Tag: Coupe du Monde

  • La France bat l’Ukraine à l’usure et s’assure son billet pour le Mondial

    La France bat l’Ukraine à l’usure et s’assure son billet pour le Mondial

    Après celui de Dortmund, les Bleus ont fait la connaissance d’un autre mur jaune.

    Si celui du Westfalenstadion est en tribune, au Parc des Princes, Serghy Rebrov en avait dressé dans la moitié de terrain de son équipe d’Ukraine. Et il s’est montré particulièrement efficace, tout au long d’une première période durant laquelle les hommes de Didier Deschamps ont été incapables d’en saper les fondations. Et même s’ils ont eu le monopole du ballon, que l’essentiel du jeu s’est déroulé aux abords de la surface seul Bradely Barcola est parvenu à obliger Anatolyi Troubine, le gardien ukrainien, à chauffer ses gants, quelques minutes avant la pause.

    En début de seconde période, le Parc des Princes a retenu sa respiration lorsque Slavko Vincic a demandé l’assistance vidéo sur une intervention limite de Dayot Upamécano dans la surface française. Finalement, l’arbitre Slovène n’accordait pas de penalty en faveur de l’Ukraine.

    Un penalty qu’il accordera aux Bleus, quelques secondes plus tard. Ce qui permettra à Kylian Mbappé de débloquer la situation. Le mur jaune était fissuré. Ce dont profitait ensuite Michaël Olisé pour doubler la mise, après que Hugo Ekitiké ait touché le montant ukrainien (71). Puis Kylian Mbappé et Hugo Ekitiké assuraient définitivement victoire et qualification.

    Tirage le 5 décembre

    Les Bleus iront donc en Amérique. Le 5 décembre, le tirage au sort de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026 aura lieu à Washington, aux États-Unis. Les 48 nations seront réparties en quatre chapeaux de douze, basés sur le classement Fifa à l’issue de la fenêtre internationale de novembre. Actuelle troisième, la France a assez d’avance et est sûre de compter parmi les têtes de série si elle se qualifie, au même titre que les trois pays organisateurs.

    Le Mexique (co-organisateur) fera partie du groupe A et jouera le match d’ouverture à Mexico, le 11 juin. Les deux autres pays hôtes, le Canada (groupe B) et les États-Unis (groupe D) entreront en lice le lendemain.

    À noter que les quatre nations européennes issues des barrages et les deux pays vainqueurs du tournoi de barrage intercontinental ne seront connus qu’au mois de mars.

    France 4 (0)

    Ukraine 0 (0)

    5e journée groupe D

    Parc des Princes

    (43 000 spectateurs)

    Arbitre : S. Vincic (SLO).

    Buts : Mbappé (55 sp, 83), Olisé (76), Ekitiké (88).

    Avertissements : Koné (31) à la France, Mykhavko (54), Yarmolyuk (74) à l’Ukraine.

    FRANCE : Maignan – Koundé (Gusto, 89), Saliba, Upamécano, Digne – Kanté, Koné (Zaïre-Emery, 80)- Olisé (Nkunku, 89), Cherki (Akliouche, 67), Barcola (Ekitiké, 67) – Mbappé ( c ).

    Sélectionneur : D. Deschamps.

    UKRAINE : Troubine – Karavaev, Zabarnyi ( c ), Svatok, Mykhavko (Zhubkov, 75), Mykhaylych – Ocheretko (Shaparenko, 64), Yarmolyuk, Nazaryna – Gutsulyak (Vanat, 64), Yaremschuk (Tsygankov, 75).

    Sélectionneur : S. Rebrov.

  • La France reçoit l’Ukraine dans un contexte particulier

    La France reçoit l’Ukraine dans un contexte particulier

    Le dénouement est tout proche pour les Tricolores, qui vont tenter de terminer le travail à Paris et de ne pas étirer le suspense jusqu’à l’ultime rendez-vous du groupe D, dimanche, en Azerbaïdjan. Même si le sélectionneur Didier Deschamps doit composer de nouveau avec une infirmerie bien garnie (le Ballon d’Or Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Randal Kolo Muani, Aurélien Tchouaméni, Adrien Rabiot), il possède assez d’arguments pour éviter une mauvaise surprise contre une formation que ses joueurs avaient facilement dominée en Pologne (2-0) le 5 septembre, et obtenir ainsi le précieux sésame pour l’événement organisé aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

    Les Français ne sont absolument pas dos au mur et la perspective d’un déplacement en Azerbaïdjan, la nation la plus faible de la poule, pour conclure la campagne qualificative, les déleste forcément d’une trop grande pression.

    Un hommage prévu, 10 ans après les attentats

    Il faudra juste demander à la sono du Parc des Princes d’avoir le bon goût de ne pas diffuser L’Amérique de Joe Dassin avant le coup d’envoi, contrairement au match France-Israël du 13 octobre 1993 (défaite 3-2), prélude au crash monumental du 17 novembre 1993 face à la Bulgarie (2-1) qui avait privé les hommes de Gérard Houllier du Mondial-94, aux USA.

    Avec trois points d’avance sur l’Ukraine à deux journées de la fin, la France possède un matelas confortable en tête de son groupe pour ne pas revivre le même cauchemar. Nul doute que le sélectionneur, qui a connu le fiasco de 1993 sur le terrain, saura comment prémunir ses joueurs de tout excès de confiance.

    « On a conscience de l’importance du match. Mais la qualification dépend de nous », a déclaré le technicien jeudi. Le capitaine Kylian Mbappé a de son côté appelé ses coéquipiers à « être courageux ». « Il n’y a qu’une seule option, c’est la victoire », a-t-il ajouté.

    Dix ans après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et aux abords du Stade de France qui avaient fait 132 morts et plus de 350 blessés, la soirée sera aussi l’occasion d’un hommage aux victimes. Une bâche avec la mention « Football for Peace » sera déployée dans le rond central et les joueurs et l’encadrement français porteront l’insigne de la Fondation du Bleuet de France, qui aide les anciens combattants, les victimes de guerre et leurs familles.

    FRANCE – UKRAINE

    Qualifications pour la Coupe du monde 2026

    Parc des Princes (20h45)

    Arbitre : Slavko Vincic (SVN)

    France : Maignan – Koundé, Saliba, Upamecano, Digne – Kanté, Koné – Olise, Cherki, Barcola – Mbappé

    Ukraine : Trubin – Mykolenko, Matviienko, Zabarnyi, Konoplya – Kaliuzhnyi, Sudakov, Malinovskyi, Shaparenko, Gutsulyak – Vanat

    Un dispositif de sécurité légèrement renforcé

    Les autorités françaises ont amélioré leur dispositif de sécurité pour l’accueil de la sélection ukrainienne, ce jeudi. Tout d’abord car c’est la norme depuis le début de l’invasion russe, chaque déplacement ukrainien est spécialement entouré.

    Ensuite, car les commémorations des attentats du 13 novembre 2015 se dérouleront toute la journée dans les rues de Paris. Un dispositif est en place pour sécuriser ces événements et contrer toutes attaques. 45 000 fans français, ainsi que quelques supporters ukrainiens se déplaceront au Parc des Princes pour cette match de qualification à la Coupe du monde. Un hommage aux victimes de ces attentats est prévue, à 20h45, juste avant le coup d’envoi prévu.

  • Le Varois Yoan Palamara remporte les sélections France de la Coupe du Monde de pâtisserie

    Le Varois Yoan Palamara remporte les sélections France de la Coupe du Monde de pâtisserie

    Il fait partie des meilleurs français de sa profession. Le chef pâtissier Yoan Palamara (32 ans), formateur à la CMA formation Paca du Beausset, et lui-même formé au lycée hôtelier Bonneveine de Marseille, a remporté les sélections françaises pour la coupe du monde de pâtisserie, le 20 octobre à la Maison de la Mutualité, à Paris. Une consécration pour ce passionné, qui s’est mis aux fourneaux pour marcher sur les traces de son grand-père, lui-même chef. « Je ne l’ai jamais vu travailler puisqu’il est parti à la retraite lorsque j’avais 1 an, mais lorsqu’il y avait des fêtes de famille, il faisait les gâteaux et ça m’impressionnait. Moi, je faisais les gâteaux avec ma maman. J’ai commencé la pâtisserie à 15 ans, avec le soutien de ma famille, et je n’ai jamais lâché », retrace Yoan Palamara.

    Le chef varois s’est qualifié en catégorie chocolat, au terme d’une épreuve de 4h30 qui consistait à préparer un buffet composé de douze créations sucrées de type finger food et d’une pièce artistique de 120 cm. « Au début, je tremblais énormément à cause du stress, car il s’agissait de mon premier concours et pas n’importe lequel. Mais je me suis rapidement mis dans ma bulle et j’ai commencé à vraiment prendre du plaisir tout au long de l’épreuve », raconte-t-il.

    Objectif Lyon 2027

    Il participera ainsi à la sélection Europe les 18 et 19 janvier prochain, toujours à Paris, aux côtés d’Abel Nesson (candidat sucre) et d’Axel Lebellanger (candidat glace). « Cette seconde phase est très importante pour la cohésion d’équipe. Il est primordial d’instaurer beaucoup d’amour, de confiance, et que l’on puisse partager nos idées, notre savoir, nos questionnements, et avancer ensemble pour ne former qu’un », martèle le chef.

    Avec un objectif : « Garder des réserves, mais être sur le podium pour se qualifier pour la troisième phase qui sera la Grande finale de la coupe du monde à Lyon, pendant le Sirha en 2027. » Et comme le veut la tradition, ramener la coupe à la maison !

  • L’Olympique de Marseille à l’heure internationale

    L’Olympique de Marseille à l’heure internationale

    À chaque fenêtre internationale, la Commanderie se vide à moitié de ses joueurs. Une dizaine d’entre eux a pris part à celle du mois d’octobre, laissant Roberto De Zerbi et l’OM de côté pour quelques jours. Certains ont effectué de longs trajets, passant plus de temps dans l’avion que sur un terrain de football. C’est notamment le cas pour les Argentins Gerónimo Rulli et Leonardo Balerdi. Le gardien s’est assis sur le banc et n’a pas joué une seule minute contre le Venezuela. Face à cette même équipe, le capitaine olympien est entré pour les 12 dernières minutes. Sa principale actualité est plus extra-sportive, puisque le club de ses débuts, le Club Sportivo Pueyrredón, a rebaptisé son stade au nom du défenseur de 26 ans.

    Deux autres Marseillais ont été impliqués dans plusieurs rencontres outre-Atlantique. Amir Murillo a une nouvelle fois été déterminant lors d’une victoire du Panama. Le latéral droit a été le passeur décisif sur le seul but panaméen contre le Salvador. Timothy Weah a aussi participé à une rencontre amicale face à l’Équateur (1-1). 73 minutes sur le gazon, avant d’être remplacé par un homme très en forme sur ce début de saison : Christian Pulisic.

    Sur le sol africain, deux attaquants de l’OM se sont montrés et l’un plus que l’autre. La saison de Pierre-Emerick Aubameyang semble bel et bien lancée. Face à la Gambie, il a inscrit un quadruplé, lors d’une victoire 4 à 3. En fin de partie, le joueur de 36 ans a pris un second carton jaune. Une économie d’énergie puisqu’il était donc suspendu pour le match, ce mardi, contre le Burundi. Amine Gouiri a lui joué moins d’une demi-heure lors de la rencontre face à la Somalie qui a qualifié les Fennecs pour la Coupe du monde. Nayef Aguerd n’a pas participé aux matches du Maroc, ayant contracté un virus.

    Pavard appelé pour rien

    Forcément, des joueurs olympiens étaient sur le pont à travers l’Europe pour les différentes phases de qualifications. Révélation marseillaise du mois de septembre, Arthur Vermeeren était engagé avec les espoirs belges. La confrontation face au Pays de Galles s’est idéalement déroulée avec un succès 7-0. Les Danois ont été épargnés par les joutes internationales. Matt O’Riley a fait son entrée dans le temps additionnel contre les Grecs. Pierre-Emile Hojbjerg était lui suspendu face à l’équipe des Tsimikas, Pavlidis et consorts, alors qu’il a joué 90 minutes lors de la gifle infligée à la Biélorussie (6-0).

    Benjamin Pavard a fait le voyage avec les Bleus jusqu’en Islande. Le néo-olympien a été appelé en dernière minute en raison de la blessure contractée par Ibrahima Konaté contre l’Azerbaïdjan. Le champion du monde 2018 n’est pas entré en jeu durant le match nul sur la pelouse du Laugardalsvöllur, à Reykjavik. Auteur d’un doublé lors de la première journée de Youth League contre le Real Madrid, Tadjidine Mmadi se trouve actuellement à la Coupe du monde U20 avec les Bleuets. Au total, 177 minutes jouées en quatre matches par le Minot. La France joue sa demi-finale mondiale, ce mercredi (22h), face au Maroc.

    Plusieurs joueurs sur les terrains mardi soir

    Plusieurs Marseillais jouaient un dernier match mardi soir ou dans la nuit de mardi à mercredi. C’est le cas pour Rulli et Balerdi qui affrontaient Porto Rico. Timothy Weah et Amir Murillo étaient aussi sur les pelouses américaines avec, respectivement, des rencontres face à l’Australie et au Suriname. L’Algérie, qualifiée, n’avait donc plus rien à jouer alors qu’ils recevaient l’Ouganda, ce mardi soir, à Tizi-Ouzou. Arthur Vermeeren avait lui aussi un match important dans la quête de la qualification pour l’Euro espoirs. Une rencontre s’est disputée, à Westerlo, face aux jeunes Danois. Pour revoir tous ces joueurs sous le maillot de l’OM, rendez-vous dès samedi (21h05), face au Havre.

  • L’équipe de France est en Islande pour finir le travail

    L’équipe de France est en Islande pour finir le travail

    L’équipe de France pourrait, dès ce lundi soir, avoir son billet pour la Coupe du monde en poche.

    Vendredi, en dominant l’Azerbaïdjan, les joueurs de Didier Deschamps ont fait le job. Ils ont surtout profité de la défaite surprise de l’Islande face à l’Ukraine (5-3) pour prendre une option de qualification dès ce lundi. À condition que les planètes s’alignent.

    Pour être assurés de se rendre en Amérique du Nord, il suffit aux Bleus s’assurer un succès en Islande, où ils seront de sortie ce lundi. Si, au même moment, l’Ukraine ne bat pas l’Azerbaïdjan, ils ne pourront plus être rejoints, en tête du groupe D, alors qu’il restera encore deux rencontres à disputer en novembre, face aux Ukrainiens et aux Azéris.

    Ce cas de figure a déjà eu lieu, en septembre. Les deux nations issues de l’ex-URSS s’étaient neutralisées lors de leur premier face-à-face (1-1). Un tel scénario permettrait à Didier Deschamps d’envisager encore plus sereinement les derniers matches de l’année 2025, et songer à se projeter vers le rendez-vous estival, dont le tirage au sort des groupes de la première phase aura lieu le 5 décembre.

    Mais avant cela, il y a le déplacement à Reykjavik. Face à un adversaire qui, en septembre, avait fait souffrir les Français et avait été privé d’un but égalisateur en toute fin de rencontre. Un match auquel ne prendront pas part Kylian Mbappé et Ibrahima Konaté. L’attaquant du Real et le défenseur de Liverpool se sont blessés lors du dernier match au Parc des Princes et ont quitté le groupe.

    Maignan capitaine

    Didier Deschamps va donc devoir revoir sa copie face aux Islandais. Sur ce qu’il a montré, en étant buteur dès son entrée en jeu à la place de Kylian Mbappé vendredi, Florian Thauvin peut prétendre à une place de titulaire. Tandis qu’Hugo Ekitiké, qui a débuté face à l’Azerbaïdjan, il devrait enchaîner en attaque, devant le trio Coman-Olise-Thauvin.

    En l’absence de Kylian Mbappé, Didier Deschamps a dû désigner un nouveau capitaine. Son choix s’est porté sur Mike Maignan. Le gardien de but du Milan AC marchant ainsi un peu plus sur les pas de Hugo Lloris.

    Il aura face à lui les frères Daniel et Adri Gudjohnsen. Ils sont la relève d’une famille de footballeurs initiée par leur grand-père, Arnor, qui a notamment évolué à Bordeaux. Leur père, Eidur, a joué à Chelsea et Barcelone. Daniel et Adri poursuivent ainsi la tradition familiale et aimeraient jouer les trouble-fêtes pour une équipe de France qui espère quant à elle composter son billet pour le Mondial.

    Éliminatoire Coupe du monde 2026, groupe D, 4e journée

    20h45 stade de Laugardasvöllur

    Arbitre : Orel Grinfeeld (ISR)

    ISLANDE : Olafsson – Palsson, Ingason, Gretarsson, Ellertsson – Thorsteinsson, Haraldsson, Hohannesson, Gudmundsson – Gudjohnsen, Magnusson

    FRANCE : Maignan – Koundé, Upamecano, Saliba, Digne – Koné, Rabiot – Coman, Olise, Thauvin – Ekitiké

    Benjamin Pavard appelé en renfort

    Finalement, il y aura un joueur de l’OM en équipe de France à l’occasion des éliminatoires de la Coupe du monde 2026.

    Didier Deschamps a en effet appelé Benjamin Pavard. Le néo-Olympien a rejoint le groupe, qui jouera ce lundi en Islande. Il va suppléer le forfait d’Ibrahima Konaté.

    Le défenseur de Liverpool s’est blessé à la cuisse et a dû rentrer en Angleterre.

    C’est la seconde fois que Benjamin Pavard rejoint le groupe en cours de rassemblement. En septembre dernier, il avait été appelé suite à la blessure de William Saliba. Il va rejoindre la sélection à Reykjavik, sans passer par la case Clairefontaine.

  • Battre l’Azerbaïdjan pour entrevoir les États-Unis

    Battre l’Azerbaïdjan pour entrevoir les États-Unis

    Malgré une cascade de blessés en attaque, l’équipe de France a une belle occasion de consolider sa première place dans le groupe D et de se rapprocher de la qualification pour le Mondial 2026 en recevant le modeste Azerbaïdjan, vendredi au Parc des Princes. Vainqueurs de leurs deux premiers matches contre l’Ukraine (2-0) et l’Islande (2-1) en septembre, les Bleus sont parfaitement lancés dans la quête du billet pour la prochaine Coupe du monde organisée aux États-Unis, au Mexique et au Canada, et la venue des Azéris, classés 124e au classement Fifa, doit leur permettre d’enfoncer encore un peu plus le clou.

    Tout le monde a forcément en mémoire la démonstration du 6 septembre 1995 et ce succès 10-0 à Auxerre qui constituait un record à l’époque, avant le festival face à Gibraltar (14-0), le 18 novembre 2023 à Nice. L’écart entre les deux nations étant toujours abyssal, on attend de nouveau une orgie offensive côté français, histoire d’avoir déjà un pied de l’autre côté de l’Atlantique avant de se rendre à Reykjavik lundi.

    Deux victoires d’affilée, couplées à un nul entre l’Islande et l’Ukraine vendredi, assureraient même la présence des Français en phase finale, la 7e et dernière de l’ère Didier Deschamps. Mais le sélectionneur refuse de se projeter et préfère rester prudent. « Le match le plus important est celui de demain. L’Azerbaïdjan reste sur un nul contre l’Ukraine (1-1), sept joueurs jouent à Qarabag qui fait un bon début de parcours en Ligue des champions. Ils n’ont rien à perdre et ça dépendra beaucoup de nous. Ce n’est pas parce qu’on a six points qu’on est déjà qualifiés », a-t-il expliqué jeudi en conférence de presse.

    Kylian Mbappé disponible et prêt à jouer

    « Je veux jouer, le coach veut que je joue, je pense qu’il n’y aura pas de problèmes. Je me sens bien », a déclaré, à la veille de la rencontre, Kylian Mbappé. La superstar française, qui a dépassé en septembre Thierry Henry au classement des meilleurs buteurs des Bleus avec 52 réalisations, est doublement motivé. Au-delà du sésame pour la Coupe du monde à aller chercher, Mbappé va essayer de profiter de la faible opposition azérie pour se rapprocher du recordman Olivier Giroud (57). « Je pense que je vais le battre mais quand, je ne sais pas. Peut-être demain, qui sait ? Peut-être dans plus longtemps. C’est quelque chose qui viendra naturellement et je passerai à autre chose ensuite. L’enjeu est plus important qu’enfiler des buts même si on ne va pas s’en priver. »

    Les retrouvailles de Florian Thauvin avec les Bleus seront en revanche scrutées de plus près. Les nombreuses défections ont rouvert les portes de la sélection à l’attaquant lensois de 32 ans, qui a connu une trajectoire sinusoïdale au Mexique (Tigres de Monterrey) et en Italie (Udinese) après son départ de l’OM en 2021 et n’est plus réapparu en bleu depuis le 11 juin 2019. Même si son avenir en équipe de France est loin d’être garanti dans l’optique du Mondial, il sera sans doute l’une des principales attractions d’un match dont l’issue ne devrait guère faire de doute.

    Qualifications pour la Coupe du monde 2026

    Au Parc des Princes (20h45)

    Arbitre : Rohit Saggi (NOR)

    FRANCE : Maignan, Chevalier, Samba – Digne, Gusto, L.Hernandez, T.Hernandez, Saliba, Upamecano, Koundé, Konaté – Koné, Camavinga, Thuram, Olise, Rabiot – Mbappé, Barcola, Coman, Mateta, Thauvin, Nkunku, Akliouche, Ekitike

    AZERBAÏDJAN : Cafarov, Mahammadaliyev, Bayramov – Mustafazada, C.Hüseynov, Kryvotsiuk, Badalov, Bayramov, Cafarquliyev, Dashdamirov, Aliyev, A.Hüseynov – Ibrahimli, Abdullazada, Mahmudov, A.Nuriyev, C.Nuriyev – Aliyev, Kökcü, Akhundzada, Emreli, Qurbanly

  • Alexis Sanchez en finale mondiale

    Alexis Sanchez en finale mondiale

    Premier objectif rempli pour Alexis Sanchez, à Shanghaï. Le para-rameur français s’est qualifié pour la finale des championnats du monde, en individuel. Le sociétaire du Marseille AAS a réussi à se classer 3e de la seconde série, ce qui lui a permis d’arracher son ticket au temps. Comme souvent, il est parti fort, restant proche de l’Anglais Ben Pritchard, finalement vainqueur de la course. Repris à mi-parcours par l’Italien Giacomo Perini, le Tricolore de 27 ans a résisté, dans le dernier kilomètre, au retour de l’Allemand Marcus Klemp. Moins de deux secondes entre les deux hommes et une qualification pour Alexis Sanchez, qui rejoint cette finale à six. Justement, il sera placé dans la ligne d’eau numéro 6 pour cette chasse à la médaille prévue vendredi à 8h20, heure française.

    Une autre chance en deux de couple

    Le rameur, amputé des deux jambes suite à un accident de moto, fait partie du gotha mondial dans sa discipline. Il a terminé 5e aux JO de Paris, une breloque dorée déjà remportée par le Britannique Pritchard. 4e aux championnats d’Europe de Plovdiv (Bulgarie), Alexis Sanchez est monté sur le podium lors de la Coupe du monde de Lucerne, à la fin du mois de juin (2e). Par rapport à sa série, le Marseillais aura vingt secondes à gratter pour espérer un podium mondial. Dans les temps de l’Ukrainien Roman Polianskyi sur le premier 1000m, c’est ensuite qu’il a faibli. Dans la nuit de mardi à mercredi, Alexis Sanchez sera aligné en deux de couple avec Perle Bouge. Une autre chance de médaille pour le duo français.

  • Les Bleus débutent leur aventure vers le Mondial

    Les Bleus débutent leur aventure vers le Mondial

    Après une saison de transition rythmée par la Ligue des nations, place aux choses sérieuses pour les Bleus. Ils vont tenter d’accrocher la première place du groupe D pour se frayer un chemin direct vers la Coupe du monde, organisée l’an prochain aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

    Le contexte sera très particulier avec un sélectionneur en quête d’une 7e phase finale, mais en fin de parcours, puisqu’il a annoncé en janvier qu’il rangerait son costume à l’issue de son contrat après le tournoi nord-américain. La forme disparate des joueurs français, dont certains ont connu une préparation très courte cet été, ajoute encore une part d’inconnu à ce premier déplacement.

    « Pas d’excès de confiance », assure ainsi Didier Deschamps, qui ne veut surtout pas se complaire dans un statut de favori, même si l’Ukraine a raté les quatre dernières Coupes du monde, alors que la France sort de deux finales, dont l’une victorieuse en 2018. « Ça n’a jamais été une formalité de se qualifier », insiste Deschamps, qui était sur le terrain quand les Bleus ont laissé échapper dans les dernières secondes contre la Bulgarie (défaite 2-1) le ticket pour le Mondial-1994, qui se déroulait lui aussi aux États-Unis.

    « Le haut niveau est impitoyable, martèle le sélectionneur. Si on ne met pas ce qu’on doit mettre, on s’expose à des difficultés. Donc, il ne s’agit pas d’avoir de la crainte, mais d’être vigilant et conscient que rien n’est fait. La qualification, il va falloir aller la chercher sur ces six matches. » « Ces qualifications sont très rapprochées, ça durera deux mois et demi, note Koundé. Et, en début de saison, les niveaux de forme sont différents. Il faudra être d’autant plus vigilant et mettre l’intensité qu’il faut pour faire parler nos qualités. »

    Dembélé diminué

    Le retour du Barcelonais, absent en juin, va faire du bien à une défense qui avait explosé lors de la défaite contre l’Espagne (5-4) en demi-finale de la Ligue des nations, en juin. La France retrouvera aussi Dayot Upamecano, le patron de son arrière-garde, mais il manquera une nouvelle fois William Saliba, forfait, ce qui devrait profiter à Ibrahima Konaté en charnière centrale. La grosse incertitude concerne Ousmane Dembélé, touché à la cuisse gauche avec le PSG en Ligue 1.

    Mais Deschamps a du matériel en attaque pour compenser son éventuelle absence et composer son 4-2-3-1, une richesse illustrée par la première convocation de la pépite monégasque Maghnes Akliouche. « Ce système-là offre quand même l’opportunité d’avoir plus de joueurs offensifs, ça demande évidemment de la répétition pour avoir des automatismes », commente le sélectionneur. « J’aime bien ce système dans lequel j’ai l’habitude d’évoluer, complète Koundé. Il apporte de la stabilité avec deux joueurs devant la défense, mais permet aussi de jouer entre les lignes avec un 10 et de faire peser une menace offensive importante. »

    Il faudra faire fonctionner ce schéma, dès vendredi, pour ne pas se mettre en difficulté et vivre sous la menace des barrages prévus en mars 2026.