Tag: droite

  • [Sénatoriales] Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la gauche part divisée, l’issue incertaine

    [Sénatoriales] Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la gauche part divisée, l’issue incertaine

    Si le bilan du sénateur sortant Jean-Yves Roux est salué par de nombreux grands électeurs de tous les bords politiques, il pourrait être sérieusement menacé par Stéphanie Colombero, qui est soutenue par d’importantes figures du département, comme sa présidente Eliane Barreille (DVD), Camille Galtier (DVD), le maire de Manosque, ville la plus peuplée du département, mais aussi le président du Sénat Gérard Larcher (LR). Depuis l’annonce de sa candidature, la candidate issue de LR tente d’occuper le terrain et se fait voir dans tous les événements.

    La gauche est partie divisée pour ce scrutin, entre la candidate LFI Marianne Mougey, qui reconnaît avoir très peu de chances de remporter l’élection, et le sénateur sortant apparenté PRG. LFI et le PCF lui reprochent son vote pour la loi Duplomb ou encore son positionnement concernant les retraites. Les communistes ont décidé de ne présenter aucun candidat « ne voulant pas ajouter de la division à la division », et ne soutiennent pas non plus la candidate LFI, dont la candidature s’inscrit selon eux « dans une stratégie nationale de volonté hégémonique à gauche avec comme seul horizon l’élection présidentielle, loin des enjeux de ce scrutin et des intérêts directs des collectivités de notre territoire ». L’enjeu pour la gauche est important, alors que ce siège de sénateur est le seul qu’il leur reste dans le département, dont les deux députés sont d’extrême droite. « La perte de ce siège constituerait un recul pour notre territoire comme pour le pays », conclut le PCF 04. Deux candidats d’extrême droite, Fabrice Durnerin (UDR-RN) et Stéphane Durbec, ancien collaborateur de Jean-Marie Le Pen, se présentent également, mais ont peu de chances de l’emporter face à Jean-Yves Roux et Stéphanie Colombero. Un seul siège est à pourvoir dans le département, où 565 grands électeurs sont appelés aux urnes dimanche.

    Pour qu’un candidat soit élu dès le 1er tour, il doit obtenir la majorité des suffrages exprimés, ainsi qu’un nombre de voix au moins égal au quart des électeurs inscrits, soit 142. Si second tour il y a, les cinq candidats peuvent se maintenir, peu importe le nombre de voix récoltées.

  • [Sénatoriales] Dans le Var, gauche, droite et extrême droite partent dispersées

    [Sénatoriales] Dans le Var, gauche, droite et extrême droite partent dispersées

    Trois à gauche, autant à droite et à l’extrême droite, une au centre et une sans étiquette : avec onze listes candidates aux élections sénatoriales, pour quatre strapontins, le Var figure dans le top 5 des départements français qui comptent le plus de postulants à l’entrée au Palais du Luxembourg.

    Parmi les sortants, seule Françoise Dumont (LR) tentera de conserver son siège. Investie par son parti, suite au retrait (malheureusement) forcé de celui dont elle était deuxième de liste en 2020, Michel Bonnus, cette dernière a vécu une campagne mouvementée, durant laquelle elle s’est très peu exprimée publiquement. Déjà, car le candidat républicain aux dernières élections municipales à Toulon ne lui a pas apporté son soutien, se rangeant derrière la candidate UDI Véronique Maurel, présidente de l’Union patronale du Var (en sixième position, donc non-éligible). Un désaveu qui n’a rien de surprenant, les relations entre les deux ex-partenaires politiques étant particulièrement froides depuis les dernières élections législatives, durant lesquelles Michel Bonnus avait soutenu la liste de Yannick Chenevard (REN), ce pourquoi Françoise Dumont avait demandé son exclusion des Républicains.

    La multiplication des listes à droite a également eu de quoi l’irriter, entre celle de la candidate UDI, donc, et celle d’un dissident LR, en la personne de Marc Lauriol. Le conseiller départemental jouit d’une belle cote de popularité auprès de certains élus. Tous deux pourraient ainsi contrecarrer les plans des Républicains, qui avaient pris trois sièges en 2020.

    La gauche affaiblie, l’extrême droite divisée

    À gauche, il y aura également trois listes : celles du LFI Aurélien Lacour, de l’ancien maire de La Roquebrussanne Michel Gros (DVG), désormais conseiller municipal d’opposition, à laquelle se sont notamment joint Julia Peironet-Brémond (PS), Nicolas Plazanet (LE) et Elsa Nardini (PP), et de la secrétaire départementale du PCF Var Sylvie Vinceneux. Aucune liste d’union n’est donc parvenue à émerger, cette dernière refusant de s’allier à un candidat « se présentant comme centre gauche ». L’espoir de voir la gauche, affaiblie lors des dernières municipales, prendre sa part du gâteau, comme elle pensait l’avoir fait en 2020 avec le PS André Guiol, qui avait ensuite rejoint le camp présidentiel, semble mince.

    En revanche, l’extrême droite devrait, sauf grosse surprise, y avoir droit pour la première fois. Renforcée par des victoires dans plusieurs villes importantes en mars (La Seyne, Fréjus, La Valette, Six-Fours), son poids n’est plus le même qu’en 2020. Frank Giletti, député de la 6e circonscription du Var et délégué départemental du RN, devrait a priori rejoindre la chambre haute. Mais les deux listes concurrentes menées par l’ancien député LR Philippe Vitel (UDR) et Christian Bousquières (REC), pourraient limiter son emprise.

    Enfin, Jean-Pierre Colin (Hor), au centre, et Stéphane Michel (Div), ne semblent pas être les mieux armées au vu de la configuration électorale du département.

  • Logement social : Toulon en passe de sortir de la carence

    Logement social : Toulon en passe de sortir de la carence

    « Chaque logement social que nous produisons, que nous finançons, nous éloigne de la carence et nous rapproche de l’objectif fixé par le contrat de mixité sociale », explique Serge Lhotellier 21e adjoint au maire, en présentant un projet de participation financière de la ville à la Société foncière d’Habitat et Humanisme pour une opération rue Picot.

    « Il nous arrive de nous abstenir sur la construction de logements sociaux dans des zones que nous estimons beaucoup trop denses », s’est cru obligé d’expliquer le conseiller d’opposition (RN) Amaury Navarranne, histoire de ne pas se montrer sous son plus mauvais jour, sabre au clair en hussard de son parti antisocial. Contrairement à sa collègue Laure Lavalette qui aura beaucoup moins de pudeur un peu plus tard.

    « Ce n’est pas notre politique du logement, puisque nous privilégions plutôt la réhabilitation ou la rénovation », lui répond la maire de Toulon Josée Massi (SE). La charge viendra un peu plus tard, menée comme annoncée par la députée d’extrême droite au moment du débat sur la modification du Plan local d’urbanisme (PLU). Avec en guise d’intro, pour « expliquer » son retard, une attaque du monde syndical et du droit de manifester, la caravane FO ayant fait escale devant l’hôtel de ville.

    L’ignominie du RN

    Cette modification du PLU vise entre autres à accompagner le projet de reconstruction de la résidence sociale Adoma installée à La Loubière, afin de garantir aux résidents des conditions de vie dignes et confortables explique Geneviève Lévy, l’adjointe à l’urbanisme.

    Ceci va être prétexte pour l’élue frontiste pour tirer à boulets rouges sur les contraintes d’urbanisme qui selon elle, « empêche de construire et loger les Français ». La solution pour le parti à la flamme dont elle a été la porte-parole : « Nous aimerions mettre fin, abroger cette loi SRU qui nous paraît tout à fait Jacobin ». C’est-à-dire supprimer l’obligation de faire du logement social pour avoir soi-disant plus de logements sociaux à la fin, juste en faisant confiance à la bonne volonté des maires. Un raisonnement fallacieux pour éviter de dire tout le mal que pense le RN du logement social et de ses habitants.

    Elle pointe également le montant « hallucinant » de ce qu’elle appelle abusivement des pénalités. Et finit sa tirade en osant parler de justice sociale, en éructant que « la solidarité nationale devrait être réservée aux nationaux ».

    Préférant répondre par du concret plutôt qu’à ses fadaises, la maire de Toulon met en avant les 965 logements sociaux produits sur les trois ans, et la diminution de plus de moitié de la « pénalité ». Et de conclure : « Nous donnons la possibilité en effet aux Toulonnais d’être logés. Et nous avons bon espoir cette année de sortir de la carence ». De bons résultats salués par le préfet, dans ce secteur aussi, qui démontrent que non seulement Toulon a une capitaine mais qu’en plus elle sait plutôt bien barrer. N’en déplaise à son prédécesseur, Hubert Falco, qui s’est cru autorisé à faire référence au naufrage du Titanic, alors que le seul homme définitivement à la mer, c’est bien lui.

  • [Sénatoriales] Le cadeau empoisonné de Fournier à Burgoa

    [Sénatoriales] Le cadeau empoisonné de Fournier à Burgoa

    L’entretien accordé au mensuel d’Objectif Sud (anciennement Objectif Gard) a fait l’effet d’une bombe dans le microcosme politique gardois. Jean-Paul Fournier y affirme d’abord que « pas grand-chose » le sépare aujourd’hui du RN. Puis l’ancien maire de Nîmes pendant 25 ans assume : « Julien Sanchez fait des propositions intéressantes. Avec le recul, il aurait peut-être fallu regarder les choses autrement. (…) Il fallait trouver un accord rapidement. Il y avait des propositions. (…) Il fallait discuter et trouver un accord. »

    Ces propos ont fait l’effet d’un petit tremblement de terre. D’abord parce qu’ils proviennent de l’homme qui avait la main sur la droite dans le département depuis 25 ans. Mais surtout, parce que Jean-Paul Fournier avait, jusqu’ici, toujours tenu le RN à distance, défendant le barrage républicain en refusant la ligne du ni-ni pourtant prônée par son parti et s’était dit « révolté » par l’alliance conclue par Éric Ciotti avec le RN en 2024.

    « C’est un renoncement de plus à la République et à l’intérêt général de celui qui a déclaré, il y a peu, que Nîmes l’intéressait plus que les Nîmoises et les Nîmois. L’amertume et le repli personnel et politique évitent l’inconfort de l’examen de conscience. Nous verrons ce que l’histoire retiendra », a réagi Pierre Jaumain, premier fédéral du PS du Gard. Même indignation du côté de Christian Bastid, premier secrétaire du PCF 30 : « Je condamne ces propos qui montrent le glissement de la droite vers l’extrême droite. C’est très choquant, très inquiétant et ce sont des propos qui vont à l’encontre de tout ce qu’il a toujours dit publiquement. »

    La digue a sauté

    Ces propos ont également indigné la droite gardoise et notamment Laurent Burgoa. La tête de liste (LR) aux élections sénatoriales, alliée pour cette élection avec le centre, a immédiatement rappelé qu’il était contre toute alliance avec le RN. Un sacré caillou dans la chaussure de celui qui est régulièrement la cible de l’extrême droite pour avoir justement refusé toute alliance aux élections municipales.

    Plus largement, la sortie de Jean-Paul Fournier marque surtout le basculement d’une droite dite « républicaine » vers l’extrême droite, qui s’opère du Parlement européen aux collectivités locales en passant par l’Assemblée nationale et le Sénat. Et chaque élection donne l’opportunité aux élus de droite de franchir le Rubicon. Le Gard n’échappe pas à la règle.

    Fournier avait déjà vu son ancien adjoint, Marc Taulelle, rejoindre Reconquête en 2022, puis le parti de Marion Maréchal avant d’intégrer la liste de Julien Sanchez (RN) aux dernières municipales. Il avait ainsi pu retrouver d’anciens collègues de la majorité Fournier. En effet, Monique Boissière (conseillère municipale élue depuis près de 20 ans au sein de la majorité LR), Christine Tournier-Barnier (adjointe déléguée à l’administration générale et élue à Nîmes depuis 2001) et Loumy Bourghol (militante historique de la droite locale) ont rejoint la liste de Julien Sanchez en mars. Tout comme Jean-François Durand-Coutelle, maire de Saint-Geniès-de-Malgoirès, vice-président de Nîmes Métropole et adhérent LR depuis 2020.

    Dernier défecteur en date : Régis Bourelly. Le maire de Saint-André-de-Valborgne, dans les Cévennes, élu sous l’étiquette LR, n’a pas hésité à rejoindre la liste de Sylvie Josserand (RN) pour ces élections sénatoriales. Une prise importante pour le RN qui a bien l’intention de récupérer la place de la droite dans le département. Il est peut-être là le grand remplacement…

  • [Entretien] Michel Crespy : « Une élection personnalisée où tout le monde se connaît »

    [Entretien] Michel Crespy : « Une élection personnalisée où tout le monde se connaît »

    Le scrutin sénatorial dans les départements du Gard et de l’Hérault, dimanche 27 septembre, a un très grand intérêt car il va refléter les résultats des dernières élections municipales. En effet, l’essentiel des grands électeurs sont issus des conseils municipaux nouvellement élus en mars de cette année. Si c’est aussi le cas dans les autres départements concernés par le renouvellement de la moitié des sénateurs. La réélection très confortable de Michaël Delafosse (PS) à Montpellier et, surtout, la bascule de Nîmes à gauche avec l’arrivée à la tête de la mairie et de la métropole de « Nîmes en commun » dirigée par Vincent Bouget (PCF), peut faire progresser la gauche au Sénat.

    La Marseillaise : En quoi ce scrutin est-il important dans l’optique de la présidentielle ?

    Michel Crespy : Pas tellement dans l’optique de la présidentielle avec qui il n’a pas de lien direct mais plutôt dans la suite de l’exercice du pouvoir. Le président élu aura à faire avec le Sénat qui a peu de chance de varier beaucoup et peut ralentir, bloquer ou favoriser les initiatives du futur gouvernement. Plusieurs candidats (Le Pen, Philippe, Attal…) laissent entendre qu’ils voudraient faire des réformes constitutionnelles. Pour cela, il faut avoir un texte conforme voté par l’Assemblée et le Sénat. Ce dernier peut soit bloquer une réforme soit obliger à recourir à l’article 11 [référendum], c’est-à-dire une sorte de coup d’État constitutionnel.

    Dans le Gard, la gauche peut-elle espérer un siège de plus grâce à Nîmes ?

    M.C. : Oui et le RN aussi. Ce sont les deux incertitudes du Gard. Le 3e siège pourrait ne pas rester à la droite. C’est compliqué car le corps électoral est composé de personnes qui connaissent bien la politique : les électeurs connaissent tous les candidats et inversement. C’est une élection moins partisane car peu de grands électeurs sont membres de partis. Elle est très personnalisée car tout le monde se connaît. Il y a des amitiés, inimitiés, convergences d’intérêts. Il y aura des élus de droite ou de gauche qui voteront pour un autre camp.

    À la faveur des villes conquises dans le Gard, le RN peut-il ravir un siège à la droite ?

    M.C. : C’est possible d’autant qu’un certain nombre de maires sans étiquette vont voter RN sans être RN. Pour toutes sortes de raisons : proximité locale, idéologique, amicale, inimitié vis-à-vis des candidats de droite. Les tabous sont tombés et le RN commence à avoir une implantation locale sérieuse avec tous ses conseillers municipaux et des sympathies RN pas toujours affichées aux municipales.

    Dans l’Hérault, le fait que la gauche ait 3 sièges est-il une exception ?

    M.C. : Quelque part oui. Cela ne reflète pas les résultats nationaux des législatives par exemple. Le corps électoral est très déformé aux sénatoriales. Cela tient beaucoup aux personnalités avec beaucoup de gens qui se connaissent. J’ai rencontré des gens qui ne sont pas de gauche mais considèrent que Hussein Bourgi [socialiste] a fait le boulot.

    Le retrait de 2 sortants, Christian Bilhac (PRG) et Henri Cabanel (divers gauche / ex-PS) est-il un élément qui rebat les cartes dans l’Hérault ?

    M.C. : Oui parce que les sortants ont des voix personnelles. Ils ont noué des liens avec des élus. Ceux qui les remplacent, on les connaît moins. Les votes ne se reportent pas automatiquement sur le remplaçant. La présence de Kléber Mesquida [président socialiste du Département de l’Hérault] sur la liste Manenc peut peser aussi.

    Il se murmure que Jean-Pierre Grand serait en difficulté…

    M.C. : C’est difficile à savoir parce que dans le secret des urnes… On peut penser que Jean-Pierre Grand peut être en difficulté car il y a plus de candidats de droite. Qu’il est concurrencé par Joseph Francis qui a noué des liens avec plusieurs municipalités dans le pourtour montpelliérain. Il y a aussi l’usure (sénateur depuis 2014 et âgé de bientôt 76 ans) qui finit par jouer. Le Sénat avait la réputation d’être une sorte d’Ehpad, c’est beaucoup moins vrai à l’heure actuelle. La perte de Castelnau-le-Lez sera autant d’électeurs en moins. Son départ des Républicains [chez Horizons désormais] n’est pas forcément un atout. La droite a perdu Agde, c’est compliqué à Sète… Il n’est pas impossible que Jean-Pierre Grand soit battu.

  • À La Seyne, Révolution Écologique pour le Vivant dénoncent la mauvaise gestion de l’eau par la droite

    À La Seyne, Révolution Écologique pour le Vivant dénoncent la mauvaise gestion de l’eau par la droite

    « Madame la Présidente, nous nous permettons de nous adresser à vous à propos de la situation inquiétante de la Seynoise des Eaux qui assure la gestion de la distribution de l’eau potable sur la Seyne », alerte le comité local de Révolution Écologique pour le Vivant.

    Et de rappeler que, créée en 2017, cette Société d’économie mixte à opération unique (Semop) était bénéficiaire jusqu’en 2022, y compris après une baisse des tarifs en 2017 qui a profité aux abonnés seynois.

    « Aujourd’hui, le constat est accablant, puisque le déficit cumulé pour les trois dernières années sous la présidence des équipes de Bicais-Minniti avoisinerait le 1,8 million d’euros », ajoutent les militants qui crient au scandale et à l’incompétence.

    Les comptes n’y sont plus

    Et de poursuivre : « Il est en effet inconcevable, et nous ne doutons pas que vous partagez notre avis, que la gestion de l’eau potable de la deuxième ville du Var soit traitée de façon aussi calamiteuse ».

    Le comité demande à ce que soit mis un terme à cette situation et considère « qu’il n’est pas question que l’argent public vienne renflouer une société incompétente ».

    Aussi pour que la clarté soit faite, les militants souhaitent l’organisation d’une réunion publique regroupant les administrateurs de la Seynoise des Eaux, avec donc les représentants de la municipalité, ceux de la Métropole et ceux de SUEZ, et les représentants des CIL pour prendre en compte les intérêts des consommateurs. Et de conclure : « Cela permettrait de mettre en œuvre des solutions pérennes qui ne devront en aucun cas pénaliser les abonnés seynois ».

  • Fin de campagne sénatoriale très tendue à droite

    Fin de campagne sénatoriale très tendue à droite

    Ce devrait être le point d’orgue de la campagne Devésa-Muselier ce jeudi : la réunion publique du président LR du Sénat, Gérard Larcher, à Aix-en-Provence, pour appeler à serrer les rangs autour de cette liste officiellement investie par LR et la majorité sénatoriale. Un temps fort annulé le matin même en raison d’une réunion urgente qui a retenu le 2e personnage de l’État à Paris.

    Il n’en fallait pas plus aux listes concurrentes pour interpréter la nouvelle comme un acte de défiance à l’issue d’une campagne marquée par la désunion à droite où les listes de Valérie Boyer, sortante LR, et d’Hervé Granier, maire LR de Gardanne concurrencent celle conduite par Brigitte Devésa la sortante UDI avec le président de Région en deuxième position.

    « Je crois que le président Larcher n’a guère apprécié les prises de position Facebook de Brigitte Devésa sur les sénatoriales du Var où elle a soutenu en quelques jours la liste UDI puis la liste LR », souffle un proche d’une liste concurrente considérant que « les Bouches-du-Rhône, c’est un terrain miné, surtout depuis que Bruno Retailleau soutient à titre personnel Valérie Boyer. Gérard Larcher n’a pas voulu mettre les pieds dans la boue ».

    Le logo Renaissance est-il un repoussoir ?

    Dans l’entourage de Renaud Muselier on estime que « ces murmures sont de vastes conneries » en brandissant une lettre signée de la main de Gérard Larcher, « adressée à Brigitte Devésa et Renaud Muselier dans laquelle il explique son empêchement et confirme le soutien de la majorité sénatoriale et son soutien personnel à leur liste ».

    Parallèlement, depuis quelques jours, des grands électeurs ont reçu une lettre dans laquelle Valérie Boyer qui fait campagne en tant que « représentante de la vraie droite » est décrite comme plus que complaisante avec le macronisme.

    « Je ne sais pas d’où ça vient, peut-être de l’extrême droite », confie un élu centriste qui regrette, pour sa part, que le président de Région n’affiche pas l’étiquette Renaissance sur son bulletin de vote. « Pour moi ce n’est pas un repoussoir », déplore-t-il.

    Hervé Granier, ostensiblement poussé par la très macroniste Sabrina Roubache, se garde d’afficher toute appartenance partisane sur son matériel de campagne. « Je veux porter la voix des maires », martèle-t-il à l’envi.

    Valérie Boyer, quant à elle, arbore le logo LR alors même que la commission nationale d’investiture de son parti et la fédération LR des Bouches-du-Rhône soutiennent le tandem Devésa-Muselier. Pour ne rien arranger à la confusion, Catherine Pila, la rivale malheureuse de Ludovic Perney lors des élections internes à la présidence de LR 13 figure sur la liste de… Valérie Boyer. « Si Valérie fait son siège, Ludovic Perney devra rendre des comptes », prévient-on dans l’entourage de la sénatrice.

    L’annonce de la suppression de la gratuité des transports dans l’ex-Pays d’Aubagne par Nicolas Isnard le président LR de la Métropole, sans concertation avec les maires concernés, n’aide pas à éclaircir l’horizon. « Je soutiens la liste conduite par Brigitte Devésa et Renaud Muselier. Pour autant, j’ai beaucoup de sympathies pour nombre de candidats qui se présentent à cette élection aussi. Que le meilleur gagne dimanche », déclare-t-il. Sur la liste Devésa-Muselier, Véronique Miquelly, maire d’Auriol, commune touchée par l’abandon de la gratuité figure… en troisième position. « Ce choix aurait pu être évité ou au moins temporisé si chacun avait pris ses responsabilités lors du dernier conseil métropolitain à commencer par MM. Payan et Squillari », rétorque un soutien de la liste en question.

    Quelles conséquences sur les sénatoriales ? Verdict dimanche.

  • Aux sénatoriales dans le Gard et l’Hérault, sept sièges sont en lice

    Aux sénatoriales dans le Gard et l’Hérault, sept sièges sont en lice

    À douze jours du scrutin, le casting est désormais complet. Dimanche 27 septembre, 1 982 grands électeurs dans le Gard et 2 729 dans l’Hérault choisiront sept sénateurs. Une élection discrète, mais qui ressemble à un troisième tour des Municipales : les nouveaux rapports de force locaux vont se traduire au Palais du Luxembourg.

    Un deuxième siège pour

    la gauche dans le Gard ?

    Dans le Gard, cinq listes se disputent trois sièges. Les sortants Denis Bouad (PS) et Laurent Burgoa (LR) partent avec une longueur d’avance, sans garantie pour leur camp de doubler la mise. En 2020, la droite avait obtenu 672 voix et deux élus, contre 663 voix et un siège pour la gauche. Six ans plus tard, la donne est bouleversée : la gauche a conquis Nîmes, quand le RN a pris Vauvert, Bagnols-sur-Cèze et conserve Beaucaire. L’avantage nîmois de la gauche est cependant rongé par sa dispersion. La liste d’union de la gauche, autour de Denis Bouad, « Le Gard en commun », réunit PS, PCF et PRG, avec la communiste Cathy Chaulet en deuxième position. L’objectif : transformer la victoire nîmoise en deuxième siège. Mais Carole Bergeri mène sa propre liste divers gauche et LFI part seule derrière Jean-Baptiste Thibaud. En 2020, une dissidence socialiste avait recueilli 118 voix ; la gauche n’avait échoué que de quelques suffrages à décrocher un deuxième élu. À la plus forte moyenne, chaque voix égarée peut coûter cher.

    À droite, Laurent Burgoa présente au contraire une liste unique allant de LR au centre, soutenue jusqu’à Renaissance. Malgré la perte de Nîmes, le sortant conserve un réseau dense d’élus ruraux. Mais son véritable adversaire pourrait être Sylvie Josserand. La députée RN conduit une liste où figurent les maires de Vauvert et Bagnols-sur-Cèze. Le parti à la flamme avait déjà obtenu 203 voix en 2020, avec un ancrage municipal bien moindre. Son entrée au Sénat consacrerait une nouvelle étape de son implantation dans un département où l’extrême droite a remporté toutes les circonscriptions législatives en 2024.

    Dans l’Hérault, trois sièges

    à défendre pour la gauche

    Dans l’Hérault, la gauche se présente avec une équation presque inverse : elle détient aujourd’hui trois sièges sur quatre et a donc beaucoup à perdre. D’autant que deux de ses trois sénateurs, Christian Bilhac (PRG) et Henri Cabanel (DVG), ne repartent pas. Leurs retraits ont libéré deux fauteuils et aiguisé les appétits : pas moins de six listes issues de la gauche ou de ses marges se retrouvent en concurrence.

    Le sortant socialiste Hussein Bourgi, soutenu par le maire de Montpellier Michaël Delafosse (PS) et allié au PCF, semble disposer du socle le plus solide, notamment à Montpellier. Sa réélection paraît à portée, mais faire entrer sa numéro deux, Julie Frêche (PS), sera une autre affaire. Aurélien Manenc (DVG), poussé par le président du Département Kléber Mesquida (PS), entend capter l’électorat rural ; Florence Brutus (PRG), soutenue par Christian Bilhac, espère maintenir une représentation radicale ; Audrey Imbert (DVG) joue sa carte, tandis qu’Agnès Gizard-Carlin pour Les Écologistes et Alexia Laforge pour LFI ont choisi l’autonomie. Une addition de candidatures risque de coûter à la gauche l’un de ses trois sièges. La droite, elle aussi éclatée, dispose toutefois d’un socle municipal solide. Le sortant Jean-Pierre Grand (Horizons) repart avec Patricia Mirallès, mais doit affronter Joseph Francis (DVD), entouré de plusieurs maires, Alain Berthet pour LR et Malik Hamadache (DVD), soutenu par David Lisnard, maire de Cannes et président de l’association des maires de France. À cette offre déjà fragmentée s’ajoutent Romain Arnoult (Reconquête) et Amaury Fretay (divers centre).

    118 voix pour le RN en 2020

    Et derrière cet embouteillage, le RN attend son heure. La députée Manon Bouquin parie sur l’ancrage municipal accru de l’extrême droite, notamment après la conquête d’Agde et dans un Biterrois où la droite radicale dispose déjà d’un solide terreau. En 2020, le RN n’avait obtenu que 118 voix. Cette fois, décrocher un siège ne relève plus totalement de la politique-fiction si les suffrages continuent de s’éparpiller. Gard et Hérault deviennent ainsi deux laboratoires d’un même phénomène : la capacité du RN à transformer ses performances électorales en implantation institutionnelle durable. Face à lui, la gauche conserve de fortes positions locales, mais ses divisions peuvent l’empêcher d’en récolter les fruits. Le 27 septembre, quelques dizaines de voix pourraient montrer combien l’union ou la dispersion finissent par se compter.

  • Sénatoriales : un soutien volatile divise la droite vauclusienne

    Sénatoriales : un soutien volatile divise la droite vauclusienne

    Si on est loin d’un bouillant contexte des municipales d’il y a six mois, la campagne des sénatoriales apporte tout de même son lot de crispations. À droite surtout, où les deux principaux camps espèrent rallier à leur cause a minima 300 des 1 300 grands électeurs pour glaner un des trois sièges du palais du Luxembourg.

    D’un côté, la liste de Jean-Baptiste Blanc (LR) secondé par Dominique Santoni, présidente LR du Département. De l’autre, celle d’Anaïs Hausmann, nouvelle venue sur le terrain politique dans le sillage du maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD). Cette dernière se prévaut du soutien d’Hervé Marseille. Dans une vidéo, aux côtés de l’adjointe et compagne du maire, le sénateur UDI et président du groupe union centriste salue « une candidate indépendante aux valeurs qui me sont chères ». Le sénateur reprend le credo d’Olivier Galzi, qui a lancé il y a une semaine son mouvement, Le bon sens des territoires, et plaide pour « plus de compétences pour les territoires ».

    Un soutien en forme de « grosse surprise », apprécie-t-on dans l’entourage d’Anaïs Hausmann. Car Hervé Marseille avait cosigné, en août, une lettre de soutien à Jean-Baptiste Blanc au nom de la majorité sénatoriale. Raillée en Vaucluse pour son manque d’implantation, Anaïs Hausmann montre là sa ressource nationale. « Ça bouge pas une voix », cingle-t-on dans la majorité départementale. Quant à Jean-Baptiste Blanc, las, il constate « une incohérence des propos dans le discours du Bon sens des territoires, qui ne veut pas des partis mais, à Paris, se précipite derrière ».

  • La Bourse du travail d’Arles « zone à défendre »

    La Bourse du travail d’Arles « zone à défendre »

    « Ici, c’est notre zone à défendre », lance Sophie Binet au début de la conférence de presse donnée à la Bourse du travail d’Arles, jeudi après midi. La formule n’a rien d’étonnant à l’heure où le maire (Horizons), Patrick de Carolis, a refusé « deux médiations que nous lui avons proposées », rappelle la secrétaire générale de la CGT, dans le conflit qui oppose l’Union locale à l’édile arlésien depuis trois ans.

    Sophie Binet rappelle qu’« en général, les maires qui veulent nous expulser sont d’extrême droite, comme à Carcassonne, Bagnols-sur-Cèze, Tarascon ou Liévin ». D’où son appel à Patrick de Carolis : « Soyez républicain et respectez les libertés syndicales fondamentales, car on ne déloge pas une organisation syndicale en raison de désaccords. » Elle pointe une contradiction : « Nous avons signé des courriers ensemble pour Fibre Excellence. Il ne peut pas nier le rôle d’intérêt général de la CGT, grâce à elle, les ouvriers sont en train de reprendre la main et stopper une pollution du Rhône. »

    Quant au moratoire sur les autres procédures d’expulsion en cours en France, la secrétaire générale de la CGT indique que le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, « va contacter directement Patrick de Carolis car il n’est pas acceptable, m’a-t-il dit, qu’un maire expulse les syndicats sans relogement à la hauteur. Il n’a pas visité la Bourse du travail d’Arles, mais il sait que 400 m² contre deux fois 14 m² est un problème majeur », conclut la responsable.

    Convergence des luttes

    L’Union locale d’Aix a apporté 1 500 euros à l’UL d’Arles ce jeudi, soit un mois d’astreinte administrative, en solidarité. Solidarité exprimée aussi aux Unions locales CGT de Tarascon et Bagnols-sur-Cèze, à proximité. Occupée en permanence, la Bourse du travail d’Arles accueillera samedi à 17h une conférence consacrée à son histoire. Le communiste Nicolas Koukas, qui était présent au titre des élus de l’Union pour Arles, animera cette conférence en qualité d’historien.