Tag: Coupe de France

  • Les filles de Montpellier sur un fil

    Les filles de Montpellier sur un fil

    Sur un fil, sur le qui-vive. Montpellier est toujours en vie. Toujours un club de première division, mais sûr de rien jusqu’au mercredi 6 mai et son voyage sur les terres de l’ogre lyonnais.

    L’un des pionniers du foot féminin français, vendu par la famille Nicollin l’automne dernier, menace de tomber en seconde division, et peut-être dans un abîme sans fond, mais résiste avec cœur depuis la nomination de Jean-Louis Saez à la tête de l’équipe.

    D’abord les faits. À la veille de l’ultime journée de la Ligue féminine, Montpellier occupe la 10e place, la première non relégable, aux dépens de Lens. Qui compte le même nombre de points, mais une différence de buts inférieure. Et, par ailleurs il possède trois points d’avance sur la lanterne rouge : Saint-Etienne.

    Montpellier s’apprête à se déplacer à Lyon, demi-finaliste de la Ligue des champions et leader incontesté du championnat, et Lens jouera pour sa part au Paris FC, dauphin des Lyonnaises. Enfin, Saint-Etienne recevra, pour sa part, Fleury, club de milieu de tableau. Tout reste possible et Jean-Louis Saez met en garde.

    « La victoire devant Saint-Etienne nous permet de rester en vie. De sortir de la zone de relégation. Lens va jouer à Paris FC lors de la dernière journée, nous à Lyon, St-Etienne reçoit Fleury. En espérant que tout le monde joue le jeu. Être aujourd’hui non relégable à la 21e journée, ça reste important, sinon on était mort. Les filles dans les matches à enjeu que ce soit face au PSG ou à Marseille ou aujourd’hui sur un match de maintien, elles sont au rendez-vous avec un super état d’esprit », affiche Jean-Louis Saez après la dernière victoire face aux Verts (1-0).

    Saez est l’homme providentiel. Depuis plusieurs saisons, il est l’homme fort du football féminin de Montpellier. L’ancien technicien d’Arles-Avignon a vécu la fin de l’âge d’or de l’équipe féminine. Avec un quart de finale de la Ligue des champions, six saisons (2013-19) à contester l’hégémonie de Lyon et du Paris SG, à recruter des joueuses étrangères notamment les Suédoises : Jakobson, Sembrant, Blackstenius

    Jean-Louis Saez est le fils de deux figures de Montpellier. Son père Louis, décédé à l’automne, était l’un des amis de la première heure de Louis Nicollin. Sa mère Jeanine s’est occupée du centre de formation à sa création. Ils avaient accompagné les premiers jeunes au centre de formation.

    L’ex-directeur sportif (59 ans) a été rappelé au chevet d’une équipe au bord du précipice début mars. Pour remplacer Yannick Chandioux, en panne de solutions à la tête d’une équipe reconstruite autour des premières joueuses issues du centre de formation. Une équipe sans expérience, privée de cadres partis à l’intersaison.

    Jean-Louis Saez, créateur du centre de formation de la section féminine, a redonné confiance à ses jeunes joueuses. Pour les encadrer, il a fait appel à Marion Torrent. Figure emblématique de Montpellier (34 ans), et ancienne internationale (48 sélections), elle avait mis sa carrière entre parenthèses pour accueillir son premier enfant.

    L’ancienne joueuse de l’équipe de France, proche de Corinne Diacre, a repris sa place dans l’équipe. Et ses responsabilités de capitaine et de cadre à un poste de milieu de terrain.

    Ces deux figures de la Paillade : Saez et Torrent ont mêlé leur destin pour sauver Montpellier. Ou plutôt pour le préserver au plus haut niveau et assumer la mission d’une vie. Selon une vieille recette de la Paillade qui vit ses derniers jours.

    À l’aube du siècle, Louis Nicollin avait créé la première section féminine d’un club professionnel. Deux titres de champion, trois victoires en Coupe de France : l’ancien président de Montpellier, décédé en juin 2017, avait très vite trouvé la recette du succès en recrutant les meilleures joueuses. Et en formant d’autres éléments prometteurs comme Karchaoui, Torrent…

    Récompense de son investissement et de son implication dans le foot féminin : Montpellier avait été l’une des villes hôtes de la Coupe du monde en 2019. Un vrai échec et vrai tournant pour le football féminin français.

    Prise dans la tourmente de la crise des droits télé et d’une profonde crise financière, au lendemain de la relégation de leur équipe en Ligue 2, la famille Nicollin avait vendu la section féminine à un à Crux Football, dirigé par l’ancienne internationale néo-zélandaise Bex Smith. le 1er octobre.

    Dépourvu d’expérience, le nouveau propriétaire n’a jamais réussi à imposer sa marque de fabrique. Débordé, il s’est résolu à rappeler Jean-Louis Saez comme on fait un pas vers le passé pour assurer l’essentiel et la survie. La reconstruction attendra. Pour le moins jusqu’au 6 mai.

  • Les « petits rouge et noir » de Toulon dans la cour des grands

    Les « petits rouge et noir » de Toulon dans la cour des grands

    Ce qu’a réussi le TMF, battre Laval 2-1 en demi-finale de Coupe de France, est un exploit immense.

    « Nous avons éliminé l’équivalent du PSG dans notre sport ! », nous éclaire Sassi ben Naceur. Le président du Toulon Métropole futsal a encore des étoiles dans les yeux lorsqu’il évoque ce match d’anthologie, disputé dans un Palais des Sports plein à craquer. Ses « Petits rouge et noir », comme ils sont surnommés, marchent sur les pas de leurs aînés, champion de France en 2019.

    Créé en 2008, le club a su se structurer, pour devenir une référence nationale dans un sport qui, au fil des saisons, gagne en notoriété. « Nous avons fait un sacré chemin, depuis nos parties improvisées sur le city stade de notre quartier », se souvient-il. La bande de copains originale a su fédérer autour d’une pratique qui amène une vision différente du football, avec une ambiance plus festive et sans agressivité, qui a su séduire un public de connaisseur.

    Le club compte aujourd’hui 300 licenciés. Des débutants aux seniors, et des féminines qui sont intégrées dans les équipes de jeunes, où la mixité est de mise. Si la qualification pour la finale de la Coupe de France constitue un retour au premier plan, le club a déjà inscrit son nom au palmarès du championnat de France et participé à une Ligue des Champions, dans la foulée.

    Objectif Niort

    Face à Laval, dont le budget est cinq fois celui des Varois, les joueurs de Serheï Padalinski ont su trouver les ressources pour créer l’exploit. Emmenés par Jérôme Pasquier, international français qui s’était distingué lors du récent France – Pologne à Aix-en-Provence, les Toulonnais ont su maîtriser leurs émotions. Poussés par les 2 000 personnes du Palais des Sports, qui est aussi leur lieu d’entraînement, ils ont tenu bon.

    « Nous avons des joueurs qui ont de l’expérience », détaille Sassi ben Naceur. Avec Nito, le grand-frère, international portugais présent depuis la création du club, Pupa, son compatriote, et un duo de gardiens Jésus Quilès – Florient Charnot, qui assurent les arrières, le collectif est prêt à aller jusqu’au bout de ses rêves. Et aller chercher la Coupe de France, le 16 mai prochain à Niort, face à Nantes.

    Pour le club, dont certains jeunes ont intégré le Pôle France, ce serait une belle récompense. « Nous avons une belle carte à jouer. Et cette qualification, c’est aussi la récompense d’un travail de longue haleine, qui permet de faire vivre le futsal à Toulon », poursuit celui qui est également directeur général du TMF.

    Le futsal qui s’inscrit dans le paysage sportif français, après des débuts confidentiels. Depuis son passage sous le giron de la Fédération française de football, il a obtenu des lettres de noblesse. Même s’il n’a pas la même aura qu’au Brésil, où la discipline est née. « Dans ce pays, les enfants débutent par le futsal, et viennent au football à partir de 13 ans », explique le président toulonnais.

    Pour le 16 mai, la mobilisation générale est lancée. Chicago, la mascotte de l’équipe, est déjà prête à multiplier ses acrobaties. Il y aura également un voyage en bus pour les supporters qui souhaitent aller assister à la finale, dans les Deux Sèvres.

    La finale de la Coupe de France retransmise sur BFM Toulon.

  • L’AVC Aix Provence Dole se comporte comme un pro

    L’AVC Aix Provence Dole se comporte comme un pro

    Auteur d’un début de saison éclatant avec une deuxième place provisoire en Coupe de France, et une bonne dizaine de podiums en poche, les hommes de Sébastien Cottier se sont frottés au peloton professionnel ce week-end du côté de la péninsule ibérique. Sans complexe, le club aixois a une nouvelle fois fait sa place comme il a su le faire lors de sa seule invitation dans l’Hexagone sur le GP de La Marseillaise. Sur la classique des terres de l’Ebre (1.1 – 175,5 km), Jérôme Raus termine à la quatorzième plce à 15 secondes de l’Espagnol Manuel Diaz (Burgos), qui signe la première victoire de sa formation cette saison.

    Le Belge de l’AVC Aux se classe également deuxième coureur d’une équipe française au classement général, derrière Mathieu Burgadeau, neuvième de l’épreuve (TotalEnergies). Le lendemain, Oscar Nilsson Julien, triple champion de France sur piste, a bien failli décrocher le Graal sur le Grand Prix de Primavera Ontur (catégorie 1.2 – 166 km). Acteur dès le début du circuit, avec prime une victoire au sprint de montagne (1er) et le maillot à pois sur les épaules au final, « ONJ » se classe au pied du podium, à 50’ secondes du Néerlandais Axel Van Der Tuuk (Euskaltel). Le néo-aixois, Bohémond Barillot, intègre lui aussi le Top 10, suivi de près par Julien Marin (11e), Lucas Grieco (15e) et Joseph Brookes (18e). Cinq coureurs dans le Top 20 qui place l’AVC Aix Provence Dole à la première place au général par équipe. « Ces résultats ne font que confirmer l’excellent état d’esprit qui règne dans l’équipe actuellement », confie Sebastien Cottier, le directeur sportif aixois. Et dire que le printemps ne fait que commencer.

  • L’heure de vérité pour l’OM

    L’heure de vérité pour l’OM

    L’OM n’est plus qu’à trois victoires d’un titre. C’est finalement ce qu’il faut avoir à l’esprit avant de recevoir Toulouse, ce mercredi, lors des quarts de finale de la Coupe de France. Victorieux de l’Olympico dimanche (3-2), les Marseillais retrouvent leur pelouse fétiche avec un moral reboosté. « On a retrouvé un peu le sourire après les résultats difficiles. Mais on sait que ce n’est qu’une étape. On est déjà tournés vers l’avenir », martèle Geoffrey Kondogbia, enjoué après le résultat face aux concurrents lyonnais en championnat.

    « Il y avait beaucoup d’euphorie après le match, je ne vais pas vous le cacher. C’était quand même normal car on avait enchaîné quelques désillusions. La victoire était très importante. Maintenant, on va se tourner vers ce grand rendez-vous et on se doit d’aller au bout », poursuit le milieu international centrafricain, conscient que la rencontre à venir s’annonce « capitale ». « Toulouse n’a jamais été un adversaire facile. Avec les efforts du dernier match, le minimum est de répéter les efforts. Le coach en est conscient et l’a bien affirmé après Lyon. Il faudra mettre tous les éléments pour gagner ces deux matches contre Toulouse », souligne-t-il, en évoquant la future rencontre en Ligue 1, samedi, dans la ville rose. Un premier round qui donnera un avant-goût aux Olympiens.

    « Il faut maîtriser tous les aspects du jeu. Il n’y a pas un match similaire à celui d’après », estime Habib Beye, l’entraîneur de l’OM. « Il y aura des transitions contre Toulouse, mais on peut aussi être dans une situation où Toulouse est aussi en bloc haut et on aura les mêmes transitions », ajoute le technicien franco-sénégalais de 48 ans, persuadé qu’il faut fixer « des objectifs très élevés pour créer une émulation », sans toutefois s’enflammer pour autant. « Il y a de très grosses équipes encore en Coupe de France. je ne vois pas le parcours de l’OM en fonction de ce que le PSG a fait. […] À nous d’être très motivés pour atteindre cet objectif-là. Si on veut faire une saison parfaite, il nous reste encore treize matches », soutient-il, en ne voulant pas choisir entre l’aventure en championnat pour se qualifier en Ligue des Champions ou une épopée en Coupe de France qui offrirait un trophée tant convoité à son peuple. « On va jouer les deux compétitions à fond. Il n’y a pas de choix du roi. Je suis étape par étape. Il faut aller chercher ces trophées et objectifs, match après match. Le match contre Toulouse sera difficile, mais il faudra aller chercher le résultat », lâche Habib Beye.

    Repères

    Point sur l’effectif

    En dehors de la suspension de Pierre-Emile Højbjerg, Amine Gouiri sera « trop juste » physiquement pour cette rencontre. Quinten Timber « a l’épaule qui a un petit peu bougé » et Tadjidine Mmadi ressent une douleur à la cuisse.

    Un maillot partagé

    À l’occasion des quarts de finale de la Coupe de France, la Fédération lance le concept du « maillot partagé ». Le côté droit du maillot est marseillais, le côté gauche Toulousain. Il sera porté par les jeunes accompagnateurs de joueurs.

    Qui sera le capitaine en l’absence d’Højbjerg ?

    Averti pour la cinquième fois dans une compétition française cette saison contre Brest, vendredi dernier, le Marseillais Pierre-Emile Højbjerg a écopé d’un match de suspension de la part de la commission de discipline et manquera donc ce quart de finale de Coupe de France, ce mercredi, face à Toulouse. En son absence, Habib Beye va devoir confier le brassard de capitaine à quelqu’un d’autre. En répondant à ses critères avant tout. « L’aspect technique arrive en dernier. Je pense que j’ai prouvé que je n’incarnais pas cet aspect quand j’étais joueur. Le capitaine doit être l’identité du groupe, le relais d’un coach et un leader naturel. Je suis très serein sur mon choix contre Lyon et celui que je ferai demain », annonce-t-il, sans dévoiler le nom de l’heureux élu. À son arrivée, le technicien franco-sénégalais avait retiré cette responsabilité à Leonardo Balerdi. Ce dernier fait donc partie des potentiels candidats. « Leo est très important et j’ai beaucoup apprécié son attitude contre Lyon. Leo est un capitaine, le brassard est un symbole », ajoute Beye.

  • Le Smuc vise la montée et une épopée en Coupe de France

    Le Smuc vise la montée et une épopée en Coupe de France

    C’est l’année où jamais pour le Stade Marseillais Université Club (Smuc) Basket. Installée depuis de nombreuses saisons en Nationale 2, la formation phocéenne n’a jamais été aussi proche de passer un cap décisif. Deuxième ex æquo avec Le Cannet dans la poule A, les pensionnaires du Technosport de Luminy (et parfois de la salle Bergasse) ne comptent qu’un petit point de retard sur La Pontoise, leader de la division, à huit journées de la fin du championnat.

    « Pour nous, l’objectif est d’abord de prendre les matches les uns après les autres », souligne l’ailier Geoffrey Cavanna, l’un des grands artisans du succès marseillais avec une moyenne de 16,17 points par match. D’ailleurs, les deux concurrents à la montée tant convoitée s’affronteront le 4 avril dans l’antre smuciste, où les Phocéens n’ont connu qu’une seule défaite pour le moment, le 19 décembre contre Saint-Vallier (61-71).

    Bercy leur tend les bras

    « Il y a une confiance collective et de bonnes individualités qui nous permettent d’exister, tant offensivement que défensivement. Et une envie de se rattraper de la saison dernière, concrètement, qui avait été une saison très compliquée, avec un maintien sur la dernière journée », se remémore Hakim Sayah, l’emblématique capitaine du Smuc Basket, qui a fait son grand retour, cette saison, après avoir été éloigné des parquets pendant un an.

    Sous la houlette de trois entraîneurs, Laurent Nicolas (coach principal), Mo Kanté (coach spécialisé dans la défense) et Charles Michée (coach spécialisé dans l’attaque), l’équipe universitaire a changé d’identité par rapport aux années précédentes, où certaines individualités prenaient le pas sur le collectif. « Aujourd’hui, on mise beaucoup sur l’aspect défensif », signale le capitaine Sayah, persuadé que ce style de jeu leur permet également « d’attaquer plus facilement ». Le recrutement, en début de saison, de l’ex-ailier salonais Louis Galbrun et de l’intérieur anglais Boban Jacdonmi allait en ce sens. « La mayonnaise a bien prise dès le début », se réjouit Geoffrey Cavanna, qui a passé la barre des 2 000 points en Nationale 2. « Les jeunes prennent de plus en plus de place, mais on a un noyau d’anciens qui est quand même assez solide et assez sain », ajoute-t-il, conscient que ce bon mélange fait leur force. Aussi bien en championnat qu’en Coupe de France, où le Smuc s’est qualifié pour les quarts de finale. Ils ne sont plus qu’à deux matches d’une finale historique à Bercy.

  • Football : Le Rove aura fait trembler l’ogre troyen

    Football : Le Rove aura fait trembler l’ogre troyen

    L’aventure rovenaine en Coupe Gambardella est passée tout près d’une prolongation.

    Car, après avoir éliminé l’USPEG et Dijon en 32e et 16e de finale, les protégés de Didier Gallego semblaient en mesure de refaire le coup, cette fois face à Troyes. Le vainqueur de 2018 a eu chaud. Surtout lorsque Marc Kepdep a arraché l’égalisation des « sang et or », alors que le match approchait de sa fin. Jusque-là, le petit Poucet avait fait mieux que se défendre. Se procurant les meilleures occasions d’un match que les Aubois ont eu du mal à contrôler.

    Les réflexes de Cladec

    S’ils menaient à la pause, sur la seule frappe cadrée de la première période, c’est avant tout parce qu’ils ont su profiter du désarroi qui a fait perdre le fil aux coéquipiers du malheureux Noah Lucchesi. Mais après le repos, sans les réflexes de Christopher Cladec, face à Habibi Dridi ou Luca Perret, Le Rove aurait pu s’inviter en quart de finale.

    Malheureusement, l’égalisation est survenue trop tard pour profiter d’un collectif troyen en difficulté. Mais qui arrachait la séance de tirs au but. Poussés par près de 3 000 supporters qui garnissaient la petite tribune du stade Michel Hidalgo, et qui avaient également pris d’assaut les collines encadrant l’enceinte saussétoise, les Rovenains avaient déjà réussi l’exploit. Mais cette fois, ils ne devaient pas valider leur billet. Malgré deux arrêts de Janis Djouhri.

    Car son homologue champenois a repoussé un tir au but de plus. Ce qui permet à Troyes de passer par un trou de souris. Et au Rove de quitter la Gambardella la tête haute. Sans avoir à rougir d’une élimination qui s’est décidée sur un coup de dés. Des dés qui ont été favorables aux favoris.

    Les Rovenains vont désormais se concentrer sur leur championnat et surfer sur la dynamique gagnée en coupe.

    LE ROVE 1 (0)

    TROYES 1 (1)

    8e de finale Coupe Gambardella

    Troyes qualifié aux tirs au but (4 – 3).

    Stade Michel Hidalgo
    (3000 spectateurs)

    Arbitre : S. Decitre

    Buts : Kepdep (87) pour Le Rove, Batola (32) pour Troyes.

    Avertissements : Bosio (31), Bourse (35), Kepdep (45+3), Picchi (57), Dridi (70) au Rove, Batola (27), Louis (87), à Troyes,

    LE ROVE : Djouhri – Bourse (Padovani, 78), Dridi, Bosio, Reiner – Picchi (Mattei, 78), Perret ( c ), Kepdep – Santiago (Mendy, 64), Boughanmi, Lucchesi (Pedrero, 21).

    Entraîneur : D. Gallego.

    TROYES : Cladec – Bourlard, Ounissi, Konaté, Ehola – Coquard ( c ), Soukouna (Kharbouch, 64), Laffet – Guimba (Louis, 64), Batola, Nguéouya (Koné, 59).

    Entraîneur : N. Munda.

    Les malheurs de Noah Lucchesi

    Pour le petit Poucet rovenain, l’entame de la rencontre a été un véritable cauchemar.

    Sur une action anodine, Noah Lucchesi plante son pied gauche dans la pelouse synthétique du stade Michel Hidalgo. Son genou vrille, le feu follet de l’attaque « sang et or » s’effondre, en hurlant de douleur. Les secouristes interviennent et constatent que la blessure est sérieuse.

    Le numéro 11 rovenain sera finalement évacué sur civière. Le match reprendra après près de 20 minutes d’arrêt.

  • La Gambardella offre au Rove un rendez‑vous historique

    La Gambardella offre au Rove un rendez‑vous historique

    David contre Goliath. Un David avide de succès, sans pression et sûr de ses forces avant de défier la montagne qui se dresse face à lui. Le nom de la montagne ? L’Estac (Espérance sportive Troyes Aube Champagne), vainqueur de la Coupe Gambardella au printemps 2018. Un gros morceau pour l’Olympique Rovenain, club basé au Rove, 5 500 habitants environ. être présent à ce stade de la compétition représente déjà un exploit pour la jeune bande de David Gallego. Après des victoires contre le Castanet, l’Uspeg Marseille et Dijon, Troyes se présente face à eux. « C’est exceptionnel. Nous étions déjà en 32e de finale il y a trois ans. C’est tout bénef’ pour nous », signale Christophe Rouzault, directeur technique.

    Un match déplacé

    à quelques kilomètres

    Le club n’a pas voulu bousculer les joueurs et leurs préparatifs avant cette rencontre phare, ce dimanche (14h30). Surtout que ces jeunes de moins de 18 ans vont tous vouloir figurer sur cette fameuse feuille de match. « Il y a une superbe ambiance entre eux, mais il y aura des déçus, car ils espèrent tous être retenus. On évite d’en faire trop, souffle Rouzault. Pour ne pas leur mettre de pression. »

    Surtout que cette équipe ne joue pas tout le temps ensemble, à cause du règlement de cette coupe nationale. Seuls les U19 première année peuvent participer à la compétition. « C’est une équipe recomposée. Cinq moins de 18 ans sont en U19 Nationaux à plein temps et le reste joue en U18 Régionale 1. Ils sont d’ailleurs en haut de tableau avec deux matches de retard. Des joueurs descendent donc pour former la meilleure équipe possible. »

    Une équipe pour deux catégories, donc deux coaches à l’unisson pour mener les joueurs. Entraîneur des U19 Nationaux, David Gallego est l’un des artisans de ces performances avec le patron des U18 R1, Lyes Bouzidi. « David, c’est un pur produit du club. L’accession s’est faite avec lui, il était déjà présent en 32e de finale, il y a trois ans. C’est un coach jeune avec déjà une certaine expérience, avec cette force de travail », détaille Christophe Rouzault. Le Rove s’est concentré sur la formation dès le début de siècle, pour atteindre le niveau qui est le leur aujourd’hui. « Je suis arrivé il y a 20 ans et dès les dix premières années, j’ai misé sur la qualité des éducateurs et la construction d’une équipe technique avec cet esprit club et des passionnés. » Une double casquette joueurs/éducateurs avec « 7 ou 8 joueurs passés par l’école du foot du Rove et qui sont dans le groupe Gambardella ».

    Mais l’Olympique Rovenain n’évoluera pas totalement à domicile lors de ce huitième de finale de Coupe Gambardella. Troyes se déplacera 15 km plus loin, car Sausset-les-Pins est l’hôte de la rencontre, et non Le Rove. Les terrains sont pourtant assez similaires, seule l’homologation diffère. Christophe Rouzault explique : « à partir des huitièmes de finale, les terrains doivent être homologués en T3. Ils nous manquent un peu de dimension, la longueur est bonne, mais il y a un mètre en moins en largeur. 50 centimètres de chaque côté à peu près. Nos vestiaires étaient également trop petits, avec 5 m2 manquants. »

    Rêver en coupe, lutter

    en championnat

    Le club de Sausset-les-Pins possède également une pelouse synthétique et les dirigeants du Rove ont préféré opter pour celle-ci. Les maires des deux villes [Paul Sabatino (PCF) pour le Rove, Maxime Marchand (Écologiste) pour Sausset-les-Pins] se connaissant, les tractations ont été rapides. Le voisin laisse donc son stade pour une journée historique.

    Quoi qu’il arrive, la saison sera loin d’être terminée pour l’Olympique Rovenain. Comme évoqué précédemment, l’équipe évolue en U19 Nationaux, le plus haut niveau français dans cette catégorie. Des rencontres hebdomadaires contre l’OM, Toulouse, Nice, Monaco, Montpellier ou Saint-Etienne, l’élite du football hexagonal.

    D’où les difficultés d’exister lorsqu’on est un club d’un petit village. Actuellement 12e sur 13 avec un match en moins, il faudra finir dans les dix premiers pour la formation de David Gallego. Cette position assurerait un maintien exceptionnel pour la structure. Mais, avant de penser au championnat, il y a un nouveau tour de coupe à disputer, pour continuer de rêver d’un quart de finale qui dépasserait largement n’importe quelle espérance.

  • Un OM volontaire mais trop brouillon avant le Classico

    Un OM volontaire mais trop brouillon avant le Classico

    Ce n’était pas parfait, mais on s’en contentera pour cette fois. Les Olympiens, sous tension depuis quelques jours suite à leur élimination en Ligue des champions, puis à un match nul au scénario catastrophique sur la pelouse du Paris FC quelques jours après, ont fait taire leurs détracteurs, mardi soir au Vélodrome, en remportant leur 8e de finale de Coupe de France face au Stade Rennais (3-0). « Je suis content du match, de la victoire et de la réaction. Rennes est une équipe forte et n’a jamais tiré au but », se réjouit Roberto De Zerbi, déjà concentré sur la suite du calendrier.

    « Maintenant, on prépare le PSG, Strasbourg et Brest. On cherche un peu de continuité et régularité. L’équipe a été concentrée. En première période, on a eu du mal à presser, on n’a pas été fluides avec la balle. J’avais peur d’être un peu déséquilibré avec quatre attaquants, un latéral qui monte et finalement, on n’a pas concédé un tir. Mon équipe est étrange, j’ai du mal à comprendre. Quand tu joues avec un défenseur de plus, tu prends trois buts, avec quatre attaquants, tu ne concèdes pas un tir », résume le technicien italien, persuadé que la réunion avec les supporters, survenue à La Commanderie à la veille de la rencontre, a fait son effet.

    Longoria prend la plume

    « Les supporters nous ont dit des choses justes, hier [lundi] à la Commanderie. Au stade, ils ont été avec nous, au-delà des banderoles, légitimes et justes. C’est à nous de trouver de la régularité. Nos supporters sont plus intelligents et connaisseurs que ce qu’on pense. Ils disent presque toujours la vérité. Ils étaient déçus de Bruges (0-3, le 28 janvier, synonyme d’élimination en phase de ligue de Ligue des champions), ils ont raison, c’est un match à avoir honte. Quand une équipe te donne l’idée d’être très forte, il est normal qu’il y ait des attentes. Elles sont parfois respectées, parfois non », lance De Zerbi, qui devra patienter jusqu’à jeudi (19h50) pour connaître son futur adversaire au stade des quarts de finale.

    Contre les Bretons d’Habib Beye, les Marseillais n’ont pas perdu de temps avant de faire mouche. Amine Gouiri, idéalement placé dans la surface après un tacle autoritaire et audacieux de Timothy Weah, a ouvert le score dès la 2e minute. Décisif également sur l’action qui mène au but de Mason Greenwood au retour des vestiaires, l’ancien rennais n’a toutefois pas été épargné par les sifflets lors de son remplacement. La faute sûrement à une occasion en or manquée quelques secondes plus tôt. « Je pense que je les comprends, je dois la mettre au fond, et si je l’avais mis au fond, ils auraient crié mon nom. Je fais la part des choses, mais le plus important aujourd’hui, c’était la victoire », martèle l’international algérien, contraint de laisser sa place à Pierre-Emerick Aubameyang à la 78e minute. « Je pense que comme tout attaquant, et je sais très bien à mon âge, c’est dommage de rater une occasion comme ça. Et surtout, j’imagine le regret qu’il a de sortir juste après, forcément. J’aurais aimé qu’il ait plus de temps », confie l’avant-centre gabonais de 36 ans, auteur du troisième et dernier but olympien de la partie en fin de match.

    C’est dans ce contexte que Pablo Longoria a pris la plume, ce mercredi, pour s’adresser aux supporters : « Ces dernières semaines ont été lourdes. Vraiment lourdes. Pas seulement à cause des résultats, mais à cause de ce qu’ils ont provoqué en nous tous : frustration, colère, parfois même un sentiment de vide. À Marseille, quand on touche quelque chose du doigt et qu’on le laisse s’échapper, ça fait mal. Ici plus qu’ailleurs. Décevoir un peuple, ce n’est jamais facile à digérer. Je ne veux jamais fuir cette réalité. Je l’assume. » Le président de l’OM ajoute : « Le problème de l’OM n’est pas le talent. Il est là. Le défi, c’est la régularité. (…) Aujourd’hui, ce qui compte le plus, c’est l’unité. (…) On avance. Ensemble. »

    Beşiktaş serait intéressé pour enrôler Murillo

    Écarté du groupe professionnel et rétrogradé en équipe réserve depuis l’élimination en Coupe d’Europe suite à son manque d’envie sur le terrain, qui a d’ailleurs été pointé du doigt par Roberto De Zerbi lors de la conférence de presse d’avant-match vendredi, le défenseur latéral droit Amir Murillo pourrait faire rapidement ses valises. L’Olympique de Marseille cherche à s’en séparer, mais les options ne sont plus si nombreuses, en raison de la fermeture du marché en France, Italie, Espagne, Allemagne ou encore Portugal, survenue le 2 février à 20h. Quelques marchés restent ouverts, en Turquie, en Grèce, en Autriche, en Roumanie, en Israël ou encore aux Émirats arabes unis. Selon la presse turque, le Besiktas aurait entamé des discussions préliminaires avec l’Olympique de Marseille au sujet de l’international panaméen. Pour l’heure, aucune offre officielle n’a été transmise au club marseillais. Arrivé à l’OM en août 2023 en provenance d’Anderlecht, Amir Murillo a prolongé son contrat jusqu’en juin 2028. Capable d’évoluer dans différentes positions, comme il l’a notamment prouvé sous l’ère Gattuso et De Zerbi, le défenseur de 29 ans a toujours du talent à revendre.

  • Médina, le soldat fidèle (re)devenu incontournable

    Médina, le soldat fidèle (re)devenu incontournable

    Avec Facundo Médina, c’est blanc ou noir. Soit on adore sa grinta, soit on déplore son excès d’engagement parfois agaçant. Mais peu importe dans quel camp on se trouve, on ne peut que reconnaître sa très bonne prestation face au Stade Rennais. Présent au rendez-vous comme dernier rempart défensif, en réalisant un marquage très efficace sur l’avant-centre breton Esteban Lepaul – soit dit en passant le troisième meilleur buteur de Ligue 1 cette saison avec neuf buts – le défenseur central international argentin a également apporté sa pierre à l’édifice offensivement en relançant proprement et sans trembler.

    Lieutenant de choix du capitaine Balerdi

    Pour sa sixième titularisation de suite, lui qui a longtemps été blessé à la cheville dans la première partie de saison, « Facu » trouve enfin de la régularité dans ses performances. Avant d’être indisponible pendant un peu plus de deux mois, l’ancien lensois affichait une réelle volonté de s’imposer dans cette charnière centrale olympienne, avec des matches plus que cohérents lors des victoires à Strasbourg (1-2) et face à l’Ajax (4-0).

  • L’OM évite la crise de nerfs

    L’OM évite la crise de nerfs

    « Après la honte et le dégoût, Coupe de France obligatoire ! », pouvait-on lire tout au long de la banderole déployée dans le virage nord du stade Vélodrome, mardi soir lors de l’entrée des joueurs, à l’occasion du 8e de finale entre l’Olympique de Marseille et le Stade Rennais. Éliminés en Ligue des Champions, puis coupables d’un pathétique match nul sur la pelouse du Paris FC en championnat, les protégés de Roberto De Zerbi vivent depuis plusieurs jours sous une tension palpable et constante.

    Celle-ci a atteint son paroxysme à la veille de cette rencontre, où une réunion entre les supporters marseillais et les acteurs du club phocéen s’est tenue à La Commanderie pour mettre les choses au clair. Une rencontre qui semble avoir porté ses fruits, compte tenu de la prestation des Olympiens.

    D’entrée de jeu, les héros du Vélodrome, poussés par la ferveur de leurs fidèles passionnés, ont pris le jeu à leur compte. Doté d’une endurance assez impressionnante, le piston droit américain Timothy Weah a vu son tacle très audacieux être récompensé, tout en distribuant par la suite un caviar à Amine Gouiri afin d’ouvrir le score dès la deuxième minute de jeu.

    De quoi enflammer les tribunes et donner un avant-goût d’une soirée animée. Sur le terrain, le retour d’Emerson – sanctionné de trois matches de suspension ferme par la Commission de discipline de la LFP après son expulsion face à Lens – dans le couloir gauche a apporté plus de stabilité au secteur défensif. Dans sa ligne de mire, la titularisation surprise d’Igor Paixão a également fait son effet, permettant d’être autant dangereux sur l’aile droite que sur l’aile gauche.

    Avec l’installation d’un faux rythme, les Marseillais ont été moins tranchants jusqu’à la mi-temps. Au retour des vestiaires, l’ailier britannique Mason Greenwood – fer de lance olympien et meilleur buteur de Ligue 1 – a conclu une contre-attaque éclair avec brio. De quoi mettre l’OM à l’abri, et de manière définitive a contrario du scénario survenu il y a quelques jours au stade Jean Bouin, avant qu’Aubameyang n’apporte la touche finale.

    MARSEILLE 3 (1)

    RENNES 0 (0)

    8e de finale de la Coupe de France

    Stade Vélodrome (61 783 spectateurs)

    Arbitre : Thomas Léonard

    Buts : Gouiri (2’), Greenwood (46’), Aubameyang (83’) pour Marseille

    Avertissements : Nwaneri (22’), Højbjerg (45+3’), De Zerbi (88’), Kondogbia, Balerdi (90’)pour Marseille ; Seidu (41’), Merlin (67’), Ait Boudlal (74’), Embolo (90+1’) pour Rennes

    MARSEILLE : De Lange – Weah, Balerdi (cap), Medina, Emerson (Pavard, 83’) – Timber (Kondogbia, 70’), Højbjerg – Nwaneri (Nadir, 46’), Greenwood, Paixão (Traoré, 77’) – Gouiri (Aubameyang, 77’).

    Entraîneur : Roberto De Zerbi

    RENNES : Samba (cap) – Seidu (Blas, 58’), Jacquet, Rouault, Ait Boudlal (Brassier, 79’), Merlin (Legendre, 79’) – Szymanski, Kamara (Nagida, 30’), Camara, Al Tamari – Lepaul (Embolo, 46’).

    Entraîneur : Habib Beye

    Le rêve s’arrête

    Les U19 de l’OM n’ont pas réussi à créer la surprise, mardi après-midi sur la pelouse du Real Madrid, à l’occasion des 16e de finale de la Youth League (5-2), l’équivalent de la Ligue des Champions. Les jeunes phocéens avaient pourtant rejoint les vestiaires à la mi-temps sur un score de parité (2-2), grâce à des buts signés Mohamed Baradji (25’) et Tadjidine Mmadi (42’, sp).