Tag: Conseil Départemental

  • Handicap : une maison d’enfants fermée suite à des « dysfonctionnements »

    Handicap : une maison d’enfants fermée suite à des « dysfonctionnements »

    Sur l’arrêté pris vendredi 19 juin, les services de la solidarité s’alarment de « formes de maltraitances constatées sur les mineurs accueillis ». Depuis le lundi 22 juin, le lieu de vie et d’accueil de la Maison des plus petits situé dans le quartier de Malpassé (13e) a dû fermer ses portes sur ordre du conseil départemental. Suite à un contrôle organisé au mois de janvier, la collectivité reprochait à l’association qui y accueillait jusqu’à 7 enfants placés en situation de handicap, « plusieurs dysfonctionnements importants, en termes de gestion, de recrutement et de transparence » et des risques « sur la santé, la sécurité ainsi que le bien-être physique et moral des mineurs accueillis ». Sans faits de maltraitance constatés cependant.

    Pour le directeur de l’association Emmanuel Masson qui a déposé un recours gracieux, il s’agit d’une décision « extrêmement brutale, en décalage avec ce que l’on a vécu ». Pour toute maltraitance, une directrice adjointe aurait fait mine de mordre un jeune qui l’avait mordu à la piscine, et il leur était reproché d’avoir laissé un enfant malade seul pendant que sa chambre était nettoyée. Un salarié travaillait également sans vérification de ses antécédents. « Nous demandons systématiquement l’attestation d’honorabilité, comme nous ne l’avons pas reçue, nous avons procédé immédiatement à son licenciement », indique le responsable. « Les médecins chargés du suivi ne comprenaient pas, les référents se sont regroupés pour manifester leur désaccord avec le Département », assure-t-il. Lequel avait déjà temporairement fermé la structure en 2023 face à sa « totale désorganisation ».

  • Les Bouches-du-Rhône renoncent à l’uniforme dans les collèges

    Les Bouches-du-Rhône renoncent à l’uniforme dans les collèges

    En cette rentrée 2024, au moment de remettre leurs nouveaux uniformes scolaires aux élèves du collège Château-Forbin dans le 11e arrondissement de Marseille, la présidente (DVD) du conseil départemental, Martine Vassal, se réjouissait d’une expérimentation qui allait « renforcer le sentiment d’appartenance à l’établissement scolaire, de répondre aux problématiques de harcèlement scolaire et d’améliorer le pouvoir d’achat des familles ». Mais deux ans plus tard, celle-ci tourne court. Ce 22 juin, la collectivité a brusquement résilié le marché signé avec la Quincaillerie aixoise pour fournir ces tenues uniques testées par 1 200 élèves à Château-Forbin et au collège Mont-Sauvy à Orgon. Officiellement, le conseil départemental estime que l’envolée du prix des uniformes proposée le 22 avril -plus de 31,90% en moyenne- remet en cause le contrat. Mais cette résiliation vient surtout mettre discrètement un terme à l’expérience largement médiatisée à son lancement.

    « Nous arrêtons effectivement l’expérimentation », confirme la conseillère départementale (DVC) déléguée aux collèges, Béatrice Bonfillon-Chiavassa, reconnaissant que les coûts de fabrication « avaient significativement augmenté ». Mais tandis que le collège d’Orgon comptait bien poursuivre l’expérience, le conseil d’administration de Château-Forbin s’est prononcé contre sa poursuite le 30 mars. « La gestion quotidienne des élèves ne respectant pas le port de la tenue représente une charge de travail trop importante », explique la conseillère départementale. Surtout, « l’État a décidé après ces deux ans d’expérimentation d’y mettre fin et donc d’arrêter la subvention qui l’accompagnait. C’est la raison pour laquelle nous avons arrêté cette expérimentation, avec regret », indique Béatrice Bonfillon-Chiavassa.

    « Pas un gâchis »

    Au total, près de 210 000 euros ont été initialement consacrés à cette expérimentation, indiquait le conseil départemental lors de son lancement, soit 127 euros par élève pris en charge pour moitié par la collectivité. « On ne peut pas dire que c’est un gâchis quand on réalise une expérimentation pour aller vers le mieux, défend l’élue. S’entêter à aller dans ce dispositif quand une équipe ne souhaite plus le faire, ça, cela aurait été du gâchis. » Elle espère désormais en tirer le bilan avant de regarder plus en avant. « Pour les avoir rencontrés, c’était plutôt bien perçu par les parents mais aussi par les élèves », explique-t-elle, y voyant une manière de lutter contre le harcèlement et d’aider les familles. Une étude de l’Éducation nationale publiée le 12 mai montrait que si les directions d’établissement appuyaient la mesure, l’uniforme était vu comme « une contrainte inutile » par la moitié des collégiens.

  • Vaucluse, au Département, on se pavane sur sa bonne situation financière

    Vaucluse, au Département, on se pavane sur sa bonne situation financière

    Deux salles, deux ambiances. Alors qu’un peu plus tôt dans la matinée, Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon présentait le « champ de ruines » dont il dit hériter comme situation financière (lire page suivante), l’atmosphère budgétaire est bien plus sereine au sein du Conseil départemental. Ce vendredi, les élus avaient à approuver le compte financier unique (CFU) 2025, qui est le bilan comptable de l’année écoulée.

    Baisse de la dette

    Et il apparaît flatteur à la lecture des différents indicateurs mais aussi des remarques – ou plutôt leurs absences – de la part de l’opposition. Dans un esprit œcuménique, le CFU a donc été adopté. « Compte tenu de la stabilisation des dépenses de gestion et de la hausse des recettes de fonctionnement, les différents niveaux d’épargne apparaissent en hausse et offrent une situation saine malgré un contexte national peu porteur », résume Jean-Baptiste Blanc, élu (LR) délégué aux finances.

    Si la contraction des dépenses de fonctionnement ne se fait pas sans heurts internes (lire l’encadré sur la mobilisation des agents CGT), l’embellie immobilière (le Département perçoit une partie des frais de notaire) permet d’alimenter une épargne nette qui repart à la hausse et engendre moins d’emprunt pour investir. La dette a diminué sur un an de 9% à 145,5 millions d’euros. Résultat, la capacité de désendettement tombe à 1,3 ans quand celle de la Ville d’Avignon tendrait vers 12 ans.

    Un parallèle loin d’être anodin car plusieurs allusions narquoises ont ensuite été faites aux décisions prises par la nouvelle municipalité. Quand Sophie Rigaut (PS), face à la canicule, propose « d’accélérer l’isolation des bâtiments et de végétaliser les cours des collèges », Dominique Santoni va dans son sens en soulignant que « la végétalisation des cours est très importante ». Et ce alors qu’Olivier Galzi a gelé le dispositif Fraich’ cours à Avignon, ne réalisant qu’une école cet été contre 6 prévues, arguant de restrictions budgétaires.

    Dans la même veine, Dominique Santoni insistera sur le fait que le Département « a augmenté ses subventions de 19,1 à 20,1 millions d’euros », à l’heure où Avignon réduit les siennes jusqu’à 10%. Sans se réjouir de la situation avignonnaise, les sénatoriales laissent déjà des traces au sein de la droite. L’empressement d’Olivier Galzi à prétendre à un poste en propulsant tête de liste sa compagne Anaïs Hausmann passe mal auprès de la droite départementale, soutenant le sénateur sortant Jean-Baptiste Blanc, qui pourrait être secondé par Dominique Santoni.

  • Passe d’armes autour du bilan financier du Département

    Passe d’armes autour du bilan financier du Département

    Politique

    Nous n’avons pas cramé la caisse ». Yves Moraine, vice-président et rapporteur général du budget (LR), a largement défendu la gestion financière de la majorité de droite à la tête du Département des Bouches-du-Rhône. Car ce sont le rapport d’activités des services du département pour l’exercice 2025 et le compte administratif pour la même année, c’est-à-dire le budget principal de la collectivité, qui ont agité les débats ce vendredi. « 2025 a démontré notre capacité à tenir nos engagements malgré le contexte économique. Notre collectivité reste l’un des premiers acteurs de la proximité », a vanté la présidente (DVD) du département Martine Vassal. Laquelle insiste sur « la solidarité avec près de 1,6 milliard d’euros consacrés à nos politiques de solidarité, près de la moitié de nos dépenses ». Arnaud Mercier, qui a défendu le rapport d’activités, évoque même un « bouclier social ». La communiste Magali Giorgetti remet les pendules à l’heure. Elle appelle à un « un renforcement de la cellule de recueil des informations préoccupantes », un service départemental de la Direction de la Protection de l’enfance. « Il y a eu une hausse de 68% des informations de situations préoccupantes entre 2019 et 2024, cela entraîne une sollicitation accrue des professionnels de la protection de l’enfance », explique-t-elle. Avant de dérouler : « Je m’inquiète aussi du nombre de recours pour l’accès aux droits : que ça soit pour la MPDH [Maison Départementale des Personnes Handicapés, Ndlr.], RSA [revenu de solidarité active] ou mises à l’abri… ». D’où son alerte sur les conditions d’exercice des agents du Département : « Il y a des situations récurrentes qui entravent leurs missions : vacances de postes, renfort avec des contrats précaires ».

    Même principe lorsque Yves Moraine défend le compte administratif de l’année passée, s’appuyant notamment sur la note de l’agence de notation Fitch en « A+» pour le budget 2025 de la collectivité. « La situation des finances du département est saine. Ce qu’on économise dans les dépenses de fonctionnement, on peut le mettre pour la solidarité », assure-t-il.

    Les transfuges d’extrême droite taclés à la gorge

    Sauf que cette fois, c’est l’extrême droite qui tente mollement de monter au créneau, par la voix de Cédric Dudieuzère (RN) : « Remettons cette notation dans le contexte : c’est loin d’être la note la plus élevée, c’est celle de la France. Le département avait « AA» en 2015 ». Autant dire qu’il est bien reçu par Yves Moraine : « Votre intervention n’a ni queue ni tête. On ne pouvait pas obtenir mieux puisqu’une collectivité ne peut pas avoir plus que l’état. Et vous soutenez donc le bilan de Jean-Noël Guérini [Président du département de 1998 à 2015] ». Et de tacler : « Il y a au moins 3 de vos collègues qui ont soutenu cette politique ! La fidélité est une maladie du chien non transmissible à l’homme ». Référence à la création du groupe « La Provence qu’on aime », alliance de transfuges LR passés à l’UDR d’Éric Ciotti avec le RN. Justement, Marie-Pierre Callet, ex-vice-présidente du département et ex-LR, aujourd’hui tête de liste RN aux sénatoriales, tente de justifier son retournement de veste : « C’est le fruit d’une réflexion mûrement réfléchie, un choix de clarté politique ». Le socialiste marseillais Anthony Khreimeir la reprend de volée : « Nous appelons ça un repositionnement ». Mais s’inquiète sur le fond : « Derrière ces trajectoires individuelles, il y a quelque chose de plus grave : le RN avance dans ce département, en offrant des têtes de liste et des perspectives de mandat à des personnes en recherche de reconversion ». Et sur le fond, le groupe de l’extrême droite s’abstient sur le vote du budget. De quoi provoquer un rictus d’Yves Moraine : « S’abstenir sur l’exécution d’un budget qu’on a approuvé et qu’on a exécuté en tant que délégués, ça manque de cohérence… ».

  • À Avignon, la CGT mobilisée pour le pôle solidarité et le RSA

    À Avignon, la CGT mobilisée pour le pôle solidarité et le RSA

    Les rassemblements de la CGT en amont des séances plénières du Conseil départemental de Vaucluse font désormais presque partie du déroulé, avec des manifestations à plusieurs reprises ces dernières années. Et un nouveau est prévu ce vendredi 26 juin contre la réorganisation du pôle Solidarité sous sa forme prévue ainsi que pour dénoncer la politique de la collectivité autour du RSA.

    Dans un tract, le syndicat regrette ainsi une « réorganisation trop floue » du service. Et assure que les agents n’ont pas encore été informés des futurs organigrammes, des missions exactes qui leur seront attribuées, des impacts sur les différents postes ou encore des « conditions d’exercice ». Avec une interrogation également sur la non-réintégration de la direction Insertion-Emploi au pôle Solidarités, estimant que « tout est lié » entre insertion, accompagnement social ou encore parcours vers l’emploi. Et demande « une réponse claire et une réponse approfondie sur ce choix d’organisation ».

    Contacté par La Marseillaise, le Département n’a pas répondu dans les délais impartis pour la publication de cet article sur le sujet.

    Réaction demandée

    La question de la politique de gestion du RSA va également être remise sur la table. Le Vaucluse étant le département où le versement a le plus reculé ces dernières années. Dans une lettre ouverte publiée le 13 juin dernier est pointé le « durcissement progressif de la gestion du RSA ». En citant la chute de 32% du nombre de bénéficiaires entre 2022 et 2025. « Sous couvert de contrôle, d’”accompagnement renforcé” et d’économies budgétaires, votre collectivité multiplie les dispositifs de sanctions, de suspensions et de radiations qui frappent directement les personnes les plus précaires de notre département », poursuit le syndicat. Qui, « à défaut de réponse et de mesures concrètes », prendra « toutes les initiatives nécessaires pour dénoncer publiquement cette situation ». Sans préciser si des poursuites vont éventuellement être engagées contre la collectivité, comme cela a été le cas dans le Finistère il y a une semaine, où la CGT et six allocataires ont porté plainte contre le Département du nord-ouest de la France.

    « On ne peut pas être contre le fait de remettre des gens au travail, tout ne peut pas être blanc ou noir mais des ajustements ont été faits », se justifiait la présidente en sortie d’hémicycle le lundi 31 mars dernier.

  • Hautes-Alpes : un nouveau schéma pour une décennie de tourisme

    Hautes-Alpes : un nouveau schéma pour une décennie de tourisme

    « Notre activité touristique a progressé de manière remarquable ces dernières années, que ce soit en termes de fréquentation, de nuitées, de visiteurs accueillis ou de retombées économiques », a annoncé Patrick Ricoux, vice-président chargé de l’attractivité du territoire, en préambule de l’adoption du nouveau schéma de développement du tourisme. Or, si « l’activité touristique s’est métamorphosée », comme il le rappelle, « le but de ce nouveau plan n’est pas de reproduire ce qui a été fait ces dix dernières années, au vu des évolutions des pratiques, mais de l’enrichir ».

    Développer et préserver

    Le tourisme apparaît en effet comme le moteur économique majeur du département. Entre 2015 et 2025, le chiffre d’affaires du secteur a progressé de 28% avec 919 millions d’euros générés pour l’année 2025. Il représente 25% du PIB des Hautes-Alpes, 5 millions de visiteurs par an et 15 000 emplois directement en lien avec le tourisme. Après cette décennie fructueuse pour les Hautes-Alpes, ce nouveau schéma a pour but d’établir de nouveaux objectifs. Très vite un point de tension est apparu : comment concilier l’attractivité touristique et préserver le cadre naturel, en bref continuer d’attirer sans créer de surfréquentation.

    « L’attractivité de notre département repose avant tout sur ce qui fait son identité : des paysages préservés, des espaces naturels remarquables, des villages authentiques. C’est parce que nous avons su préserver ces paysages que nous arrivons à attirer des visiteurs. Alors je souhaite poser une question simple, jusqu’où devons-nous développer notre tourisme sans dénaturer ce qui fait précisément sa force ? », a questionné Gérard Ténoux, vice-président en charge de l’habitat. De son côté, Yvain Chaix, président de l’agence de développement des Hautes-Alpes, a assuré qu’« un grand objectif du schéma c’est de garantir le développement du tourisme haut-alpin tout en veillant sur nos milieux et nos hôtes ». Toutefois, l’heure n’est pas à l’écologie radicale : « On souhaite s’engager dans une voie de développement, bon nombre de nos contemporains prônent la décroissance, ce n’est pas le sujet de ce schéma, il s’inscrit dans une dynamique de croissance car on sait comme c’est important pour fixer les populations et créer des emplois. »

    Faire adhérer

    la population

    Le schéma a aussi pour ambition affichée de s’assurer de l’adhésion des populations locales. « On voit bien qu’il y a un sujet central sur l’acceptation du développement touristique », a rappelé Yvan Chaix. Toutefois, une adhésion totale s’apparente à « un vœu pieux », pour Jean-Baptiste Allaud, conseiller départemental : « On voit bien au sujet de l’organisation des JOP 2030, qu’il y a toujours des gens qui dénonceront les actions que nous portons (…). Il y a des gens qui se sont installés dans notre département dans l’idée que dès leur installation, il faudrait que rien n’évolue. Même s’il faut intégrer certains points de vue on ne peut pas aller dans la démarche d’arrêter de développer notre département du point de vue touristique », a-t-il affirmé.

  • Baptême de plongée pour des personnes en situation de handicap

    Baptême de plongée pour des personnes en situation de handicap

    Ils se sont jetés à l’eau. Samedi, 23 personnes en situation de handicap, pris en charge dans différentes structures régies par l’association Phar 83, ont participé à un baptême de plongée dans la piscine de l’établissement d’accueil médicalisé le Siou Blanc. Une initiative du Département, pilotée par le Comité départemental Études et Sports Sous-Marins (CD FFESSM 83), avec son programme « Handisub », qui vise à rendre les sports subaquatiques accessibles aux personnes en situation de handicap.

    Plongée en mer le 9 juillet

    Durant toute la matinée, les participants ont été encadrés individuellement, pendant 10 à 15 minutes chacun, par des moniteurs formés à l’accueil de ce type de public. L’objectif était avant tout de « prendre du plaisir », assure Christophe Arciero, référent départemental « Handisub ». L’initiative va un peu plus loin : « Au début, les établissements sont toujours un peu réticents parce qu’ils pensent que certains n’y arriveront pas. Et puis ils découvrent que le champ des possibles est énorme. » Il en va de même pour les bénéficiaires, « parfois un peu stressés au début et qui repartent avec une banane jusqu’aux oreilles ».

    Une première étape pour une dizaine d’entre eux, qui auront l’occasion de participer à une journée de plongée en mer, le 9 juillet, à Hyères. Une action qui s’inscrit dans « l’objectif du conseil départemental du Var, dans sa politique de sport de pleine nature, de rendre accessible la pratique sportive à tous, dont les personnes en situation de handicap », explique Coralie Aubert, du service activités et sports de pleine nature. D’autres initiations sportives leur seront d’ailleurs proposées en septembre et en octobre.

  • Le maire Dominique Lain s’est éteint à l’âge de 61 ans

    Le maire Dominique Lain s’est éteint à l’âge de 61 ans

    Le Var est en deuil. Dominique Lain, maire du Luc-en-Provence, est décédé dimanche 14 juin aux alentours de 23 heures, à l’âge de 61 ans. Hospitalisé à l’hôpital de la Timone à Marseille après un infarctus survenu à la fin du mois de mai, il avait été opéré, mais n’a finalement pas survécu. L’annonce a été faite par la mairie sur Facebook.

    « Engagé »

    La semaine dernière, l’élu avait annoncé sa mise en retrait de la vie politique pour quelques mois. Élu maire en 2020 puis reconduit en mars dernier, il était également conseiller départemental depuis 2015, vice-président du conseil départemental du Var chargé de la sécurité et de la prévention des risques, président du Sdis 83 (Service départemental d’incendie et de secours) et de la communauté de communes Cœur du Var.

    Le préfet du Var Simon Babre, dans un communiqué, salue « un élu de terrain, proche de ses concitoyens, engagé pour offrir une ambition à sa commune du Luc-en-Provence et pour la concrétiser ».

    L’émotion est forte dans le département. Le président du conseil départemental, Jean-Louis Masson, a évoqué « une immense tristesse » après la disparition de son « ami fidèle ». Il a salué « un élu d’exception, profondément attaché à son territoire et à ses habitants », soulignant son « courage », sa « loyauté » et sa « profonde bienveillance ». Dans un communiqué, les sapeurs-pompiers du Var décrivent un « président disponible et impliqué ». Les hommages se multiplient également de la part de nombreuses personnalités politiques varoises, tels que Thierry Bongiorno, maire de Gonfaron, ou Yannick Simon, ancien maire de Cabasse et ancien président de Cœur du Var, tous deux proches du disparu.

    Au Luc-en-Provence, un livre de condoléances a été ouvert à l’accueil de la mairie. La première adjointe, Élisabeth Mariottini, devrait assurer l’intérim à la tête de la commune jusqu’à l’élection d’un nouveau maire par le conseil municipal.

  • Après l’éviction de Valérie Guarino, Jean-Marc Perrin reprend la délégation au handicap au Département

    Après l’éviction de Valérie Guarino, Jean-Marc Perrin reprend la délégation au handicap au Département

    C’est le conseiller départemental aixois délégué au Bel Age Jean-Marc Perrin (DVD), président du bailleur social 13 Habitat depuis le mois de juillet 2025, qui récupère les délégations du handicap et devrait occuper la présidence de la Maison départementales des personnes handicapées (MDPH). Des responsabilités confiées par la présidente (DVD) du Département Martine Vassal face à « la nécessité pour la bonne marche des affaires départementales », à travers un arrêté pris ce mercredi matin suite à l’éviction de la vice-présidente Valérie Guarino, dont le ralliement à l’extrême droite a été annoncé lundi.

    Restera cependant à réunir un conseil d’administration pour changer la présidence de la MDPH, qu’elle occupe toujours. Quant aux délégations aux routes et à l’aménagement du territoire, retirées à Marie-Pierre Callet et Laure-Agnès Caradec en ce début de semaine, leur faisant perdre leurs indemnités d’élues, elles restent pour l’heure aux mains de la présidente de la collectivité.

  • Un soutien indéfectible apporté à Christophe Gleizes

    Un soutien indéfectible apporté à Christophe Gleizes

    Après six mois passés sur la façade de l’hôtel du Département, la bâche de soutien à Christophe Gleizes a été installée, ce mardi, aux Archives et bibliothèque départementales de Marseille. Ce journaliste a été condamné en appel à sept ans de prison en Algérie, où il s’était rendu pour un reportage. Pour Martine Vassal, présidente (DVD) du conseil départemental, ce lieu dédié au savoir et à la transmission permet de rappeler qu’« un journaliste est injustement retenu loin des siens » et que la défense d’un journaliste revient à défendre « l’oxygène de notre démocratie ».

    Un concours dédié aux collégiens

    La cérémonie a aussi marqué le lancement de « Collégiens 13 Infos », concours de journalisme porté par le Département et le Club de la presse Marseille-Provence. Entre presse écrite, radio, vidéo et web, les élèves seront accompagnés par des professionnels afin de développer leur esprit critique face aux fake news et, peut-être, de susciter des vocations.