Tag: Coupe de France

  • L’OM nage en eaux troubles

    L’OM nage en eaux troubles

    Écarté de la course européenne, puis freiné dans son ascension en championnat samedi dans l’antre du Paris FC, l’Olympique de Marseille ne possède plus qu’une carte dans sa manche pour éviter de couler définitivement : l’épopée en Coupe de France qui pourrait apporter le premier titre, tant espéré par tous les Marseillais, après 14 ans de disette. Et sur le chemin menant au trophée, le Stade Rennais débarque ce mardi (21h10) au Vélodrome, pour les huitièmes de finale.

    Les Olympiens ont la ferme intention de rebondir après les derniers résultats décevants. « On travaille et on essaye de donner le maximum comme d’habitude », souligne Roberto De Zerbi. « Je prends mes responsabilités. Il faut essayer de tenir le coup dans les moments difficiles. C’en est un. Quand les choses vont bien, c’est facile. Mais il faut être fort dans les moments plus durs. C’est dans ce genre de moment que l’homme ressort, son professionnalisme et ses valeurs », poursuit le technicien italien. Il est notamment revenu sur le cas du défenseur Amir Murillo, rétrogradé en équipe réserve et qui était prié de quitter le club d’ici la fermeture du mercato, clôturé lundi soir à 20h en France.

    Selon De Zerbi, le Panaméen est coupable de plusieurs erreurs qui ont entraîné des buts cette saison. « La question est très simple : je pense que tout le monde voit des buts sur des touches, à la fin des matches… L’erreur footballistique je l’accepte mais il y a une chose que je veux voir : la faim. Je veux que tout le monde la voie », martèle l’entraîneur de l’OM, qui estime que cette rencontre face aux Rennais d’Habib Beye est « l’un des matches les plus importants de la saison », à l’instar de ceux joués à Bruges et au Koweït contre le PSG. Un retour au Vélodrome où les Marseillais vont probablement s’attendre à un accueil hostile, surtout vingt-quatre heures après la réunion entre les supporters, les joueurs, l’entraîneur et la direction à la Commanderie (lire ci-contre).

    « En ce moment, on est en tort. Quand tu es en tort, tu dois présenter tes excuses pour progresser. Le Vélodrome est un miroir. Un reflet de ce que tu donnes sur le terrain. Demain, il faut être prêt à recevoir des sifflets. […] Ça fait mal, mais il faut assumer et essayer de changer les choses », soutient De Zerbi, conscient que l’environnement olympien est unique. « La pression est plus élevée qu’ailleurs. C’est bien quand ça fonctionne et difficile quand ça va mal », résume-t-il avec justesse, tout en réclamant plus de temps pour parvenir aux résultats attendus par le peuple bleu et blanc.

    Le prometteur Nwaneri prend ses marques

    Il a débarqué dans un contexte sous tension, mais cela ne l’a pas empêché de montrer de bonnes choses sur le terrain. L’ailier international espoirs anglais Ethan Nwaneri, prêté par Arsenal et arrivé à l’OM la semaine passée en même temps que Quinten Timber, a vécu « une semaine très positive ». « Nous n’avons pas obtenu les résultats voulus mais nous allons dans la bonne direction. On est prêts à pousser et c’est très positif », souligne le natif de Londres âgé de 18 ans. Il s’est bien adapté aux consignes de son nouvel entraîneur, Roberto De Zerbi. « Il m’a juste donné quelques orientations tactiques pour prendre le ballon au bon poste et au bon moment. Il m’a donné beaucoup de liberté », ajoute celui qui veut « aider à marquer l’histoire du club ». « Marseille est un très grand club. Le coach, les joueurs, les supporters… C’est extraordinaire. C’était une grande expérience pour moi, je n’ai pas réfléchi longtemps. […] Le soutien est tellement formidable, le coach aussi… On sent une responsabilité. On veut faire au mieux », insiste Nwaneri.

  • [Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Immersion avec l’équipe Van Rysel – Roubaix

    [Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Immersion avec l’équipe Van Rysel – Roubaix

    Face à un plateau composé d’équipes WorldTeam et ProTeam, Van Rysel – Roubaix ne partait pas avec la faveur des pronostics. Pour le team nordiste dirigé par l’ancien coureur Frédéric Delcambre, présent depuis sa fondation en 2007, « ces courses de début de saison, dans le sud, sont une mise en route. Fin février début mars, on remonte dans le nord, c’est là qu’on se doit d’être prêts. Après, si on peut faire des résultats, ce n’est que du bonus », détaille Arnaud Molmy, directeur sportif de l’équipe sur le Grand prix.

    Pour autant, l’équipe ne partait pas sans plan : « S’il y a une échappée matinale, on va essayer d’y être avec un ou deux coureurs. Cette année, il n’y a plus les crêtes, qui étaient le juge de paix, donc la course risque de se lancer d’un peu plus loin. On a des coureurs qui vont assez vite, le but sera donc de basculer la Gineste dans le groupe de tête, pour faire un résultat. » Même si « on n’est pas favoris en cas de sprint. Mais le scénario est imprévisible avec ce nouveau parcours et car il n’y a pas de vrai favori », analyse-t-il.

    Parmi les coureurs qui avaient une carte à jouer, le directeur sportif citait Joppe Heremans, jeune puncheur belge « qu’on a vraiment protégé », et Louis Hardouin, meilleur amateur français l’année dernière, qui disputait sa première course chez les professionnels, mais à qui on ne voulait pas « mettre de pression inutile ».

    L’audace de Hardouin, le top 10 pour Jarnet

    Le début de course est très rapide, comme en témoigne le compteur de la voiture, qui affiche 45 km/h sur des pentes entre 3 et 5%. Après une première échappée avortée, dans laquelle s’était glissé Arnaud Tendon, la seconde est la bonne. En son sein, le Belge Kenny Molly, ce qui suscite l’admiration d’Arnaud Molmy : « Il est impressionnant. Il arrive à s’échapper à chaque course. »

    Impressionnantes, également, les qualités de pilote du directeur sportif. Pour ravitailler les coureurs, dans les pentes du Pas de la Couelle, nous devons doubler la longue file des autres voitures sur une chaussée assez étroite. Toujours sur la corde, l’ancien sprinteur semble aussi à l’aise au volant que sur le vélo. « On n’est pas formé à ça. Ça passe, jusqu’au jour où ça pile et que tu n’as pas le temps de freiner », reconnaît-il.

    Le peloton, conduit par les équipes Total Énergies, Cofidis et Decathlon, ne laisse pas grandir les écarts avec l’échappée et finit même par l’avaler dans l’Espigoulier. « Il n’y a plus vraiment de course ou ça roule tranquillement, lâche Arnaud Molmy. Là, ça s’est posé pendant 5 km puis c’est reparti. On est pourtant sur une des premières courses de la saison. Pour la moitié des coureurs, c’est même la toute première. »

    Sous l’effet d’une descente à près de 70 km/h sur une route sinueuse, le peloton éclate. Un groupe de 32 se trouve désormais à l’avant, parmi lesquels Kenny Molly, Louis Hardouin, Maxime Jarnet et Antoine Raugel, avant d’attaquer la Gineste. Arnaud Molmy est satisfait. « C’est bien les mecs », encourage-t-il, donnant ses dernières consignes : « Vous savez ce qu’il vous reste à faire : placement, placement, placement », martèle-t-il. Kenny Molly lâche dans les premiers hectomètres, lessivé par une journée passée à l’avant. Les trois autres s’accrochent. « Il en faut un qui se sacrifie pour sortir faire le sprint. Si Louis se sent bien, qu’il y aille. Il faut y croire », harangue Arnaud. Ils basculent au sommet avec le groupe de tête. Louis Hardouin tente alors de partir avec deux autres coureurs. « Il ne faut pas trop en faire Louis, des équipes veulent regrouper en bas. Prends le temps, il n’y a que 7-8 secondes, bois un coup », calme son directeur sportif, qui reconnaît quand même : « Il fait un truc quand même le gamin, première chez les pros ! ». Presque payant, mais lui et ses compagnons sont rattrapés à 1 km de la ligne.

    Au sprint, Maxime Jarnet accroche une belle 9e place. De quoi réjouir le directeur : « Ça présage de super choses pour la suite de la saison. Un top 10 pour démarrer la coupe de France, c’est super. Le comportement de Louis extraordinaire, Kenny échappé au départ comme d’habitude… Les mecs ont fait un super boulot. On peut être fiers ce soir », salue-t-il, en espérant confirmer dès mercredi pour le départ de l’Étoile de Bessèges.

  • [Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Un inattendu doublé aixois qui restera dans les annales

    [Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise] Un inattendu doublé aixois qui restera dans les annales

    Le petit village gaulois a résisté aux envahisseurs. Comme dans les histoires de Goscinny et d’Uderzo, l’Amicale Vélo Club Aix – Dole, seule équipe continentale fédérale du peloton, est parvenue à se faire une place dans la cour des grands, dimanche, en remportant deux prix importants au Grand Prix cycliste de Marseille – La Marseillaise. Celui du coureur le plus combatif, en la personne du jeune britannique Joseph Brookes (21 ans), et celui du meilleur grimpeur, décerné à Jack Brough (22 ans), également originaire d’Outre-Manche. « On est une petite équipe, entre guillemets, par rapport au peloton du jour, avec des moyens financiers largement inférieurs. Et on réalise un hold-up avec deux garçons extraordinaires qui ont animé la course du début jusqu’à la fin. Et c’est largement mérité », martèle Jean-Daniel Beurnier, président de l’AVC Aix – Dole, aux anges après les prestations de ses jeunes poulains, chaleureusement félicités à l’arrivée par de grands coureurs internationaux.

    Joe et Jack, les frères Dalton

    Ces deux maillots glanés dans cette première manche de la Coupe de France démontrent la qualité de formation du club aixois. « C’était une bonne opportunité pour nous de montrer ce dont on est capables », souligne Jack Brough, qui s’est déjà fait remarquer la saison passée en terminant deuxième du Tour des Deux-Sèvres. « Il fallait juste être patient, attendre le bon timing pour faire un effort maximum », poursuit celui qui termine à la 91e place au classement général, à un peu plus de quatre minutes du leader. Son coéquipier et compatriote Joseph Brookes, dit « Joe », sont arrivés au même moment. « C’était notre première course professionnelle de la saison. Je pense que nous avons fait un très bon travail qui prouve que nous pouvons courir à ce niveau », estime le lauréat de la Roue d’Or-GP Festa del Perdono en septembre dernier. « On n’a pas peur d’être agressifs et de courir à l’avant, de ralentir la cadence quand il le fallait et d’être là-haut avec les professionnels », ajoute Brookes, très fier de lui.

  • OM : pas là pour faire tapisserie

    OM : pas là pour faire tapisserie

    La cruelle défaite aux tirs au but face au PSG, à Koweït City lors de la finale du Trophée des Champions, résonne encore dans toutes les têtes marseillaises. « Vu le scénario, ça fait mal, prendre ce but à la fin », confirme Amine Gouiri, enfin titulaire en pointe de l’attaque olympienne, jeudi dernier, depuis sa blessure à l’épaule survenue à la mi-octobre. « Cette saison, on a pris beaucoup de buts dans les arrêts de jeu. Ce n’est pas un manque d’expérience, mais plutôt du vice. On doit travailler parce qu’on a perdu énormément de points et un titre », poursuit-il, conscient que le manque de constance est l’un des points négatifs de l’OM.

    « C’est une saison avec beaucoup de matches, on a eu beaucoup de blessés, mais on est là, on a regardé Paris dans les yeux, toujours en course en Ligue des champions et sur le podium en Ligue 1. On est toujours là », lance Gouiri, désormais focus sur le prochain match, ce mardi soir (à 21h), lors des 16e de finale de la Coupe de France face au Bayeux FC, club de Régional 1. Soit cinq divisions d’écart. « C’est la magie de la Coupe, mais il faut rester concentré, y aller avec humilité et gagner le match. Que ce soit contre Paris ou Bayeux, une R1, ça reste la Coupe, un trophée à aller chercher. Eux vont faire le match de leur vie, mais nous aussi », ajoute l’attaquant professionnel de 25 ans, qui va faire face à des amateurs.

    « Tous les matches doivent être joués de la même manière. Il n’y a pas de matches moins importants que d’autres. On doit avoir la même détermination et humilité. Sinon, on risque d’être une équipe incomplète. Demain, il y aura la meilleure équipe possible pour ce match », assure Roberto De Zerbi, l’entraîneur de l’OM. Il en a profité pour annoncer l’absence de Pierre-Emerick Aubameyang, qui a eu le droit à quelques jours de repos « pour recharger les batteries ».

    Dans les cages, Gerónimo Rulli laissera sa place à Jeffrey De Lange. Ce dernier disputera son 5e match de la saison face aux hommes du Calvados. « La compétition me plaît parce que tout le monde a la même chance. Un vaut un dans le football et la vie. Toutes les équipes doivent avoir les mêmes droits que le PSG et l’OM. Les joueurs sont souvent des fils d’immigrés ou de personnes de classes plus pauvres, donc c’est plus juste comme format », souligne le technicien italien, qui en a profité pour faire passer un message à Eric Fouda, entraîneur du Bayeux FC, suite à ses propos assez critiques parus dans La Provence. « Je sais qu’ils jouent en 3-4-1-2 et que leur entraîneur aime donner des conseils aux autres coaches. S’il veut m’en donner, je lui passerai mon numéro de téléphone », lâche un De Zerbi taquin.

    De Zerbi lie son avenir à celui de Benatia

    Le directeur du football à l’Olympique de Marseille, Medhi Benatia, s’était livré sur son avenir, jeudi dernier, après la cruelle défaite en finale du Trophée des Champions face au PSG. « À Marseille, c’est difficile de se projeter, avait-il soufflé. Après Nantes (0-2), il y avait tout à jeter. Donc pour ma part, je ne me projette pas du tout. Il faut juste savoir profiter de ce genre de matches, même si ce n’est pas une victoire, profiter du travail qui a été fait, pas tout le temps critiquer. Dans pas longtemps, vous verrez qu’il y aura d’autres personnes à notre place, il faudra encore leur laisser du temps de travailler. » Interrogé sur ces propos de l’ex-international marocain, Roberto De Zerbi, l’entraîneur de l’OM s’est montré très clair. « Benatia est amoureux de Marseille et peut-être encore plus que moi puisqu’il a grandi ici. Je suis fidèle et correct. Le jour où Benatia s’en ira, je partirai aussi. Je suis arrivé ici grâce à Benatia et Longoria », souligne le technicien italien, persuadé que l’actuel directeur du football ne faisait pas référence à un départ en fin de saison.

  • « Pouvoir partager ça avec les licenciés du club »

    « Pouvoir partager ça avec les licenciés du club »

    La Marseillaise : Comment avez-vous préparé cette rencontre de Coupe de France ?

    Zaki Noubir : Avec beaucoup d’enthousiasme, beaucoup de plaisir et vraiment aucune pression. Je pense que c’est important, même si, aujourd’hui, il y a un enjeu. Ça ne doit pas prendre la place sur le jeu et c’est en ce sens-là que j’ai orienté ma semaine. Mais cette orientation-là, elle est aussi en championnat.

    Comment jugez-vous votre première partie de saison, avec cette 6e place en championnat et le parcours en Coupe de France ?

    Z.N. : Forcément très intéressante, parce que c’est un effectif qui a été reconstitué durant la période estivale. Dans le but de répondre aux exigences de ce championnat, mais aussi à la philosophie du club, qui souhaite impulser une nouvelle direction. Aujourd’hui, on en est plutôt satisfait. on sait très bien que c’est un championnat à deux vitesses. La deuxième partie de saison va être assez rythmée. La Coupe, c’est très positif. Aller en 16e de finale aujourd’hui, quand on n’a pas connu cela depuis de nombreuses années… Forcément, c’est une vraie satisfaction. Et une satisfaction aussi de pouvoir partager ça avec l’ensemble des licenciés du club, mais également avec les passionnés d’Istres et de football.

    De quelle manière gérez-vous ce groupe jeune, vous qui êtes vous-même un jeune entraîneur en bas âge ?

    Z.N. : Bien sûr que c’est mon travail, il y a beaucoup de jeunes encadrés par des joueurs plus expérimentés, mais ça fonctionne bien. Peu importe l’âge, l’idée est de leur donner des responsabilités, de les faire grandir et de les mettre en pratique à travers les matches que l’on a le week-end. En tout cas, mon âge, au quotidien, n’est pas une barrière. L’important est que je sois en capacité de fédérer autour de mes idées. La franchise, le travail et la passion, c’est ce qui me caractérise.

  • Foued Kadir, 42 ans et toujours au front avec Istres

    Foued Kadir, 42 ans et toujours au front avec Istres

    Il fait partie des joueurs les plus expérimentés dans les quatre premières divisions françaises, avec l’emblématique capitaine de l’OGC Nice, Dante (42 ans). Inoxydable, inépuisable, Foued Kadir court toujours après deux décennies passées sur les terrains professionnels. À 42 ans, le milieu offensif d’Istres (National 2) s’apprête à jouer un seizième de finale de Coupe de France face au Stade Lavallois (Ligue 2).

    Ce samedi, à 18h, il souhaite voir sa formation vaincre le club mayennais. En tout cas, les espoirs sont bien présents. « Ça reste un match de Coupe de France, donc je vais être franc, je pense que l’on a toutes nos chances. On n’a rien à perdre. Si on est éliminé, ce sera logique, si on gagne, c’est l’exploit. On va tout donner », raconte le Martégal de naissance.

    Cette saison, l’ancien milieu offensif de l’OM, de Valenciennes ou encore du Betis laisse transparaître qu’il va bien. Physiquement, il y a eu des hauts et des bas, avec une longue coupure qui lui a mis du plomb dans l’aile, mais le joueur est toujours motivé. « J’étais en pleine forme en début de saison, j’étais au top physiquement et malheureusement, j’ai été coupé dans mon élan par une suspension et une blessure. Je n’ai pas joué pendant presque deux mois et j’ai fini par retrouver du temps de jeu en fin d’année. Je me sens de mieux en mieux. »

    Il ne pense pas encore

    à la retraite

    Pour continuer de s’entraîner tous les jours, alors que la quasi-totalité de sa carrière est derrière lui, Foued Kadir montre que deux sentiments prédominent. « L’envie est intacte. À mon âge, la notion restante, c’est aussi celle du plaisir. Je me lève le matin, je suis super content d’aller à l’entraînement. Quand il n’y aura plus cette notion de plaisir, j’arrêterais sûrement, mais pour l’instant, elle est toujours là », décrit le quadragénaire.

    Justement, ce dernier n’envisage pas encore la retraite. En fin de contrat au 30 juin 2026, ses pensées ne se tournent pas encore vers une reconversion, bien au contraire. Kadir souhaiterait continuer : « Il se passera ce qu’il se passera, mais si on peut prolonger l’aventure, ce sera avec plaisir. »

    Celui qui se voit comme « un grand frère » au sein de ce jeune vestiaire ne sait pas encore ce qu’il fera après sa carrière de joueur. Pas entraîneur, c’est certain, car c’est un poste « qui ne permet pas la déconnexion ». Le père de famille ressent une pointe de déception lorsqu’il voit l’horaire de son match de Coupe de France.

    En effet, l’Algérie joue son quart de finale de Coupe d’Afrique en même temps. L’international aux 25 sélections ne pourra pas suivre les siens, à son plus grand regret. « Je ne verrai le score qu’à la fin de notre match. Je les suis toujours énormément et je suis fier de leur parcours. Ils vont jouer contre le Nigeria d’Eric Chelle, qui a été mon coach à Martigues, donc vraiment déçu de ne pas suivre ça en direct », raconte-il.

    Istres a rendez-vous avec son histoire, ce samedi, et pourra compter sur Foued Kadir pour renverser un club professionnel. Son inestimable expérience ne sera pas de trop.

  • Cyclisme : dix-neuf équipes en lice au Grand Prix La Marseillaise

    Cyclisme : dix-neuf équipes en lice au Grand Prix La Marseillaise

    Qui succédera à Valentin Ferron (Cofidis) au
    palmarès du Grand
    Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise ? À un peu plus d’un mois du départ, les équipes prétendantes à la victoire de cette 48e édition se sont déjà déclarées. Et comme chaque année, certaines des meilleures formations mondiales font le déplacement pour participer à l’une des plus belles compétitions du circuit européen, inscrite au calendrier UCI Europe Tour 2025 en catégorie 1.1. Cette classification attire donc tout naturellement de grosses écuries de l’UCI World Tour. Elles seront quatre cette année à se présenter sur la ligne de départ de la plus marseillaise des courses cyclistes : Alpecin Deceuninck (Belgique), Décathlon CMA-CGM, Groupama-FDJ et Lotto Dstny (Belgique). Toutes les quatre étaient déjà candidates au titre l’année passée, mais Lotto Dstny a entre-temps évolué, passant d’équipe Pro Team à World Team. Parmi les habitués, Décathlon, qui n’est désormais plus associé à AG2R La Mondiale, sera une nouvelle fois très attendue sur la ligne d’arrivée. Le prodige tricolore Paul Seixas et le grimpeur Nicolas Prodhomme avaient réussi à se hisser dans le top 10 de la dernière édition, au terme d’un finish au sprint mémorable sur le faux plat en direction du campus de Luminy.

    Les ProTeams font de l’œil

    Si Groupama-FDJ avait retenu le Marseillais Maxime Décomble pour cette course l’année passée, Sébastien Joly, directeur sportif de Décathlon CMA-CGM, pourrait aligner un autre ancien pensionnaire du VC la Pomme : Matisse Bonnet, qui a récemment intégré l’équipe U19. Toujours utile d’avoir un local de l’étape dans ses rangs. Comme le Grand Prix cycliste de Marseille-La Marseillaise représente la première étape de la Coupe de France, les formations Pro Teams alignent toujours de grands noms. Neuf d’entre elles seront au départ du stade Vélodrome : Toscana Factory Team-Vini Fantini (Italie), MBH Bank CSB Telecom Fort (Italie), Caja Rural Seguros RJA (Espagne), Unibet Tietmat Rockets, Total Energies, Euskatel Euskadi (Espagne), Equipo Kern Pharma (Espagne), Burgos Burpellet PH (Espagne) et Cofidis, le tenant en titre. Toutes ces équipes, sauf les Italiens de MBH Bank CSB Telecom Fort, ont déjà participé à cette course et se retrouvent très souvent proches du podium, à l’instar de Kern Pharma, qui comme Décathlon, comptait l’année dernière deux de ses représentants dans le Top 10. D’ailleurs, Pau Miquel est le seul à avoir intégré le top 10 des deux dernières éditions.

    Six Conti visent l’exploit

    Et pour compléter ce peloton de haute volée, six équipes Conti tenteront de rééditer l’exploit réalisé par l’ancien Pommier Justin Jules, seul coureur à avoir remporté le Grand prix d’ouverture La Marseillaise en étant issu d’un club de troisième division. Quatre d’entre elles sont françaises et ont l’habitude d’être présentes au rendez-vous phocéen : CIC U Nantes, Nice Métropole Côte d’Azur, Saint-Michel-Préférence Home-Auber 93 et Van-Rysel Roubaix Lille Métropole. Deux nouvelles formations étrangères vont faire leurs premiers pas dans les hauteurs provençales : l’écurie italienne de Polti Visit Malta et le collectif suisse Elite Fondations Cycling Team, qui disputera en 2026 sa première saison en Continentale sous la houlette de Frédéric Rostaing, ancien directeur sportif du VC la Pomme. Sur ces deux dernières années, au moins un coureur d’une équipe Conti a toujours réussi à entrer dans le Top 10. Avant cela, ce n’était plus arrivé depuis le double champion paralympique Kévin Le Cunff (9e en 2019).

  • L’OM termine par un festival

    L’OM termine par un festival

    Entre l’Olympique de Marseille et la Coupe de France, les choses n’ont pas toujours été évidentes. Le club phocéen a connu plusieurs mésaventures au cours de
    ces 25 dernières années, avec des défaites face à des écuries semi-professionnelles comme Andrézieux-Bouthéon, Carquefou ou Canet-Roussillon, pour ne citer qu’eux. Compte tenu de ces passifs, l’affiche du 32e de finale de la Coupe de France 2025-2026 face à Bourg-Péronnas, pensionnaire du championnat National dans lequel évolue Aubagne, pouvait susciter certaines craintes en amont.

    Mais les Olympiens ne sont pas tombés dans le piège de cette compétition, cette fois-ci, en plantant pas moins de six buts dans la partie. « On a fait un match sérieux », se réjouit Roberto De Zerbi, insistant sur le fait que la prestation de ses protégées n’était pas parfaite, à cause d’un trop grand nombre d’occasions de but concédées. L’avant-centre burgien, Sidi Cissé, s’est retrouvé à cinq reprises dans une situation favorable dans la surface. Heureusement pour les Phocéens, aucune de ses tentatives n’a fait mouche.

    « On sait qu’il y a toujours de mauvaises surprises qui peuvent arriver, sachant qu’on menait seulement d’un but à la pause », souligne le technicien italien, soulagé d’avoir ouvert rapidement le score grâce à une tête du capitaine Leonardo Balerdi sur un corner exécuté par Angel Gomes, intéressant dans le cœur du jeu olympien. Le défenseur argentin a ainsi inscrit son premier but de la saison, lui qui n’avait plus trouvé le chemin des filets depuis le 21 janvier 2024 (2-2 contre Monaco). Mais le réel déclic est apparu en seconde période, où Mason Greenwood – meilleur buteur de Ligue 1 – est à l’origine d’un florilège de buts. Pierre-Émile Højbjerg et Igor Paixão, éléments moteurs de cette rencontre, ont suivi le mouvement, avant que les entrants Bilal Nadir et Tadjidine Mmadi concluent l’après-midi avec deux boulets de canon imparables. Et ainsi, terminer l’année 2025 en beauté. « J’ai dit à mes joueurs qu’on a fait un bon début de saison, positif, avec des résultats importants. Après, il faut toujours faire mieux », lance De Zerbi, conscient que le mois de janvier s’annonce déjà capital.

    BOURG-PERONNAS 0 (0) MARSEILLE 6 (1)

    32e de finale – Coupe de France

    Stade Marcel-Verchère, à Bourg-en-Bresse (6 000 spectateurs)

    Arbitre : Stéphanie Frappart

    Buts : Balerdi (8’), Greenwood (59’), Højbjerg (64’), Paixão (66’), Nadir (77’), Mmadi (87’) pour Marseille

    BOURG-PERONNAS : Mazuy – Koite (Tankiev, 85’), Lacour (cap), Vitré, Sylla (Magassouba, 74’) – Bodmer, Meyer (Guel, 74’), Slimani (Touray, 62’) – Boumaaoui (Mouaddeb, 85’), Pembélé, Cissé.

    Entraîneur : David Le Frapper

    MARSEILLE : De Lange – Weah (Mmadi, 69’), Pavard (Egan-Riley, 74’), Balerdi (cap), Palmieri – Højbjerg, O’Riley, Gomes (Medina, 62’) – Greenwood (Nadir, 74’), Maupay (Vaz, 62’), Paixão.

    Entraîneur : Roberto De Zerbi

    Mmadi au top

    Âgé de 18 ans, Tadjidine Mmadi a inscrit son premier but avec l’équipe professionnelle, dimanche après-midi, pour sa troisième apparition seulement. L’international U20 français, récemment rentré de la Coupe du Monde avec les Bleuets, a déjà fait sensation cette saison en Youth League après son doublé face au Real Madrid. Il semble promis à un bel avenir.

  • Coupe de France : qualification pleinement maîtrisée de l’OM

    Coupe de France : qualification pleinement maîtrisée de l’OM

    Auteur de grandes contre-performances en Coupe de France dans son histoire, l’Olympique de Marseille « version 2025 » n’a cette fois-ci pas tremblé sur la pelouse de Bourg-Péronnas (0-6), pensionnaire de National, dimanche après-midi, lors des 32es de finale de la compétition.

    Le capitaine Leonardo Balerdi a montré la voie à ses coéquipiers dès la huitième minute de jeu, grâce à une tête puissante sur corner. Après vingt premières minutes de jeu pleines de maîtrise, l’OM a baissé en intensité, laissant plus de liberté aux Burgiens. Notamment Sidi Cissé, qui a eu plusieurs occasions de faire la différence face à un Jeffrey De Lange peu sollicité durant la partie.

    Au retour des vestiaires, les Marseillais ont de nouveau clairement contrôlé le cours de la partie, en exploitant pleinement leurs phases de possession du ballon. Le meilleur buteur de la Ligue 1, Mason Greenwood, a permis aux Olympiens d’aborder plus sereinement la dernière demi-heure de jeu en inscrivant le deuxième but de la partie.

    Roberto De Zerbi a ainsi pu faire tourner son effectif, permettant notamment à Facundo Médina de faire son retour après plusieurs mois d’absence dû à une blessure à la cheville. Parmi les entrants, le jeune Tadjidine Mmadi (18 ans) s’est également illustré sur le sixième et dernier but phocéen. Un festival pour finir l’année en beauté.

    BOURG-PERONNAS 0 (0)

    MARSEILLE 6 (1)

    32e de finale – Coupe de France

    Stade Marcel Verchère, à Bourg-en-Bresse (6 000 spectateurs)

    Arbitre : Stéphanie Frappart

    Buts : Balerdi (8’), Greenwood (59’), Højbjerg (64’), Paixão (66’), Nadir (77’), Mmadi (87’) pour Marseille

    BOURG-PERONNAS : Mazuy – Koite (Tankiev, 85’), Lacour (cap), Vitré, Sylla (Magassouba, 74’) – Bodmer, Meyer (Guel, 74’), Slimani (Touray, 62’) – Boumaaoui (Mouaddeb, 85’), Pembélé, Cissé.

    Entraîneur : David Le Frapper

    MARSEILLE : De Lange – Weah (Mmadi, 69’), Pavard (Egan-Riley, 74’), Balerdi (cap), Palmieri – Højbjerg, O’Riley, Gomes (Medina, 62’) – Greenwood (Nadir, 74’), Maupay (Vaz, 62’), Paixão.

    Entraîneur : Roberto De Zerbi

  • Les Spartiates sortis de la Coupe après un match fou

    Les Spartiates sortis de la Coupe après un match fou

    À match historique, scénario dingue. Les Spartiates jouaient le premier quart de finale de leur histoire, ce mardi, au Pomge. Contre Chamonix, Marseille a manqué sa première partie avant de se réveiller de manière extraordinaire. Quatre buts remontés puis un final sur un fil, où la décision a tourné en faveur des Pionniers (4-6). Ces derniers sont qualifiés pour les demi-finales, pas Fabien Colotti et ses coéquipiers.

    Cette rencontre a rapidement tourné au vinaigre pour les locaux. Dominants sur les premiers instants, les hockeyeurs phocéens ont été punis par un tir lointain du défenseur finlandais Santeri Koponen dès la 5e minute. Les Spartiates ne se sont pas démobilisés en campant dans le camp adverse et en plaçant de nombreux palets devant la cage chamoniarde. Les Finlandais étaient visiblement à la fête au Palais Omnisports, ce mardi soir, puisque Saku Kivinen a inscrit le but du break pour les Pionniers. Une tentative pas assez rapidement repoussée par Marseille et Kivinen pousse le puck au fond des filets. Loin d’être l’entame espérée pour les joueurs de Luc Tardif.

    Le deuxième tiers s’est ensuite complètement emballé. Chamonix a continué son entreprise de destruction avec deux autres buts coup sur coup grâce à Malo Ville. 4-0, affaire pliée ? Non, loin de là.

    De 0-4 à 4-4

    Les Spartiates se sont ressaisis en l’espace de 7 minutes. Lindgren, Bourgeois et Da Costa ont enchaîné les réalisations pour recoller à 4 à 3 avant la dernière période. Pendant ce temps, le groupe de supporters poussait derrière son équipe. Une banderole « On veut la Coupe ! » a été déployée à plusieurs reprises durant la soirée. Les joueurs de la vallée du Mont-Blanc ont pris un coup derrière la tête, mais ils étaient encore devant au score.

    Le scénario de ce quart de finale a été haletant jusqu’au bout. Égalisation marseillaise par Jan Dufek, mais les Chamoniards sont immédiatement repassés devant, abaissant l’euphorie du public phocéen. Les locaux ont tenté le tout pour le tout dans les deux dernières minutes en jouant en double supériorité numérique pour trouver la faille. Il n’y en a pas eue, les Pionniers inscrivent un dernier but en cage vide, à trois secondes de la fin. Une défaite 6-4 lors d’une rencontre folle où les Marseillais ont failli renverser une partie bien mal engagée. La Coupe de France, c’est terminé pour cette saison.

    Marseille 4 Chamonix 6

    Quart de finale de la Coupe de France

    Palais omnisports

    Buts : Lindgren (31e), Bourgeois (33e), Da Costa (38e), Dufek (50e) pour Marseille ; Koponen (5e, 51e, 59e), Kivinen (15e), M.Ville (25e, 29e) pour Chamonix

    MARSEILLE : Kasik – Petersson, Lindgren, Coulaud, Bourgeois, Corvez, Cantagallo – Bouvet, Da Costa, Welsh, Wong, Thompson, Lavoie, Tavernier, Stromberg, Dufek, Joubert, Colotti, Dair

    Entraîneur : Luc Tardif

    CHAMONIX : Aubrun, Garnier – Koponen, Pantzare, Thyni, Penz, Durand, Delmas – Tarabusi, Convert, M.Ville, G.Ville, Tugnutt, Colombin, Fortin, Broutin, Simond, Kivinen

    Entraîneur : Anatoli Bogdanov