Tag: Coupe du Monde

  • L’Angleterre, un géant aux pieds d’argile défensifs face au Congo

    L’Angleterre, un géant aux pieds d’argile défensifs face au Congo

    Deux buts inscrits pour trois encaissés : le bilan des trois premiers matches de poule des internationaux anglais, pourtant considérés parmi les grands favoris avant le Mondial, est loin d’être convaincant. « Nous n’avons pas encore vu le meilleur de cette équipe d’Angleterre offensivement, mais ce qui m’inquiète le plus jusqu’ici, c’est le nombre de fois où nous avons été mis en difficulté défensivement », a pointé Alan Shearer. L’ancien international anglais, désormais consultant pour la BBC, regrette une équipe trop friable dans son organisation : « Nous avons été mauvais défensivement en première mi-temps contre la Croatie, en encaissant deux buts. Et même si nous nous en sommes sortis face au Ghana et au Panama, nous avons concédé beaucoup trop d’occasions. »

    Au-delà d’un secteur offensif encore en rodage, où Harry Kane n’a pas toujours été suffisamment alimenté, le principal point faible de cette Angleterre reste la stabilité de sa ligne défensive. Et plus particulièrement le couloir droit, devenu un véritable casse-tête pour Thomas Tuchel. Le sélectionneur allemand dispose de plusieurs options, mais aucune ne s’impose naturellement dans ce rôle, la plupart des joueurs concernés n’évoluant pas habituellement dans un poste de latéral droit.

    Le retour du bâton

    Selon plusieurs observateurs, le technicien pourrait être contraint d’aligner une nouvelle ligne arrière remaniée, avec Djed Spence repositionné dans le couloir droit, Ezri Konsa décalé depuis l’axe, ou encore une charnière associant John Stones et Marc Guéhi, si ce dernier est pleinement opérationnel. Comment expliquer cette instabilité ? Elle s’explique d’abord par une accumulation de blessures et par le manque de spécialistes du poste.

    L’Angleterre doit composer sans Kyle Walker, longtemps indéboulonnable et désormais retraité de la sélection, mais aussi sans Ben White, blessé en mai et forfait pour la compétition. Plus récemment, le pépin musculaire de Reece James, touché aux ischio-jambiers, est venu fragiliser encore un peu plus un secteur déjà sous tension. Dans ce contexte, Thomas Tuchel apparaît sous pression, d’autant qu’il a fait le choix de ne pas rappeler Trent Alexander-Arnold, pourtant disponible et capable d’évoluer dans ce rôle, lui préférant Trevoh Chalobah, un profil davantage défensif et central. Un pari qui interroge, tant le poste de latéral droit semble aujourd’hui être le talon d’Achille de cette sélection anglaise.

    Conséquence directe : avoir écarté cet expérimenté défenseur, malgré des qualités défensives parfois discutées, revient aujourd’hui comme un choix lourd de conséquences, avec la blessure de Reece James qui prive le sélectionneur d’une option majeure face à la RDC.

    Car Thomas Tuchel ne dispose pas de véritable solution de repli crédible. Djed Spence évolue surtout à gauche à Tottenham et manque d’expérience internationale, Ezri Konsa est installé dans l’axe à Aston Villa, tout comme Jarrell Quansah au Bayer Leverkusen.

    ET AUSSI

    Un duel endiablé avec des Lions affamés

    Le Sénégalais Sadio Mané et le Belge Jérémy Doku, deux armes fatales de leur sélection, n’ont pas vraiment été létales au Mondial-2026 et doivent recharger rapidement avant de s’affronter en 16e de finale, ce mercredi (22h) à Seattle. À 24 ans, l’attaquant de Manchester City (45 sélections 7 buts) était très attendu par les Diables Rouges après une belle saison en Premier League. De dix ans son aîné, Sadio Mané dispute son dernier grand tournoi international avec les Lions de la Terranga, après avoir remporté sur le terrain le titre de champion d’Afrique en janvier, puis en avoir été dépossédé au profit du Maroc. L’ancien attaquant de Liverpool, parti à Al-Nassr où il a été couronné champion d’Arabie saoudite cette saison avec Cristiano Ronaldo, a été titulaire mais n’a pas marqué lors des trois matches de groupes contre la France (défaite 3-1), la Norvège (défaite 3-2) et l’Irak (victoire 5-0).

    Vagues de chaleur aux États-Unis

    Dans les prochains jours, les États-Unis vont à leur tour être frappés par une intense vague de chaleur. Cette dernière pourrait battre des records de températures localement et donc affecter la Coupe du Monde tout comme les célébrations du 250e anniversaire du pays. « Une vague de chaleur record et dangereuse va s’étendre cette semaine sur les deux tiers est du pays », ont prévenu les services météorologiques américains (NWS) sur X. Selon leur site, des températures largement supérieures à 30°C sont attendues dans la plupart des États « du centre et de l’est des États-Unis ». Combinée à un taux d’humidité élevé, la chaleur ressentie pourrait atteindre entre 40 et 46 °C. Environ 142 millions de personnes se trouvaient dimanche sous alerte canicule, selon NBC.

  • La Norvège d’Haaland trompe les Éléphants

    La Norvège d’Haaland trompe les Éléphants

    En mettant au repos ses cadres lors du troisième et dernier match de poule face à l’équipe de France, le sacrifice de Stale Solbakken, le sélectionneur de la Norvège, a porté ses fruits. Sans être transcendants, les Vikings sont allés chercher la qualification pour les 8e de finale du Mondial 2026 grâce à sa victoire face à la Côte d’Ivoire (2-1).

    Malgré une possession de balle très équilibrée entre les deux formations, les Norvégiens ont trouvé en premier le chemin des filets par l’intermédiaire de l’ailier du RB Leipzig, Antonio Nusa (39’, 1-0). Avec trois tirs cadrés seulement à l’heure de jeu, les Éléphants ont cruellement manqué de précision dans le dernier geste. Mais leurs efforts ont finalement été récompensés à un quart d’heure du terme grâce à la réalisation d’Amad Diallo (74’, 1-1).

    Ce diable d’Erling Haaland

    Alors que ce 16e de finale se dirigeait vers les prolongations, une brillante action collective des Norvégiens a permis à leur serial-buteur Erling Haaland (86’, 2-1) d’inscrire son cinquième but du Mondial. En gérant leur courte avance jusqu’au bout, les Vikings ont validé leur billet pour le troisième 8e de finale de leur histoire, où ils affronteront dimanche (22h) le Brésil de Vinicius Junior. Un défi de taille pour les Lions Nordiques.

  • Le Brésil se qualifie au forceps face au Japon

    Le Brésil se qualifie au forceps face au Japon

    Ils aiment se faire peur ces Brésiliens. Malgré une nette domination, les pensionnaires de la Seleçao ont dû s’employer jusqu’au bout d’un interminable temps additionnel pour repartir victorieux de leur 16e de finale face au Japon (2-1). Les Japonais, capables de surprendre à n’importe quel moment, ont trouvé le chemin des filets en premier durant cette rencontre. Le milieu de terrain Kaishu Sano a ouvert le score à la demi-heure de jeu et a permis aux siens de prendre les devants en rentrant aux vestiaires (0-1, 29’). Toujours aussi entreprenants, avec une multitude d’occasions non concluantes, les protégés de Carlo Ancelotti ont fini par voir leurs efforts être récompensés grâce à une égalisation signée Casemiro (1-1, 56’). Alors que le Brésil continuait de pousser pour prendre l’avantage au tableau d’affichage, le scénario du match semblait se diriger vers les prolongations. Mais Gabriel Martinelli, idéalement positionné dans la surface de réparation, est venu mettre un terme aux espoirs des Japonais, encore en échec dans un match à élimination directe (2-1, 90+5’).

    Sur le chemin des Éléphants ou des Vikings ?

    Qualifiés pour les 8es de finale, les Brésiliens retrouveront le vainqueur du duel entre la Côte d’Ivoire et la Norvège, ce mardi (19h). Leur quête d’un sixième sacre inédit se poursuit, mais face à des tels potentiels adversaires, la moindre faute coûtera cher.

  • Les Bleus passent aux choses sérieuses face à la Suède

    Les Bleus passent aux choses sérieuses face à la Suède

    Contrairement à plusieurs prétendants au titre mondial, comme l’Angleterre, le Portugal, l’Espagne ou encore l’Allemagne, les Bleus ont survolé leur phase de poules sans véritablement être inquiétés. Mais désormais, tout repart à zéro : la moindre contre-performance peut mettre fin à l’aventure des qualifiés. Pour une sélection qui vise une place en finale le 19 juillet au MetLife Stadium, où elle pourrait notamment croiser les Scandinaves, un tel scénario tiendrait du fiasco, au regard des attentes suscitées par ses premières sorties et de la puissance offensive affichée par les hommes de Didier Deschamps.

    Face à la Suède, adversaire largement à sa portée, l’équipe de France aborde son huitième de finale avec une solide dose de certitudes. « Vous avez la confiance, vous avez été capables de faire de très bonnes choses. Il faut se nourrir de cette confiance sans en avoir à l’excès parce que, plus on avance, plus on monte la montagne, et en face on aura de plus en plus de répondant. Pensons déjà aux Suédois, ça vient vite. Mais on a encore beaucoup de choses à aller chercher », a rappelé Didier Deschamps à ses joueurs samedi, dans une vidéo diffusée par la Fédération française de football. Avec quatre buts chacun, le capitaine Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé ont lancé leur tournoi tambour battant.

    Rééquilibrer le onze

    Le premier, fidèle à son terrain de jeu favori, tentera de maintenir le rythme infernal de Lionel Messi, déjà auteur de six réalisations et qui le devance de trois unités au classement des meilleurs buteurs en phase finale (19). Mais la star française a aussi montré une autre facette de son registre, plus tournée vers le collectif, avec deux passes décisives contre la Norvège, balayée 4-1 vendredi. Les Suédois, troisièmes du groupe F après un parcours en montagnes russes (large victoire 5-1 contre la Tunisie, lourde défaite 5-1 face aux Pays-Bas, nul 1-1 contre le Japon), mesurent l’ampleur du défi. « Nous avons beau être outsiders, nous croyons en nous. Il faudra être à notre meilleur niveau, avec une organisation défensive quasi parfaite, et savoir convertir les occasions que nous aurons », a estimé l’attaquant vedette suédois Viktor Gyökeres, référence offensive de sa sélection.

    Avec le schéma en 4-2-3-1 introduit en mars 2025 dans le sillage de l’émergence de Michael Olise, la défense française apparaît plus exposée et la question de l’équilibre collectif reste en suspens. Didier Deschamps ne semble toutefois pas prêt à renoncer à cette philosophie plus offensive, conscient de disposer d’un potentiel offensif hors-norme. Même si Dayot Upamecano s’est montré fébrile face à la Norvège, le retour de William Saliba permet au sélectionneur de reconstituer une charnière centrale parmi les plus solides du monde. Les latéraux, en revanche, inspirent encore davantage de prudence, notamment dans leur capacité à gérer les espaces dans leur dos en transition.

    Sur le papier, toutefois, l’ensemble demeure largement supérieur à celui des Suédois. Encore faut-il le confirmer sur le terrain, dans un format où les certitudes accumulées en phase de groupes ne pèsent plus bien lourd face à l’exigence du très haut niveau.

    ET AUSSI

    Un mort dans une fanzone en Californie

    Une fusillade survenue samedi soir à San Jose, en Californie, a fait un mort et un blessé grave dans un secteur utilisé ces derniers jours comme une fan zone pour les supporters de la Coupe du Monde 2026. L’attaque s’est produite sur San Pedro Square, un quartier animé de la baie de San Francisco regroupant bars et restaurants et servant ponctuellement de fan zone durant le tournoi. La police de San Jose a précisé qu’aucun match n’était en cours au moment des faits.

    Une victime a été déclarée morte sur place tandis qu’une seconde a été transportée à l’hôpital dans un état critique.

    Les autorités ont immédiatement ouvert une enquête pour homicide.

    Démission du président Saoudien

    La seule équipe à avoir battu l’Argentine au Qatar est cette fois passée au travers de la Coupe du monde 2026, et Yasser al-Misehal a décidé d’en assumer les conséquences en démissionnant de son poste de président de la fédération saoudienne de football. « L’échec de l’équipe nationale à se qualifier pour le prochain tour de la Coupe du monde est un résultat en deçà de toutes nos ambitions, et j’en assume l’entière responsabilité. Je présente mes excuses à tous ceux qui espéraient voir notre équipe dans une meilleure position », a écrit M. Misehal sur X.

    France-Argentine en finale ?

    À l’issue de la phase de groupes de la Coupe du monde, les dynamiques de certaines nations ont changé en vue de la victoire finale. Selon les prédictions d’Opta, la France est désormais favorite pour remporter le trophée avec en adversaire principal l’Argentine.

  • Erling Haaland, cet homme pressé qui défie les Bleus

    Erling Haaland, cet homme pressé qui défie les Bleus

    Profession : attaquant. Objectif : terroriser les défenses du monde entier. Car il s’agit bien de cela. Buteur extrêmement prolifique depuis sa sortie de l’adolescence, Erling Braut Haaland est devenu l’un des visages les plus connus de la planète football ces dernières années. Le Norvégien a vécu une explosion soudaine et n’a jamais levé le pied, au point de devenir l’un des meilleurs à son poste. Ce vendredi soir (21h), face à l’équipe de France, pour l’ultime rencontre du groupe I, il sera la principale menace, car le danger peut arriver n’importe quand avec lui.

    Le destin du jeune Erling était déjà tout tracé. Né en 2000 à Leeds, ville où son père, Alf-Inge, était footballeur professionnel, il a été formé dans le club de Bryne. À l’extrême sud du pays, le grand blond (1m95 aujourd’hui) apprend le football. Et il apprend vite. « Dès le début, il avait une attitude de vainqueur. Il se consacrait beaucoup au football. Il avait des qualités techniques, tactiques et mentales. Quand il avait 12 ans, il était bon dans tous les autres compartiments du jeu. On savait qu’il allait devenir imposant et rapide », déclarait à RMC Sport son formateur, Alf Ingve Berndsen.

    Après des débuts remarqués, en 2016, Erling Haaland signe l’année suivante à Molde, l’un des clubs phares de Norvège. Puissance, vitesse, placement, vision, personnalité, le jeune footballeur a toutes les qualités pour aller rapidement plus haut. Hiver 2019, une équipe habituée à repérer les talents de demain sort le chéquier : le Red Bull Salzbourg. En Autriche, le fils d’Alf-Inge vit des débuts timides avec un seul but sur ses six premiers mois. Puis c’est l’explosion. Après des matches amicaux hors du commun, son entame de saison est exceptionnelle. Trois triplés en quelques semaines puis un autre, face à Genk, pour son tout premier match de Ligue des champions. « Le Cyborg » naît, il inscrira au total 29 buts en 27 rencontres dans la ville de Mozart.

    Marquer un but par match en moyenne va devenir la norme. Arrivé à Dortmund en janvier 2020, il inscrit un triplé après sa première entrée en jeu. Ses deux ans et demi dans la Ruhr ont été tout aussi impressionnants, les plus gros clubs de la planète s’affolent pour attirer le prodige.

    Personnalité atypique

    Son père n’est jamais bien loin et le clan Haaland est réputé dur en affaire. Ce dernier place une clause libératoire dans chaque contrat du fiston, pour accélérer son ascension. C’était le cas à Molde, à Salzbourg et à Dortmund.

    En 2022, le joueur formé à Bryne s’envole pour Manchester City contre « seulement » 60 millions d’euros. Record de buts sur une seule saison de Premier League (36), joueur le plus rapide à atteindre 100 buts, des triplés à la pelle, sa marque de fabrique. Erling Haaland devient encore plus une terreur des surfaces de réparation et les chiffres explosent aussi en sélection nationale. 59 réalisations en 52 parties, irréel encore une fois. L’attaquant est une personnalité à part dans le football d’aujourd’hui. Très actif sur le réseau social Snapchat, il partage sa vie sans filtre. Depuis l’arrivée de Rayan Cherki chez les Skyblues, les deux hommes ont noué une belle amitié. Des caractères similaires, des chambreurs et des personnes détendues au quotidien. Pourtant, sur le terrain, Haaland a souvent le rôle du méchant. Tout le paradoxe d’un bonhomme à part.

    ET AUSSI

    Une première pour un Marseillais

    Lors d’un match difficilement gagné par le Maroc face à Haïti (4-2), le Marseillais Gessime Yassine a inscrit le dernier but de la rencontre. 19 minutes après son entrée en jeu, le joueur actuellement à Strasbourg a scellé le sort de la partie pour s’offrir son premier but avec les Lions de l’Atlas. Le Maroc termine 2e du groupe C derrière le Brésil.

    Nouvelle menace météo pour la France ?

    Cette fois-ci, les risques d’interruption sont moindres. Les Bleus jouent donc leur dernier match de poules contre la Norvège, à Foxborough. Comme face à l’Irak, la météo pourrait très capricieuse pour l’équipe de France. De la pluie et de l’orage sont prévus, mais l’épisode devrait être plus court selon les derniers bulletins.

    La Belgique et l’Espagne bouclent aussi

    Les groupes G et H se termineront à la suite du match des Bleus. Dans la nuit de vendredi à samedi, la Belgique doit impérativement battre la Nouvelle-Zélande pour voir les 16e de finale. Pour l’Espagne, il faudra assurer le coup face à l’Uruguay de Marcelo Bielsa.

    Canada – Afrique du Sud, première affiche connue

    Dès jeudi, nous connaissions le premier des 16e de finale de la Coupe du monde. Défaite du Canada face à la Suisse (1-2), victoire de l’Afrique du Sud contre la Corée du Sud (1-0), les deux équipes s’affronteront donc au 2e tour. Le vainqueur atteindra pour la première fois le stade des huitièmes de finale. La rencontre se tiendra à Los Angeles (dimanche 21h).

  • [Coupe du monde] L’indécision est totale dans le groupe C

    [Coupe du monde] L’indécision est totale dans le groupe C

    Le groupe F est vraisemblablement le plus incertain à l’aube de cette dernière journée de la phase de poules. Si la Tunisie est d’ores et déjà éliminée, Pays-Bas, Japon et Suède vont se battre pour une place directe en seizièmes de finale. Les Néerlandais sont les mieux lotis puisqu’ils affrontent, dans la nuit de jeudi à vendredi (1h), des Tunisiens qui ont encaissé neuf buts en deux matches.

    Balayée par les Pays-Bas (1-5), la Suède est confrontée au même moment à une équipe japonaise joueuse et en ordre de marche dans la compétition. Les joueurs du sélectionneur Hajime Moriyasu ont montré de grandes qualités sur leurs deux premières sorties, allant même chercher le nul face aux Oranje (2-2). L’un des matches les plus emballants de ce début de Coupe du monde.

    Un hôte comme futur adversaire ?

    Quoi qu’il arrive, le défi sera énorme pour les équipes 2e et 3e de ce groupe F. Le deuxième affrontera forcément le vainqueur de la poule C, soit le Brésil ou le Maroc. Le cas de figure se présente également dans d’autres groupes et finir troisième ne serait pas forcément une mauvaise chose pour l’une de ses trois nations. Mexique, Canada et États-Unis sont des adversaires potentiels du 3e de la poule C. Cette dernière livre donc son verdict, le spectacle est garanti.

    Groupe C

    Pays-Bas (4 points)

    Japon (4 points)

    Suède (3 points)

    Tunisie (0 point)

    ET AUSSI

    Dernier rendez-vous pour les USA

    Dans la nuit de jeudi à vendredi, le groupe D, celui des États-Unis, se conclut. Le pays hôte, déjà qualifié, affronte une équipe de Turquie (4h) qui a touché le fond sur ses deux premiers matches. Au même moment, le Paraguay et l’Australie vont tenter de se qualifier pour les 16e de finale de la compétition.

    Plus de souplesse pour l’Iran

    Les États-Unis mènent la vie dure à la sélection iranienne lors de ce Mondial. Obligés à rester sur le territoire américain juste pour leurs rencontres, les Iraniens voient leurs conditions s’améliorer. Ils pourront désormais arriver 48 heures avant le début des matches. Mais l’Iran sera toujours obligé de rentrer à son camp de base à Tijuana (Mexique) dès la fin de leurs rencontres.

    Neymar était apte

    La nuit dernière, le Brésil jouait contre l’Ecosse son dernier match de poules. L’information principale avant cette rencontre était que Neymar revenait dans le groupe et était disponible pour jouer. Le sélectionneur Carlo Ancelotti n’avait pas pu se passer de l’idole nationale pour cette Coupe du monde, bien que diminué et en manque de rythme ces derniers mois.

    Le PSG possède le plus de buteurs

    Cinq joueurs différents du PSG ont inscrit au moins un but depuis le début de la compétition. C’est le club le plus décisif depuis le match d’ouverture. Les Français Bradley Barcola et Ousmane Dembélé, le Sénégalais Ibrahim Mbaye et les Portugais Joao Neves et Nuno Mendes sont les joueurs concernés par cette statistique.

  • Le Portugal a bien réagi face à l’Ouzbékistan

    Le Portugal a bien réagi face à l’Ouzbékistan

    Avec un seul point d’encaissé lors du premier match la semaine passée face à la République démocratique du Congo, la Seleção devait absolument faire le plein contre l’Ouzbékistan, mardi, à Houston (aux états-Unis). Il n’aura fallu qu’attendre six petites minutes pour voir la star portugaise Cristiano Ronaldo ouvrir le score (1-0, 6’). Le latéral gauche parisien Nuno Mendes a doublé la mise quelques minutes avant la première pause fraîcheur de la partie (2-0, 17’). Puis, le quintuple lauréat du Ballon d’Or voulait absolument marquer le coup et a inscrit un doublé avant la mi-temps (3-0, 39’).

    Qualification presque assurée

    Un but contre-son-camp à l’heure de jeu (4-0, 60’) et une frappe imparable de Rafael Leão (5-0, 87’) en toute fin de match ont définitivement scellé le sort de l’Ouzbékistan. Grâce à ce premier succès au Mondial-2026, les hommes de Roberto Martinez reprennent provisoirement la tête du groupe K, avant le résultat de la Colombie, dans la nuit de mardi à mercredi, face à la République démocratique du Congo. De quoi quasiment assurer leur qualification pour les 16es de finale.

    1er : Portugal (4 points)

    2e : Colombie (3 points)

    3e : RD Congo (1 point)

    4e : Ouzbékistan (0 point)

  • La victoire à tout prix pour un Brésil en manque d’inspiration

    La victoire à tout prix pour un Brésil en manque d’inspiration

    Privé de son ailier brésilien Raphinha, le Brésil devra s’imposer face à l’Écosse pour valider son billet pour les huitièmes de finale du Mondial. Une rencontre également attendue comme un possible tournant, tant la Seleção est critiquée depuis le début de la compétition pour un jeu jugé terne et sans relief.

    Le match nul contre le Maroc (1-1) a mis en lumière une équipe brésilienne en manque d’inspiration collective, malgré l’éclat individuel de Vinicius Jr. L’ailier madrilène, auteur de l’égalisation face aux Lions de l’Atlas, demeure l’un des rares à surnager. La large victoire contre Haïti a certes permis de relancer la dynamique, mais elle n’a pas totalement dissipé les doutes sur la capacité du Brésil à maîtriser ses rencontres.

    « Nous pouvons rivaliser avec n’importe quelle équipe, que ce soit Haïti ou la France, nous avons la qualité pour le faire », a assuré Carlo Ancelotti après la rencontre. Dimanche, le sélectionneur a laissé au repos sept titulaires, dont Danilo, Douglas Santos, Marquinhos et Gabriel Magalhães, afin de préparer ce dernier match du groupe C. Mais l’absence de Raphinha, blessé face à Haïti et habituel dynamiteur du couloir droit, déséquilibre l’animation offensive, recentrée sur le côté gauche autour de Vinicius Jr.

    L’inconnue Neymar

    Ce troisième match de poule pourrait également marquer le retour de Neymar, appelé pour disputer sa quatrième et dernière Coupe du monde malgré une blessure au mollet droit qui l’a éloigné des terrains pendant plus d’un mois. À 34 ans, l’ancien numéro 10 du PSG a repris l’entraînement collectif en fin de semaine dernière, mais pourrait manquer de rythme pour débuter la rencontre. L’attaquant d’Arsenal Gabriel Martinelli s’est montré confiant : les joueurs sont prêts à consentir davantage d’efforts pour accompagner leurs leaders offensifs. « Nous pouvons courir 20, 30 fois plus pour mettre en valeur Ney ou Vini », a-t-il expliqué. « Nous avons cet objectif : gagner la Coupe du monde », lance le finaliste de la dernière Ligue des Champions.

    Parmi les options possibles pour remplacer Raphinha, Martinelli a souligné que Neymar avait retrouvé un « très haut niveau » malgré des blessures récurrentes qui l’ont écarté de la sélection depuis octobre 2023. « Nous avons fait un entraînement et nous avons pu voir sa qualité, on était cloués, a-t-il affirmé. Tout le monde connaît ses qualités mais aussi son intensité. Au vu de la manière dont il est revenu, nous voyons qu’il a très envie » de jouer.

    Pour le moment qualifiés pour les 16es de finale grâce à leur place de co-leaders du groupe, les Auriverde veulent assurer leur première place en s’imposant face aux Ecossais qu’ils affrontent pour la cinquième fois en Coupe du Monde.

    Victorieuse d’Haïti (1-0) puis battue par le Maroc sur le même score, l’Ecosse n’est pas assurée de faire partie des huit meilleurs troisièmes.

    1er : Brésil (4 points)

    2e : Maroc (4 points)

    3e : Ecosse (3 points)

    4e : Haïti (0 point)

    ET AUSSI

    Les Fennecs restent en course

    L’Algérie a renversé et éliminé la Jordanie (2-1) grâce à deux buts inscrits dans les vingt dernières minutes afin de se relancer dans le groupe J du Mondial-2026 lundi à Santa Clara près de San Francisco. La Jordanie, pour sa première Coupe du monde, était lancée vers un exploit grâce à Nizar Al-Rashdan (36e), mais l’Algérie, longtemps en panne d’efficacité, a finalement pu compter sur Nadhir Benbouali (69e) et Amine Gouiri (82e), pour un résultat qui offre la première place du groupe à l’Argentine.

    Truel entre serial-buteurs qualifiés

    La France, l’Argentine et la Norvège ont décroché lundi leur billet pour les 16es de finale du Mondial, à nouveau portées par le talent et les buts de Kylian Mbappé, Lionel Messi et Erling Haaland, tous auteurs d’un doublé. Au génie du capitaine argentin – désormais le seul meilleur goleador de l’histoire de la Coupe du monde avec 18 buts – la star du Real Madrid a répliqué en faisant deux fois trembler les filets pour sa centième sélection, lors d’un match qui restera dans les annales pour avoir été interrompu plus de deux heures en raison des orages grondant sur Philadelphie.

    Les Lions de l’Atlas ont faim

    Quand le Maroc affrontera Haïti, mercredi à Atlanta, tous les regards seront braqués sur Ismael Saibari, milieu de terrain au parcours chaotique qui n’était pas prédestiné à devenir le héros des Lions de l’Atlas, et encore moins l’une des révélations du Mondial. Avec quatre points au moment d’affronter des Grenadiers déjà éliminés, les Marocains ont déjà un pied en 16es de finale et sont en concurrence pour la première place avec le Brésil, en tête du groupe C à la différence de buts.

  • Lionel Messi un peu plus dans l’histoire

    Lionel Messi un peu plus dans l’histoire

    Lionel Messi réalise un début de Coupe du monde digne de Lionel Messi. Le légendaire argentin n’avait besoin que d’un but face à l’Autriche pour dépasser Miroslav Klose et devenir le meilleur buteur de l’histoire de la compétition. Le joueur de l’Inter Miami ne s’est pas fait prier pour briser cette barre, malgré un accroc pour débuter. L’attaquant de 38 ans (39 mercredi) avait l’occasion d’effacer l’Allemand sur un penalty, mais a tiré à côté, piégé par le gardien Alexander Schlager.

    Une vingtaine de minutes plus tard, à la suite d’un centre du Marseillais Facundo Medina, l’octuple Ballon d’Or a placé son plat du pied le long du poteau autrichien. C’était fait, un 17e but pour faire valser un énième record dans une carrière déjà extrêmement remplie.

    La passe de deux pour un 18e but

    Les Argentins ont eu quelques occasions suite à ce but, mais le nombre de tirs a été assez maigre globalement (12 à 5 pour l’Argentine). Plusieurs opportunités de chaque côté, plus en faveur de Leo Messi et ses coéquipiers, car le bloc argentin était très structuré. Finalement, dans le temps additionnel, l’emblématique joueur du FC Barcelone a inscrit un nouveau but, au milieu d’une forêt de jambes. 2-0, score final, 5 buts argentins en deux matches, les 5 pour Lionel Messi. Les champions du monde en titre sont plus que lancés dans cette édition 2026.

  • Le Portugal souffre-t-il d’un problème Cristiano Ronaldo ?

    Le Portugal souffre-t-il d’un problème Cristiano Ronaldo ?

    La réponse est oui, de toute évidence, mais le problème ne date pas d’hier. Avant son match contre l’Ouzbékistan, ce mardi à 19h, le Portugal se trouve dans la tourmente. Le match nul face à la République démocratique du Congo (1-1) a mis le feu aux poudres, remettant en cause la présence de Cristiano Ronaldo dans le 11 de départ. La légende portugaise, aujourd’hui âgée de 41 ans, a difficilement traversé cette rencontre. Les reproches sont venus de toutes parts et notamment de la presse nationale et internationale. « Pitoyable », un joueur « écrasé par la pression » et le réputé quotidien Publico finit par écrire que la sélection « reste otage de sa foi en Ronaldo, mais la foi ne suffit pas – et encore moins en l’actuel Ronaldo ».

    Ces échos terribles pour le quintuple Ballon d’Or étaient déjà apparus lors de l’Euro 2024. La star semblait sur le déclin alors qu’il joue désormais sur les pelouses saoudiennes avec Al-Nassr. Surtout que le Portugal compte un effectif emballant, paraissant prêt à franchir le cap et enfin décrocher sa première étoile, le rêve de CR7 avec sa nation. Les critiques ne sont pas non plus totalement tournées vers Cristiano Ronaldo, même s’il est le symbole de cette première partie manquée.

    Tactiquement, le sélectionneur Roberto Martinez n’a rien proposé et a accumulé les non-sens, alors qu’une pelletée de grands noms (Bruno Fernandes, Joao Neves, Vitinha, etc.) étaient sur le terrain. Plusieurs situations ubuesques se sont déroulées contre les joueurs de Kinshasa. L’une était plus marquante, avec ce moment où aucun joueur portugais ne figurait dans l’axe sur une phase offensive.

    Joao Neves attaqué

    Même en dehors du terrain, la sélection portugaise a fait parler d’elle de manière négative. Suite à une phrase sortie de son contexte de Joao Neves – « Cristiano est un joueur comme les autres » -, le milieu du PSG et sa compagne Madalena Aragao (qui n’a pourtant rien à voir dans cette histoire) ont subi une vague de haine sur les réseaux sociaux. Quelque 100 000 messages recensés sous leurs publications, venant de fans du joueur formé au Sporting.

    Le capitaine-attaquant a voulu calmer le jeu avec un post qui se veut rassembleur, montrant son équipe unie à l’entraînement. Le Portugal en a bien besoin, éteindre l’incendie alors qu’il est encore en temps est la priorité. Envoyé au casse-pipe, en conférence de presse, Francisco Conceicao a défendu ses coéquipiers et s’est montré optimiste devant les journalistes. Le jeune ailier de la Juventus a accentué le « Cristiano est un joueur comme les autres » et a ajouté : « Nous ne ressentons pas le besoin de lui passer le ballon. Je fais la passe à celui qui, selon moi, est le mieux placé et démarqué. Cristiano est un exemple en raison de sa carrière et de la volonté dont il fait toujours preuve à 41 ans… Un exemple de leadership et par les buts qu’il marque », a poursuivi le fils du coach Sergio Conceicao.

    Face à des Ouzbeks novices en Coupe du monde, les Portugais ont l’occasion de redorer leur blason et se remettre la tête à l’endroit pour la suite de la compétition.

    ET AUSSI

    L’Uruguay bute encore

    Rien en va pour l’équipe menée par Marcelo Bielsa. Dans la nuit de dimanche à lundi, l’Uruguay a de nouveau partagé les points. Un match nul 2-2 face au Petit poucet cap-verdien, après le 1-1 face aux Saoudiens. Avant d’affronter l’Espagne, les Uruguayens sont donc au bord de l’élimination.

    L’Angleterre vers la qualification

    Epatante en ouverture contre la Croatie (4-2), l’équipe d’Angleterre peut d’ores et déjà valider sa qualification. Ce mardi soir à 22 heures, les hommes de Thomas Tuchel affrontent le Ghana et pourraient se retrouver à six points sur six.

    Lionel Scaloni s’oppose aux pauses fraîcheurs

    Le sélectionneur argentin Lionel Scaloni a évoqué les pauses fraîcheurs systématiques lors des matches de cette Coupe du monde. Et il n’en est pas vraiment satisfait. « La phase de groupes a toujours été difficile. Ici il y a en plus la chaleur. Le fait qu’on arrête sans cesse les matches, cela aide l’équipe la plus faible car ça l’aide à récupérer. Cette histoire de quart-temps nous paraît un peu irréelle, à nous. » Il met aussi en avant le fait que le plan d’une équipe peut être modifié durant ces 3 minutes de pause et non plus à la mi-temps, comme avant.

    Clément Turpin de retour au sifflet

    L’arbitre français Clément Turpin dirigera son 2e match de la Coupe du monde. Après le spectaculaire Angleterre – Croatie (4-2), mercredi dernier, le Tricolore arbitrera le Paraguay et l’Australie. Ses assistants seront Nicolas Danos et Benjamin Pagès. La rencontre doit se disputer ce vendredi 26 juin à 4h du matin, heure française.