Tag: droite

  • L’optimisme de Renaud Muselier face aux résultats régionaux

    L’optimisme de Renaud Muselier face aux résultats régionaux

    Dans un très long communiqué, le président (Ren.) de la Région Sud, Renaud Muselier, a livré ce lundi son analyse du scrutin municipal. Tout d’abord et largement pour se féliciter de ce qu’il analyse comme « l’échec » de la performance de l’extrême droite dans la région. Elle « ne remporte pas la victoire éclatante que les pronostiqueurs lui prédisaient ».

    Celui qui avait soutenu Martine Vassal, dont les piètres résultats à Marseille sont notamment expliqués par son manque de clarté vis-à-vis de l’extrême droite, se démarque clairement, cite « l’échec cuisant » du RN à Marseille et Toulon et se réjouit : « Ils détiennent aujourd’hui seulement 15 communes de plus de 9 000 habitants. Sur les 946 communes de la région, ils détiennent moins de 2,5% des communes, toutes tailles confondues. »

    « Victoire probante

    du bloc central »

    Et de détailler la situation par département pour se réjouir « qu’aucune mairie » ne soit gagnée dans les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence, que dans les Bouches-du-Rhône, « seulement deux communes ont basculé à l’extrême droite soit 1,6% du département » ou que, « en Vaucluse, sur 151 communes, le RN a échoué dans sa conquête, sauf dans quatre villes ». Même dans les Alpes-Maritimes, il trouve une lecture optimiste à l’« élection violente et fratricide » entre Éric Ciotti et Christian Estrosi : la ville « est conquise par l’extrême droite (UDR), mais pas par le Rassemblement national ».

    Renvoyant facilement dos à dos LFI et le RN, Renaud Muselier savoure que, « à gauche, la fusion des listes du Parti socialiste et de la France insoumise a été rejetée par les électeurs. Elle perd ses derniers fiefs de Vaucluse et de l’ouest des Bouches-du-Rhône », même si il « regrette la chute d’Aubagne » qu’il met sur le même plan que celle de Fos-sur-Mer – alors que la première a basculé à gauche et la seconde dans les bras de Philippe Maurizot, candidat soutenu par le label d’extrême droite de Franck Allisio – expliquant ces deux résultats par « le fruit de la division ».

    Et d’en profiter pour en tirer une conclusion toute à son avantage : « C’est donc une victoire probante du bloc central qui conserve trois des quatre grandes métropoles, 90 communes sur les 101 de plus de 9 000 habitants de la région, et 98% des 946 communes de la région. »

    Après avoir félicité « l’ensemble des maires élus et leurs équipes », Renaud Muselier envoie un message qui semble spécialement destiné à Martine Vassal : « Pour les élus d’opposition, je souhaite qu’ils engagent avec les majorités des débats apaisés dans leurs assemblées au profit de leurs concitoyens. »

  • [Infographie] Une majorité confortable pour Benoît Payan

    [Infographie] Une majorité confortable pour Benoît Payan

    Forte de 54,34% des suffrages, la nouvelle majorité du Printemps marseillais s’assure une avance confortable avec 73 élus sur les désormais 111 sièges du conseil municipal, version réforme de la loi PLM, soit 10 de plus qu’en 2020. Pour mémoire il y a 6 ans, en pleine crise sanitaire, il avait fallu ferrailler dur pour que l’écologiste Michèle Rubirola prenne la tête de la Ville, avec le soutien de Samia Ghali (DVG) qui briguait elle aussi le poste dans un premier temps.

    Devenue finalement maire adjointe, cette dernière a désormais intégré le Printemps marseillais et fait partie des piliers sur lesquels s’appuie le Printemps nouvelle mouture. Tout comme Pierre Huguet (G.s), ex-adjoint à l’Éducation, Éric Méry, ex-adjoint à l’Urbanisme, le député PS Laurent Lhardit, les socialistes Joël Canicave, ex-adjoint aux Finances, Anthony Krehmeier, maire des 2-3 réélu, ou encore Yannick Ohanessian ex-adjoint en charge de la Tranquillité publique. Jusqu’alors en charge du Logement, Patrick Amico (GRS), bien que 71e sur la liste, est aussi de retour.

    On retrouve également les communistes, Audrey Garino, Jean-Marc Coppola, Nathalie Tessier, respectivement en charge de la Solidarité, la Culture et le Droit des femmes dans la mandature écoulée. Rangs du PCF qui se trouvent renforcés avec Anthony Gonçalves, oncologue et chef de file du parti pour ces municipales, Mohamed Itrisso, militant des quartiers nord et cofondateur du collectif SOS Comores et Ibrahim Mze, responsable du collectif fédéral du logement du PCF 13.

    Troisième de la liste, le militant écologiste, Amine Kessaci, devenu symbole national de la lutte contre le narcotrafic après l’assassinat de deux de ses frères, va également peser dans l’hémicycle.

    Une opposition RN

    Il y a aussi les petits « nouveaux » qui ne le sont pas vraiment, ayant déjà fait leurs preuves dans les secteurs ou à la métropole, comme Emilia Sinsoilliez, ex-première adjointe au maire des 2-3, Enda Amraoui, présidente du collectif pour une société plus inclusive, « Plus jamais sans nous » et ex-adjointe à la mairie des 4-5, Juliette Masson, ex-déléguée aux Écoles dans les 6-8 ou Jean-Marc Signes, ex-conseiller métropolitain écologiste, élu dans les 11-12. Côté société civile, Karim Touche, directeur général de la Ligue de l’enseignement 13 ou Yahya Güngörmez, représentant du Conseil démocratique kurde à Marseille font leur entrée.

    En face l’extrême droite. Franck Allisio, ayant totalisé 40,29% des voix, se pose en leader d’une opposition passée de 9 à 34 élus. Cumul des mandats oblige, il devra sans nul doute démissionner de la Région. Il s’appuiera sur des historiques comme Jean-Marc Graffeo, responsable départemental de Reconquête !, la députée RN Gisèle Lelouis ou Eléonore Bez, conseillère régionale. Il pourra compter sur une ribambelle d’ex-élus de secteur, Sophie Arrighi, Thibaut Charpentier, Jessy Nakache, ou Gérard Audibert. Figure aussi Jean-Baptiste Rivoallan, ancien président du groupe de la droite marseillaise à la métropole.

    Droite marseillaise atomisée avec 4 élus seulement dont Martine Vassal (DVD), présidente du Département, son bras droit Romain Simmarano (Ren.), Fabienne Bendayan, ex-présidente du Crif Marseille et Stéphane Pichon, président du Conseil régional de l’ordre des pharmaciens.

  • Carpentras emportée par la vague brune devant une gauche divisée

    Carpentras emportée par la vague brune devant une gauche divisée

    La division de la gauche à Carpentras aura donc conduit à ce que la mairie tombe, pour la première fois de son histoire, entre les mains de l’extrême droite. C’est le candidat du Rassemblement National, Hervé de Lépinau, qui l’emporte avec une majorité absolue, avec 50,78% des suffrages exprimés, et obtient 30 sièges au conseil municipal. Francis Adolphe (DVG), maire de 2008 à 2018, contraint de quitter ses fonctions après une condamnation pour violences conjugales, arrive deuxième avec 24,70% et obtient 5 sièges. Le maire sortant, Serge Andrieu (DVG), recueille quant à lui 24,52% et 4 sièges. L’abstention reste élevée : 40,68%.

    À 20 heures, dans les couloirs de l’Hôtel de ville de la capitale du Comtat Venaissin, l’annonce des résultats par Serge Andrieu a commencé avec un souffle d’abattement devant une centaine de personnes acquises à la cause du candidat du parti à la flamme. Après quelques railleries venues du camp d’extrême droite du député de la 3e circonscription de Vaucluse, et avoir serré la main du nouveau premier édile, Serge Andrieu file sans dire un mot.

    Il s’exprimera finalement par communiqué quelques minutes plus tard. « Le résultat de ce soir est une terrible nouvelle pour Carpentras. L’extrême droite remporte notre ville. Elle va en faire son laboratoire, y développer des politiques xénophobes, inégalitaires et profondément injustes. Ce résultat, ce sont les plus faibles, les plus précaires, qui en paieront le prix pendant les prochaines années », pose-t-il. Avant de s’attaquer à celui avec qui une fusion n’a pu s’effectuer : « La responsabilité de Francis Adolphe dans la période sombre qui s’ouvre est immense. Sa haine à mon égard, son orgueil, sa soif de revanche ont condamné notre ville au pire », assure-t-il, avant d’ajouter que « pour contrer l’extrême droite, nous avons besoin de clarté, de conviction et de constance. Tout ce dont Francis Adolphe est dépourvu. L’égo de Francis Adolphe, condamné par la justice pour violences conjugales, était démesuré. C’était profondément contraire à mon honneur de marchander la démocratie ». Il conclut qu’il ne se dérobera pas à ses responsabilités et que « l’heure est donc désormais celle d’une nouvelle génération, qui doit organiser l’opposition à l’extrême droite dans notre ville ».

    « Pff, c’est tout »

    L’ambiance était tout autre au sein du QG de campagne du troisième protagoniste qui, malgré sa défaite, a fini second en devançant Serge Andrieu de seulement 22 voix. « Ça va, on est devant Andrieu », glisse un de ses soutiens. « On est devant Andrieu, j’emmerde le reste », lance une autre. « On n’a rien pu faire. Je ne vais pas verser de larme car je suis toujours dans le coup d’après », lâche, la voix cassée, Francis Adolphe devant une tablée remplie de boissons et de chips. Et comme seule réaction à l’élection de Hervé de Lépinau, un « Pff, c’est tout ». Ses yeux sont désormais tournés vers la Communauté d’Agglomération Ventoux Comtat Venaissin : « J’apporterai ma voix au candidat qui sera le plus proche de nos valeurs, c’est-à-dire qui ne sera pas dans l’extrême droite. Et le combat sera là. » Un combat après l’autre. Mais la division mène à la chute.

    Le vainqueur du soir était lui-même présent en mairie, avec à ses côtés les deux candidats d’extrême droite qu’il avait devancés au premier tour et qui l’ont rejoint ou soutenu au second. À savoir Bertrand de la Chesnais, ancien directeur de campagne d’Éric Zemmour, et Christian Richaud-Simoni, qui était initialement investi par le parti à la flamme, puis désinvesti suite à la découverte de tweets racistes dont quatre colistiers ont rejoint Hervé de Lépinau. Les trois se sont affichés main dans la main. Hervé de Lépinau se réjouit d’une alliance « pas si évidente » et assure qu’il va « redonner du dynamisme » à la ville, sans accabler le bilan du maire sortant. Interrogé sur les inquiétudes des associations concernant d’éventuelles baisses de subventions, il affirme vouloir s’appuyer sur la loi NOTRe de 2015, qui redéfinit les compétences entre collectivités, et précise qu’il attendra des résultats pour chaque contrat passé. Une annonce qui n’augure rien de rassurant pour les structures associatives.

  • Martine Vassal et la droite marseillaise finissent par s’effondrer

    Martine Vassal et la droite marseillaise finissent par s’effondrer

    Une certitude ce dimanche soir, Martine Vassal (DVD) jouait les outsiders. Arrivée en troisième position au 1er tour avec 12,41% des voix, la candidate de la droite et du centre avait eu du mal à digérer ce revers mais avait fait le choix de se maintenir.

    La chute sera plus dure encore au second tour, cette dernière rassemblant selon les estimations au mieux moitié moins de suffrages, avec 6,3% des voix. C’est très émue que Martine Vassal a pris la parole. Respectant « le choix des Marseillaises et des Marseillais », elle estime qu’il s’agit là d’« un moment de vérité », dénonçant une campagne « difficile » et les effets de la loi PLM qui a entraîné de la « confusion ». Ce chiffre résulte pour elle d’une « fatigue démocratique ».

    Finie la métropole

    Un score qui lui permettrait de remporter 5 sièges au maximum au conseil municipal. En dessous des 5%, son parti en serait exclu. Martine Vassal a annoncé dans la foulée qu’elle ne se présenterait pas à la tête de la collectivité, « un choix de cohérence et de responsabilité ». « Je n’ai jamais trahi les maires le savent » a-t-elle commenté des sanglots dans la voix. Et de promettre de concentrer « toute [son] énergie au Conseil départemental ».

  • Petit chelem en vue dans les secteurs pour le Printemps marseillais

    Petit chelem en vue dans les secteurs pour le Printemps marseillais

    Interrogé au moment de sa candidature sur les secteurs que visait le Printemps marseillais, le maire (DVG) sortant Benoît Payan assurait : « Tous. » Mais l’effondrement de la droite et la percée du RN rebattent les cartes. « Dans les 9-10 et les 11-12, le RN est en capacité d’emporter quatre arrondissements », reconnaît-il désormais, en soulignant aussi l’enjeu « fort » des 13e et 14e. De quoi confirmer ce qu’annonçait à l’automne dernier le candidat de l’extrême droite Franck Allisio, déclarant que sa priorité était « les Marseillais du 9e au 13e arrondissement».

    1er secteur

    1er et 7e arrondissements

    Avec le maintien de Sébastien Barles pour le second tour, les équilibres politiques issus des urnes au soir du dimanche 15 mars ont de bonne chance d’être maintenus. Dans cette quadrangulaire, la maire sortante Sophie Camard (GRS) possède une très large avance avec 43,2% des voix, le double de Clémence Parodi candidate pour le RN (21,6%) qui la suit. Derrière, l’écologiste dissident Sébastien Barles sous les couleurs de LFI (18,6%) et le porte-parole (Ren.) de Martine Vassal, Romain Simmaran (13,9%) complètent l’affiche.

    2e secteur

    2e et 3e arrondissements

    Après avoir emporté ce secteur en 2014 en s’alliant à Lisette Narducci, la candidate de la droite Solange Biaggi (LR) n’a pas réussi à passer la barre des 10% pour se maintenir. C’est donc une triangulaire qui oppose le maire sortant Anthony Krehmeier (39,5%) au candidat LFI Alladine Abdallah Salim (27,6%) et à la responsable du RNJ Marie Bermejo (18,38%). Sans grosses réserves de voix, seul un changement dans la participation (59,8% d’abstention au premier tour) pourrait bousculer l’ordre d’arrivée.

    3e secteur

    4e et 5e arrondissements

    Après avoir arraché le secteur à la droite en 2020, le Printemps marseillais confirme son implantation dans le secteur : avec 38,9% des voix, le maire sortant Didier Jau (EELV) obtient presque deux fois de plus de suffrages que l’ancien responsable Reconquête dans la Drôme, Thomas Battesti (20,2%) pour cette quadrangulaire. L’ancien maire Bruno Gilles (Hor.) n’arrive que 3e (16,9%), à moins de 100 voix devant la candidate LFI Léa Bijaoui (16,6%) qui peut espérer le report des voix de Révolution permanente (7,3%). La scission du NPA, qui dit comprendre ceux qui feront le choix d’un vote RN, a apporté un soutien « critique et sans illusion » aux insoumis.

    4e secteur

    6e et 8e arrondissements

    Dans ce secteur où la participation est la plus élevée de toute la ville la maire sortante (MadMars) Olivia Fortin confirme son ancrage avec 36,6% des suffrages, faisant même progresser l’ensemble des voix de gauche. Elle peut compter sur les reports de voix de LFI qui reste juste en dessous la barre des 10%, de quoi lui offrir un boulevard de cette triangulaire qui l’oppose au co-responsable de l’UDR Jean-Baptiste Rivoallan (32,2%), parmi les premiers ralliés au RN, et à la présidente LR du groupe d’opposition Catherine Pila qui résiste mais reste derrière avec 17,6% des voix.

    5e secteur

    9e et 10e arrondissements

    La droite vacille sérieusement dans son secteur d’élection, déjà passé à l’extrême droite lors des dernières législatives. La présidente de LR 13 Laure-Agnès Caradec n’y obtient que 16,5% des voix, mais se maintient. Si Eléonore Bez est loin en tête (44,9%), le candidat du Printemps marseillais Pierre Huguet (28,77%) peut compter sur un report des voix de LFI (8,1%) et surtout sur le soutien de l’ancien maire (Ren.) Lionel Royer-Perreaut, bien implanté sur le secteur, pour jouer la surprise.

    6e secteur

    11e et 12e arrondissements

    Dans son fief, le maire sortant (LR) Sylvain Souvestre réalise le meilleur score de la droite (23,47%), insuffisant cependant pour devancer le candidat Yannick Ohanessian (PS) (26,67%), encore moins pour menacer le délégué du RN pour Marseille Olivier Rioult loin devant (43,81%). À gauche, les 6% de LFI n’apportent que peu de réserves de voix.

    7e secteur

    13e et 14e arrondissements

    C’est dans ce secteur que se joue la plus grande bataille. D’abord par le symbole : il est le seul à avoir été dirigé par le FN, et la gauche s’était désistée en 2020 pour permettre à la droite de battre l’extrême droite. Ensuite par les enjeux : le plus grand secteur de la ville par la population illustre aussi les difficultés de Marseille en matière de logements et de transports. L’ex-maire FN Sandrine d’Angio est loin devant (39,8%) mais la candidate du Printemps marseillais Tina Biard-Sansonetti (26,4%) peut compter sur les reports de voix de l’insoumis Mohammed Bensaada (13,1%) qui s’est retiré, ainsi que de Nora Preziosi (5,6%). La maire sortante (DVD) Marion Bareille (12,1%) s’est maintenue. Reste l’inconnue de la participation.

    8e secteur

    15e et 16e arrondissements

    Dans le secteur où le candidat LFI Sébastien Delogu avait été élu dès le premier tour aux législatives grâce à l’union de la gauche, sa candidate Rabyata Boinaheri n’arrive qu’en 3e position avec 23,8% des voix. Dans son fief, Samia Ghali est bien en tête (37%), suivie par le RN (29,2%), quand la droite fait son plus bas score (5,2%). Reste à savoir comment pèsera la participation, la plus faible au premier tour de la toute la ville (38,6%).

  • À Aubagne, après la fusion, la gauche et le centre espèrent la victoire

    À Aubagne, après la fusion, la gauche et le centre espèrent la victoire

    Faire rempart contre l’extrême droite. C’est le but premier de la fusion annoncée ce lundi par le candidat de gauche, Jean-Pierre Squillari avec la liste de Giovanni Schipani (DVC). Une décision qui pourrait bien faire basculer le destin de la ville dimanche soir… Alors que Joëlle Melin (RN) est arrivée en tête du premier tour avec 24,94% des voix, talonnée par le maire LR sortant Gérard Gazay qui a rassemblé 24,83% des suffrages, il s’agit pour la tête de liste de l’union de gauche de « chasser Gérard Gazay de la maison et d’empêcher que Joëlle Melin y rentre », expliquait-il dans nos colonnes. Huit colistiers de la ligne « Aubagne mérite mieux » l’ont donc rejoint. « Un rassemblement naturel puisque nous avons le même langage », insistait Jean-Pierre Squillari.

    À ceux qui déplorent une « alliance contre nature », Giovanni Schipani estime dans un communiqué que « cette formule est commode, mais elle ne résiste pas aux faits ». « J’ai échangé et rencontré l’ensemble des équipes politiques locales depuis plus de trois ans. J’ai construit des relations de travail et de respect », estime-t-il, mettant l’accent sur « des proximités programmatiques » avec la liste de gauche, sur « des engagements prioritaires pour Aubagne ».

    Un programme partagé

    Reconnaissant avoir reçu des sollicitations de colistiers de Joëlle Melin, il a fait le choix d’ouvrir des discussions avec les équipes de Jean-Pierre Squillari et de Mohammed Salem (DVC), martèle-t-il et avoir travaillé au-delà d’une simple « fusion technique ». De son côté, Mohammed Salem qui a totalisé 6,6% des voix au premier tour a apporté son soutien au maire sortant. Mais certains de ses colistiers sont tout de même allés au soutien de la nouvelle liste fusionnée comme Yohann Otokpa présent au meeting de ce jeudi à la salle du Bras d’Or.

    Arrêt du bétonnage à tout crin, renouveau du centre-ville avec la construction d’une halle ou le soutien local au pouvoir d’achat font partie de propositions sur lesquelles se sont rassemblés les deux candidats de la gauche et du centre. Tous les deux sont également favorables à la tenue de tables rondes avec les commerçants pour contrer la fermeture des magasins et attirer de nouvelles enseignes à Aubagne. À noter que Jean-Pierre Squillari défend également la réhabilitation totale de la piscine du Bras d’Or pour en faire un vrai pôle aquatique couplé avec l’aménagement d’un parc urbain.

    Une campagne
    tout azimut

    Au cours d’une dernière journée de campagne, les militants des deux équipes ont mis le paquet, et se sont retrouvés ce vendredi matin devant les commerces de Valriant et de Camp major, pour poursuivre devant plusieurs boulangeries du centre-ville, puis devant les écoles de la Pérussonne, Marie Mauron, Antide Boyer et Nelson Mandela avant de terminer avec un porte-à-porte géant dans le centre-ville.

    Dans le cadre de cette triangulaire, il s’agissait ces derniers jours d’aller également à la pêche aux abstentionnistes quand un Aubagnais sur quatre ne s’est finalement pas rendu aux urnes au premier tour.

    « Battre à la fois le RN et raccompagner Gérard Gazay à son domicile est à portée de vote » estimait vendredi Jean-Pierre Squillari, assurant que « celles et ceux qui nous rejoignent sont de plus en plus nombreux chaque jour ». Giovanni Schipani martèle : « Notre union n’est en aucun cas une adhésion mais le choix de la raison. » Puis prudent, le candidat divers centre appelle à la mobilisation. « Chaque voix comptera pour transformer l’essai car rien n’est gagné », considère-t-il.

  • À Roquevaire, Hélène Spinelli et la gauche ont un sérieux défi à relever

    À Roquevaire, Hélène Spinelli et la gauche ont un sérieux défi à relever

    Hélène Spinelli (DVG) est arrivée en tête du premier tour dimanche dernier avec 38,06 % des voix. Derrière elle, Éric Bouillé (DVC) est deuxième avec 25,71 %, suivi de Marie-France Bertin (UDR) avec 18,88% et de Judith Dossemont (DVD) avec 17,35 %. Une quadrangulaire s’annonçait donc à l’issue du premier tour. Mais une fusion a été actée entre les listes d’Éric Bouillé, Mieux vivre Roquevaire, et de Judith Dossemont, Roquevaire avenir.

    En additionnant les voix du premier tour, la fusion permet théoriquement aux candidats arrivés en deuxième et quatrième positions de totaliser 43,06 % des voix… La candidate de gauche, en tête au premier tour, se retrouverait à présent en ballotage défavorable. Hélène Spinelli qui se dit « sereine » compte sur les abstentionnistes et ses voix de réserve pour maintenir la mairie à gauche. Mais le scrutin s’annonce serré.

  • Dans le 04, un second tour qui se joue à Digne et à Peyruis

    Dans le 04, un second tour qui se joue à Digne et à Peyruis

    Plus que deux candidats sur les quatre qualifiés restent en lice pour le second tour à Digne-les-Bains : Julien Di Benedetto, qui se dit « ni de droite, ni de gauche », mais espère séduire les deux électorats, et Gilles Chalvet, plus proche de la droite et président de l’UDI des Alpes-de-Haute-Provence. Sandra Raponi, présidente départementale des Républicains, sur la liste de Francis Kuhn avant qu’il ne se retire, a notamment appelé à voter pour Gilles Chalvet pour « faire barrage à l’extrême gauche, la Nupes, LFI et aux communistes », dont Julien Di Benedetto est pourtant très éloigné et n’a pas le soutien. C’est pour cette même raison que le très à droite Jean-Luc Brochier s’est retiré.

    La course pour les municipales et l’entre-deux-tours ont été pleins de rebondissements dans la ville préfecture, où la maire sortante DVG, Patricia Granet-Brunello, qui ne se représente pas, a appelé à voter Julien Di Benedetto au lieu de son premier adjoint Francis Kuhn à l’issue du premier tour « pour faire barrage à la droite ». Francis Kuhn s’est alors retiré du second tour, dénonçant une « trahison ».

    Une « union des droites »

    S’est donc produit ce que l’équipe de Julien Di Benedetto redoutait : une « union des droites face à eux ». Si le candidat avait pris beaucoup d’avance (40,7%) au premier tour face aux quatre candidats proches de la droite, les électeurs de ces derniers risquent de reporter leurs voix vers Gilles Chalvet.

    De nombreux électeurs de gauche se sont reportés vers Julien Di Benedetto au premier tour devant l’absence de la gauche du scrutin, mais se sont sentis trahis lorsque ce dernier a vanté les louanges de figures de la droite locale comme David Gehant (maire DVD de Forcalquier), qui le soutient, ou encore Camille Galtier (maire DVD de Manosque) lors de son meeting d’entre-deux-tours. Le PS s’est d’ailleurs désolidarisé du candidat jeudi à cause de sa « proximité avec la droite régionale ».

    Il y a beaucoup moins d’incertitudes à Peyruis, où Lila Desjardins (DVG menant une liste SE) est arrivée largement en tête du scrutin à 48% et où les deux autres candidats, le maire sortant Patrick Vivos (DVG menant une liste SE) et la candidate RN-UDR Aurélie Abeille, se maintiennent mais ont peu de chances de rattraper leur retard. La campagne a surtout tourné autour des investissements pour la commune.

  • Le maire et ses adjoints élus à Forcalquier

    Le maire et ses adjoints élus à Forcalquier

    Vendredi soir, le maire réélu David Gehant (DVD) et son opposant Jean-Michel Grès (liste citoyenne DVG) ont tous deux parlé de « vote d’adhésion » pour décrire les résultats du scrutin de dimanche, qui a donné David Gehant grand gagnant avec 60,69% des voix. « Neuf fois au sol, dix fois debout », a lancé Jean-Michel Grès, à qui David Gehant a donné la parole lors du conseil municipal d’installation. « Notre objectif était de rapprocher les citoyens de la politique, on y est arrivé mais pas exactement comme on voulait », a-t-il ironisé.

    David Gehant l’a félicité pour son « courage » et sa « dignité ». Le maire sortant a été réélu à 27 voix sur 29. Trois élus de l’opposition ont voté pour lui pour « montrer une volonté de travailler ensemble ». « Après avoir été élu le plus jeune maire de Forcalquier, j’ai cette fois conduit la liste qui a obtenu le plus de suffrages de l’histoire », s’est félicité le maire réélu. Les délégations ont été attribuées et Gérard Vasseur a été élu premier adjoint.

  • En danger à Grabels, René Revol croit en une remontada

    En danger à Grabels, René Revol croit en une remontada

    René Revol, le seul maire LFI de l’Hérault, peut-il conserver sa mairie de Grabels, dimanche 22 mars ? Au vu des résultats du 1er tour où il est arrivé en seconde position (34,65%) derrière son opposant historique Pascal Heymes qui a frôlé le hold-up au premier tour (49,4%), René Revol semble en ballottage défavorable.

    Mais le maire qui mène une liste d’union de la gauche et citoyenne croit dur comme fer en une « remontada ». « Depuis lundi, il se passe quelque chose d’extraordinaire : des gens m’appellent, les jeunes se bougent, même les enfants m’écrivent ! », raconte René Revol qui dit avoir recensé un millier d’abstentionnistes qui le soutiennent. « Ce n’est pas gagné mais c’est jouable. La remontada est en cours ! », positive-t-il sans penser que le retrait du centriste Régis Morvan, troisième avec 15,95% lui sera défavorable au 2nd tour, le 22 mars.

    Au-delà d’un électorat démobilisé au 1er tour (41,14% d’abstention contre 31,58% en 2014), le maire a connu diverses embûches. En raison d’une infection qui l’a conduit à 3 semaines de convalescence, il n’a pu mener campagne comme il aurait souhaité. D’autre part, il déplore la propagande anti-LFI menée par Pascal Heymes, l’ancien mandataire de François Fillon en 2017, qui a refusé jeudi 19 mars un ultime débat public que Midi Libre voulait organiser.

    Les opposants ont aussi joué sur la confusion et les amalgames avec le Hamas qui ont suivi le déploiement sur le fronton de la mairie de Grabels du drapeau de la Palestine en solidarité au peuple gazaoui massacré.