Tag: Culture

  • L’Alhambra, une vraie Plateforme du cinéma

    L’Alhambra, une vraie Plateforme du cinéma

    L’adjoint à la culture (PCF), Jean-Marc Coppola, espère livrer le cadeau en 2028, « pour les cent ans du cinéma ». Les travaux de la nouvelle salle de 60 places, promise dès 2011, devraient démarrer en 2026. C’est aussi l’année où le nouveau campus du numérique, la Plateforme, doit ouvrir au public à la Madrague-Ville (15e), où l’association présidée par Robert Guédiguian, l’Alhambra Cinémarseille, prendra en main la programmation de deux des trois salles de cinéma du campus.

    « Tout se passe au nord », peut se réjouir William Benedetto, qui impulse depuis 40 ans la vitalité et la pertinence du seul cinéma de cette partie de la ville. Classé art et essai, doté des labels jeune public, patrimoine-répertoire et recherche et découverte, il organise chaque année autour de 1 200 séances de cinéma et attire quelque 60 000 spectateurs devant son écran de 12m sur 7. C’est sans compter les ciné-repas, ciné-concerts et autres débats et festivals, ainsi que les formations et résidences qui s’y déroulent.

    L’équipement culturel, construit en 1928, avait réouvert ses portes en 1990 après avoir été rénové par la Ville. Mais voilà, avec les 57 établissements scolaires avec une seule salle de 240 places qu’il reçoit, « on est un peu à l’étroit », regrette William Benedetto. L’investissement de trois millions d’euros doit permettre l’ouverture de la salle, « avec un petit écran, qui pourra servir au travail avec les scolaires, à amplifier la projection pour garder des films à l’affiche plus longtemps », indique-t-il, mais aussi de rénover la verrière du cinéma, le patio et d’ajouter une cuisine permettant la réalisation de 80 couverts.

    Un rayonnement

    complet au Nord

    Pour ce qui est d’un prochain positionnement de l’association sur le site de la future école du numérique, la proposition n’arrive pas en concurrence avec la salle mythique de Saint-Henri. L’idée du projet est venue de son concepteur Cyril Zimmermann qui a souhaité impliquer l’Alhambra dans la Plateforme. « Il nous a contactés pour que nous assurions la programmation des deux petites salles de 80 et 60 places chacune, sur l’idée de rester sur des projections art et essai. » De quoi, pour l’association culturelle, se projeter sereinement « vers les décennies à venir », estime William Benedetto « et améliorer l’offre ».

    Cette belle combinaison demande un fin travail d’articulation des genres. « La plateforme est un projet impressionnant qui redessine l’offre de Marseille vers le Nord. C’est plutôt bluffant d’entrer dans ce monde en transformation », réagit le cinéphile. Pour autant, « on n’arrive pas en terrain conquis mais l’enjeu est excitant et nous avons nos savoir-faire à amener à cette aventure ». Le directeur de l’Alhambra est prêt à relever le défi, convaincu qu’« il est important de se battre pour que les gens lâchent leur portable pour se poser sur nos fauteuils ».

    À l’heure du numérique, les salles obscures du 7e art ont encore toute leur place à tenir.

  • Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    « Nous avons vraiment à cœur de mettre en lumière la richesse du tissu associatif de la ville de Toulon et tous les bénévoles qui le font vivre », commence l’adjointe au maire Caroline Depallens qui a en charge parmi ses fonctions l’organisation du Forum des associations. Une vitalité expliquée par une politique volontariste de la municipalité qui, malgré les crises, a non seulement maintenu les dotations aux associations mais est parvenue à les augmenter, lorsqu’ailleurs elles faisaient les frais de rigueur budgétaire. L’élue insiste sur leur rôle joué par toutes ces structures dans le maintien de la cohésion sociale fortement ébranlée « en créant du lien entre les personnes ».

    À ses côtés Caroline Giran, également impliquée dans le déroulement de la manifestation rappelle que « les associations sont un des outils de la mise en œuvre des politiques publiques, des corps intermédiaires sans lesquels on ne pourrait pas faire grand-chose ».

    Pour donner à voir cette diversité, 330 associations qui œuvrent dans les solidarités, le sport, la culture, le développement durable ou encore la santé vont se retrouver ce samedi sur les trois étages du Palais des Congrès Neptune ainsi que sur son parvis. Un rendez-vous auquel chaque année le public répond présent. Ainsi en 2024, ce sont 12 000 personnes qui sont venues sur les stands s’informer sur les nombreuses activités proposées, prendre des contacts, ou s’engager eux-mêmes à faire vivre la solidarité en donnant de leur temps.

    12 000 personnes

    « Le bénévolat, c’est le don de soi pour le vivre-ensemble », reprend Caroline Depallens pour qui « la solidarité est l’essence même d’une ville ». Et de poursuivre : « Faire attention humainement à l’autre c’est primordial, surtout dans la période. »

    L’occasion aussi de mettre en lumière les Comités d’intérêts locaux (CIL) qui sont de véritables courroies de transmission entre les habitants et la municipalité. Ils seront cette année regroupés à l’entrée du Palais Neptune. « Ils sont un quartier. Et un quartier plus un quartier plus un quartier, ça fait la richesse de la ville », insiste l’élue.

    Une journée donc pour trouver une activité sociale, éthique, physique ou culturelle, et se connecter physiquement aux autres et à la vie de la cité, en allant à la rencontre de tous ceux qui œuvrent déjà au service de la collectivité. Avec en prime des démonstrations, entre autres de danses et d’arts martiaux. Et des conférences aussi. Parmi elles, on peut noter à 10h45 celle intitulée « une bonne assurance », animée par l’association de consommateurs UFC Que Choisir. Ou à 11h30, « Sensibilisation aux enjeux de l’énergie et du climat », par The Shifters, l’organisation qui milite pour la décarbonation de l’économie. Et à 14h45, « le changement climatique », animée par l’Association varoise pour la sauvegarde de l’agriculture, de la Nature et de l’Environnement.

    La vie associative permet aussi cela, de se lever pour faire face aux grands défis et devenir soi-même acteur du changement. Ou du moins tenter d’éclairer les consciences.

  • La Ville lance un appel à projets pour réhabiliter le Comptoir de la Victorine

    La Ville lance un appel à projets pour réhabiliter le Comptoir de la Victorine

    Il était temps. Inscrit depuis le printemps 2022 dans le plan de rénovation urbaine conclu entre la Ville de Marseille et l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru), le Comptoir de la Victorine (3e) passe une nouvelle étape dans son chemin vers la réhabilitation avec l’ouverture d’un appel à projets par la mairie.

    Racheté par la Ville en 2008 puis abandonné par la municipalité Gaudin, le site attend une rénovation de grande ampleur depuis 2018 au moins, année où il est gravement endommagé par un incendie. Si 1 500 mètres carrés sont déjà investis par le tissu associatif, 6 000, répartis sur trois bâtiments, restent à aménager. « Notre ambition est d’exploiter au mieux cet espace pour que les locaux puissent pleinement en profiter, détaille Audrey Gatian, adjointe (PS) au maire en charge de la politique de la ville. Le programmiste devra appuyer cette réflexion, sur l’optimisation des mètres carrés en fonction de toutes les envies et besoins du territoire, avec la volonté par exemple de créer un lieu d’accueil et d’insertion par l’emploi pour les jeunes. »

    Un site déjà partiellement exploité

    Cofinancée par l’Anru – qui conditionne sa contribution à la création de « services aux habitants » – la réhabilitation comprend plusieurs phases, intégrant des missions de programmation, de faisabilité, puis d’assistance à la consultation de maîtrise d’œuvre. C’est pour accomplir ses tâches que la Ville lance cet appel d’offres.

    Ancienne usine d’allumettes, le Comptoir de la Victorine abrite dès le début des années 2000 des activités socioculturelles. Racheté par la Ville en 2008 après avoir souffert d’un déficit d’entretien, le site continue aujourd’hui son activité associative et accueille plusieurs structures sociales, artistiques et culturelles – les Têtes d’ails, centrée sur la culture et l’éducation populaire, l’Art de vivre, qui propose des spectacles vivants, et de la création sonore, Appel d’aire, porteuse d’une formation aux métiers du bois et du métal pour les jeunes déscolarisés et Boulègue, un média participatif – toutes regroupées au sein de l’association du Grand Comptoir. Le lieu, animé par ses résidents, est reconnu comme un centre d’éducation populaire, de création participative et d’insertion. Lancé la semaine dernière, l’appel à projets se clôture à la fin du mois.

  • Municipales à Aubagne : Jean-Pierre Squillari veut rassembler la gauche contre le bétonnage de la ville

    Municipales à Aubagne : Jean-Pierre Squillari veut rassembler la gauche contre le bétonnage de la ville

    La Marseillaise : Vous organisez, ce 27 août, un apéro de rentrée. Ce rendez-vous marque-t-il une accélération dans votre campagne pour les municipales ?

    Jean-Pierre Squillari : Cet apéro convivial, à partir de 17h au Parc des Trois Diamants à La Tourtelle, où chacun amène ce qu’il veut, va marquer la reprise de ce que nous avons entrepris depuis mes vœux. Bien entendu, je vais dire deux mots, peut-être trois en préambule, pour remobiliser les gens après les deux mois de congé, bien que, pendant ces vacances, je n’ai pas été inactif. L’autre réunion importante aura lieu à l’occasion de l’assemblée plénière d’Aubagne en commun, le 9 septembre à 18h au Cercle de l’Harmonie, cours Beaumond. Il est sûr qu’il y aura une accélération, étant donné que nous sommes à huit mois de l’échéance électorale.

    Pouvez-vous rappeler quelles forces politiques ont rejoint Aubagne en commun ?

    J-P S : En dehors de l’équipe citoyenne qui compose 50% de la liste globale, nous avons les écologistes depuis le début, Place publique avec Christophe Albertini, le PCF depuis juillet, le PS, puisqu’Arthur Salone, délégué départemental, nous rejoint dans le projet.

    LFI, par contre, a fait savoir qu’elle n’en serait pas. Un commentaire ?

    J-P S : Chacun est libre de faire ce qu’il veut. Mais il y a des Insoumis à Aubagne en commun. Ils ont été mis de côté de leur parti pour cela.

    Depuis mars, vous sillonnez les quartiers. Où êtes-vous allé ?

    J-P S : J’ai sillonné la campagne aubagnaise et le centre-ville d’Aubagne. Je suis allé dans toutes les écoles élémentaires des quartiers et j’ai rencontré les parents.

    Quelles sont les principales préoccupations des habitants d’Aubagne concernant leur vie quotidienne ?

    J-P S : Dans toutes les écoles, les mamans ou les papas se plaignent de ne pas pouvoir amener leur enfant dans des parcs ou dans des jardins, qui diminuent comme peau de chagrin. Ils sont obligés d’aller à Gémenos, à Carnoux, à La Ciotat ou à Marseille. Le square Henri-Barbusse, par exemple, n’existe plus. On construit des bâtiments à la place… Aux Défensions, il y avait un square, maintenant le tram y passe… Ensuite, les gens se plaignent de la culture, qui est abandonnée. Les festivals ont disparu. Alors, c’est vrai que ces deux derniers mois d’été, juste avant les élections, la municipalité a fait des manifestations tous les vendredis soir. Mais, pendant des années, il y en a eu très peu. Les gens se plaignent aussi beaucoup de la désertification du centre-ville, de la fermeturedes commerces. De la spéculation foncière, du béton. Ils voient leur ville se bétoniser, vendue au privé par le maire (LR) Gérard Gazay, comme le stade Mouren pour faire des stades de padel et des petits bassins de nage. Moi, je dis : on vend les bijoux de famille !

    Vous parle-t-on des problèmes de logement ?

    J-P S : Oui. Parce que les opérations de bétonnage, c’est surtout pour des personnes aisées. Et puis on se rend compte que deux logements sur trois sont achetés ou loués par des non-Aubagnais. J’ai rencontré pas mal de gens qui me disent : « On n’a pas les moyens de se loger ». C’est un problème qu’on doit prendre à bras-le-corps. On s’y attelle.

    Quel a été le déclic pour vous investir dans cette campagne ?

    J-P S : L’amour de ma ville. Avant de construire, il va falloir réparer. Ce qui me meurtrit le plus, c’est que je m’aperçois qu’Aubagne devient une ville-dortoir. On est le 17e arrondissement de Marseille pratiquement, et ça fait mal.

  • Festival Un piano sous les arbres : quatre jours de musique à Lunel-Viel

    Festival Un piano sous les arbres : quatre jours de musique à Lunel-Viel

    Alors que la rentrée se profile, c’est un rendez-vous qui, chaque année, prolonge un peu l’été. Du 21 au 24 août, le magnifique parc de l’Orangerie, à Lunel-Viel, va se transformer en scène à ciel ouvert à l’occasion de la 17e édition du festival « Un piano sous les arbres », organisé par la commune.

    Le principe est simple : quatre jours de concerts et spectacles en plein air, gratuits et payants, où le piano, dénominateur commun, visite tous les styles : classique, jazz, rock, musique tzigane, électro… Un festival qui met en avant, outre des artistes confirmés, de jeunes talents et se distingue par sa programmation éclectique.

    Parmi les temps forts de cette nouvelle édition, la chanteuse Jeanne Cherhal (22 août, 21h30), « engagée au service de la liberté, celle des femmes et, par ricochet, celle des hommes qui les accompagnent », interprétera ses chansons « magnifiquement ornées de cuivres et de cordes par Benjamin Biolay », décrit le directeur du festival, Fabrice Fenoy. « Leonid relira l’œuvre de Renaud (21 août, 21h30). L’incroyable “killer on the keys” Peter Cincotti nous rappellera que les États-Unis sont aussi un pays de musique et de culture (23 août, 21h30). Les Swing Cockt’elles nous réjouiront de leur malice et de leurs harmonies vocales impeccables (24 août, 21h30). Charlotte Planchou et Mark Priore feront oublier leur technique exceptionnelle en interprétant avec une stupéfiante spontanéité des chansons de Purcell, de Léo Ferré ou de Carole King (24 août, 16h30) », poursuit-il.

    Un piano sous les arbres, c’est aussi de nouvelles formes d’écoute, comme la sieste musicale (23 août, 15h30) ou un concert sous les étoiles, offert chaque soir à 23h.

    Les musiciens amateurs sont encouragés à jouer eux aussi, avec la mise à disposition d’un piano en libre-service, des scènes ouvertes ou encore un piano crochet organisé le dimanche soir à la buvette. Les enfants, quant à eux, pourront profiter de nombreuses activités qui leur sont dédiées (grimpe aux arbres, manège, contes, atelier musical…) Enfin, des stands de restauration seront proposés en continu, manière de contenter à la fois les oreilles et les papilles !

    * Tout le programme sur<a target="_blank" href="http:// www.unpianosouslesarbres.com

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