Vers 7h, selon plusieurs personnes présentes sur place, la police municipale aurait fait usage de gaz lacrymogène contre le barrage. La tension est montée d’un cran lorsque des élèves du lycée Latécoère ont rejoint le mouvement. Face aux CRS, mobilisés sur les lieux, les lycéens ont maintenu leur action jusqu’à sa dispersion, sans usage de la force, vers midi. Une poignée d’élèves ont fait part de leurs revendications au maire (LR) Robin Prétot, en marge. « On veut juste qu’on nous écoute quand on parle des salles à 35° et des profs manquants », explique l’un d’eux. « La manifestation partait bien ce matin, j’ai demandé un maximum d’interpellations pour ceux qui viennent casser du flic », assure le maire.
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À Vedène, le collège Lou-Vignarès s’est métamorphosé
Fabienne Vera, élue (PCF) de Vedène, se rappelle avoir fait l’ouverture du collège Lou-Vignarès comme élève au début des années 80. Ce jeudi, c’est en quelque sorte une seconde ouverture qui est inaugurée : après trois ans d’un chantier sur site, l’établissement a entièrement fait peau neuve. Seule une pièce attenante à la cantine n’a pas été rénovée. « Au-delà d’une simple réhabilitation, c’est une métamorphose complète », apprécie Jean-Philippe Didelet, le principal, soulignant « les conditions d’apprentissage et de travail » optimales des 750 élèves, mais aussi des professeurs et personnels.
16,4 millions d’euros
ont été investis« L’égalité des chances passe par le bien-être des enfants, on ne peut pas leur demander d’apprendre si leur environnement n’est pas à la hauteur », estime Christelle Castanier, vice-présidente du Département en charge des collèges, devant le maire Joël Guin (DVD), Bénédicte Martin, vice-présidente (DVD) de la Région, et Vincent Lelionnais, secrétaire général adjoint de la préfecture. « Cela me rappelle ce que j’ai vécu il y a 25 ans quand j’étais au collège et qu’il avait été entièrement refait, le cadre pédagogique évolue et change beaucoup de choses », se remémore-t-il.
16,4 millions d’euros ont été investis – dont 2 millions d’euros de fonds européens pour la rénovation énergétique et 500 000 euros par l’État, le reste étant à la charge du conseil départemental. Démarré en janvier 2023, le chantier a été complètement achevé en septembre. Le bâtiment d’origine grisâtre et énergivore a laissé place à un ensemble blanc et lumineux qui devrait permettre 60% d’économie d’énergie.
Une salle polyvalente et un foyer des élèves ont été créés. Cantine, salles de classe, CDI, administration, vie scolaire… tout a été repris. Sans oublier la cour désimperméabilisée et végétalisée. Le tout en site occupé nécessitant l’installation de 30 salles de classe provisoires pour maintenir les cours.
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Colère légitime, violences intolérables
De nombreux lycéens se sont mobilisés hier dans toute notre région, marquant un véritable changement d’échelle du mouvement qui proteste à la fois contre le manque de professeurs, de personnels et de moyens, mais aussi contre l’état de certains lycées ou encore contre Parcoursup, un système de sélection injuste où l’orientation des élèves est confiée à un algorithme opaque.
Dans ce contexte de colère légitime, des violences graves ont éclaté notamment à Marseille : des personnels de l’Éducation nationale et un marin-pompier blessés, un véhicule des pompiers et un bus incendiés, causant un retrait des agents de la RTM et une paralysie de tout le réseau de transports.
Ces violences sont intolérables d’autant plus qu’elles touchent des personnes et des biens essentiels aux services publics. Elles sont instrumentalisées pour semer le discrédit et justifier les violences policières.
Priorité à la jeunesse
Les provocateurs, les casseurs, les violents, n’ont pas leur place dans un mouvement qui exprime une colère et des revendications légitimes.
La décision d’imposer des cours en distanciel et de mettre la pression sur les rassemblements spontanés ne règle rien des questions de fond posées par ce mouvement.
Le gouvernement, minoritaire à l’Assemblée nationale, s’est déjà mis à dos les automobilistes, les fonctionnaires, les retraités, les collectivités territoriales… Le voilà confronté à la jeunesse.
Aucune des vieilles ficelles libérales, pas plus que la potion amère de l’austérité ne sont en mesure de calmer sa colère et – c’est encore pire – de lui tracer un avenir désirable.
Ce devrait pourtant être la priorité de notre société.
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Une action en soutien à l’enseignante agressée au lycée Rimbaud d’Istres
« Les effectifs ont bondi de 50 cette année, mais le nombre d’encadrants est resté le même », dénonce Rachel Véran, représentante syndicale Snes-FSU.
« On manque d’AED pour surveiller, d’AESH pour accompagner les situations de handicap, poursuit-elle.
Il nous manque des formations, des heures supplémentaires pour pouvoir proposer du soutien à nos élèves. Il nous manque de tout. »

![[Entretien] Amélie Barbet : « La méritocratie n’existe plus »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/10/a9f2ca1be95d5b666f39a2a4b5754495.jpg)




