Tag: Coupe de France

  • [Entretien] Jonathan Zwikel : « Ces duels à Rouen et à Amiens représentent un énorme défi »

    [Entretien] Jonathan Zwikel : « Ces duels à Rouen et à Amiens représentent un énorme défi »

    La Marseillaise : Vous êtes leaders de Ligue Magnus après neuf journées avec une seule défaite. Comment analysez-vous ce début de saison ?

    Jonathan Zwikel : Le bilan comptable est positif, avec des points précieux dans la course aux play-offs. Mais le plus encourageant reste le contenu, la cohésion et la motivation du groupe. L’équipe est soudée, suit les consignes et va dans le même sens, ce qui permet d’aborder plus sereinement certains aléas.

    Comment vous adaptez-vous
    à la vague de blessures que vous connaissez depuis la première journée de championnat
     ?

    J.Z. : Elles ont particulièrement touché des joueurs clés de notre effectif. Nous avons d’ailleurs appris qu’Albin Nilsson sera absent au moins dix jours après avoir subi une commotion sur une charge [face aux Rapaces de Gap, ndlr]. Il faut anticiper la profondeur de l’effectif, mais lorsque les absences s’enchaînent aussi tôt dans la saison, nous devons réagir rapidement. L’objectif est d’éviter de trop solliciter les mêmes joueurs, au risque de provoquer de nouvelles blessures. Nous avons donc travaillé rapidement pour trouver des solutions en recrutant Anton Gradin et Jesper Larinmaa comme jokers.

    Y a-t-il un match référence depuis le début de saison ?

    J.Z. : Notre premier match à domicile contre Briançon a été difficile, notamment en raison d’une mauvaise gestion des émotions et d’un manque de cohérence. C’est celui qui nous a le plus appris. Nous avons compris que mettre de l’énergie sans coordination ni cadre ne suffisait pas. Le fait d’avoir vécu cette expérience, puis d’avoir identifié ensemble ce qui n’avait pas fonctionné, nous a beaucoup aidés pour la suite.

    Sur quel point votre équipe
    a-t-elle le plus progressé
     ?

    J.Z. : La saison dernière, certains n’en avaient pas les moyens ou l’envie, ce qui suffisait à déséquilibrer l’équipe. Cette année, le groupe croit dans le plan et possède les capacités pour le mettre en œuvre. Cela n’empêche pas les erreurs ou les périodes plus difficiles, mais cette cohérence est essentielle.

    Quel impact aura l’enchaînement des déplacements à Rouen et Amiens, jeudi et vendredi ?

    J.Z. : Les joueurs de hockey ont l’habitude d’enchaîner les efforts malgré la fatigue et les petits pépins physiques. Amiens bénéficiera toutefois d’un avantage puisqu’ils n’auront pas joué la veille. Les joueurs savent gérer ce type de situation, même si deux matchs consécutifs restent peu fréquents.

    Que ressentez-vous lorsque vous retournez à Rouen, où vous avez débuté et conclu votre carrière ?

    J.Z. : C’est un club particulier pour moi. Ma famille, mes amis d’enfance et plusieurs personnes du club y sont toujours. C’est aussi le club où j’ai été formé et où j’ai commencé puis terminé ma carrière. J’ai toujours plaisir à y retourner et je m’y sens encore un peu chez moi. Avec le temps, l’émotion est moins forte qu’au premier déplacement, mais retrouver ces personnes et ces souvenirs reste agréable. Une fois le match commencé, je me concentre toutefois sur notre objectif.

    Quels souvenirs gardez-vous
    de votre passage à Rouen
     ?

    J.Z. : Les saisons 2009-2010 et 2010-2011 restent marquantes. Nous avons remporté deux titres de champion avec mon frère, ainsi qu’une Coupe de France et une Coupe de la Ligue. Je retiens particulièrement la finale de 2010 contre Angers. Après avoir perdu les deux premiers matchs, nous avons remporté les deux suivants avant de gagner le match décisif à Rouen. Mon frère et moi jouions sur la même ligne et avions chacun marqué lors de cette rencontre. C’est un souvenir très fort que nous partageons.

    Comment analysez-vous les deux rencontres à venir ?

    J.Z. : Ce double déplacement représente un énorme défi. Rouen a construit une équipe très complète, avec de grandes ambitions et des joueurs de qualité à tous les postes. Même si nous les avons battus à domicile, gagner chez eux sera très difficile. À Amiens, il faudra enchaîner. Malgré son classement, elle possède une réelle valeur et a été pénalisée en début de saison par des blessures. C’est une équipe physique, qui joue avec beaucoup d’intensité.

  • « C’est un match de Coupe et surtout un derby »

    « C’est un match de Coupe et surtout un derby »

    La Marseillaise : Avec deux victoires seulement après neuf journées de Ligue 3, votre équipe pointe à la seizième place du championnat. Comment se sent votre groupe après ce début de saison compliqué ?

    Karim Masmoudi : Le groupe vit bien. On travaille, on avance. Il faut savoir que j’ai le groupe le plus jeune de Ligue 3, avec pas mal de joueurs qui n’avaient pas joué la saison dernière. Ce qu’on ressent, aussi bien au sein de l’équipe qu’au sein du club, c’est qu’il y a une vraie progression. Je suis convaincu que l’équipe sera prête lorsque tout le monde sera au même niveau physique et que je pourrai disposer de l’ensemble de mon groupe pour un match.

    Que manque-t-il à votre équipe pour être plus performant ?

    K.M. : Un peu de maturité. Quand on regarde le contenu de nos matchs, on constate que les équipes adverses sont souvent impressionnées par ce qu’on propose. On gagne 1-0 à La Roche-sur-Yon, on joue à dix à Rouen tout en conservant la possession, et à Caen, on encaisse un but à la dernière seconde. Les adversaires nous ont régulièrement félicités pour la qualité de notre jeu. Mais dans l’analyse des matchs, on sent que l’on manque encore d’expérience dans certains moments clés. Avec un groupe aussi jeune, il faut deux ou trois cadres capables d’accompagner ces joueurs, de les guider et de les faire grandir. Le rôle de l’entraîneur et du staff est important, mais il ne suffit pas toujours. C’est aussi pour cette raison que nous avons fait revenir Ali Ahamada et recruté Youssouf M’Changama. Ce sont des profils dont nous avions besoin.

    Vous affrontez Istres ce samedi (à 17h, à Parsemain) au 5e tour de la Coupe de France. Comment appréhendez-vous ce match ?

    K.M. : C’est un match de Coupe, et surtout un derby des Bouches-du-Rhône. La Coupe n’est pas forcément notre priorité, mais c’est toujours intéressant de passer quelques tours. On est satisfaits de ce qu’on propose et de ce qu’on met en place. On trouve notre travail cohérent et on n’est pas dans une situation de doute. On est sereins sur le plan du jeu et dans la dynamique collective. Après, la Coupe peut aussi nous permettre d’engranger de la confiance et de continuer à avancer. On va aborder ce match avec sérieux et ambition, tout en restant fidèles à ce qu’on veut construire. Istres est une équipe difficile à jouer, même si elle connaît aussi un début de saison compliqué. Mais sur un match de Coupe, tout est possible.

  • [Coupe de France de pétanque] Six clubs bucco rhodaniens toujours en route

    [Coupe de France de pétanque] Six clubs bucco rhodaniens toujours en route

    Le 1er tour de zone dans le cadre de l’épreuve reine de la pétanque nationale est arrivé à sa date butoir.

    Un tour d’horizon nous permet d’établir un bilan avec un constat : six clubs seront présents au prochain tour…

    La Boule de Vitrolles vainqueur du club de Simon Santiago la B. Estoublon (04)

    Les Boulistes de l’Étoile Septèmoise ont brillé et sont revenus de l’Hérault en héros, après avoir pris le meilleur sur le Raid Boule Lézignanais.

    La Boule Doria, le club cher à Thierry Barriere a rendu fructueux son déplacement de la Côte d’Azur avec un succès sur Colomars. La Boule Aixoise a pour sa part réalisé aussi un déplacement fructueux sur la Côte d’Azur en s’imposant à Antibes. Vous avez pu vivre dans nos colonnes, la victoire du cercle Saint-Barnabé face au prestigieux DUC de Nice.

    Dernièrement, c’est la Boule Modérée qui a rejoint la saga des qualifiés. Les joueurs du président Fred Marinello ont accueilli et dominé les visiteurs de Saint-Mathieu-de-Tréviers.

    On attend maintenant la suite de l’événement. Un tirage au sort doit avoir lieu prochainement

  • Coupe de France de pétanque : au bout d’un beau suspense !

    Coupe de France de pétanque : au bout d’un beau suspense !

    Belle et chaude journée ce dimanche au cercle St-Barnabé. Au programme en attendant la rencontre phare du jour, les dirigeants ont mis au programme un concours au Jeu Provençal dans le concept triplettes mixtes. Un beau moment de convivialité avec la participation d’une quinzaine d’équipes.

    Si cette épreuve sera en début d’après-midi éclipsée par l’opposition dans le cadre de l’épreuve reine de la pétanque nationale à savoir la coupe de France. Pour la circonstance, les locaux accueillent l’un des plus prestigieux clubs, dans le milieu de la pétanque, de ces dernières années, le DUC de Nice.

    C’est à 14h, que Michel Borghino l’arbitre de la rencontre lance le coup d’envoi.

    Cette équipe locale, qui semble, au papier, privée de quelques éléments majeurs. Après, les présents vont pouvoir démontrer que face aux indisponibilités, ils vont se montrer à la hauteur de la confiance que leur a témoignée le capitaine Eric Cluze.

    Palazzo en fer de lance

    La partie débute donc par les individuels. On note que Laurent Palazzo est bien en bras, il est le premier vainqueur de la série, en dominant tout aussi rapidement que largement Jonathan Huart.

    Il sera imité quelques instants plus tard par Georges Saad El Dine qui domine Jean-Pierre Birri. Quant à Séverine Roche pas très heureuse dans les résultats de ses tirs, elle s’incline avec des regrets face à Sébastien Terzariol. À noter que la championne départementale 2025 en solitaire, connaît quelques problèmes physiques, qui l’empêchent d’être au mieux de sa condition.

    Joli bras de fer entre Sabine Fara et Sylvie Lozano qui va tourner à l’avantage de la locale. Comme dans le même temps, les visiteurs Thierry Aslan et Gérard Marasco vont prendre respectivement le meilleur sur Axelle Bernard et Mario Augugliaro, les deux équipes se retrouvent à égalité au terme de cette phase un.

    L’acte deux va voir ces joueurs de la Côte d’Azur prendre un bel avantage. En s’imposant dans deux binômes, on note que le coach marseillais, devant le mal qui freine Séverine Roche, décide de lancer Patrick Fara dans le bain. Il va s’ensuivre une petite remontada, mais pas assez pour empêcher les visiteurs de s’imposer. Comme dans le même temps, les Niçois remportent le second binôme. Il est mis un terme au dernier double, avec une donne qui se détermine ainsi : les Locaux pour franchir ce premier tour de zone doivent gagner les deux parties, et bien sûr, les visiteurs, se contenteront d’en porter seulement une à leur avantage.

    Dans ces deux parties la physionomie va être identique, avec de part et d’autre les Marseillais qui prennent le meilleur départ. Les deux équipes vont mener largement, avant de voir leurs adversaires revenir.

    On pense même que la messe est dite, quand Max Guidicelli et Sabine Fara en mettent partout. Le sauveur sera Laurent Palazzo, lequel à sa dernière réalise un devant de boule, dont ses adversaires ne vont pouvoir se remettre. Ils s’inclinent deux mènes plus tard.

    Dans la seconde partie, Patrick Fara à de rares exceptions près, taquine bien le but, mettant parfaitement le couvert, il va même réussir trois tirs qui vont permettre à son trio de garder la tête hors de l’eau. Comme Axelle Bernard apporte sa pierre à l’édifice et que Mario Augugliaro réalise une belle moyenne aux tirs, les joueurs de St-Barnabé vont signer la victoire qui les propulse au second tour de zone de cette coupe de France 2026. Nous étions allés au bout d’un beau suspense.

    Fiche Technique

    Cercle St Barnabé

    Arbitre : Michel Borghino

    Sabine Fara – Axelle Bernard – Mario Augugliaro – Laurent Palazzo – Séverine Roche – Georges Saad El Dine – Mas Guidicelli – Patrick Fara – Capitaine : Éric Cluze

    DUC de Nice :

    Sylvie Lozano – Cathy Muscat – Patrick Muscat – Gérard Marasco – Jean-Pierre Birri – Jonathan Huart – Sébastien Terzariol – Thierry Aslan – Capitaine : Erasme Bono

    Individuel :

    Fara bat Lozano 13 – 11 // Aslan bat Bernard 13 à 12 // Marasco bat Augugliaro 13 à 8 // Saad El Dine bat Birri 13 – 8

    Terzariol bat Roche 13 à 8 // Palazzo bat Huart 13 – 2

    Doublettes :

    Fara / Palazzo – Lozzano / Terzariol. 8 à 8 (Arrêtée)

    Aslan / Huart battent Roche puis Fara – Augugliaro 13 à 11

    Marasco – Muscat battent Bernard – Saad El Dine puis Guidicelli 13 à 10

    Triplettes :

    Bernard – Fara – Augugliaro battent Lozzano – Birri – Marasco 13 à 10

    Guidicelli – S. Fara – Palazzo battent Terzariol – Huart – Aslan 13 à 7

    Résultat final ; Cercle St Barnabé bat DUC de Nice 16 à 12.

  • La Boule communale de Saint-Chamas quitte l’épreuve

    La Boule communale de Saint-Chamas quitte l’épreuve

    La capitaine Vanessa Iwanczuk présentait une formation dont certains venaient de se distinguer dans un concours huppé à la Boule de l’Élysée. Boostée par cette performance, sa formation se présentait à Saint-Julien avec de réelles ambitions. Si cela pouvait se confirmer après la série des individuels, l’affaire va se compliquer en traversant la série des binômes. Là, les joueurs du capitaine Mimi Réginensi vont réaliser le coup parfait et signer trois victoires.

    La force de frappe locale va encore être déterminante dans les oppositions en triplettes. En effet, alors qu’il faut aux visiteurs impérativement deux succès pour obtenir la qualification, les Campanello, Brunello, les frères Journoud vont faire parler la poudre et permettre aux Amis de Saint-Julien de passer la seconde phase départementale.

    Fiche technique

    Arbitre : Christine Garguillo

    Amis de St Julien

    Muriel Ben Hocine – Thomas Journoud – Nicolas Journoud – Enzo Brunello – Louis Blanco – Frédéric Campanello – Alexis Naitdidous – Philippe Mariani – Capitaine : Barthélémy Réginensi

    Boule Communale Saint-Chamas

    Aurélie Péchier – Franck iwanczuk – Alain Tardieu – Loïc Briu – Daniel Sery – Mattéoli Ballieu – Jean-Pierre Sainterose – Capitaine : Vanessa Iwanczuk

    Individuels

    Ben Hocine – Pechier. 5 – 13 // T. Journoud -Briu 13 – 5 // N.Journoud – Iwanczuk 6 – 13// Campanello – Sery 13 – 6

    Brunello – Tardieu 13 – 2 // Blanco – Sainte Rose.12 -13

    Doublettes

    Ben Hocine – T. Journoud battent Pechier-Tardieu 13-0

    Brunello – Naitsidous battent Ballieu -Sainte Rose 13 à 6

    Campanello – N. Journoud battent Iwanczuk -Sery 13 à 3

    Triplettes

    Ben Hocine – T et N Journoud battent Pechier – iwanczuk -Tardieu 13 à 5

    Campanello – Brunello – Naitsidous battent Ballieu – Sainte Rose -, Briu. 13 à 0

    Score Final : Amis de St Julien Bat B. Communale St Chamas 20 à 8

  • Une rencontre labellisée Derby

    Une rencontre labellisée Derby

    Dans ce face-à-face entre les locaux de Cercle Saint-Barnabé et le Boule de la Pauline, il aura fallu aller au début de la nuit, soit au bout d’un long débat pour voir la rencontre rendre son verdict.

    Pourtant, les joueurs du capitaine Patrick Fara prennent le meilleur envol, en mettant à leur avantage cinq rencontres en solo sur six. Il leur suffit alors de mettre deux binômes à leur actif pour obtenir un visa vers le 3e tour départemental.

    Une série où les joueurs de Richard Grossi vont se mettre en évidence, en signant deux victoires. Dès lors, il faut passer par le 3e acte celui des triplettes. La donne est simple, pour les visiteurs il leur faut remporter les deux alors qu’une suffira au bonheur des locaux.

    Pendant qu’ils sont malmenés dans le mixte, ces derniers vont assurer l’essentiel par l’entremise des Lopez, Augugliaro et Forner.

    Fiche technique

    Arbitre : Michel Borghino

    Cercle Saint-Barnabé Séverine Roche – Sabine Fara – Christian Lopez – Mario Augugliaro – Georges Saad El Dine – Patrick Forner – Gregory Innocenti – Kamel Riffi – Capitaine : Patrick Fara

    GS Pauline Justine Lévèque -, Patricia Gervais – Anthony Gervais – Julien Pischedda – Stéphane Pisani – Anthony Mourayan – Nathan Minati – Mickaël Grossi Capitaine : Richard Grossi

    Individuels

    Roche – Lévèque 13 – 6 // Forner – Pisani 13-11 // Riffi – Mourayan 11 – 13 // Innocenti- Pischedda 13-6

    Augugliaro – Minati 13 – 10 // Lopez – Gervais 13 – 8

    Doublettes

    F Lévèque – Mourayan battent Fara (puis Roche) – Lopez 13 à 11

    Minati – Pischedda battent Innocenti – Riffi 13 à 11

    Forner – Saad El Dine battent Pisani – Gervais. 13 à 11

    Triplettes

    Fara (puis Roche)- Riffi – Innocenti contre Lévèque – Pisani – Gervais (arrêtée)

    Lopez – Augugliaro – Forner battent Mourayan (puis Mickaël Grossi)- Pischedda – Minati 13 à 5

    Score final : Cercle St Barnabé 18

    Boule de la Pauline 8

  • La Coupe de France échappe de peu aux Toulonnais

    La Coupe de France échappe de peu aux Toulonnais

    La dure loi des tirs au but n’a pas eu le bonheur de tourner en la faveur des Varois. Les footballeurs du Toulon Métropole Futsal se sont inclinés au terme de la séance fatidique, samedi à Niort, en finale de la Coupe de France face à l’équipe nantaise (1-1, 5-4 tab). « On a eu beaucoup d’occasions franches mais on n’a pas su être efficaces », regrette Sergueï Padalinski, le coach varois, conscient que ses protégés ont été les plus entreprenants dans la première partie du match. Mais le pressing haut instauré par les Ligériens, par la suite, leur a particulièrement fait défaut. Les Nantais ont ainsi ouvert le score, par l’intermédiaire de l’ailier espagnol Francesco Valdelvira (1-0, 28e).

    Passer à autre chose

    Six minutes plus tard seulement, le capitaine Jérôme Pasquier, seul membre du TMF convoqué lors de la dernière rencontre internationale de l’équipe de France à Aix-en-Provence (victoire 4-1 face à la Pologne), a permis aux siens d’entretenir l’espoir d’un deuxième titre national. Les champions de France 2019 ont poussé leurs adversaires jusqu’aux tirs au but, où l’échec de Ruben Ordonez a offert un deuxième titre de Coupe de France aux Nantais. Une défaite qui laisse un goût amer dans la bouche des Toulonnais, pour qui la saison est encore loin d’être finie.

    Le championnat de France reprend ses droits dès samedi prochain, où les Varois (cinquièmes, 32 points) recevront (à 16h) le Sporting Paris, deuxième du groupe, avant de retrouver Nantes Métropole Futsal (sixième, 31 points), le 30 mai à l’extérieur, pour une dernière journée de Division 1 décisive dans la course à la phase finale.

  • Toulon est à quarante minutes d’un nouveau trophée majeur à Niort

    Toulon est à quarante minutes d’un nouveau trophée majeur à Niort

    En éliminant Laval en demi-finale, ils sont déjà entrés dans l’histoire du futsal.

    Ils, ce sont les joueurs du Toulon Métropole futsal. Ils se préparent pour aller chercher un trophée national, et devront pour cela se défaire de Nantes, leur adversaire en finale. Les joueurs de Serheï Padalinski ont fait ce qu’il fallait pour préparer au mieux leur rendez-vous historique. En battant nettement Toulouse (7-0), lors de la dernière journée du championnat, ils ont engrangé de la confiance.

    Maintenant, le jour J est là. Sept ans après le titre de champion de France, les coéquipiers de Jérôme Pasquier ont de nouveau rendez-vous avec l’histoire. L’occasion de ramener un nouveau trophée national dans l’armoire du club.

    Pour le club, dont certains jeunes ont intégré le Pôle France, ce serait une belle récompense. « Nous avons une belle carte à jouer. Et cette qualification, c’est aussi la récompense d’un travail de longue haleine, qui permet de faire vivre le futsal à Toulon », estime Sassi ben Naceur, président et également directeur général du TMF.

    Marée rouge à Niort

    Les futsaleurs du TMF ne seront pas seuls au coup d’envoi dans la salle de l’Acclameur, où se déroulera le match. Plusieurs dizaines de supporters seront du voyage. Ils se sont levés au petit jour, pour être au départ de Toulon, dès 5 heures du matin sur le parking du Palais des Sports. Le club conseillait de se vêtir en rouge, afin de créer une véritable marée humaine aux couleurs du club, dès l’arrivée à Niort.

    Du côté des sportifs, les fourmis sont dans les jambes et il y a une certaine impatience à être sur le parquet niortais. Face à un adversaire, Nantes, qui compte déjà une coupe de France à son palmarès, glanée en 2022. Les Bretons ont également été finalistes malheureux du championnat de France 2024, battus par Laval.

    Les Éléphants ont aussi réussi un bel exploit en allant chercher leur billet pour la finale à Orléans. Alors qu’en championnat, ils restent sur un beau succès aux dépens de Montpellier (4-2). Pour les battre, il faudra une formation toulonnaise au sommet de son art. Répéter l’exploit de Laval est dans les têtes.

    Samedi 18h30, en direct sur BFM Toulon

  • Les filles de Montpellier sur un fil

    Les filles de Montpellier sur un fil

    Sur un fil, sur le qui-vive. Montpellier est toujours en vie. Toujours un club de première division, mais sûr de rien jusqu’au mercredi 6 mai et son voyage sur les terres de l’ogre lyonnais.

    L’un des pionniers du foot féminin français, vendu par la famille Nicollin l’automne dernier, menace de tomber en seconde division, et peut-être dans un abîme sans fond, mais résiste avec cœur depuis la nomination de Jean-Louis Saez à la tête de l’équipe.

    D’abord les faits. À la veille de l’ultime journée de la Ligue féminine, Montpellier occupe la 10e place, la première non relégable, aux dépens de Lens. Qui compte le même nombre de points, mais une différence de buts inférieure. Et, par ailleurs il possède trois points d’avance sur la lanterne rouge : Saint-Etienne.

    Montpellier s’apprête à se déplacer à Lyon, demi-finaliste de la Ligue des champions et leader incontesté du championnat, et Lens jouera pour sa part au Paris FC, dauphin des Lyonnaises. Enfin, Saint-Etienne recevra, pour sa part, Fleury, club de milieu de tableau. Tout reste possible et Jean-Louis Saez met en garde.

    « La victoire devant Saint-Etienne nous permet de rester en vie. De sortir de la zone de relégation. Lens va jouer à Paris FC lors de la dernière journée, nous à Lyon, St-Etienne reçoit Fleury. En espérant que tout le monde joue le jeu. Être aujourd’hui non relégable à la 21e journée, ça reste important, sinon on était mort. Les filles dans les matches à enjeu que ce soit face au PSG ou à Marseille ou aujourd’hui sur un match de maintien, elles sont au rendez-vous avec un super état d’esprit », affiche Jean-Louis Saez après la dernière victoire face aux Verts (1-0).

    Saez est l’homme providentiel. Depuis plusieurs saisons, il est l’homme fort du football féminin de Montpellier. L’ancien technicien d’Arles-Avignon a vécu la fin de l’âge d’or de l’équipe féminine. Avec un quart de finale de la Ligue des champions, six saisons (2013-19) à contester l’hégémonie de Lyon et du Paris SG, à recruter des joueuses étrangères notamment les Suédoises : Jakobson, Sembrant, Blackstenius

    Jean-Louis Saez est le fils de deux figures de Montpellier. Son père Louis, décédé à l’automne, était l’un des amis de la première heure de Louis Nicollin. Sa mère Jeanine s’est occupée du centre de formation à sa création. Ils avaient accompagné les premiers jeunes au centre de formation.

    L’ex-directeur sportif (59 ans) a été rappelé au chevet d’une équipe au bord du précipice début mars. Pour remplacer Yannick Chandioux, en panne de solutions à la tête d’une équipe reconstruite autour des premières joueuses issues du centre de formation. Une équipe sans expérience, privée de cadres partis à l’intersaison.

    Jean-Louis Saez, créateur du centre de formation de la section féminine, a redonné confiance à ses jeunes joueuses. Pour les encadrer, il a fait appel à Marion Torrent. Figure emblématique de Montpellier (34 ans), et ancienne internationale (48 sélections), elle avait mis sa carrière entre parenthèses pour accueillir son premier enfant.

    L’ancienne joueuse de l’équipe de France, proche de Corinne Diacre, a repris sa place dans l’équipe. Et ses responsabilités de capitaine et de cadre à un poste de milieu de terrain.

    Ces deux figures de la Paillade : Saez et Torrent ont mêlé leur destin pour sauver Montpellier. Ou plutôt pour le préserver au plus haut niveau et assumer la mission d’une vie. Selon une vieille recette de la Paillade qui vit ses derniers jours.

    À l’aube du siècle, Louis Nicollin avait créé la première section féminine d’un club professionnel. Deux titres de champion, trois victoires en Coupe de France : l’ancien président de Montpellier, décédé en juin 2017, avait très vite trouvé la recette du succès en recrutant les meilleures joueuses. Et en formant d’autres éléments prometteurs comme Karchaoui, Torrent…

    Récompense de son investissement et de son implication dans le foot féminin : Montpellier avait été l’une des villes hôtes de la Coupe du monde en 2019. Un vrai échec et vrai tournant pour le football féminin français.

    Prise dans la tourmente de la crise des droits télé et d’une profonde crise financière, au lendemain de la relégation de leur équipe en Ligue 2, la famille Nicollin avait vendu la section féminine à un à Crux Football, dirigé par l’ancienne internationale néo-zélandaise Bex Smith. le 1er octobre.

    Dépourvu d’expérience, le nouveau propriétaire n’a jamais réussi à imposer sa marque de fabrique. Débordé, il s’est résolu à rappeler Jean-Louis Saez comme on fait un pas vers le passé pour assurer l’essentiel et la survie. La reconstruction attendra. Pour le moins jusqu’au 6 mai.

  • Les « petits rouge et noir » de Toulon dans la cour des grands

    Les « petits rouge et noir » de Toulon dans la cour des grands

    Ce qu’a réussi le TMF, battre Laval 2-1 en demi-finale de Coupe de France, est un exploit immense.

    « Nous avons éliminé l’équivalent du PSG dans notre sport ! », nous éclaire Sassi ben Naceur. Le président du Toulon Métropole futsal a encore des étoiles dans les yeux lorsqu’il évoque ce match d’anthologie, disputé dans un Palais des Sports plein à craquer. Ses « Petits rouge et noir », comme ils sont surnommés, marchent sur les pas de leurs aînés, champion de France en 2019.

    Créé en 2008, le club a su se structurer, pour devenir une référence nationale dans un sport qui, au fil des saisons, gagne en notoriété. « Nous avons fait un sacré chemin, depuis nos parties improvisées sur le city stade de notre quartier », se souvient-il. La bande de copains originale a su fédérer autour d’une pratique qui amène une vision différente du football, avec une ambiance plus festive et sans agressivité, qui a su séduire un public de connaisseur.

    Le club compte aujourd’hui 300 licenciés. Des débutants aux seniors, et des féminines qui sont intégrées dans les équipes de jeunes, où la mixité est de mise. Si la qualification pour la finale de la Coupe de France constitue un retour au premier plan, le club a déjà inscrit son nom au palmarès du championnat de France et participé à une Ligue des Champions, dans la foulée.

    Objectif Niort

    Face à Laval, dont le budget est cinq fois celui des Varois, les joueurs de Serheï Padalinski ont su trouver les ressources pour créer l’exploit. Emmenés par Jérôme Pasquier, international français qui s’était distingué lors du récent France – Pologne à Aix-en-Provence, les Toulonnais ont su maîtriser leurs émotions. Poussés par les 2 000 personnes du Palais des Sports, qui est aussi leur lieu d’entraînement, ils ont tenu bon.

    « Nous avons des joueurs qui ont de l’expérience », détaille Sassi ben Naceur. Avec Nito, le grand-frère, international portugais présent depuis la création du club, Pupa, son compatriote, et un duo de gardiens Jésus Quilès – Florient Charnot, qui assurent les arrières, le collectif est prêt à aller jusqu’au bout de ses rêves. Et aller chercher la Coupe de France, le 16 mai prochain à Niort, face à Nantes.

    Pour le club, dont certains jeunes ont intégré le Pôle France, ce serait une belle récompense. « Nous avons une belle carte à jouer. Et cette qualification, c’est aussi la récompense d’un travail de longue haleine, qui permet de faire vivre le futsal à Toulon », poursuit celui qui est également directeur général du TMF.

    Le futsal qui s’inscrit dans le paysage sportif français, après des débuts confidentiels. Depuis son passage sous le giron de la Fédération française de football, il a obtenu des lettres de noblesse. Même s’il n’a pas la même aura qu’au Brésil, où la discipline est née. « Dans ce pays, les enfants débutent par le futsal, et viennent au football à partir de 13 ans », explique le président toulonnais.

    Pour le 16 mai, la mobilisation générale est lancée. Chicago, la mascotte de l’équipe, est déjà prête à multiplier ses acrobaties. Il y aura également un voyage en bus pour les supporters qui souhaitent aller assister à la finale, dans les Deux Sèvres.

    La finale de la Coupe de France retransmise sur BFM Toulon.