Le meilleur buteur de l’histoire des quintuples champions du monde (79 buts) a passé lundi une IRM qui a livré des résultats « dans les paramètres attendus », selon la CBF. « Il poursuivra le processus de récupération et de préparation physique élaboré par l’équipe médicale de la sélection », a ajouté l’instance dans un communiqué. L’attaquant n’a pas participé à l’entraînement collectif lundi après-midi. Il s’est cantonné à du travail musculaire dans la salle de sport des installations flambant neuves de l’équipe de MLS des New York Red Bulls à Morristown (New Jersey), à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Manhattan. Le numéro 10, blessé fin mai, n’a pas joué depuis et sa présence sur le terrain est incertaine pour l’entrée en lice du Brésil contre le Maroc, samedi à East Rutherford (New Jersey) pour le compte du groupe C. Le sélectionneur du Brésil, Carlo Ancelotti, a déclaré vendredi qu’il espérait que Neymar, 34 ans, puisse réintégrer l’entraînement collectif cette semaine. Mais le technicien italien a assuré qu’il ne précipiterait pas le retour de l’attaquant, victime de blessures récurrentes ces dernières saisons. Neymar dispute avec le Brésil sa quatrième Coupe du monde, après plus de deux ans d’absence en équipe nationale, suite à une grave blessure au genou.
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Le Mondial 2026 approche et les tensions géopolitiques persistent
Lundi soir, la Fifa a annoncé qu’un arbitre somalien, Omar Abdulkadir Artan, refoulé par la police américaine des frontières samedi à son entrée à Miami (Floride) en provenance d’Istanbul, n’officierait finalement pas durant la Coupe du monde. Un premier gros couac pour la Fédération internationale, qui a expliqué dans un communiqué qu’elle « n’intervient pas dans les procédures d’immigration du pays hôte, y compris dans l’octroi des visas ».
Omar Abdulkadir Artan disposait pourtant d’un visa en règle, selon un haut conseiller auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports de la Somalie, dont les citoyens sont frappés d’une interdiction de voyage aux États-Unis par l’administration de Donald Trump.
L’Irak a également connu des tracas administratifs à son arrivée aux États-Unis. Selon le Guardian, l’attaquant vedette des Lions de la Mésopotamie Aymen Hussein a été retenu près de sept heures samedi à l’aéroport de Chicago, tandis que le photographe officiel de la sélection, Talal Salah, s’est vu refuser l’entrée sur le territoire malgré un visa valide.
Quant à l’Iran, il fait toujours l’objet d’une attention particulière, dans le contexte de la guerre déclenchée le 28 février par des attaques américano-israéliennes.
Le flou règne toujours sur les conditions d’accès aux États-Unis de la Team Melli, qui a pris ses quartiers dimanche à Tijuana (Mexique) au lieu de Tucson (Arizona) comme initialement prévu, en raison du refus des autorités américaines de délivrer des visas de longue durée.
Manifestations prévues
à MexicoL’équipe iranienne doit disputer ses trois matches du premier tour aux États-Unis (Los Angeles et Seattle). Or, si les joueurs et l’encadrement ont bien reçu leurs visas, une quinzaine d’accompagnants n’ont pas obtenu le précieux sésame, dont le président de la fédération Mehdi Taj, qui a servi au sein des Gardiens de la révolution, une organisation considérée comme terroriste par Washington.
En attendant, les regards sont tournés vers Mexico, où aura lieu jeudi le match d’ouverture de cette 23e édition, entre le Mexique et l’Afrique du Sud, au mythique stade Aztèque de Mexico.
« Nous allons garantir (…) que la célébration de l’inauguration de la Coupe du monde se passe bien, dans la paix et la tranquillité », alors que des manifestations massives d’enseignants sont prévues dans la capitale, a déclaré lundi la présidente mexicaine Sheinbaum.
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Le mirage d’une croissance économique portée par les Bleus
À chaque édition du Mondial, la Fédération internationale de football association (Fifa), les organisateurs et divers cabinets de conseil publient des études chiffrant les bénéfices attendus. En 2025, la Fifa et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) avaient estimé la contribution du Mondial-2026 au produit intérieur brut (PIB) mondial à plus de 40 milliards de dollars. La France pourrait-elle en tirer profit ?
Sur le papier, l’idée est séduisante, à l’heure où le moral des ménages flanche, où la consommation recule devant l’inflation et où la récession guette. « C’est une légende urbaine », balaye toutefois Luc Arrondel, économiste du sport au CNRS. « On sait maintenant avec le recul, que même l’accueil d’un événement sportif a très peu d’impact sur les économies des pays qui les organisent », souligne le chercheur, auteur de Foot business : Les Trente Glorieuses (Ed. Odile Jacob). Lors du premier sacre, à domicile, des Bleus en 1998, « l’Insee n’avait constaté qu’une très légère hausse de la confiance des ménages », dans un contexte économique déjà favorable, rappelle Hadrien Camatte, économiste pour Natixis. Un constat qui s’applique aux derniers grands rendez-vous sportifs français.
Effets d’évictionAprès les Jeux olympiques de Paris, la Cour des comptes avait estimé leur contribution à la croissance annuelle française en 2024 à 1,9 milliard d’euros, soit… 0,07 point du PIB. L’Euro-2016 de football en France avait, lui, généré 1,2 milliard d’euros de retombées économiques, selon une étude du Centre de droit et d’économie du sport (CDES), soit 0,05% du PIB français cette année-là. Alors, qu’espérer d’une compétition organisée entre les États-Unis, le Canada et le Mexique ? « Même si la France arrive en finale ou remporte la compétition, il est très difficile de dire qu’il y aura un impact sur le PIB », indique Hadrien Camatte. Après sa deuxième étoile, lors du Mondial-2018 en Russie, la confiance des ménages était restée quasi stable, rapporte une note de Natixis. Pourtant les bars bondés, les rayons de bières et pizzas surgelées dévalisés et les écrans plats XXL vendus par milliers alimentent la croyance collective. Toutes ces dépenses « restent concentrées sur certains secteurs et il y a des effets d’éviction assez importants », explique Hadrien Camatte. « Si vous êtes sorti un jeudi soir pour aller voir la Coupe du monde, peut-être que vous n’irez pas au restaurant le samedi soir.» Moteur historique de la croissance française, « la consommation représente 1 600 milliards d’euros, soit 54% du PIB », précise Anthony Morlet-Lavidalie, du cabinet à tendance libérale Rexecode. Difficile donc de « voir dans ces 1 600 milliards un effet Coupe du monde parce qu’on a eu un peu plus d’affluence sur les terrasses ».
Achats plaisirLes effets restent néanmoins bien réels pour les habituels gagnants des événements sportifs, même si les nouvelles habitudes de consommation ont rebattu les cartes. « On a connu des Coupes du monde qui étaient capables de générer jusqu’à 200 000 ventes de télés » de plus qu’une année sans compétition, se souvient Laurent Darrieutort, responsable chez Fnac Darty. « Désormais, on est plutôt entre 80 000 et 120 000 », un affaissement compensé par le boom de la vidéoprojection, assure-t-il. Malgré un pouvoir d’achat en berne, « on est dans l’achat plaisir. Le taux d’équipement est de 96%. Donc, ils viennent pour acheter des écrans de bonne taille, on n’est pas très inquiet », affirme-t-il. Marché en plein essor depuis le Covid, la livraison de repas à domicile profite aussi de l’événement.
Lors du dernier Mondial, en 2022, Uber Eats avait enregistré un volume moyen de commandes 11 fois supérieur sur la période en France. Une concurrence qui n’inquiète pas Frank Delvau, président de l’Umih Île-de-France, première organisation professionnelle de l’hôtellerie-restauration, car, dit-il, « les événements sportifs, ça amène toujours du monde, donc c’est plutôt une bonne chose ». Mais dans un contexte où le climat des affaires dans l’hôtellerie-restauration s’est nettement dégradé en mai, selon l’Insee, il n’est « même pas certain que l’effet Coupe du monde soit visible, ni significatif pour le secteur », estime Anthony Morlet-Lavidalie.
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Greenwood convoité, Balerdi forfait pour le Mondial
Le dossier Mason Greenwood est officiellement lancé. Auteur de deux saisons remarquées sous les couleurs de l’OM, avec 48 buts et 16 passes décisives en 81 matches toutes compétitions confondues, l’ailier anglais attire de nombreuses convoitises sur le marché des transferts.
Arrivé à Marseille à l’été 2024 en provenance de Manchester United, où il était devenu indésirable après ses démêlés avec la justice britannique, le numéro 10 olympien s’est rapidement imposé comme la principale arme offensive du club.
Confrontée à des impératifs financiers et contrainte de générer des liquidités cet été, la direction marseillaise pourrait être amenée à se séparer de certains de ses actifs les plus valorisés, à commencer par Greenwood. Une perspective qui ne laisse pas insensibles plusieurs formations européennes. L’AS Rome multiplie les approches en coulisses depuis plusieurs semaines et une offre estimée à 40 millions d’euros, hors bonus, serait à l’étude, selon la presse italienne. Plus récemment, Fenerbahçe s’est également invité dans la course.
Pour autant, l’OM ne compte pas brader sa star qui dispose encore d’un contrat de trois ans. D’après Sky Sports, le club phocéen réclamerait au minimum 55 millions d’euros, bonus compris, pour envisager un départ de son attaquant cet été. Une somme dont une partie reviendra à Manchester United, qui bénéficierait de 40% de la plus-value réalisée.
Multiples infortunesParmi les nouvelles moins réjouissantes du week-end, Leonardo Balerdi a vu son rêve de Coupe du monde s’envoler. Le défenseur central de l’OM a été contraint de déclarer forfait en raison d’une blessure musculaire au mollet droit contractée à l’entraînement. Face à cette absence de dernière minute, le sélectionneur argentin Lionel Scaloni a choisi de se passer du Marseillais et s’est mis en quête d’une solution de remplacement.
Cette situation a notamment profité à Facundo Medina, qui a participé, samedi, au match amical opposant l’Argentine au Honduras (2-0). Autre Olympien concerné par les derniers réglages avant le Mondial, Timothy Weah est entré en jeu lors de la défaite des États-Unis face à l’Allemagne (1-2).
Le mois de juin marque également le retour de joueurs prêtés. C’est notamment le cas d’Angel Gomes. Le milieu de terrain anglais n’a pas été conservé par Wolverhampton, lanterne rouge de Premier League et relégué en Championship au terme d’une saison particulièrement difficile. Son avenir reste désormais à définir du côté de Marseille.
L’avenir de Nasser Larguet demeure également incertain. L’ancien directeur du centre de formation de l’OM a officialisé son départ de la Fédération saoudienne, où il occupait le poste de directeur technique national depuis quatre ans. Dans un message publié sur Instagram, le technicien marocain a annoncé sa décision tout en dressant un bilan positif de son mandat. Il a également mis en avant les progrès réalisés sous sa direction, soulignant les qualifications de plusieurs catégories pour les Coupes du monde, ainsi que les nombreux titres remportés depuis son arrivée.
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Premier test pour l’Équipe de France
Les Bleus de Didier Deschamps entrent dans le vif du sujet. À 12 jours de leur premier match en Coupe du monde face au Sénégal, l’Équipe de France accueille la Côte d’Ivoire, ce jeudi (21h10), à la Beaujoire. Dans l’enceinte du FC Nantes, récemment reléguée en Ligue 2, les champions du monde 2018 vont faire face à une redoutable formation africaine. Souvent loquace face à la presse, Jules Koundé est apparu face aux journalistes, mercredi après-midi. Après une saison « en dessous de mes standards », d’après ses propres dires, le Barcelonais évoque les clés d’une bonne préparation d’avant-Mondial. « Il faut qu’on continue à travailler nos automatismes, peaufiner les derniers détails. On a un groupe qui a eu l’opportunité de passer du temps ensemble. On va continuer à engranger du temps de jeu. Il faut qu’on se remette en jambes après quelques jours de repos pour être prêts pour le premier match face au Sénégal. »
Le latéral droit donne son avis sur la sélection ivoirienne avant ce premier match préparatoire. « On prépare une Coupe du monde. Les matches précédents sont importants, il faut arriver prêts. La Côte d’Ivoire est un très bon adversaire. On connaît la qualité qu’elle a, ils seront forcément très motivés. Il faudra qu’on sorte un très gros match pour gagner. » Il poursuit, après une nouvelle question sur les similitudes entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal. « Ce sont des équipes complètement différentes, avec qualités et des intentions différentes. C’est une équipe performante, qui a beaucoup gagné avec son sélectionneur qui fait du bon travail. On les a déjà affrontés, même si c’était en 2022, ça passe vite. L’équipe a un peu changé. C’est une équipe relevée. »
Deschamps loue la solidité de la Côte d’IvoireDans la foulée, Didier Deschamps s’est présenté au micro pour souligner les qualités importantes du collectif ivoirien. « La Côte d’Ivoire fait partie des très bonnes nations africaines et mondiales. Il y a des joueurs de qualité, des jeunes arrivés mais aussi des joueurs expérimentés. Qu’ils soient outsiders ou pas, ils ont un potentiel pour faire de très bonnes choses. Avec Emerse [Faé, le sélectionneur, ancien joueur de Nice], on n’a pas les mêmes parcours, les mêmes adversaires. C’est l’une des meilleures nations car il y a des joueurs dans les grands clubs européens », appuie le boss des Bleus.
La composition probable de la Côte d’Ivoire est, sur le papier, alléchante sur toutes les lignes. La défense est à fort potentiel avec le joueur du Sporting Ousmane Diomandé et le frère de Désiré Doué, Guela. Le milieu est plus expérimenté avec notamment Seko Fofana et Franck Kessie alors que les virevoltants Yan Diomandé (Leipzig) et Amad Diallo (Manchester United) seront à surveiller sur les ailes.
L’Équipe de France est désormais au complet puisque les Parisiens, vainqueurs de la Ligue des Champions, ont rejoint le groupe. C’est aussi le cas de William Saliba, malheureux finaliste avec Arsenal, qui sera préservé par le sélectionneur ce jeudi. En effet, le défenseur central était légèrement blessé après cette finale. « William va bien, il va être géré. S’il avait fallu jouer demain, je l’aurais fait jouer et il aurait été prêt à jouer. Mais il ne jouera pas. C’est de la gestion. »
La France affrontera ensuite l’Irlande du Nord, lundi (21h10), à Lille, avant de rejoindre l’Amérique du Nord.
Match amical
Stade de la Beaujoire, Nantes (21h10)
FRANCE : Maignan – T.Hernandez, Konaté, Upamecano, Koundé – Tchouameni, Kanté – Olise, Cherki, Mbappé – Thuram
CÔTE D’IVOIRE : Y.Fofana – Konan, Diomandé, Kossounou, G.Doué – S.Fofana, Sangaré, Kessié – Diomandé, Diallo, Bonny
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Deschamps révèle une liste pour le Mondial
À 26 pour conquérir l’Amérique. Ce jeudi soir, à l’issue du JT de TF1, Didier Deschamps a révélé sa dernière liste à la tête de l’équipe de France. Le sélectionneur a couché 26 noms pour cette dernière campagne avec les Bleus.
Peu de grandes surprises avec la présence de Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Mike Maignan, William Saliba, les frères Hernandez ou encore Aurélien Tchouameni. Mais alors qui sont les grands absents ? En premier lieu, le milieu de terrain du Real Madrid Eduardo Camavinga paie sa saison en dents de scie, faite de blessures et de méformes. Autres noms n’apparaissant pas sur cette liste, ceux de Lucas Chevalier, le gardien du PSG, Randal Kolo Muani (Tottenham) ou encore le meilleur buteur de Ligue 1 Esteban Lepaul (Rennes).
La première de RisserCrystal Palace a eu les faveurs du sélectionneur français avec deux joueurs convoqués. Maxence Lacroix et Jean-Philippe Mateta sont récompensés de leur saison et de leurs apparitions intéressantes lors de leurs premières sélections avec les Bleus. Le gardien lensois Robin Risser est pour la première fois appelé par Didier Deschamps, lui qui était encore avec les Espoirs lors du dernier rassemblement. La France jouera son match d’ouverture le 16 juin, face au Sénégal.
La liste des 26
Gardiens : Mike Maignan, Robin Risser, Brice Samba
Défenseurs : Lucas Digne, Malo Gusto, Lucas Hernandez, Théo Hernandez, Ibrahima Konaté, Jules Koundé, Maxence Lacroix, William Saliba, Dayot Upamecano
Milieux de terrain : Ngolo Kanté, Manu Koné, Adrien Rabiot, Aurélien Tchouameni, Warren Zaire-Emery
Attaquants : Maghnès Akliouche, Bradley Barcola, Rayan Cherki, Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Jean-Philippe Mateta, Kylian Mbappé, Michael Olise, Marcus Thuram
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Les filles de Montpellier sur un fil
Sur un fil, sur le qui-vive. Montpellier est toujours en vie. Toujours un club de première division, mais sûr de rien jusqu’au mercredi 6 mai et son voyage sur les terres de l’ogre lyonnais.
L’un des pionniers du foot féminin français, vendu par la famille Nicollin l’automne dernier, menace de tomber en seconde division, et peut-être dans un abîme sans fond, mais résiste avec cœur depuis la nomination de Jean-Louis Saez à la tête de l’équipe.
D’abord les faits. À la veille de l’ultime journée de la Ligue féminine, Montpellier occupe la 10e place, la première non relégable, aux dépens de Lens. Qui compte le même nombre de points, mais une différence de buts inférieure. Et, par ailleurs il possède trois points d’avance sur la lanterne rouge : Saint-Etienne.
Montpellier s’apprête à se déplacer à Lyon, demi-finaliste de la Ligue des champions et leader incontesté du championnat, et Lens jouera pour sa part au Paris FC, dauphin des Lyonnaises. Enfin, Saint-Etienne recevra, pour sa part, Fleury, club de milieu de tableau. Tout reste possible et Jean-Louis Saez met en garde.
« La victoire devant Saint-Etienne nous permet de rester en vie. De sortir de la zone de relégation. Lens va jouer à Paris FC lors de la dernière journée, nous à Lyon, St-Etienne reçoit Fleury. En espérant que tout le monde joue le jeu. Être aujourd’hui non relégable à la 21e journée, ça reste important, sinon on était mort. Les filles dans les matches à enjeu que ce soit face au PSG ou à Marseille ou aujourd’hui sur un match de maintien, elles sont au rendez-vous avec un super état d’esprit », affiche Jean-Louis Saez après la dernière victoire face aux Verts (1-0).
Saez est l’homme providentiel. Depuis plusieurs saisons, il est l’homme fort du football féminin de Montpellier. L’ancien technicien d’Arles-Avignon a vécu la fin de l’âge d’or de l’équipe féminine. Avec un quart de finale de la Ligue des champions, six saisons (2013-19) à contester l’hégémonie de Lyon et du Paris SG, à recruter des joueuses étrangères notamment les Suédoises : Jakobson, Sembrant, Blackstenius
Jean-Louis Saez est le fils de deux figures de Montpellier. Son père Louis, décédé à l’automne, était l’un des amis de la première heure de Louis Nicollin. Sa mère Jeanine s’est occupée du centre de formation à sa création. Ils avaient accompagné les premiers jeunes au centre de formation.
L’ex-directeur sportif (59 ans) a été rappelé au chevet d’une équipe au bord du précipice début mars. Pour remplacer Yannick Chandioux, en panne de solutions à la tête d’une équipe reconstruite autour des premières joueuses issues du centre de formation. Une équipe sans expérience, privée de cadres partis à l’intersaison.
Jean-Louis Saez, créateur du centre de formation de la section féminine, a redonné confiance à ses jeunes joueuses. Pour les encadrer, il a fait appel à Marion Torrent. Figure emblématique de Montpellier (34 ans), et ancienne internationale (48 sélections), elle avait mis sa carrière entre parenthèses pour accueillir son premier enfant.
L’ancienne joueuse de l’équipe de France, proche de Corinne Diacre, a repris sa place dans l’équipe. Et ses responsabilités de capitaine et de cadre à un poste de milieu de terrain.
Ces deux figures de la Paillade : Saez et Torrent ont mêlé leur destin pour sauver Montpellier. Ou plutôt pour le préserver au plus haut niveau et assumer la mission d’une vie. Selon une vieille recette de la Paillade qui vit ses derniers jours.
À l’aube du siècle, Louis Nicollin avait créé la première section féminine d’un club professionnel. Deux titres de champion, trois victoires en Coupe de France : l’ancien président de Montpellier, décédé en juin 2017, avait très vite trouvé la recette du succès en recrutant les meilleures joueuses. Et en formant d’autres éléments prometteurs comme Karchaoui, Torrent…
Récompense de son investissement et de son implication dans le foot féminin : Montpellier avait été l’une des villes hôtes de la Coupe du monde en 2019. Un vrai échec et vrai tournant pour le football féminin français.
Prise dans la tourmente de la crise des droits télé et d’une profonde crise financière, au lendemain de la relégation de leur équipe en Ligue 2, la famille Nicollin avait vendu la section féminine à un à Crux Football, dirigé par l’ancienne internationale néo-zélandaise Bex Smith. le 1er octobre.
Dépourvu d’expérience, le nouveau propriétaire n’a jamais réussi à imposer sa marque de fabrique. Débordé, il s’est résolu à rappeler Jean-Louis Saez comme on fait un pas vers le passé pour assurer l’essentiel et la survie. La reconstruction attendra. Pour le moins jusqu’au 6 mai.
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Le beau week-end aixois en Coupe du Monde
Certains étaient attendus, et ont répondu à ces attentes. C’est le cas de Maïwenn Hamon. La championne d’Europe a réussi les minima pour se qualifier sur le 50 mètres en apnée, aux championnats du Monde, qui auront lieu en Corée du Sud. Sa coéquipière Kallisté Fourton-Bellini y était presque. Il lui a manqué 9 secondes. Elle se console avec une médaille d’argent sur le 500 mètres. Colas Zugmeyer est le troisième aixois médaillé.
« Nous organisions pour la cinquième fois cette manche de Coupe du Monde, et tout s’est bien passé », explique Colomba Fourton-Bellini, qui vient de prendre la présidence de la section nage avec palmes du Pays d’Aix natation. Elle est aussi satisfaite, « car nos plus jeunes ont pu participer à des séries et se mesurer aux meilleurs mondiaux. Pour eux, c’est important dans leur formation. »
Résultats et palmarès : https://ffessm.fr/
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L’élite mondiale retrouve les eaux aixoises avec plaisir
Après une étape en Italie, la Coupe du monde de nage avec palmes revient à Aix-en-Provence pour la troisième fois.
« Les conditions sont excellentes. Le club est dynamique avec des bénévoles actifs et un site fonctionnel. Pour la Fédération et le Comité mondial, c’est primordial », justifie Antoine Fauveau, président de la commission nage avec palmes de la Fédération française d’études et de sports sous-marins (FFESSM).
Le bassin de la piscine Yves Blanc va accueillir l’élite mondiale de la nage avec palmes, discipline spectaculaire, combinant puissance et technique et permettant aux athlètes d’atteindre des vitesses impressionnantes grâce à leurs palmes.
Quatre types de compétition sont au programme des 500 nageurs qui ont effectué le déplacement. Monopalme, bipalme, nage en surface ou en immersion, en apnée ou avec bouteilles. « Les catégories débutent avec des épreuves de sprint, sur 50 mètres, jusqu’au demi-fond avec 1 500 mètres », détaille Antoine Fauveau.
Les nageurs présents à Aix-en-Provence vont représenter 86 clubs et 20 pays. « Il y a des Colombiens, des Africains et une forte délégation de nations européennes », détaille le dirigeant national. Face à cette concurrence, « dans ce qui est une étape clé de la saison » poursuit-il, « les nageurs Français ont une carte intéressante à jouer ».
Plusieurs locaux sont
à suivreCette manche de la Coupe du monde fait suite à celle de Lignano. En Italie, l’Aixois Anthelme Robisson a récolté deux médailles d’or lors de la première manche. Tandis que la Ciotadenne Camille Julien est revenue avec une médaille d’argent dans sa catégorie.
Ces deux Provençaux auront donc à cœur de poursuivre leur belle série. Et d’autres locaux seront à surveiller. À l’image de la championne d’Europe du 100 mètres en immersion Maïwenn Hamon. L’Aixoise sera dans son bassin fétiche et tentera de transformer l’essai. Elle sera en quelque sorte la locomotive de ses coéquipiers, Kallisté Fourton-Bellini et Colas Zugmeyer. À suivre également, la prestation du Ciotaden Antonin Lebeau.
« Les Français auront l’étiquette de favoris, car les meilleurs sont au rendez-vous d’Aix-en-Provence », note Antoine Fauveau. La délégation tricolore qui compte utiliser cette manche de la Coupe du monde pour lancer la course aux qualifications des championnats du monde, en Corée du Sud.
« Nos Français auront une belle opposition, car les meilleurs Allemands et Colombiens sont là. Ce sont deux nations phares de la nage avec palmes », insiste Antoine Fauveau. « Il y a aussi d’importantes délégations italienne et espagnole qui peuvent aussi créer la surprise. »
Pour Frédéric di Meglio, président de la FFESSM. « Accueillir cette compétition répond à notre volonté de mise en avant de notre fédération, de sa diversité et sa capacité de contribuer au rayonnement de la France en organisant des événements d’envergure. Cette troisième édition organisée à Aix-en-Provence témoigne de cette volonté d’asseoir notre influence mondiale. »
« Avec l’aide de toute l’équipe organisatrice fidèle et de la FFESSM nous espérons que cette manche de Coupe du monde sera encore plus belle que les précédentes et servira les objectifs de nos nageurs vers les échéances internationales », confie Colomba Fourton-Bellini, président du PAN.
Entrée gratuite.
Infos pratiques : https://www.cmas.org/finswimming-events/2026-cmas-worldcup-

