Tag: Coupe du Monde

  • France-Maroc : le quart du rendez-vous des copains

    France-Maroc : le quart du rendez-vous des copains

    Si sportivement, l’équipe de France a tourné la page paraguayenne pour se focaliser sur son quart de finale, le huitième de finale va entrer en prolongation, sur le plan judiciaire cette fois, après la violente attaque raciste d’une sénatrice paraguayenne dont la justice française s’est saisie.

    Heureusement, le vrai jeu va reprendre ses droits. Avec une affiche sportivement alléchante, où Français et Marocains vont devoir, le temps d’un duel, oublier leurs amitiés. Comme ce fut le cas au Qatar, lorsqu’il y a quatre ans, les deux sélections s’étaient affrontées en demi-finale.

    Entre des Marocains formés en France et passés par les sélections de jeunes tricolores qui ont changé de maillot en passant senior, de vrais amis dans la vie qui ont même été co-équipiers, il est clair qu’après les hymnes nationaux, la sono du stade de Foxborough pourrait y ajouter Les copains d’abord de Georges Brassens, tant les propos du poète Sétois semblent coller à ce choc d’ouverture des quarts de finale.

    Malheureusement, dans la nuit de Boston, il n’y aura qu’un seul qualifié pour le dernier carré.

    Quarts de finale

    France – Maroc 22h00

    Espagne – Belgique ven 21h00

    Norvège – Angleterre sam 23h00

    Argentine – Suisse dim 3h00

  • Le quart de finale de tous les dangers pour les Bleus

    Le quart de finale de tous les dangers pour les Bleus

    Du côté de Marrakech, les supporters marocains donnent le la.

    « Si nous battons la France, pour beaucoup, nous aurons gagné la Coupe », clame cet habitant du quartier de Geliz. Si la présence du Maroc en demi-finales au Qatar en 2022, une première pour une nation africaine, pouvait être considérée à l’époque comme une énorme surprise, le voir de nouveau dans le Top 8 est cette fois d’une logique implacable. Les Lions de l’Atlas ont confirmé leur nouveau statut.

    Sixièmes au classement Fifa, ils ont fait jeu égal dans le groupe C avec le Brésil au premier tour (1-1) avant de se débarrasser des Pays-Bas en 16e de finale (1-1 a.p., 3 t.a.b à 2) puis de balayer le Canada, l’un des trois pays hôtes (3-0). Le Maroc a assurément changé de dimension et a largement la capacité de briser net les rêves de troisième étoile de la France.

    Gare à la désillusion

    Il y a quatre ans, les Bleus s’en étaient sortis à l’expérience et avaient réussi à dompter les Lions de l’Atlas en demi-finales sans trop de dégâts (2-0). Cette année, il faudra s’attendre à souffrir et le secteur offensif tricolore, encensé mais plutôt éteint contre le Paraguay, a tout intérêt à se réveiller sous peine de connaître une énorme désillusion.

    Considérée comme la formation la plus séduisante de cette Coupe du monde, la France possède une carte maîtresse avec son trio magique Mbappé-Dembélé-Olise (dont la demande d’annulation du carton jaune reçu face au Paraguay a été refusée par la Fifa, malgré la jurisprudence Folarin Balogun). Totalement muselé par une défense paraguayenne qui a trop souvent flirté avec la ligne rouge, il devrait trouver un contexte plus favorable face à une équipe beaucoup plus joueuse et portée vers l’avant.

    Si le Maroc ne peut pas rivaliser en attaque avec la France, il s’appuie sur un milieu de terrain Bouaddi-El Aynaoui-Ounahi qui risque de monopoliser le ballon, bien aidé par deux latéraux qui font référence, Achraf Hakimi à droite et Noussair Mazraoui à gauche.

    « C’est une très belle équipe. Ils ont progressé depuis 2022, aiment avoir le ballon et les un contre un. Il va falloir être attentif, défensivement et offensivement », a averti mardi Dayot Upamécano, le roc de la défense tricolore.

    Dans l’optique de la sévère bataille du milieu qui s’esquisse, le forfait probable d’Aurélien Tchouaméni est un coup dur pour les Bleus. Touché à la cuisse vendredi dernier, le joueur du Real Madrid était déjà indisponible contre le Paraguay et n’avait pas encore repris l’entraînement collectif mardi. Il devrait donc être trop juste pour débuter, laissant vraisemblablement Manu Koné accompagner Adrien Rabiot dans l’entre-jeu.

    Didier Deschamps devrait donc reconduire le même onze qu’en 8e de finale avec Bradley Barcola sur le côté gauche de l’attaque pour exploiter les éventuels espaces laissés dans son dos par Hakimi.

    Maroc – France

    Stade de Foxborough, 22h00.

    Arbitre : Facundo Tell (ARG).

    FRANCE : Maignan – Koundé, Upamécano, Saliba, Digne – Koné, Rabiot – Dembélé, Olise, Barcola – Mbappé.

    MAROC : Bounou – Hakimi, Diop, Riad, Mazraoui – Bouaddi, El Aynaoui – Diaz, Ounahi, El Khannouss – Rahimi

    ET AUSSI

    Gare au carton jaune

    Vingt joueurs pourraient être privés d’une potentielle demi-finale de Coupe du monde en cas de deuxième carton jaune reçu lors du tour précédent. C’est donc un paramètre à prendre en compte par les sélectionneurs, qui va influencer indirectement le déroulé des quarts de finale, et tout particulièrement celui entre la France et le Maroc, dans lequel huit joueurs sont sous la menace.

    Cinq Marocains (Achraf Hakimi, Azzedine Ounahi, Redouane Halhal, Bilal El Khannouss et Issa Diop) et trois tricolores (Bradley Barcola, Manu Koné et Michael Olise) sont concernés.

    Mais aussi cinq Anglais (Jude Bellingham, Declan Rice, Marc Guéhi, Nico O’Reilly, Jordan Henderson), trois Suisses (Granit Xhaka, Denis Zakaria, Miro Muheim) ainsi que le Norvégien Antonio Nusa, l’Espagnol Ferran Torres, le Belge Brandon Mechele et l’Argentin Gonzalo Montiel.

    Le FBI enquête sur l’Argentine

    La Fédération argentine de football (AFA) est dans le viseur du FBI. Les autorités américaines recueilleraient actuellement des témoignages autour des agissements financiers de l’instance aux États-Unis, selon le quotidien argentin La Nacion. Le FBI cherche en effet à déterminer si l’AFA a pu se rendre coupable de faits relevant du blanchiment d’argent ou de la fraude bancaire.

    Miramas dans le grand bain

    Dans le cadre des festivités des Soirées du Lac de Miramas, l’association N.A.F.S League, qui vient tout juste d’officialiser sa création en partenariat avec la Ville de Miramas, organise une soirée festive autour de la finale de Coupe du Monde. Dimanche 19 juillet, sur le site de Saint Sulpi, des animations et la retransmission de la finale seront proposées, dès 18 heures.

  • Trump fait annuler le carton rouge d’un joueur américain

    Trump fait annuler le carton rouge d’un joueur américain

    Les médias internationaux le qualifient déjà de « plus grand scandale de la coupe du monde ». Le président Américain, qui ne se cache pas de sa longue amitié avec le président de la Fifa (Fédération internationale de football association) depuis 2016, Gianni Infantino, l’a contacté afin de faire réexaminer la suspension prévue contre Folarin Balogun. Donald Trump a jugé la décision de l’arbitre de « très douteuse » et « injuste ».

    L’attaquant des États-Unis avait reçu un carton rouge mercredi 1er juillet lors du match contre la Bosnie-Herzégovine pour s’être réceptionné avec ses crampons sur la jambe de l’adversaire Bosnien Tarik Muharemovic après un saut.

    L’action avait été réexaminée longuement avec l’aide de la VAR (l’assistance vidéo à l’arbitrage) et l’arbitre avait conclu à « un geste constituant une faute grave mettant en danger l’intégrité physique de son adversaire. » Le joueur américain devait être exclu du match suivant comme le prévoit l’article 10.5 du code disciplinaire de la Fifa.

    Cependant, un autre article, le 27, vraisemblablement introduit par Gianni Infantino lui-même en 2019 selon le journal sportif l’Équipe, permet également d’atténuer, modifier ou lever une sanction. C’est celui qui a été utilisé afin d’annuler l’interdiction de jouer le prochain match pour Balogun permettant à l’attaquant de disputer la rencontre avec la Belgique en toute impunité mardi soir.

    « Une injustice »

    Alors que le président américain salue déjà la « réparation d’une grande injustice » sur son réseau social Truth, Mauricio Pochettino, le sélectionneur de l’équipe américaine, a félicité lui aussi Gianni Infantino pour avoir levé la sanction de son attaquant.

    En revanche, le président de l’UEFA (l’Union européenne des associations de football) ne cache cependant pas sa stupeur et parle de « ligne rouge » franchie par la Fifa : « Lorsque la certitude des règles n’est plus garantie par ses gardiens, c’est l’intégrité de la discipline qui est en jeu et la crédibilité d’une compétition qui est mise à mal.(…)Nous tenons à exprimer notre incrédulité face à une décision aussi inédite, incompréhensible et injustifiable. »

    Le ministre Belge des affaires étrangères Maxime Prévot a jugé « incompréhensible » l’intervention de la Fifa et évoque un « bafouement des règles les plus élémentaires du sport et du football ».

    La ministre des sports de Wallonie Bruxelles Jacqueline Galant complète : « la vraie force c’est de gagner avec fair-play » et ajoute que « c’est ce que les Belges feront demain [ce lundi soir à 20h] », lors de leur match contre les États-Unis. Le sélectionneur des diables rouges, Rudi Garcia a, quant à lui, ironisé : « Je ne savais pas que le 5 juillet correspondait au 1er avril à la Fifa. »

    Une décision qui pourrait faire jurisprudence

    La crainte du monde du football aujourd’hui est que cet article ayant été utilisé pour une décision controversée, beaucoup le réclament désormais pour des cas jugés similaires.

    ET AUSSI

    Les Norvégiens ont refroidi le Brésil

    Après s’être imposée mardi dernier face à la Côte d’Ivoire, la Norvège a dominé les Brésiliens 2-1. Portée par le géant Haaland qui inscrit un doublé en deuxième mi-temps, cette victoire emmène les Vikings directement en quarts de finale, au cours desquels ils affronteront les Anglais ce samedi 11 juillet.

    Neymar raccroche les crampons

    Le n° 10 de la Seleção, Neymar Jr, a annoncé sa retraite à l’issue du match perdu 2-1 contre la Norvège. Sa carrière internationale s’est achevée dans le même stade où elle avait commencé 18 ans plus tôt, avec la sélection brésilienne, non sans amertume, en partant en huitièmes de finale de cette coupe du monde. « ça a commencé ici, ça s’achève ici », a-t-il commenté.

    Les Mexicains battus à domicile

    Dimanche soir les Anglais se sont imposés contre le Mexique chez eux au stade de Mexico City, la victoire 3-2 propulse les Three Lions en quarts de finale grâce notamment à un Jude Bellingham et un Harry Kane en pleine forme. Ils ont inscrit respectivement un doublé à deux minutes d’intervalle en première mi-temps et un but à la 60esur penalty.

    La Colombie de Luis Diaz face aux Suisses

    Le redoutable ailier Colombien Luis Diaz qui affrontera l’équipe suisse, mardi en 8es de finale, fait la fierté des siens. Après une saison exemplaire au Bayern Munich avec 26 buts et 23 passes décisives, son entraîneur le décrivait comme « bon dans le chaos ». Suite à un début de coupe du monde en trombe face aux Ouzbeks, le Colombien s’est tout de même fait plus discret en termes de buts inscrits, malgré un jeu très offensif. Et il lui faudra redoubler d’effort face à la tacticité Suisse.

  • États-Unis – Belgique pour clore les huitièmes

    États-Unis – Belgique pour clore les huitièmes

    Après les rencontres de la nuit, à savoir Brésil-Norvège et Mexique-Angleterre, deux places restent à prendre pour les quarts de finale.

    Le premier de ces duels sera un derby, puisqu’il va opposer l’Espagne au Portugal, ce lundi. Les deux sélections de la péninsule ibérique, qui organiseront le prochain Mondial en 2030, sont allées crescendo dans la compétition. Espagnols comme Portugais ont su trouver les bons réglages pour éviter les pièges. Ils restent des candidats sérieux, mais un seul pourra poursuivre l’aventure. Ce face-à-face pourrait avant tout signifier la fin de sa carrière internationale pour Cristiano Ronaldo. Coup d’envoi à 21h, à Arlington.

    Se rapprocher au plus près

    du dernier carré

    Plus tard dans la nuit, du côté de Seattle, la Belgique de Rudi Garcia va défier les États-Unis. Les « Diables rouges » ont su éviter les pièges pour se hisser en huitième de finale. Avec un sélectionneur qui n’a pas été épargné par les critiques.

    Côté États-uniens, les coéquipiers de Timothy Weah n’ont, pour le moment, manqué aucun de leurs rendez-vous. Mais celui-là sera capital, car il pourrait leur permettre de réussir le pari de se rapprocher au plus près du dernier carré.

    Le coup d’envoi sera donné à 2 heures du matin, heure française. À l’issue de cette rencontre, le tableau des quarts de finale sera complet.

  • Les Bleus évitent le piège paraguayen et attendent le Maroc

    Les Bleus évitent le piège paraguayen et attendent le Maroc

    Ouf ! C’est ce qu’a dit Didier Deschamps après le but de Kylian Mbappé.

    S’il n’est pas en or, comme celui de Laurent Blanc en 1998, le septième inscrit par le capitaine des Bleus dans la compétition a les mêmes conséquences que lors du dernier face-à-face France-Paraguay. Il ouvre la porte des quarts de finale du Mondial à une équipe de France qui a su se sortir du piège tendu par les Guaranis.

    S’ils s’attendaient à un duel compliqué, face à un adversaire qui n’avait visiblement pas l’intention de faire du jeu, les Français ne pensaient pas que le mur serait aussi dense. Et que l’arbitre allait plus facilement sortir les cartons jaunes contre les victimes des tacles assassins de Paraguayens qui ont profité de l’aubaine.

    Néanmoins, Ilgiz Tantashev ne pouvait pas fermer les yeux sur une faute commise sur Désiré Doué. L’arbitre signifiait le penalty, que Kylian Mbappé a transformé. Suffisant pour assurer la qualification. « On savait quel type de match on allait avoir… On a montré qu’on n’était pas seulement une équipe qui savait jouer un football offensif. S’il faut mettre les mains dans la merde, on va mettre les mains dans la merde. Nous aussi, nous savons faire dans le sale football. Et même à ce jeu-là, on a été meilleurs qu’eux », a réagi le capitaine des Bleus.

    Gardes du corps

    Didier Deschamps a déploré le traitement dont ont été victimes ses joueurs : « C’est nous qui nous faisons sanctionner et eux, ils ont fait des fautes sans l’être. » Il a souligné aussi le traitement réservé à Kylian Mbappé dans les derniers instants très électriques : « J’ai demandé aux deux plus costauds des joueurs sur le banc qu’ils aillent tout de suite le protéger à la fin, parce qu’on ne sait jamais. »

    Satisfait de « cette étape de passée », le sélectionneur a cinq jours pour préparer sereinement les retrouvailles avec l’ambitieux Maroc, que la France avait éliminé en demies au Qatar.

    Favoris à Houston, les Lions de l’Atlas ont, comme prévu, réussi leur décollage vers les quarts, laissant sur le carreau le Canada dans un match longtemps terne et fermé, avant un second acte plus animé, qui a viré à la correction.

    Ounahi réveille le Maroc

    C’est au retour des vestiaires qu’Azzedine Ounahi a inscrit le but de la délivrance, en réussissant une frappe placée, après une combinaison avec Hakimi sur un coup franc excentré (50e). Le milieu offensif marocain y est allé d’un doublé, au bout d’un contre rondement mené (82e) après une offrande de Brahim Diaz. Ce dernier a réussi une autre passe décisive dans le temps additionnel pour Soufiane Rahimi (90e+8).

    Entre-temps, les Canucks n’ont pas démérité, mais ils se sont trop peu approchés des cages de Yassine Bounou pour espérer meilleur sort. Premier des trois coorganisateurs éliminés dans cette édition, au bout d’un parcours qui l’aura enfin vu dépasser la phase de groupes en trois participations, le Canada peut sortir la tête haute.

    Après avoir éliminé les Pays-Bas aux tirs au but en 16e, le Maroc s’est donc évité un traquenard, mais la qualification a été ternie par la sortie sur blessure de l’attaquant Ismæl Saibari, révélation du tournoi.

    Racisme : l’alerte de la Fifpro

    La Fédération internationale des associations de footballeurs professionnels (Fifpro) a tiré la sonnette d’alarme, avant le début des 8e de finale de la Coupe du monde. L’organisation a notamment interpellé les organisateurs de la compétition autour de la montée de comportements racistes visant des joueurs prenant part au tournoi.

    L’organisation a notamment appelé à « des actions collectives pour protéger les joueurs d’une tendance croissante aux abus, qui englobe une partie de la couverture médiatique, les après-matches et les éliminations d’équipes ».

    L’ancienne star du football paraguayen, José luis Chilavert, est le dernier en date à s’être signalé, avec sa phrase postée sur X : « En 98, nous avons affronté les Français, et maintenant, le Paraguay affrontera une sélection africaine. »

    ET AUSSI

    L’Argentine a eu très chaud

    Outre de la canicule, les champions du Monde en titre ont souffert pour décrocher leur billet en huitièmes de finale. Face aux surprenants joueurs du Cap-Vert, qui ont poussé les Argentins jusqu’à la prolongation, c’est un but contre son camp d’un défenseur cap-verdien qui leur évite le pire, dans la nuit de vendredi à samedi.

    Facundo Medina, le clap de fin ?

    Le défenseur de l’OM n’a pas terminé le match Argentine – Cap-Vert. Il a dû céder sa place à Nicolas Tagliafico avant la fin du temps réglementaire à cause d’une blessure qui compromet sa participation pour la suite de la compétition.

    Remise à zéro

    Après une première remise à zéro après la phase de groupes, le compteur des avertissements le sera une seconde fois, à l’issue des quarts de finale.

  • Les Bleus retrouvent le Paraguay sur le chemin des quarts de finale

    Les Bleus retrouvent le Paraguay sur le chemin des quarts de finale

    Après avoir survolé leur groupe et maîtrisé facilement la Suède, les Bleus entrent dans le vif du sujet du Mondial.

    Avec aux manettes la superstar Kylian Mbappé, buteur inarrêtable (6), et Michael Olise, génial créateur, secondés par le Ballon d’or Ousmane Dembélé (4 réalisations), les Français ont déjà marqué de leur empreinte cette Coupe du monde. Il s’agit donc de ne pas rater un rendez-vous largement à leur portée avant d’entrer enfin dans le dur au prochain tour en se frottant au vainqueur de Maroc-Canada.

    Les Paraguayens, qui ont créé la première sensation de la compétition en sortant l’Allemagne aux tirs au but
    (1-1 a.p., 4 t.a.b. à 3), n’ont pas, sur le papier, les ressources pour enrayer la formidable machine française et l’empêcher de poursuivre sa route vers un troisième sacre. Mais les Bleus peuvent tout de même s’attendre à des secousses contre l’Albirroja, bien décidée à ne pas se laisser marcher facilement sur les pieds.

    Les Bleus connaissent la problématique qu’ils seront amenés à résoudre.

    « C’est une équipe qui défend beaucoup. Ils vont mettre beaucoup de coups. Mais ça reste une équipe de ballon, on l’a vu contre l’Allemagne [en 16e de finale, Ndlr] », a estimé jeudi l’attaquant Bradley Barcola, qui devrait de nouveau accompagner en attaque le trio magique Mbappé-Olise-Dembélé. Tandis que Jules Koundé se méfie d’une « équipe accrocheuse ».

    Gare à la canicule

    « Elle a aussi des qualités pour jouer, sortir et exploiter les contre-attaques. Ils ont des joueurs pour. On s’attend à un match difficile et il va falloir qu’on soit là dans les duels et imposer notre jeu », a ajouté le défenseur du FC Barcelone.

    La canicule qui sévit actuellement sur la moitié est des États-Unis sera aussi une donnée fondamentale de la rencontre. Le thermomètre devrait grimper à 36 degrés au moment du coup d’envoi à 17h (23h en France) avec un fort taux d’humidité. Les orages pourraient également venir perturber les débats. Une situation que la France a déjà eue à subir, le 22 juin dans la même enceinte face à l’Irak au premier tour (3-0).

    Ce contexte pourrait-il niveler l’affrontement ? Le Paraguay, qui s’appuie sur son gardien Orlando Gill, héroïque contre les Allemands au cours de la séance des tirs au but, et le milieu de Strasbourg Julio Enciso, espère en tout cas tirer profit de chaque aléa pour contrecarrer les assauts bleus.

    Mais pour un groupe en mission et soudé autour de son sélectionneur, récemment endeuillé par le décès de sa mère et engagé dans sa dernière campagne, il n’est pas envisageable que l’aventure s’arrête de si tôt. D’autant plus qu’en phase finale de Coupe du monde, la France est invaincue face au Paraguay, qu’elle a rencontré en 1958 (7-3) puis en 1998 (1-0).

    Paraguay – France

    Stade Lincoln de Philadelphie, 23h

    Arbitre : Ilgiz Tatanshev (OUZ)

    PARAGUAY : Gill – Cacéres, G. Gomez, Maria Canale, Junior Alonso – Bobadilla, Cubas – Almiron, Enciso (ou Mauricio), Galarza – Avalos

    FRANCE : Maignan – Koundé, Upamécano, Saliba, T. Hernandez – Tchouaméni, Rabiot – Dembélé, Olise, Barcola – Mbappé

  • Le Canada au révélateur marocain

    Le Canada au révélateur marocain

    Comme pour les seizièmes de finale, les Canadiens seront les premiers à lancer les huitièmes.

    Samedi, c’est à Houston que les canucks de Jesse Marsch vont tenter de prolonger leur épopée, jusque-là presque sans faute. Mais, après avoir évité l’écueil sud africain, ce sont d’autres lions aux crocs plus redoutables qui les attendent, ceux du Maroc.

    Demi-finalistes au Qatar, finaliste malheureux de la Coupe d’Afrique des Nations qu’ils organisaient l’hiver dernier, les Lions de l’Atlas ont su rebondir. Le Brésil a frôlé la catastrophe lors du premier match des deux nations. Et depuis, les Marocains sont montés en puissance.

    Défier l’un des coorganisateurs ne les impressionne pas. Ils ont su vaincre les Pays-Bas en seizièmes de finale, en faisant preuve de sang-froid pour sortir vainqueur de la séance de tirs au but. Face aux Canadiens, il faudra voir leur capacité à assumer un statut de favori, qu’ils n’ont pas souvent l’habitude d’avoir en phase finale de Coupe du monde.

    CANADA – MAROC

    Samedi, stade de Houston à 19h

    Arbitre : Michael Oliver (ANG)

    CANADA : Crépeau – Johnston, Bombito, Cornelius, Laryea (ou Davies) – Buchanan, Eustaquio, Saliba, Millar – David, Oluwaseyi

    MAROC : Bounou – Hakimi, Diop, Riad, Mazraoui – El Aynaoui, Bouaddi – Díaz, Ounahi, El Khannouss – Saibari

  • Ousmane Dembélé – Jules Koundé, ça matche

    Ousmane Dembélé – Jules Koundé, ça matche

    Il n’y a pas qu’entre les attaquants français que l’osmose est excellente. Le côté droit tricolore, composé de Jules Koundé et Ousmane Dembélé, est en train de construire une certaine alchimie depuis le début de la compétition. Le Barcelonais et le Parisien ont tous les deux haussé le curseur, match après match, et leur entente apporte aussi plus de diversité offensivement.

    Les dédoublements du latéral formé à Bordeaux sont plus nombreux que lors des premiers matches sur le sol américain. Une opportunité supplémentaire lorsque Dembélé subit une prise à deux aux abords de la surface de réparation. Cette relation s’améliore également car Jules Koundé a compris que plus Ousmane Dembélé reçoit le ballon tôt, plus il est efficace. Le dernier Ballon d’or apprécie logiquement ce temps d’avance, qui le rend encore plus dangereux pour la défense adverse.

    Comme Pavard et Mbappé en 2018

    Didier Deschamps leur a offert une totale confiance, valorisant en conférence de presse les prestations des deux joueurs concernés. Avec son triplé face à la Norvège, l’ailier droit ne quittera plus la composition d’équipe jusqu’à la fin de la Coupe du monde. Ce duo est non sans rappeler celui formé par Kylian Mbappé et Benjamin Pavard en 2018. Malgré ses 19 ans, le Madrilène était déjà bien marqué et des espaces se libéraient pour le joueur passé par le Bayern. Les deux hommes combinaient naturellement jusqu’à cette finale remportée. Espérons la même issue pour Koundé et Dembélé.

    ET AUSSI

    Les 16es de finale se terminent

    Après Argentine-Cap-Vert, il ne restera plus que deux matches dans ces seizièmes de finale de la Coupe du monde. Ce vendredi soir, à 20h, l’Australie et l’Égypte s’affrontent pour franchir le cap et potentiellement faire face aux Argentins. Ensuite, les yeux se tourneront vers Kansas City pour la dernière affiche : Colombie-Ghana. Une rencontre à suivre dans la nuit de vendredi à samedi (3h30).

    Le Paraguay, adversaire détendu de la France

    Aucun stress pour le futur adversaire des Bleus, ce samedi à 23h. Le Paraguay est sereinement en train de préparer cette rencontre dans son hôtel du centre de Philadelphie, lieu de la partie.

    Les joueurs évoquent déjà « le match le plus important de leur carrière » avant d’affronter le rouleau compresseur bleu.

    Pour rappel, l’Albirroja n’a jamais remporté un match contre l’équipe de France dans toute son histoire. Le bilan ? Trois victoires pour les Bleus et deux résultats nuls.

    Les stars tout en haut du classement des buteurs

    Cette Coupe du monde est celle des attaquants. Ils sont sept à posséder, ce jeudi, quatre buts ou plus au compteur. Lionel Messi et Kylian Mbappé sont au sommet avec six réalisations, suivent Harry Kane et Erling Haaland avec cinq. Ensuite, Ousmane Dembélé et Vinicius Junior sont à quatre, tout comme l’ancien Marseillais Ismaïla Sarr. Ce dernier est déjà éliminé de la compétition, avec le Sénégal (défaite face à la Belgique), et n’améliorera donc pas sa marque actuelle. Il est le seul joueur de cette liste dans ce cas.

  • Matthias Sindelar, antinazi et joueur autrichien de légende

    Matthias Sindelar, antinazi et joueur autrichien de légende

    Parmi les destins tragiques du football mondial, celui de Matthias Sindelar figure en tête de liste. Né en Bohême-Moravie, dans la Tchéquie actuelle, l’attaquant a été l’un des piliers de la Wunderteam, la géniale équipe d’Autriche des années 1930. Surnommé « l’homme de papier », à cause de son frêle gabarit, Sindelar a été l’une des premières figures marquantes du sport en compagnie de Giuseppe Meazza et du Brésilien Léonidas. Coupe du monde 1934, annexion de son pays, mort prématuré, la légende autour de ce joueur est encore bien consistante.

    Enfant du quartier ouvrier de Favoriten, au sud de Vienne, Matthias Sindelar dévoile rapidement ses capacités sur un terrain. à 16 ans, il joue pour l’ASV Hertha et découvre la première division avec brio, avant de s’épanouir chez les Violets de l’Austria Vienne. Son aisance balle au pied et sa capacité à se glisser dans chaque espace lui ouvre rapidement les portes de la sélection, en 1926. Ses débuts sont brillants puis le génie sera écarté par le légendaire coach Hugo Meisl. En 1931, il revient et, trois ans plus tard, l’Autriche est un favori de la Coupe du monde en Italie.

    Match de l’annexion

    et fin de vie précoce

    Le fascisme prend de plus en plus de place et Benito Mussolini va lui-même mettre la main sur ce Mondial pour voir triompher son équipe. Les Autrichiens dominent la demi-finale face aux Italiens, mais les arbitres barrent les offensives de Sindelar et ses coéquipiers. L’Italie l’emporte 1-0 et brise les rêves de la Wunderteam. Vieillissant, le blond d’un mètre 75 joue moins par la suite. Puis un nouvel épisode politique survient. Mars 1938, l’Allemagne nazie annexe l’Autriche. Quelques jours plus tard, le 3 avril, les dirigeants
    allemands organisent l’Anschlussspiel (le match de l’annexion, en français).

    Mise en place pour promouvoir l’unité entre les deux peuples, cette rencontre doit se finir sur un 0-0. Face à des Allemands bien tendres, les Autrichiens se brident puis lâchent les chevaux. Matthias Sindelar marque et, selon la légende, exulte devant la tribune remplie de membres éminents du IIIe Reich. « Le but de la mort », dira-t-on plus tard. Le joueur, alors âgé de 35 ans, refusera de jouer sous le maillot allemand, prétextant une vieille blessure au genou.

    Ce fut le dernier match de sa carrière avec l’Autriche et « le Mozart du football » jouera sa dernière partition en club le lendemain de Noël 1938. Il ne vivra pas un mois de plus. Figure appréciée dans la capitale autrichienne, il a ouvert un café où tout le monde est le bienvenu, même les personnes considérées comme « non aryennes ». D’origine juive, comme sa compagne Camilla Castagnola, ils sont tous deux traqués par la Gestapo.

    Le 23 janvier 1939, Matthias Sindelar est retrouvé mort dans son appartement. L’autopsie fait état d’un décès accidentel par intoxication au monoxyde de carbone, à cause d’une cheminée. La thèse du suicide est évoquée, ainsi que l’assassinat par la police politique allemande. Aujourd’hui, nul ne connaît le motif exact. Ce que nous savons, c’est qu’ils étaient 30 000 à l’enterrement du joueur autrichien du siècle.

    ET AUSSI

    Suite des 16es de finale

    Outre Autriche-Espagne [voir ci-contre], deux autres 16es de finale se tiendront ce jeudi, heure américaine. À Toronto, le Portugal et la Croatie s’affronteront dans un match aux allures de dernier carré de compétition (vendredi à 1h). Ensuite, à 5h du matin en France, la Suisse et l’Algérie se feront face dans une rencontre qui s’annonce équilibrée et grandement indécise.

    Expulsé pour une main devant la bouche

    C’est la nouvelle règle mise en place par la FIFA à l’occasion de la Coupe du monde. Si un joueur met la main devant sa bouche lors d’un échange virulent avec un adversaire, il sera sanctionné d’un carton rouge. C’est arrivé au Paraguayen Miguel Almiron face à la Turquie et une nouvelle fois, dans la nuit de mardi à mercredi, à Piero Hincapié. L’Équatorien d’Arsenal a été expulsé suite à une discussion musclée avec Santiago Gimenez, lors de la défaite des siens contre le Mexique (0-2).

    Concert de louanges pour les Bleus

    L’équipe de France s’est largement imposée lors de son 16e de finale contre la Suède (3-0). Les Bleus de Deschamps joueront leur prochain match samedi soir à 23h, face à une équipe du Paraguay tombeuse de l’Allemagne. Médias internationaux, anciens joueurs et fans de football ont tous félicité la France après leur prestation face aux Suédois. « Ça fait peur », dira Zlatan Ibrahimovic, la presse espagnole évoquant « une supériorité qui devient obscène ». Les superlatifs concernant Michael Olise et Kylian Mbappé commençaient à manquer.

  • L’Angleterre trouve le chemin de justesse

    L’Angleterre trouve le chemin de justesse

    Et à la fin, l’Angleterre s’en est sortie. Les joueurs de Thomas Tuchel ont vu de près la sortie après une partie longtemps insuffisante pour bouger des combatifs congolais. Les Three Lions ont fini par renverser la République démocratique du Congo (2-1), ce mercredi, pour se qualifier en huitièmes de finale de la Coupe du monde.

    Les Anglais ont rapidement été menés lors de ce match. Grâce à un puissant tir premier poteau, Kibambe Cipenga a ouvert le score pour les siens (1-0, 7’). Avec un fort contingent originaire d’Angleterre, la RDC a donné du fil à retordre à son adversaire. Yoane Wissa, attaquant de Newcastle, a même failli offrir le 2-0 avant la pause, mais il a touché le poteau. Entre-temps, le portier du Havre Lionel Mpasi s’est sublimé pour repousser des tentatives de Jude Bellingham puis Harry Kane.

    Harry Kane, sauveur de la patrie

    D’abord maladroits, les Blancs vont continuer de pousser pour faire exploser les Congolais. Mais il a surtout fallu le talent du meilleur buteur mondial de la saison passée, Harry Kane, pour se remettre sur le droit chemin. 75e et 86e minutes, l’artilleur du Bayern a envoyé sa nation en 8es de finale. L’Angleterre va découvrir, lundi à 2h du matin, le volcan qu’est le Stadio Azteca pour une rencontre face à l’hôte mexicain. Impeccable depuis l’entame du Mondial, « El Tri » aura ses chances face à Declan Rice et ses partenaires. Un match immanquable.