Tag: Coupe du Monde

  • [Coupe du Monde] Miramas était à fond derrière l’équipe d’Espagne

    [Coupe du Monde] Miramas était à fond derrière l’équipe d’Espagne

    Nouvelles Activités Footballistiques et Sportives League, derrière ce nom se cache un groupe de lycéens qui veut proposer des animations autour du sport.

    Leur premier rendez-vous, dimanche, pour la finale de la Coupe du Monde Espagne – Argentine, a été une belle réussite. Jeunes et moins jeunes se sont donné rendez-vous sur la plaine des sports de Saint-Suspi pour partager l’événement.

    Pour patienter jusqu’au coup d’envoi, donné à 21 heures, Mathieu, Kaya, Simon et Lena avaient organisé quiz géant et concours de pronostics pour faire monter l’ambiance.

    Plus fort que Barthez

    Avant même les hymnes, l’Espagne avait la cote à Miramas. Il suffisait de compter les maillots et écouter les commentaires. « Yamal il va leur faire la misère », « Messi, il est trop vieux », « Simon, il est plus fort que Barthez » pouvait-on entendre, alors que la pénombre tombait sur le site.

    Au milieu de cet océan en faveur de la Roja, quelques voix, timides, ont osé miser sur les champions du Monde en titre. « Ils vont y aller à l’usure, et puis, Messi peut aussi aller chercher le Ballon d’or », se risque ce père de famille, qui se souvient de Diego Maradona.

    Pour un coup d’essai, il est réussi. « Nous saluons cette initiative, que nous avons intégrée à nos soirées du Lac, car elle entrait en plein dans la thématique. Ce que font Mathieu Roux et ses amis est très bien. Ils ont de beaux projets plein la tête qui sensibilisent les jeunes à diverses thématiques. Il faut les encourager » souligne Christophe Caillault, adjoint à l’éducation et à la jeunesse.

    Quant au champion du Monde, il a été sacré au bout de la nuit.

  • Didier Deschamps s’efface, Zinédine Zidane en approche

    Didier Deschamps s’efface, Zinédine Zidane en approche

    Et une petite finale de Coupe du Monde qui fait 185.

    Après quatorze ans sur le banc de l’équipe de France, Didier Deschamps a dit au revoir à une sélection qui lui a permis de tout gagner et de tout vivre, y compris cette petite finale au scénario improbable. « Pour la première fois, je me suis dit : c’est la dernière fois que tu fais ça ». a-t-il confié, après le duel des frustrés contre l’Angleterre, perdu 6 –  4.

    En tant que joueur, capitaine puis sélectionneur, le Basque aura écrit les plus belles pages de l’histoire des Bleus. Sacré en 1998 en tant que capitaine, puis en 2018 en tant que sélectionneur, il a permis également au football français de retrouver des couleurs, après la période compliquée qui a suivi la finale mondiale perdue en 2006.

    Deux traversées du désert

    à chacun de ses passages, Didier Deschamps a redressé la barre. En tant que joueur, il était de la génération de la première étoile, puis du sacre néerlandais à l’Euro, à la sortie d’une première traversée du désert sportif, de 1986 à 1998.

    En tant que sélectionneur, il a pris le relais de Laurent Blanc, lessivé par un Euro 2012 raté, deux ans après l’humiliation de Knysna en Coupe du Monde. Didier Deschamps avait la recette pour faire gagner ses équipes.

    Il a conduit Monaco en finale de la Ligue des Champions. Permis à l’OM de regagner des trophées, six en trois ans, dont le onzième titre de champion de France en 2010. Il était logique qu’il soit appelé au chevet de l’équipe de France.

    Après un coup d’essai, lors du Mondial brésilien, en 2014, où l’aventure s’est achevée en quart de finale face à l’Allemagne, le rendement est allé crescendo. Une finale d’Euro 2016, perdue contre le cours du jeu face au Portugal (0 – 1) au Stade de France. Suivie d’une Coupe du Monde exceptionnelle, où vingt ans après, il a permis aux Bleus de broder leur seconde étoile dans la nuit russe en surclassant la Croatie (4 – 2). Dans la foulée, viendra une victoire en Ligue des Nations (2021).

    DD et les Bleus étaient alors au zénith. Malgré les reproches pour son jeu trop prudent, le groupe a tracé sa route. Flirtant même avec une troisième étoile que l’Argentine récoltera finalement.

    Ses dernières années à la tête de l’équipe de France rappelle ses derniers mois d’entraîneur à l’OM. Avec une lente rentrée dans le rang, marquée par deux Euros en demi-teinte, malgré une demi-finale, perdue, contre l’Espagne lors du tournoi en Allemagne (2024).

    Il espérait vivre une troisième finale mondiale consécutive. Il s’est contenté d’une quatrième place pour sa dernière.

    Reste maintenant à son successeur, Zinédine Zidane qui prendra ses fonctions le 1er septembre, à tourner la page et démarrer une autre histoire.

  • [Coupe du Monde] Une petite finale sans intérêt selon Tuchel

    [Coupe du Monde] Une petite finale sans intérêt selon Tuchel

    Thomas Tuchel, le sélectionneur de l’équipe nationale d’Angleterre, s’est montré catégorique en ce qui concerne le match de la troisième place, samedi (à 23h) au Hard Rock Stadium, à Miami, face à l’équipe de France. « Aucun de nos joueurs ni aucun des joueurs français ne souhaite disputer ce match », a déclaré le coach anglais. « Ils veulent jouer la finale. Nous avons tout donné pour y parvenir. Tout le monde joue pour gagner la Coupe du monde, mais c’est ainsi. Nous avons un jour de récupération de moins que la France, mais nous le ferons avec professionnalisme », a-t-il ajouté. Championne du monde en 1966, l’Angleterre n’a depuis jamais retrouvé la finale de l’épreuve. Depuis 2018, elle se retrouve à chaque fois au minimum jusqu’au stade des quarts de finale. C’est d’ailleurs à ce tour fatidique que les Bleus leur avaient barré la route du dernier carré en 2022, où Olivier Giroud avait anéanti leurs espoirs de sacre.

    Mbappé vise un trophée individuel

    Si les hommes de Didier Deschamps peuvent encore repartir d’Amérique avec une médaille de bronze, Kylian Mbappé a, lui aussi, un objectif personnel. Le capitaine tricolore est en tête du classement des buteurs, à égalité avec le génie argentin Lionel Messi. Le Madrilène pourrait ainsi devenir le premier joueur, depuis le roi Pelé, à remporter deux éditions consécutives du Soulier d’or au Mondial.

  • [Coupe du Monde] Un épilogue du Mondial royal entre l’Espagne et l’Argentine

    [Coupe du Monde] Un épilogue du Mondial royal entre l’Espagne et l’Argentine

    Il faut remonter à 1966 pour retrouver un Espagne-Argentine dans une compétition officielle. Soixante ans plus tard, les deux géants du football latino se retrouvent pour un duel au sommet : la finale de la Coupe du monde 2026, dimanche (21h), au MetLife Stadium de New York.

    Les hommes de la Roja, impressionnants d’efficacité depuis leur deuxième match de groupe après une entrée en matière laborieuse face au Cap-Vert, ont été les premiers à décrocher leur billet pour la finale. Leur maîtrise collective et leur jeu de possession parfaitement huilé ont fait la différence tout au long de la phase à élimination directe. Ils ont d’abord écarté le Portugal de Cristiano Ronaldo, puis la Belgique de Kevin De Bruyne, au terme de deux succès arrachés dans les derniers instants.

    Mais c’est surtout leur démonstration face à la France, en demi-finale, qui a marqué les esprits : les Bleus ont été étouffés par l’intensité et la justesse du collectif espagnol. « C’est une équipe immense, avec des joueurs fantastiques et un style de jeu remarquable », saluait Lionel Messi après la victoire de l’Argentine contre l’Angleterre (2-1), en demi-finale. « C’est une équipe que je connais bien, avec une philosophie de jeu installée depuis de nombreuses années. Je connais aussi les joueurs, j’ai joué contre eux, je les suis. Plusieurs évoluent au Barça, un club que j’aime et que je soutiens. C’est un match spécial, une finale de Coupe du monde. J’imagine que ce sera un match très serré », a ajouté la « Pulga », toujours aussi inspirée techniquement.

    En foulant la pelouse du MetLife Stadium dimanche, Lionel Messi ajoutera une nouvelle ligne à son immense légende. À 39 ans, l’Argentin deviendra seulement le deuxième joueur de l’histoire à disputer trois finales de Coupe du monde (2014, 2022 et 2026), après le Brésilien Cafu.

    L’élève Scaloni dépassera son ancien maître ?

    Cette affiche entre l’Espagne et l’Argentine fêtera également les retrouvailles entre Luis de la Fuente et Lionel Scaloni. Le premier cité fut le professeur du second lors de son cursus d’entraîneur. « Le destin a voulu que l’on se retrouve en finale. Après le Qatar, j’ai eu une très belle conversation avec lui ; nous avons parlé de choses qui, je pense, lui ont été utiles et qu’il a ensuite appliquées à sa sélection », a révélé le sélectionneur argentin. « Tout le monde sait que je vis en Espagne, que ma famille est là-bas, mais dimanche, je suis désolé : nous allons tout faire pour gagner. J’espère que les Espagnols seront heureux de voir l’Argentine en finale, après tout ce que Messi leur a apporté. Ils l’aiment – pas tous, mais une grande partie l’adore », souligne-t-il, à 72h de disputer sa deuxième finale de Coupe du monde consécutive.

    Il devient le cinquième sélectionneur de l’histoire à réaliser cette prouesse. Avant lui, seuls Didier Deschamps (2018 et 2022 avec la France), Franz Beckenbauer (1986 et 1990 avec la RFA), Carlos Bilardo (1986 et 1990 avec l’Argentine) et Vittorio Pozzo (1934 et 1938 avec l’Italie) avaient réussi cela.

    ET AUSSI

    Banderole polémique, Londres réclame une enquête

    Après leur victoire contre l’Angleterre (2-1), mercredi, en demi-finale de la Coupe du monde 2026, les joueurs argentins ont célébré leur qualification en déployant une banderole sur laquelle était inscrit : « Les îles Malouines sont argentines. » Un message faisant référence au différend territorial qui avait dégénéré en conflit armé entre les deux pays en 1982. Portée par plusieurs joueurs après le coup de sifflet final, puis déposée sur la pelouse du stade d’Atlanta par Giovanni Lo Celso, cette banderole pourrait contrevenir au règlement de la FIFA, qui interdit toute manifestation à caractère politique dans les enceintes accueillant les compétitions qu’elle organise. Dans la soirée, le président argentin Javier Milei, sans faire explicitement référence au geste des joueurs, a appelé à ne pas « mélanger » le football et le différend autour des îles Malouines. « Ne mélangeons pas les choses. Les Malouines se récupèrent avec une diplomatie avisée, pas avec des gestes de patriotisme à bon marché », a-t-il déclaré sur Radio Mitre. « Nous réalisons des avancées diplomatiques considérables. Nous avons réussi à obtenir que l’ONU oblige le Royaume-Uni à s’asseoir à la table des négociations avec nous. Mais ne mélangeons pas tout : ce n’est qu’un match de football », a ajouté le président, tout en saluant dans cette victoire « une étape glorieuse » de l’Albiceleste. Le gouvernement britannique a appelé jeudi à une enquête de la Fifa au lendemain du déploiement par des joueurs argentins d’une banderole proclamant que « les [îles] Malouines sont argentines ».

    « La Coupe du monde n’est peut-être pas à nous, mais les îles Falklands [le nom britannique des Malouines, Ndlr.] le sont assurément », a réagi un porte-parole de Downing Street.

  • [Coupe du monde] L’histoire agitée des Tricolores en petite finale

    [Coupe du monde] L’histoire agitée des Tricolores en petite finale

    Reste une dernière interrogation : les Bleus auront-ils la motivation nécessaire pour aller chercher la médaille de bronze ? Une chose est sûre, cette situation n’est pas inédite dans l’histoire de l’équipe de France. Sa première « petite finale » remonte à 1958, lorsqu’elle avait affronté la RFA après sa défaite en demi-finale face au Brésil d’un jeune Pelé, auteur d’un triplé contre les Bleus. Victorieux de l’Allemagne de l’Ouest, les Tricolores avaient alors décroché la troisième place, tandis que Just Fontaine entrait dans la légende. Avec un quadruplé, l’attaquant avait porté son total à treize buts durant cette édition, un record qui tient toujours 68 ans plus tard. La deuxième apparition française en « petite finale » a eu lieu en 1982. Mais après la cruelle élimination face à la RFA, marquée par l’épisode du 3-1 en prolongation avant le retour allemand, Michel Platini et ses coéquipiers n’avaient plus les ressources mentales pour disputer pleinement cette rencontre. Marqués par ce qui a été vécu comme une véritable catastrophe nationale, les Bleus avaient logiquement été battus par la Pologne.

    Quatre ans plus tard, l’équipe de France retrouvait ce même rendez-vous. Mais la génération des « coiffeurs », emmenée notamment par le futur Marseillais Jean-Pierre Papin, avait abordé cette rencontre avec davantage d’envie, bien décidée à conclure son parcours sur une note positive. Un état d’esprit dont les Bleus version 2026 pourraient bien s’inspirer.

  • [Coupe du monde] Des bleus « anéantis » après leur demi finale ratée face à l’Espagne

    [Coupe du monde] Des bleus « anéantis » après leur demi finale ratée face à l’Espagne

    L’heure est désormais à la digestion. Celle d’une élimination aux portes de la finale du Mondial, où la route vers le trophée tant convoité s’est arrêtée face à une équipe d’Espagne bien supérieure dans la maîtrise du jeu. Dominés dans les secteurs clés, incapables d’imposer leur rythme et trop imprécis dans les moments importants, les Bleus n’ont jamais véritablement donné le sentiment de pouvoir renverser le cours de cette demi-finale. Une prestation en deçà des attentes, qui contraste avec les performances affichées jusque-là dans la compétition et laisse un goût amer au sein du groupe tricolore.

    « Je pense qu’on n’a pas fait le match qu’on voulait faire. Que ce soit tactiquement ou techniquement, dans le niveau global qu’on a fourni. Et quand tu ne fais pas ce que tu es censé faire dans une demi-finale de Coupe du monde, tu ne gagnes pas », a déploré Kylian Mbappé après la rencontre. « L’Espagne a respecté son plan et ce à quoi elle est fidèle. C’est une équipe qui aime contrôler le ballon et le tempo. Notre objectif, c’était de venir les chercher haut pour ne pas les laisser installer ce faux rythme. Parce que dans le contrôle du jeu, ils sont meilleurs que nous. On n’a pas réussi à faire ça, et il y a eu trop d’approximations techniques. On n’a pas su leur faire mal quand on devait le faire. C’était à nous de changer ce rapport de force et c’est dans ça qu’on a échoué. Le reste, ce sont des conséquences de ce que j’ai évoqué avant. »

    Deschamps critique l’arbitrage

    Le sélectionneur de l’équipe de France Didier Deschamps a également fait part de sa grande déception, affirmant que ses joueurs étaient « anéantis ». « La déception est là, les joueurs étaient anéantis dans le vestiaire, car c’est un groupe de compétiteurs. Mais il ne faut pas balayer tout ce qui a été bien fait. Je suis comme les joueurs, j’avais cette ambition et cette volonté. On en avait la possibilité. On a beaucoup de fierté dans ce qu’on a réalisé dans des conditions difficiles. Il faut accepter la défaite et la victoire de l’Espagne. C’est le très haut niveau », a déclaré le technicien en conférence de presse.

    « L’Espagne est très forte. Ils ont été très bons dans la lecture de notre jeu. On n’a pas trouvé les solutions. Si on n’a pas l’expression offensive et technique qu’on a eue jusqu’à maintenant, c’est de notre faute. Il y a aussi le mérite de l’adversaire. Il fallait être au maximum et l’équipe de France ne l’était pas ce soir », a-t-il ajouté. Le sélectionneur a souligné les « erreurs techniques » de ses joueurs, indiquant qu’ils avaient été « un ton en dessous », avant de tacler l’arbitrage. « Je ne veux pas passer pour une pleureuse. Mais je veux vous poser une question. Est-ce que l’arbitre de ce soir avait le niveau pour arbitrer une demi-finale de Coupe du monde ? Je vous laisse y répondre », a-t-il lancé sans vergogne.

    Deschamps, qui dirigera pour la dernière fois les Bleus samedi lors du match pour la 3e place après 14 ans passés à la tête de l’équipe nationale, s’est aussi dit « fier » de son parcours. « Il y a eu 2018 (le titre de champion du monde, ndlr), la finale en 2022, on a maintenu la sélection française à un niveau très haut. C’est ainsi. Ce n’est pas un moment de bonheur ce soir mais il faut accepter la décision du match », a-t-il expliqué avec fatalité.

    ET AUSSI

    Audience record de l’année 2026

    Quelque 20,2 millions de téléspectateurs en moyenne ont regardé mardi soir sur M6 l’élimination de la France par l’Espagne (0-2) en demi-finale de la Coupe du monde de football, selon les chiffres de Médiamétrie publiés mercredi. Toutes chaînes confondues, il s’agit d’un record depuis le début de l’année 2026. Le précédent remontait au quart de finale remporté par les Bleus le 9 juillet face au Maroc (2-0), suivi par plus de 16 millions de téléspectateurs en moyenne sur M6.

    Football pas si populaire…

    À quelques jours de la finale de la Coupe du monde, prévue dimanche à New York, les prix ont décidé de disputer leur propre compétition. Sur les plateformes de revente, la place la moins chère s’affiche désormais à 4 451 euros, tandis que certains billets grimpent jusqu’à 188 803 euros. « C’est scandaleux, c’est inadmissible », a dénoncé Rafael Louzán, le président de la Fédération espagnole, rappelant que les supporters doivent également payer les vols et des hôtels dépassant parfois les 800 euros.

    Migné quitte Haïti

    Sur le banc d’Haïti depuis mars 2024, Sébastien Migné quitte son poste de sélectionneur, comme annoncé mardi par la Fédération haïtienne de football. Il vient de prendre part à la deuxième Coupe du monde de l’histoire du 88e pays au classement FIFA.

    Show comme au SuperBowl

    Selon la BBC, The Times et The Athletic, le show prévu à la mi-temps de la finale de la Coupe du monde pourrait rallonger la durée de celle-ci. La pause pourrait ainsi durer 20 à 25 minutes, dont onze minutes d’un concert façon Super Bowl qui verra se produire Madonna, Shakira et BTS.

  • La collection Nicollin met le foot à l’honneur

    La collection Nicollin met le foot à l’honneur

    Le maillot de l’équipe de France porté par Zinédine Zidane lors de la coupe du monde 1998, le trophée Jules-Rimet de la coupe du monde de 1930 ou encore le ballon de la finale de la compétition de l’édition de 2006, qui opposa la France à l’Italie. Ces pièces – pour ne citer qu’elles – sont exposées aux côtés d’une quarantaine d’autres à l’hôtel de ville de Montpellier, jusqu’au 18 juillet. Provenant de la collection -riche de 13 000 pièces- de Louis Nicollin, président historique du MHSC, club montpelliérain de la ville, elles ont été rassemblées à l’occasion de la coupe du monde de football se déroulant aux États-Unis. Il s’agit de la troisième collaboration entre la famille Nicollin et la municipalité socialiste, après une édition consacrée au Tour de France, en 2025 lors du passage de la Grande Boucle à Montpellier, précédée d’une autre consacrée aux Jeux olympiques en 2024 à l’occasion de ceux organisés à Paris.

    De Robert Herbin

    µà Mbappé

    Après l’olympisme et le vélo, c’est donc au football d’être mis en lumière par le fond de Louis Nicollin. Une évidence pour la famille montpelliéraine. « La collection est née avant tout de la passion immense de notre père pour le football. Une passion sincère, populaire et profondément humaine, qui s’est transmise au fil des années et des générations. Celle du MHSC bien sûr, mais aussi celle du football mondial, de ses légendes, de ses maillots, de ses histoires et de toutes les émotions que ce sport procure », racontent les frères Laurent et Olivier Nicollin.

    Des trésors uniques que pourront observer les mordus du ballon rond et autres curieux. « Chaque pièce possède une histoire particulière : un maillot porté lors d’un match historique, un souvenir transmis par un joueur, un objet devenu témoin d’un moment de légende », poursuivent les frères Nicollin. En effet, aux côtés des maillots de légendes, aussi bien récentes à l’instar de Kylian Mbappé et son maillot de la coupe du monde de 2022 ou plus anciennes – Robert Herbin en 1966, on retrouve des objets plus insolites, comme une figurine de Juanito, mascotte officielle de l’édition de 1970 au Mexique. Mais aussi des fanions, des chaussures ou encore un chronomètre.

    Le football ne se restreignant pas aux hommes, les filles sont également représentées avec le maillot d’Ophélie Leroux de 2011 ou celui de l’Espagnole et ballon d’or féminin Alexia Putellas de 2023. « À travers cet événement, nous souhaitons partager avec les habitants, les visiteurs et tous les passionnés ces objets et maillots qui ont fait l’histoire tout en participant, nous l’espérons, au rayonnement de notre territoire. Car le football possède cette force unique : celle de rassembler toutes les générations et tous les publics autour d’une même passion », insistent Laurent et Olivier Nicollin. Et ce malgré les mauvais exemples donnés par le président de la Fifa Gianni Infantino, spoliant les valeurs du football pour celles de l’argent.

    Mais pas de ça avec la collection Nicollin, préférant témoigner sur l’histoire de ce sport d’origine populaire. Un travail de conservation et d’inventaire est en cours, dans la perspective d’ouvrir un musée.

  • [Coupe du Monde] Les Bleus se cassent les dents sur l’Espagne

    [Coupe du Monde] Les Bleus se cassent les dents sur l’Espagne

    Huitième demi-finale pour les Bleus, seconde pour la Roja.

    Les statistiques semblaient en faveur des hommes de Didier Deschamps, invaincus depuis leur match d’ouverture face au Sénégal. Mais l’Espagne et sa défense de fer sont venus confirmer qu’elles étaient bien la bête noire des Français ces dernières années. Après leur avoir barré la route d’une finale de Ligue des Nations et d’un Euro, les Ibères ont encore une fois réussi leur coup.

    Avec une entame qui avait tout du cauchemar pour Didier Deschamps. Sur la première véritable action dangereuse, Ivan Barton, l’arbitre salvadorien, offrait sur un plateau un penalty à Mikel Oyarzabal, après que Lamine Yamal soit venu s’empaler sur Lucas Digne. Malgré le bon choix de Mike Maignan sur sa ligne, la France était menée pour la première fois dans le tournoi.

    Dans la foulée, William Saliba était lâché par son dos. La tour de contrôle de la défense tricolore devait abandonner son poste à la demi-heure de jeu, obligeant l’arrière-garde française à se réorganiser dans l’urgence.

    À la pause, le score était donc favorable aux Espagnols. Alors que l’attaque bleue, habituellement tonitruante, n’avait toujours pas trouvé le moyen d’inquiéter Unaï Simon. La maîtrise du ballon par la Roja expliquant cette difficulté offensive.

    Des Bleus trop prévisibles

    S’il y avait de la volonté dans le camp français, il manquait la justesse dans les deux surfaces. Surtout celle d’Unaï Simon, le dernier rempart espagnol qui passait une soirée sans danger. Quant au jeu tricolore, il devait changer d’orientation, avec la sortie prématurée d’Adrien Rabiot, très tôt averti et dont l’impact risquait de lui coûter plus cher.

    En réorganisant son onze, Didier Deschamps espérait redonner de l’allant. Mais le jeu français restait trop prévisible. Et les atouts offensifs trop discrets, pour surprendre l’organisation espagnole. Le second but de la Roja, signée Pedro Porro en était l’illustration. Le défenseur de Tottenham profitait d’une défense française statique pour faire un peu plus douter les Bleus de leur capacité à renverser la situation.

    Un trident émoussé

    Le trident Mbappé – Olise – Dembélé restait en dedans, incapable de se défaire d’une défense adverse toujours aussi compacte. Et toujours pas de frappe française cadrée à l’entame des vingt dernières minutes. Alors que Lamine Yamal voyait son but refusé pour hors-jeu, ce qui aurait levé tout espoir de revenir, même si au fil des minutes, les chances bleues étaient de plus en plus ténues.

    Vingt ans après leur seul face-à-face en coupe du Monde, les Espagnols étaient donc partis pour prendre leur revanche. Et prolonger leur série positive aux dépens des Français.

    Des Français qui rêvaient d’un nouveau jour de gloire. Malheureusement, ce 14 juillet 2026 n’a pas été, sportivement parlant, à la hauteur des attentes. La défense de fer espagnole a eu raison d’une force de frappe tricolore totalement inoffensive.

    Pour venir à bout de cette Espagne-là, il aurait fallu des Bleus au sommet de leur art. Ce qui n’a pas été le cas. Ce sont donc Lamine Yamal et sa bande qui viseront une seconde étoile, seize ans après la consécration du tiki-taka en Afrique du Sud. Reste à savoir qui de l’Argentine ou de l’Angleterre se mettra sur leur chemin, dimanche à New York.

    La France devra se contenter de la petite finale. Pas sûr que cela suffira à satisfaire leurs envies.

    Demi-finale.

    Stade Arlington de Dallas

    Arbitre : I. Barton (SAL).

    Buts : Oyarzabal (22 sp), Porro (58).

    Avertissements : Rabiot (9) à la France, Cucurella (32) à l’Espagne.

    FRANCE : Maignan – Koundé, Upamécano, Saliba (Lacroix, 30), Digne (T. Hernandez, 72)- Tchouaméni, Rabiot (Koné, 46) – Dembélé, Olise (Cherki, 72), Barcola (Doué, 57) – Mbappé ( c ).

    Entraîneur : D. Deschamps

    ESPAGNE : Simon – Porro (Llorente, 84), Cubarsi, Laporte, Cucurella – Rodri ( c ), Olmo (Pedri, 78), Ruiz (Merino, 78) – Yamal, Oyarzabal (Torres, 74), , Baéna (Williams, 84).

    Entraîneur : L. de la Fuentès

    Un Angleterre – Argentine des plus indécis

    La seconde demi-finale sera un duel Europe – Amérique du Sud.

    Elle verra surtout l’Argentine, championne du Monde en titre, tenter de prolonger la défense de son titre. Face à des Anglais qui ne comptent pas s’arrêter, si proche d’une nouvelle finale, qui les fuit depuis leur seul sacre, en 1966.

    Le coup d’envoi sera donné à 21h, à Atlanta.

    ANGLETERRE : Pickford – Konsa, Stones, Guéhi, O’Reilly – Rice, Anderson – Saka, Bellingham, Gordon – Kane.

    ARGENTINE : E. Martínez – Molina, Romero, L. Martínez, Tagliafico – Paredes, Mac Allister, Fernández – de Paul – Álvarez, Messi. M.Ga.

  • [Entretien] Mario Morisi : « La poésie fait partie du monde de Roberto Baggio »

    [Entretien] Mario Morisi : « La poésie fait partie du monde de Roberto Baggio »

    La Marseillaise : La figure de Roberto Baggio s’avère parfaite pour montrer que le foot est un objet culturel, non ?

    Mario Morisi : Venu en France pour fuir Mussolini en 1922, mon papa me racontait quand j’étais sur ses genoux aussi bien Rome et la Renaissance que les exploits de grands sportifs. Il me mimait les actions pour en faire un mélange de culture populaire et de divertissement. À l’époque il n’y avait pas de télé et peu de magazines. C’est de là que vient mon amour pour le sport, de Piantoni et Platini jusqu’à Baggio. Pour ce bouquin, démarré il y a 30 ans, j’ai commencé à faire le portrait du décor : une Italie des cités, des couleurs, coupée entre les clubs du Nord et du Sud, l’industrie contre la poésie, revenir sur l’histoire des principautés qui s’affrontent… J’ai voulu raconter tout le substrat culturel italien qui fait qu’en Italie, en Angleterre ou en Amérique du Sud, sport et culture peuvent se marier comme l’ont prouvé de grands écrivains et cinéastes. J’ai dû récupérer et traduire des milliers de documents pour montrer les angoisses et envies autour de Roberto Baggio. Il est tellement beau que, comme Marilyn Monroe ou Rita Hayworth, il déclenche des vagues d’amour comme de haine.

    Outre son génie foot, sa fragilité physique et émotionnelle en font un personnage romanesque…

    M.M. : À cause des réseaux sociaux, on est en train de vivisecter le destin des gens. Baggio a beau aimer la chasse ou la poésie, ne reste plus du coup dans les mémoires que son penalty raté [en finale de coupe du monde 1994 contre le Brésil, Ndlr] et sa queue-de-cheval. La coupe du monde actuelle est à ce titre un cauchemar. On transforme une légende en film, pub, slogan. Moi avec mon bouquin, c’est le contraire, je veux reconstituer l’histoire. Il faut se rappeler que Baggio joue un dernier match avec Vicenza quand il a 17 ans. Il est acheté 3 milliards de lires par la Fiorentina (en 1985), plus cher que Maradona. Pour ne pas trahir son club de Vicenza, il tient quand même à jouer le match de la montée et s’explose le genou. Il est blessé pendant deux ans. À Florence, il se promène dans les rues comme une âme en peine. Tous les habitants le considèrent alors comme un putto, ces chérubins qui ornent les toits de la ville, et le prend en affection. Après un an et demi de calvaire, il finit par rejouer contre le Naples de Maradona et marque un coup franc. Il a même fini par être nommé Monument de la ville de Florence, au même titre que le David. Tous les artistes et poètes le voient comme la représentation de la grâce. C’est le plus beau et émotionnel de tous les footballeurs. Il n’a jamais eu un palmarès extraordinaire, mais a sculpté dans l’émotion des gens des moments paranormaux.

    Son transfert chez l’ennemi juré de la Juventus Turin déclenche même une émeute à Florence…

    M.M. : Le propriétaire du club, Pontello, décide de vendre la Fiorentina au producteur Cecchi Gori, mais juste avant, de vendre aussi pour 25 milliards de lires Baggio, alors que ce dernier venait de jurer qu’il n’oublierait jamais la considération des Florentins quand il était juste un joueur avorté. Mais la magie capitaliste se met alors en route. Le patron de la coordination des supporters de la Fiorentina m’avait expliqué que Roberto a dit qu’il était prêt à signer à vie en divisant par deux son salaire à Florence. Mais Pontello ne lui aurait pas vendu le club du coup. Le public a cru qu’il était un Pinocchio. En plus, Baggio joue la finale de la coupe UEFA contre la Juve, son futur club. Il y avait une telle pression que ça a fini en émeutes. À la Juventus, son premier match se déroule contre la Fiorentina, à Florence. Il joue très mal, refuse de tirer un pénalty contre son ancien club. On lui jette une écharpe de la Fiorentina. Il se baisse, la met et le public l’applaudit ému.

    Quel est le plus beau chef-d’œuvre de Roberto Baggio à vos yeux ?

    M.M. : Avec Brescia, contre la Juventus, à la fin de sa carrière (en avril 2001). Andre Pirlo lui envoie une grande balle qui arrive par-derrière. Pendant trois secondes, le ballon est dans le ciel. Baggio se retourne et se place. Dans le même geste, il arrive à faire un amorti et un crochet qui prend à contre-pied le gardien à qui il a fracassé la colonne vertébrale. C’est le but le plus pur, dingue et conceptuel jamais mis. C’est comme le Rasoir d’Ockham, principe de ce philosophe préscientifique qui dit que la nature tire au plus court.

    Baggio fait partie de ces artistes du foot, une espèce quasi disparue…

    M.M. : J’ai l’impression que c’est une chimère. Il est passionné de chasse, est bouddhiste, aime la nature. Il imitait même pour ses coups francs le vol des colverts quand ils atterrissent sur l’eau. La poésie fait partie du monde de Baggio. J’ai essayé d’entrer dans son destin avec pudeur. Il est croyant, actif dans son école bouddhiste, antiraciste et humaniste. Je demande s’il va serrer la paluche de Trump pendant cette coupe du monde. Ce n’est pas possible. S’il le faisait, c’est comme si c’était moi qu’il trahissait.

    « Roberto Baggio, vingt ans de folie italienne et mondiale » aux éditions Culture Foot et Cie. 29,90 euros, 460 pages.

  • L’Argentine rejoint l’Angleterre à Atlanta

    L’Argentine rejoint l’Angleterre à Atlanta

    Comme face au Cap-Vert et l’Égypte, ils ont eu recours à la prolongation pour poursuivre leur aventure. Dès potron-minet en Europe, c’est la Suisse qui, cette fois, en a fait les frais. Alors qu’Alexis MacAllister avait rapidement ouvert le score pour l’Argentine, Don Ndoye a égalisé peu après l’heure de jeu.

    Les Helvètes ont fait mieux que se défendre. Même réduits à dix après l’expulsion de Breel Embolo, ils ont continué à faire douter le champion du monde en titre. Qui a définitivement assuré sa place dans le dernier carré grâce à Lautaro Martinez (3-1).

    À Atlanta, jeudi, l’Argentine affrontera l’Angleterre. Des Anglais qui doivent à Jude Bellingham, auteur de deux buts, d’éviter la sortie de route. Face à une équipe de Norvège qui n’a rien lâché (2-1, après prolongation).