joie », dit peut-être quelque chose de plus profond sur la pensée chinoise.

    La philosophie de Confucius insiste beaucoup sur les relations entre les êtres humains : le respect, la bienveillance, la responsabilité envers les autres, mais aussi la recherche d’un certain équilibre. Le concept de « juste milieu », que l’on associe souvent à la pensée confucéenne, ne signifie pas l’absence de position ou de caractère. Il invite plutôt à éviter les excès, à prendre en compte les circonstances et à chercher une manière harmonieuse d’agir.

    18,7 millions de professeurs

    Cette importance accordée à l’éducation se reflète aussi dans la réalité d’aujourd’hui. La Chine compte plus de 18,7 millions d’enseignants à temps plein dans les différents niveaux d’enseignement. Parmi eux, près de 10,7 millions travaillent dans l’enseignement obligatoire, principalement dans les écoles primaires et les collèges. Ces chiffres donnent une idée de l’ampleur du système éducatif chinois, mais aussi du rôle considérable que jouent les enseignants dans la société.

    De Confucius aux salles de classe d’aujourd’hui, une même conviction semble ainsi traverser les siècles : l’éducation ne consiste pas seulement à transmettre des connaissances, mais aussi à former des personnes et, à travers elles, à préparer l’avenir d’une société. C’est peut-être aussi pour cela qu’en Chine, chaque 10 septembre, rendre hommage aux enseignants dépasse largement le cadre d’une simple célébration.

    « Passerelle interculturelle », est un espace dédié aux échanges d’idées et de perspectives entre la France et la Chine. Chaque lundi, grâce à des entretiens avec des personnalités françaises et chinoises ou des sujets sur les deux pays, notre ambition est de créer un pont entre deux traditions intellectuelles, deux sensibilités et deux visions du monde.

  • Des collégiens à la découverte de l’info à La Ciotat

    Des collégiens à la découverte de l’info à La Ciotat

    Accueillie par Élisabeth Édouard, la principale du collège Alice-Guy, ce jeudi à La Ciotat, Martine Vassal (DVD) constate l’ampleur de la rénovation de l’établissement : un investissement du conseil départemental de près de 14 millions d’euros d’investissements, a notamment permis la création d’une salle polyvalente, la réhabilitation des bâtiments et l’amélioration de leur isolation thermique. L’établissement abrite un « micro-collège » destiné aux élèves décrocheurs. L’occasion pour Martine Vassal de rappeler son soutien au dispositif.

    C’est déjà l’heure de la distribution des ordinateurs. Dans les yeux des 6es, c’est un peu Noël en septembre. « C’est un matériel d’une valeur de 600 euros, il faut en prendre soin », insiste Martine Vassal tout en présentant la carte « CJeune » qui contient 150 euros, destinée à financer une licence sportive, à acheter des livres ou des places de spectacle. « Elle sera rechargée chaque année jusqu’à vos 25 ans », annonce la présidente du conseil départemental. « C’est vieux 25 ans non ? », interroge-t-elle les 6es, dans un sourire. « Non, vieux c’est 40 ans », répond un élève.

    Hilarité garantie chez les élus présents : le maire de La Ciotat, Alexandre Doriol (DVD), Béatrice Bonfillon-Chiavassa, maire de Fuveau et conseillère départementale chargée des collèges et son homologue de Ceyreste et conseiller départemental, Patrick Ghigonetto… lui-même ancien élève de l’établissement « l’année dernière », plaisante Martine Vassal.

    À leurs côtés, le président de La Marseillaise, Léo Purguette, représente le club de la presse pour évoquer le prix « Collégiens 13 info ». Mais avant que l’échange ne s’engage, une question brûle les lèvres d’un jeune ciotaden : « Est-ce que dans La Marseillaise vous parlez de l’OM ? ». « Oui, presque tous les jours on parle de l’OM : les matches, les supporters, le mercato… Donc en ce moment on parle du club et on le critique aussi… », indique Léo Purguette.

    Martine Vassal saisit le ballon rond au bond : « il n’y a pas que l’OM que La Marseillaise critique… mais c’est la liberté de la presse, c’est ce que vous allez découvrir ».

    Citoyens en devenir

    L’échange se poursuit au CDI où est installé un grand portrait de Christophe Gleizes. « C’est l’un de nos confrères qui est injustement détenu en Algérie pour avoir simplement exercé sa profession », explique le président de notre titre aux collégiens en rappelant que le club de la presse exige sa libération et que son portrait a été placé sur la façade des Archives départementales pour qu’on ne l’oublie pas.

    « La liberté de la presse, le pluralisme, sont indispensables à la démocratie. Au collège, vous ne venez pas simplement étudier pour avoir un métier plus tard, vous êtes des citoyens en devenir », insiste Léo Purguette, convaincu que la meilleure manière d’être immunisé contre les fakes news, c’est de participer soi-même à la fabrique de l’info. C’est dans cet esprit que le collège Alice-Guy va concourir aux côtés de 17 autres établissements des Bouches-du-Rhône au prix « Collégiens 13 info » avec son journal Le Petit Ciotaden mais aussi une émission de radio rendue possible par la remise du matériel nécessaire par le conseil départemental.

  • « Bonjour Nîmes » : la majorité scelle un pacte démocratique

    « Bonjour Nîmes » : la majorité scelle un pacte démocratique

    Ils sont venus par centaines, debout dans les travées, agglutinés sous les voûtes du Parnasse où la chaleur du jour ne retombait pas. Mardi 8 septembre au soir, près de 1 500 Nîmois ont répondu présent à la restitution des rencontres « Bonjour Nîmes », l’exercice de démocratie participative lancé au printemps par le maire communiste Vincent Bouget et sa majorité. Sept réunions de quartier entre le 7 mai et le 2 juillet, entre 2 500 et 3 000 habitants croisés, 197 prises de parole recueillies et passées au crible. La restitution devait initialement se tenir le 8 juillet ; la canicule l’avait forcée à s’effacer. Ironie du calendrier, c’est encore dans une salle suffocante que Nîmes est venue parler de sa ville. Ce soir-là, il fallait rendre des comptes.

    « On peut faire de la politique autrement, et on va faire de la politique autrement », lance en ouverture Laurent Mespoulet, adjoint au développement économique. La formule résume l’ambition de cette méthode, à l’opposé d’un programme ficelé d’en haut : une parole recueillie sur le terrain, restituée point par point devant les habitants eux-mêmes. « Cela fait un peu plus de cinq mois que nous avons été élus, personne n’a de baguette magique », prévient d’emblée Vincent Bouget, avant de laisser le micro à ses adjoints, qui défilent un à un.

    Trois urgences : la ville,

    la jeunesse, les services

    Sans surprise, la chaleur et la propreté urbaine dominent les échanges. « L’été caniculaire nous oblige, il faut anticiper pour ne pas subir », martèle Agnès Charaix-Py, adjointe à la végétalisation. Fontaine à boire remise en eau place aux Herbes, voiles d’ombrage testés dès l’été 2027, brumisateurs aux futures pépinières Pichon, permis de végétaliser renforcé pour les habitants comme pour les commerçants : la ville veut « cheminer à l’ombre ». Sur la propreté, « notre ville est formidable, mais elle est dégueulasse », résume sèchement l’adjoint François Seguy. Pour y remédier, un numéro unique « Allô Nîmes propre » doit centraliser le signalement des dépôts sauvages dès 2027, la limite des deux encombrants disparaît et une marche verte citoyenne est annoncée pour novembre.

    Jeunesse et éducation, à égalité en tête des attentes recensées, ne sont pas en reste. Une direction de la jeunesse a vu le jour, une centaine de stagiaires de troisième et de seconde seront accueillis en mairie, un portail unique d’information doit voir le jour pour les étudiants. Côté écoles, 90 agents périscolaires ont été déprécarisés, un repas végétarien sera proposé chaque midi en cantine, et six établissements seront rénovés thermiquement chaque année du mandat.

    Sur la santé, la Ville mise sur un conseil local de santé mentale dès le 7 octobre, un centre de santé au Mas de Mingue au premier semestre 2027, une mutuelle communale à tarif négocié au premier trimestre et une école de kinésithérapie publique. Sur la sécurité enfin : l’arrêté de fermeture des épiceries de nuit après 22h (312 infractions relevées cet été) sera prolongé ; un poste de police est annoncé sur l’Esplanade, et la coopération avec la police nationale va être renforcée contre le narcotrafic.

    Reste le temps long. Bouget annonce pour 2027 un projet « Vivre et habiter à Nîmes », élaboré avec professionnels et habitants, un outil de maîtrise foncière pour produire du logement accessible, deux « places communes », et la gratuité des transports, déjà testée pendant les ferias, qui doit s’étendre dès cet hiver.

    « Il n’y a pas les mêmes attentes partout, mais la même envie », observe Soukaïna BenJaafar, adjointe à l’administration générale, qui évoque une « aspiration à être considérés à égalité » d’un quartier à l’autre. Dans la salle, on opine, on chuchote, on retrouve un voisin croisé lors de l’une des sept réunions du printemps.

    « On aura besoin de tout le monde pour la relever », conclut Vincent Bouget, qui évoque une ville « un peu abîmée » mais promise, selon lui, à devenir une « ville pilote » de l’adaptation climatique d’ici six ans. « Nous scellons avec vous un pacte démocratique », affirme-t-il encore. La majorité a fixé elle-même l’échéance : automne 2027, pour revenir devant les Nîmois et rendre des comptes.

  • L’Université de Toulon mise sur la réussite et l’accompagnement des étudiants

    L’Université de Toulon mise sur la réussite et l’accompagnement des étudiants

    « La rentrée se passe de façon tout à fait satisfaisante », commence Xavier Leroux, président de l’Université de Toulon (UTLN). Les effectifs sont en hausse, même si leur évolution définitive reste encore à confirmer aux alentours de la Toussaint, les inscriptions étant aujourd’hui beaucoup plus étalées dans le temps.

    Concernant l’offre de formation, aucun bouleversement majeur n’est annoncé cette année. L’établissement poursuit toutefois son travail d’adaptation et d’évolution des cursus, avec des nouveautés attendues à l’horizon 2029 en fonction des besoins du territoire.

    La direction confirme son ambition de poursuivre sur la voie de la professionnalisation par l’apprentissage, même si celui-ci est « plus difficile parce que moins accompagné ». Elle souhaite également augmenter la proportion d’étudiants poursuivant leurs études jusqu’au niveau master.

    Xavier Leroux assume et revendique par ailleurs la proximité de l’Université avec le monde socio-économique, notamment dans le domaine de la recherche. Un portail permet ainsi aux partenaires de formuler leurs besoins et d’être orientés vers le ou les laboratoires susceptibles d’y répondre.

    « Les étudiants et leur réussite sont au cœur de nos préoccupations », insiste Xavier Leroux. Avec un accompagnement qui reste au cœur de l’action de l’établissement, aussi bien au niveau de l’orientation, du parcours, du rythme des études et des conditions de vie. L’objectif affiché étant également de prendre en compte l’équilibre, le bien-être et la santé de ces jeunes.

    Une dualité compliquée

    Les besoins peuvent varier selon les sites universitaires. Les étudiants du campus de La Garde, qui disposent de davantage d’espaces de convivialité pour déjeuner que ceux du centre-ville de Toulon, expriment par exemple des attentes différentes en matière de pause méridienne. Les seconds privilégient un temps de pause plus court et des fins de journée moins tardives, contrairement aux premiers.

    Le président de l’Université de Toulon a également mis l’accent sur la dimension stratégique liée à la Défense et aux partenariats institutionnels.

    L’université est présentée comme un établissement dual, c’est-à-dire entretenant à la fois un lien étroit et durable avec son territoire, en s’impliquant activement dans le développement économique, social et culturel du Var et de la région Sud, tout en continuant à soutenir la formation généraliste, jugée « aujourd’hui moins attractive », ainsi que la recherche fondamentale. Une ligne de crête difficile sur laquelle Xavier Leroux affirme vouloir continuer à faire progresser l’établissement.

    Implantée au cœur du premier département militaire de France et du premier port militaire d’Europe, l’UTLN a en effet fait de la dualité civile-défense un axe structurant de sa stratégie, pleinement intégrée à sa signature : « Sciences de la mer et sociétés méditerranéennes ». Cette stratégie s’appuie sur un écosystème territorial et partenarial associant les acteurs de la Défense, les entreprises de la Base industrielle et technologique de défense (BITD), les établissements académiques et les organismes de recherche.

    C’est dans ce cadre que l’UTLN entend être pleinement associée au plan Jubelin, feuille de route destinée à préparer à l’arrivée du futur porte-avions F Libre, à l’horizon 2035. Pour autant, Xavier Leroux insiste : « Il ne faut pas que la dimension défense masque ce qui est notre cœur de métier : la formation, la recherche et les études ». Pas question non plus, du moins faut-il l’espérer, de militariser les étudiants ou les chercheurs de l’université. L’engagement consiste plutôt à penser plus globalement et à agir en faveur de l’intérêt général.

  • L’université de Nîmes s’installe à Alès avec son PARéO

    L’université de Nîmes s’installe à Alès avec son PARéO

    « Nous avons constaté que 50% des bacheliers alésiens ne poursuivaient pas leurs études après le bac quand c’est plutôt 30% à l’échelle nationale », regrette le maire de la deuxième ville du Gard, Christophe Rivenq. « Nous avons environ 1 000 diplômés du bac et nous souhaitons assez rapidement qu’ils soient 700 à continuer après le bac contre 500 aujourd’hui. »

    Pour cela, le premier magistrat souhaite multiplier les offres d’études sur sa commune qui compte déjà 21 établissements de formation. Aussi, un partenariat a été passé avec l’Université de Nîmes pour proposer des cours à Alès. C’est dans ce cadre que le « Parcours pour réussir et s’orienter » (PARéO) est lancé cette année. Ce parcours est comparé à une sorte de « licence 0 » puisqu’il permet de faire le lien entre le bac et une première année de licence.

    Inscription toujours ouverte

    Il propose ainsi à 35 personnes de se (re)mettre à niveau sur les savoirs fondamentaux « notamment en anglais ou en informatique, mais aussi en français, en maths ou en sciences ». Mais il a surtout l’ambition d’accompagner ces jeunes vers une formation qui leur correspond en préparant leur projet professionnel. Ainsi, plusieurs sessions de coaching sont proposées tout au long de l’année, ainsi que des cours d’expression orale. Il permet aussi à l’étudiant de suivre « deux sessions de stage obligatoires de deux et quatre semaines, ainsi qu’une autre session optionnelle entre avril et juin ».

    Si aucun diplôme n’est délivré à la suite de cette formation, les jeunes auront bien le statut d’étudiants et pourront valider quelques modules de licence s’ils poursuivent une licence à l’Université de Nîmes l’an prochain. Les cours se dérouleront quatre jours par semaine à Digit’Alès et une fois par semaine en présentiel à l’Université de Nîmes. Pour les retardataires, les inscriptions sont encore ouvertes sur Parcoursup jusqu’au 10 septembre et en rentrée tardive jusqu’au 18 septembre auprès de l’Université de Nîmes.

    Ce PARéO n’est qu’une première étape pour Christophe Rivenq qui souhaite faire d’Alès une cité de plus en plus ouverte sur les étudiants*. Le maire veut ainsi développer ce partenariat avec l’Université de Nîmes pour qu’à terme, « 250 étudiants rentrent en section universitaire à Alès ».

    *Voir notre article « Alès veut se tourner vers la jeunesse étudiante » du vendredi 28 août.

  • À Marseille, Martine Vassal visite le collège Jean-Claude Izzo rénové

    À Marseille, Martine Vassal visite le collège Jean-Claude Izzo rénové

    Après un passage par les collèges André-Chénier (12e) le 1er septembre et Vitagliano (4e) le 3, c’est dans le collège Jean-Claude Izzo, du nom de l’écrivain et ancien journaliste de La Marseillaise, que Martine Vassal, présidente (DVD) du département, a poursuivi, lundi, sa tournée de rentrée. Au programme, notamment : la visite du nouveau « bloc sanitaire » de l’établissement, fraîchement rénové, mais aussi de l’équipement sportif, qui fait cette année sa deuxième rentrée. Des opérations réalisées grâce à un investissement de plus d’1 million d’euros du Département, dont 950 000 consacrés au terrain de sport et 120 000 aux toilettes. « Le Département investit chaque année environ 35 millions d’euros pour les travaux dans les collèges, répartis sur les 132 établissements des Bouches-du-Rhône, précise le directeur général adjoint de l’équipement du territoire. Ce collège [Jean-Claude Izzo] a été livré en 2006, il y a 20 ans, et a déjà connu un agrandissement ». La cour accueille en effet depuis septembre 2023 un nouvel espace réservé aux élèves de la Section d’enseignement général et professionnel adapté (Segpa), que la présidente a pris le temps de visiter. « Le collège est adapté aux enfants qui, des fois, ont grandi un petit peu plus vite dans le corps que dans la tête, décrit-elle. C’est important que nous puissions permettre à ces enfants de réussir, eux aussi, leur scolarité ». Dans la même promotion depuis la 6e, les actuels élèves de 3e ont participé à deux reprises aux concours « Toute la lumière sur les Segpa », notamment avec leur court-métrage « Les Aventuriers », qui a obtenu le prix du meilleur scénario.

    Du local dans l’assiette

    Autre thème au menu de la visite départementale ce lundi : le temps cantine. « C’est important pour les instances départementales de permettre [aux jeunes] d’avoir au moins un repas équilibré par jour, (…) tout en conservant une facture allégée pour les parents, insiste la présidente. Depuis 2015, le prix de la cantine est à 3 euros, et à 1, 20 euro pour les boursiers, soit, ici, 80% des enfants. » Et l’ambition est aussi de proposer de la « qualité » avec l’achat de produits locaux, notamment pour les fruits et légumes. « Nous avons des chefs qui font à manger tous les jours dans des systèmes de self, et on privilégie tout ce qui est local, poursuit-elle. Souvent, dans les grandes villes comme Marseille, on ne sait pas que le département est le premier producteur de fruits et de légumes en France, on veut donc le mettre en avant. »

  • Chaleur et climat apaisés à Jean-Aicard

    Chaleur et climat apaisés à Jean-Aicard

    Les minots de Jean-Aicard foulent de leurs pas une cour de récréation entièrement repensée et bientôt végétalisée. Le bitume ici aussi a laissé place à un sol désimperméabilisé et drainant. La maire de Toulon Josée Massi est venue vendredi inaugurer ce nouvel espace de vie, de partage et d’apprentissage fruit de travaux menés depuis 2025 et d’un investissement pour l’avenir de 1,1 million d’euros.

    Un aménagement qui a ici aussi été coconstruit avec les élèves consultés auxquels il avait été demandé de réfléchir, débattre et proposer ce qui était pour eux la cour de leur rêve. L’occasion de faire goûter aussi au plaisir de la démocratie participative à ces citoyens de demain. Ils ont pour cela été aidés par un paysagiste.

    Résultat, les enfants naviguent aujourd’hui à leur guise, selon leur sensibilité ou simplement l’envie du moment, sans assignation selon leur classe d’âge ou leur sexe, entre un îlot calme doté d’une cabane en bois pour les moments de repos et un îlot dynamique dans lequel ils vont retrouver à leur disposition de quoi grimper et se dépenser avec divers jeux et un plateau sportif modernisé.

    Cette réorganisation qui a été pensée pour offrir un cadre plus agréable, mais aussi plus stimulant et adapté à chacun, n’a non seulement entraîné aucun conflit d’usage mais au contraire permis d’apaiser encore davantage le climat, explique la directrice Marie-Agnès Vigiée.

    Désimperméabilisation

    et végétalisation

    Le premier objectif de ces travaux était « de faire baisser la température de la cour, qui était une vraie cour plancha », rappelle la maire de Toulon Josée Massi. En précisant que dans une autre école « les enfants avaient mesuré une température de 66 degrés sur le sol goudronné ».

    Une désimperméabilisation des sols qui permet également d’éviter les phénomènes d’inondation qui peuvent rendre les lieux impraticables.

    Une citerne de récupération des eaux de pluie a également été installée. Les enfants qui auront à charge l’entretien du jardin potager pédagogique auront à leur disposition deux robinets : un d’eau gratuite et un d’eau payante. Histoire de les sensibiliser aussi à la gestion de cette ressource précieuse.

    La végétalisation va se poursuivre lors des vacances de la Toussaint avec la plantation de 17 nouvelles essences d’arbres et la création de 390 m² de massifs arborés, qui apporteront à terme un ombrage naturel salutaire.

    Mais l’école Jean-Aicard est loin d’être un cas isolé. La Ville de Toulon a en effet engagé une politique volontariste de végétalisation de ses cours d’écoles, à un rythme de deux à trois établissements par an. Avec un investissement de plus de 11 millions d’euros, depuis le début de 2026. De l’argent public utilisé pour offrir aux petits Toulonnais des écoles plus sûres, plus vertes et mieux dotées, afin de favoriser leur réussite et leur épanouissement.

  • Dans les amphis aujourd’hui, devant les élèves demain

    Dans les amphis aujourd’hui, devant les élèves demain

    Né de la réforme de la formation des enseignants, le master Enseignement et éducation (M2E) accueille sa première promotion d’étudiants. Celui-ci permet notamment de faire passer les concours de l’enseignement en fin de licence, et plus seulement en deuxième année de master. Il s’adresse aux étudiants titulaires d’une licence et aux titulaires des concours de l’enseignement (élèves-fonctionnaires). Dans l’académie Aix-Marseille, ils sont « environ 1 000 », estime Pascale Brandt-Pomarès, directrice de l’Inspé (Institut national supérieur du professorat et de l’éducation).

    C’est dans l’un de ses amphithéâtres que les étudiants et élèves-fonctionnaires de cette première promotion, futurs enseignants et conseillers principaux d’éducation, ont été accueillis par le rectorat, les directions de l’Inspé et de l’université. Sur les campus de Digne, Marseille et Avignon, la cérémonie était retransmise en visio.

    « On a plus que jamais besoin de professeurs dans un monde qui change très vite », note, face aux étudiants, Benoit Delaunay, recteur de l’Académie. La réforme vise à attirer davantage les futurs enseignants et atténuer les tensions dans le secteur. Pascale Brandt-Pomarès salue « l’entrée progressive dans le métier. Ce qui est important, c’est que le temps est maintenant donné avec la réforme à la formation sur un continuum bac + 5 ».

    éric Berton, président de l’Université Aix-Marseille, dont l’Inspé fait partie, souligne, dans un premier temps, la variété de profils dans la promotion : « Le but est d’abord d’arriver à absorber la réforme. J’ai confiance en les capacités de l’Inspé, habitué à de multiples réformes et qui s’est toujours adaptée avec succès. Ce qui est intéressant aussi, c’est l’ancrage sur le terrain : ce sera un gage de réussite ». À cela s’ajoute, selon la direction de l’Inspé, un accompagnement « en fonction » du parcours des élèves.

  • Enseignement supérieur et recherche : un front uni contre le sous-financement

    Enseignement supérieur et recherche : un front uni contre le sous-financement

    C’est une rentrée qui s’annonce offensive. À l’appel d’une très large intersyndicale, une journée de mobilisation nationale est organisée le 15 septembre pour dénoncer le sous-financement chronique qui tue, lentement mais sûrement, le service public de l’enseignement supérieur et la recherche (ESR).

    C’est le rapport issu des « Assises du financement des universités », publié en juin dernier, qui a mis le feu aux poudres. « Il acte le désengagement de l’État du service public de l’ESR », estime Romain Larive, enseignant-chercheur en biologie à l’Université de Montpellier et membre de la direction du Snesup FSU de l’établissement. « Face au sous-financement chronique de l’État, la seule proposition qui est faite est la diversification, par les établissements, de leurs ressources propres et notamment la multiplication par cinq des frais d’inscription pour tous les étudiants. Ce qui restreindrait l’accès à l’enseignement supérieur aux étudiants issus des classes populaires, sur le modèle anglo-saxon », dénonce le syndicaliste.

    « Depuis la mise en place de l’autonomie des universités par Valérie Pécresse en 2012, on a perdu l’automatisme de la subvention pour charge de service public, qui devrait être proportionnelle au nombre d’étudiants. Lequel ne cesse d’augmenter… », explique l’enseignant-chercheur. Les universités se retrouvent donc à gérer des budgets déficitaires. « Cette année, je crois que plus des trois quarts des universités étaient en déficit, malgré des mesures d’austérité déjà appliquées depuis de nombreuses années », déplore Romain Larive.

    12 000 titulaires et

    100 000 places en licence

    « À l’Université de Montpellier, par exemple, les postes qui doivent être ouverts au concours pour recruter des collègues suite à des départs à la retraite sont gelés pendant un an », illustre-t-il. « Et il y a quelques années, à la faculté des sciences, il y a eu une diminution de 10 % du volume horaire de tous les enseignements. » Des choix contraints qui dégradent les conditions de travail comme d’apprentissage. « C’est un peu comme si on était un corps humain et qu’il fallait choisir de couper un orteil, puis un pied… Sachant qu’il y a toujours plus d’étudiants et toujours moins de moyens, du coup ça s’accentue de plus en plus. » Les étudiants des classes préparatoires aux grandes écoles, eux, « sont jusqu’à trois fois plus financés que ceux qui viennent à la fac », relève le représentant du Snesup FSU. « Il faudrait que toutes les universités soient aussi bien dotées que ces classes préparatoires ». Selon le syndicat, « il manque 8 milliards d’euros pour l’enseignement supérieur et 8 milliards pour la recherche publique, soit une augmentation d’environ 50% du budget de l’ESR, qui est actuellement d’un peu moins de 30 milliards. Cet argent existe : on peut aller le chercher du côté du crédit impôt recherche versé aux entreprises… »

    Le manque de postes est également un gros sujet de préoccupation : « On fonctionne de plus en plus avec une part d’heures d’enseignement assurées par des collègues qui ne sont pas titulaires. On a une armée de précaires qui assurent entre un tiers et la moitié des enseignements, selon les universités », rapporte Romain Larive. Selon lui, « un plan massif de recrutement de 12 000 titulaires » serait nécessaire. Il faudrait également créer « 100 000 places en première année de licence » pour absorber l’augmentation du nombre d’étudiants dans l’ESR. « On a chiffré à plus de 150 000 le nombre de bacheliers inscrits sur Parcour’sup qui n’ont pas eu d’affectation début juillet », illustre l’enseignant-chercheur. « D’un côté on assèche les universités (sous-financement, sous-recrutement) et de l’autre on met en place une plateforme qui instaure une sélection n’ayant d’autre but que de masquer le manque de places. » Tout en foulant aux pieds le droit de poursuivre des études dans l’enseignement supérieur après le baccalauréat.