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  • Une grande collecte pour prôner la solidarité et l’intelligence collective à Martigues

    Une grande collecte pour prôner la solidarité et l’intelligence collective à Martigues

    Les piles de cartons prennent de la hauteur. Dans le hall de la Halle de Martigues, les bénévoles s’affairent pour organiser et répartir les denrées alimentaires et les produits d’hygiène récoltés lors de l’opération Martigues solidaire, qui se poursuit jusqu’au concert de Chimène Badi ce vendredi 6 février.

    « Il y a six palettes, pour les six organisations partenaires », pointe Valérie Fernandez-Campazzo, responsable du service de la vie associative : le Secours populaire, la Croix rouge, les Restos du cœur, les « mastodontes », et les Équipes Saint-Vincent, Partage et le Secours catholique. « Cette action, c’est collecter ensemble, mais c’est aussi fonctionner ensemble, et le challenge de la Ville c’est de coordonner tout ça ! »

    La coopération

    L’agente municipale pense que 2026 ne sera pas l’année de tous les records comme 2025, où sept tonnes de dons avaient bénéficié aux associations. Mais pour elle, ce qui compte, c’est aussi la dynamique que l’événement crée. « C’est un énorme collectif de partenariats polymorphes, avec 39 points de collecte répartis entre les grandes, moyennes et petites surfaces de la commune, les lieux associatifs, les collèges, les lycées, les centres sociaux et espaces publics. » Sans compter les entreprises, qui s’y mettent aussi, à l’instar de Petroineos.

    Colette, dite « Coco », des Équipes Saint-Vincent, affirme : « Non seulement les dons récoltés représentent un mois ou deux de fournitures pour accompagner nos 300 familles bénéficiaires, mais en plus ça stimule notre engagement bénévole, notre implication. » Après huit éditions de Martigues solidaire, des amitiés se sont nouées et des coopérations inter-asso se sont engagées. À la fin de chaque opération, les organisations redistribuent les denrées à la hauteur des besoins et des capacités de stockage de chacune. « C’est de l’intelligence collective », glisse Valérie Fernandez-Campazzo.

    Les échanges se poursuivent ensuite tout au long de l’année. « On essaye de se rencontrer pour trouver un consensus et harmoniser nos pratiques de sorte, notamment, à ce que l’été il n’y ait pas de manque pour aider et que les personnes en difficulté ne se retrouvent pas démunies », confie Colette.

  • [Le grand entretien] Sanseverino : « Protégeons-nouset luttons »

    [Le grand entretien] Sanseverino : « Protégeons-nouset luttons »

    Sanseverino : Oui c’est un peu ça l’idée, même si on peut pas faire fermer leur gueule aux gens car ils ont la bouche un peu trop lourde. En tout cas, on essaie de leur dire que c’était pas mieux avant, mais c’est juste qu’ils ont perdu leur jeunesse, moi y compris. Après, c’est vrai que le monde actuel est critiquable. Regardez les horreurs qu’il se passe en ce moment aux États-Unis par exemple. Mais cet album, c’est aussi pour dire aux jeunes gens : « Courage, on va s’en sortir. »

    Dans votre album, vous dressez tout de même un tableau de la société peu reluisant à bien des égards. Quelles sont les lueurs d’espoir que vous décelez dans notre époque alors ?

    Sanseverino : C’est juste en y croyant qu’on va s’en sortir. Il faut chercher absolument à être heureux. Moi, je ne peux rien contre l’ICE. Que puis-je faire depuis chez moi en chaussettes, si ce n’est commenter des posts, contre cette milice ultra-violente, cocaïnée et défendue par un énorme pouvoir ? On ne peut pas se dire chacun dans son coin « tout est pourri » et se contenter de ça. Il faut faire des rencontres, des amis, des amours, consommer de l’art, être curieux de tout… C’est possible d’être heureux, sans oublier d’être solidaire avec les gens qui souffrent.

    Sur le titre éponyme de l’album, vous pointez « ceux qui disaient fuck off, rebelles de circonstance, se noient dans la Smirnoff et ont viré vieille France ». À qui pensez-vous en particulier ?

    Sanseverino : Pas à des gens connus, mais plutôt des copains qui ont quitté le perfecto pour, soit finir par devenir RN, soit baisser les bras. En vieillissant, on fatigue tous. Des gens votaient pour le Parti communiste il y a bien des années et votent RN aujourd’hui. Un truc par facilité qui les empêche de réfléchir. Après, la lutte est difficile. Les idées de gauche sont moins faciles à défendre parce qu’elles sont larges et contre le profit. Alors que celles de droite, sont plus simples et consistent à dire : « laisse-moi, je veux être tranquille et bourré de pognon ».

    Tentez-vous de ramener ces connaissances aux idées rances sur le chemin de la justice ?

    Sanseverino : Si je le fais, j’essaie de rester ouvert. Quand on a des amis, c’est pour la vie, même s’il a fait des conneries comme celles-là. Tant que les gens restent dans la discussion, moi, je veux continuer à parler avec les gens qui ne sont pas du même avis que moi. Ça me rappelle un peu les repas de fête où on se retrouve attablé avec le tonton facho. Après, avec ceux-là, faut éviter de parler de certains sujets car on sait comment ça va se finir et il ne changera pas d’avis.

    Sur le morceau « On n’est pas bien là ? », vous décrivez cette drôle d’époque où « on voit des flics courir derrière des pauvres geeks qui manifestent contre leur licenciement économique ». Qu’est-ce que vous inspire la situation sociale en France ?

    Sanseverino : La même chose qu’il se passe aux États-Unis, les morts en moins. Qu’est-ce qui va nous sortir de là ? Entre la gauche et la droite, je ne vois personne qui m’inspire, hormis des gens pas présidentiables, qui ont l’air d’être assez intelligents mais qui n’ont pas de personnalité assez forte. Moi qui suis né en 1961, je suis allé voter un paquet de fois. Même si j’estime que c’est utile, je suis déçu à chaque fois. Il faudrait peut-être que plus personne ne vote ou mettre en place un vote blanc généralisé pour qu’on s’aperçoive qu’il y a quelque chose à remettre en cause. Mais il n’y aura que mes copains qui m’écouteront. Regardez Macron aux dernières élections, il avait contre lui le RN. J’ai dû voter Macron la mort dans l’âme. Je le regrette mais je ne pouvais pas ne pas voter. Les gens dans la rue ne sont pas écoutés. Regardez, quand les pauvres infirmiers descendent dans la rue, tout le monde compatit. Mais pourtant, ils ont des conditions de travail ignobles dans les hôpitaux et continuent quand même à nous soigner, même fatigués et les yeux en vrac. Il y a toujours quelqu’un qui vous soigne, gratuitement avec une carte vitale. Même si la situation n’est pas géniale, on reste quand même dans un pays splendide avec des trucs qui ont été gagnés par des luttes. Aux États-Unis, ils en sont à demander des crédits parce qu’ils se sont cassés la jambe.

    Sur « Pas la guerre », vous évoquez les conflits sur le globe et de certains qui pensent : « La guerre est là-bas. Et c’est pas chez moi. Alors je ne dis rien, alors je ne fais rien. » Finalement, votre album dresse le constat d’une époque parfois effrayante, mais face à laquelle il ne faut pas se résigner…

    Sanseverino : Totalement. À quoi servent les manifestations par exemple ? D’abord, à se réunir, à parler ensemble. Au moins, on sait qu’on n’est pas seuls à se révolter contre une boucherie, quelle qu’elle soit. Si tout le monde continuait, ne serait-ce qu’à exprimer son désaccord, les choses pourraient quand même changer, même si la route est longue et dure. Les Américains, par exemple, se réunissent par milliers dans les rues depuis des mois. Même si des représentants du pouvoir continuent d’assassiner impunément, les manifestants ont réussi à faire virer l’espèce de nazi dont j’ai oublié le nom. Il sera peut-être remplacé par quelqu’un d’encore pire. Mais il faut bouger. Ne fermons pas les yeux. Les événements, aujourd’hui, chacun les voit depuis son téléphone. On est assailli par la violence. Donc, protégeons-nous et luttons.

  • Django, Davis et Ellington à l’honneur à Bayssan

    Django, Davis et Ellington à l’honneur à Bayssan

    Lier création et tradition. Tel est le credo de la 4e édition de Jazz à Bayssan, qui se déroulera du 30 janvier au 1er février au domaine éponyme. Une nouvelle édition qui fait la part belle à de grandes figures de jazz : Django Reinhardt mais aussi Duke Ellington et Miles Davis. Un trio de stars qui sera revisité par des talents d’aujourd’hui – 33 artistes pour cinq concerts – tout au long du festival.

    Premier rendez-vous le 30 janvier, avec le trio de Baptiste Herbin pour un Django revisité pour le moins original puisque le concert se fera sans guitare ni piano. « C’est très audacieux. C’est une proposition qui donne une autre sonorité au répertoire de Django Reinhardt, Baptiste vient de sortir son nouvel album, “Django”. Mais on souhaitait avoir les deux versants. Ce concert sera précédé par Adrien Moignard avec son 4tet à cordes. C’est un des guitaristes de jazz manouche les plus reconnus aujourd’hui », détaille Bruno Houlès, directeur de la Scène de Bayssan.

    Le 31 janvier, Miles Davis sera revisité sous un air de flamenco, à travers la rencontre entre le trompettiste Erik Truffaz et Antonio Lizana (20h). Un concert précédé par celui du quartet Prima Kanta, nourri d’influences de Philip Glass.

    Il reviendra au jeune trompettiste Béesau de fermer la marche, le 1er février, pour un concert teinté de hip-hop et d’électro, dans l’intimité de la Chapelle Saint-Félix. « C’est une belle découverte, il viendra avec son quartet, sa trompette singulière et son souffle particulier.  »

    * Programme complet à retrouver sur : scene-de-bayssan.herault.fr.

  • Des « voix étouffées » soufflent à nouveau au Camp des Milles

    Des « voix étouffées » soufflent à nouveau au Camp des Milles

    Ils ont été persécutés, parfois ont péri. Mais l’œuvre de certains d’entre eux survit à leur propre sort ainsi qu’aux tourbillons de l’histoire. Entre 1939 et 1942, 10 000 réfugiés ont été internés au Camp des Milles et 2 000 juifs, déportés vers
    le camp d’extermination d’Auschwitz. Parmi eux, le pianiste Erich Ito Kahn ou encore l’homme de théâtre et musicien Max Schlesinger, dont les œuvres résonneront à nouveau en ces lieux, jeudi 22 janvier, plus de 85 ans après leur terrible expérience aixoise, là où ils les avaient composées.

    Joués par l’orchestre Métamorphoses et le Chœur de l’armée française, des airs ressurgis dans le cadre du « Forum des voix étouffées », qui a « pour mission de faire découvrir la musique de compositeurs bannis, interdits, opprimés et assassinés, pour certains d’entre eux, par les totalitarismes européens du XXe siècle. Et en particulier par le nazisme et ses complices vichystes », situe Odile Boyer. « Un hommage in situ à la totalité des artistes internés au Camp des Milles ayant résisté, par leurs créations, à la déshumanisation dont ils furent l’objet », précise la directrice adjointe du site-mémorial qui en porte le nom.

    « Pour tenir le coup »

    Autant d’œuvres « d’art, mais aussi de témoignages à travers lesquels on touche du doigt ce qu’ils ont pu ressentir du fait de l’internement », développe-t-elle : « Leurs peurs, angoisses et horreurs des persécutions. » Non sans une certaine ironie, cette « politesse du désespoir ».

    « Aux Milles, près d’Aix-en-Provence, nous vivons dans un camp. À l’appel de la France, nous disons présent », entonne L’hymne des Milles, composé par Max Schlesinger et le chef d’orchestre Adolphe Sibert, sur l’air du Blanche Neige de Walt Disney (1937). « Il a été joué pour la première fois en octobre 1939 et évoque leurs conditions de vie dans le camp », précise Odile Boyer à propos de ce chant qui chronique leurs conditions de vie inhumaines dans « le mistral » et « la saleté », conclu ainsi : « Tout cela ne fait rien. Les apatrides, les Autrichiens, vivent bien comme des chats et des chiens. Ça vous donne une idée, si quelqu’un tombe dans la latrine, on voit partout de joyeuses mines. Vive la fraternité ! » Des paroles aux rires jaunes « pour tenir le coup et rester debout. Un humour qui n’est pas propre aux Milles, mais qu’on retrouve dans beaucoup d’autres camps. Une manière de tenir le coup », rappelle la dirigeante du site-mémorial. Tout un répertoire qui « nous fait revivre ce qu’ils y ont vécu. Cela rend l’histoire utile », illustre-t-elle encore avec le Nenia judaeis qui hac aetate perierunt (« Thrène pour les juifs qui en ces temps périrent », 1941), « chef-d’œuvre pour violoncelle et piano et véritable prémonition de la solution finale qui sera mise en place quelques mois plus tard ».

    Jeudi 22 janvier à 20h30. www.campdesmilles.org

  • [Entretien] « Une mise en lumière des émotions des cheminots »

    [Entretien] « Une mise en lumière des émotions des cheminots »

    La Marseillaise : D’où vient ce film et pourquoi l’avoir fait ?

    Sébastien Gronnier : Ce film est la fin d’un processus débuté en 2021 en trois étapes. Le premier volet a été la sortie des trois BD Les Seigneurs du Rail, le second avec le livre #TousCheminots. Et enfin le film, pour mettre en lumière la manière dont les cheminots ont vécu l’arrivée de la concurrence dans la région, ce qu’elle a provoqué dans leur vie. Souvent ils sont vus comme un corps social particulier, indépendant ou corporatiste. Et nous voulions montrer qu’au contraire, ce sont des salariés comme les autres, des citoyens avec des vies personnelles. Avec ce film, on voulait donner corps au phénomène de concurrence, qui est un terme répété tant de fois que parfois on ne sait pas ce qu’il y a derrière. C’est quelque chose qui n’est pas palpable : on en entend parler mais tant qu’on ne l’a pas vécu, qu’on ne sait pas ce que ça amène, on ne se rend pas compte des réalités. Et avec le cheminot en tant qu’humain au cœur de ça. C’est une mise en lumière de vécus de citoyens sur leur condition de salariés dans une grande entreprise qui se fragmente. Il y a une forme de réhumanisation des cheminots et on l’a conçu comme une photographie historique de ce moment pour le corps social de la SNCF.

    Dans le livre, il y avait un rapport au réel et à l’émotion, est-ce que c’est ce qui ressort principalement dans l’adaptation ?

    S.G. : Au Casi, nous sommes des syndicalistes. Donc, les cheminots ne nous disent pas les mêmes choses que s’ils parlaient à quelqu’un d’autre de leur métier. Ils parlent en nous identifiant à une organisation syndicale dans une optique d’en faire une remontée à la direction. L’idée du livre, puis du film, était de mettre le cheminot dans une situation où il parle du même sujet mais autrement. On rentre dans l’intime, de comment ils ont ressenti les modifications dans l’entreprise. Pas de le mettre à nu mais qu’il parle à cœur ouvert. Et cela donne corps à notre parole de syndicaliste. Quand on alerte sur les conséquences de l’ouverture à la concurrence, en matière de risques psychosociaux, d’attachement à l’entreprise, de départ des cheminots… Tout cela prend forme avec les témoignages. On a, par exemple, un cheminot qui témoigne dans le film et qui explique avoir choisi de quitter la SNCF pour ne pas subir l’arrivée de la concurrence. Au final, ce n’est pas qu’une mise en lumière du livre.

    Comment s’est déroulé le tournage et le cheminement du projet ?

    S.G. : On n’a pas donné de cahier des charges au réalisateur, Balkan Tekelioglu. On lui a juste donné le livre, en lui demandant si c’était possible d’en faire un film. Après il y a eu des allers-retours entre lui et nous, des choix de témoignages. Et le tournage a été relativement rapide. Mais on voulait avoir son regard extérieur et sans l’influencer. Car justement, quand on fait travailler des personnes extérieures à la SNCF dans nos projets, on veut qu’ils gardent leur sensibilité. Et donc qu’ils gardent leur regard sur le corps social au sein de la SNCF. In fine, on ne gêne pas le processus créatif. Et lui-même avait un regard relativement neutre avant de lire le livre, puis a pris conscience de ce que pouvait provoquer cette ouverture à la concurrence. On ne souhaitait juste pas que les cheminots parlent seulement de risques psychosociaux ou de conditions de travail. Mais plutôt de comment ils ont perçu ce moment de l’histoire.

    Le format documentaire s’est imposé naturellement ?

    S.G. : Le format documentaire était une évidence. Si l’on commence à romancer, à en faire une fiction, ça implique un script, un scénario. Et donc avec l’idée de dénoncer volontairement des choses. Et là, ce n’était pas le but. L’idée c’était de dire : « voilà ce que pensent les cheminots, voilà ce qu’ils nous disent et voilà ce qu’ils vont dire à la caméra ». Et ça n’a donc rien à avoir avec une idéologie ou une organisation syndicale. Le tout, avec une diversité de profils justement. On ne voulait pas imposer le fait que cette ouverture est bien ou mal. C’est donc un documentaire sociologique, intemporel. Et c’est aussi une alerte : le processus qui est décrit dans le film va se reproduire à chaque fois qu’il y aura une ouverture à la concurrence, des appels d’offres. Le processus légal est le même, donc les cheminots d’autres régions vivront les mêmes choses d’année en année.

    Il n’y a pas besoin d’avoir lu le livre pour apprécier le film, ni d’être cheminot ?

    S.G. : C’est accessible au grand public, il a été réalisé par quelqu’un qui n’est pas cheminot d’ailleurs. Il faut juste venir avec un regard curieux et être prêt à déconstruire toutes les idées reçues qu’on peut avoir sur les cheminots. Pas besoin non plus d’habiter la région. On va le présenter dans des festivals et le diffuser au-delà de Paca. Du reste, l’autrice du livre a d’ailleurs été interviewée par le réalisateur dans le cadre du film. Les deux productions se recoupent et sont complémentaires. Et même si vous avez lu le livre, il y a un vrai intérêt à voir le film. Et ça marche aussi si vous ne l’avez pas lu.

    Les projections dans la région

    Le documentaire #TousCheminots va être projeté dans toute la région. Début à Marseille, le 16 janvier, au cinéma du Gyptis. Ensuite, une projection à Six-Fours le 28 janvier au Six n’étoiles. Deux jours plus tard dans le Vaucluse à Avignon, le 30 janvier, au théâtre de la Rotonde. Puis direction les Alpes-Maritimes avec une diffusion, à Nice, le 12 février, au théâtre de la Cité. Enfin, une autre diffusion est prévue le vendredi 13 février à 17h30, aux Rotatives de La Marseillaise (gratuit).

    Réservation possible pour les autres diffusions sur le site billetweb.fr

  • Le Festival de Nîmes monte le son

    Le Festival de Nîmes monte le son

    Cent-cinquante-mille spectateurs en 2025 mais la 29e édition risque de battre tous les records avec 30 concerts et spectacles prévus du 11 juin au 26 juillet dans les Arènes.

    Le festival s’amorce en beauté le 11 juin avec un concert de Théodora. Dès le 12, on retrouve Gaëtan Roussel et Vanessa Paradis puis Feu! Chatterton et Benjamin Biolay le 14. Le 17 juin, place au groupe suédois de heavy metal Sabaton pour une escale de son « Legendary tour », suivi d’un concert de l’icône folk-rock Neil Young le 22, des Black Eyed Peas le 23 et de Lenny Kravitz le 24.

    Le 26 juin, les Arènes accueillent « Gladiator live », une interprétation par l’orchestre national de Montpellier Occitanie de la bande originale du film de Ridley Scott. Le 28 juin, le compositeur Joe Hisaishi dirigera les musiques tirées des films du studio Ghibli et Miyazaki. Le 1er juillet, place au rappeur Damso, suivi de Jamiroquai le 2, du pianiste Ludovico Einaudi le 3, du Gardois Julien Doré le 4 et de Sting le 6. Le 7 juillet, The Pixies célébrera ses 40 ans de carrière, Marilyn Manson fera vibrer Nîmes le 8, suivi d’une représentation du Béjart Ballet de Lausanne le 10.

    Le 11 juillet, Katy Perry fera ses premiers pas sur la scène nîmoise (complet), suivie le 13 par Lorde, puis par Nick Cave & the bad seeds le 14. Le 16 juillet, les toulousains Big Flo & Oli feront leur retour dans les Arènes, tout comme Christophe Maé le 17. Le 18, place à Charlotte Cardin, suivie de Tom Odell le 20. Gims donnera un concert déjà complet le 21 et Orelsan deux représentations les 22 et 23. Le festival s’achèvera sur trois dates de The Cure les 24, 25 et 26 juillet.

  • [Grand entretien] Laurent Voulzy : « Il reste l’amour, les fleurs et l’espoir de la paix »

    [Grand entretien] Laurent Voulzy : « Il reste l’amour, les fleurs et l’espoir de la paix »

    La Marseillaise : Votre dernier best of s’intitule « 21 souvenirs », comme autant de titres marquants de votre carrière. L’album s’ouvre par le tube « Rockollection », qui évoque les souvenirs d’un adolescent dans les années 1960. La nostalgie est-elle un sentiment qui ne vous a jamais quitté ?

    Laurent Voulzy : Je garde toujours bien sûr des souvenirs de mes premiers groupes lorsque j’étais au lycée, des moments où je grattais la guitare et que je partais répéter le week-end chez les copains. Quand je me rappelle de tels moments, une espèce de nostalgie m’habite mais, en même temps, ça me stimule. Quand aujourd’hui, je répète à nouveau avec des musiciens, à l’âge que j’ai, je retrouve les mêmes sensations que lorsque j’avais 17 ans. Oui, je suis donc nostalgique, mais en fait, pas tant que ça. Ce qui me plaît, c’est ce que je fais en ce moment. C’est le temps présent qui me donne envie de vivre. Je suis par exemple en train de travailler sur un prochain album en ce moment, mais aussi sur un opéra pop sur Jeanne d’Arc, ou encore sur mon autobiographie.

    Dans le titre « Le pouvoir des fleurs », vous chantiez en 1992 : « J’me souviens, on avait des projets pour la terre, pour les hommes comme pour la nature, faire tomber les barrières les murs ». 34 ans plus tard, vous et votre génération, qui nourrissiez beaucoup d’espoirs pour la paix, n’avez-vous pas l’impression d’avoir pris une douche froide en voyant la multiplication des guerres et des replis identitaires ?

    L.V. : Je ne vois pas cela comme une douche froide. Je suis extrêmement touché que, malgré toutes ces choses terribles qui se passent dans le monde, beaucoup d’enfants continuent d’apprendre cette chanson à l’école. C’est une note d’espoir. Après, il faut se rappeler que lorsque cette chanson a été faite, on traversait déjà une époque de guerres et mouvements très violents. Quand on a eu l’idée de faire ce morceau, j’ai dit à Alain [Souchon, qui a écrit la chanson, Ndlr] : « Je voudrais faire une chanson sur le Flower power ». Car toutes les idéologies s’écroulent et il ne reste qu’une chose : l’amour, les fleurs et l’espoir de la paix. Donc, oui, on prend des douches froides à chaque fois qu’on regarde les informations. Mais ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas continuer à espérer.

    Parmi vos autres titres emblématiques, « Belle-île-en-Mer, Marie-Galante », sorti en 1986,
    où vous chantiez vos «
     souvenirs d’enfance, en France, violence, manque d’indulgence. Par les différences que j’ai, café léger, au lait mélangé ». Était-ce, en fait, avant tout un titre sur le racisme dont vous avez été victime enfant ?

    L.V. : Cette chanson, on peut la lire à plusieurs niveaux. Le premier qui vient à l’esprit des gens, c’est l’idée de mer, de voyage. Vient ensuite mon attachement profond à la France et aux Antilles, qui sont mes deux patries. Et évidemment mon lien à la Bretagne. Celui dont vous parlez est le troisième niveau de lecture : quand j’étais à l’école, on était juste deux bronzés dans la cour de récréation. à la fin des années 1950, tout le monde était blanc. Même si tout se passait globalement bien, petit, j’ai subi des sarcasmes d’autres enfants et parfois même d’adultes. J’ai alors su ce que c’était d’être différent des autres.

    Vous parliez de votre attachement
    à la Guadeloupe. Comprenez-vous le sentiment d’abandon qui s’est emparé des habitants des Antilles françaises suite à des décennies d’abandon des pouvoirs publics
     ?

    L.V. : Moi, je n’ai connu la Guadeloupe qu’à l’âge de 35 ans. La première fois que j’y ai mis les pieds, j’ai été bouleversé. Auparavant, je ne connaissais la Guadeloupe que par ma mère, la cuisine, la langue créole que j’entendais à la maison quand de la famille ou des amis d’Antilles venaient chez nous. Je ne suis pas né là-bas et j’ai donc une vision du pays qui est arrivée tardivement. Les gens des îles ont toujours un sentiment d’isolement et à la fois une fierté d’être des insulaires. ça concerne les Antilles, mais aussi des îles bretonnes, la Corse et bien d’autres. Après, il ne faut pas occulter que la Guadeloupe est une ancienne colonie où subsistent aujourd’hui des résidus de ce temps des colonies. Le fait d’y avoir laissé la vie extrêmement chère participe de ce sentiment d’abandon. N’oublions pas non plus les produits qu’on a mis dans la terre, le chlordécone par exemple. C’est l’un des derniers endroits dans le monde où il a été interdit, alors que les pouvoirs savaient très bien que c’était hypertoxique. Il y a aussi un taux de chômage incroyable. Même si je ne suis pas un grand expert et que je ne vis pas là-bas tout le temps, je comprends ce sentiment d’abandon. Et que dire encore des énormes problèmes d’eau que connaît la population avec des coupures incessantes.

    Votre album comprend également « Amélie Colbert » (2001), que vous avez jouée aux côtés de grands musiciens antillais comme les frères Fanfant ou Mario Canonge. Votre idée de l’époque, c’était de faire écouter leur talent au public de l’Hexagone ?

    L.V. : Ce n’était pas forcément mon but. J’ai surtout voulu raconter la façon dont moi, je voyais les Antilles. Je voulais faire de la musique antillaise avec le son et le feeling d’origine. Un son dans le style des biguines des années 1950. J’en garde un souvenir fabuleux. Ils racontaient les Antilles avec des souvenirs de leurs mères, qui n’avaient pas le droit de parler créole à table petites, c’était aussi interdit dans les écoles à l’époque. Cette chanson a beaucoup touché les gens aux Antilles.

  • Une grande fête citoyenne pour inaugurer la ligne 5 de tramway

    Une grande fête citoyenne pour inaugurer la ligne 5 de tramway

    Pierre angulaire de la campagne des élections municipales de Michaël Delafosse en 2020, le chantier de la ligne 5 de tramway est sur le point de s’achever. Le 20 décembre, le nouveau tracé reliant Clapiers aux Grès de Montpellier sera inauguré, connectant l’ouest de la métropole au nord du territoire. Ainsi s’achève le dernier grand chantier du mandat du maire de la capitale héraultaise. « À quelque chose près, les travaux à Montpellier, c’est terminé. Il est temps d’en profiter, que les nouvelles habitudes se prennent et que le calme soit là », sourit le président de la Métropole.

    Une réalisation permise grâce au travail des 500 ouvriers mobilisés quotidiennement depuis le début du mandat. « Pendant cinq ans, des femmes et des hommes ont travaillé d’arrache-pied pour aujourd’hui proposer l’un des meilleurs réseaux de transport d’Europe. Je veux ici remercier toutes les équipes », soutient Renaud Calvat, président de la TAM et vice-président de la Métropole délégué aux finances. « Nous sommes la première ville de France en termes de kilomètres de rails par habitant. Nous venons de dépasser Strasbourg », se félicite Michaël Delafosse.

    Finish sur la Comédie

    Alors pour célébrer cette mise en service, une grande fête populaire est organisée avec plusieurs événements tout au long du parcours. « La ligne 5 dévoile des richesses sur tout le territoire, où nous avons beaucoup de plaisir à révéler les forces vives qui composent notre métropole », souligne Laurie Quersonnier, directrice artistique de Créature.s Créatrice.s, cheffe d’orchestre de cette journée. Deux balades sont ainsi organisées, une concernant l’ouest (Grès de Montpellier-Gambetta), l’autre le nord (Clapiers-Place Albert Ier), avant un finish sur la place de la Comédie. Rendez-vous est donc donné à l’arrêt Grès de Montpellier à 10h pour le départ du voyage inaugural de la nouvelle ligne. Elle rejoindra le Parc Clemenceau, où sera donné le coup d’envoi symbolique de cette journée de festivités (11h). Premier temps fort, la « grande dînette », moment festif prenant la forme d’une « disco-soupe » où tout le monde prépare un repas collectif à base de produits récupérés, le tout en musique (11h45, quartier Clemenceau).

    Au nord, une grande « vélorution » sera organisée par Mamasound, à 14h à Clapiers. Les deux balades convergeront en fin d’après-midi vers le centre avec notamment le spectacle ADN, de la Cie Transe express (20h30, Comédie), un opéra hip-hop joué à 40 mètres de haut. Avant de finir par des DJ set pour célébrer comme il se doit l’arrivée de cette nouvelle ligne.

    Quelques temps forts

    Inauguration en fanfare de la ligne au quartier Clemenceau (11h) ;

    la Grande dînette (disco soupe, 11h45 à Clemenceau) ;

    une vélorution (14h, à Clapiers) ;

    la parade des lucioles (18h30 sur la place des martyrs de la Résistance) ;

    l’appel du large (19h30 sur la Comédie) ;

    le spectacle ADN (20h30 sur la Comédie)

    .L.D.

    Programme complet à retrouver sur tram5-montpellier3m.fr.

    100 000

    Pas moins de 100 000 habitants de la métropole seront desservis par la nouvelle ligne.

    27

    stations seront mises en service pour un total de 16 kilomètres de rails.

    11 000

    Grâce au chantier, ce sont 11 000 emplois directs ou indirects qui ont été créés.

    12

    La fréquence de la ligne 5 sera progressive : un tram toutes les 12 minutes dès le 20 décembre, avant de descendre à 10 minutes en février pour atteindre 7 minutes en septembre.

    10

    parcs et jardins seront desservis.

  • Hiver comme été, les Suds à Arles frappés par un soleil musical

    Hiver comme été, les Suds à Arles frappés par un soleil musical

    Elle était déjà venue ravir les oreilles des spectateurs arlésiens en 2019 de sa musique tour à tour folk et blues imprégnée de la culture du chant wassoulou. Son nouvel album dans l’escarcelle, dont la sortie est prévue au printemps prochain, la chanteuse malienne Fatoumata Diawara sera de retour au Théâtre antique d’Arles jeudi 16 juillet 2026, ont annoncé les organisateurs des Suds à Arles. Femme courage à la voix puissante engagée dans de nombreux combats, « elle nous revient cet été avec un nouvel opus épuré, aux accents intimistes, livrant avec une belle sincérité ses épreuves de femme, de mère et de fille ». L’un des deux premiers noms dévoilés il y a quelques jours par les organisateurs de ce festival des musiques du monde, dont la 31e édition accueillera également Gaël Faye.

    Se produisant pour sa part au Théâtre antique d’Arles le samedi 18 juillet, cet artiste franco-rwandais viendra à nouveau délivrer un rap sans frontières dont il est coutumier. Un Pili-pili sur un croissant au beurre, imageait sur son premier album, en 2013, ce fruit d’une mère rwandaise et tutsie réfugiée au Burundi, où il est né, et d’un père français. « J’ai été à une école entre un rap qui veut dépeindre les réalités sociales et un rap qui joue avec les mots et la langue française, sans oublier les musiques africaines, la rumba congolaise et la chanson française à texte qui m’ont nourri », a pu expliquer à de nombreuses reprises à La Marseillaise celui qui est également devenu un écrivain à succès. En 2024, il avait été couronné du prix Renaudot pour son deuxième roman Jacaranda.

    Grands et petits poètes

    La déclinaison hivernale du festival, Les Suds en hiver, se déploiera quant à elle du 8 au 15 février 2026, lancée par le chanteur et compositeur Walid Ben Selim qui prêtera « sa voix aux grands poètes soufis Mahmoud Darwich, Rumi, Ibn Arabi, Ahmad Matar ou Nizar Qabbani », au Château de Tarascon – Centre d’art René Anjou, indique un programme qui a pour le moment annoncé quelques autres artistes. Parmi eux, Orange Blossom, groupe qui électrisera les musiques du monde à la salle de l’Étoile de Châteaurenard. Le trio Boucs ! fera quant à lui écouter son rock mêlant des accents anglo-saxons et méditerranéens à la Salle des fêtes d’Arles. De chanson italienne, il sera aussi question à la Salle Mistral de Saint-Martin-de-Crau avec une chorale de 150 enfants et 40 adultes réunis autour d’un répertoire « proposé par la chanteuse et musicienne Maura Guerrera et transmis aux choristes par les chefs de chœur Julien Bellec, Anne-Sophie Chamayou, Anne Cesano-Giordano, Manon Ghobrial et Guylaine Renaud ».

  • [Le grand entretien] Plastic Bertrand, Pedro Castano et Jean Schultheis : « C’est une grande fierté d’être populaires »

    [Le grand entretien] Plastic Bertrand, Pedro Castano et Jean Schultheis : « C’est une grande fierté d’être populaires »

    La Marseillaise : À quoi doit-on s’attendre pour cette tournée ?

    Plastic Bertrand : C’est un show fantastique et humain qui attend le public. À la différence des shows que l’on a déjà pu voir sur les années 80, il y a beaucoup d’interactions entre les artistes avec des duos. Ce n’est pas qu’une simple succession de titres c’est un grand moment de partage avec de supers musiciens et de belles lumières.

    Justement, comment ça se passe entre vous sur scène étant donné que dans les années 80 vous étiez concurrents ?

    Jean Schultheis : Très mal ! On se pousse dans l’escalier [rires].

    P.B. : C’est vrai qu’à l’époque il y avait le show-business mais aujourd’hui le challenge ce n’est pas d’être meilleur que l’autre, c’est de faire un bon spectacle ensemble.

    Pedro Castano : L’ego n’existe pas, on est une grande famille, de bons amis, nous sommes artistes et nous chantons tous ensemble. C’est très important parce que nous emmenons une bonne vibration sur scène et je pense que ça se ressent.

    Les années 80 sont toujours autant appréciées du public, comment expliquez-vous l’engouement pour cette période musicale ?

    J.S. : Ah, si on savait… Je pense que les années 80 représentent la fête, la liberté aussi et à cette époque là les chansons étaient vraiment différentes les unes des autres. Si on prend les tubes de chacun d’entre nous, il n’y en a pas une qui ressemble à l’autre alors qu’aujourd’hui, avouons-le, il y a un petit peu de formatage. Ces années-là pour les gens veulent dire danser, s’amuser, faire la fête et tout cela se transmet dans les familles. Dans les concerts on voit des jeunes qui ont entre 15 et 20 ans et qui connaissent toutes nos chansons par cœur, c’est absolument fascinant ! Sans parler du fait qu’elles reviennent en boîte de nuit [rires].

    P.B. : C’est vrai qu’il y avait une grande diversité dans les années 80. On pouvait passer d’un style musical à un autre sans souci. On est aussi une génération qui va vers le public. On va le voir, le chercher on a envie qu’il bouge. Nous avons un côté très populaire, dans le bon sens du terme et c’est une grande nuance avec la scène actuelle où il y a plus d’agressivité et de réserve à mon sens.

    Selon vous, ce côté populaire c’est la clé du succès et de la longévité auprès des jeunes générations également ?

    J.S. : Être populaire c’est être proche de centaines de milliers de gens. Si on parle par exemple de la musique classique que l’on jouait au temps du roi Henri IV c’était en fait une musique sur laquelle les gens dansaient, une musique populaire et pas du tout réservée à une élite. Une musique populaire c’est ce qui fédère le plus de gens possible. On est très content d’être populaires !

    P.B. : Justement, je pense que nous avons beaucoup de chance d’être populaires. C’est ce qui fait que 30 ans ou 50 ans après on est toujours là. On fait partie de la vie des gens au quotidien. C’est une fierté totale.

    P.C. : C’est aussi ce qui fait que les gens viennent nous voir, nous parlent et nous associent à des moments importants de leur vie, il y a des souvenirs qui se sont créés sur nos chansons et ça c’est génial. D’où la transmission générationnelle.

    Pensez-vous que la morosité ambiante est en partie responsable de cette demande de la part du public ?

    P.B. : Oui totalement ! Faire un son positif à l’époque était une besoin pour les gens parce qu’il faut bien se rendre compte que tout n’était pas rose dans les années 1980. Je pense donc que l’on cherchait à faire de l’ultra positif, des chansons optimistes pour masquer les choses qui se passaient et qui n’étaient pas terribles… N’oublions pas que c’est à cette époque que le virus du sida a été identifié en France d’ailleurs… C’est peut-être cet élan d’optimiste qui a fait qu’aujourd’hui on est dans la bonne mesure, selon moi.

    J.S. : Nous ce qu’on veut c’est chanter la couleur loin de la grisaille. On donne la pêche et quand le public ressort de ce concert il a la banane et je pense que c’est très important à notre époque !

    Le public marseillais vous l’attendez ? C’est une ambiance différente
    que dans les autres villes
     ?

    J.S. : C’est un public de folie il est génial. Pour moi il y a toujours le Nord et le Sud, Marseille et Lille. Ce sont les deux publics les plus extraordinaires de France, d’ailleurs à Marseille si ça ne marche pas on le sait très vite !

    P.B. : C’est vraiment une ambiance particulière à Marseille. Quand ça fonctionne ils sont comme des fous et quand ça ne va pas ils sont aussi beaucoup plus froids qu’ailleurs mais c’est tellement bon, c’est un challenge de chanter ici à Marseille, on en a que de bons souvenirs.

    P.C. : C’est un public caliente, qui est très demandeur et qui aime le show.

    Concert au Dôme de Marseille le 16 janvier 2026 à 20 heures. Comptez entre 42 et 62 euros pour une place.