Tag: Coupe du Monde

  • [Coupe du monde] Des bleus « anéantis » après leur demi finale ratée face à l’Espagne

    [Coupe du monde] Des bleus « anéantis » après leur demi finale ratée face à l’Espagne

    L’heure est désormais à la digestion. Celle d’une élimination aux portes de la finale du Mondial, où la route vers le trophée tant convoité s’est arrêtée face à une équipe d’Espagne bien supérieure dans la maîtrise du jeu. Dominés dans les secteurs clés, incapables d’imposer leur rythme et trop imprécis dans les moments importants, les Bleus n’ont jamais véritablement donné le sentiment de pouvoir renverser le cours de cette demi-finale. Une prestation en deçà des attentes, qui contraste avec les performances affichées jusque-là dans la compétition et laisse un goût amer au sein du groupe tricolore.

    « Je pense qu’on n’a pas fait le match qu’on voulait faire. Que ce soit tactiquement ou techniquement, dans le niveau global qu’on a fourni. Et quand tu ne fais pas ce que tu es censé faire dans une demi-finale de Coupe du monde, tu ne gagnes pas », a déploré Kylian Mbappé après la rencontre. « L’Espagne a respecté son plan et ce à quoi elle est fidèle. C’est une équipe qui aime contrôler le ballon et le tempo. Notre objectif, c’était de venir les chercher haut pour ne pas les laisser installer ce faux rythme. Parce que dans le contrôle du jeu, ils sont meilleurs que nous. On n’a pas réussi à faire ça, et il y a eu trop d’approximations techniques. On n’a pas su leur faire mal quand on devait le faire. C’était à nous de changer ce rapport de force et c’est dans ça qu’on a échoué. Le reste, ce sont des conséquences de ce que j’ai évoqué avant. »

    Deschamps critique l’arbitrage

    Le sélectionneur de l’équipe de France Didier Deschamps a également fait part de sa grande déception, affirmant que ses joueurs étaient « anéantis ». « La déception est là, les joueurs étaient anéantis dans le vestiaire, car c’est un groupe de compétiteurs. Mais il ne faut pas balayer tout ce qui a été bien fait. Je suis comme les joueurs, j’avais cette ambition et cette volonté. On en avait la possibilité. On a beaucoup de fierté dans ce qu’on a réalisé dans des conditions difficiles. Il faut accepter la défaite et la victoire de l’Espagne. C’est le très haut niveau », a déclaré le technicien en conférence de presse.

    « L’Espagne est très forte. Ils ont été très bons dans la lecture de notre jeu. On n’a pas trouvé les solutions. Si on n’a pas l’expression offensive et technique qu’on a eue jusqu’à maintenant, c’est de notre faute. Il y a aussi le mérite de l’adversaire. Il fallait être au maximum et l’équipe de France ne l’était pas ce soir », a-t-il ajouté. Le sélectionneur a souligné les « erreurs techniques » de ses joueurs, indiquant qu’ils avaient été « un ton en dessous », avant de tacler l’arbitrage. « Je ne veux pas passer pour une pleureuse. Mais je veux vous poser une question. Est-ce que l’arbitre de ce soir avait le niveau pour arbitrer une demi-finale de Coupe du monde ? Je vous laisse y répondre », a-t-il lancé sans vergogne.

    Deschamps, qui dirigera pour la dernière fois les Bleus samedi lors du match pour la 3e place après 14 ans passés à la tête de l’équipe nationale, s’est aussi dit « fier » de son parcours. « Il y a eu 2018 (le titre de champion du monde, ndlr), la finale en 2022, on a maintenu la sélection française à un niveau très haut. C’est ainsi. Ce n’est pas un moment de bonheur ce soir mais il faut accepter la décision du match », a-t-il expliqué avec fatalité.

    ET AUSSI

    Audience record de l’année 2026

    Quelque 20,2 millions de téléspectateurs en moyenne ont regardé mardi soir sur M6 l’élimination de la France par l’Espagne (0-2) en demi-finale de la Coupe du monde de football, selon les chiffres de Médiamétrie publiés mercredi. Toutes chaînes confondues, il s’agit d’un record depuis le début de l’année 2026. Le précédent remontait au quart de finale remporté par les Bleus le 9 juillet face au Maroc (2-0), suivi par plus de 16 millions de téléspectateurs en moyenne sur M6.

    Football pas si populaire…

    À quelques jours de la finale de la Coupe du monde, prévue dimanche à New York, les prix ont décidé de disputer leur propre compétition. Sur les plateformes de revente, la place la moins chère s’affiche désormais à 4 451 euros, tandis que certains billets grimpent jusqu’à 188 803 euros. « C’est scandaleux, c’est inadmissible », a dénoncé Rafael Louzán, le président de la Fédération espagnole, rappelant que les supporters doivent également payer les vols et des hôtels dépassant parfois les 800 euros.

    Migné quitte Haïti

    Sur le banc d’Haïti depuis mars 2024, Sébastien Migné quitte son poste de sélectionneur, comme annoncé mardi par la Fédération haïtienne de football. Il vient de prendre part à la deuxième Coupe du monde de l’histoire du 88e pays au classement FIFA.

    Show comme au SuperBowl

    Selon la BBC, The Times et The Athletic, le show prévu à la mi-temps de la finale de la Coupe du monde pourrait rallonger la durée de celle-ci. La pause pourrait ainsi durer 20 à 25 minutes, dont onze minutes d’un concert façon Super Bowl qui verra se produire Madonna, Shakira et BTS.

  • La collection Nicollin met le foot à l’honneur

    La collection Nicollin met le foot à l’honneur

    Le maillot de l’équipe de France porté par Zinédine Zidane lors de la coupe du monde 1998, le trophée Jules-Rimet de la coupe du monde de 1930 ou encore le ballon de la finale de la compétition de l’édition de 2006, qui opposa la France à l’Italie. Ces pièces – pour ne citer qu’elles – sont exposées aux côtés d’une quarantaine d’autres à l’hôtel de ville de Montpellier, jusqu’au 18 juillet. Provenant de la collection -riche de 13 000 pièces- de Louis Nicollin, président historique du MHSC, club montpelliérain de la ville, elles ont été rassemblées à l’occasion de la coupe du monde de football se déroulant aux États-Unis. Il s’agit de la troisième collaboration entre la famille Nicollin et la municipalité socialiste, après une édition consacrée au Tour de France, en 2025 lors du passage de la Grande Boucle à Montpellier, précédée d’une autre consacrée aux Jeux olympiques en 2024 à l’occasion de ceux organisés à Paris.

    De Robert Herbin

    µà Mbappé

    Après l’olympisme et le vélo, c’est donc au football d’être mis en lumière par le fond de Louis Nicollin. Une évidence pour la famille montpelliéraine. « La collection est née avant tout de la passion immense de notre père pour le football. Une passion sincère, populaire et profondément humaine, qui s’est transmise au fil des années et des générations. Celle du MHSC bien sûr, mais aussi celle du football mondial, de ses légendes, de ses maillots, de ses histoires et de toutes les émotions que ce sport procure », racontent les frères Laurent et Olivier Nicollin.

    Des trésors uniques que pourront observer les mordus du ballon rond et autres curieux. « Chaque pièce possède une histoire particulière : un maillot porté lors d’un match historique, un souvenir transmis par un joueur, un objet devenu témoin d’un moment de légende », poursuivent les frères Nicollin. En effet, aux côtés des maillots de légendes, aussi bien récentes à l’instar de Kylian Mbappé et son maillot de la coupe du monde de 2022 ou plus anciennes – Robert Herbin en 1966, on retrouve des objets plus insolites, comme une figurine de Juanito, mascotte officielle de l’édition de 1970 au Mexique. Mais aussi des fanions, des chaussures ou encore un chronomètre.

    Le football ne se restreignant pas aux hommes, les filles sont également représentées avec le maillot d’Ophélie Leroux de 2011 ou celui de l’Espagnole et ballon d’or féminin Alexia Putellas de 2023. « À travers cet événement, nous souhaitons partager avec les habitants, les visiteurs et tous les passionnés ces objets et maillots qui ont fait l’histoire tout en participant, nous l’espérons, au rayonnement de notre territoire. Car le football possède cette force unique : celle de rassembler toutes les générations et tous les publics autour d’une même passion », insistent Laurent et Olivier Nicollin. Et ce malgré les mauvais exemples donnés par le président de la Fifa Gianni Infantino, spoliant les valeurs du football pour celles de l’argent.

    Mais pas de ça avec la collection Nicollin, préférant témoigner sur l’histoire de ce sport d’origine populaire. Un travail de conservation et d’inventaire est en cours, dans la perspective d’ouvrir un musée.

  • [Coupe du Monde] Les Bleus se cassent les dents sur l’Espagne

    [Coupe du Monde] Les Bleus se cassent les dents sur l’Espagne

    Huitième demi-finale pour les Bleus, seconde pour la Roja.

    Les statistiques semblaient en faveur des hommes de Didier Deschamps, invaincus depuis leur match d’ouverture face au Sénégal. Mais l’Espagne et sa défense de fer sont venus confirmer qu’elles étaient bien la bête noire des Français ces dernières années. Après leur avoir barré la route d’une finale de Ligue des Nations et d’un Euro, les Ibères ont encore une fois réussi leur coup.

    Avec une entame qui avait tout du cauchemar pour Didier Deschamps. Sur la première véritable action dangereuse, Ivan Barton, l’arbitre salvadorien, offrait sur un plateau un penalty à Mikel Oyarzabal, après que Lamine Yamal soit venu s’empaler sur Lucas Digne. Malgré le bon choix de Mike Maignan sur sa ligne, la France était menée pour la première fois dans le tournoi.

    Dans la foulée, William Saliba était lâché par son dos. La tour de contrôle de la défense tricolore devait abandonner son poste à la demi-heure de jeu, obligeant l’arrière-garde française à se réorganiser dans l’urgence.

    À la pause, le score était donc favorable aux Espagnols. Alors que l’attaque bleue, habituellement tonitruante, n’avait toujours pas trouvé le moyen d’inquiéter Unaï Simon. La maîtrise du ballon par la Roja expliquant cette difficulté offensive.

    Des Bleus trop prévisibles

    S’il y avait de la volonté dans le camp français, il manquait la justesse dans les deux surfaces. Surtout celle d’Unaï Simon, le dernier rempart espagnol qui passait une soirée sans danger. Quant au jeu tricolore, il devait changer d’orientation, avec la sortie prématurée d’Adrien Rabiot, très tôt averti et dont l’impact risquait de lui coûter plus cher.

    En réorganisant son onze, Didier Deschamps espérait redonner de l’allant. Mais le jeu français restait trop prévisible. Et les atouts offensifs trop discrets, pour surprendre l’organisation espagnole. Le second but de la Roja, signée Pedro Porro en était l’illustration. Le défenseur de Tottenham profitait d’une défense française statique pour faire un peu plus douter les Bleus de leur capacité à renverser la situation.

    Un trident émoussé

    Le trident Mbappé – Olise – Dembélé restait en dedans, incapable de se défaire d’une défense adverse toujours aussi compacte. Et toujours pas de frappe française cadrée à l’entame des vingt dernières minutes. Alors que Lamine Yamal voyait son but refusé pour hors-jeu, ce qui aurait levé tout espoir de revenir, même si au fil des minutes, les chances bleues étaient de plus en plus ténues.

    Vingt ans après leur seul face-à-face en coupe du Monde, les Espagnols étaient donc partis pour prendre leur revanche. Et prolonger leur série positive aux dépens des Français.

    Des Français qui rêvaient d’un nouveau jour de gloire. Malheureusement, ce 14 juillet 2026 n’a pas été, sportivement parlant, à la hauteur des attentes. La défense de fer espagnole a eu raison d’une force de frappe tricolore totalement inoffensive.

    Pour venir à bout de cette Espagne-là, il aurait fallu des Bleus au sommet de leur art. Ce qui n’a pas été le cas. Ce sont donc Lamine Yamal et sa bande qui viseront une seconde étoile, seize ans après la consécration du tiki-taka en Afrique du Sud. Reste à savoir qui de l’Argentine ou de l’Angleterre se mettra sur leur chemin, dimanche à New York.

    La France devra se contenter de la petite finale. Pas sûr que cela suffira à satisfaire leurs envies.

    Demi-finale.

    Stade Arlington de Dallas

    Arbitre : I. Barton (SAL).

    Buts : Oyarzabal (22 sp), Porro (58).

    Avertissements : Rabiot (9) à la France, Cucurella (32) à l’Espagne.

    FRANCE : Maignan – Koundé, Upamécano, Saliba (Lacroix, 30), Digne (T. Hernandez, 72)- Tchouaméni, Rabiot (Koné, 46) – Dembélé, Olise (Cherki, 72), Barcola (Doué, 57) – Mbappé ( c ).

    Entraîneur : D. Deschamps

    ESPAGNE : Simon – Porro (Llorente, 84), Cubarsi, Laporte, Cucurella – Rodri ( c ), Olmo (Pedri, 78), Ruiz (Merino, 78) – Yamal, Oyarzabal (Torres, 74), , Baéna (Williams, 84).

    Entraîneur : L. de la Fuentès

    Un Angleterre – Argentine des plus indécis

    La seconde demi-finale sera un duel Europe – Amérique du Sud.

    Elle verra surtout l’Argentine, championne du Monde en titre, tenter de prolonger la défense de son titre. Face à des Anglais qui ne comptent pas s’arrêter, si proche d’une nouvelle finale, qui les fuit depuis leur seul sacre, en 1966.

    Le coup d’envoi sera donné à 21h, à Atlanta.

    ANGLETERRE : Pickford – Konsa, Stones, Guéhi, O’Reilly – Rice, Anderson – Saka, Bellingham, Gordon – Kane.

    ARGENTINE : E. Martínez – Molina, Romero, L. Martínez, Tagliafico – Paredes, Mac Allister, Fernández – de Paul – Álvarez, Messi. M.Ga.

  • [Entretien] Mario Morisi : « La poésie fait partie du monde de Roberto Baggio »

    [Entretien] Mario Morisi : « La poésie fait partie du monde de Roberto Baggio »

    La Marseillaise : La figure de Roberto Baggio s’avère parfaite pour montrer que le foot est un objet culturel, non ?

    Mario Morisi : Venu en France pour fuir Mussolini en 1922, mon papa me racontait quand j’étais sur ses genoux aussi bien Rome et la Renaissance que les exploits de grands sportifs. Il me mimait les actions pour en faire un mélange de culture populaire et de divertissement. À l’époque il n’y avait pas de télé et peu de magazines. C’est de là que vient mon amour pour le sport, de Piantoni et Platini jusqu’à Baggio. Pour ce bouquin, démarré il y a 30 ans, j’ai commencé à faire le portrait du décor : une Italie des cités, des couleurs, coupée entre les clubs du Nord et du Sud, l’industrie contre la poésie, revenir sur l’histoire des principautés qui s’affrontent… J’ai voulu raconter tout le substrat culturel italien qui fait qu’en Italie, en Angleterre ou en Amérique du Sud, sport et culture peuvent se marier comme l’ont prouvé de grands écrivains et cinéastes. J’ai dû récupérer et traduire des milliers de documents pour montrer les angoisses et envies autour de Roberto Baggio. Il est tellement beau que, comme Marilyn Monroe ou Rita Hayworth, il déclenche des vagues d’amour comme de haine.

    Outre son génie foot, sa fragilité physique et émotionnelle en font un personnage romanesque…

    M.M. : À cause des réseaux sociaux, on est en train de vivisecter le destin des gens. Baggio a beau aimer la chasse ou la poésie, ne reste plus du coup dans les mémoires que son penalty raté [en finale de coupe du monde 1994 contre le Brésil, Ndlr] et sa queue-de-cheval. La coupe du monde actuelle est à ce titre un cauchemar. On transforme une légende en film, pub, slogan. Moi avec mon bouquin, c’est le contraire, je veux reconstituer l’histoire. Il faut se rappeler que Baggio joue un dernier match avec Vicenza quand il a 17 ans. Il est acheté 3 milliards de lires par la Fiorentina (en 1985), plus cher que Maradona. Pour ne pas trahir son club de Vicenza, il tient quand même à jouer le match de la montée et s’explose le genou. Il est blessé pendant deux ans. À Florence, il se promène dans les rues comme une âme en peine. Tous les habitants le considèrent alors comme un putto, ces chérubins qui ornent les toits de la ville, et le prend en affection. Après un an et demi de calvaire, il finit par rejouer contre le Naples de Maradona et marque un coup franc. Il a même fini par être nommé Monument de la ville de Florence, au même titre que le David. Tous les artistes et poètes le voient comme la représentation de la grâce. C’est le plus beau et émotionnel de tous les footballeurs. Il n’a jamais eu un palmarès extraordinaire, mais a sculpté dans l’émotion des gens des moments paranormaux.

    Son transfert chez l’ennemi juré de la Juventus Turin déclenche même une émeute à Florence…

    M.M. : Le propriétaire du club, Pontello, décide de vendre la Fiorentina au producteur Cecchi Gori, mais juste avant, de vendre aussi pour 25 milliards de lires Baggio, alors que ce dernier venait de jurer qu’il n’oublierait jamais la considération des Florentins quand il était juste un joueur avorté. Mais la magie capitaliste se met alors en route. Le patron de la coordination des supporters de la Fiorentina m’avait expliqué que Roberto a dit qu’il était prêt à signer à vie en divisant par deux son salaire à Florence. Mais Pontello ne lui aurait pas vendu le club du coup. Le public a cru qu’il était un Pinocchio. En plus, Baggio joue la finale de la coupe UEFA contre la Juve, son futur club. Il y avait une telle pression que ça a fini en émeutes. À la Juventus, son premier match se déroule contre la Fiorentina, à Florence. Il joue très mal, refuse de tirer un pénalty contre son ancien club. On lui jette une écharpe de la Fiorentina. Il se baisse, la met et le public l’applaudit ému.

    Quel est le plus beau chef-d’œuvre de Roberto Baggio à vos yeux ?

    M.M. : Avec Brescia, contre la Juventus, à la fin de sa carrière (en avril 2001). Andre Pirlo lui envoie une grande balle qui arrive par-derrière. Pendant trois secondes, le ballon est dans le ciel. Baggio se retourne et se place. Dans le même geste, il arrive à faire un amorti et un crochet qui prend à contre-pied le gardien à qui il a fracassé la colonne vertébrale. C’est le but le plus pur, dingue et conceptuel jamais mis. C’est comme le Rasoir d’Ockham, principe de ce philosophe préscientifique qui dit que la nature tire au plus court.

    Baggio fait partie de ces artistes du foot, une espèce quasi disparue…

    M.M. : J’ai l’impression que c’est une chimère. Il est passionné de chasse, est bouddhiste, aime la nature. Il imitait même pour ses coups francs le vol des colverts quand ils atterrissent sur l’eau. La poésie fait partie du monde de Baggio. J’ai essayé d’entrer dans son destin avec pudeur. Il est croyant, actif dans son école bouddhiste, antiraciste et humaniste. Je demande s’il va serrer la paluche de Trump pendant cette coupe du monde. Ce n’est pas possible. S’il le faisait, c’est comme si c’était moi qu’il trahissait.

    « Roberto Baggio, vingt ans de folie italienne et mondiale » aux éditions Culture Foot et Cie. 29,90 euros, 460 pages.

  • L’Argentine rejoint l’Angleterre à Atlanta

    L’Argentine rejoint l’Angleterre à Atlanta

    Comme face au Cap-Vert et l’Égypte, ils ont eu recours à la prolongation pour poursuivre leur aventure. Dès potron-minet en Europe, c’est la Suisse qui, cette fois, en a fait les frais. Alors qu’Alexis MacAllister avait rapidement ouvert le score pour l’Argentine, Don Ndoye a égalisé peu après l’heure de jeu.

    Les Helvètes ont fait mieux que se défendre. Même réduits à dix après l’expulsion de Breel Embolo, ils ont continué à faire douter le champion du monde en titre. Qui a définitivement assuré sa place dans le dernier carré grâce à Lautaro Martinez (3-1).

    À Atlanta, jeudi, l’Argentine affrontera l’Angleterre. Des Anglais qui doivent à Jude Bellingham, auteur de deux buts, d’éviter la sortie de route. Face à une équipe de Norvège qui n’a rien lâché (2-1, après prolongation).

  • Les Bleus à portée d’étoile

    Les Bleus à portée d’étoile

    Ce n’est pas la lutte finale, mais cela va y ressembler mardi.

    Au pays des Ewing et des Barnes, l’équipe de France de Didier Deschamps a rendez-vous avec l’histoire. Avec son histoire. Avec l’histoire d’un sélectionneur qui, quoiqu’il advienne, va entrer au Panthéon des sélectionneurs mondiaux. Celui qui a été le capitaine du premier sacre en 1998 sera sur le banc d’une équipe de France avec laquelle il va disputer sa troisième demi-finale mondiale consécutive. Avec la perspective de vivre une troisième finale en douze ans.

    Sacré en 2018, finaliste malheureux en 2022, le Basque peut être celui qui permettra au coq du maillot tricolore d’accueillir sa troisième étoile. Mais, pour lancer la machine à tricoter, il reste encore deux étapes, et non des moindres. Avec à chaque fois des cols hors catégories à franchir.

    Le premier à se présenter sur le chemin vers New York est l’Espagne. Adversaire qui, depuis quelques années, prend un malin plaisir à gâcher les soirées décisives. Comme en 2024, lorsque la Roja a barré la route de la finale de l’Euro.

    À Munich, tout s’était joué dans la première demi-heure. Randal Kolo Muani ouvrant le score après neuf minutes de jeu. Avant qu’en quatre minutes, de la 21e à la 24e, Lamine Yamal et Dani Olmo ne renversent la situation en faveur de l’Espagne.

    Deux ans plus tard, Dallas va donc accueillir la revanche. Avec des onze de départ qui seront très proches de ceux de l’Euro. Et deux sélections qui, depuis le coup d’envoi du mondial nord américain, ont démontré leurs qualités, aussi bien offensives que défensives.

    Côté français, l’attaque et la défense se sont montrées intraitables depuis le début du tournoi. Avec vingt buts inscrits, dont huit pour Kylian Mbappé, la force de frappe tricolore a les moyens de venir à bout d’une défense espagnole qui a concédé son premier but en quart de finale, face à la Belgique. Mais la défense française, qui n’a cédé que deux fois, n’est pas mal non plus. Malgré une faiblesse relative dans son couloir gauche.

    « Nous sommes là où nous voulions être », a dit Didier Deschamps après la qualification aux dépens du Maroc
    (2-0). Néanmoins, celui qui compte désormais vingt victoires sur un banc en phase finale d’une Coupe du monde ne serait pas contre améliorer encore ce record.

    Ses Bleus, qui devraient être au complet pour lui permettre d’aligner son onze idéal mardi, ne sont pas contre cette idée. Ils vont tout faire pour cela.

    REPÈRES

    Un dernier carré à sept étoiles

    Le 19 juillet à New York, il y aura un nouveau champion du monde. Mais ce ne sera pas un novice. Les qualifiés pour les demi-finales comptent tous au moins une étoile à leur palmarès. Trois pour l’Argentine, deux pour la France, une pour l’Espagne et l’Angleterre.

    Duels de buteurs

    Quatre des cinq meilleurs buteurs du tournoi sont encore en lice. Leo Messi et Kylian Mbappé mènent la danse, avec huit réalisations chacun. Devant les Anglais Jude Bellingham, auteur d’un doublé face à la Norvège, et Harry Kane qui comptent six buts. Erling Haaland va rester à sept, car la sélection norvégienne a quitté la compétition. Le Français Ousmane Dembélé, avec cinq buts, et l’Espagnol Mikel Oyarzabal, quatre, peuvent grappiller des places.

  • Un Mondial qui réveille les pires instincts racistes

    Un Mondial qui réveille les pires instincts racistes

    S’il y avait des doutes avant le début de la Coupe du monde sur l’ambiance et l’attractivité de la compétition, force est de constater qu’au niveau du jeu, le Mondial est plutôt réussi. Les matchs sont plaisants, les stars répondent présentes comme rarement lors d’un Mondial et plusieurs équipes jugées plus faibles ont réussi de belles surprises. Éliminé en 16e de finale, le Cap-Vert est par exemple parvenu à marquer de son empreinte cette édition et pourra se targuer de n’avoir perdu aucun match à la fin du temps réglementaire.

    Alors que l’on attendait les frasques de Donald Trump (qui n’a tout de même pas pu s’empêcher d’intervenir pour annuler le carton rouge de Folarin Balogun, l’attaquant des États-Unis), le président américain est pour l’instant resté discret. L’édition a en réalité surtout été marquée par plusieurs sorties racistes.

    Tout a d’abord commencé avec l’ex-joueur yougoslave, Rade Bogdanovic. Pour expliquer l’erreur du défenseur belge Nathan Ngoy, l’ancien buteur de l’Atlético Madrid aujourd’hui consultant pour la télévision serbe, n’a regardé que la couleur de sa peau : « J’ai toujours dit que ces joueurs, et je ne suis pas raciste, mais que ces joueurs noirs n’ont pas la concentration pour tenir plus de soixante à quatre-vingt minutes ». L’ancienne star allemande Bastian Schweinsteiger, chouchou d’Angela Merkel à l’époque où la Mannschaft était championne du monde, n’a pas été plus heureux dans ses propos en parlant de la sélection ivoirienne comme d’une équipe « de football africain », « parfois peu orthodoxe, un peu sauvage, pas tout à fait tactique ».

    En conférence de presse, un journaliste n’a pas non plus hésité à demander au coach et à un joueur du Sénégal comment ils comptaient remédier « aux problèmes de concentration » des équipes africaines.

    Malheureusement, ce Mondial, où l’Afrique a brillé puisque 9 des 10 équipes engagées ont passé le premier tour, s’est donc aussi accompagné des pires préjugés racistes.

    Mbappé, un « Camerounais issu de la colonisation »

    Mais les propos les plus scandaleux sont arrivés du Paraguay. Suite à l’élimination de l’équipe nationale contre la France (1-0), la sénatrice Celeste Amarilla a violemment attaqué Kylian Mbappé. Sur X, elle écrit à propos du numéro 10 de l’équipe de France : « Cet abruti n’a même pas appris à écrire. Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu’il ait jamais entendus étaient des chimpanzés. Un Camerounais issu de la colonisation, s’efforçant désespérément de passer pour un Français. »

    Les propos de la parlementaire membre de l’opposition ont fait le tour de la planète. Mbappé a alors reçu le soutien de la Fifa, de l’UEFA, de la FFF, du gouvernement paraguayen qui a présenté ses excuses à la France, de l’ONU et de nombreux responsables politiques dont le chef de l’État français. Le parquet de Paris a même ouvert une enquête contre la sénatrice paraguayenne.

    Mbappé a tout de même tenu à lui répondre : « Vous êtes une femme méprisable et indigne de sa fonction. Vous ne représentez pas le Paraguay, ce pays qui a transpiré la passion et l’honneur tout au long de la compétition. Par votre inconscience et votre racisme décomplexé, le monde entier a déjà oublié le parcours et l’effort historique que vos joueurs ont réalisés durant cette Coupe du monde », a répondu l’attaquant du Real Madrid sur ses réseaux sociaux. La sénatrice a profité de cette réponse pour réaffirmer ses propos et insulter à nouveau le capitaine tricolore de « fils de p*** ». Ses déclarations rappellent les chants et insultes déjà entendus en Argentine après la victoire de l’Albiceleste lors du dernier championnat du monde.

    Mais ces propos sont aussi audibles en France. Sur les réseaux sociaux, l’équipe de France, pas assez « blanche » selon certains, est régulièrement qualifiée « d’équipe africaine » qui ne représenterait donc pas les Français. Les propos de Kylian Mbappé ou de Jules Koundé contre l’extrême droite ne sont pas non plus passés inaperçus de ce côté de l’échiquier politique.

    Le football, sport le plus populaire au monde, qui se veut porteur de valeurs d’inclusion et de fraternité a encore du travail pour changer les mentalités.

  • Nouvelle démonstration de force française face au Maroc

    Nouvelle démonstration de force française face au Maroc

    S’il y a eu l’ombre d’un doute quant à la capacité française de passer l’écueil marocain, à l’heure de jeu, le constat était clair.

    Les Bleus, exceptionnellement porteurs d’un maillot vert jeudi soir, n’ont pas tremblé face à des Lions de l’Atlas redevenus des lionceaux. Même si Kylian Mbappé a manqué un penalty, après une interminable intervention de l’assistance vidéo à l’arbitrage, alors qu’il s’était mis en position de tirer, le capitaine tricolore a été fidèle à lui-même.

    L’attaquant du Real a su, une fois, tirer vers le haut un collectif sûr de son jeu. À tel point que les Marocains, qui avaient réussi de belles démonstrations face aux Pays-Bas, puis au Canada, ont donné le sentiment d’avoir perdu leur football.

    Impuissance marocaine

    Comme au Qatar, il y a quatre ans, les coéquipiers d’Azzedine Ounahi sont restés spectateurs de la soirée. S’ils avaient l’excuse de découvrir le niveau lors du précédent duel, pour ce quart de finale, ils avaient pris de la bouteille. Mais ils n’ont pas su, ou sans doute pas pu se hisser au niveau de la bande à Didier Deschamps.

    Au final, la France inflige un classique 2-0. Avec à la manœuvre ses buteurs traditionnels. Kylian Mbappé compte désormais huit réalisations et partage avec l’Argentin Lionel Messi la tête du classement des buteurs. Ousmane Dembélé suit avec cinq buts. Ce qui pourrait permettre à l’attaquant du PSG de se dégager une voie royale en vue d’un second Ballon d’or. Un trophée qu’il devrait conserver si, d’aventure, les Bleus devaient décrocher leur troisième étoile, le 19 juillet, à New York.

    Après le crispant match contre le Paraguay, les retrouvailles contre le Maroc étaient le premier véritable test pour une équipe de France jusque-là sans véritable opposition. Si le Sénégal a tenu une mi-temps lors du premier match, les Lions de la Terranga ont finalement volé en éclats face à la force de frappe tricolore.

    L’Irak n’a pas pesé lourd. Et l’équipe B de la Norvège a aussi été prise sous le rouleau compresseur offensif. Le premier vrai test des Bleus face à un « gros » était donc ce quart de finale contre le Maroc. Test qu’ils ont parfaitement réussi.

    S’ils valident leur objectif minimal, à savoir une qualification pour la demi-finale, les hommes de Didier Deschamps ne s’en contenteront pas, après deux finales en 2018 et 2022.

    « Les équipes fortes sont celles qui gagnent et pour l’instant, je ne vois pas de coupe dorée à côté de moi, a rétorqué Kylian Mbappé en conférence de presse. C’est toujours bien d’aller en demi-finale. C’est une étape importante pour nous en tant que groupe. » Mais pour rentrer au pays avec une troisième étoile sur le maillot, il faut poursuivre la quête.

    La prochaine étape se jouera soit face aux Diables rouges, dans un remake de la demi-finale de 2018 que les Belges regrettent encore d’avoir perdue, soit face à la Roja, dans une réédition de la demi-finale du dernier Euro, où les Espagnols avaient semblé injouables.

  • Quand un miraculé s’oppose à une défense invincible

    Quand un miraculé s’oppose à une défense invincible

    Si la France, qui jouait dans la nuit son quart de finale face au Maroc, épate avec son jeu offensif, l’Espagne, autre équipe citée parmi les principales favorites du tournoi, impressionne avec sa solidité, peu importe l’adversaire.

    La Roja, pas toujours brillante dans le dernier tiers, est la seule équipe présente en quarts à ne pas encore avoir encaissé de but. Le gardien de Bilbao, Unaï Simon, n’a subi que six tirs cadrés en cinq matches. « Défensivement, nous sommes très bien structurés, nous savons tous ce qu’il faut faire », a expliqué mercredi à l’AFP le portier remplaçant Joan Garcia.

    « Je pense que l’important pour un gardien, c’est d’éviter des frappes plutôt que d’arrêter, éviter qu’on arrive jusqu’à toi, que ce soit avec une couverture défensive, en sortant sur un ballon aérien, en interceptant un centre à ras de terre… Ce sont des choses qui ne figurent peut-être pas dans les statistiques, mais qui, pour un gardien et pour une équipe, sont importantes. Cela montre que le plan que nous suivons pendant les matches est bon », a-t-il ajouté.

    Peu mise en danger, une Roja prudente a attendu le temps additionnel pour frapper avec Mikel Merino au tour précédent face au Portugal (1-0). L’équipe semble avoir encore une marge offensive notamment avec Lamine Yamal, qui a attaqué le tournoi blessé, et n’a inscrit qu’un seul but pour l’instant, de quoi le laisser boudeur en 16e face à l’Autriche (3-0).

    Sacrée en 2010 en confisquant le ballon pour deux buts encaissés en sept rencontres, la Roja a repris ses bonnes habitudes, elle qui n’avait plus franchi les 8e de finale depuis.

    L’énigme belge

    Après deux nuls et un début de tournoi poussif, la Belgique a enchaîné trois succès, dont un miracle en 16e de finale face au Sénégal (3-2), avant un match référence face à l’organisateur Team USA (4-1).

    Alternant entre un jeu mollasson et des phases très inspirées, les Diables Rouges ont eu 18 titulaires différents, au gré des schémas du sélectionneur Rudi Garcia, qui n’hésite pas à attaquer les statuts des cadors, comme Kevin De Bruyne, même pas entré en jeu en huitièmes.

    Imprévisible, la Belgique, qui voit parfois ses joueurs s’invectiver en plein match (Iran, Sénégal), peut s’appuyer sur son roc Thibaut Courtois dans les buts.

    « La situation est un peu similaire au quart de finale en 2018 face au Brésil [victoire
    2-1, Ndlr.], ils étaient favoris, ils avaient plus de qualités individuelles, mais on était une grande équipe tous ensemble, comme maintenant », a commenté mercredi le portier du Real Madrid lors d’un point presse où il aura jonglé entre anglais, français, flamand et espagnol.

    Espagne – Belgique

    SoFi stadium, 21 heures.

    Arbitre : Michaël Oliver.

    ESPAGNE : Simon – Porro, Cubarsi, Laporte, Cucurella – Rodri, Pedri – Yamal, Olmo, Baena – Oyarzabal.

    BELGIQUE : Courtois – Castagne, Mechele, Ngoy, de Cuyper – Raskin, Vanaken – Lukebakio (ou Doku), Tielemans, Trossard – de Ketelaere (ou Lukaku).

    Le vainqueur de ce match affrontera en demi-finale,
    celui de France – Maroc,
    mardi 14 juillet à Dallas..

    ET AUSSI

    La très longue attente suisse

    En battant la Colombie aux tirs au but (0-0, 4-3) dans la nuit de mardi à mercredi, la Suisse a mis fin à une très longue attente.

    La Nati n’avait plus atteint les quarts de finale d’une coupe du Monde depuis 1954. Après une longue attente de 72 ans, et trois échecs consécutifs en huitièmes de finale, les coéquipiers du Rennais Breel Embolo ont brisé le plafond de verre et espèrent ne pas s’arrêter là.

    Adieu au Canada

    Le huitième de finale Suisse – Colombie s’est joué à Vancouver. C’était le dernier match de ce mondial disputé au Canada.

    À présent, tout va se concentrer aux États-unis. Les quarts de finales répartis entre Boston, Los Angeles, Miami et Kansas City. Les demi-finales se joueront à Dallas et Atlanta, la petite finale à Miami et la finale à New York.

    La Norvège toujours là

    La Norvège s’avance vers son premier quart de finale de Coupe du monde, vendredi à Miami, en ayant déjà prouvé son statut d’outsider. Elle se prépare à défier des Anglais qui ont fait parler leur expérience pour sortir des pièges congolais et mexicains.

    Portés par Erling Haaland, déjà auteur de sept buts pour son premier Mondial, les Norvégiens ont déjà passé plusieurs tests en haute altitude face à de solides sélections.

    Après s’être imposés face au Sénégal en phase de groupes (3-2), ils ont successivement battu sur le même score (2-1) une chatoyante Côte d’Ivoire puis un Brésil moins reluisant.

    Seul accroc, une large défaite contre la France (4-1). Un résultat qu’il convient de pondérer, car le sélectionneur avait aligné une équipe bis, les Norvégiens ayant assuré leur place en seizième de finale.

  • Argentine, un sauveur nommé Messi

    Argentine, un sauveur nommé Messi

    Si dimanche, l’Argentine va encore remettre le couvert, cette fois face à la Suisse, elle doit sa présence en quart de finale à un homme : Leo Messi.

    Le numéro 10 et capitaine des champions du monde en titre avait débuté son tournoi par un vilain geste sur Aïssa Mandi face à l’Algérie qui aurait dû entraîner un carton rouge. Mais c’est finalement son triplé face aux Fennecs qui est passé à la postérité.

    Depuis l’ancien joueur du Barça et du PSG a montré qu’il n’était pas en préretraite, même s’il s’est exilé aux États-Unis. Il a littéralement porté l’Argentine jusqu’en quart de finale. En témoignent ses buts décisifs face au Cap Vert en seizièmes et l’Égypte en huitièmes.

    Là encore, ces deux matches auraient pu être synonymes de fin de règne pour des Argentins qui ont été bousculés comme jamais. Mais Leo Messi a débloqué la situation face au Cap Vert, même si son but initial aurait pu être refusé car il a frappé son coup franc alors sans attendre la fin des explications de l’arbitre. Au final, la qualification est arrivée en prolongation (3-2).

    Face à l’Égypte, alors que les Pharaons semblaient sereins et maîtres de leur destin, le capitaine a tout chamboulé en onze minutes. Lui qui avait manqué un penalty en début de match a remis les compteurs à zéros et démontré que le Mondial devrait encore compter sur lui.

    Les Suisses savent ce qu’ils doivent faire pour continuer de rêver.