Tag: Culture

  • L’art à portée de main au musée Granet avec le Tactile Tour

    L’art à portée de main au musée Granet avec le Tactile Tour

    Cette exposition, en partenariat avec l’association Valentin-Haüy, présente quinze reproductions en relief d’œuvres majeures. Grâce à ces modèles spécialement adaptés, visiteurs non-voyants, malvoyants, mais aussi voyants peuvent poser leurs mains sur des extraits de la célèbre tapisserie de Bayeux, explorer des compositions de Léonard de Vinci et de Raphaël, ou encore parcourir du bout des doigts une stèle de l’Égypte ancienne.

    Innovations

    Véritable « permis de toucher », le Tactile Tour s’appuie sur les dernières innovations technologiques. « Après avoir été modélisées numériquement, les œuvres originales sont mises en relief par impression 3D et d’autre part fraisage d’une plaque de polyuréthane. Ces dispositifs permettent aux personnes déficientes visuelles de ressentir une œuvre et d’en appréhender d’une certaine manière le contenu », détaille le communiqué de l’exposition. Le musée Granet est engagé, depuis plusieurs années, « dans une politique d’accueil de tous les publics, y compris les publics en situation de handicap, grâce à l’obtention du label Tourisme et Handicap ».

    La présentation du Tactile Tour, en regard des dispositifs tactiles déjà proposés par le musée (fiches en relief et reproductions d’œuvres à toucher), est une « occasion de créer du lien autour de ses collections permanentes, mais plus largement autour de chefs-d’œuvre de l’histoire de l’art », ajoute le communiqué.

    Du 27 janvier au 8 février, au 1er étage du musée Granet à Aix.. L’accès est inclus dans le billet d’entrée du musée à 7 euros (gratuit pour les personnes handicapées et leur accompagnant).

  • Les premières têtes d’affiche du Festival des cinq continents

    Les premières têtes d’affiche du Festival des cinq continents

    L’annonce des dix premiers artistes du festival s’est tenue ce mercredi 21 janvier. Pour cette 26e édition, l’objectif reste le même, « la musique instrumentale doit se défendre en continuant de travailler sur un modèle de communauté », campe Hugues Kieffer, directeur du festival. C’est donc « poursuivre l’évolution » de cette manifestation culturelle, qui se tiendra du 1er au 12 juillet prochain, avec une programmation qui rassemble et qui mélange.

    Une fois de plus, le festival projettera sur le devant de la scène son identité singulière : « l’expression de la diversité que l’on défend », souligne le directeur du festival. Au programme : Abdullah Miniawi, Obradovic-Tixier duo, Gilles Peterson, Awa Ly, GoGo Penguin, le Marseillais Cyril Benhamou, le groupe Kyoto Jazz Massive ainsi que le retour attendu du groupe Ezra Collective, récompensé comme meilleur groupe de l’année en 2025.

    Défenseur d’un jazz « ouvert », le festival poursuivra ses initiatives en matière d’accueil du public et d’aménagement des espaces investis. Le festival, qui historiquement prenait place au Parc Longchamp, investit cette année quatre lieux emblématiques : la Vieille Charité, le conservatoire Pierre-Barbizet, la Friche Belle de Mai ainsi que, pour la première fois, le nouveau site du parc Henri-Fabre. Pour cette nouvelle année, l’objectif est à nouveau double : « Nous nous voulons utiles pour favoriser un accès à la culture au plus grand nombre et nous souhaitons créer un lien fort avec l’environnement social dans lequel on s’inscrit », souhaite Hugues Kieffer.

    Hommage à Miles Davis

    Pour cette nouvelle édition, le festival célébrera l’un des plus grands jazzman de tous les temps, le célèbre Miles Davis. Au programme, une rétrospective musicale allant des années 1960 aux années 1980, fil conducteur de cette célébration jazz. Cette année, le festival s’ouvrira par la rencontre entre le trompettiste Michael Leonhart et l’icône du flamenco contemporain, Israel Galván. La clôture, quant à elle, rendra « un hommage flamboyant » à Miles Davis avec sur scène, la figure de l’époque dorée du jazz, Marcus Miller.

    La billetterie est ouverte : marseillejazz.com

  • L’année sera celle de Thérèse Neveu, célèbre santonnière

    L’année sera celle de Thérèse Neveu, célèbre santonnière

    « La belle santonnière », admirée par Frédéric Mistral, est née à Aubagne le 4 février 1866. Thérèse Neveu a révolutionné l’art santonnier. Surtout, rappelle Sylvie Neveu-Prigent, son arrière-petite-fille, parce qu’elle « représenta des personnes vivantes ». Par exemple Margarido, vêtue du costume provençal, ou Virginie, des Solans, qui venait vendre ses lapins sur le marché d’Aubagne.

    Le 4 février prochain, l’association Les Santons de Thérèse Neveu Patrimoine artistique provençal, que préside Sylvie Neveu-Prigent, invite le public à venir inaugurer, à 11h, au son des galoubets et tambourins, la gravure réalisée sur une roche par des femmes de l’asso avec les conseils de Louis Douard « graveur de Garlaban », au Garlaban.

    La gravure au Garlaban

    Le départ est prévu, à pied, à 9h30 du parking du Puits de Raimu. À 16h, l’après-midi, dans le hall de l’hôtel de ville, visite commentée de l’exposition « Trésors de la crèche Neveu », prolongée. Parce que la santonnière s’inspirait de la pastorale, des extraits de la pastorale Maurel seront joués. Alors que Thérèse Neveu s’est éteinte le 10 juillet 1946, l’association commémorera cette date le lendemain, avec les Dansaïres du Garlaban, groupe provençal. Entre temps, des visites guidées auront lieu aux Ateliers Thérèse Neveu, durant les vacances de février. Le 8 mars, circuit en hommage aux femmes d’Aubagne (ces événements sont programmés par l’Office de tourisme). Le 11 novembre, une lecture théâtralisée du journal intime de Magdeleine Neveu, fille de Thérèse, sera donnée à la médiathèque Pagnol. Pour se faire une idée de l’art santonnier de Thérèse Neveu, on peut aller voir la crèche à l’église St-Sauveur, au moins jusqu’au 2 février.

  • L’éducation à la culture au cœur des vœux de la municipalité

    L’éducation à la culture au cœur des vœux de la municipalité

    C’est devant un parterre de professionnels de la culture, au Musée d’histoire de Marseille, ce mardi 20 janvier, que Jean-Marc Coppola (PCF), adjoint au maire en charge de la culture, a adressé ses vœux aux acteurs de la culture. L’élu a d’abord évoqué avec enthousiasme l’accueil du Festival interconnecté de la bande dessinée, qui débutera à la fin du mois de janvier dans l’ancienne enseigne de chaussure André, sur la Canebière. Un rendez-vous proposé suite à l’annulation de l’édition 2026 du festival international d’Angoulême (lire notre édition du 2 janvier). « C’est une première pour la ville de Marseille », a souligné l’adjoint.

    « Une affaire de vie

    et de gens »

    Jean-Marc Coppola s’est aussi félicité de l’augmentation historique du nombre de visiteurs dans plusieurs institutions culturelles de la ville : « Je souligne la fréquentation record dans l’ensemble des musées municipaux de la ville et nous en sommes fiers. » En 2025, plus de 880 000 personnes ont en effet franchi les portes de ces musées, soit une augmentation de 30% par rapport à l’année précédente (lire notre édition du 2 janvier).

    Les acteurs culturels de la ville sont « indispensables », insiste Jean-Marc Coppola, qui poursuit : « Je vous remercie pour votre engagement envers la culture, la création, la transmission et le partage. » Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille et candidat aux élections municipales, a également pris la parole. « Nous entrons dans une période qui nous empêche de dire ce que nous aimerions dire, campe le candidat. La culture, c’est une affaire de vie et de gens. ». Benoît Payan a formulé un vœu « d’espoir pour cette nouvelle année ».

    Les politiques d’éducation artistique et culturelle (EAC), portées par la Ville, ont été évoquées lors de cette cérémonie. Ce dispositif a pour objectif affiché de placer la population au centre des dispositifs culturels. C’est dans cette perspective qu’en 2026, l’accent sera mis sur « le développement de la pratique artistique » ainsi que « l’éveil des sens des enfants, des crèches et des écoles », se réjouit Jean-Marc Coppola. Après le vote, en décembre, du conseil municipal actant l’acquisition par la Ville des locaux des Galeries Lafayette, cet espace devrait accueillir, dans les années à venir, « une philharmonie des enfants ».

    « Une plus grande maîtrise des outils »

    Jean-Marc Coppola a mis en avant une année de « reconquête culturelle » destinée à faire face « à la loi du plus fort qui piétine le droit (…), et aux prédateurs qui utilisent les réseaux pour bouleverser la société (…) ». L’élu a affirmé son souhait de développer l’éducation aux pratiques numériques : « Je pense qu’il faut une plus grande maîtrise de ces outils. Il faut développer l’éducation artistique et culturelle (EAC) dès le plus jeune âge, pour permettre aux enfants de maîtriser ces technologies. » La Plateforme, située dans l’ancien Dock des Suds et qui abrite actuellement l’école du numérique, a pour but de favoriser ce croisement entre technologies et propositions culturelles.

    Marseille, ville cosmopolite, « ne renoncera pas à une culture pour toutes et tous », martèle l’adjoint : « C’est l’accessibilité à tout le monde, à tous les âges, aux arts et à la culture. » Il ajoute : « C’est une invitation à la pratique artistique. Quand je parle de l’EAC, je souhaite les inviter [les spectateurs, Ndlr] à se confronter à l’autre, à la différence et à l’altérité dont on s’enrichit. »

  • La Plateforme, à Gardanne, réunit sous un même toit culture et services

    La Plateforme, à Gardanne, réunit sous un même toit culture et services

    La livraison du chantier était l’un des objectifs de mandat du maire sortant. Dans ces anciens locaux d’Enedis, par ailleurs acquis par l’ancienne majorité, est désormais installé tout un espace d’arts et « de découvertes ». Le long de l’avenue de Nice, une bâtisse remodelée, modernisée, aux allures boisées et vitrée accueille désormais les élèves de l’École de musique et d’arts plastiques, des salles de répétitions et une salle de gaming, imaginée par l’élu municipal Vincent Bouteille. Dans les étages supérieurs sont aussi installés des services communaux parmi lesquels la Mission locale du Pays d’Aix, le Centre d’information et d’orientation et l’Accueil jeunes.

    Ce samedi, une foule compacte s’est engouffrée dans l’une des salles dédiée aux répétitions de musiques, baptisée Charles-Aznavour : ce jour, l’École de musique et d’arts plastiques est inaugurée. Un espace pédagogique, sera lui, nommé après Alain-Puech, ancien directeur de l’École d’arts.

    Un « bien commun »

    « Ce lieu est porteur d’ambition et de projets artistiques. Il va permettre aux équipes pédagogiques de réaliser sans contrainte et dans le plus grand confort des ateliers, des représentations et des expositions de qualité », présente Hervé Granier, maire (LR) avant de poursuivre : « Cet établissement n’est pas seulement un bâtiment communal qui accueille des activités, il est aussi un lieu d’apprentissage, d’échanges, de partage et de réalisation. Nous avons imaginé, lors de sa conception un lieu moderne, attractif, à portée des familles et innovant, un lieu d’expression et de partage au service de la vie culturelle locale. L’école de musique et d’arts est désormais un bien commun. Ici on ne parle pas de politique, de religion ou de choses qui fâchent. Ici, on rêve, on ambitionne, on projette. »

    Si le ruban a été coupé ce samedi, le lieu vit depuis le 12 janvier. Dans l’une des salles au rez-de-chaussée, le club de gravure vaque déjà à ses occupations. Parmi les occupants, le constat est unanime. « Mieux ici ? Il n’y a pas photo ! Autrefois, dans le centre, nos locaux n’étaient pas adaptés », lâche Jaqueline. « Avant, nous avions nos locaux boulevard Carnot, en centre-ville dans un vieux bâtiment rénové en 1983. Les locaux étaient au départ conçus pour 150, 180 élèves alors que là, nous sommes 320 sur l’École de musique et 220 sur l’École d’arts, soit plus de 500 élèves, précise Paul Giancaterina, directeur de l’École d’arts plastiques et de musique. Ce lieu va être appelé à vivre, un vendredi soir, un samedi soir, avec les concerts, une audition de classe… » Au total, le coût du projet s’élève à 4,32 millions d’euros hors taxes, incluant 1,9 million d’euros, hors taxes également.

  • [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Au palais Longchamp, les beauprés, « comme des rangées de baïonnettes »

    [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Au palais Longchamp, les beauprés, « comme des rangées de baïonnettes »

    Le regard est happé par les quatre étages de l’immeuble qui forme l’angle de la rue et du quai. Un drapeau rouge et blanc claque plus haut que la forêt des mats. Coiffés de bonnets rouges qui pourraient évoquer Delacroix, des lavandières et des promeneurs passent par Saint-Laurent et l’ancienne rue Fontaine-Rouvière avant de rejoindre les marches d’un escalier et un bord d’esplanade où sèchent de grands draps.

    Au fond, dans les lointains des maisons, on devine le clocher de l’église des Augustins. En médiane voici la façade de l’Hôtel de Ville. On aime la mélancolie des ellipses et les couleurs d‘automne parmi les poussières et l’air vif d’une matinée blanche et bleue. Ce sont des activités fourmillantes, des bruits, des odeurs et des charrois. Chevaux et portefaix triment, négociants et matelots s’affairent. Plutôt que de peindre à partir du Pharo un panorama, Ziem a choisi ce plan resserré. Années 30, avant la destruction en 1943 du quartier Saint-Jean par les Nazis, Germaine Krull photographiera autrement, depuis le Transbordeur, dans un proche angle de vue, la singulière apparition des quatre étages de l’immeuble.

    Pierre Miquel et Gérard Fabre situent la réalisation de cette toile dans les alentours du 8 octobre 1853. Né à Beaune en Bourgogne Félix Ziem a 32 ans. Son destin d’inlassable voyageur est scellé. Marseille, Nice, Paris et la rue Lepic, Saint-Pétersbourg, Florence, Venise et Amsterdam, quelques années plus tard, l’Égypte et Constantinople sont déjà des étapes de ses périples. Pendant cet automne de 1853, au terme d’un été passé en Hollande, Ziem fait un rapide crochet, 15 jours au Sud avant de remonter à Barbizon où l’attendent ses confrères, Daubigny, Daumier, Millet et Théodore Rousseau. L’implantation à Martigues de sa maison-atelier d’orientaliste s’effectuera en 1860.

    En 1853 sa carrière d’artiste attentif aux goûts d’une riche clientèle n’est pas complètement prévisible. Sa vision du port est à la fois féerique et rigoureuse. Pleine de bruits, de lumières et de senteurs, elle ressemble pour partie aux descriptions composées par deux écrivains d’ordinaire difficiles à réunir. De passage à Marseille, Stendhal remarquait que « les bâtiments arrivés d’Amérique viennent crever les vitres du premier étage des maisons » pendant que Daudet verra « les beauprés arrivant sur la berge comme des rangées de baïonnettes ».

  • Les Trad’Hivernales font danser l’hiver à Sommières

    Les Trad’Hivernales font danser l’hiver à Sommières

    À Sommières, janvier rime depuis longtemps avec Trad’Hivernales. Du 15 au 18 janvier, le festival porté par l’association Coriandre revient pour une 27e édition fidèle à son esprit : faire vivre une culture occitane ouverte, joyeuse et accessible.

    Concerts, bals trad, spectacles, contes, actions culturelles… pendant quatre jours, la ville devient un véritable carrefour de rencontres artistiques et humaines.

    « La tradition doit évoluer »

    Près d’une vingtaine de groupes sont annoncés, parmi lesquels Naragonia, Dragon Flowers, Cam & Léo, La Soubirane, Unès ou encore Morenica pour la soirée d’ouverture. Une programmation qui assume la diversité, puisque, comme le rappelle Denis Galvier, fondateur de Coriandre, « la diversité est un gage de possibilité de partage ».

    Une philosophie revendiquée par les organisateurs, pour qui la transmission passe par le mouvement. « La tradition doit évoluer, sinon elle se meurt », insiste le fondateur de Coriandre. Le festival multiplie ainsi les formats : concerts nomades dans la ville, ateliers participatifs, plateau radio, bals pour enfants et une journée du dimanche entièrement gratuite avec repas partagé et bal familial. Un rendez-vous où l’on vient écouter, danser, apprendre… et surtout partager, fidèle à l’esprit de « paratge e convivéncia » cher à la culture occitane.

    Infos et billetterie : tradhivernales.com

  • L’œuvre de Gustave Courbet mise à l’honneur à Hyères

    L’œuvre de Gustave Courbet mise à l’honneur à Hyères

    Le Musée des Cultures et du Paysage accueille l’exposition intitulée « Gustave Courbet, du chant de la Nature aux voix de la Révolte » du 18 janvier au 24 mai inclus. Mais le vernissage est organisé dès ce samedi17 janvier.

    Le peintre, décédé en 1877, traduisait son travail ainsi, en 1855 : « Peindre son temps, peindre le vrai, refuser l’artifice ». Cette exposition retrace près de quarante années de création. Ce sont « 120 œuvres, objets, lettres, archives et photographies » qui sont présentées et « qui proviennent de l’Institut Gustave Courbet d’Ornans, de musées français et de collections privées internationales », détaille le musée, dans un communiqué.

    Le parcours de visite est composé de 12 thématiques pour comprendre l’univers de l’artiste : Le chant de la Nature, l’ode à la Femme, le chant des bourgeois, le monde de Courbet, visages visages, face à face, l’affaire de la colonne Vendôme, le chemin de l’exil, les Travaux et les jours, le monde animal, marines-côte à côté et, enfin, le chant des sources.

    L’exposition s’articule autour de ces deux axes majeurs : le chant de la Nature et les voix de la Révoltes. L’artiste confronte son regard sur le monde. « Il incarne une nouvelle manière de voir et de penser », précise le musée. Gustave Courbet fait surgir « le réel même, une vérité humaine capable de bouleverser les codes établis ».

    Le vernissage de l’exposition se tient ce samedi à 11h. Une visite du parcours est proposée gratuitement à 10h20 en présence de Jean-Pierre Giran (LR), maire de la ville.

    Entrée payante (hors vernissage), à partir de 4€

  • Avec le projet « Immersion », l’atelier mécanique de La Seyne va connaître un second souffle

    Avec le projet « Immersion », l’atelier mécanique de La Seyne va connaître un second souffle

    C’était déjà dans les tuyaux depuis quelques mois, mais la municipalité ne voulait pas communiquer tant que tout n’était pas ficelé. C’est désormais entériné : après l’abandon de plusieurs projets, un espace mêlant activités culturelles, scientifiques, et loisirs, va investir les lieux d’ici décembre 2030. « C’est la concrétisation d’un projet qui tient à cœur aux Seynois, mais pas seulement car il présente un intérêt au-delà de la commune », se félicite Joseph Minniti (LR), le maire de la Seyne. Baptisé « Immersion », il sera porté par un groupement composé de 18 promoteurs, financeurs, architectes, bureaux d’études et partenaires. C’est la SAGEM qui, en sa qualité de mandataire, conduira le projet, qui devrait coûter 100 millions d’euros, uniquement financés par des investisseurs privés.

    Musée, hôtel, pôle d’innovations…

    Le projet se décompose en trois parties. Tout d’abord, un musée immersif de 3 400m² consacré aux enjeux environnementaux et climatiques de la Méditerranée, qui proposera, à l’aide de technologies de pointe, un parcours interactif autour des technologies de la mer et un espace dédié à la mémoire industrielle des chantiers navals. « L’ambition est de proposer une expérience extraordinaire qui fera se déplacer le public », explique Cyprien Fonvielle, représentant l’association Neede, partenaire pour la partie muséale.

    La seconde partie sera consacrée à un pôle d’innovations de 8 000m² composé d’un campus de recherche des métiers de la mer et de la transition écologique, d’un centre international de formations, d’un incubateur de startups, ou encore de bureaux et d’un fablab. Enfin, un espace d’événements, de vie et de services avec des espaces publics (jardin, hall, théâtre de la mer), un auditorium, un hôtel 4 étoiles de 3 400m², un restaurant de 500m² avec un roof-top, et un espace bien-être (spa public) de 800m², complètera cet ensemble.

    Après les différentes concertations, études d’impact et de risques, le permis de construire devrait être déposé d’ici décembre 2026. D’autres procédures administratives s’ensuivront, portant le début des travaux à décembre 2028. La Ville et le groupement porteur du projet espèrent ainsi 200 000 visiteurs annuels, pour des retombées comprises entre 3,5 et 4 millions d’euros.

  • Le festival du documentaire revient au Mucem

    Le festival du documentaire revient au Mucem

    Le festival international Jean-Rouch, porté par le Comité du film ethnographique, revient pour une 11e édition au Mucem, jeudi et vendredi. Au programme, huit documentaires « avec une qualité narrative et de tournage », explique Aude Fanlo, responsable du département recherche et enseignement au Mucem.

    Une programmation « hors les murs », qui permet d’unifier les collections du Mucem avec des productions audiovisuelles. « J’ai le sentiment qu’on peut y voir deux langages qui nous défamiliarisent avec le flux d’information », campe Aude Fanlo. Cette année, le festival a reçu le soutien de la Cinémathèque du documentaire.

    Au cœur de la réflexion

    Parmi les œuvres proposées, le film Le Grand Tout, réalisé en 2025 par Aminatou Echard, sera projeté ce vendredi 16 janvier à 19h30. Ce documentaire retrace le voyage de la réalisatrice au Niger, en 2023. L’œuvre se présente comme une introspection de sa place de femme blanche et française dans un pays autrefois gangrené par la colonisation. Elle décide de s’y rendre, s’appuyant ainsi sur les travaux laissés par sa mère, ethnologue.

    « C’était l’histoire de Nicole [sa mère, Ndlr], pas la mienne », table Aminatou Echard dès les premières minutes du film. Son but n’est pas de se mettre à la place de l’ethnologue qu’était sa mère, explique la réalisatrice : « Je ne voulais pas du tout me mettre dans cette posture, car je suis très critique de cette place, de par ma nationalité et ma couleur de peau. » Sur le terrain, elle dit faire face à un problème. « Pourquoi leur parler d’une blanche qui a travaillé “sur eux” ? », s’interroge-t-elle.

    Elle témoigne de l’impossibilité, à ses yeux, à contourner son identité et essaie de déplacer cette conscience et interroge sa propre représentation. « J’aimerais que le film suscite la réflexion, qu’il fasse réfléchir et ne laisse pas au repos le spectateur », espère-t-elle.

    Du 15 au 16 janvier. Gratuit. Programme sur mucem.org