Tag: Défense

  • Les impacts de la base navale sur les populations

    Les impacts de la base navale sur les populations

    Durant la réunion du Comité d’information qui s’est réuni en préfecture le 8 janvier, le sujet de l’application du plan particulier d’intervention nucléaire du port militaire, et la mise à disposition en juin dernier des comprimés d’iode dans les pharmacies des communes concernées, ont été abordés. La FNE remerciant pour cette « étape importante qui a été appréciée ».

    Mais des précisions ont été demandées au niveau de la surveillance radiologique, en précisant que l’autorité de sûreté pour la surveillance des sites civils demande l’installation de stations de mesure à la périphérie des sites suivant les points cardinaux et sous l’influence des vents dominants. L’océanographe Dominique Calmet relevant que les stations de la base navale sont installées au Nord, à l’Est et l’Ouest du site mais qu’aucune pour l’heure n’est installée au Sud, dans l’axe du Mistral, à Saint-Mandrier.

    Les autorités ont expliqué que l’installation d’une balise de surveillance en territoire civil relève de l’Autorité de sûreté nucléaire mais que le sujet reste à l’étude.

    Le responsable associatif a rappelé également l’accident survenu sur le chantier de refonte d’un appontement de la zone Milhaud, le 18 août dernier, au cours duquel quatre salariés d’une entreprise sous-traitante de la Défense présents sur une barge ont été blessés. Parmi les causes envisagées, l’explosion d’un obus datant de la Seconde Guerre mondiale dans les sédiments.

    Risques neutralisés ?

    « Si cette hypothèse est confirmée, un risque d’explosion d’anciennes munitions existe donc pour les navires à propulsion nucléaire à quai ou manœuvrant à proximité des quais », s’inquiète l’APE.

    Ce que l’on sait c’est qu’une enquête technique est en cours et qu’« il n’y aura pas de reprise des travaux dans cette zone avant d’en connaître les conclusions ». Mais qu’« il n’y a eu aucun impact sur les activités nucléaires du port ».

    L’autre sujet important évoqué par Dominique Calmet concerne les épaves toujours présentes le long du littoral du site de stockage des hydrocarbures du Lazaret. Une mise en œuvre, comme cela a été fait sur la partie civile, très attendue a précisé Dominique Calmet en pointant que la zone de ces échouages se trouve à proximité des tables de mytilicultures et piscicoles ce qui présente une menace de pollutions chimiques.

    Là encore la réponse a été rassurante avec une action qui devrait être réalisée rapidement.

  • En Vaucluse, des attaques de loups mais pas d’urgence

    En Vaucluse, des attaques de loups mais pas d’urgence

    « Ce qu’on attend surtout en Vaucluse, c’est l’intervention rapide des lieutenants de louveterie. Jusqu’ici, c’était rare que quelqu’un intervienne tout de suite, on devait parfois attendre plusieurs jours », confie Nicolas De Cecco, éleveur ovin à Monteux et coprésident de la Fédération départementale ovine du Vaucluse, alors qu’il est questionné sur le projet du gouvernement d’autoriser les tirs de défense contre les attaques de loups.

    Il fait notamment écho à un incident évoqué quelques minutes plus tôt, lors de l’assemblée générale du syndicat ce jeudi 8 janvier. Pendant les fêtes de Noël, un troupeau d’ovins vauclusien a été attaqué par des loups. Pas de tirs de la part de l’éleveur, mais une réaction rapide des services de l’État avec l’intervention quasi immédiate d’un lieutenant de louveterie, qui s’est rendu sur place et qui est venu « assurer la protection du troupeau et, s’il y a une attaque, venir en défense », précise Yoann Toubhans, sous-préfet de Carpentras, qui a également assisté à la réunion.

    Quant au droit de tirer, le responsable syndical se montre un peu plus réservé, alors que des meutes ont été observées sur le mont Ventoux en novembre dernier. « Même si on aura le droit de tirer, je ne suis même pas sûr que ça arrive ici. Et garder le troupeau avec un fusil, ce n’est pas l’idéal », complète-t-il.

    Simplification administrative

    Le territoire n’est pas le plus touché par les attaques. Nommé le 8 décembre dernier, Yoann Toubhans avait été confronté à la problématique du loup dans ses précédentes fonctions en tant que sous-préfet de Toul en Meurthe-et-Moselle et sous-préfet chargé de mission auprès du préfet des Alpes-Maritimes, où l’animal est particulièrement présent. « Le Vaucluse est concerné par l’évolution, mais ce n’est pas le territoire au plus près des fronts de colonisation », assure-t-il.

    Ce dont on se réjouit le plus du côté des membres du syndicat, c’est la plus grande souplesse sur le plan administratif sur l’achat de matériel. « Ce sont des points qui s’améliorent. On investit par exemple dans des lunettes thermiques ou des drones. Car on ne peut pas tenir toutes les nuits à se lever dès que les chiens aboient », confie Nicolas De Cecco.

  • Dans les Alpilles, les éleveurs s’organisent face à la menace du loup

    Dans les Alpilles, les éleveurs s’organisent face à la menace du loup

    Le ronronnement de la machine à café couvre un instant les bruits de mastication. Tandis que les agneaux, déjà bien dodus bien que nés cet automne, engloutissent du foin, Lionel Escoffier et l’un de ses deux bergers, Aurélien, démarrent la journée autour d’un gobelet d’où s’échappent des volutes de fumée. Chacun son petit-déjeuner.

    Au Mas de la Tapie, le travail est exigeant mais le cadre est paradisiaque : les 430 hectares de prairies sont plantés au pied du massif des Alpilles. Le maire d’Aureille et ses deux associés, ses cousins, ont repris l’exploitation de leur grand-père il y a une trentaine d’années. Ils y produisent du foin de Crau et élèvent 1 600 brebis et près de 1 300 agneaux chaque année, « sans compter les béliers », précise Lionel Escoffier. Une affaire qui roule.

    Mais depuis 2020, une nouvelle problématique vient perturber cette paisibilité : le loup. Longtemps cantonné aux Apennins, en Italie, il a fini par franchir la frontière au début des années 1990. En 1992, un premier couple est observé dans le Mercantour. Ce n’est que deux ans après qu’un troupeau de l’éleveur subit un premier assaut à Colmars-les-Alpes, dans le Haut Verdon, lors de la transhumance. Mais « en montagne, à part une grosse attaque survenue il y a une dizaine d’années qui nous a coûté une quarantaine de brebis à cause de mauvaises conditions météorologiques, on a toujours eu de la chance », assure l’éleveur.

    Une meute identifiée

    Depuis, le loup a avancé vers l’Ouest. « Une meute a été identifiée sur Roquemartine et Eyguières grâce à des pièges photo posés par le Parc naturel régional des Alpilles, mais il y a aussi des loups solitaires qui cherchent de nouveaux territoires », analyse-t-il. Finalement, c’est à Aureille que les dégâts sont les plus nombreux. Depuis le début de l’année 2025, le Mas de la Tapie a connu trois attaques. Une au printemps, qui a coûté la vie à 17 brebis, et « deux, deux jours de suite au mois de décembre ». À chaque fois, la procédure est la même : « On fait un signalement à l’Office français de la biodiversité, qui envoie un agent. Il vient sur place faire des prélèvements, des mesures des crocs, des photos, puis le dossier remonte à la Direction départementale des territoires et de la mer, qui confirme ou non si l’attaque est causée par un loup. »

    Si la prédation lui est imputée, les animaux tués et blessés sont indemnisés par l’État « en fonction de leur âge et de leur race ». Malgré ça, les attaques peuvent avoir des effets pervers, selon Lionel Escoffier : « Si ça devenait régulier, il y a quelques éleveurs qui pourraient arrêter, ce qui pourrait entraîner une déprise de terres agricoles ici quand on sait la pression foncière qu’il peut y avoir sur certains terrains. »

    Pour épauler les éleveurs qui font face à ce nouveau phénomène, le Parc naturel régional des Alpilles a relancé sa commission pastoralisme, jusque-là « en sommeil ». « Il y a eu une première réunion en décembre. » L’objectif : assurer une meilleure circulation de l’information concernant les attaques de loups.

    D’autres précautions sont utiles, affirme Laurent Escoffier : « Si vous avez un berger et des patous qui font leur boulot et un parc de nuit, vous arrivez à limiter les dégâts. » S’agissant du décret autorisant les tirs de défense, l’Aureillois assure : « Même s’il est publié, ça ne va pas être simple. Pour tuer du loup il faut être très bon. C’est surtout une manière de dire aux éleveurs : “On vous entend, on vous écoute”. C’est une mesure diplomatique. »

  • La Région promet 500 millions pour la Défense et la sécurité

    La Région promet 500 millions pour la Défense et la sécurité

    En partenariat avec le ministère des Armées et des anciens combattant, la Région Sud a lancé mardi en grande pompe l’Opération d’intérêt régional (OIR) Défense et Sécurité. Celle-ci s’articule autour de 7 priorités et de 50 actions déjà identifiées, qui doivent être rendues possible grâce à la mobilisation de 500 millions d’euros d’ici la fin du mandat.

    Une initiative qui s’inscrit dans la dynamique sécuritaire et militariste de la collectivité, entamée le 27 mars par Renaud Muselier (Ren.), président de la Région Sud, qui organisait alors une « agora de l’économie de défense ». « Avec cette OIR, la Région ne change pas de cadre, elle accélère. Elle met de la méthode, des moyens, de la clarté politique au service de la défense nationale, au service de la sécurité française, au service de la souveraineté de notre territoire et de la France », a lancé mardi Renaud Muselier, après avoir rappelé la place de choix qu’occupe Paca dans l’écosystème de la défense nationale, identifié comme « la première région militaire de France ». Yves Metayer, officier général de la zone de défense et de sécurité Sud, a quant à lui vivement soutenu la démarche initiée par la collectivité, la qualifiant de « formidable opportunité » pour « capitaliser sur les atouts de la Région Sud, terre de défense historique ».

    Géopolitique instable

    Renaud Muselier s’inscrit dans la ligne d’Ursula Von der Leyen, présidente de la Commission européenne, qui le 4 mars a lancé le plan ReArm Europe, promettant la mobilisation de 800 milliards d’euros dans les prochaines années pour renforcer la structure de défense européenne. Et dans celle du président de la République qui promet à la France « une économie de guerre ». Yves Metayer voit ces investissements militaires massifs de la Région comme une indispensable réponse au « contexte géopolitique instable ».

    « À l’heure où l’évolution du contexte stratégique impose d’accélérer la transformation de nos armées et notre industrie de Défense afin de les préparer aux engagements les plus durs, la synergie entre les différents acteurs conditionne directement le succès », a-t-il assuré.

    Alors, pour se préparer à toute éventualité, y compris à un potentiel « retour de la guerre », la Région entend, par cette OIR, soutenir la production d’équipement de défense, le développement de grandes infrastructures industrielles et d’entraînement des forces, l’innovation et la recherche, l’emploi dans le secteur mais aussi améliorer les moyens logistiques, de santé et de transport, augmenter les capacités de logement pour les forces et, enfin, permettre un « renforcement de l’esprit de défense ». Tout un programme.

  • La Région Sud promet 500 millions pour la Défense et la sécurité

    La Région Sud promet 500 millions pour la Défense et la sécurité

    En partenariat avec le ministère des Armées et des anciens combattant, la Région Sud a lancé mardi en grande pompe l’Opération d’intérêt régional (OIR) Défense et Sécurité. Celle-ci s’articule autour de 7 priorités et de 50 actions déjà identifiées, qui doivent être rendues possible grâce à la mobilisation de 500 millions d’euros d’ici la fin du mandat.

    Une initiative qui s’inscrit dans la dynamique sécuritaire et militariste de la collectivité, entamée le 27 mars par Renaud Muselier (Ren.), président de la Région Sud, qui organisait alors une « agora de l’économie de défense ». « Avec cette OIR, la Région ne change pas de cadre, elle accélère. Elle met de la méthode, des moyens, de la clarté politique au service de la défense nationale, au service de la sécurité française, au service de la souveraineté de notre territoire et de la France », a lancé mardi Renaud Muselier, après avoir rappelé la place de choix qu’occupe PACA dans l’écosystème de la défense nationale, identifié comme « la première région militaire de France ». Yves Metayer, officier général de la zone de défense et de sécurité Sud, a quant à lui vivement soutenu la démarche initiée par la collectivité, la qualifiant de « formidable opportunité » pour « capitaliser sur les atouts de la Région Sud, terre de défense historique ».

    Renaud Muselier s’inscrit dans la ligne d’Ursula Von der Leyen, présidente de la Commission européenne, qui le 4 mars a lancé le plan ReArm Europe, promettant la mobilisation de 800 milliards d’euros dans les prochaines années pour renforcer la structure de défense européenne. Et dans celle du président de la République qui promet à la France « une économie de guerre ». Yves Metayer voit ces investissements militaires massifs de la Région comme une indispensable réponse au « contexte géopolitique instable ». « A l’heure où l’évolution du contexte stratégique impose d’accélérer la transformation de nos armées et notre industrie de Défense afin de les préparer aux engagements les plus durs, la synergie entre les différents acteurs conditionne directement le succès », a-t-il assuré. Alors, pour se préparer à toute éventualité, y compris à un potentiel « retour de la guerre », la Région entend, par cette OIR, soutenir la production d’équipement de défense, le développement de grandes infrastructures industrielles et d’entraînement des forces, l’innovation et la recherche, l’emploi dans le secteur mais aussi améliorer les moyens logistiques, de santé et de transport, augmenter les capacités de logement pour les forces et, enfin, permettre un « renforcement de l’esprit de défense ». Tout un programme.

  • Champions Cup : Sous pression, le RC Toulon domine Bath et se relance

    Champions Cup : Sous pression, le RC Toulon domine Bath et se relance

    Au pied du mur après son premier match de Champions Cup raté à Edimbourg la semaine dernière, le RC Toulon n’avait d’autre choix que de l’emporter face à Bath, champion d’Angleterre, leader de son championnat, vainqueur de la Champions Cup et de son premier match dans la compétition face au Munster (40-14). Mission accomplie, non sans souffrir, mais avec une âme retrouvée, et un précieux bonus offensif.

    Dans un début de rencontre très physique, les deux équipes se rendent coup pour coup au tableau d’affichage. Ce sont les Anglais qui dégainent les premiers sur une pénalité de l’inévitable Finn Russell (0-3, 9e). Bousculés jusque lors, les Toulonnais réagissent, puisque quatre minutes plus tard, Alainu’uese inscrit le premier essai du match, sur un ballon porté consécutif à une touche (7-3, 14e).

    Après deux pénalités de Russell (16e) et Garcia (19e), ce sont les Anglais qui parviennent cette fois à franchir l’en-but grâce à Hill, suite à une succession de rucks devant la ligne, pour reprendre l’avantage (10-13, 22e). De courte durée, puisque Garcia envoyait une nouvelle pénalité entre les perches (13-13, 25e), avant que Brex ne conclut une attaque initiée par Serin, permettant aux siens de rentrer aux vestiaires avec un avantage de cinq points (18-13, 34e).

    Le RCT prive Bath du Bonus défensif

    Le second acte redémarre sur les mêmes bases. Garcia, sur une nouvelle pénalité, donne un peu d’air aux siens (21-13, 47e). Les Anglais recollent rapidement par Carreras (21-20, 51e). Dans la foulée, Dréan redonne huit longueurs d’avance au RCT (28-20, 55e). Mais Bath n’abdique pas, et replace Toulon sous sa menace sur un essai de Green, en force (28-27, 61e).

    La partie n’a pas encore choisi son vainqueur. Alors, il faut forcer le destin. Et c’est le RC Toulon qui parvient à le faire, grâce à Ludlam, suite à une mêlée à cinq mètres de la ligne, pour l’essai du bonus offensif (35-27, 67e). Garcia, sept minutes plus tard, gonfle encore le score (38-27, 74e). Mais comme trop souvent, les hommes de Mignoni sont victimes de leurs sautes de concentration. Sur une mêlée anglaise, Hennessey se fait oublier et transperce la défense toulonnaise, pour offrir aux siens le point du bonus offensif et remettre, une énième fois, les coéquipiers de Charles Ollivon sous pression (38-34, 74e).

    Un petit bémol sans conséquence, et que le RCT parvient finalement en quelque sorte à effacer, grâce à un ultime essai, en force, de Baubigny, qui enlève, sur la sirène, le bonus défensif aux Anglais (45-34, 80e). Le RC Toulon est relancé dans la course à la première place.

    RC Toulon 45 – 34 Bath (MT : 18-13)

    2e journée de Champions Cup

    Dimanche 14 décembre, 16h15

    Stade Mayol, Toulon

    Arbitre : M. Amashukeli (GEO)

    RCT : Gros (Priso, 59e), Lucchesi (Baubigny, 41e), Sinckler ; Rebbadj (Mézou, 67e), Alainu’uese ; Ludlam (Quere-Karaba, 80e), Ollivon (c), Mercer (Abadie, 61e) ; Serin (White, 67e), Garcia ; Tuicuvu, Sinzelle, Brex (Smaili, 74e), Dréan ; Ferté.

    BATH : Obano, Dunn, Sela (Van Wyk, 56e) ; Roux (Richards, 55e), Molony ; Hill, Underhill (Reid, 55e), Barbeary (Green, 55e) ; Carr-Smith (Le Roux, 71e), Russell (c) ; Arundell, Redpath (Hennessey, 67e), Ojomoh, Cokanasiga ; Carreras

    Points RCT : 5E Alainu’uese (13e), Brex (34e), Dréan (55e), Ludlam (67e), Baubigny (80e) ; 4T Garcia (14e, 56e, 67e, 80e) ; 4P Garcia (19e, 25e, 47e, 74e)

    Points Bath : 4E Hill (22e), Carreras (51e), Green (61e), Hennessey (74e) ; 4T Russell (22e, 51e, 61e, 74e) ; 2P Russell (9e, 16e)

  • Champions Cup : Bath, pas le meilleur adversaire pour rebondir pour le RCT

    Champions Cup : Bath, pas le meilleur adversaire pour rebondir pour le RCT

    Pour se relancer, le RCT aurait certainement préféré un autre adversaire. Car se coltiner Bath, auréolé d’un triplé coupe-championnat-Challenge Cup la saison dernière, et qui a débuté cet exercice sur les mêmes standards (leader du championnat avec 5 victoires en 6 matches, et vainqueur 40-14 face au Munster en Champions Cup) est tout sauf un cadeau.

    « Ils ont beaucoup d’expérience, avec des joueurs habitués à ce genre de matches. C’est un des favoris, donc ce sera un très gros match », annonce Pierre Mignoni, qui se fait une idée précise de son adversaire du week-end : « Ils te mettent beaucoup de pression chez toi, ils veulent te coincer dans un coin du terrain et attendre une faute. C’est une équipe qui ressemble beaucoup aux équipes françaises. Elle est très physique, elle attaque tous ses rucks, avec une défense qui ne te laisse pas beaucoup d’oxygène. »

    Parmi ses principaux atouts, l’ouvreur écossais Finn Russell, référence mondiale du poste : « C’est un grand joueur. Il faut lui laisser très peu de temps pour manœuvrer. Il faudra le mettre sous pression, monter un peu plus fort », prévient Jérémy Sinzelle, rejoint par son entraîneur : « Bath a beaucoup d’individualités, mais il les fait bien jouer. Il alterne énormément son jeu, il est capable d’animer à la main, de faire des passes au pied, de te mettre sous pression. On le connaît, il a joué en France, c’est un très grand joueur, mais ce week-end il ne faudra pas trop lui laisser le temps de choisir. » Les Rouge et Noir sont prévenus.

  • Jouer en attaque ou en défense

    Jouer en attaque ou en défense

    L’armée pensait en avoir enfin fini avec la bleusaille en 1997, lors de la suspension du service national obligatoire, et voilà qu’elle reviendrait par la petite porte.
    Mais attention, avec uniquement des jeunes gens éclairés et motivés, des « volontaires ».
    Là où, avec tous les reproches qu’on pouvait lui faire, le service militaire « à l’ancienne », tenait d’un grand melting-pot de la jeunesse de notre pays, celui promis par le président de la République va renforcer une fracture au sein de notre société. Les jeunes les plus éloignés de l’idée de nation, d’État et d’armée républicaine le resteront. Et quel rôle auront ces volontaires ? Garder des bases et des sites stratégiques pendant que les unités professionnelles seront sur le terrain ? C’est court.

    Rattraper son retard

    Cela témoigne d’une doctrine militaire non pas en réflexion et évolutive mais réactive et court-termiste. Avec pour scénario principal -voire unique- une agression de la Russie envers un des pays européens à sa frontière. Une « urgence » à entendre les bellicistes européens à laquelle il faudrait se préparer immédiatement… Le risque ne date pas d’hier, comme en témoigne l’annexion de la Crimée en 2014 dans un silence assourdissant des pays européens. Sauf que depuis lesdits pays ne peuvent plus se reposer sur la puissance militaire des USA et de l’Otan
    au regard de l’ambivalence de la politique étrangère de Trump. Emmanuel Macron n’explique pas s’il entend faire jouer la France en défense ou en attaque. Une ambiguïté inquiétante car la guerre n’est pas un jeu et les jeunes de France ne sont pas des petits soldats
    de plomb.

  • La ville de Marseille honore le bataillon des marins-pompiers

    La ville de Marseille honore le bataillon des marins-pompiers

    Cérémonie en grande pompe ce mardi 2 décembre au Palais du Pharo (7e) pour le bataillon des marins-pompiers de Marseille, avec au programme une remise de médaille collective de la Ville pour saluer l’investissement des hommes dans la lutte contre les feux de forêt, mais aussi d’autres, individuelles, pour saluer l’engagement de certains sur des opérations marquantes.

    Tel le capitaine de frégate Guillaume, commandant des opérations de secours sur l’intervention rue Pollak (1er), le 26 octobre 2024, décoré de la médaille de la Défense nationale, échelon or. Il avait supervisé quelque 80 hommes et permis de sauver 11 personnes en s’engageant lui-même au feu.

    Jeunes héros

    Après « 86 ans d’intimité et de confiance », « le bataillon rassure les Marseillaises et les Marseillais » a posé Benoît Payan, maire DVG de Marseille revenant sur un engagement sans faille au cours de l’été contre les flammes, notamment à l’Estaque au cours d’un « des plus grands feux depuis 20 ans » estime le vice-amiral Lionel Mathieu, commandant du bataillon. Trois jeunes habitants de la Castellane se sont aussi vu remettre une médaille pour leur « intervention qui a contribué à sauver des vies », rappelle le maire se souvenant au passage de « ceux » qui avaient « plongé » dans les fake news, accusant les jeunes de vol. Entendre Martine Vassal présidente DVD du Département et de la Métropole, qui avait relayé la rumeur… Au fil des courriers, il estime aussi se heurter à un mur en matière d’indemnisation des sinistrés. La saison estivale 2025 a représenté 81 jours de mobilisation, 365 interventions pour « feu de végétation » et 262 hectares brûlés.

  • L’escalade guerrière pour tout horizon

    L’escalade guerrière pour tout horizon

    Sur les ondes de RTL ce mardi matin, le discours du président de la République a le mérite d’être éloquent. « Au moment où la guerre s’hybride, il est très important […] que nous raffermissions la Nation », assume Emmanuel Macron, en déplacement au Gabon. Tandis que le chef de l’État bat ses records d’impopularité (16% d’opinions favorables), il doit se rendre ce jeudi à Varces (Isère), auprès de la 27e brigade d’infanterie de montagne, pour annoncer un nouveau service national volontaire. « Il est très clair que nous devons renforcer le pacte armée-Nation », appuie-t-il encore, insistant toujours plus sur la menace russe.

    2 milliards à partir de 2035

    Les grandes lignes de ce nouveau service militaire ont opportunément filtré ce week-end, dans les colonnes de La Tribune dimanche. Payés 900 à 1 000 euros par mois, les volontaires seraient formés pendant dix mois aux métiers d’armes, et pourraient même être déployés sur le territoire dans les patrouilles de la force Sentinelle. Sans être envoyés en opération extérieure, avec l’objectif d’atteindre dès la deuxième année 10 000 volontaires, puis 50 000 à l’horizon 2035. Pour un coût estimé, à terme, à 2 milliards d’euros. Après quatre ans d’un fiasco émaillé de scandales, la page du Service national universel voulu pour les lycéens, avec son coût faramineux de 3,5 à 5 milliards d’euros en 2024, est définitivement tournée.

    « Il faut supprimer l’idée confuse qui consisterait à dire que l’on envoie nos jeunes en Ukraine », a beau jeu d’insister le président de la République. Car, avant lui, le chef d’état-major des Armées avait été envoyé déminer le terrain, assumant, il y a une semaine à l’occasion du congrès des maires de France, qu’il fallait « accepter de perdre ses enfants ». Un propos « sorti de son contexte », répète Emmanuel Macron, qui n’entend pas moins envoyer des soldats français en Ukraine, à l’arrière, « une fois que la paix sera signée ». Un déploiement « comme nous le faisons dans certains pays sur le flanc Est de l’Otan, soit dans les airs, soit sur terre, soit sur mer ».

    Car le chef des Armées assume l’escalade militaire et la confrontation avec la Russie. « Dans les scénarios qui sont étudiés par tous les Européens, une des principales menaces pour nos pays est la Russie », annonce-t-il, en dénonçant « des guerres hybrides sur le sol de l’Union européenne ». Alors, le président de la République menace : « Le jour où vous donnez un signal de faiblesse à la Russie, elle va continuer d’avancer. » Après avoir doublé, depuis le début de son mandat, les crédits militaires à travers deux lois de programmation, il assume la course aux armements : « Si nous voulons nous protéger, nous devons montrer que nous ne sommes pas faibles avec la puissance qui nous menace le plus. »

    Ces élans militaristes, le secrétaire national du PCF les a dénoncés à l’occasion de son meeting, dimanche, à Marseille (notre édition du 24/11). « Depuis trois ans, les discours guerriers se multiplient et alimentent une escalade dangereuse », alerte Fabien Roussel. Défendant des engagements diplomatiques pour la paix et la sécurité « de l’Atlantique à l’Oural », sans rien enlever à une défense nationale souveraine.

    Chantage sur le budget

    Mais, ce lundi, le Premier ministre Sébastien Lecornu, ancien ministre de la Défense, passait un cap supplémentaire en sollicitant auprès de l’Assemblée un débat, le 10 décembre prochain, sur les enjeux militaires afin de mieux faire avaler un budget austéritaire. Sans budget, « la défense perd 6,7 milliards prévus dès 2026 », avertissait le résident de Matignon. Si le gouvernement devait recourir à une loi spéciale pour reconduire le budget actuel, les Armées « seraient les premières victimes », insistait-il. Alors que la Russie, elle, « n’a pas de politique sociale, elle est très loin de tous les débats qu’on a : elle produit des sous-marins, des missiles, des tanks », lâchait ce mardi Emmanuel Macron. Comme s’il fallait suivre l’exemple.